Charles-Etienne Lagasse : la culture peut être un élément pour faire tomber les clichés entre l’Europe et la Chine

Ajouté au 04/01/2012 par SHI Lei

« Le rôle que j’ai envie de jouer avec EUNIC (European Union National Institutes for Culture), c’est de créer un pont et des espaces de dialogue [entre l’Europe et la Chine]. Mais quantitativement, il y a beaucoup de choses qui se passent. Je voudrais travailler sur le qualitatif, c’est-à-dire le dialogue », a récemment déclaré M. Charles-Etienne Lagasse, Inspecteur général de la Wallonie-Bruxelles International (WBI) et vice-président de l’EUNIC, lors d’une interview exclusive accordée à China.org.cn.

Exposition de peintures belges prévue pour début février 2013 à Beijing

La Belgique est connue pour ses bandes dessinées qui lient le texte et l’image. Selon M. Lagasse, une exposition d’œuvres de peintres belges sera organisée au Musée national d’art de Chine de début février à mars 2013.

« Plusieurs artistes belges ont travaillé sur la calligraphe chinoise et sur le rapport entre les arts visuels et l’écrit. C’est un thème privilégié pour travailler avec la Chine », a révélé M. Lagasse. Avant cela, une tournée sera organisée dans les musées de Suzhou dans la province du Jiangsu (est de la Chine) et de Xi’an dans le Shaanxi (ouest).

Il s’agit d’un grand projet artistique commun bilatéral avec Wallonie-Bruxelles. Les œuvres combinent les styles de calligraphie et de peinture. Cela reflète la vieille tradition de l’image, très forte en Belgique.

Créer un pont et faire tomber les clichés entre l’Europe et la Chine

Le Dialogue culturel Europe-Chine a eu lieu en octobre dernier au Luxembourg. C’est un événement annuel organisé une fois en Europe et une fois en Chine. La cinquième édition sera donc organisée par la Chine.

« Des artistes européens et chinois ont travaillé ensemble sur le graphisme, sur les logos, le pictogramme. On a eu un travail en commun sur le design graphique », a indiqué M. Lagasse.

En ce qui concerne les activités culturelles chinoises en Belgique, M. Lagasse a souligné que la Chine était devenue un acteur de plus en plus présent. « En Belgique, nous avons Europalia, un festival de 500 événements culturels chinois à Bruxelles. Il y a vraiment une très grande présence ».

Il a admis qu’il existe des clichés entre l’Europe et la Chine. « Comment les Chinois voient-ils les Européens ? Il ne faut pas considérer l’Europe comme un grand vaste musée du passé, avec de beaux monuments. Il ne faut pas oublier la créativité artistique et économique, les nouvelles technologies. On peut poser la question dans l’autre sens aux Européens. Comment voyez-vous la Chine? Vous n’avez pas de clichés sur la Chine comme une énorme usine du monde où il n’y pas de valeur ? Il y a effectivement des valeurs fondamentales en Chine. Il y a une culture millénaire, pas seulement le passé, mais aussi tout ce qui bouge, la créativité et l’ouverture au monde, etc. »

« La culture est peut-être un élément pour faire tomber ces clichés-là », a-t-il dit. « C’est le rôle que j’ai envie de jouer avec EUNIC, de créer un pont et des espaces de dialogue […] Le dialogue se fait sur les intérêts communs, mais pas seulement. J’ai une phrase en tête. Comme l’a dit le ministre chinois de la Culture Cai Wu, dans la croissance économique, la part de la culture augmente plus vite que l’économie globale. Nous sommes dans un secteur où on peut avoir des bénéfices mutuels, parce que nous avons des approches qui ne sont pas toujours les mêmes, et qui peuvent être complémentaires, avec des concepts qui viennent d’un pays et qui sont traduits dans l’autre, avec des entreprises conjointes ».

