Visite officielle à Chengdu de l’Ambassadeur de France en Chine

Ajouté au 20/06/2011 par SHI Lei

Inauguration des nouveaux locaux de l’Alliance française de Chengdu 16 juin 2011

Madame Sylvie Bermann, Ambassadeur de France en Chine, s’est rendue pour la première fois depuis sa prise de fonctions, le 8 mars dernier, en visite officielle à Chengdu. Durant sa visite, elle a inauguré les nouveaux locaux de l’Alliance française (AFC), dont elle est la Présidente d’honneur.

Grâce à un important investissement, ce magnifique espace, de plus de 1300 m², comprenant des salles de classes modernes, une médiathèque et un espace d’exposition, est non seulement une vitrine pour la France et la Francophonie, mais également un beau symbole de l’amitié sino-française au cœur du Sichuan.

Après un entretien avec le Président de l’Université des sciences et des technologies électroniques de Chine (UESTC), partenaire de l’AFC, l’Ambassadeur et le Président Wang ont échangé leurs discours, puis dévoilé une plaque symbolique des nouveaux locaux, le tout en présence d’un public nombreux rassemblant la majorité des Français vivant à Chengdu, mais aussi un bon nombre d’étudiants chinois passionnés de la France et de la culture française.

Lors d’une rencontre avec la presse, durant laquelle les journalistes des principaux media de Chengdu et de la province du Sichuan se sont montrés particulièrement intéressés par le « parcours chinois » de l’Ambassadeur, celle-ci a rappelé quelques-uns de ses premiers souvenirs en Chine y compris à Chengdu, dont elle se souvenait comme d’une ville chinoise aux maisons basses traditionnelles et aux si charmantes maisons de thé. Mme Bermann s’est aussi dite très impressionnée par le dynamisme d’une ville moderne en pleine expansion et dont la population jeune a conservé le goût des activités en extérieur, tout comme les générations précédentes.

Mme Bermann a enfin pu mettre en exergue la solidité du partenariat entre l’Alliance française de Chengdu et l’UESTC, et plus largement entre cette Université prestigieuse et la France, qui repose avant tout sur des coopérations scientifiques et sur la recherche, et qui augure bien d’un avenir enrichissant pour les étudiants des deux pays.

La Compagnie Adrien M introduit le cirque contemporain en Chine

Ajouté au 20/06/2011 par SHI Lei

En marge du festival Croisements 2011, un nouveau genre d’art, le nouveau cirque, sera présenté en Chine. Le 19 juin à Beijing, Adrien Mondot donnera avec sa compagnie Adrien M un spectacle intitulé Cinématique devant le public chinois.

Le nouveau cirque, ou plutôt cirque contemporain, est un art qui mélange à la fois danse, musique, art numérique ou encore théâtre. Selon Adrien Mondot, la qualité la plus importante pour ceux souhaitant se lancer dans cet art est la créativité. « Il faut toujours essayer de remettre en questions les principes », a indiqué Adrien Mondot lors d’une interview exclusive accordée à China.org.cn.

Cinématique, une étude des mouvements

Le spectacle Cinématique a remporté en 2009 le grand prix du jury dans le cadre de la compétition internationale « danse et nouvelles technologies » organisée par le festival Bains Numériques. Pourtant, la compagnie Adrien M ne cesse de s’améliorer. Selon Adrien Mondot, la version 2009 n’était qu’une « maquette du spectacle ». « Après, on a travaillé pendant un an jusqu’en 2010, et on a fabriqué le spectacle complet », révèle-t-il. « On pense que le spectacle est suffisamment universel pour être apprécié également par des publics très différents aux quatre coins du monde. »

« Cinématique est l’étude du mouvement ». Il s’agit d’une discipline scientifique utilisant la technologie numérique. Pour Adrien Mondot, les émotions et les mouvements sont primordiaux. Le mouvement est un rapport entre objets et corps.

