Remise du prix de la meilleure contribution internationale à la médecine chinoise à une équipe française

Ajouté au 28/02/2011 par SHI Lei

Le 20 février 2011, la World Federation of Chinese Medicine Societies (WFCMS) a remis le prix de la meilleure contribution internationale à la médecine chinoise à une équipe française, pour ses travaux d’édition du premier dictionnaire sino-français de nomenclature des termes de la médecine chinoise.

Ce prix a été remis au Grand Palais du Peuple de Pékin au Dr. Jean-Raymond Attali, spécialiste en endocrinologie, diabétologie et nutrition à l’hôpital Jean Verdier de Bondy, représentant le comité de rédaction, en la présence de M. WANG Guoqiang, vice ministre de la Santé, Mme ZHANG Meiying, vice présidente du Comité National de la CCPPC (Conférence Consultative Politique du Peuple Chinois) et de Mme. SHE Jing, présidente de la WFCMS. C’est la première fois depuis que ce prix existe (2007) que la France est récompensée par cette distinction. M. ZHANG Boli, président de Tianjin University of Traditional Chinese Medicine et académicien à la CAE (China Academy of Engineering),aisi qu’un groupe de la Nanyang Technological University (Singapour) ont également été récompensés.

Le comité de rédaction de la « nomenclature standard internationale sino-française de la médecine chinoise » a été lancé en janvier 2009 et a impliqué 28 experts. Après deux années de travaux et 27 réunions, le document final a été approuvé par les instances de la WFCMS. L’AFSSAPS (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé) et l’AP-HP (Assistance Publique – Hôpitaux de Paris) ont approuvé la qualité de la nomenclature et ont marqué leur soutien en apposant leur logos sur la couverture de l’ouvrage, qui doit être publié en ce début d’année 2011. Cette nomenclature servira de référence aux plus de 200 sociétés membres de la WFCMS, réparties dans plus de 50 pays.

Depuis 2007, le prix de la meilleure contribution internationale à la médecine chinoise est décerné tous les ans ou tous les deux ans, à des groupes ou des individus, qui ont fait une contribution significative à la diffusion internationale de la médecine chinoise.

Bientôt la nouvelle ambassadeur de France en Chine

Ajouté au 28/02/2011 par SHI Lei

Le quai d’Orsay vient de révéler le nom de la nouvelle ambassadrice de la République Française dans l’Empire du milieu. Sylvie Bermann prendra ses fonctions dans la capitale chinoise le 6 mars prochain en remplacement d’Hervé Ladsous, nommé directeur de cabinet du ministère français des Affaires étrangères.

Née en 1953, Sylvie Bermann est diplômée de l’Institut national des langues et civilisations orientales (Langues O) et de l’Institut politique de Paris. Sinologue confirmée (elle parle couramment le Chinois), elle est depuis 2005 directrice du département Organisations Internationales au sein du ministère des Affaires Étrangères.

Depuis l’instauration des relations diplomatiques entre la France et la République Populaire, en 1964, Madame Bermann est la première femme qui occupe cette fonction. Elle est également la première femme à être nommée ambassadrice française dans un pays important.

Elle devrait s’attacher, dès son entrée en fonctions, à renforcer la coordination et la coopération entre la Chine et la France, qui a pris la présidence du G20 ainsi qu’à préparer la visite en Chine du président de la République, Nicolas Sarkozy, en mars prochain.

L’Essonne confirme sa volonté de coopérer en R&D avec Wuhan

Ajouté au 28/02/2011 par SHI Lei

Une délégation du Conseil Général de l’Essonne, conduite par M. David ROS, vice président, à laquelle s’étaient joints M. Pierre TAMBOURIN, directeur du Génopôle d’Evry, M. Philippe LAVIALLE, vice président de la CCI et Mme Anita BERSELLINI, présidente du PRES Paris Sud, a récemment séjourné à Wuhan.

Si les partenariats entre l’Essonne et la métropole de Wuhan se sont récemment multipliés et diversifiés, c’est dans la coopération universitaire qu’ils trouvent leur origine : en effet, les premiers contacts établis dès 1983 entre les mathématiciens de l’Université d’Orsay et de l’Université de Wuhan ont perduré et ont largement contribué au développement des relations scientifiques, culturelles et économiques franco-chinoises au Hubei. Il était donc naturel que la délégation profite de ce séjour pour rencontrer les principaux partenaires universitaires des établissements de l’Essonne, pour s’informer des principaux projets en cours et pour réaffirmer l’intérêt du département au renforcement de ces relations.

C’est ainsi que la délégation a été successivement accueillie à l’Université Huazhong des sciences et technologies, et à l’Université de Wuhan ; outre le recrutement, à l’issue d’un 1er cycle préparé à Wuhan, d’étudiants chinois relevant des disciplines scientifiques (optoélectronique, physique, génie nucléaire, …), les échanges ont porté sur les collaborations dans les technologies optiques, en particulier dans celles utilisées en imagerie moléculaire, et en ingénierie nucléaire, ainsi que sur de possibles développements. Des visites de laboratoires ont permis à la délégation de constater le niveau et l’excellence des équipements disponibles et de s’informer sur quelques exemples concrets de projets de recherche. Ce fut aussi l’occasion pour elle d’assister à une démonstration du simulateur de la centrale nucléaire de Daya Bay.

