Construction de la nouvelle ambassade, mars 2011 : plantation du jardin

Ajouté au 06/04/2011 par SHI Lei

En cette dernière semaine de mars, le jardin de l’ambassade s’est métamorphosé pour prendre son aspect quasi définitif.

De son côté, le gingko biloba de l’ambassade est le premier à emménager sur le nouveau site.

Le gingko biloba, symbole de la relation diplomatique franco-chinoise, avait été planté sur le site de l’ancienne ambassade en 1984 à l’occasion du vingtième anniversaire de l’établissement du dialogue diplomatique entre les deux pays. Il avait 20 ans à l’époque, il en a aujourd’hui 47.

Magnifique specimen de 12m de haut et de 4 tonnes, il s’est littéralement envolé le week end dernier pour attérrir dans les nouveaux jardins ! Vivats, Qu’il vive !

Enfin, le jardin central de l’ambassade a pris forme avec la mise en place de la pelouse. Un jardin ordonnancé et sensible, conçu par la paysagiste Florence Mercier et dont la touche finale sera la plantation de parterres de graminées aux plissements du terrain.

La Chine, terre d’opportunités pour les entreprises françaises

Ajouté au 06/04/2011 par SHI Lei

Voyant le fort potentiel de l’économie chinoise, les entreprises françaises veulent renforcer leur présence sur le marché chinois, pour profiter de la croissance rapide de la deuxième plus grande économie du monde, conduite par le nouveau plan quinquennal du pays.

« A l’heure actuelle, pour les entreprises françaises qui investissent en Chine, le défi est comment aborder le marché chinois, plutôt que d’exporter en Chine », a dit au China Daily Annick de Kermadec-Bentzmann, Présidente de la Chambre de Commerce Française en Chine (CCIFC).

Mme de Kermadec-Bentzmann, dit que l’attirance de la Chine envers les entreprises françaises est basée sur la tendance montante de son économie, qui offrira de vastes opportunités d’affaires et génèrera des revenus pour les investisseurs français.

« Les sociétés françaises envisagent d’ajuster leurs stratégies industrielles et commerciales mondiales pour le marché chinois, et de renforcer leurs capacités de recherche et de développement pour pouvoir être en concordance avec la nouvelle stratégie économique de la Chine lors du 12e Plan Quinquennal (2011-2015) », a t-elle dit.

La Chine a pour intention de créer une économie équilibrée avec des mesures telles que moderniser son industrie, développer ses régions Ouest et développer l’énergie verte durant les cinq années qui viennent.
« Pour les sociétés françaises, la Chine n’est plus l’usine du monde, mais une destination d’investissement de premier plan avec un fort potentiel en termes d’affaires dans le domaine des hautes technologies et de comsommation intérieure », a dit Mme de Kermadec-Bentzmann.

Les revenus globaux générés par les entreprises françaises en Chine ont atteint 35 milliards d’euros (49,75 milliards de Dollars US) l’année dernière, soit le triple de ceux provenant des exportations directes de la France vers la Chine.

D’après la CCIFC, les exportations françaises vers la Chine ont atteint 11 milliards d’Euros en 2010, en augmentation de 39,4% par rapport à l’année précédente.

Mme de Kermadec-Bentzmann dit que les enterprises françaises sont impatientes de s’engager dans la transition économique chinoise, qui sera la moteur du développement du pays dans les cinq prochaines années.

« De plus, une présence sur le marché chinois offre une très importante opportunité indirecte en permettant des partenariats avec des entreprises chinoises pour s’attaquer à des marchés étrangers comme l’Afrique et l’Europe », a t-elle ajouté.

D’après la CCIFC, 1 000 entreprises françaises de la Chambre comptent plus de 2 300 établissements en Chine, comptant quelque 500 000 employés.

« Des secteurs comme l’espace, l’automobile, l’aviation, le ferroviaire, le nucléaire, l’environnement, l’agriculture et l’alimentaire, qui ont été mentionnés dans le communiqué conjoint France-Chine de novembre dernier à Paris, constituent de larges opportunités pour les entreprises françaises qui veulent investir en Chine », a t-elle dit.

La Chine et la France avaient signé des accords commerciaux d’une valeur de plusieurs milliards d’Euros dans les secteurs de l’aviation, des télécommunications et du nucléaire lors de la visite du Président Hu Jintao en France en novembre dernier.

« Les entreprises françaises accélèrent aussi leur rythme pour entrer dans les villes chinoises de deuxième niveau, comme Qingdao, Changsha, Kunming et Xi’an, portées par le plan de pays visant à stimuler le marché de la consommation dans les villes de deuxième et troisième niveau », a dit encore Mme de Kermadec-Bentzmann.

Ainsi de la marque de luxe Louis Vuitton, qui a annoncé étendre plus encore ses activités dans les villes chinoises de deuxième niveau cette année, après avoir ouvert sa première boutique à Zhengzhou, dans la Province du Henan, en janvier dernier.

Photo : une boutique de la marque de luxe française Louis Vuitton à Fuzhou, dans la Province du Fujian. Les revenus générés par les entreprises françaises en Chine ont atteint 35 milliards d’euros (49,75 milliards de Dollars US) l’année dernière, soit le triple de ceux générés par les exportations directes françaises en Chine.