Quand le nouveau cirque arrive en Chine…

Le nouveau cirque étant encore une discipline relativement nouvelle pour les artistes chinois, Adrien Mondot leur donne un conseil : il faut simplement être ouvert. Ne pas imaginer ce que va être le spectacle. Il faut partir d’une feuille blanche et vierge de toute idée.

À l’occasion de cette tournée en Chine, la compagnie Adrien M a visité plusieurs villes à travers le pays, notamment Beijing, Guangzhou et Chongqing. Quant à la réaction du public chinois, Adrien Mondot est confiant. « Je crois qu’ils (les spectateurs chinois) sont très surpris. J’ai l’impression qu’ils ont bien aimé. Souvent, il y a un grand silence dans la salle et beaucoup d’applaudissements à la fin », a-t-il expliqué à China.org.cn.

La Chinafrique: révélateur des limites culturelles de l’entreprise chinoise

Ajouté au 20/06/2011 par SHI Lei

Depuis plusieurs années la Chine se positionne en Afrique. Notre partenaire Chloé Ascencio nous explique le changement de la perception africaine face à la présence chinoise.

Après avoir été perçus commes les “sauveurs” de l’Afrique qu’ils ont arrosée d’argent sous forme de dons, de prêts à taux zéro et bien sûr de troc (par exemple au Congo: 6 milliards de dollars d’infrastructures médicales contre 10 millions de tonnes de cuivre et 400 000 tonnes de cobalt), les relations-sino-africaines commencent à se dégrader.

C’est très intéressant à observer car l’Europe aussi, à commencer par la Grèce et le Portugal, bénéficiera de plus en plus de ces investissements et découvrira aussi le revers culturel de la médaille.

Aujourd’hui la Chine importe 35% du pétrole africain et construit à tour de bras dans 35 pays de ce continent. Ainsi en Angola où j’ai vécu et travaillé, les Chinois (70 000!) ont indéniablement amélioré les équipements publics, construisant 4000 km de route, des banlieues résidentielles à perte de vue, un nouvel aéroport etc…

Mais les entreprises chinoises qui profitent de ces financement publics (via les banques) et mènent ces projets fonctionnent exactement comme en Chine sans s’adapter du tout au contexte local.

Contrairement à ce qu’elles sont contraintes de faire en Europe (et qui les décourage d’y investir plus) elles ne respectent pas en Afrique les lois du travail et les règles de sécurité. Elles exportent leur “culture d’entreprise” fondée sur le rapport de force et aussi leurs ouvriers, 30% moins chers qu’en local.

Dans les mines de Zambie, les salaires sont inférieurs à la moyenne et les équipements de sécurité dégradés. Des accidents graves se succèdent faute de ventilation des conduits. Impossible de négocier: les managers chinois ne parlent pas anglais (disent-ils). En octobre 2010, ils ont tirés sur des mineurs grévistes…gloups!

En Afrique du Sud les industriels chinois ont considéré que le salaire minimum est trop élevé pour que leurs usines soient rentables. Elles peuvent compter sur une main d’oeuvre prête à tout pour avoir un emploi.

Or les entreprises chinoises créent peu d’emploi, ainsi le projet de restauration du chemin de fer angolais emploierait 160 Chinois contre 60 Angolais, une proportion qui illustre bien le peu d’estime des Chinois pour la capacité de travail des Africains, et qui leur évite en outre l’effort de s’adapter à leurs valeurs, leurs comportements et de les former.

Or cet effort, les entreprises pétrolières opérant en Afrique sont forcées de le faire par les politiques de “localisation” de leur main-d’oeuvre que leur imposent des Etats africains. Contraintes qui ne s’imposent pas aux Chinois…

Les Africains s’aperçoivent que parfois le “deal” n’est pas “fair” quand les hôpitaux se fissurent dès leur inauguration et que le goudron des routes est si fin qu’il ne résiste pas aux premières pluies.

Le management interculturel n’intéressera pas les Chinois tant qu’ils seront ultra dominants dans le rapport de force, pourvoyeurs d’argent frais et de BTP à prix cassés.

