Nicolas Sarkozy s’est rendu en Chine en raison de la dette européenne

Ajouté au 02/09/2011 par SHI Lei

Le président français Nicolas Sarkozy est arrivé le 25 août pour une visite en Chine et s’est entretenu avec le président chinois Hu Jintao. Il s’agit de sa sixième visite dans le pays depuis son entrée en fonction à la tête de l’État français et sa seconde depuis le début de l’année.

Selon un article publié le 26 dans le journal hongkongais Takungpao, comme la France assume actuellement la présidence tournante du G20, les dirigeants ont discuté du programme de l’événement, notamment de la conférence ministérielle devrait avoir lieu lors des sessions annuelles d’automne du Fonds monétaire internationale (FMI) et de la Banque mondiale fin septembre prochain, ainsi que la réunion des ministres des Finances du G7 début septembre à Marseille.

Pour pallier au problème de déséquilibre économique mondial, la France a avancé une proposition : mettre en observation les économies des membres du G20 et adresser des conseils aux pays dont l’économie s’avère déséquilibrée. Tout pays dont le PIB représente plus de 5% du G20 sera mis en observation. Les Etats-Unis, le Japon, l’Allemagne, le Royaume Uni, la France, la Chine et l’Inde sont concernés. La France suggère au FMI de prendre l’initiative de cette observation à l’aide des indicateurs statistiques économiques.

Face à la chute récente des marchés boursiers, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont, à l’issue de leur entretien le 16 août, formulé plusieurs propositions : constituer un gouvernement économique de la zone euro, mettre en œuvre une politique financière équilibrée par les pays membres, instaurer une taxe sur les transactions financières, afin de renforcer la gouvernance économique de la zone euro et faire face à la crise de la dette à laquelle elle est confrontée. L’instauration d’une taxe sur les transactions financières, l’une des solutions envisagées pour prévenir la propagation de la crise de dette dans la zone euro, a été remise en question par les gouvernements britannique, suédois, irlandais, ainsi que par plusieurs associations européennes du secteur bancaire.

Avant l’arrivée de M. Sarkozy en Chine, des analystes ont estimé que la dette européenne est plus délicate que la dette américaine. Le problème de structure de la zone euro est le plus grand défi du monde à l’heure actuelle. Durant sa visite, le président français a probablement discuté avec le dirigeant chinois de la taxe sur les transactions financières. Ce plan controversé devrait recueillir un large soutien international.

Le 24 juin, lors de sa visite en Hongrie, le Premier ministre chinois Wen Jiabao a déclaré que la Chine acheterait une certaine quantité d’obligations hongroises. En outre, M. Wen a souligné que la Chine avait déjà acheté des actifs en euro avec sa nouvelle augmentation de réserves en devises. La Chine est un investisseur à long terme sur le marché obligataire des Etats souverains d’Europe.

Tandis que le nuage de la crise de la dette européenne est loin d’être dissipé, la Chine, qui possède la plus grande réserve de devises étrangères du monde, a réaffirmé une fois de plus son appui à l’euro et à la stabilité économique des Etats de la zone. Ainsi, l’attente d’une solution grâce à l’achat d’obligations européennes commence à gagner du terrain. L’économie européenne, tourmentée de la crise de la dette, pourrait se voir insuffler une nouvelle vitalité avec le soutien de la Chine.

Le fait que la Chine ait fait à maintes reprises des déclarations relatives à l’augmentation de ses achats d’obligations européennes est en fait une action qui profite autant à la Chine qu’aux pays bénéficiaires de ces acquisitions. L’Union européenne est le plus grand marché d’exportation pour la Chine. Le volume du commerce bilatéral a atteint 480 milliards de dollars en 2010. La crise de la dette européenne a déjà un impact sur les exportations chinoises. En cas de défaut de la Grèce, le système euro court le risque d’une dissolution et le commerce Chine-Europe en serait sérieusement affecté.

Ce qui mérite d’attirer notre attention est que le problème inflationniste de la Chine à l’heure actuelle peut être interprété comme un ricochet de la crise du crédit immobilier aux Etats-Unis. En ce moment, les réserves de devises en euros de la Chine restent faibles. De ce fait, le problème de la dette européenne a un impact limité sur le pays. Cependant, si la Chine continuait à accroître sa détention d’obligations en euro, le problème se compliquerait.

