Présentation générale de la coopération dans le domaine de l’eau

Ajouté au 15/07/2011 par SHI Lei

L’accès à l’eau est devenu l’une des préoccupations majeures de la Chine. Elle ne possède en effet que 7 % des ressources en eau de la planète pour un cinquième de la population mondiale. La localisation de ces ressources est par ailleurs inégale : abondante dans le sud, elle manque dans l’ouest et le nord. Enfin, la qualité de l’eau est menacée par la pollution issue des rejets industriels, urbains et agricoles.
Afin de faire face à ces défis, la Chine mène d’importants travaux d’infrastructures et modernise ses modes de gestion de l’eau. Dans le but d’accompagner la Chine dans ce processus et de lui faire partager son expérience dans le domaine de l’eau, la France a conclu un accord de coopération avec la République populaire de Chine en décembre 2009.

Cet accord, cosigné par Dominique Bussereau, Secrétaire d’Etat chargé des transports, et Chen Lei, Ministre des ressources en eau, prévoit de développer des coopérations dans une dizaines de domaines d’intérêt commun comme la gestion intégrée et la protection des ressources en eau, la maîtrise des inondation et la lutte contre la sécheresse, la construction et la gestion des barrages, le développement de l’énergie hydroélectrique, ou l’impact du changement climatique sur les ressources en eau.

Dans le cadre de cet accord, deux coopérations ont été initiées en 2010.

Le premier projet porte sur la gestion de l’eau aux abords des centrales nucléaires

La grande majorité des centrales chinoises sont actuellement situées sur les zones littorales, mais la Chine envisage d’en construire également le long des fleuves. Afin de faire bénéficier la Chine de son expérience, le gouvernement français a invité une délégation chinoise du ministère des ressources en eau pour un voyage d’études en France en janvier 2011.

La seconde coopération franco-chinoise porte sur la gestion des bassins

Le bassin de la Hai a été désigné comme zone pilote de la coopération, son bassin s’étend sur 320 000 kilomètres carrés et couvre quatre provinces (Hebei, Shanxi, Henan, Mongolie intérieure) et deux municipalités autonomes (Pékin et Tianjin).

Le programme de coopération sino-européen sur la gestion des bassins

La France est par ailleurs impliquée dans le programme de coopération sino-européen sur la gestion des bassins qui bénéficie d’un financement de 25 millions d’euros pour la période 2007-2012. S

La coopération dans le bassin de la Hai

Ajouté au 15/07/2011 par SHI Lei

La coopération dans le bassin de la Hai
Paru le : 13 juillet 2011
 Dans le cadre de l’accord de coopération dans le domaine de l’eau signé le 21 décembre 2009 entre le Ministère de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement (MEDDTL) et le Ministère chinois des ressources en eau (le MWR), le bassin de la Hai a été désigné par la partie chinoise comme zone pilote pour la mise en place d’un projet de coopération franco-chinois.

La rivière Hai, longue de 1 400 km traverse 4 provinces (Hebei, Shanxi, Henan et Mongolie intérieure) et deux municipalités autonomes (Pékin et Tianjin) pour se jeter dans le Golf de Bohai. Son bassin, qui couvre une zone d’environ 320 000 km², souffre de sécheresse chronique, de pollution et de dégradation environnementale.

Elle associe du côté français le MEDDTL, l’Ambassade de France en Chine, l’Office international de l’eau et les agences de l’eau Seine Normandie et Rhône Méditerranée Corse, le Syndicat Interdépartemental de l’Assainissement de l’Agglomération parisienne et l’institution des Grands Lacs de Seine. Du côté chinois, participeront à la coopération, le Comité de Conservation de la Rivière Hai, la Municipalité de Tianjin, la province du Hebei, le Bureau de la protection des ressources en eau du bassin de la Hai, et le Bureau de gestion des ressources en eau de la rivière Luan.