Et c’est la logique de l’Histoire: les entreprises occidentales n’ont commencé à intégrer la “dimension culturelle” que lorsqu’elles ont été obligées de prendre en considération les attentes de leurs partenaires et salariés des filiales étrangères (notamment Moyen-Orient, Chine et Inde), parce que ces dernières devenant “stratégiques” et que le rapport de force s’inversait.

Colloque franco-chinois sur les transports ferroviaires et urbains

Ajouté au 20/06/2011 par SHI Lei

Intervention du Consul général de France à Chengdu – le 13 juin 2011
Messieurs les Directeurs adjoints de la Commission des Transports de Chengdu,

Monsieur le Directeur de la recherche de l’Institut de Recherches et de Développement des Transports de Chengdu,

Monsieur le Directeur adjoint de l’Institut de Design et d’Architecture du sud-ouest,

Mesdames et Messieurs les représentants des entreprises et des administrations chinoises,

Messieurs les représentants de la délégation française,

C’est un grand plaisir pour moi que d’inaugurer ce matin cette deuxième édition du colloque franco-chinois sur les transports ferroviaires et urbains à Chengdu, la première édition ayant eu lieu en 2007.

Il paraissait en effet nécessaire, important et utile au bout de quatre ans de renouveler l’exercice, pour plusieurs raisons :

– premièrement, parce que la mobilité et les transports urbains sont au cœur du développement économique des grandes métropoles et un facteur essentiel à la croissance d’un pays. Le gouvernement chinois l’avait bien compris en faisant du développement des transports urbains l’une des priorités du XIème plan quinquennal. Avec le 12ème plan, ces mêmes autorités ont renouvelé leur souhait de doter les grandes villes chinoises de réseaux de transports performants afin de décongestionner les centres-villes, en mettant désormais l’accent sur la nécessité que ce développement soit respectueux de l’environnement. Le projet de construction du métro de Chengdu illustre parfaitement cette politique volontariste. A terme, la ville disposera d’un réseau comprenant plus de 250 kms de lignes, permettant aux citoyens de Chengdu d’être moins dépendants de leurs voitures, et ainsi de désengorger le centre-ville et de réduire la pollution.

– deuxièmement, parce que ce secteur des transports fait aujourd’hui partie intégrante des grands partenariats industriels structurants, au même titre que le nucléaire, l’aéronautique ou le spatial, que la Chine et la France ont décidé de mettre en place, dans le respect du principe de bénéfice réciproque et de développement commun. Ceci a été rappelé dans la déclaration conjointe franco-chinoise sur le renforcement du partenariat global stratégique du 4 novembre 2010.

– troisièmement, parce que les entreprises françaises du secteur des transports sont aujourd’hui à la pointe de la technologie, aussi bien dans la recherche que dans le développement et la mise en place de réseaux de transports urbains rapides, performants, écologiques et innovateurs dont les meilleurs exemples sont les villes principales et secondaires de France, équipées en métro automatisés, en tramways esthétiques et silencieux, en trains légers et en systèmes de bus rapides (BRT : Bus Rapid Transit). De par leur expérience solide en France, à l’international et pour la plupart d’entre elles en Chine, les entreprises ici présentes sont à même de proposer des solutions innovantes aux problèmes qui se posent aujourd’hui dans les grandes agglomérations chinoises et leurs spécialités sont vos priorités !

Le XIIème plan quinquennal visant à pousser encore plus loin le développement de l’ouest de la Chine, dont Chengdu est un point stratégique, je suis donc pleinement convaincu que ce colloque sera l’occasion pour la France et pour la ville de Chengdu d’initier de nouveaux partenariats visant à l’amélioration de la mobilité et des transports, clé de voute de la croissance économique de Chengdu.