Chine/France : renforcement de la coopération dans le nucléaire civil

Ajouté au 06/04/2011 par SHI Lei

Le 21 décembre 2009, le vice-Premier ministre chinois Li Keqiang et le Premier ministre français François Fillon ont annoncé à Beijing le lancement des travaux de la centrale nucléaire de Taishan, projet mené conjointement par la Chine et la France dans la province du Guangdong (sud).
« Nous pensons que ce qui s’est passé à Fukushima n’invalide pas le nucléaire civil et les projets franco-chinois ont donc vocation à se poursuivre », indique-t-on dans l’entourage du président français après la visite de Nicolas Sarkozy en Chine.

Près de trois semaines après l’accident à la centrale nucléaire japonaise de Fukushima, les présidents français et chinois ont réaffirmé conjointement leur attachement à cette énergie.

Selon la Tribune, la France espère aussi avancer sur le dossier de la construction d’une usine de retraitement de déchets nucléaires en Chine dont le contrat est évalué à environ de 12 milliards d’euros. Si ces deux dossiers ont été brièvement évoqués, les discussions ont surtout porté sur le développement d’une centrale nucléaire franco-chinoise, qui avait déjà été annoncée par l’Élysée lors du Conseil de politique nucléaire fin janvier. Ce réacteur de moyenne puissance (1 000 mégawatts) doit associer l’électricien chinois CGNPC et EDF.

Deux réacteurs EPR d’Areva sont en construction dans le sud de la Chine. La société française espère signer un protocole d’accord pour deux EPR supplémentaires, au coût unitaire de 5 milliards d’euros, à bâtir à Taishan, dans le sud du pays.

Le 16 mars, afin de réviser les normes de sécurité suite à l’explosion dans une centrale nucléaire japonaise, la Chine a gelé le processus d’approbation pour la construction de nouvelles centrales nucléaires lors d’une réunion du Conseil des affaires d’État (gouvernement central).

Le président chinois Hu Jintao et son homologue français Nicolas Sarkozy ont certes évoqué « les leçons qu’il fallait ensemble tirer de la catastrophe de Fukushima » lors de leur entretien.

Une étude montre que la Chine peine à maîtriser l’anglais

Ajouté au 06/04/2011 par SHI Lei

Les Chinois possèdent un piètre niveau en anglais, malgré d’importants efforts pour apprendre la langue, a révélé une étude publiée hier.

La Chine occupe ainsi la 29e place sur l’indice du niveau de compétence en anglais. Elle se classe parmi les pays possédant une faible maîtrise de la langue de Shakespeare, et derrière certains de ses voisins d’Asie.

La Corée du Sud et le Japon atteignent respectivement la 13e et la 14e place du classement, et appartiennent à la catégorie de niveau de compétence « modérée » en anglais.

Les résultats des Chinois sont en deçà des attentes, étant donné les montants massifs investis dans les centres privés d’enseignement de l’anglais.

Les méthodes d’apprentissage par cœur destinées à préparer les étudiants chinois aux examens se font au détriment de la véritable capacité des élèves à maîtriser la langue, expliquent des experts en éducation.

Malgré le fait qu’elle fut autrefois une colonie britannique, l’Inde s’en tire encore moins bien et occupe la 30e place du classement.

L’étude compare les résultats aux examens entre 2007 et 2009 de plus de 2,3 millions d’adultes dans 44 pays où l’anglais n’est pas la langue maternelle.

« Comparé aux autres examens dont les participants ont des objectifs précis et pour lesquels ils sont bien préparés, ce rapport reflète davantage la maîtrise de la langue d’une grande population », explique Christopher McCormick, directeur de l’unité EF (Education First) de Cambridge.

Les Pays-Bas, la Norvège et le Danemark possèdent le meilleur niveau en anglais parmi les pays dont il ne s’agit pas de la langue maternelle. L’étude montre que la Russie, la Turquie et l’Amérique du Sud sont à la traine.

Les pays d’Asie s’en sortent dans l’ensemble assez mal, à l’exception de la Malaisie à la 9e place.

L’étude montre une forte corrélation entre le niveau des revenus et la maîtrise de l’anglais, et explique qu’il s’agît à la fois d’une cause et d’une conséquence. Les pays les plus riches ont ainsi davantage d’argent à consacrer à l’éducation, et jouissent par conséquent d’un meilleur enseignement de l’anglais.

Ceci se traduit ensuite par de plus amples opportunités économiques à l’échelle internationale.

Bill Fisher, président de la division d’anglais d’EF sur internet, indique que les pays en développement doivent améliorer leurs niveaux d’anglais afin de rester compétitifs.

Pour les pays en développement souhaitant tirer leur épingle du jeu dans les industries globales, et capitaliser sur le boom de la sous-traitance, la capacité de générer de grandes quantités de diplômés talentueux pouvant communiquer en anglais doit être une priorité, a-t-il indiqué à Reuters.

L’étude soulève cependant des interrogations sur la façon dont la Chine enseigne l’anglais.

Wei Chunlei, une habitante de Shanghai qui dépense chaque année 7 000 yuans (756 euros) dans des cours d’anglais pour son fils de 14 ans, se plaint que ce dernier présente encore de grandes difficultés à communiquer avec les expatriés.