Cette visite aux universités s’est prolongée par celle du parc technologique de Biolake, implanté au cœur de la zone du Lac de l’Est et spécialisé dans les biotechnologies pour la santé et pour l’environnement ; suite à l’accord signé lors de la récente visite d’Etat en France du Président Hu Jintao, Biolake et le Génopôle d’Evry s’occupent d’établir un partenariat structuré et pérenne, qui impliquera des entreprises et des centres de recherche ; la confluence de partenariats franco-chinois dans les domaines industriels et scientifiques permet d’augurer de perspectives intéressantes en termes de nouveaux développements de R&D, d’échanges d’expériences, d’accueil d’entreprises françaises en Chine et vice-versa d’entreprises chinoises en France, d’incubation de PME innovantes.

Au cours de ces rencontres, les deux parties se sont unanimement félicitées de la réussite des projets en cours tout en appelant de leurs vœux au renforcement des contacts et à la multiplication des activités. Le Conseil Général envisage à ce titre de créer un programme pour soutenir des échanges de scientifiques s’inscrivant dans des thématiques prioritaires.

Deux autres visites prévues à brève échéance apporteront une première concrétisation des développements attendus : début mars, accueil à Biolake d’une délégation de quatre entreprises du Génopôle en vue du lancement de premières coopérations industrielles, et fin avril, accueil dans les deux universités d’une délégation de l’Université Paris 11 en vue d’élargir le spectre des thématiques de coopération.

Comment promouvoir les relations Chine–Union européenne?

Ajouté au 28/02/2011 par SHI Lei

A l’heure où la Chine est souvent perçue comme une menace et non comme un partenaire, ce texte fait le point sur les relations entre deux entités incontournables sur l’échiquier mondial.

APRÈS une longue période d’ajustements, les relations Chine–Union européenne (UE) affichent une tendance de développement encourageant.

En octobre 2010, le premier ministre Wen Jiabao a entamé une visite officielle en Grèce, en Belgique, en Italie et en Turquie. Dans son discours prononcé devant le Parlement grec, il a indiqué que les relations Chine-UE ont atteint une profondeur et une ampleur sans précédent.

Lors de l’ASEM8 (huitième sommet Asie-Europe) et du XIIIe Sommet Chine-UE, qui se sont tenus à Bruxelles en octobre dernier, les dirigeants chinois et belge ont exprimé leur satisfaction concernant le renforcement de leurs relations bilatérales dans la lutte contre la crise financière mondiale. D’après eux, les deux parties devraient viser à réaliser un plus large développement de leurs relations bilatérales dans le contexte où l’économie mondiale sort peu à peu de la crise financière mondiale et où la Chine et l’UE se sont engagées dans une étape de développement important. Le premier ministre Wen s’est également rendu en Allemagne pour s’entretenir avec la chancelière Angela Merkel.

Concernant ce voyage du premier ministre, le ministre des Affaires étrangères Yang Jiechi croit que l’Europe et l’Asie affrontent les mêmes défis et assument les mêmes responsabilités, au moment où il y a une reprise de l’économie mondiale, mais où la base est instable et où l’impact profond de la crise financière se fait encore sentir. D’après lui, l’objectif du voyage du premier ministre consiste à renforcer la confiance mutuelle à travers le dialogue et à promouvoir le développement commun par la coopération.

Un mois après le voyage du premier ministre, le président Hu Jintao a effectué deux visites d’État, l’une en France et l’autre au Portugal. Celle en France, la première depuis six ans, présagent des relations plus mûres et harmonieuses entre les deux pays. C’était la première fois qu’en tant que président de la France, Nicolas Sarkozy accueillait un dirigeant étranger à l’aéroport. Lors de son interview accordée au Figaro, le président Hu Jintao a exprimé : « L’important, c’est de dépasser, dans notre coopération, le simple commerce-investissement pour créer un partenariat d’égal à égal, de valoriser nos atouts culturels en vue d’échanges intellectuels et humains accrus, et de renforcer la coopération stratégique face aux défis planétaires. » Pour ce qui est de la visite d’État au Portugal, c’était sa première en tant que président de la Chine et la première visite d’État de la Chine au Portugal depuis onze ans.

Juste après le retour d’Europe du président Hu Jintao, David Cameron, premier ministre du Royaume-Uni, est venu en Chine en compagnie de la plus importante délégation commerciale britannique de l’histoire. Durant deux jours intenses de rencontres, les deux pays ont signé plusieurs contrats dans le domaine de l’économie et de l’éducation; ils ont aussi signé des lettres d’intention pour des coopérations dans de nouveaux secteurs comme la fabrication de médicaments, l’économie d’énergie et la protection de l’environnement. La valeur du commerce entre les deux pays s’est élevée à 35,7 milliards $US durant les trois premiers trimestres de 2010, soit 30 % de plus que durant la même période de 2009. De cette valeur, l’exportation des produits britanniques vers la Chine a connu une croissance de 43 %. Pour l’instant, les entreprises de la partie continentale de Chine ont déjà investi plus de 300 millions de livres sterling, créant ou permettant de conserver plus de 1 200 emplois au Royaume-Uni.

La raison pour laquelle les relations Chine-UE peuvent surmonter les obstacles et se développer de manière continue, c’est que leur développement convient au désir des peuples des deux parties et correspond également à l’intérêt commun de ces deux parties. Bien que la Chine et l’UE ne soient pas à la même étape de développement et aient une culture et un système politique différents, les deux parties peuvent bien se compléter en matière économique. De plus, elles n’ont pas de conflits d’intérêts fondamentaux, mais quantité de points communs, dont les suivants : les deux poursuivent le multilatéralisme et préconisent la préservation d’un monde multiculturel, et ils sont des participants et des bâtisseurs actifs du système international.