 

La Chine appelle à renforcer la coopération entre l’ouest du pays et les pays asiatiques et européens

Ajouté au 01/09/2011 par SHI Lei

 Le vice-Premier ministre chinois Li Keqiang a appelé mercredi à promouvoir les échanges et la coopération entre les provinces et les régions autonomes de l’ouest de la Chine et les pays asiatiques et européens.

“J’espère que les opportunités offertes par la première Exposition Chine-Eurasie pourront être saisies pour porter à un niveau supérieur le commerce et les investissements entre la région de l’ouest de la Chine, en particulier la région autonome ouïgoure du Xinjiang, et les pays asiatiques et européens”, a déclaré Li Keqiang.

Le vice-Premier ministre chinois s’est ainsi exprimé lors de ses entretiens respectifs avec le président pakistanais Asif Ali Zardari et le vice-Premier ministre kazakh Aset Isekeshev, actuellement en visite à Urumqi, capitale du Xinjiang, pour assister à la première Exposition Chine-Eurasie qui se tiendra du 1er au 5 septembre dans la ville.

Durant sa rencontre avec M. Zardari, le vice-Premier ministre chinois a fait l’éloge de l’amitié à l’épreuve du temps entre la Chine et le Pakistan, assurant que la Chine a toujours attaché une grande importance à ses relations avec le Pakistan dans une perspective stratégique et à long terme.

La Chine travaillera avec la partie pakistanaise pour mettre en place une coopération mutuellement avantageuse dans les secteurs du commerce, des investissements, de l’énergie et des ressources, des infrastructures et des finances, a fait remarquer M. Li.

Le président pakistanais a déclaré pour sa part que son pays allait continuer de consolider la coopération avec la Chine en matière politique et économique et dans les affaires régionales et internationales afin de faire progresser l’amitié entre le Pakistan et la Chine.

Au cours de son entretien avec M. Isekeshev, le vice-Premier ministre chinois a évoqué les succès des visites mutuelles effectuées par les chefs d’Etat des deux pays cette année, soulignant que le partenariat Chine-Kazarkhstan se trouvait à un nouveau point de départ.

M. Isekeshev a indiqué que le Kazakhstan et la Chine étaient de bons voisins qui se faisaient mutuellement confiance et que son pays était prêt à renforcer la coopération avec la Chine dans les domaines commercial et technologique afin de porter les relations bilatérales à un nouveau niveau.

Semaine Française de Xinghai

Ajouté au 29/08/2011 par SHI Lei

Dans le cadre des semaines internationales de la musique cet autonome, le service culturel du Consulat Général de France à Canton organise la semaine française
Celle-ci va s’articuler autour de deux concerts (Benoît Stasiaczyk & the Modern Music Grand Orchestra et M.I.K.Art Kollectiv), et de plusieurs conférences (promotion de la culture française et des études en France). Sera également organisé, une rencontre café avec pour thème « le français, une langue professionnalisante ». Il s’agira d’une rencontre avec les professeurs chinois de français de canton voire de la circonscription. Des ateliers CV seront mis en place de sorte à ce que les professeurs donnent les bonnes bases à leurs étudiants pour une insertion réussie dans le monde du travail. Le but de cet atelier sera d’accroître la cohésion au sein des vecteurs de la francophonie dans la Chine du sud.
.CantonSemaine Française de Xinghai
Du 21 novembre 2011 au 25 novembre 2011

Canton, Xinghai Concert Hall – ?????

La Chine joue un rôle majeur et déterminant dans les préparations du G20, selon François Baroin

Ajouté au 29/08/2011 par SHI Lei

La Chine joue un rôle “majeur et déterminant” dans les préparations du G20 et la lutte contre la crise de la dette, a déclaré vendredi à Beijing le ministre français de l’Economie, des Finances et de l’Industrie François Baroin.

Il a remercié le soutien de la Chine à la zone euro et a insisté sur l’importance de la confiance mutuelle avec la Chine, en s’engageant à prendre des politiques financières plus prudentes, à réduire le déséquilibre existant dans le système économique et à assurer la stabilité des dettes souveraines de la France.