 
Cérémonie de signature de l’accord de coopération dans le bassin de la Hai
Cérémonie de signature de l’accord de coopération dans le bassin de la HaiLa coopération (2011-2014) se déroulera en deux phases :

•Une première phase de dialogue jusqu’en mars 2012 d’environ un an permettant d’échanger sur le fonctionnement des institutions de bassin en France et en Chine et d’engager les premières formations,
•Une seconde phase de mise en œuvre d’actions concrètes sur un ou plusieurs sous-bassins.

La coopération sur la gestion de l’eau aux abords de centrales nucléaires

Ajouté au 15/07/2011 par SHI Lei

Dans le cadre de l’accord sur l’eau signé entre le MEDDTL et le MWR, la France et la Chine mènent une coopération sur la gestion de l’eau aux abords des centrales nucléaires.
Le développement de l’énergie nucléaire fait partie des priorités du gouvernement chinois. Le 12ème plan quinquennal, paru en mars 2011, prévoit ainsi l’accélération du développement de l’énergie nucléaire sur les zones littorales, la promotion de la construction de centrales nucléaires dans les provinces du Centre de la Chine et la mise en opération de centrales actuellement en construction afin d’atteindre fin 2015 une capacité nucléaire totale installée de 40 millions de kW.

En 2011, la Chine compte 13 réacteurs nucléaires en fonctionnement, ainsi que 28 réacteurs en construction. Si toutes les centrales sont pour le moment situées sur les zones littorales et utilisent l’eau de mer dans leur système de refroidissement, des projets de construction le long des fleuves sont à l’étude.

 Dans le but de faire bénéficier la Chine de son expérience en la matière, le gouvernement français a invité une délégation chinoise du MWR pour un voyage d’études en France en janvier 2011. La délégation était composée :

•du directeur général adjoint du bureau de développement global (MWR),
•du Directeur Général adjoint du Département des ressources en eau (MWR),
•du directeur adjoint du Centre de gestion des ressources en eau (MWR)
•d’un ingénieur supérieur du Centre de gestion des ressources en eau (MWR).
Sous l’égide de l’Autorité de Sureté Nucléaire (ASN), qui assure, au nom de l’Etat, le contrôle de la sûreté nucléaire en France, la délégation a notamment visité la centrale de Saint Laurent des Eaux, qui assure la coordination des rejets radioactifs des quatre centrales du Val de Loire et est confrontée à l’ensemble des problématiques liées aux centrales en bord de rivière. La délégation chinoise a par ailleurs eu des discussions approfondies avec les principaux acteurs compétents en France.

La participation de la France à la coopération européenne

Ajouté au 15/07/2011 par SHI Lei

Le programme sino-européen de gestion des bassins bénéficie d’un financement de 25 millions d’euros sur la période 2007-2012. Afin de préparer l’après-2012 de cette coopération et d’impliquer davantage les Etats membres, deux missions d’experts sont organisées sur le Yangzi et sur la rivière jaune.

 Le programme sino-européen de gestion des bassins (EU-China River Basin Management Programme RBMP)

Le RBMP bénéficie d’un financement de l’Union européenne de 25 millions d’euros sur 5 ans (2007-2012). Son objectif est de faire bénéficier la Chine des avancées et de l’expertise européenne en matière de gestion intégrée et de protection des ressources en eau, avec une attention particulière portée sur les bassins des Fleuves Jaune et du Yangzi. Il vise également à favoriser un développement et un usage durables des ressources en eau de la Chine qui soient compatibles avec le développement socio-économique du pays. Le RMBP soutient les actions des institutions compétentes dans ces domaines : Ministère des ressources en eau, Ministère de la protection de l’environnement, Commission de conservation du Fleuve Jaune, Commission des ressources en eau du Fleuve Bleu (Changjiang). Le programme RBMP comporte cinq composantes : plateforme sino-européenne de l’eau (EU-China Water Platform) ; gestion intégrée du bassin du fleuve Jaune (Yellow River Integrated River Basin Management) ; protection intégrée des ressources en eau du fleuve Jaune (Yellow River Integrated Water Resources Protection) ; gestion intégrée du bassin du Yangzi (Yangzi River Integrated River Basin Management) ; projet de réhabilitation de la ligne de partage des eaux entre le Changjiang et la rivière des Perles (Changjiang and Pearl River Watershed Rehabilitation Project).

