Ouverture de la 110e Foire de Canton dans le sud de la Chine

Ajouté au 15/10/2011 par SHI Lei

La 110e Foire de Canton, officiellement connue sous le nom de Foire d’import-export de Chine, s’est ouverte vendredi dans la ville de Guangzhou, capitale de la province du Guangdong (sud).

La Chine souhaite signaler au reste du monde son envie d’élargir ses importations lors de la foire, cette année étant marquée par le 10e anniversaire de l’adhésion de la Chine à l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Au total, 529 entreprises venues de 49 pays et régions doivent participer à l’exposition des importations de la foire. Une série de séminaires bilatéraux entre le Japon et la Suède, ainsi que des séminaires entre l’Amérique centrale, l’Amérique du Sud et la Chine seront organisés afin de promouvoir les relations commerciales et d’inciter le monde à mieux connaître la Chine.

La Foire de Canton est la plus grande foire de Chine ainsi qu’un indicateur clé du développement commercial et économique du pays. Depuis 1957, elle est organisée deux fois par an à Guangzhou, au printemps et à l’automne.

Le chinois Lenovo est le nouveau numéro 2 mondial du PC

Ajouté au 14/10/2011 par SHI Lei

Lenovo, qui pèse plus de 21 milliards de dollars, part à la conquête du monde à coups de rachat et vise désormais le marché grand public. Ce qu’il faut savoir sur le constructeur chinois qui monte.

Lenovo est à l’électronique et l’informatique ce que Huawei et ZTE sont aux télécoms. Un géant chinois parti à l’assaut des marchés d’Europe et d’Amérique du Nord, et qui grignote des parts de marché aux géants du secteur. Le constructeur est devenu, selon Gartner, le numéro deux mondial du PC au dernier trimestre. Sur la période de son exercice 2010-2011, il a largement surperformé la croissance du marché global : +28,2%, contre +7,4% pour la moyenne du secteur. Ce qu’il faut savoir sur cette entreprise, encore méconnue du grand public.
 

Un développement rapide par croissance externe

 

Lenovo s’est imposé, d’abord sur le marché des entreprises avec sa gamme ThinkPad, quand Legend Holdings, l’ancien nom du groupe, a racheté la division PC d’IBM en 2005 pour 1,25 milliard de dollars. Depuis cette année Lenovo a accéléré sa croissance à l’international en créant d’abord une co-entreprise (dont il a le contrôle) avec le japonais Nec, en janvier 2011 pour 175 millions de dollars, puis en rachetant en juin l’allemand Medion, numéro 3 du marché outre-Rhin, très présent en grande-distribution. Sa marge de manœuvre est encore importante puisqu’il possédait à la fin de son dernier exercice 2,7 milliards de dollars de réserves de cash.

 

Lenovo, qui a enregistré un chiffre d’affaires de 21,6 milliards de dollars lors de son dernier exercice pour un bénéfice avant impôts de 358 millions de dollars, est désormais présent dans 60 pays, vend dans 160, et emploie 23 000 salariés dans le monde.

Sa stratégie : attaquer le marché grand public

Lenovo a souffert de la crise de 2008 lorsque la demande des entreprises a fortement chuté. C’est à ce moment là qu’il a entamé une diversification vers le segment grand public. Sur un secteur à faibles marges (sa marge opérationnelle s’élève à 1,8%), le grand public doit lui apporter plus de volumes. Mais le développement sur ce marché passe par le lancement de produits mobiles, porteurs de forte croissance. C’est ce qu’a fait Lenovo en lançant une gamme de smartphones en Chine, et trois tablettes Android et Windows à l’international. 

Des prix agressifs, mais pas seulement

 

Bien qu’il pratique une politique tarifaire agressive, tant sur le segment professionnel que grand public, Lenovo propose des produits dans toutes les gammes de prix. Il mise aussi sur l’innovation. Le groupe opère 7 centres de R&D, et dispose de 2000 brevets. Parmi ses produits les plus marquants, il a notamment lancé l’IdeaPad U1, un hybride entre PC portable et tablette, dont l’écran se détache pour pouvoir être utilisé comme une tablette. Il a également l’intention de lancer des ultrabooks.