Visite du Président de la République Nicolas Sarkosy à Nankin

Ajouté au 06/04/2011 par SHI Lei

Le Président de la République a effectué mercredi 30 et jeudi 31 mars une visite de travail en Chine, à l’occasion de laquelle il a ouvert à Nankin, aux côtés du vice premier ministre chinois, un séminaire du G20 sur la réforme du système monétaire international.

Ouverture du séminaire du G20 sur la réforme du système monétaire international
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DISCOURS DE M. LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Ouverture du séminaire du G20 sur la réforme
du système monétaire international

Nankin (Chine) — Jeudi 31 mars 2011

Mesdames et Messieurs, mes chers amis,
Monsieur le Vice-Premier Ministre,
Monsieur le Directeur Général du FMI,
Monsieur le Secrétaire Général de l’OCDE,
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Messieurs les Gouverneurs,
Monsieur le Prix Nobel d’économie, cher Robert MUNDELL,
Mesdames et Messieurs les Professeurs,

Je voudrais vous dire combien je suis heureux d’être parmi vous pour ouvrir ce séminaire sur la réforme du système international.

Je tiens à remercier le Président HU ainsi que l’ensemble des autorités chinoises de nous accueillir aujourd’hui à Nankin.

J’ai eu l’occasion d’évoquer avec le Président HU les priorités de la France pour la présidence du G20 hier encore lors de nos entretiens, et j’ai pu constater que nous partagions une même vision sur de nombreux sujets essentiels pour l’avenir.

Monsieur le Vice-Premier ministre, je vous remercie d’avoir accepté d’ouvrir ce séminaire.
Vous me permettrez d’avoir d’abord une pensée pour le peuple japonais dont nous sommes tous solidaires dans ce moment particulièrement difficile.

Cher Monsieur le Vice-Ministre TAMAKI, je vous prie de bien vouloir transmettre à votre Premier ministre l’expression de notre soutien et de notre solidarité.

Le sujet qui nous réunit aujourd’hui est crucial : construire un système monétaire international plus stable, plus résistant, c’est un immense enjeu et un enjeu collectif. C’est pourquoi j’ai souhaité, qu’en plus des cinq invités du G20, la Suisse, la Thaïlande et les Pays-Bas soient également associés à nos travaux.
Je remercie le Centre chinois pour les échanges économiques internationaux qui s’est mobilisé pour que cette rencontre ait lieu dans les meilleures conditions.

Je tiens à remercier l’ensemble des organisations internationales présentes, le directeur général du Fonds monétaire qui a un rôle essentiel à jouer dans cette réflexion. Et je salue la présence d’éminents universitaires.

Le G20 a démontré son efficacité dans la reprise. Naturellement, avec cette reprise, la tentation du chacun pour soi est forte. Dans la crise, l’exigence de coordination est forte. Dans la reprise, l’exigence de coordination est moins immédiate. Ma conviction, c’est que si nous perdons l’élan que nous avons insufflé au moment de la crise, le monde retombera inexorablement dans l’instabilité et dans les crises.
Rien ne serait pire, pour le G20, que de faire comme s’il ne s’était rien passé et de céder à la tentation du repli sur soi et du chacun pour soi. Et c’est particulièrement vrai dans le domaine monétaire. Il y a quelques mois, les commentateurs parlaient de guerre des monnaies. L’évolution quotidienne des marchés nous montre que la volatilité des monnaies reste une source de très forte instabilité.

La France a souhaité que la réforme du système monétaire international soit une priorité du G20.
Le système monétaire international dont nous avons hérité, fondé sur des taux de change flottants entre les grandes zones monétaires, a permis d’absorber de nombreux chocs : choc pétrolier, crise financière, crise de la dette. Il a aussi permis l’émergence de nouvelles monnaies de réserve. Je pense en particulier à l’euro qui est la deuxième monnaie de réserve dans le monde.

Mais en dépit de ces réussites, notre système monétaire international a montré ses limites. Il n’a pas empêché l’accumulation de déséquilibres internationaux toujours plus grands. En 10 ans, les déséquilibres de balance des paiements ont été multipliés par deux. En 10 ans !

Les mouvements internationaux de capitaux sont devenus plus volatils. Ils exposent les pays émergents à des retournements qui mettent en péril leur stabilité économique, sociale et même politique. Depuis 1990, le monde a connu 42 crises d’arrêt brutal des flux de capitaux, dans un pays ou dans une zone. Je veux poser cette question : comment les pays émergents peuvent-ils conduire leur politique économique quand ils sont confrontés, en moins de six mois, à des retraits massifs suivis d’entrées massives de capitaux ? Comment peut-on conduire une politique économique dans ces conditions ? C’est impossible.
Qui peut contester que la volatilité excessive des monnaies soit préjudiciable à la croissance et à la stabilité ? Ce mois de mars a encore été le théâtre d’une volatilité exacerbée sur le marché des changes, sans aucun lien avec les fondamentaux économiques. Le yen a subi des mouvements sans précédents — au mois de mars –, atteignant son plus haut historique d’appréciation face au dollar depuis la Seconde Guerre mondiale. En à peine trois mois, la parité, cher Tim, euro/dollar est passée de moins de 1,30 à plus de 1,40 !