En vue de promouvoir davantage les relations Chine-UE, il faut que les deux parties réfléchissent sérieusement aux points suivants :

Comment renforcer la compréhension mutuelle?

Sur la base des Cinq principes de coexistence pacifique, seul le renforcement de la compréhension mutuelle permet aux deux parties de se traiter d’égal à égal et d’élargir le consensus, afin qu’elles puissent bien se comprendre et se soutenir mutuellement dans les questions touchant leurs intérêts essentiels et les questions importantes de préoccupation commune.

Le manque de compréhension mutuelle est un problème dans les relations Chine-UE, et c’est la source de l’impossibilité à régler divers problèmes qui perdurent dans leurs relations. Par conséquent, les deux parties doivent prendre des mesures efficaces pour renforcer cette compréhension.

Maintenir des échanges soutenus de haut niveau est sans aucun doute un moyen nécessaire pour accroître la compréhension mutuelle.
Cependant, les deux parties doivent également prendre d’autres mesures, dont les plus importantes touchent deux domaines. Premièrement, il faut resserrer les échanges scientifiques bilatéraux. La Chine et l’UE attachent une grande importance au rôle que jouent les milieux scientifiques. Dans ce contexte et dans l’intention de fournir des informations et propositions justes aux décideurs, il est nécessaire de développer les échanges sous diverses formes. Deuxièmement, il faut multiplier les échanges entre les médias. Chaque fois que les relations entre la Chine et l’UE ont connu des hauts et des bas, les médias se sont efforcés de les couvrir. En conséquence, tout en renforçant la communication et en relatant ce qui se passe chez l’autre partie de manière objective, les médias des deux parties doivent apprendre l’un de l’autre pour que le public et les décideurs puissent avoir des informations exactes.

Étant donné les différences entre la Chine et l’UE en matière de système politique, de niveau de développement économique, de culture et de conception des valeurs, il existe des différends non négligeables sur des questions comme la démocratie et les droits de l’homme. Certes, la Chine doit continuer ses efforts dans ces domaines, pour que la supériorité du régime socialiste se concrétise mieux. Néanmoins, pour que les relations entre les deux parties soient un modèle de coopération Sud-Nord, l’UE doit respecter la souveraineté de la Chine, tenir pleinement compte des conditions nationales de la Chine et dissiper ses préjugés à son égard.

Comment diminuer les frictions commerciales?

L’abondance de la main-d’œuvre constitue l’avantage comparatif de la Chine. Voilà pourquoi exporter des produits à forte intensité de main-d’œuvre est son meilleur choix au cours de la réforme et de l’ouverture. Cependant, face aux produits chinois de bonne qualité et à bas prix, l’UE ne cesse de recourir à des mesures antidumping pour protéger son marché.

Bien qu’il n’y ait qu’une proportion limitée des exportations de produits chinois vers cette région qui subissent l’impact de ces mesures imposées par l’UE, les secteurs chinois touchés sont victimes de ce protectionnisme. Des données de l’OMC ont révélé que depuis 1979, année où l’UE a commencé à appliquer ce type de mesures contre des exportations chinoises comme la saccharine, L’UE est devenue le partenaire commercial qui impose le plus grand nombre de mesures antidumping contre les produits chinois.

Comme l’UE ne veut pas reconnaître le statut d’économie de marché pour la Chine, au moment de juger si la Chine pratique le dumping, il arrive souvent à l’UE de se référer de manière inadéquate aux prix des produits d’exportation d’un pays tiers, et cette pratique place les produits chinois en situation défavorable.

Par conséquent, d’une part, la Chine doit s’efforcer d’améliorer la structure de son commerce extérieur pour diminuer autant que possible les occasions de s’exposer à des mesures prises par les autres, et, d’autre part, l’UE doit respecter les règles de l’OMC pour accroître les exportations de produits de technologies de pointe vers la Chine et donner d’exemple d’une entité qui combat le protectionnisme et préconise le libre échange.

Connaître adéquatement l’environnement d’investissement en Chine.

Le 22 novembre dernier, la Commission nationale pour le commerce italien et la Confindustria (Fédération générale de l’industrie italienne) ont envoyé en Chine une mission d’étude composée de 66 représentants du secteur automobile pour qu’ils y analysent la possibilité d’investir ou de créer des entreprises. Tel que le rapporte M. Mauro Ferrari, vice-président de l’ANFIA (l’Association nationale de l’industrie automobile italienne), cette association espère que, particulièrement après le succès de Fiat en Chine, davantage de PME italiennes de l’automobile pourront s’implanter au pays et partager les opportunités créées par l’essor rapide du marché automobile chinois.

Ces dernières années, malgré le vif intérêt affiché par les entreprises européennes pour investir dans le marché chinois, l’UE a maintes fois critiqué l’environnement d’investissement en Chine. Par exemple, dans la dixième édition de l’European Business in China Position Paper 2010-2011 (Exposé de position 2010-2011 sur les entreprises européennes en Chine), publié le 2 septembre dernier, l’EUCCC (Chambre de commerce de l’Union européenne en Chine) a déclaré que la Chine restait encore l’un des marchés ayant le contrôle le plus strict dans le monde et que les entreprises de l’UE y affrontaient encore bon nombre d’obstacles. Le rapport a également indiqué qu’une meilleure ouverture des conditions d’accès au marché et un environnement plus équitable en Chine favoriseraient non seulement les investissements européens, mais aussi entraîneraient l’économie chinoise vers un mode de développement plus équilibré. Toujours selon ce rapport, pour que les entreprises européennes puissent jouer un rôle encore plus important, il faut que la Chine leur accorde un traitement plus équitable et de meilleures conditions d’accès.