A la conquête de l’Europe et des pays émergents

 

La marque Lenovo s’est internationalisée en 2006. Depuis, le groupe procède généralement en introduisant d’abord ses nouveautés en Chine, avant de les lancer à l’étranger. La part de marché mondiale de Lenovo tient beaucoup à la force de son marché intérieur, sur lequel l’entreprise possède 30% de part de marché et grâce auquel elle réalise 46% de son chiffre d’affaires. Mais elle a l’intention de se développer en Europe, aux Etats-Unis et dans les pays émergents (Indonésie, Mexique, Brésil, Inde, Turquie…). A part les Etats-Unis, les résultats sont déjà probants. Lenovo atteint par exemple 9,2% de part de marché en Inde et 8,4% en Russie. Il ambitionne de conquérir 10% du marché dans tous les pays émergents, seule zone où il perd encore de l’argent, en constituant un réseau de distribution au maillage très fin. Dans la zone EMEA, Lenovo se classe en 5e position, derrière HP, Acer, Asus et Dell. La conquête de l’Europe passera par le grand public et les tablettes. C’est l’ancien patron d’Acer, l’italien Gianfranco Lanci, qui doit accompagner ce développement.

Le contraire d’une entreprise sans usine

 

A la différence d’autres constructeurs, qui sous-traitent la production, et notamment de Dell, Lenovo a fait le choix de produire dans ses propres usines, pour plus de flexibilité. Lenovo possède huit sites de production, dont un en Inde et un au Mexique. Mais afin d’augmenter ses capacités et de faire baisser les coûts, il a également créé une co-entreprise à 300 millions de dollars en Chine avec Compal, 2e sous-traitant mondial pour les PC portables, afin de produire des PC tout-en-un et des portables dès la fin 2012. Les PC portables représentent 60% des ventes de Lenovo (contre 34% pour les ordinateurs fixes).

 

Inauguration de l’année de la langue chinoise à l’Institut Confucius de la Réunion

Ajouté au 14/10/2011 par SHI Lei

L’année de la langue chinoise a été inaugurée à la Réunion le 30 septembre dans l’après-midi à l’Institut Confucius de la Réunion. M. Zhang Guobin, consul général de Chine à Saint-Denis, a participé à l’événement.

À l’issue de la cérémonie, les étudiants ont posé des questions aux professeurs sur les cours, les manuels et les conditions de demande de bourse, etc.

Le 4e Festival du Film de l’UE en Chine se déroulera en novembre

Ajouté au 14/10/2011 par SHI Lei

Le 4e Festival annuel du Film de l’Union européenne (UE) en Chine de déroulera du 1er au 30 novembre à Beijing et dans deux autres grandes villes chinoises, a-t-on appris mercredi durant une conférence de presse.

Le festival du film, organisé par la délégation de l’UE en Chine avec l’aide de l’ambassade de Pologne, invitera les 27 pays membres de l’UE à projeter un film récent et populaire.

Selon l’ambassadeur de l’UE en Chine, Markus Ederer, de plus en plus de Chinois s’intéressent aux films européens. L’événement avait attiré 5 000 cinéphiles en 2008 et 13 000 en 2010.

Le festival présentera une bonne opportunité pour le peuple chinois d’apprécier les films de l’UE et de découvrir leur développement. Ceci aidera les spectateurs chinois à mieux comprendre la culture européenne.

Lors du festival, les Chinois pourront voir le film français “The Piano Tuner”, “Aching Hearts” (Danemark), “20 Cigarettes” (Italie) et “Beauty and the Pararazzo” (Portugal). Tous les films seront projetés en version originale sous-titrée en anglais et chinois.

 

La Chambre américaine de commerce en Chine s’oppose au projet de loi du Sénat sur le yuan

Ajouté au 14/10/2011 par SHI Lei

La Chambre de commerce américaine en Chine a déclaré mercredi son opposition et ses “regrets” à propos du projet de loi du Sénat américain visant à faire pression pour la réévaluation du yuan, la monnaie chinoise.

Le projet de loi, connu sous le nom d’Acte sur la réforme de surveillance du taux de change des monnaies a été adoptée mardi au Sénat à 63 voix contre 35.