Depuis 2007, les principales réalisations du RMBP sont :

•Mise en place d’une plateforme de dialogue entre l’Europe et la Chine afin de permettre l’échange d’idées dans le domaine des politiques et de la gestion des ressources en eau des grands bassins, en lien notamment avec la directive cadre européenne de l’eau,
•Apport d’assistance technique sous forme de formation, visites, stages, conférences, ateliers, forums, études,
•Mise en place de mesures de contrôle contre l’érosion des sols dans les régions montagneuses et défavorisées du Haut Yangzi,
•Installation de structures biophysiques qui ont permis l’augmentation de l’usage des ressources locales et naturelles.

 Mission d’experts européens sur le bassin du Yangzi (29 novembre – 9 décembre)

Afin de présenter les résultats du RBMP et les enjeux pour l’avenir, l’Union européenne et le Ministère des ressources en eau ont organisé une mission de 15 jours sur le bassin du Yangzi rassemblant des experts nationaux et européens. La France était représentée par le Directeur général des services des grands lacs de Seine. Les autres pays participants étaient l’Italie, la Suisse, la Finlande, la République tchèque, l’Espagne, les Pays-Bas, le Danemark et la Hongrie.

L’objectif de la mission était de présenter aux experts européens les réussites et les challenges existant dans le domaine de la gestion des bassins en Chine, de créer un dialogue bilatéral sur les défis à relever en Europe et en Chine, d’identifier des domaines de coopération potentiels, et de déterminer les mécanismes adaptés à la création d’une plateforme sino-européenne de l’eau (EU China Water Platform).

Lors d’une session de travail organisée par le Ministère des ressources en eau, les experts européens ont présenté les conclusions de leur mission. Ils ont identifié 5 principaux domaines de coopération potentiels : gestion des risques de crues et de sécheresse, qualité de l’eau et restauration des écosystèmes, recherche et développement, gouvernance de l’eau, plate-forme sino-européenne de l’eau.

Une deuxième mission d’experts européens se rendra sur la bassin du fleuve Jaune. Les recommandations des deux missions serviront de base à la définition de l’avenir de la coopération sino-européenne dans le domaine de l’eau.

La coopération scientifique dans le domaine de l’eau

Ajouté au 15/07/2011 par SHI Lei

La thématique de l’« eau » est un axe important de la coopération scientifique et technologique franco-chinoise.
Un premier séminaire sur les thématiques d’intérêt commun qui s’est tenu à Pékin en avril 2009, a conduit à la signature d’un Memorandum of Understanding (MoU) en novembre de la même année, entre l’Agence Nationale pour la Recherche (ANR) et le Ministère de la Science et de la Technologie chinois (MOST). Un second MoU a été signé en décembre 2009 entre l’ANR et la Chinese Research Academy on Environmental Sciences (CRAES), institution de recherche sous la tutelle du Ministère de la Protection Environnementale (MEP). Le programme ANR ECOTECH lancé en 2009 dans le cadre de ces accords a pour objectif de favoriser l’émergence et la diffusion de technologies ou de services innovants par un effort ciblé de recherche sur différents types de verrous qui peuvent être technologiques mais aussi organisationnels, réglementaires, économiques et sociaux. Dans un premier temps, limitée au domaine de l’eau, la coopération franco-chinoise dans le cadre de ce programme a été élargie en décembre 2010, aux nouvelles technologies de l’environnement.