Bureau d’accueil en Wallonie pour les investissements chinois

A l’occasion du 40e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques sino-belges, le prince héritier Philippe de Belgique a effectué en octobre une visite en Chine, avec une délégation commerciale composée de 400 personnes. « Le commerce bilatéral a connu une croissance annuelle de 30 % ces trois dernières années », a révélé le 22 novembre M. Liao Liqiang, ambassadeur de Chine en Belgique, lors du forum d’Anvers.

En ce qui concerne les raisons de cette grande croissance, M. Lagasse a mis en relief l’importance des accords avec les universités, les pôles de compétitivité, les missions économiques, ainsi qu’une déduction fiscale sur le capital propre des investisseurs. Il a également souligné la mise en triangle d’or de la recherche, de l’enseignement et des entreprises. « Le gouvernement belge a investi énormément d’argent pour développer six pôles de compétitivité dans les domaines forts de la Wallonie : les sciences de la vie (la biotechnologie), l’agroalimentaire, le transport et la logistique, la mécanique (y compris la nanotechnologie), l’aérospatial et les technologies de l’environnement », a-t-il fait remarquer.

« Il y a un Bureau d’accueil ouvert en Wallonie pour les investissements chinois, avec toutes des démarches pour qu’ils puissent investir sur place », a-t-il fait savoir.

Avec un réseau de 50 lecteurs belges dans les universités chinoises et diverses activités culturelles dans le cadre de la journée de la francophonie en 2012, dont le festival du cinéma francophone et une tournée musicale, les échanges entre les deux pays continuent à se multiplier.

Une ligne ferroviaire rapide reliera en 2012 le centre-ville et l’aéroport de Xi’an

Ajouté au 04/01/2012 par SHI Lei

La ville de Xi’an, célèbre pour son armée de guerriers en terre cuite, a lancé jeudi la construction d’une ligne ferroviaire rapide reliant le centre-ville à l’aéroport.

Cette ligne de 27,3 kilomètres dont le budget de construction est de 9 milliards de yuans (1,4 milliard de dollars) permettra aux trains de circuler à 100 km/h. Les travaux devraient être achevés d’ici quatre ans, ont indiqué des sources proches du gouvernement provincial du Shaanxi (nord-ouest).

La ligne, composée de neuf stations, reliera Beikezhan (la gare du nord) de Xi’an à l’aéroport international Xianyang. La durée du trajet sera inférieure à 30 minutes, contre une heure actuellement.

A l’instar des aéroports de Beijing, Shanghai et Guangzhou, l’aéroport Xianyang a accueilli mercredi l’Airbus 380, devenant la dernière ville chinoise à voir se poser ce géant des airs.

Un projet d’expansion du terminal 3 de l’aéroport est en cours de réalisation. Après l’entrée en service du nouveau terminal en mars 2012, l’aéroport Xianyang sera doté d’une capacité annuelle de 50 millions de voyageurs.

Les Chinois se préparent pour la Fête du Printemps

Ajouté au 04/01/2012 par SHI Lei

Après le nouvel an habituel, ce sera le nouvel an chinois, appelée aussi la Fête du Printemps. La plus importante fête pour les Chinois tombera cette année le 23 janvier. Et les Chinois sont déjà en train de se préparer.

Pour les Chinois, les foires du temple sont une activité à ne pas manquer pendant les vacances de la Fête du Printemps. Alors qu’il reste moins d’un mois, les préparations sont déjà en cours. Les foires du temple du Parc Longtanhu et celle au Temple de la Terre ouvriront leurs portes au public le 22 janvier, la veille du Nouvel An lunaire chinois.

Comme ce sont les 2 plus grandes foires, elles offriront de riches repas légers et savoureux, des objets artisanaux folkloriques, et plus de 800 représentations folkloriques, dont la danse traditionnelle Yangge du nord-est de la Chine et la marche sur des échasses provenant de la province du Shandong. Les foires du temple dureront jusqu’au 9 février, avec un droit d’entrée de 10 yuans ou moins. Acheter des fleurs est une autre nécessité pendant la Fête du Printemps. Beaucoup de civils pékinois affluent déjà dans les marchés aux fleurs. Pour répondre à la demande de la saison, les fleuristes ont préparé plus de 150 sortes de fleurs pour les marchés de Beijing.