Je ne voudrais pas conclure sans avoir souhaité la bienvenue à Chengdu aux représentants des neuf entreprises et organismes français qui ont fait le déplacement : Il s’agit du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement, de la Délégation interministérielle à l’Aménagement du Territoire et à l’Attractivité Régionale (DATAR), d’ALSTOM, d’EA-DC, de SAFE RAIL de LEVIDAC, de FAIVELEY, de KEOLIS et de SAFT. Je remercie également les organisateurs de ce colloque, UbiFrance et la Commission des transports de la municipalité de Chengdu.

Je vous souhaite à tous un excellent colloque et une excellente journée !

La visite du Premier ministre chinois en Europe aura pour but de promouvoir la communication et la coopération

Ajouté au 20/06/2011 par SHI Lei

Le Premier ministre chinois Wen Jiabao va visiter prochainement trois pays européens, et cette visite vise à promouvoir la communication et la coopération, a déclaré vendredi le ministère chinois des Affaires étrangères.

“La visite du Premier ministre Wen en Europe sera une mission diplomatique importante cette année, visant à promouvoir la communication et la coopération”, a déclaré la vice-ministre chinoise des Affaires étrangères Fu Ying, lors d’un point de presse vendredi.

Wen Jiabao effectuera une tournée de visites en Hongrie, au Royaume-Uni et en Allemagne, du 24 au 28 juin.

Son séjour en Hongrie -la première visite d’un Premier ministre chinois en 24 ans- se focalisera sur le renforcement de la coopération essentielle, a indiqué Mme Fu.

M. Wen s’entretiendra avec son homologue hongrois Orban Viktor et rencontrera d’autres dirigeants hongrois.

Après la Hongrie, M. Wen s’envolera vers le Royaume-Uni pour sa quatrième visite dans ce pays. Il aura des entretiens avec son homologue britannique David Cameron et inspectera plusieurs projets de coopération sino-britannique.

“Ils vont explorer la possibilité de coopération dans de nouveaux domaines, tels que les finances, les infrastructures et les technologies”, a poursuivi Mme Fu.

Le renforcement de la compréhension constitue un autre aspect important de la visite du Premier ministre chinois, car les deux pays ont des conditions nationales et des points de vue différents sur les questions internationales, a-t-elle affirmé.

La Chine et l’Allemagne devraient lancer un mécanisme de consultation à l’usage des gouvernements des deux pays durant le séjour de M. Wen à Berlin, et des ministres assisteront à la cérémonie de lancement.

“Le lancement de ce mécanisme de consultation signifiera beaucoup pour les relations sino-allemandes et il reflète le niveau relativement élevé des relations bilatérales”, a estimé Mme Fu.

Le Premier ministre Wen Jiabao rencontrera des dirigeants allemandes et il assistera au 6ème Forum de coopération économique et technologique Chine-Allemagne durant sa visite.

Conférence sur les villes durables et Cocktail « Club France Développement Durable »

Ajouté au 20/06/2011 par SHI Lei

 

M. Simon Rodriguez Pages, architecte et maître assistant à l’école
d’architecture de Paris Val de Seine est cofondateur de l’entreprise
d’architecture « Ateliers 234 » – fondée sur l’héritage de 3 agences.
234 s’intéresse, à travers la fabrication d’édifices et d’espaces
publics, au développement durable de la ville.

M. Zou Huan, Directeur adjoint de l’Ecole d’architecture de Qinghua.
Il a suivi le programme présidentiel « 150 architectes, urbanistes et
paysagistes chinois en France » puis a consacré son mémoire de thèse
aux questions de préservation et de rénovation du patrimoine en Chine.

La conférence sera suivie d’un cocktail de « Club France Développement
Durable », sous-groupe du « Club France », le réseau des anciens
diplômés chinois de France créé en 2008 à l’initiative de l’Ambassade
de France.

Lancé en septembre dernier « Club France Développement Durable » a
pour but de développer les liens personnels et professionnels entre
les anciens diplômés chinois de France travaillant aujourd’hui dans
les métiers de l’environnement, de l’énergie, de l’architecture et de
l’urbanisme.