L’appel à projets 2011 du programme ECOTECH est ouvert à des consortiums internationaux et notamment franco-chinois publics ou public-privés. Ce programme couvre l’ensemble des technologies de l’environnement centrées sur la réduction à la source, le traitement et la mesure des émissions polluantes d’origine industrielles, urbaines, agricoles…

Sylvie Bermann salue les riches relations franco-chinoises et la forte coopération bilatérale

Ajouté au 15/07/2011 par SHI Lei

À l’occasion de la fête nationale française, une réception a été organisée le 14 juillet à l’ambassade de France en Chine.
« La Chine que je retrouve aujourd’hui est plus forte, prospère, mue par une insatiable volonté de développement, résolument tournée vers le monde et vers l’avenir », a déclaré Mme Sylvie Bermann, ambassadeur de France en Chine, qui a passé quelques années dans le pays en tant qu’étudiante puis jeune diplomate. Selon elle, la France et la Chine ont réalisé de nombreuses coopérations et partenariats dans les domaines économique, culturel, universitaire et scientifique.
« Notre relation bilatérale, si particulière et si dense, est aujourd’hui riche et forte de tous ces liens noués au fil du temps, qui la portent et la rendent inaltérable, en dépit des difficultés et des divergences qui peuvent parfois survenir », a souligné Mme Bermann.
Mme Fu Ying, vice-ministre chinoise des Affaires étrangères, s’est rendue à l’ambassade et s’est entretenue avec Mme Bermann à cette occasion.

14 juillet 2011 – Allocution de l’Ambassadeur

Ajouté au 15/07/2011 par SHI Lei

Je suis très heureuse et très honorée de vous accueillir aujourd’hui pour la célébration de la fête du 14 juillet. Je me réjouis de vous voir si nombreux à mes côtés, tous ici rassemblés par les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité que nous célébrons en ce jour spécial ainsi que par l’amitié qui nous unit, cette amitié ancienne et chaque jour plus profonde entre la France et la Chine…
Passage en italique : prononcé en chinois

Madame la vice-Ministre,
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, chers collègues,
Mesdames et Messieurs, chers compatriotes et chers amis de la France,

Je suis très heureuse et très honorée de vous accueillir aujourd’hui pour la célébration de la fête du 14 juillet. Je me réjouis de vous voir si nombreux à mes côtés, tous ici rassemblés par les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité que nous célébrons en ce jour spécial ainsi que par l’amitié qui nous unit, cette amitié ancienne et chaque jour plus profonde entre la France et la Chine.

Je voudrais d’ailleurs, au nom de cette amitié qui m’est, à titre personnel, si chère et si précieuse, saisir cette occasion pour prononcer quelques mots en chinois. Vous savez tous en effet que mon attachement à la Chine est ancien. Avant de revenir à Pékin en mars dernier en tant qu’Ambassadeur, j’avais déjà eu la chance et le bonheur, il y a maintenant une trentaine d’années, de passer quelques années en Chine, en tant que jeune diplomate et avant cela même, en tant qu’étudiante. Je garde de cette période un souvenir ému, celui d’une époque où s’annonçaient déjà les grands changements dont nous sommes les témoins aujourd’hui et dont je suis extrêmement admirative. Ainsi, quel chemin parcouru par la Chine depuis lors !

La Chine que je retrouve aujourd’hui est en effet plus forte, prospère, mûe par une insatiable volonté de développement, résolument tournée vers le monde et vers l’avenir. La France peut être fière d’avoir fait, très tôt, le choix d’accompagner aussi étroitement que possible la Chine dans cette extraordinaire mutation. Il y eut, bien sûr, la décision pionnière de 1964 du Général de Gaulle de reconnaître la République populaire de Chine. Il y eut ensuite, à partir de 1997, cette innovation que constitua la mise en place de notre partenariat global stratégique.

Au-delà, il y a, depuis plus de 30 ans, la concrétisation entre nos deux pays de coopérations et de partenariats de long terme dans des domaines toujours plus nombreux, qu’ils soient d’ordre économique, culturel, universitaire ou scientifique. Notre relation bilatérale, si particulière et si dense, est aujourd’hui riche et forte de tous ces liens noués au fil du temps, qui la portent et la rendent inaltérable, en dépit des difficultés et des divergences qui peuvent parfois survenir.