Ces jugements sont plutôt partiaux. Quel que soit le pays, le processus de développement économique et l’environnement du marché font l’objet de changements constants, et la Chine ne fait pas exception. Au début de la réforme et de l’ouverture, l’économie de marché n’était pas encore perfectionnée, et l’investissement international risquait de débourser des coûts de revient supplémentaires dans cette économie de marché naissante; la Chine a donc fourni des garanties politiques dites « supérieures au traitement national »; parmi elles, la réduction ou l’exonération d’impôts. Après une trentaine d’années, l’économie chinoise est dans une nouvelle phase de développement, et l’économie de marché s’est perfectionnée.

Le coût de revient supplémentaire des entreprises étrangères est maintenant nettement moindre, mais la concurrence que ces dernières se livrent entre elles s’est accentuée. Il est donc temps d’abolir progressivement les mesures préférentielles dont profitaient les entreprises étrangères. Pour ce qui est des entreprises européennes, elles doivent cesser de se plaindre du rajustement des politiques chinoises et de soupçonner les changements de l’environnement d’investissement du pays. Au moment où la Chine accélère la reconversion de son mode de développement économique, il est impératif que ces entreprises exploitent leur avantage comparatif et qu’elles réexaminent et réorientent leur mode d’investissement et d’exploitation pour saisir l’espace immense et les opportunités stratégiques qu’offrira le développement de la Chine.

Lors du Davos d’été qui a lieu à Tianjin en septembre dernier, une section spéciale a été consacrée aux discussions sur l’environnement d’investissement en Chine. Des cadres supérieurs de trois multinationales qui y ont participé ? GM, Coca Cola et la chaîne japonaise de magasins Lawson ? ont estimé que cet environnement ne s’était pas détérioré. Par la suite, l’animateur ayant posé aux 200 participants la question « Combien d’entre vous pensent que l’environnement d’investissement en Chine s’est détérioré? », moins de dix personnes ont levé la main.

Comment envisager de façon juste la protection de la propriété intellectuelle?

L’UE se plaint souvent que la Chine n’attache pas d’importance à la protection de la propriété intellectuelle. Évidemment, en tant pays en développement, la Chine est confrontée à de nombreux défis importants pour renforcer cette protection. Mais l’UE doit réaliser que la Chine en fait grand cas et qu’elle a mis en place des mesures vigoureuses à cet égard. Le 19 octobre dernier, la réunion des membres permanents du Conseil des affaires d’État, présidée par le premier ministre Wen Jiabao, a décidé qu’à partir de la fin de ce mois-là, une campagne nationale spéciale de six mois serait menée pour combattre la violation de la propriété intellectuelle, de même que la fabrication et la vente de produits de contrefaçon et d’articles de mauvaise qualité. Visant à protéger, entre autres, les droits d’auteur et la propriété de marques de fabrique, de brevets et de nouvelles espèces de plantes, cette campagne touche essentiellement les secteurs comme la presse et la publication, la culture et les divertissements, les technologies de pointe et l’agriculture. Elle se passe principalement dans les lieux suivants : là où se concentre la fabrication des produits; là où ils sont échangés; et dans les zones où se passent fréquemment des affaires liées à ce type de problèmes. La campagne consiste à prendre des mesures sérieuses contre ce type d’affaires et à étaler au grand jour les entreprises qui violent les règles et les lois. Elle vise à sensibiliser les entrepreneurs sur l’honnêteté et la loyauté, à former un climat social marqué par le boycottage volontaire des produits de contrefaçons et des articles de mauvaise qualité, de même qu’à créer un bon environnement de protection de la propriété intellectuelle.

Comment percevoir la croissance rapide de la Chine?

La croissance rapide de la Chine a eu un impact important sur l’échiquier mondial. L’Europe doit réaliser que le développement de la Chine est indissociable de celui de l’ensemble du monde et vice versa. En tant que grand pays responsable, la Chine travaille toujours activement à sauvegarder la paix dans le monde et à promouvoir le développement en commun. Elle suivra toujours fermement la voie du développement pacifique, poursuivra la stratégie d’ouverture accompagnée de bénéfices mutuels et encouragera l’édification d’un monde harmonieux marqué par la paix durable et la prospérité commune. L’UE doit considérer la croissance rapide de la Chine comme une occasion extrêmement rare, plutôt qu’une menace.

D’ailleurs, la croissance rapide de la Chine procure de nouvelles chances à la coopération bilatérale dans de multiples domaines. Par exemple, étant donné que le G20 joue un rôle de plus en plus important dans le monde, la Chine et l’UE sont en mesure de coordonner leur position et de collaborer étroitement dans cette tribune multilatérale. Par l’intermédiaire de la communication et des négociations, les deux parties peuvent également trouver de bonnes solutions aux grands problèmes internationaux, dont le défi du changement climatique, la lutte contre le terrorisme et le cycle de Doha des négociations de l’OMC. Elles peuvent aussi agir en synergie pour économiser l’énergie et développer l’économie bas carbone.