Je pose la question : quels changements dans les fondamentaux économiques peuvent-ils justifier des évolutions aussi brutales et aussi rapides des parités monétaires ? La réponse est simple : il n’y en a pas.
Pour faire face à cette instabilité, devant ce monde instable, qu’est-ce qui se passe ? Le besoin d’accumulation de réserves de change s’est accru. Mesdames et Messieurs, les réserves de change des banques centrales n’ont rien moins que doublé entre 2000 et 2009 pour atteindre aujourd’hui 6 500 milliards de dollars. Doublé depuis 2000 ! L’accumulation de réserves de change peut être justifiée dans certains cas, mais elle est très coûteuse. Elle trouve son pendant dans une offre d’actifs de réserve mal maîtrisée, pas assez diversifiée.

Face à cette situation qui est absolument incontestable, il y a deux réactions possibles : le chacun pour soi, et dans ce cas-là, ça sera la guerre des monnaies et la guerre des monnaies, ce sont de nouvelles crises ; soit la coopération et la coordination. Nous n’avons pas le choix. La guerre des monnaies, la crise ou la coordination et la coopération.

Le système monétaire international doit progressivement, Monsieur le Vice-Premier ministre, refléter les évolutions majeures de l’économie mondiale que nous avons constatées.

Les grands pays émergents du G20, vous représentez à vous seuls près d’un quart de l’économie mondiale. Dans 10 ans, vous représenterez 50% de l’économie mondiale. Le monde est multipolaire. C’est pourquoi j’ai tenu à ce que ce séminaire ait lieu en Chine. A ce monde économique multipolaire doit correspondre un monde monétaire multi-monétaire. Les pays émergents, c’est le quart de l’économie mondiale. Dans dix ans, vous serez la moitié de l’économie mondiale. Qui peut imaginer que l’économie change à ce point et que le système monétaire soit immobile ?

Le G20 a pris en compte ces évolutions en réformant la gouvernance des institutions financières internationales. Mais le G20 doit prendre en compte ces évolutions en modifiant l’organisation du système monétaire international.

Notre ambition, Mesdames et Messieurs, c’est que vous puissiez arriver à un diagnostic commun, car quand nous serons d’accord sur le diagnostic, alors nous pourrons élaborer ensemble des pistes de réforme.

Je veux être clair sur les idées que la présidence française du G20 souhaite promouvoir.
Il ne s’agit pas aujourd’hui de revenir vers un système de change fixe ou de change administré. Ce serait une erreur complète, ce serait prendre le risque d’ajustements brutaux et, in fine, pour les pays concernés, de la perte de l’autonomie de leur politique économique. Personne n’en veut.

Il est clair que nous devons évoluer vers un système de change plus flexible. Pourquoi plus flexible ? Pour qu’il puisse résister aux chocs de l’économie mondiale. Mais ce système de change flexible ne peut pas évoluer sans règles, il ne peut pas évoluer sans coordination, il ne peut pas évoluer sans surveillance, sinon c’est l’instabilité. Or, il n’y a pas de coordination, il n’y a pas de règles et il n’y a pas de surveillance. Sans règles, le système monétaire et financier international est incapable de prévenir les crises, les bulles financières, le creusement des déséquilibres. Sans règles, sans surveillance, le monde sera condamné à des crises récurrentes de plus en plus sévères et de plus en plus graves. Depuis 10 ans, la volatilité de la croissance a été multipliée par deux.

C’est parce que nous souhaitons évoluer vers plus de flexibilité des taux de changes que nous devons fixer de nouvelles règles de fonctionnement au système monétaire international. Et si vous ne vous en occupez pas, personne ne le fera à votre place, à notre place. Et si on ne s’en occupe pas maintenant, nous serons obligés de nous en occuper quand il sera trop tard, c’est-à-dire en plein cœur de crises majeures du système international.

Alors cela exige quoi ? D’abord une coordination de nos politiques économiques au sein du G20. Parvenir à réduire les déséquilibres importants, c’est tout l’enjeu du Cadre pour une croissance forte, soutenable et équilibrée que nous avons défini à Séoul.

À Paris, au mois de février, sous la présidence de Christine LAGARDE, à laquelle je veux rendre hommage, un accord a été trouvé sur les indicateurs de déséquilibres. En avril, à Washington, cher Tim, nous discuterons des « lignes directrices ». Et que personne ne doute de la volonté de la présidence française de continuer à avancer sur ce chemin.

Je souhaite que nous puissions nous mettre d’accord rapidement sur des méthodes. Et la méthode, cela ne veut pas dire s’insulter les uns les autres, cela ne veut pas dire se reprocher les uns les autres, cela veut dire comprendre les problèmes de chacun et savoir qu’il n’y a de salut que tous ensemble, pas les uns contre les autres. À Cannes, au Sommet du G20, je souhaite que nous nous mettions d’accord sur une stratégie concertée.

Au-delà, je suis convaincu que la surveillance exercée par le FMI doit non seulement porter sur les politiques économiques nationales, mais aussi sur leur impact sur les autres pays, en particulier par le canal financier.