Le président chinois Hu Jintao a déclaré jeudi, lors de sa rencontre avec le président français Nicolas Sarkozy, que la Chine se préoccupait de l’impact de la crise de la dette en Europe et souhaitait la stabilité de l’économie européenne. “La Chine a confiance dans l’économie européenne et l’euro, et souhaite que l’Europe prenne des mesures pour garantir la sécurité des investissements chinois en Europe”, a souligné M. Hu.

M. Baroin a estimé que la priorité actuelle n’était pas l’émission d’euro-obligations, indiquant que l’important était de mettre en oeuvre les politiques financières déjà adoptées par les pays européens pour réduire le déséquilibre des finances.

Il a insisté sur la sûreté de la dette française, prenant comme exemple que le taux d’épargne élevé des ménages français autour des 16%.

A propos de la convertibilité du yuan (monnaie chinoise), M. Baroin a révélé qu’un groupe de travail, mis en place par la France et la Chine, discuterait de ce sujet pour avancer des propositions concrètes pour le sommet du G20 à Cannes.

“Nous avons comme objectif d’élaborer avec notre partenaire chinois des propositions pour faire du yuan une monnaie internationale librement convertible, dont l’usage reflète son ouverture commerciale et son poids économique”, a fait savoir M. Baroin.

M. Baroin est arrivé jeudi à Beijing avec le président français Nicolas Sarkozy, qui a effectué une visite éclair en Chine.

M. Baroin a eu des entretiens jeudi et vendredi à Beijing avec le vice-Premier ministre chinois Wang Qishan, le ministre des Finances Xie Xuren et le gouverneur de la Banque centrale Zhou Xiaochuan.

 

François Baroin évoque la création d’un groupe de travail franco-chinois pour parler de la convertibilité du yuans

Ajouté au 29/08/2011 par SHI Lei

Le 26 août 2011, le ministre français de l’Économie François Baroin, lors d’une conférence de presse organisée à Beijing (Photo de Charles Giron-Michel)

Durant l’entretien de trois heures qui s’est déroulé jeudi entre le président français et son homologue chinois, les deux chefs d’État ont bien sûr abordé la situation économique en Europe, mais ils ont également discuté de divers thèmes qui seront évoqués durant la prochaine rencontre du G20, notamment la convertibilité du yuan.

Le ministre français de l’Économie François Baroin, qui accompagnait Nicolas Sarkozy à l’occasion de ce déplacement et qui a pu s’entretenir avec le vice-premier ministre Wang Qishan, le ministre des Finances Xie Xuren et le gouverneur de la Banque centrale Zhou Xiaochuan, est resté un peu plus longtemps dans la capitale chinoise et y a organisé une conférence de presse à l’ambassade de France.

Alors que les interrogations portent désormais sur la capacité de la France à conserver son triple A auprès des agences de notations, François Baroin a tenu à expliquer à ses interlocuteurs chinois les décisions prises par le gouvernement français pour respecter ses objectifs de consolidation budgétaire.

Plus largement, « toutes les mesures de redressement des finances publiques par les pays européens seront la contribution de la zone euro à la réduction des déséquilibres mondiaux », indique-t-il. Le ministre souhaite en outre souligner les points positifs de l’économie française, à savoir le dynamisme de la population active et le rebond de la confiance des industriels en matière d’investissement d’ici la fin de l’exercice fiscale.

Un point important des discussions portait sur la convertibilité du yuan.

« Nous avons comme objectif d’élaborer, avec notre partenaire et ami chinois, un sentier pour faire du yuan une monnaie internationale librement convertible, dont l’usage reflèterait son ouverture commerciale et son poids économique », a expliqué le ministre.

Un groupe de travail chargé d’étudier cette question sera mis sur pied par la Chine et la France, avec comme objectif de livrer des propositions pour le sommet du G20 à Cannes. Il sera composé de membres du ministère des Finances français et de personnes choisies par le gouvernement chinois.