Dans son discours prononcé à l’université de Beijing le 10 novembre dernier, David Cameron a indiqué : « Le succès de la Chine ? et son succès continu ? est une bonne chose pour la Grande-Bretagne et une bonne chose pour le monde. » Et d’ajouter : « Concernant le débat sur la manière d’évaluer la montée de la Chine, je dis que c’est une opportunité. J’ai choisi l’engagement et non le repli, le dialogue plutôt que l’impasse, les bénéfices réciproques et non le jeu à somme nulle, le partenariat plutôt que le protectionnisme. »

Somme toute, les perspectives des relations Chine-UE sont fort probablement prometteuses. Sur le plan politique, les dirigeants de la Chine et de l’UE ont établi un mécanisme de rencontre annuelle et 17 autres mécanismes de consultation politique. Les négociations sur l’Accord de coopération et de partenariat Chine-UE ont démarré. Les relations bilatérales sont passées d’un partenariat constructif à un partenariat global pour aboutir à un partenariat stratégique global. Dans le domaine économique, le volume du commerce bilatéral a été multiplié par 176 en 35 ans.

L’UE est le plus important partenaire commercial de la Chine depuis six années consécutives, alors que la Chine est devenue le deuxième partenaire commercial de l’UE. Celle-ci est la première source des technologies de la Chine et sa quatrième source d’investissement. En ce qui concerne la culture, les échanges bilatéraux se font toujours plus fréquents. Si la Chine et l’UE peuvent régler correctement les problèmes qu’elles affrontent, les relations bilatérales connaîtront sûrement un développement plus rapide.

Par JIANG SHIXUE

*JIANG SHIXUE est vice-directeur de l’Institut de recherche sur l’Europe, relevant de l’Académie des sciences sociales de Chine.

Festival du film francophone au CCF

Ajouté au 28/02/2011 par SHI Lei

Le Festival du film francophone se déroule au CCF du 3 au 31 mars. Découvrez en exclusivité une sélection de longs et courts métrages de près de 30 pays francophones – tous projetés en version originale et sous-titrée en chinois, ainsi qu’en français ou en anglais.

Pays et régions participant au Festival :
Belgique, Bulgarie, Cameroun, Canada/Québec, Chypre, Côte d’Ivoire, Croatie, France, Grèce, Guinée-Bissau, Hongrie, Lituanie, Macédoine, Mali, Maroc, Maurice, Mauritanie, Mozambique, Pologne, Roumanie, Sénégal, Serbie, Suisse, République tchèque, Tunisie, Vietnam.

16ème Fête de la francophonie

Ajouté au 28/02/2011 par SHI Lei

En mars 2011,en particulier du 12 au 20, les pays ayant le français en partage organisent la Fête de la francophonie. Pour cette 16ème édition, 28 pays proposent au public une centaine d’événements (concerts, conférences, expositions, lectures, jeux…) dans 15 villes de Chine, dont plus de 30 à Pékin. Les événements sont gratuits, ouverts à tous, et la plupart sont traduits en chinois. Une fête placée sous le signe de la diversité et dédiée à la richesse de la francophonie !

A Pékin, la programmation s’articule autour de trois thématiques principales : le cinéma, la musique et la solidarité.

Le cinéma et l’image

Le Festival du film francophone

Tout au long du mois de mars, le festival propose, à Pékin et dans une dizaine d’autres villes en Chine, une sélection des meilleurs films francophones en provenance de près de 30 pays (séances gratuites).

La Journée « littérature et cinéma francophones »

La littérature et le 7ème art s’associent le 13 mars à l’occasion de deux événements : la projection d’un documentaire sur le grand auteur suisse Jacques Chessex, commentée par deux spécialistes chinois, ainsi qu’une conférence de l’écrivain et critique cinématographique français Gérard Guégan, consacrée à deux grands classiques français, A bout de souffle et Les Parapluies de Cherbourg.

Egalement à ne pas manquer en mars, la grande exposition « Des Cases et des Hommes – BD et Francophonie : la Francophonie dans tous ses Etats », proposé par Wallonie-Bruxelles International, un Café des sciences sur le thème de la technologie 3D et la projection-conférence du documentaire de Yushu : La Voie de la frontière, proposé par la WRSA (Western Returned Scholars Association).

La musique

Nouvelle chanson française « Mars en folie »

Pour clôturer la Fête de la francophonie, l’Alliance Française de Pékin, les ambassades de Suisse, du Canada et de Belgique (Délégation Wallonie-Bruxelles) ainsi que les Bureaux du Québec en Chine se réunissent une nouvelle fois pour organiser le vendredi 18 mars un grand concert au Yugong Yishan et le samedi 19 mars à l’université des langues étrangères de Pékin (BFS). A l’affiche, 4 groupes différents (Aliose – Suisse, Arnaud Fleurent-Didier – France, Cloé du Trèfle – Belgique, Alex Nevsky – Canada) en tournée dans 12 villes de Chine.

D’autres animations musicales gratuites et ouvertes ponctueront cette fête. A noter, le concert de la chorale francophone « Maurice Ravel » qui réunit des chanteurs originaires de plus de 10 pays différents, la fête de la francophonie organisée par l’ambassade de Côte d’Ivoire et et le jeu musical « Francophoniques » proposé par la médiathèque du Centre culturel français.