La libéralisation des mouvements de capitaux comme la flexibilité des changes sont un des acquis des 20 dernières années.

Les mouvements de capitaux, qui permettent d’assurer l’allocation efficace du capital, s’accompagnent de risques plus élevés de retraits ou d’entrées massives de capitaux qui peuvent se révéler déstabilisateurs.
Chacun peut être tenté de s’en protéger par des mesures unilatérales. Au fond, nous devons éviter deux écueils. Le premier, c’est la croyance naïve que la libéralisation des mouvements de capitaux suffit à l’équilibre économique, quelles que soient les circonstances. La France ne partage pas cette analyse. Souvenons-nous que la crise en Asie à la fin des années 1990 a résulté exclusivement d’une libéralisation à marche forcée et, qu’il me soit permis de le dire, une libéralisation doctrinaire des flux financiers !
L’autre écueil à éviter, c’est le risque qu’une multiplication de mesures unilatérales, précipitée par les temps de crise, n’aboutisse à un nouveau protectionnisme financier dont toutes les économies souffriraient.

Nous éviterons ces écueils en adoptant résolument la voie du multilatéralisme, la voie d’un libéralisme coopératif et vigilant. Un code de bonne conduite, des lignes directrices, un cadre commun régissant la possibilité de mettre en œuvre des contrôles de capitaux en cas de besoin, doivent fixer les conditions dans lesquelles des restrictions aux mouvements de capitaux sont légitimes, efficaces et adaptées à une situation.

Si nous nous accordons, Mesdames et Messieurs, sur ces règles, mais ce sera une évolution majeure de la doctrine du FMI, au bénéfice des pays émergents qui souffrent de la volatilité excessive des mouvements de capitaux. Mais est-il raisonnable aujourd’hui, compte tenu de l’impact croissant des mouvements de capitaux, que le FMI ne puisse faire des recommandations à un pays que sur sa balance des paiements courants et non pas sur la balance des capitaux ? J’aimerais qu’on m’explique pourquoi serait légitime une recommandation sur l’un et illégitime, une recommandation sur l’autre. Un élargissement de la surveillance du FMI à ces domaines me semble indispensable. À terme, la France — je le dis — est favorable à une modification des statuts du FMI pour élargir sa capacité de surveillance. Car si nous décidons plus de coordination, plus de règles, plus de surveillance, il faut bien que nous décidions quelle sera l’instance en charge de mettre en œuvre ces règles et cette surveillance. Pour la France c’est clair, c’est le FMI.
La crise de 2008 nous a montré à quel point la liquidité était indispensable pour assurer le bon fonctionnement de l’économie mondiale. Qu’elle disparaisse, et c’est l’ensemble de notre système qui est mis en péril. Je suis convaincu que la réforme du système monétaire international est le prolongement naturel de la réforme du système financier international que nous avons engagée avec le cadre prudentiel Bâle III. A quoi cela sert-il de faire Bâle III, si on ignore le système monétaire ? Mais qui peut croire que réguler le marché financier est suffisant sans se préoccuper du système monétaire ? Cela n’aurait aucun sens.

Alors nous avons pris des décisions : les accords de coopération monétaire, l’allocation exceptionnelle de 250 milliards de dollars de DTS, la troisième de l’histoire du FMI. Je veux rendre hommage, d’ailleurs, à la présidence coréenne.

Mais nous devons aujourd’hui nous donner les moyens de consolider ces avancées.

Il s’agit de nous poser certaines questions. Est-ce que les instruments de liquidité à notre disposition sont adaptés ? Tout le monde sait qu’on a besoin de liquidités, mais est-ce que les instruments d’aujourd’hui sont adaptés ? Qui pourrait répondre oui ? Sont-ils suffisamment flexibles ? Qui s’aviserait de répondre oui ? Sont-ils réversibles ? Faut-il créer d’autres éléments de liquidité ? Faut-il les élargir pour être à même de répondre à une crise systémique qui toucherait toute une région et non pas un pays ?
Au cours des années récentes, des accords régionaux de soutien à la liquidité ont été créés. Je pense à l’initiative Chiang Mai en Asie, mais plus récemment aux instruments de la zone Euro. Nous-mêmes les pays de la zone euro, qu’est-ce que nous avons fait si ce n’est nous mettre ensemble pour créer de la liquidité et répondre à la crise ?

Je souhaite que les organisations internationales et les banques de développement amplifient leurs actions.

Nous devons également faire en sorte que l’accumulation de réserves de précaution que nous constatons dans plusieurs régions du monde devienne moins nécessaire. Je veux dire qu’il y a un risque de pénurie d’actifs de réserve. Nous l’avons vu dans la crise, des allocations exceptionnelles et contingentes de DTS peuvent être efficaces. Mais il me semble qu’il serait utile de doter le FMI de la capacité de s’endetter sur les marchés pour faire face à des besoins de financement des pays en cas de crise — avec tous les garde-fous nécessaires pour protéger les ressources du Fonds.