Concernant la crise des dettes et les solutions qui ont émergé à travers des discussions entre Berlin et Paris, François Baroin a indiqué que la France et l’Allemagne combinées représentent près de la moitié de la richesse européenne, et l’axe franco-allemand « se veut le plus efficace possible pour répondre cette tension de la dette souveraine qu’un certain nombre de pays en Europe, et singulièrement dans la zone euro, traversent. »

Si la mutualisation des dettes européennes n’est pas à l’ordre du jour, François Baroin a exprimé sa volonté de parvenir à un accord visant à réformer la gouvernance de la zone euro. La priorité, précise le ministre, est d’abord de bien mener les plans économiques qui sont engagés dans les pays européens et d’atteindre les objectifs en matière de déficits, « pas aujourd’hui, de parler d’émissions d’obligations à l’échelle européenne ».

François Baroin ajoute que cette discussion « viendra en son temps ».

 

Entreprenariat Chine-Afrique : Un complexe sucrier connu de tous au Togo

Ajouté au 29/08/2011 par SHI Lei

“Connu de tous au Togo”, le Complexe sucrier d’Anié (près de 180 km au centre du Togo) développé par la Société sino-togolaise ( SINTO) est considéré comme le fruit d’une coopération exemplaire mutuellement bénéfique entre la Chine et le Togo.

Le Complexe sucrier d’Anié a vu le jour grâce à un projet ambitieux réalisé avec l’aide économique chinoise dans les années 1980, déclare Fan Zhongliang, Directeur général de cette société, lors d’une interview exclusive accordée à l’agence de presse Xinhua (Chine Nouvelle).

Après la réalisation du projet, il a été confié au Groupe d’entreprises de l’import-export des équipements de Chine pour son exploitation et sa gestion, explique M. Fan.

Au terme d’un nouveau contrat de location en 2007, le Groupe d’entreprises de l’import-export des équipements de Chine a investi d’important fonds dans des innovations techniques générales du complexe, ajoute M. Fan.

Sur la base de 1.400 ha de terres pour cultiver la canne à sucre, la Société sino-togolaise a effectué des travaux de défrichage de 300 ha et adopté de nouvelles techniques agricoles jamais utilisées auparavant dans cette région.

Cette orientation a permis au Complexe sucrier de presser quotidiennement 700 tonnes de canne à sucre et de produire 30 M3 d’alcool, raconte le Directeur général de la Société sino-togolaise.

Le complexe sucrier d’Anié compte actuellement une trentaine d’experts chinois et 450 employés locaux. Pendant la saison de production qui va du mois d’Octobre au mois de Février, cette unité de production emploie plus de 2.000 personnes, y compris la main- d’oeuvre à long terme, la main-d’oeuvre saisonnière et provisoire.

Selon M. Fan, l’existence du Complexe sucrier a permis à la ville d’Anié, qui était auparavant un petit village inconnu, de devenir une ville en plein épanouissement. L’année dernière, le gouvernement togolais a désigné la ville d’Anié comme chef-lieu de la province d’Anié qui a été établie spécialement.

Les habitants locaux ont vraiment bénéficié des avantages réels de l’existence du complexe sucrier, souligne M. Fan.

“Nous avons résolu le problème de l’emploi local et le complexe sucrier paye entre 60 millions et 70 millions de FCFA en terme de masse salariale chaque mois à ses employés locaux (1 dollar équivaut à peu près 475 FCFA)”, précise M. Fan.

Par ailleurs, le Complexe sucrier d’Anié a formé un grand nombre de talents techniques locaux pour la gestion de l’entreprise et a fourni des occasions à certains employés pour des formation ou stage de formation technique en Chine.

Depuis sa réalisation, le Complexe sucrier d’Anié a obtenu non seulement une rentabilité économique mais aussi des avantages sociaux, et qu’il est devenu réellement un exemple de la coopération mutuellement bénéfique entre la Chine et le Togo.

M. Fan affirme que le Complexe sucrier de la Société sino-togolaise n’épargnera aucun effort pour consolider et développer davantage l’amitié et la coopération sino-togolaises.

“Nous avons construit, sans récompense, une école primaire pour les habitants vivant aux environs du réservoir du complexe sucrier et fait don de sacs d’écolier et fournitures de bureaux aux 4 écoles primaires de la ville d’Anié, outre des participations à des activités caritatives organisées par des organisations locales”, révèle-t-il.