Cette relation, la France a, depuis toujours, souhaité qu’elle soit conforme aux valeurs que nous célébrons aujourd’hui, et donc empreinte de fraternité, d’égalité et de liberté :

•fraternité, car c’est toujours dans un esprit de solidarité et de proximité que la France a accompagné la réémergence de la Chine sur la scène mondiale et que nos deux pays, membres du Conseil de sécurité des Nations unies, travaillent aujourd’hui, main dans la main, à affronter efficacement les défis qui se posent au monde multipolaire qui est le nôtre, ainsi que l’illustre parfaitement notre coopération exemplaire au sein du G20 ;
•égalité ensuite, car la France et la Chine se parlent, depuis toujours, d’égale à égale, dans un respect mutuel de leurs situations et trajectoires réciproques qui n’exclut pas une franchise qui est le propre de l’amitié et de la considération que nos deux nations se portent ;
•liberté enfin, car la France, dont le peuple a, voici 222 ans, conquis les armes à la main sa liberté et sa souveraineté, attache une importance particulière, dans sa relation au monde et avec ses partenaires, à ce que cette aspiration universelle de tous les peuples, si chère à Victor Hugo, puisse trouver sa juste expression.
Sur la base de ces valeurs et sur ces fondements solides, notre relation bilatérale doit continuer de se développer. Il nous appartient de continuer, ensemble, à en creuser le sillon, pour l’ancrer durablement dans la réalité du XXIème siècle. Pour cela, il nous faut aujourd’hui continuer d’innover, prendre appui sur l’élan nouveau donné par les Présidents Nicolas Sarkozy et Hu Jintao pour tracer de nouvelles perspectives de coopération et d’action.

Le premier semestre 2011 a été marqué par une densité exceptionnelle d’échanges et de contacts entre nos deux pays Après la visite du Président de la République à Pékin et Nankin les 30 et 31 mars dernier, pas moins de treize ministres et personnalités françaises de haut niveau se sont succédés en Chine d’avril à juin. Dans le même temps, plusieurs responsables chinois de premier plan se sont rendus en France, depuis la visite d’Etat en novembre dernier du Président Hu Jintao.

Le second semestre 2011 et l’année qui vient seront tout aussi riches d’événements bilatéraux d’importance. Outre la prochaine visite en Chine du Ministre d’Etat, Ministre des Affaires étrangères et européennes, nous aurons l’honneur et le plaisir d’accueillir à nouveau en France début novembre le Président Hu Jintao, pour le Sommet du G20 de Cannes. Dans le cadre des années linguistiques croisées, nous allons aussi lancer très prochainement l’année du français en Chine.

Je me réjouis tout particulièrement de cette initiative, car je crois que l’avenir de nos relations passe par un renforcement des échanges culturels et humains entre nos deux peuples. Nous devons donner à nos entrepreneurs, à nos intellectuels, à nos scientifiques, à nos artistes, et plus encore à nos étudiants et à tous les jeunes Chinois et Français qui seront demain les acteurs de nos relations, les moyens de mieux échanger, de mieux se connaître, de mieux se comprendre. C’est notamment dans ce but que nous venons, par exemple, de lancer le programme de bourses « France Excellence » destinés aux étudiants chinois désirant poursuivre un master en France. Je salue d’ailleurs les étudiants de la première promotion de ce programme, présents parmi nous aujourd’hui, et leur adresse tous mes vœux de réussite ! Je voudrais aussi, sur le plan culturel, me féliciter du succès rencontré par la sixième édition du festival « Croisements », qui est aujourd’hui le plus grand festival culturel français à l’étranger et qui illustre bien la vitalité des échanges culturels entre la France et la Chine.