La solidarité

Le thème de la solidarité est à l’honneur cette année et les dix mots de la francophonie 2011 appartiennent à son champ lexical : accueillant, agapes, avec, chœur, complice, cordée, fil, harmonieusement, main et réseauter. Plusieurs événements sont aussi organisés autour de cette thématique, comme l’exposition « Le français, langue de partage » présentée pendant tout le mois de mars à l’Alliance Française de Pékin, la journée de la francophonie sur Internet organisée le 20 mars par le Forum « Chine et Francophonie », la conférence sur le développement durable organisée le 31 mars par les chambres de commerce du Benelux, du Canada, de France et de Suisse, le concours d’éloquence de l’Université Paris-Dauphine. Le Centre de recherche sur la francophonie propose le 10 mars une réflexion approfondie sur le sujet à travers un colloque académique croisant les regards chinois et francophones en matière de géopolitique alimentaire

La Fête de la francophonie

La Fête de la francophonie est une saison culturelle festive qui a lieu chaque année dans le monde entier aux alentours du 20 mars, date anniversaire de la création de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). La Fête de la francophonie célèbre la langue française ainsi que les valeurs qu’elle promeut à travers le monde : le dialogue et l’amitié entre les peuples, la richesse et la diversité culturelles. Cette fête est ouverte, au-delà des pays et régions membres de l’OIF, à toute organisation ou personne souhaitant fêter la langue française et les valeurs de partage et de diversité culturelle. Cette année, plusieurs institutions et associations chinoises proposent également des activités autour de la langue française, autant d’occasions de rencontres et d’ échanges croisés autour des valeurs francophones.

Carrefour envisage de fermer deux nouveaux magasins en Chine

Ajouté au 21/02/2011 par SHI Lei

Des clients font des achats dans un supermarché Carrefour de Haikou, sur l’île de Hainan, durant les congés de la fête du Printemps. Deux magasins de la chaîne à Changchun, dans le Jilin, et à Shaoxing, dans le Zhejiang, fermeront probablement dans les prochains mois.

Le géant de la distribution est susceptible de fermer deux nouveaux magasins en Chine. Les experts attribuent cette mesure à la mauvaise connaissance des marchés locaux et la concurrence féroce que se livrent les détaillants dans les villes de deuxième et troisième rang.

Des sources initiées affirment qu’un supermarché Carrefour de Changchun, dans la province septentrionale du Jilin, a cessé ses opérations d’achat et attend du siège son ordre de fermeture, selon un reportage de China Business News. Ce magasin, le second de la chaîne à Changchun, occupe 8 000 mètres carrés.

Le journal déclare que le supermarché de Shaoxing, dans la province du Zhejiang, se trouve également sur la liste de fermeture. Des employés expliquent que les achats sont toujours en cours, mais la rumeur court que le rideau tombera avant le 1er mai.

Dai Wei, l’un des porte-parole de Carrefour Chine, n’a pas donné suite à la demande de commentaire de China Daily mardi.

Mike Bastin, professeur invité de gestion de la marque à l’université d’Agriculture de Chine, estime que Carrefour ne comprend pas pleinement le marché local. « Je me suis rendu dans plusieurs magasins Carrefour à Beijing, Qingdao et Guangzhou, et les aliments proposés sont identiques partout ». Le distributeur devrait s’efforcer d’adapter ses produits et services selon les goûts locaux, explique-t-il.

Zhu Kejun, professeur au collège Nº 1 de Shaoxing, souligne que le magasin n’est pas populaire dans cette ville en raison de son emplacement. « D’autres grands distributeurs, comme Auchan et Lianhua, se trouvent dans le centre-ville ou les nouvelles zones de développement, mais Carrefour a choisi de s’installer au sous-sol d’un bâtiment résidentiel, beaucoup ignorent même son existence ».

Carrefour a déjà fermé quatre supermarchés à Dalian, Xi’an, Jiaozuo et Foshan, toutes des villes moyennes, comme Changchun et Shaoxing. Le China Business News affirme que Carrefour Chine connaît des difficultés dans les villes de deuxième et troisième rang, car les meilleurs emplacements sont déjà pris par les chaînes qui ont été plus rapides à s’implanter.

« Lorsque nos concurrents ont les meilleurs emplacements, par exemple comme RT-Mart qui s’est installé dans les artères commerciales de Shaoxing, Carrefour choisit des lieux inférieurs et moins chers », déclare un ancien responsable du géant français dans le journal.

LE COIN DE L’EXPERT : présence culturelle française en Chine de l’est

Ajouté au 21/02/2011 par SHI Lei

LDS : Quelles sont les spécificités culturelles de Shanghai ?

MB : Shanghai est une ville qui revendique les spécificités de sa culture : on la trouve dans les moindres détails de son mode de vie, de sa gastronomie, de ses jardins, dans la qualité de son urbanisme et de ses architectures, etc. Elle est une des premières villes chinoises à s’être dotées de superbes équipements culturels publics comme l’Opéra de Shanghai ou l’Oriental Art Center (tous deux conçus par des architectes français) ou encore le Musée de Shanghai. Aujourd’hui, plus que jamais, elle poursuit son essor dans ce domaine : cette année deux nouveaux musées ont ouvert leurs portes (Rockbund, Minsheng) et l’Exposition universelle a laissé des bâtiments qui seront dédiés à la culture. Chaque district de la ville affiche son ambition et se choisit une spécificité culturelle : la musique, le théâtre, la sculpture, l’art public, etc.

Nous avons la chance à Shanghai et dans notre circonscription de disposer également d’universités ou d’instituts parmi les meilleurs de Chine, en particulier le Conservatoire de Shanghai, l’Académie des Beaux-Arts de Chine à Hangzhou, l’Académie d’art dramatique. Nous y trouvons d’excellents professeurs, chercheurs, artistes, écrivains, traducteurs et étudiants qui réfléchissent et construisent la culture de demain. Plusieurs maisons d’édition parmi les plus réputées en Chine, ainsi que des revues littéraires, artistiques ou intellectuelles d’envergure nationale ont leur siège à Shanghai, Nankin ou Hangzhou et font de notre circonscription une place culturelle incontournable en Chine.