Nous devons accompagner l’internationalisation inéluctable des grandes monnaies mondiales. Mais il ne s’agit pas bien sûr, cher Tim, de remettre en cause le rôle éminent du dollar ce serait inconséquent, personne n’y pense –, de même que le rôle de l’euro, qui doivent être des monnaies stables. Mais l’internationalisation de certaines autres monnaies est déjà une réalité, Monsieur le Vice-Premier ministre ; je pense bien sûr au yuan et je salue l’ambition des autorités chinoises dans ce domaine.

Mais n’est-il pas temps aujourd’hui, de s’accorder sur le calendrier de l’élargissement du panier du DTS à de nouvelles monnaies émergentes, comme le yuan ? Qui pourrait contester le rôle majeur du yuan dans le fonctionnement du système monétaire international ? Hommage est ainsi rendu à la puissance économique et à la puissance politique de la Chine, grande puissance monétaire.

Enfin, les événements récents au Japon nous démontrent encore l’importance de la coordination internationale en matière de taux de change. L’action du G7, chère Christine, sur le yen a permis de contrer une spéculation déconnectée des fondamentaux qui menaçait d’accroitre les difficultés de nos amis Japonais alors qu’ils sont confrontés à des événements d’une rare gravité. C’était inadmissible, ce qui s’est passé.

Les interventions concertées constituent un moyen de sauvegarde indispensable du système monétaire international contre les déviations et la volatilité excessive. C’est bien sûr un instrument de dernier recours, mais il n’est efficace que s’il est utilisé de façon coordonnée.

Le G7 existe pour cela. Mais la Chine ne fait pas partie du G7. Et est-il normal que nous n’ayons pas une instance où toutes les grandes puissances monétaires pourraient parler ensemble du système monétaire international ? Est-ce qu’il n’est pas venu le temps de l’imaginer ?

Mesdames et Messieurs,

Afin que 2011 puisse marquer une étape décisive dans la réforme du système monétaire international, la présidence française du G20 attend beaucoup de vos débats. J’ai bien conscience que nous ne résoudrons pas tous les problèmes en un an, et le Vice-Premier ministre a raison, mais nous devons avancer dès aujourd’hui si nous voulons éviter de nouvelles crises ou de nouveaux sommets où les pays en excédent s’opposent aux pays en déficit, où les pays en déficit dénoncent les pays en excédent. Qu’est-ce qu’il y a à attendre de ces discussions ? Rien. Rien, si ce n’est de nouvelles crises. Le G20 de Séoul nous a confié un mandat, dont je suis comptable en tant que président du G20. Je sais que c’est difficile, je sais qu’on ne réforme pas un système qui date de Bretton Woods comme cela, mais, Mesdames et Messieurs, si on ne s’en occupe pas, personne ne s’en occupera. Si on ne le fait pas maintenant, ce sera encore beaucoup plus difficile de le faire demain. Mettons-nous d’accord sur un diagnostic, commençons à travailler ensemble et c’est parce que nous coordonnerons nos politiques que nous pourrons respecter notre souveraineté sur nos économies. Et c’est parce qu’il n’y aura pas de coordination qu’il y aura la pression de la spéculation et des crises, et que c’est là, alors, que sera mise en cause la souveraineté sur nos économies. Vous le voyez, la France fixe à votre séminaire une grande ambition, mais la qualité de la participation, je suis sûr, permettra d’obtenir de grands résultats.

Je vous remercie.

Début de la construction du Disneyland de Shanghai

Ajouté au 06/04/2011 par SHI Lei

La construction du Disneyland de Shanghai devrait démarrer le 8 avril, a indiqué samedi une source locale.

L’accord pour ce projet a été signé en novembre 2010. Le nouveau parc de loisirs sera le premier Disneyland dans la partie continentale de Chine, et le 4e en dehors des Etats-Unis, après Paris, Tokyo et Hong Kong.

Le montant de la première phase du projet devrait atteindre 24,5 milliards de yuans (3,74 milliards de dollars), a indiqué le maire de Shanghai, Han Zheng.

Selon des rapports précédents, 116 hectares de terrain ont été attribués pour la construction de ce Disneyland qui sera situé dans le nouveau district de Pudong.

L’assureur-crédit français Euler Hermes accélère ses investissements en Chine (INTERVIEW)

Ajouté au 28/03/2011 par SHI Lei

Le premier assureur-crédit français Euler Hermes accélérera ses investissements en Chine, en signant un accord de coopération avec le groupe China Pacific Insurance Corporation (CPIC), a déclaré son président Wilfried Verstraete dans une interview accordée lundi à Xinhua.

Dans le dernier plan de développement quinquennal, adopté il y a quelques semaines par le Parlement chinois, “on voit que la stratégie est de développer la demande interne en Chine” en parallèle aux exportations, qui restent un moteur important pour la croissance de l’économie chinoise, a remarqué M. Verstraete.

Dans ce contexte, le potentiel du marché domestique de l’assurance-crédit en Chine est “considérable”, a observé M. Verstraete, qui avait signé l’accord de coopéraiton jeudi à Shanghai avec Wu Zongmin, président de China Pacific Property Insurance Corporation, une filiale du groupe CPIC.

Le taux de pénétration de l’assurance-crédit en Chine est encore très faible, il est seulement de 0,14%, selon les chiffres fournis par le gouvernement chinois. Plus précisément, le volume des échanges commerciaux domestiques s’établissement à 12.137 milliards d’euros en Chine, mais le chiffre d’affaires assuré n’a atteint que 17,4 milliards d’euros.