Les 10 importants événements de l’actualité chinoise en 2011

Ajouté au 04/01/2012 par SHI Lei

Voici les 10 événements de l’actualité chinoise qui ont marqué l’année 2011, sélectionnés par l’Agence de presse Xinhua (Chine Nouvelle) et classés par ordre chronologique :

— Le Conseil des affaires d’Etat, gouvernement central chinois, a adopté le 26 janvier une série de politiques pour assurer le développement sain du secteur de l’immobilier et promouvoir la construction de logements à prix abordables.

— Le législateur suprême chinois Wu Bangguo a annoncé le 10 mars qu’un système socialiste des lois à la chinoise avait été établi en Chine conformément au plan.

— L’Assemblée populaire nationale a adopté le 14 mars le 12ème Plan quinquennal pour le développement social et économique du pays, fixant comme objectif d’orienter la Chine vers une voie de développement plus juste et plus “verte” durant la période 2011-2015.

— Une réunion exécutive du Conseil des affaires d’Etat a ordonné le 4 mai aux départements du gouvernement central de publier leurs budgets relatifs aux frais de représentation, de réception, et d’achat de véhicules officiels.

— Dans son discours prononcé le 1er juillet à l’occasion d’une cérémonie marquant le 90ème anniversaire du Parti communiste chinois (PCC), le président chinois Hu Jintao a fait l’éloge des trois principaux progrès réalisés par le PCC.

— Le 23 juillet, un train à haute vitesse en a heurté un autre qui se trouvait à l’arrêt à proximité de la ville de Wenzhou dans la province orientale du Zhejiang, faisant 40 morts et 191 blessés.

L’enquête préliminaire révèle de graves défauts de conception des équipements de signalisation des chemins de fer, ainsi que des lacunes en matière de gestion de la sécurité ferroviaire.

Un total de 54 personnes responsables de l’accident recevront des sanctions disciplinaires. Des enquêtes indépendantes organisées par les autorités judiciaires sont en cours pour déterminer leur éventuelle responsabilité pénale.

— Shenzhou-8, un vaisseau spatial lancé dans l’espace le 1er novembre et revenu à sans dommage sur Terre le 17 novembre, marquant le succès complet de la première mission d’amarrage spatial entre le vaisseau inhabité et le module Tiangong-1, lancé dans l’espace le 29 septembre.

— Une grande cérémonie a été organisée le 9 octobre pour commémorer le centenaire de la Révolution chinoise de 1911 qui a mis fin à 2000 ans de règne impérial de la Chine, avec le renversement la dynastie des Qing (1644-1911).

— Le 17ème Comité central du PCC a conclu sa sixième session plénière à Beijing le 18 octobre, adoptant de grandes lignes décisives pour l’amélioration du soft power culturel de la nation et la promotion de la culture chinoise.

— Les dirigeants chinois ont décidé lors d’une réunion nationale sur la lutte contre la pauvreté d’élever considérablement la barre du seuil de pauvreté des agriculteurs du pays à 2 300 yuans (362 dollars) en terme de revenu net annuel, soit une hausse de 92% par rapport à 2009.

 

L’évolution du rituel de la Fête du Printemps

Ajouté au 04/01/2012 par SHI Lei

Depuis la politique de réforme et d’ouverture vers l’extérieur, le rituel de la Fête du Printemps a évolué au fil du temps. La manière déchanger des voeux de bonne année a changé sans arrêt : porte à porte, carte postale, téléphone, message électronique, blog, micro-blog… mais quel que soit le mode de transmission, ce qui ne change jamais, ce sont les sentiments sincères et les attentes d’un bel avenir.