LDS : Quelle est la présence culturelle française à Shanghai ?

MB : Nous avons la chance de bénéficier à Shanghai d’un très grand capital de sympathie à l’égard de la culture française. Nous rencontrons immanquablement un large enthousiasme, de la part du public comme des personnalités officielles ou des programmateurs culturels. Inversement, Shanghai exerce un attrait formidable sur les artistes français : il en résulte un très grand nombre de coopérations culturelles et des échanges fructueux dans tous les domaines artistiques. Depuis le grand succès des années croisées France-Chine en 2003-2004, la France organise tous les ans au printemps un Festival Croisements, où sont présentés des dizaines d’événements culturels français ou franco-chinois. Parmi nos ressortissants installés à Shanghai, beaucoup d’artistes, de galeristes, de musiciens, d’opérateurs culturels mènent une action formidable, tandis qu’un certain nombre d’artistes chinois francophones sont une pièce maîtresse dans la promotion de notre culture à Shanghai.

LDS : Qu’avons-nous à apporter à Shanghai ?

MB : Plutôt que de proposer une vitrine de ce que nous faisons en France, nous pouvons venir partager des expériences ou des réflexions qui sont les nôtres. La France possède une conception de la culture très exigeante : nous avons un grand respect de l’art et des artistes, qui sont des professionnels et se doivent de nous stimuler émotionnellement et intellectuellement, et en même temps nous avons la conviction que l’art est fait pour tous et doit être omniprésent. C’est dans cet esprit, par exemple, que nous avons organisé la Fête de la musique à Shanghai en 2010. Dans plus de vingt lieux à travers la ville, des concerts en plein air, par des professionnels et des amateurs, gratuits et ouverts à tous, se sont tenus en même temps. Un concept français, mais réalisé avec les forces vives locales ! Ce fut un immense succès auquel le public a immédiatement adhéré.

Par bien des aspects, beaucoup de formes artistiques habituelles en France sont encore très nouvelles en Chine et le public comme les programmateurs culturels n’y sont pas accoutumés : nous avons donc un patient travail de sensibilisation, de promotion et d’éducation à faire, dans des domaines aussi variés que la danse contemporaine, la musique classique ou contemporaine, les arts de la rue, etc. Afin de familiariser le public, nous nous efforçons donc d’accompagner nos spectacles ou programmes par des conférences, des interventions, des master classes ou des échanges avec les artistes.

LDS : Quel est le rôle du Service culturel du Consulat dans cette promotion culturelle ?

MB : Dans un pays fonctionnant sur un système si différent du nôtre, notre rôle peut être très important. Il est un rôle de veille : en connaissant les acteurs culturels locaux, nous découvrons leurs besoins et leurs envies et décelons les endroits où plus de coopération serait possible ; en comprenant leurs modes opératoires, nous pouvons conseiller utilement les artistes français désireux de se produire en Chine et avons souvent un rôle très concret dans la mise en place des projets. Nous suscitons des rencontres, créons des opportunités de collaborations, nous portons garants de la qualité des intervenants, d’un côté comme de l’autre. Nous identifions des personnalités chinoises du monde culturel, programmateurs, diffuseurs, curateurs, que nous invitons en France, sur des programmes très ciblés, élaborés par nos soins. Grâce à notre vision d’ensemble, nous pouvons coordonner entre elles les manifestations que nous organisons pour leur donner plus de visibilité et de cohérence : en créant des cycles, des séries ou mini-festivals, en les insérant dans des festivals locaux, et en communiquant largement grâce à notre lettre d’information et nos actions en direction de la presse et des media. Enfin, nous avons bien sûr un rôle auprès des autorités locales dont le soutien est indispensable et – n’oublions pas le nerf de la guerre – consacrons de larges efforts à la recherche de mécénat pour faire aboutir les projets !

LDS : Quels sont les projets culturels français pour les mois à venir à Shanghai et dans sa région ?

MB : Nous préparons de nombreux événements pour l’année 2011, dans tous les domaines artistiques. Nous concevons chacun d’eux en partenariat avec des acteurs locaux et en s’inscrivant dans leur propre programmation artistique.

Dans le cinéma et le théâtre, par exemple, nous développons depuis cette année de formidables collaborations qui vont nous permettre d’offrir au public une programmation très riche tout au long de l’année : un cycle de quatre « Semaines de cinéma français » avec l’Université normale de Shanghai et le Shanghai Film Art Center (Yingcheng) sera complété par des séances exceptionnelles à l’occasion de visites d’artistes ; une série de pièces de théâtre françaises inédites, traduites pour la première fois en chinois par des professeurs de l’université de Fudan, seront jouées par des acteurs chinois dirigés par des metteurs en scène français.

La programmation du Festival Croisements à Shanghai au printemps tournera principalement autour du thème de la vidéo et de l’image animée : le cœur de ce programme sera une formidable exposition de 25 œuvres vidéo au Musée Minsheng, « Entre-Temps, l’artiste narrateur ». Organisée par le prestigieux Musée d’art moderne de la ville de Paris, elle sera l’occasion de présenter au public chinois vingt artistes français contemporains parmi les plus renommés. Autour de cette exposition auront lieu divers colloques et événements, ainsi que deux formidables spectacles de danse contemporaine où l’image joue un rôle important.

Et bien sûr, nous vous donnons dès à présent rendez-vous pour la deuxième édition de la Fête de la musique à Shanghai, qui aura lieu, cette année, le dimanche 19 juin. Avec encore plus de lieux, encore plus de concerts !