Selon M. Verstraete, le taux de pénétration de l’assurance-crédit est de 15% à 20% en Europe, un marché plus développé.

“L’objectif de cet investissement est de participer au développement du marché chinois de l’assurance et d’ouvrir la voie à des accords de coopération sur ce marché, qui enregistre la plus forte croissance au monde”, a-t-il dit.

“Notre ambition est très claire. Nous voulons être le numéro un sur le marché de l’assurance-crédit domestique chinois. Nous sommes le numéro un mondial, nous voulons l’être aussi en Chine”, a-t-il dit. “Et nous partageons cette volonté avec le groupe CPIC. ”

Euler Hermes a dégagé un chiffre d’affaires consolidé de 2,15 milliards d’euros en 2010. Près de 70% de ce chiffre d’affaires est réalisé en l’Europe et aux Etats-Unis.

En Chine, Euler Hermes apportera sa capacité de réassurance et son expertise de la souscription des risques de crédit commercial, tandis que le groupe CPIC offrira sa connaissance du marché et ses réseaux de distribution.

“Ce partenariat permettra de nous développer de façon beaucoup plus efficace, et beaucoup plus rapide que si nous essayions de faire tout seul”, a avoué M. Verstraete, ajoutant que son groupe connaît CPIC à travers la participation du groupe Allianz au capital de l’assureur chinois.

La compagnie d’assurance allemande Allianz, maison mère d’Euler Hermes, détient 2,8% du capital du groupe CPIC, qui représentent 10,4% des actions cotées à la bourse de Hong Kong.

M. Verstraete a reconnu que le grand défi pour son groupe consisterait à “avoir autant d’informations financière que possible des entreprises chinoises actives dans le marché domestique chinois”, et à “construire un réseau d’informations qui nous permettra de connaître le plus grand nombre d’entreprises pour offrir une couverture de notre future clients”.

La baguette française se répand progressivement sur le marché chinois

Ajouté au 28/03/2011 par SHI Lei

Un dimanche matin de mars une queue se forme devant le rayon boulangerie d’un supermarché à Beijing. Les gens achètent du pain fraîchement sorti du four. Le fait notable est que plusieurs d’entre-eux ont acheté une longue baguette française.

“La première fois que j’ai acheté une baquette j’étais curieuse de son apparance, car cela ressemble à un grand bâton”; a dit Madame Yang qui achète du pain pour sa famille, “Je trouve quand même cela bon, donc j’achète de temps en temps de la baguette pour diversifier notre nourriture”.

Le vendeur du rayon a indiqué à l’Agence de presse de Xinhua que les baguettes se vendaient “plutôt bien”, en général plus de 40 baguettes sont vendues par jour.

Ces dernières années, les produits associés à la France ont gagné la faveur des Chinois : la haute couture, le parfum, ainsi que la gastronomie française sont très prisés en Chine et la culture boulangère française symbolisée par la baguette, se développe progressivement au sein de la population chinoise.

Selon Jia Qingping, responsable du Club des boulangers et pâtissiers de Beijing, la baguette française est entrée en Chine il y a très longtemps, mais auparavant elle se vendait seulement dans les hôtels étoiles et les restaurants français. Ce n’est qu’en 1995, avec l’ouverture de la première filiale de Carrefour à Beijing que ce genre de pain a été connu par la masse populaire.

Quinze ans après, la plupart des boulangeries en Chine ont commencé à fabriquer et vendre de la baguette. Une boulangère chinoise à Bejing a révélé qu’elle vendait généralement entre 40 et 50 baguettes par jour, par rapport à la vente quotidienne d’environ 300 Laopobing (une sorte de gâteau chinois), son produit le plus compétitif.

Actuellement, la baguette sert plutôt de décoration dans la plupart des boulangeries en Chine, car la masse populaire ne connaît pas très bien le pain français et n’a pas l’habitude d’en acheter. “Mais la baguette est déjà très répandue à Taiwan, c’est un produit compétitif là-bas”, a indiqué Kang Hengping, secrétaire de l’Association de l’industrie de boulangerie-pâtisserie de Chine.

L’artisan boulanger français Jérôme Bruet, qui travaille dans ce secteur depuis 20 ans, a donné sa propre explication de ce phénomène, “la qualité des baguettes sur le marché chinois est à peine satisfaisante, il y a des améliorations à faire”.

Selon M.Bruet, en raison “du mauvais choix de farine, de l’utilisation d’additifs et du manque de connaissance des techniques de panification”, les baguettes sont en Chine souvent “très sèche et ont une croûte dure”, ce qui limite sa popularisation.

“La baguette représente une image de la France, mais n’est pas un produit qui a un réel intérêt pour la consommation chinoise, sauf si on la fait vraiment bien et que l’on explique aux clients lA façon de la consommer”, a t-il ajouté.

M.Bruet a confectionné du pain pour Nicolas Sarkozy, lors de sa visite officielle en Chine en 2007. Très ambitieux, il projette maintenant de transférer son commerce en Chine, ” la Chine est un énorme marché, mais le pain contient souvent des matières grasses, je voudrais apporter aux Chinois un pain français bon pour la santé avec une valeur nutritive”.