“Nous sommes convaincus que le projet de loi est inutile et contre-productif à l’objectif de protéger l’emploi aux Etats-Unis”, a déclaré la Chambre de commerce américaine en Chine (AmCham-China) dans un communiqué.

“Le projet de loi du Sénat portera atteinte aux relations bilatérales dans le commerce et les investissements, affaiblira notre réputation au sein de l’Organisation mondiale du commerce et nuira à nos intérêts nationaux”, a indiqué dans le communiqué Ted Dean, président de l’AmCham-China.

“Nous nous y opposons, et il ne faut pas que ce texte devienne une loi”, a-t-il indiqué. “Nous demandons à la Chambre des représentants de se garder d’aller plus loin sur ce projet de loi”.

La chambre a proposé de soutenir l’emploi aux Etats-Unis en augmentant les exportations. La Chine a été le marché en plus forte croissance pour les exportations américaines durant ces dernières décennies et est devenue aujourd’hui le troisième plus grand marché pour les biens et services américains.

Basée à Beijing, l’AmCham-China est une organisation nationale à but non lucratif qui représente les intérêts d’environ 2 600 compagnies en Chine.

 

La Chine s’oppose fermement à un projet de loi du Sénat américain sur le yuan (porte-parole)

Ajouté au 10/10/2011 par SHI Lei

La Chine s’est fermement opposée mardi à un projet de loi du Sénat américain sur le yuan, la monnaie chinoise, après que ce dernier a voté pour la tenue d’un débat sur la soi-disant “manipulation monétaire” de la Chine, a déclaré le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Ma Zhaoxu dans un communiqué.

Une telle initiative “contrevient sérieusement aux règles de l’Organisation mondiale du commerce et entrave les relations commerciales sino-américaines”, a souligné Ma Zhaoxu.

La Chine appelle certains sénateurs américains à “considérer rationnellement la coopération commerciale entre la Chine et les Etats-Unis, qui est mutuellement bénéfique par nature, et de cesser de faire pression sur la Chine en élaborant des lois intérieures en vigueur aux Etats-Unis”, a indiqué Ma Zhaoxu.

Ce projet de loi “va aggraver la question du taux de change en instaurant des mesures protectionnistes sous le prétexte du déséquilibre monétaire”, a poursuivi le porte-parole.

“La coopération économique et commerciale entre la Chine et les Etats-Unis, qui a apporté des intérêts concrets aux peuples chinois et américain, est caractérisée par des bénéfices mutuels et des résultats gagnant-gagnant, qui constituent le fondement et une force motrice des relations sino-américaines”, a affirmé Ma Zhaoxu.

Selon les statistiques, la Chine et les Etats-Unis sont chacun le deuxième partenaire commercial de l’autre et la Chine est le marché d’exportations ayant la plus forte croissance.

“Il est largement admis que le taux de change du Renminbi, la monnaie chinoise, n’est pas la cause du déséquilibre commercial entre la Chine et les Etats-Unis”, a ajouté Ma Zhaoxu.

La Chine appelle les Etats-Unis à abandonner le protectionnisme et à ne pas politiser les questions économiques afin de créer un environnement favorable au développement des relations économiques et commerciales bilatérales, a-t-il indiqué.

Le Sénat américain a voté lundi (heure locale) la tenue d’un débat sur ce projet de loi controversé malgré la forte opposition des entreprises chinoises et américaines.

Le vote 79-19 a ouvert un débat d’une semaine sur le projet de loi, dernière procédure avant d’être finalement voté au Sénat. Pour que le projet de loi devienne loi, il doit être approuvé par la Chambre des représentants et ensuite signé par le président américain Barack Obama

La loi sur la réforme de la surveillance du taux de change 2011 a été présentée par les sénateurs Charles Schumer, Sherrod Brown et des législateurs démocrates et républicains.

Le Sénat américain a abordé la question de la monnaie chinoise au moment où le taux de chômage aux Etats-Unis a dépassé les 9% et où les partis Républicain et Démocrate se préparent pour les prochaines élections présidentielles, qui seront probablement dominées par le taux de chômage et les questions économiques.