Cette conférence vous est présentée dans le cadre d’un cycle de conférences sur l’environnement.

L’ambassade de France en Chine inaugure en 2011 un cycle de
conférences dédié à l’environnement. Destinées au grand public, ces
conférences ont pour objectif de sensibiliser les citoyens aux enjeux
environnementaux et de favoriser les échanges d’expérience entre la
France la Chine. La première conférence du cycle, consacré au droit de
l’environnement, a rassemblé fin avril près de 70 personnes à
l’Institut français.

Le Tibet de nouveau fermé aux étrangers

Ajouté au 20/06/2011 par SHI Lei

Les autorités chinoises ont fermé le Tibet aux touristes étrangers jusqu’à fin juillet. C’est la deuxième fois cette année, qui marque le soixantième anniversaire de la «libération pacifique» de la région par Mao.

Les autorités chinoises ont fermé le Tibet aux touristes étrangers jusqu’à fin juillet, a-t-on appris auprès de voyagistes en Chine. C’est la deuxième fois cette année, qui marque le soixantième anniversaire de la «libération pacifique» de la région.

«Pour le moment nous ne laissons pas entrer de touristes étrangers», a déclaré, par téléphone depuis Lhassa, un employé du China Travel Service, qui a précisé avoir reçu une instruction d’agir ainsi jusqu’au 26 juillet. Une autre agence de voyage a confirmé la fermeture. Le bureau régional du tourisme n’a lui pas souhaité s’exprimer.

Le journal d’Etat «Global Times» a de son côté cité le gérant d’un site internet de tourisme, basé à Lhassa, qui a indiqué qu’il n’accepterait pas de touristes étrangers jusqu’à mi-août en raison de «problèmes de sécurité».

Pour se rendre sur le Toit du monde, les touristes étrangers doivent habituellement voyager en groupe et obtenir un laissez- passer spécial, en plus du visa chinois.

Développement progressif de la démocratie au sein du Parti communiste chinois avec des essais à la base

Ajouté au 13/06/2011 par SHI Lei

18 mars 2010 : l’élection directe d’un secrétaire adjoint du comité de travail du Parti pour le quartier de Guqiao dans la ville de Huaying de la province du Sichuan. Les membres du Parti mettent leur bulletin tour à tour dans l’urne.

De 2011 à 2012 auront lieu des élections de mandat dans les comités du Parti à quatre échelons : provinces, villes, districts et cantons. Dans certaines régions où les élections ont déjà commencé, une série d’essais de réforme comme la recommandation publique et l’élection directe, la mise en place du système permanent du congrès du Parti au niveau du district, montrent une grande vitalité. L’exploration du PCC pour étendre la démocratie au sein du Parti avance de manière ordonnée.

« Si l’on concrétise consciencieusement le système électoral au sein du Parti et le système permanent du congrès du Parti, les membres seront mobilisés et tout le Parti en sera inspiré », a déclaré Cai Xia, professeur du service de l’enseignement et l’étude sur la construction du Parti de l’École centrale du Parti. Les essais menés sur la démocratie au sein du Parti dans différentes régions reflètent une volonté de réforme progressive.

L’élection du secrétaire et de son adjoint par recommandation publique directe pour un nouveau mandat du comité du Parti à l’échelon du canton, est un essai lancé par le PCC au cours de la dernière décennie. En 2001, le district de Pingchang de la province du Sichuan a conduit en premier cet essai. Aujourd’hui, la recommandation publique et l’élection directe sont devenues un point d’attrait de la construction démocratique à la base.

Les nouvelles formules, comme « réformer le système électoral au sein du Parti et améliorer le système de nomination des candidats et les méthodes électorales », « populariser les méthodes consistant à allier la proposition ouverte des membres du Parti et des masses populaires avec la recommandation de l’organisation du Parti de l’échelon immédiatement supérieur pour choisir les membres de l’équipe dirigeante d’une organisation du Parti de base », fournissent une « feuille de route » et un « guide » pour le développement ordonné de la démocratie au sein du Parti, selon Li Liangdong, professeur de l’École centrale du Parti, en citant le rapport du XVIIe Congrès du PCC.