« Aujourd’hui, tout ce dont on a besoin pour confectionner le repas de la Fête du Printemps peut s’acheter, mais il y a 30 ans, tout se faisait encore à la maison ». A l’approche du jour de l’an, des personnes âgées commencent à être nostalgiques.

Au début de la période de réforme et d’ouverture vers l’extérieur, les Chinois commençaient à préparer le repas quelques jours avant le nouvel an chinois, et ils avaient à l’époque l’habitude de s’offrir de la nourriture.

Au milieu des années 90
Après la généralisation du téléphone en Chine, le bippeur est entré dans la vie quotidienne des Chinois. Et des voeux de bonne année ont commencé à circuler sur ces petites machines.

A la fin des années 90
Le message électronique est devenu le principal moyen d’échanger ses voeux des Chinois depuis 10 ans.

Le micro-blog en 2010 et 2011
Le micro-blog, qui a débuté chez les célébrités est accepté par de plus en plus de Chinois moyens, même les organes gouvernementaux suivent la mode d’ouvrir le compte de micro-blog.
En 2012, avec les technologies de pointe des téléphones portables, les messages audio et vidéo tiendront à leur tour le rôle principal.

 

Que 2012 soit placée sous le signe bénéfique du Dragon chinois Long !

Ajouté au 04/01/2012 par SHI Lei

L’année 2011 fut significative pour la Chine sur de nombreux plans. Elle a marqué le 90e anniversaire de la fondation du Parti Communiste Chinois et le 100e anniversaire de la Révolution de 1911, évènements qui tous deux ont conduit à la fondation de la République Populaire de Chine il y a 62 ans. Cette année également, la Chine est devenue la deuxième plus grande économie du monde, et la troisième nation du monde à lancer un programme de station spatiale de conception et de fabrication nationales, la Tiangong-1. Alors que 2011 s’achève, 2012, l’Année Chinoise du Long (?), ou le Dragon divin chinois, combinaison légendaire d’un serpent, d’un phénix, d’un poisson, d’un tigre et d’un cerf, devrait apporter des changements favorables. Le 18e Congrès National du Parti Communiste Chinois va choisir sa cinquième génération de dirigeants. De nouveaux programmes seront mis en oeuvre, la réforme et l’ouverture seront renforcées, la transformation du modèle de développement économique va prendre de l’ampleur, et la construction d’une société modérement prospère (??) sera intensifiée.

En 2011, la Chine poursuivra son émergence pacifique, comme l’a réaffirmé en septembre dernier le Livre Blanc du Conseil des Affaires de l’Etat, intitulé « Le développement pacifique de la Chine ». La paix et l’harmonie, valeurs culturelles profondément enracinées, sont devenues le guide stratégique de la Chine pour son développement national et international.

Sur le front mondial, la résolution pacifique des conflits est l’approche que la Chine favorise, que ces conflits soient économiques, commerciaux, politiques, environnementaux, sécuritaires, historiques, culturels, diplomatiques ou territoriaux. Cette approche est cohérente avec la position chinoise dite de « somme non nulle » pour la résolution des problèmes. Ce qu’elle veut, c’est une solution où tout le monde trouve son compte. Cela contraste fortement avec le jeu « à somme nulle » que pratiquent certains pays, qui ne cherchent qu’une solution où l’un gagne et où l’autre perd, en général pour des raisons d’enrichissement personnel.