Les détracteurs considèrent que les chiffres de ces vingt dernières années n’établissent aucun lien entre le taux de change de la Chine et le taux de chômage aux Etats-Unis. Bien que le yuan se soit apprécié de 25% face au dollar depuis 2005, le taux de chômage aux Etats-Unis a augmenté de 7% à plus de 9%.

 

La Chine confirme sa participation à l’Exposion universelle de 2015

Ajouté au 10/10/2011 par SHI Lei

La Chine a confirmé sa participation à l’Exposition universelle de 2015 à Milan, en Italie, et a commencé ses préparatifs pour cet événement, a annoncé vendredi le Conseil pour la promotion du commerce international de Chine (CPCIC).

La Chine est prête à partager ses expériences en matière de production alimentaire et de développement durable, et à forger des liens avec les autres participants du secteur de l’industrie alimentaire, a indiqué Wan Jifei, président du CPCIC

L’Exposition universelle de 2015, ayant pour thème “Nourrir la planète, Energie pour la vie”, se concentrera sur la tradition, la créativité et les innovations dans le secteur alimentaire. Elle aura lieu du 1er mai au 31 octobre à Milan.

6e Festival du film français d’animation à l’Institut français de Chine

Ajouté au 10/10/2011 par SHI Lei

Depuis sa première édition en 2006, le Festival du film français d’animation reste une occasion à ne pas manquer pour tous les amoureux du genre.
Cette année encore, le cinéma de l’Institut français de Chine (IFC) vous propose une sélection haute en couleurs !

 

L’Illusionniste
Angleterre, France, 2010
80 min
Animation
Réalisateur : Sylvain Chomet
Film muet

À la fin des années 50, une révolution agite l’univers du music-hall : le succès phénoménal du rock, dont les jeunes vedettes attirent les foules, tandis que les numéros traditionnels deviennent démodés. Notre héros, l’illusionniste, ne peut que constater qu’il appartient désormais à une catégorie d’artistes en voie de disparition. Les propositions de contrats se faisant de plus en plus rares, il est contraint de quitter les grandes salles parisiennes et part avec ses colombes et son lapin tenter sa chance à Londres. César 2011 du meilleur film d’animation.

 

La Vieille Dame et les Pigeons
France, Canada, Belgique, 1996
25 min
Animation
Réalisateur : Sylvain Chomet
Anglais sous-titré en chinois et français

Film précédé de Babel et Chienne d’histoire

Un gardien de la paix famélique rend de fréquentes visites à une vieille dame qu’il a longuement observée tandis qu’elle régalait maternellement au square une multitude de pigeons. Il décide de se déguiser en pigeon pour profiter des délicieux repas de cette vieille dame…

 

Les Triplettes de Belleville
France, Belgique, Canada, 2003
80 min
Animation
Réalisateur : Sylvain Chomet
Film muet

Madame Souza était bien loin de se douter, en offrant un tricycle à son neveu, que celui-ci se prendrait d’amour pour la petite reine au point de se lancer dans le Tour de France !
Brillant athlète, il est mystérieusement kidnappé au détour d’un virage.
Madame Souza se lance alors à sa recherche à travers un trépident voyage qui l’entraînera à pedalo de l’autre côté de l’Atlantique et lui fera rencontrer les extraordinaires triplettes de Belleville…
Étoile d’or du film en 2004

 

Kirikou et la Sorcière
France, 1999
70 min
Animation
Réalisateur : Michel Ocelot
Français sous-titré en anglais et chinois

Le minuscule Kirikou naît dans un village d’Afrique sur lequel la sorcière Karaba a jeté un terrible sort : la source est asséchée et tous les hommes ont disparu du village. Que sont ils devenus ? La sorcière les mange-t elle ? Est-ce son armée qui les a fait disparaître ?
Sitôt sorti du ventre de sa mère, Kirikou met tout en œuvre pour délivrer le village de son emprise maléfique et découvrir le secret de Karaba.
Grand prix du Festival international du film d’animation d’Annecy en 1999.