Depuis l’ère de réforme et d’ouverture, le PCC s’est engagé dans la pratique et l’exploration de l’extension de la démocratie en son sein. Dans « Quelques règles sur la vie politique au sein du Parti » adopté lors de la cinquième session plénière du XIe Comité central du PCC, il est stipulé que « l’élection doit comprendre un nombre de candidats supérieur à celui des postes à pourvoir ». Au XIIIe Congrès du PCC, l’élection sélective a été appliquée pour la première fois pour choisir les membres du Comité central du PCC, les membres suppléants et les membres de la Commission centrale de Contrôle de la discipline. Par la suite, une série de documents comme le Règlement sur les élections dans les organisations locales du Parti communiste chinois ont été publiés. La mise en place de nombreux systèmes a permis le développement progressif de la démocratie au sein du Parti, et la promotion de la prise de décision scientifique et démocratique.

Selon Cai Xia, l’expérience et les leçons de l’Histoire montrent que le développement de la démocratie est lié à la survie et au développement du Parti, ainsi qu’à la situation politique du Parti et de l’État, mais aussi à l’avenir de la Chine.

D’autres essais positifs effectués par le PCC pour élargir la démocratie comprennent la présentation du travail régulier par le Comité permanent et l’ouverture des affaires du Parti.

Après une pratique de plusieurs années, les résultats de la construction démocratique traduisent progressivement leur valeur, et revêtent une grande signification pour mobiliser les membres du Parti, renforcer la supervision et assurer le bon fonctionnement du pouvoir, selon Li Liangdong.

Le rapport du XVIIe Congrès du PCC stipule que « nous chercherons à faire progresser la démocratie populaire grâce à l’élargissement de celle au sein du Parti, ainsi qu’à favoriser la cohésion du Parti et l’harmonie sociale ».

La démocratie au sein du PCC, parti au pouvoir de la Chine, aura une influence directe sur le processus démocratique du pays, selon Li Liangdong. Dans la nouvelle période historique, il convient que le PCC trouve une nouvelle méthode de gouvernance qui permette de combiner la direction du Parti avec la démocratie populaire.

Les supermarchés de Shanghai s’équipent de contrôles qualité express

Ajouté au 13/06/2011 par SHI Lei

Des administrateurs commerciaux ont annoncé hier que des zones de contrôle qualité rapide ont été installées dans la plupart des grandes surfaces de Shanghai. Celles-ci permettront de détecter en dix ou vingt minutes la présence de pesticides et de clenbutérol, un additif illégal parfois utilisé dans l’élevage du porc.

Les contrôles seront effectués sur les fruits et légumes, les produits laitiers et la viande, a souligné le Bureau administratif de l’industrie et du commerce de Shanghai. Les zones de test sont équipées de kits contenant des réactifs chimiques. Le personnel qualifié prélèvera un échantillon et y déposera quelques gouttes d’agents réactifs pour voir quelle réaction se produit. Cela indiquera s’il existe ou non un problème.

Le Bureau a expliqué que les grandes surfaces formeront elles-mêmes les contrôleurs. Les consommateurs peuvent également demander un test sur les produits qu’ils souhaitent acheter. Le Bureau a également lancé des patrouilles de véhicules de contrôle dans la ville pour permettre des inspections spontanées à tout moment.

Les responsables ont assuré que les producteurs ou vendeurs ne seraient pas punis en fonction des résultats de ces tests. Si un problème est révélé, des échantillons seront envoyés à un laboratoire pour des examens complémentaires.

Hier également, le bureau a annoncé qu’un nouveau système de vente d’aliments approchant leur date d’expiration avait été mis en place. La plupart des marchés de la ville proposeront désormais ces produits dans une zone spéciale et indiqueront clairement aux clients que la nourriture est proche de sa date limite de consommation. Auparavant, ces produits étaient vendus à prix réduit sans explication.