A la veille du Nouvel An 2009, le Complexe sucrier d’Anié est allé au secours aux sinistres des inondations d’Atakpamé, centre du pays, avec des dons de près d’un million de FCFA.

En 2010, le réservoir du complexe sucrier a été agrandi grâce aux innovations techniques, et commence à fournir de l’eau potable aux habitants de la ville d’Anié, contribuant à résoudre les difficultés en matière d’eau potable, ajoute M. Fan.

Ces dernières années, poursuit M. Fan, le complexe sucrier a envoyé des véhicules de diverses catégories pour aider ses régions voisines à reconstruire des routes endommagées par les inondations.

Le Salon international du livre de Pékin

Ajouté au 29/08/2011 par SHI Lei

 

L’an dernier, le salon avait rassemblé 1841 exposants de 58 pays, régions et organisations internationales pour présenter plus de 200 000 titres.
La France tiendra à nouveau cette année le stand du Bureau international de l’édition française avec la participation de l’ambassade de France en Chine. De nombreux éditeurs français seront présents et participeront à cet évènement phare de la vie internationale du livre.Pour plus d’informations vous pouvez consulter le site : www.bibf.net

Nicolas Sarkozy à Pékin pour un fructueux passage éclair

Ajouté au 29/08/2011 par SHI Lei

Le 25/08, le Président français Sarkozy était reçu à Pékin par Hu Jintao, en escale d’un voyage vers Nouméa.

Préparée depuis six semaines à peine – délai fort bref pour une Chine habituée à planifier en semestres, la visite suscitait sur place des réactions assez diverses !

Agacés, des conservateurs dénonçaient l’«auto-invitation» et brandissaient dans la presse des poncifs exhumés de 2008 («France arrogante», «Petit Napoléon»). La vraie raison à cette ire étant peut-être la guerre de succession de Hu. Pour maintenir son influence après son départ en 2012, Hu nomme à tour de bras des fidèles à la tête des ministères et de l’APL (l’armée), en 2011 et écarte ses adversaires «petits princes» (fils de leaders) ou du «club de Shanghai», dans l’orbite de Jiang Zemin. Il le fait par un jeu de «promotions paralysantes », ou en les arrêtant pour corruption (cas de Liu Zhijun, ex-ministre des chemins de fer, protégé de Jiang).

Au Grand Palais du Peuple pourtant, la rencontre vivait l’ambiance inverse : radieuse, reflétée par le communiqué chinois : relations «excellentes», confiance «accrue», coopération «fructueuse» etc. Car depuis 2007, après des débuts électriques avec la Chine,N. Sarkozy a fini par devenir (suivant un cheminement similaire à celui de G.W. Bush 15 ans en arrière) un allié réel de ce pays, où il faisait ce jour-là sa 6e visite présidentielle. Laquelle servait à Hu des arguments précieux face à son opposition, sur des dossiers tant nationaux qu’internationaux.

Une question urgente est la Libye. Un cadre d’Agoco, firme pétrolière des rebelles, parle en août de confisquer les avoirs chinois (cf p.3) -il n’est pas le seul, la tentation est grande. Comment, pour Pékin, redorer à Tripoli son image au plus bas après avoir longtemps misé sur le «mauvais  cheval»? Secondé de son conseiller J.B. Lévitte, Sarkozy invite Hu à « sa » conférence de Paris, début septembre, pour la reconstruction du pays libéré. Pour Hu, face à ses adversaires, c’est une victoire, car c’est suite à leur rigorisme que Kadhafi est si longtemps resté l’«allié», et ce sommet est pour la Chine une chance réelle d’offrir à la Libye des infrastructures à prix qu’on ne peut refuser…

Sarkozy croit d’ailleurs aussi lire une érosion du soutien chinois au Prsdt syrien Bashar al-Assad, l’autre dictateur, dont Pékin se détacherait à petits pas…