 

Kirikou et les Bêtes sauvages
France, 2006
75 min
Animation
Réalisateur : Michel Ocelot
Français sous-titré en anglais et chinois

Kirikou et les Bêtes sauvages revient sur 4 aventures extraordinaires, vécues par le jeune garçon pendant qu’il sauvait son village du maléfice de la sorcière Karaba.
Dans la première, Kirikou affronte une hyène qui détruit les travaux d’irrigation des hommes. Dans la seconde, un buffle chargé de poteries sauvera le village de Kirikou de la pauvreté. Il se lie d’amitié avec une girafe dans la troisième aventure avant de sauver, dans un dernier épisode, sa mère, empoisonnée par une fleur, en lui faisant avaler le calice d’une plante magique.

 

Mia et le Migou
France, 2008
91 min
Animation
Réalisateur : Jacques-Rémy Girerd
Français sous-titré en chinois

Mia est une fillette d’à peine dix ans. Alertée par un pressentiment, elle décide de quitter son village natal quelque part en Amérique du Sud pour partir à la recherche de son père. Ce dernier travaille sur un chantier gigantesque visant à transformer une forêt tropicale en luxueuse résidence hôtelière. La route est longue pour retrouver son papa. Mia doit franchir une lointaine montagne, entourée d’une forêt énigmatique et peuplée d’êtres mystérieux.
Prix du meilleur film d’animation aux prix du cinéma européen en 2009.

 

Princes et Princesses
France, 1998
70 min
Animation
Réalisateur : Michel Ocelot
Français sous-titré en anglais et chinois

Suite de six contes en théâtre d’ombre. Deux enfants se retrouvent chaque soir dans un cinéma désaffecté. Ils se déguisent et, avec l’aide d’un vieux technicien, vivent ensemble de merveilleux contes dont ils deviennent les héros : La Princesse des diamants, Le Garçon des figues, la Sorcière, Le Manteau de la vieille dame, La Reine cruelle et enfin Princes et Princesses.
Prix Cinéma de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques en 2000.

 

Kérity la maison des contes
France, Italie, 2009
80 min
animation
Réalisateur : Dominique Monféry
Français sous-titré en chinois

L’histoire se passe à Kérity, où le jeune Nathanaël, 7 ans, emménage avec ses parents et sa sœur dans l’ancienne maison de leur tante Éléonore. Chacun des deux enfants reçoit d’elle un héritage : Angelica obtient une poupée, tandis que Nathanaël est le légataire de la bibliothèque. Il ne sait pas encore lire mais s’aperçoit vite que ces livres abritent de merveilleux petits personnages dont le monde est en danger. Pour sauver ses minuscules amis et leurs histoires, Nathanaël, rétréci par la Fée Carabosse, se lance dans l’aventure…
Mention spéciale au Festival international du film d’animation d’Annecy 2010.

 

Ma petite planète chérie
France, 2010
44 min
Animation
Réalisateur : Jacques-Rémy Girerd

Neuf histoires qui abordent l’écologie de manière amusante et poétique : Le Voyage d’une goutte d’eau, Les Mal-aimés, La Racine magique, La Coccinelle et le puceron, Des montagnes d’emballages, Le Hérisson amoureux, 20 millimètres sous terre, Tintamarre et bouche cousue, De l’air de l’air !

 

Sélection de courts métrages du Festival d’Annecy 2011
France, 2011
80 min
Animation
Divers réalisateurs
Français sous-titré en chinois

Le Festival international du film d’animation d’Annecy nous propose cette année encore une dizaine de courts-métrages. L’occasion de découvrir de tous nouveaux réalisateurs et de nouvelles idées et techniques toujours plus audacieuses !

 

La Chine a lancé son premier module de station spatiale

Ajouté au 10/10/2011 par SHI Lei

La Chine a lancé jeudi avec succès son premier module de station orbitale, qui lui servira à s’entraîner dans le cadre d’un programme visant à la doter d’un habitat spatial permanent à l’horizon 2020.

La fusée Longue Marche 2F avec à son bord le vaisseau Tiangong-1, dont le nom signifie “palais céleste”, a décollé comme prévu juste après 21H15 (13H15 GMT) depuis le base de Jiuquan (nord-ouest), dans le désert de Gobi.

Ce lancement est intervenu à deux jours de la Fête nationale chinoise, célébrée le 1er octobre.