Avec la globalisation du marché chinois et l’augmentation des revenus de la population, tous les produits boulangers ou pâtissiers de qualité ont de belles perspectives, “le marché chinois est actuellement ouvert à ces produits-là”, a conclu le secrétaire de l’Association.

Accord entre Euler Hermes et un assureur chinois pour coopérer en assurance-crédit

Ajouté au 28/03/2011 par SHI Lei

Le premier assureur-crédit français Euler Hermes a annoncé lundi avoir signé un accord avec le groupe China Pacific Insurance Corporation (CPIC) pour forger un partenariat en matière de l’assurance-crédit sur le marché chinois.

Par cet accord de coopération et de réassurance, Euler Hermes et CPIC “s’allient pour offrir aux entreprises chinoises une solution dédiée de transfert du risque pour leurs créances commerciales”, a déclaré l’assureur-crédit français dans un communiqué.

Les entreprises chinoises “ont la possibilité de livrer leurs clients tout en bénéficiant d’une assurance-crédit qui les indemnisera en cas de défaillance de leurs partenaires et de non paiement des factures”, précise le communiqué.

“Euler Hermes accélérera ses investissements en Chine”, a indiqué son président Wilfried Verstraete, dans une interview accordée à Xinhua.

“L’objectif de cet investissement est de participer au développement du marché chinois de l’assurance et d’ouvrir la voie à des accords de coopération sur ce marché, qui enregistre la plus forte croissance au monde”, a expliqué M. Verstraete.

Dans le cadre du partenariat, Euler Hermes apporte sa capacité de réassurance et son expertise de la souscription des risques de crédit commercial, tandis que CPIC apporte sa connaissance du marché chinois et ses réseaux de distribution qui couvrent la Chine continentale.

Numéro un mondial de l’assurance-crédit, Euler Hermes est l’un des leaders de la caution et du recouvrement de créances commerciales. Avec plus de 6.000 salariés présents dans plus de 50 pays, le groupe français offre une gamme complète de services pour la gestion du poste clients. Il avait enregistré un chiffre d’affaires consolidé de 2,15 milliards d’euros en 2010.

CPIC a son siège à Shanghai. Ses 74.000 salariés et 300.000 agents fournissent un éventail de solutions de prévention des risques, conseils financiers et de gestion d’actifs.

Le groupe allemand Allianz, maison mère d’Euler Hermes, détient 2,8% du capital du groupe CPIC, qui représentent 10,4% des actions cotées à la bourse de Hong Kong.

PDG de Saudi Aramco : la demande chinoise en pétrole n’est pas un fardeau pour l’approvisionnement mondial

Ajouté au 28/03/2011 par SHI Lei

« La demande croissante de la Chine en pétrole ne pèsera pas sur l’approvisionnement mondial. En revanche, cela contribuera à promouvoir les investissements essentiels dans le secteur pétrolier pour renforcer l’efficacité et la capacité », a déclaré le 21 mars Khalid A. Al-Falih, PGD de Saudi Aramco.

Khalid A. Al-Falih, président du géant saoudien du pétrole géré par l’État, s’est exprimé lors du Forum du développement de la Chine 2011 qui s’est tenu à Beijing. Il a indiqué qu’il est injuste d’isoler l’impact de la demande de la Chine sur les marchés mondiaux du pétrole.

« Je crois que la demande chinoise peut compenser la baisse de la consommation dans les pays de l’OCDE, et il est essentiel d’encourager les investissements nécessaires dans l’exploration ainsi que la production de pétrole, le raffinage et la capacité de transport, ce qui profite en fin de compte à tous les consommateurs », a-t-il souligné.

« Avec ses besoins croissants en énergie, l’industrie pétrolière se tourne vers la Chine comme principale source de croissance. Il y a donc une relation mutuellement bénéfique et stratégiquement importante entre la Chine et les producteurs de pétrole du monde », a-t-il noté.

Il a exprimé qu’il croyait que la Chine pourrait être un investisseur mondial de ressources naturelles, ainsi qu’un pays au premier rang mondial dans l’ingénierie, le développement technologique, les services industriels et la gestion de projet.

Il a ajouté qu’avec l’extension des capitaux et le savoir-faire industriel sur les marchés étrangers, la Chine va non seulement aider à diversifier son économie, mais aussi sécuriser ces marchés par les biens et les services chinois.

« Cela permettrait d’améliorer l’intégration économique mondiale et de promouvoir la stabilité économique, en favorisant une sorte de communauté mondiale harmonieuse », a-t-il souligné.

Il pensait que la Chine serait la meilleure pour poursuivre la sécurité énergétique, promouvoir le développement durable et un développement économique équilibré, et protéger son environnement naturel grâce à un portefeuille énergétique diversifié convenablement complété par les énergies renouvelables et alternatives.

Le forum s’est déroulé de samedi à lundi à Beijing sous le thème « La transformation de mode de croissance de la Chine ». Des centaines d’experts travaillant dans différents domaines en Chine et à l’étranger se sont réunis pour partager leurs opinions sur le développement chinois.

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