Nous devons aussi, tous ensemble, travailler à consolider et développer nos coopérations et nos relations économiques et commerciales. Forts des succès éprouvés dans ce domaine au cours des dernières années, que ce soit dans les grands secteurs structurants de notre coopération économique, tels, par exemple, l’aéronautique ou le nucléaire, ou dans l’implantation réussie de nombreuses firmes françaises en Chine – pas moins de 2200 aujourd’hui ! -, je sais que nous pouvons faire davantage et mieux encore. Le potentiel économique des secteurs traditionnels d’activité n’est pas épuisé, quand l’émergence de nouveaux enjeux globaux offre de nouvelles perspectives d’activité pour les entreprises françaises en Chine, que ce soit, par exemple, dans le domaine du développement durable, dans celui de la santé ou dans celui des services financiers. Ces opportunités existent sur l’ensemble du territoire chinois, et nous devons répondre aux attentes de nos partenaires chinois en diversifiant davantage la localisation de nos investissements et de nos coopérations. En outre, une marge de progression importante existe pour dynamiser encore davantage nos investissements bilatéraux, en veillant à garantir équité d’accès au marché et respect de la propriété intellectuelle.

Voici, très rapidement, les quelques pistes d’action sur lesquelles je souhaite voir, dans les prochains mois, porter nos efforts pour accroître encore davantage la présence de la France en Chine et pour renforcer les liens de confiance et d’amitié qui existent entre nos deux pays.

Cette tâche est exaltante, et je compte m’y employer sans relâche. Je me réjouis de pouvoir compter, chers compatriotes, grâce à votre contribution à tous, dans vos domaines respectifs, sur une Equipe de France performante, déterminée à porter haut en Chine les couleurs de notre pays. Je sais aussi pouvoir compter dans cette entreprise, chers amis chinois ici rassemblés pour célébrer avec nous les valeurs du 14 juillet, sur votre fidélité et sur votre concours. Sans vous, rien de ce que nous accomplissons chaque jour pour l’approfondissement de la relation entre la France et la Chine ne serait véritablement possible. Je vous en remercie de tout cœur, et je souhaite, à toutes et à tous, une excellente fête du 14 juillet !

Je vous remercie.

Le Quatorze Juillet : journée de célébration

Ajouté au 15/07/2011 par SHI Lei

 

La date a été déclarée fête nationale en 1880 pour rendre hommage à la première fête de la Fédération, qui a eu lieu le 14 juillet 1790 pour célébrer l’anniversaire de la prise de la Bastille. Des banquets et spectacles avaient été organisés partout en France, pour chanter l’unité nationale persévérant un an après les premiers événements républicains : le Champ de Mars, à Paris, avait été transformé en immense cirque accueillant cent mille personnes ; à Lyon, un gigantesque temple de la Concorde avait été construit pour symboliser l’harmonie sociale. Le 14 juillet est une fête qui rend hommage aux symboles de la nation.

Défilés et parades officielles

Parmi ces emblèmes figure l’armée, qui pendant la Révolution tint un rôle crucial, notamment via la garde nationale, les soldats défendant la République. Le 14 juillet est donc l’occasion d’organiser un grand défilé militaire, l’un des plus vieux et des plus imposants du monde. Traditionnellement, celui-ci a lieu sur les Champs Elysées, depuis la place de l’Etoile jusqu’à la place de la Concorde où est située la tribune d’honneur. Une parade aérienne de la patrouille de France ouvre le défilé, qui se termine par le passage de la Légion étrangère, un des plus célèbres corps d’armée français. Plus de quatre mille soldats à pied, cinq cents véhicules et deux cents cavaliers défilent chaque année. Souvent, le président de la République invite des soldats étrangers à participer à l’événement, en symbole de l’unité des nations : en 1994, l’intégration d’une unité allemande de l’Eurocorps a ainsi pu montrer la fraternité retrouvée avec l’Allemagne ; en 2007, chacun des vingt-six autres pays de l’Union européenne a envoyé un détachement au défilé. Tous les soldats doivent saluer la tribune d’honneur dans laquelle se trouve le président, ses ministres et de nombreux dignitaires étrangers. Le défilé a lieu dans la matinée. A l’issue de la journée, le président doit traditionnellement intervenir à la télévision pour faire un bilan de l’année, expliquer les vues de la France et les projets à venir.