Le président Hu Jintao était présent pour l’occasion au Centre de contrôle des vols spatiaux de Pékin. Les autres hauts responsables communistes de la Chine, dont le Premier ministre Wen Jiabao et le vice-président Xi Jinping, ont également assisté au décollage.

Dix minutes environ après la mise à feu de la fusée, Tiangong-1 s’est séparé sans problème de son véhicule transporteur, à une hauteur de 200 kilomètres au-dessus de la Terre, a annoncé l’agence Chine nouvelle.

Puis le module a déployé ses deux panneaux solaires, a indiqué l’agence officielle.

Moins de trente minutes après le décollage du lanceur, le commandant en chef des programmes spatiaux habités chinois, Chang Wanquan, a déclaré que le lancement de Tiangong-1 était un “succès”.

La chaîne d’information de la télévision d’Etat CCTV a consacré une soirée spéciale à la mise en orbite du module.

L’an dernier, la Chine avait profité de la date de la fête nationale pour envoyer une sonde lunaire, Chang’e 2. Ce lancement faisait également partie du programme des vols spatiaux habités: entamé il y a 20 ans, il a permis à la Chine de devenir en 2003 le troisième pays du monde, après l’URSS et les Etats-Unis, à envoyer des hommes dans l’espace.

Prototype dont la durée de vie prévue dans l’espace est de deux ans, Tiangong-1 devrait accueillir d’ici un mois Shenzhou VIII, un vaisseau inhabité pour le premier rendez-vous spatial chinois, puis successivement deux vaisseaux avec au moins un spationaute à leur bord, Shenzhou IX et Shenzhou X.

Tiangong-1 doit rejoindre une orbite à 350 km d’altitude, plus élevée que celle de l’ISS (station spatiale internationale), qui sera ensuite abaissée à 343 km pour son rendez-vous avec Shenzhou VIII.

La technologie des amarrages spatiaux est difficile à maîtriser parce que les deux vaisseaux, placés sur une même orbite et évoluant à quelque 28.000 km/h autour de la Terre, doivent se rapprocher très progressivement avant de s’unir.

Comme pour son premier vol spatial habité, la Chine se trouve pour son futur premier rendez-vous spatial dans une phase de rattrapage technologique en reproduisant des expériences réalisées par les Américains et les Russes dans les années 1960.

“Les Chinois utilisent des systèmes d’amarrage qui sont identiques aux systèmes russes puisque le programme Shenzhou est hérité à l’origine de technologies de type Soyouz”, a expliqué à l’AFP Isabelle Sourbès-Verger, spécialiste du programme spatial chinois au Centre national de la recherche scientifique (CNRS).

Avant de construire à l’échéance de 2020 une station orbitale comme la station russe Mir ou l’ISS dans laquelle un équipage peut vivre en autonomie durant plusieurs mois, la Chine devrait effectuer d’autres essais après que Tiangong-1 eut quitté son orbite en 2013.

“Si les Chinois démontrent qu’ils ont une capacité d’amarrage qui fonctionne correctement, cela les met en position potentielle de pouvoir un jour prétendre à accéder à la Station spatiale internationale”, selon Mme Sourbès-Verger.

Mais, pour l’expert australien Morris Jones, “les plus grands problèmes des Chinois pour participer à l’ISS sont d’ordre politique. Les Etats-Unis y sont fortement opposés”.

 

Le Louvre ouvre ses portes à la Cité Interdite

Ajouté au 10/10/2011 par SHI Lei

L’ancien palais des rois de France accueille 130 chefs-d’œuvre des empereurs chinois. Une superbe exposition qui retrace huit siècles d’échanges.

Sur la carte culturelle du bloc eurasien, le Louvre et la Cité interdite ressemblent à deux phares balisant les extrémités est et ouest. Près de 9000 kilomètres séparent ces deux palais, aujourd’hui musées. Est-il pertinent de les comparer? Qu’apprend-on à rassembler les pièces les plus significatives de leur histoire?