Christine Lagarde : le FMI contribuera à l’internationalisation de la monnaie chinoise

Ajouté au 13/06/2011 par SHI Lei

Le 9 juin, Mme Christine Lagarde, ministre française des Finances, rencontre des journalistes lors d’une conférence de presse à Beijing dans le cadre de sa visite en Chine du 8 au 9 juin. (Photo: ZHU Ying/China.org.cn)
« Le processus de l’élection du directeur du FMI doit être ouvert, transparent et sélectionner le meilleur sans se soucier de sa nationalité », a déclaré aujourd’hui Mme Christine Lagarde, ministre française des Finances, lors d’une conférence de presse à Beijing dans le cadre de sa visite en Chine du 8 au 9 juin.

Avant de se rendre en Chine, Mme Lagarde a visité le Brésil et l’Inde en quête de soutiens plus larges. Afin de favoriser sa candidature au poste de directeur général du Fonds monétaire international (FMI), elle a effectué une tournée des pays émergents.

Elle a rencontré à Beijing M. Wang Qishan, vice-premier ministre chinois, M. Zhou Xiaochuan, gouverneur de la Banque populaire de Chine, et M. Xie Xuren, ministre chinois des Finances. Ils ont abordé sa candidature, la réforme de l’institution, la conjoncture économique de la Chine, ainsi que le G20.

Concernant le soutien chinois à sa candidature au poste de directrice du FMI, Christine Lagarde déclare avoir un sentiment positif de son voyage en Chine, mais annonce que la décision « appartient aux autorités chinoises ». Elle précise qu’« il est encore trop tôt pour vendre la peau de l’ours ». Si elle est élue, elle compte être « avare en promesse et généreuse en résultats ».

Lors de la conférence de presse, elle a souligné l’importance de la réforme sur la gouvernance du FMI et la représentativité appropriée de ses membres, en particulier les pays actuellement sous-représentés comme la Chine. Selon elle, la réforme qui a déjà commencé devra être poursuivie et approfondie.

« La réforme du FMI devra suivre deux principes : l’inclusivité et la diversité », a-t-elle indiqué.

« La Chine n’était représentée que par 4 % au sein du FMI en 2008. Après la réforme, elle représentera 6,39 %. Si l’économie chinoise continue à croître et devient le pilote de la croissance mondiale, sa représentativité augmentera également. C’est la réforme continue du FMI que je défends », a fait savoir Mme Lagarde.

« Le FMI contribuera à l’internationalisation de la monnaie chinoise et aidera à faciliter le processus qui a déjà commencé. Mais de tels changements demanderont du temps », a répondu Christine Lagarde à une question de China.org.cn.

Elle a exprimé sa confiance sur les chances de succès de sa candidature, et a évoqué l’exemple de Li Na, première chinoise victorieuse d’un tournoi du Grand Chelem à Roland-Garros.

Elle s’est exprimée sur les atouts d’une candidature féminine : « D’abord, l’élection d’une femme est un symbole de la diversité en particulier dans un monde à forte dominance masculine. La diversité pour moi est l’un des attributs du Fonds, en même temps que son universalité. Deuxièmement, si j’étais élue, j’espère que cela donnerait à d’autres femmes la confiance et le courage d’accomplir ce qu’elles ont la capacité d’accomplir. »

Il s’agit de sa 26e visite en Chine. Elle se rendra demain à Lisbonne pour la conférence annuelle de la Banque africaine de développement, où elle rencontrera les représentants des pays africains.

Christine Lagarde a annoncé le 25 mai sa candidature au poste du directeur général du FMI et a obtenu le soutien des pays européens et du G8. Son seul concurrent, M. Agustin Carstens, gouverneur de la Banque centrale du Mexique, s’est rendu en visite au Brésil, en Argentine et au Canada. Il visitera l’Inde le 10 juin.

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