Projection du film de Fabien Gaillard « Lao Wai »

Ajouté au 21/02/2011 par SHI Lei

Shanghai, 2010. Mei est chinoise. Paul est français. Il parle le mandarin couramment, et connaît la ville de Shanghai comme sa poche ; il reste pourtant un Lao Wai, un étranger. Entre eux, nombreuses sont les différences culturelles et les malentendus. Ensemble, ils vont tenter de les surmonter.

Fabien Gaillard est un jeune réalisateur qui a fait ses études à l’Université Paris 8, où il a obtenu un master de réalisation en 2004. Il réside à Shanghai depuis 2006, avec sa femme chinoise, qu’il a rencontrée à Paris quand ils étaient encore étudiants, le film Lao Wai raconte donc en partie sa propre expérience. Le film a reçu l’aide financière de la Région Limousin, région du centre de la France dont le réalisateur est originaire.

Lao Wai a été sélectionné en compétition au Festival International du film du Vietnam, en octobre dernier. Il a été le seul film représentant la Chine continentale, bien que le réalisateur et certains membres de l’équipe soient européens. Le film, tourné à 90% en mandarin, a attiré l’attention et a été bien reçu par le public et la critique qui évoque « une romance interculturelle qui évite tous les écueils habituels et les clichés ».

L’acteur principal, Gauthier Roubichou réside également à Shanghai depuis plusieurs années, où il a fondé deux groupes Swing Dynasty et Lions of Puxi. La chanson qu’il a écrite Wo shi Shanghai de Faguoren a obtenu un très grand succès l’an dernier pendant l’Exposition Universelle.

Sélectionné en compétition au Festival International du Film du Vietnam, « Lao wai », le premier long-métrage de Fabien Gaillard, dépeint la vie d’un étranger vivant à Shanghai, inspiré en partie de sa propre expérience en Chine. Le film sera suivi d’une discussion en présence du réalisateur ainsi que des acteurs principaux, Han Dan Tong et Gauthier Roubichou.
France -Chine Réalisateur : Fabien Gaillard
2009
1h31min
Comédie dramatique
Avec : Gauthier Roubichou, Han Dan Tong

Sondage : les Chinois privilégient les liens avec l’UE

Ajouté au 21/02/2011 par SHI Lei

Les Chinois voient plus favorablement les relations Chine-UE que les relations de leur pays avec les États-Unis ou tout autre pays, selon un sondage conduit dans six grandes villes de Chine.

Parmi les personnes ayant répondu, 74,1 % ont une vision positive de l’Union européenne, tandis que 73,6 % ont cité la Russie et 59,9 % les États-Unis.

Wang Zhengxu, coordinateur du projet « Vision chinoise de l’Union européenne » et directeur et chercheur membre de l’Institut de la politique chinoise de l’université de Nottingham, a révélé hier à Londres ces résultats.

Conduit à Beijing, Shanghai, Guangzhou, Xi’an, Chengdu et Nanning, ce sondage a sélectionné au hasard 3 019 personnes.

L’UE était toujours le partenaire commercial essentiel de la Chine en 2010, tandis que la Chine est l’un des marchés essentiels de l’UE. En Europe, de nombreuses personnes sont intéressées par le rapide développement et la culture colorée de la Chine.

En revanche, les relations Chine-UE ont récemment connu des hauts et des bas. En 2008, la Chine a annulé un sommet Chine-UE à la dernière minute, suite à la décision du Président français Nicolas Sarkozy de rencontrer le Dalaï-Lama

Ne connaissant pas bien la Chine, certains Européens sont sceptiques à l’égard de son système politique et de la situation des droits de l’homme dans le pays et soucieux de l’impact de la Chine sur l’environnement à l’échelle planétaire.

Afin de promouvoir la communication et la coopération et de dépasser les malentendus, les dirigeants chinois et européens ont multiplié les échanges de visites ces dernières années. Les deux parties ont accru leur coopération, non seulement dans le domaine commercial, mais aussi dans le secteur culturel et de l’éducation.

Wang a noté que la Chine et l’Europe étaient dans un contexte favorable pour approfondir la confiance mutuelle et leur coopération dans le futur.

« La perception d’un autre pays ou puissance joue un rôle important au niveau des souhaits exprimés par la population en termes de politique étrangère », ajoute Wang.

La Chine a signé de nombreux accords de coopération technologique avec le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Espagne et récemment la France, soulignant le rôle important de la haute technologie européenne dans le développement d’une industrie bas-carbone et durable en Chine.

L’analyse de Wang est partagée par des experts européens. « Plus l’attitude des gens est positive, plus la volonté de coopération politique est forte », a déclaré Henk Dekker, professeur de socialisation politique et d’intégration à l’université Leiden des Pays-Bas.

Selon Jan Delhey, professeur de sociologie à l’université Jacobs de Brème, en Allemagne, « il a été prouvé que la confiance internationale avait un effet certain sur l’opinion du public en matière d’affaires étrangères. »

Évoquant le sondage, Dekker a noté que 88 % des personnes interrogées souhaitaient que la Chine et l’UE accroissent leur coopération.

« Ce projet aidera les Européens à mieux comprendre ce que les Chinois pensent et pourquoi et fournira la base d’un développement plus profond des politiques UE-Chine », a expliqué Richard Pascoe, directeur de l’Institut sur la politique chinoise à l’université de Nottingham.

Le sondage, financé par le 7ème Programme-cadre européen de recherche pour un coût de 1,4 million d’euros (1,9 million de dollars), visait à étudier en détail la perception de l’UE en Chine et à analyser la portée des résultats.

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