Les feux d’artifice, apogée des réjouissances

Mais c’est le soir qu’a lieu le grand événement qui réjouit les cœurs : peu après la tombée de la nuit, partout en France, dans les grandes villes comme dans les humbles villages, sont tirés des feux d’artifice. Introduits en Europe par Marco Polo à son retour de Chine, les feux d’artifice sont peu à peu devenus les moyens les plus fastueux de faire la fête. Louis XV, déjà, avait vidé les caisses du royaume pour organiser un gigantesque spectacle en l’honneur du mariage de son fils. Sous la IIIe République, les feux d’artifice se sont popularisés un peu partout en France. On en fait de plus en plus subtils et complexes : couleurs plus variées et formes toujours plus magistrales (un cercle, un cœur, un chiffre). Le feu d’artifice de la ville de Paris a jusqu’à maintenant eu lieu sur le Champ de Mars, en face de la tour Eiffel, de manière à ce que les dizaines de milliers de gens assis sur les marches du Trocadéro, en face, puisse admirer l’éclat flamboyant du spectacle. Mais les feux d’artifice ne sont pas l’apanage de Paris : ceux de Carcassonne (sur les bords de l’Aube), Avignon (au Palais des Papes), Nice, Marseille, Toulouse, Lyon ou Annecy pour ne citer que ceux-là sont aussi particulièrement réputés. A la couleur des feux s’ajoutent des festivités musicales, pique-niques ou défilés dans une majorité des villes françaises.

Au bal, les pompiers !

Pour ceux qui veulent continuer les festivités, qu’ils soient en couple ou célibataires, les très nombreux bals des pompiers, organisés dans la majorité des casernes de France, sont l’occasion de fêtes trépidantes. Là, on parle, on danse de neuf heure du soir à quatre heure du matin, le tout animé par les célèbres soldats du feu ! Rien qu’à Paris, plus de quatorze casernes ouvrent leurs portes au public : si l’entrée y est parfois payante, c’est toujours au profit de l’Association pour le Développement des Œuvres Sociales des Sapeurs-Pompiers.

Autant dire que le Quatorze Juillet est aussi bien une fête patriote, familiale qu’un rendez-vous de la jeunesse : feux d’artifice, défilés ou soirées techno, la fête est pour tout le monde, quelques soient les goûts… et les couleurs !

 

Signature une convention de financement pour la réhabilitation de centrales hydroélectriques (province du Hubei).

Ajouté au 15/07/2011 par SHI Lei

L’Ambassadeur de France en Chine, le Directeur Général de l’AFD et les représentants du Ministère des Finances chinois ont signé le 17 juin 2011, une convention de financement de 21 M€ pour la réhabilitation, l’extension et la construction de neuf petites centrales hydroélectriques en milieu rural, dans la province du Hubei.
Ce programme structuré de petite hydroélectricité en milieu rural se situe dans l’une des plus grandes zones d’irrigation de Chine : « Xiangyan Yindan ». A la croisée des politiques de développement rural durable et de diversification du mix énergétique global, cette opération a deux finalités :

•i) contribuer à limiter les émissions chinoises de gaz à effet de serre en générant une électricité propre et durable qui diversifie son mix énergétique
•ii) soutenir la promotion des énergies renouvelables en milieu rural.
 Le projet permettra de tripler la capacité totale installée (de 7,3 à 24 MW) et d’éviter l’émission annuelle de 70 000 tonnes de CO2. La société française Carbonium accompagnera le promoteur chinois dans le processus de valorisation des crédits carbone ».