Par une sélection de 130 objets sur les 1.807.558 conservés entre les remparts pourpres de Pékin, mise en regard d’éléments des collections permanentes de l’institution parisienne, Jean-Paul Desroches, conservateur général au Musée Guimet, a osé l’exercice.
L’empereur Yongzheng, qui a régné de 1723 à 1735, vêtu à la façon de l’aristocratie versaillaise du début du XVIIIe siècle. (Musée du Palais impérial)Sur la carte culturelle du bloc eurasien, le Louvre et la Cité interdite ressemblent à deux phares balisant les extrémités est et ouest. Près de 9000 kilomètres séparent ces deux palais, aujourd’hui musées. Est-il pertinent de les comparer? Qu’apprend-on à rassembler les pièces les plus significatives de leur histoire?

Par une sélection de 130 objets sur les 1.807.558 conservés entre les remparts pourpres de Pékin, mise en regard d’éléments des collections permanentes de l’institution parisienne, Jean-Paul Desroches, conservateur général au Musée Guimet, a osé l’exercice. Il s’avère aussi beau que passionnant, quand bien même il pâtit d’un parcours éclaté en trois salles. Il est vrai qu’une seule n’aurait jamais suffi pour accueillir les jades, porcelaines, laques, sceaux, armes, calligraphies, peintures sur soie, broderies et autres trésors généreusement prêtés par la Chine en retour d’une exposition sur Napoléon montée à Pékin en 2008.

Desroches a privilégié des pièces jamais montrées jusqu’à ce jour en Occident. D’une lettre d’un kahn mongol à Philippe le Bel lui proposant une alliance contre les mamelouks en 1289, à l’évocation des dernières impératrices Eugénie et Cixi (l’une par un de ses corsages en soie asiatique, l’autre par une délicate pivoine qu’elle prétendait avoir peinte), elles jalonnent sur huit siècles les rapports économiques, diplomatiques ou guerriers.

Aux yeux de tous les descendants de l’empire du Milieu, l’objet le plus précieux est l’acte de la fondation de la dynastie Ming, un recueil de tablettes de jade, gravées au début du XVe siècle. Mais on peut lui préférer ce petit plat de porcelaine « blanc doux » de la même époque. Renversant de finesse, il révèle, lorsqu’on s’approche de très, très près, tout un décor de nuages et de dragons délicatement estampé.

Plus intelligemment encore, Desroches rapproche les chronologies, esquisse des affinités (architecturales par exemple, à travers des plans et maquettes, ou bien encore dans les grands mouvements de constitutions d’encyclopédies au XVIIIe siècle). Il n’omet pas les différences nombreuses mais s’arrête plus longuement sur les métissages. Les missionnaires jésuites en particulier. Dans le sillage du maître milanais Giuseppe Castiglione, dont quelques grandes peintures animalières sur papier et soie sont déroulées, ils furent de merveilleux artistes. Parfaitement reconnus à la cour, ils firent école. Au total, c’est cette fascination réciproque qui, déployée dans le temps, surprend le plus.

La salle du Trésor
Dans un de ses portraits, l’empereur Yongzheng est coiffé d’une perruque Louis XIV, «déjà obsolète à Versailles lorsqu’il l’arbore, mais la mode a mis du temps à voyager», sourit le commissaire. Dans l’autre sens, Mme de Pompadour promeut les « chinoiseries». Bien que préférant les laques japonais, Marie-Antoinette prolongera cet engouement comme l’illustre sa fontaine aux deux perroquets en porcelaine bleue montée sur bronze doré. Le vase a été acquis vers 1780 et converti en fontaine dans un souci d’intégration au style rocaille. Quoi de plus naturel? L’exotique est quotidien.

Enfin, juste pour le plaisir, la salle Richelieu a été transformée en salle du Trésor. C’est la plus belle. Le trône de Qianlong (empereur de 1736 à 1796), qui fut l’un des plus grands collectionneurs de l’histoire impériale, ainsi son mobilier d’apparat en bois rouge grouillant de paisibles dragons, y est installé. Beaucoup plus visible que dans la salle de l’Harmonie suprême où il se trouve d’habitude.

En 2010, la Cité interdite a accueilli 13 millions de visiteurs. Le Louvre, qui se targue d’être le plus grand musée du monde, affiche «  seulement », 8,5 millions, les passants des jardins des Tuileries n’étant pas comptabilisés. Mais que valent ces chicanes quand, en sortant de l’exposition, on regarde la pyramide de Ioeh Ming Pei d’un autre œil ?

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