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Le sujet de fond, était la préparation du G20 de Cannes de novembre. Président de cette initiative de réforme des flux financiers mondiaux, Sarkozy se garde de n’associer que la Chine, mais se fait le commis voyageur d’une tournée imminente chez d’autres décideurs qu’il veut entendre et dont il quête le soutien : B. Obama (22/09), la brésilienne Dilma Rousseff, l’italien Berlusconi. Accompagné notamment de François Baroin, le ministre de l’Economie et des Finances, il aborda avec Hu, deux dossiers :

– quelle stratégie chinoise pour relancer la consommation intérieure, industrielle et des ménages. Au plus bas, celle-ci n’atteint plus que 30% du PIB contre 60% en Europe, 70% aux USA. On avoue cependant mal voir ce que l’Europe pourrait faire pour aider la Chine dans cette voie qui n’aboutira qu’au prix d’une bouleversante réforme du droit du sol et de l’accès au crédit.

– le passage du Yuan à la convertibilité, souhaitée par les libéraux et combattue par tous les milieux partisans du protectionnisme. Sarkozy l’assure, France et Chine sont d’accord dans les grandes lignes sur l’objectif et un «sentier» pour y parvenir. Détail significatif, Li Keqiang, vice 1er donnait le même jour à Hong Kong, la même assurance aux milieux financiers, et le min. des finances publiait six projets destinés à renforcer l’usage transfrontalier du Yuan.

Enfin, ces efforts constants de Sarkozy pour aider la Chine dans son émergence politique, et à doter le monde de flux financiers assainis, visent certes l’intérêt bien compris de la planète et celui de son pays. Ils sont aussi un outil, dans le plan de campagne électorale présidentielle de 2012 : ce en quoi, en le recevant à si court terme, Hu s’est montré clairement prêt à le soutenir !

Décision urgente : Nicolas Sarkozy fait escale à Beijing pour rencontrer Hu Jintao

Ajouté au 29/08/2011 par SHI Lei

La Voix chinoise de la CNR (Radio nationale chinoise) a rapporté que selon une annonce de l’Élysée, le président français Nicolas Sarkozy rencontrerait son homologue chinois Hu Jintao le 25 août vers 17 h, lors d’une escale à Beijing à l’occasion de son voyage en Nouvelle-Calédonie. Le président français reprendra son voyage après le dîner. Il s’agira de la sixième visite de Nicolas Sarkozy en Chine depuis son entrée en fonction à la tête de l’État français.

Les deux chefs d’État vont probablement échanger leurs vues sur le plan avancé en commun par la France et l’Allemagne sur la taxation des transactions financières, d’autant que le projet très controversé aura besoin d’un large soutien pour être réalisable, ont indiqué des médias.

Par ailleurs, en tant que président du G20 cette année, le chef d’État français évoquera probablement le programme du prochain sommet, l’éventuelle réunion ministérielle lors de la session annuelle du FMI et de la Banque mondiale fin septembre, et la réunion des ministres des Finances du G7 à Marseille prévue au début du mois.

La Chine devient le plus grand marché d’exportation de l’Afrique du Sud

Ajouté au 29/08/2011 par SHI Lei

La Chine est devenue le plus grand marché d’exportation de l’Afrique du Sud à la fin de 2010 grâce au renforcement des relations commerciales bilatérales, a indiqué l’ambassadeur d’Afrique du Sud en Chine Bheki Langa.

Les investissements entre les deux pays ont bondi à près de sept milliards de dollars à la fin de l’année dernière, a précisé l’ambassadeur à l’agence de presse Xinhua (Chine Nouvelle) dans une récente interview.

Selon les statistiques des douanes chinoises, le volume du commerce entre la Chine et l’Afrique du Sud a totalisé 25,6 milliards de dollars l’année dernière. Les importations en provenance d’Afrique du Sud ont atteint 14,8 milliards de dollars au cours de cette période.

Les exportations de l’Afrique du Sud vers la Chine sont principalement des produits primaires et le pays africain espère exporter davantage de produits à valeur ajoutée dans l’avenir, a indiqué l’ambassadeur.

Les abondantes ressources minérales de l’Afrique du Sud offriront de bonnes opportunités aux potentiels investisseurs chinois, a-t-il ajouté.

L’Afrique du Sud est devenue un centre régional à partir duquel les investisseurs chinois peuvent accéder au continent africain.

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