Coopération franco-chinoise dans le domaine de l’eau – signature d’un accord sur le bassin pilote de la Hai

Ajouté au 11/07/2011 par SHI Lei

Dans le cadre de l’accord de coopération franco-chinois dans le domaine de l’eau de novembre 2009, un accord sur la zone pilote du bassin de la rivière Hai a été signé le 4 juillet en présence de l’ambassadeur et de M. Jiao Yong, vice-ministre du Ministère des ressources en eau. La coopération portera sur trois domaines : la gestion intégrée des ressources en eau, la restauration des écosystèmes aquatiques, et la diminution des prélèvements et des rejets polluants. Les résultats de cette coopération seront présentés lors du Forum mondial de l’eau de Marseille de mars 2012.
L’eau est un enjeu majeur pour la Chine. Elle détient les 6èmes plus importantes réserves d’eaux renouvelables au monde, mais les ressources en eau par habitant sont modestes (7 % des ressources pour 21 % de la population mondiale). La quantité d’eau disponible s’élève à 2 151 m3 par habitant (757 m3 dans le Nord, 300 m3 pour Pékin et Tianjin), soit seulement 25 % de la moyenne mondiale. Elle pourrait tomber à 1 750 m3 par habitant en 2030, pour une population d’1,5 milliards. Les disparités entre le Nord et le Sud sont importantes : le Nord du pays ne compte que 18 % de l’eau disponible, contre 80 % pour le Sud qui abrite seulement 53 % de la population. Environ 400 villes sur 660 manquent d’eau, parmi lesquelles 108 (dont Pékin et Tianjin) font face à de sérieuses pénuries.

La France et la Chine ont conclu un accord de coopération dans le domaine de l’eau en décembre 2009. Cet accord, cosigné par Dominique Bussereau, Secrétaire d’Etat chargé des Transports, et Chen Lei, Ministre des Ressources en eau, prévoit de développer des coopérations dans une dizaine de domaines d’intérêt commun comme la gestion intégrée et la protection des ressources en eau, la maîtrise des inondations et la lutte contre la sécheresse, la construction et la gestion des barrages, le développement de l’énergie hydroélectrique, ou l’impact du changement climatique sur les ressources en eau.

Dans le cadre de cet accord, le bassin du fleuve Hai a été conjointement choisi comme zone pilote de la coopération. Le fleuve Hai est longue de 1 400 km. Elle traverse 4 provinces (Hebei, Shanxi, Henan et Mongolie intérieure) et deux municipalités autonomes (Pékin et Tianjin) pour se jeter dans le golfe de Bohai. Son bassin, qui couvre une zone d’environ 320 000 km², souffre de sécheresse chronique, de pollution et de dégradation environnementale.

Un accord de coopération sur le bassin pilote de la Hai a été signé par les partenaires français et chinois le 4 juillet en présence de l’ambassadeur et du vice-ministre des ressources en eau, M. Jiao Yong. La coopération portera principalement sur trois domaines : la gestion intégrée des ressources en eau par bassin ; la protection et la restauration des écosystèmes aquatiques et l’application de mécanismes « pollueur / payeur » ; les mécanismes adaptés de contrôle et de réduction des prélèvements d’eau et des rejets polluants des municipalités et des industriels du bassin de la Hai.

 
Cérémonie de signature de l’accord de coopération dans le bassin de la HaiLa coopération pilote sur le fleuve Hai associe du côté français l’Ambassade de France en Chine, l’Office international de l’eau, les agences de l’eau Seine-Normandie et Rhône-Méditerranée-Corse, le Syndicat interdépartemental de l’assainissement de l’agglomération parisienne, et l’Institution des grands Lacs de Seine. L’ensemble des partenaires français de l’accord ont participé à la cérémonie de signature, ont eu des entretiens à haut niveau avec le Ministère des ressources en eau et la Commission de conservation du fleuve Hai, et ont effectué des visites de terrain.

Du côté chinois, le projet de coopération est coordonné par la Commission de conservation du fleuve Hai et associe également le Bureau de l’eau de la municipalité de Tianjin, le Bureau de l’eau de la province du Hebei, et le bureau de la protection des ressources en eau du bassin du fleuve Hai.

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