L’ancien Président américain Bill Clinton a donné la meilleure et la plus brève des définition de l’approche « à somme non nulle » dans un entretien avec le magazine Wired en décembre 2000. Affichant son accord avec la thèse de la somme non nulle exposée par Robert Wright dans son livre « Nonzero », Bill Clinton a dit : « Plus les sociétés deviennent complexes, et plus les réseaux d’interdépendance au sein et au delà de la communauté et des frontières nationales deviennent complexes aussi, et plus les gens sont contraints à trouver des solutions à somme non nulle, dans leur propre intérêt. C’est à dire des solutions gagnant-gagnant, et pas des solutions gagnant-perdant ». Un peu plus tard, Bill Clinton, comme s’il y avait été contraint par la rapidité et la clarté de sa réflexion, a conclu son observation avec une pointe de résignation et de gêne : « Il n’y aura jamais de jour, compte tenu de la nature humaine, où l’on ne verra plus des gens chercher à imposer des solutions à somme nulle, et parfois à un coût énorme pour la société ».

La contradiction qu’a pointé Bill Clinton reflète précisément le sentiment de gêne actuel de la Chine. Aujourd’hui, certains pays, petits ou grands, développés ou en développement, d’une façon unilatérale ou simultanée, jouent à la fois le jeu de la somme nulle et de la somme non nulle avec la Chine. Ils le font en espérant en sortir vainqueurs dans les deux cas. Ils jouent au jeu gagnant-gagnant de la somme non nulle sur le plan économique avec la Chine pour s’enrichir. Et ils jouent le jeu gagnant-perdant de la somme nulle où se mêlent économie, politique, culture, sécurité avec la Chine pour maîtriser ou empêcher son émergence normale, une fois encore pour quelque enrichissement personnel de tout type.

Ce genre de stratagème double n’est pas seulement déloyal envers la Chine, mais il est aussi dangereux pour ceux qui le jouent. L’histoire montre que l’émergence de la Chine a déjà, et peut contribuer à la stabilité et à la reprise mondiales, d’une façon qui va au delà de la simple économie. Dans un « monde complexe, interdépendant », jouer à ces deux jeux de manière simultanée est « comme tuer la poule aux oeufs d’or ». N’oublions pas que dans cette fable d’Esope, il y a toujours une morale quelque part.
La Chine s’est adaptée à cette situation et est devenue experte dans la gestion de ce genre de duel. Elle le fait depuis près d’un siècle. Au début, il y avait seulement des jeux perdants à somme nulle et prédateurs imposés à la Chine. Aujourd’hui, la Chine joue à des jeux à somme non nulle gagnant-gagnant pour les deux parties avec des pays amicaux du monde entier. Et elle accepte un nombre en diminution de jeux à somme nulle gagnant-perdant avec des partenaires pas tout à fait coopératifs, parfois avec optimisme, en grande partie parce que, comme Bill Clinton l’a déploré, quelques joueurs ne peuvent tout simplement pas résister à leur « nature humaine ».

Cette déplorable « nature humaine » ressemble beaucoup à la présence prolongée d’un fantôme, l’« état de nature » chaotique à somme nulle, un soit-disant état d’esprit humain original de guerre perpétuelle, de tous contre tous. Cet « état de nature » est devenu un axiome politique pour Thomas Hobbes, le célèbre philosophe politique anglais du XVIIe siècle.

La théorie du contrat social de Hobbes, en tant qu’antidote à l’état original du tous contre tous, est devenue la justification théorique de la formation des Etats-nations européens modernes lors de ces deux derniers siècles. Et pourtant ce fantôme traîne toujours ses guêtres, aujourd’hui encore. La Chine, bien que compréhensive à l’égard de l’intention de Thomas Hobbes, a elle cherché un antidote sous la forme d’une « nature humaine bienveillante » complètement transformée. Et c’est seulement cette nature bienveillante à somme non nulle, sur laquelle Confucius a insisté il y a 2 500 ans, qui peut être le point de départ de tout accord sociopolitique viable.

La position de somme non nulle donne une mentalité d’abondance. En revanche, la position de somme nulle favorise elle une mentalité de « pauvreté ». Bien maîtrisé, le monde est sufisamment grand et contient assez de richesses pour en donner en abondance à chaque nation. C’est la coopération radicale, plutôt que la concurrence féroce, qui peut faire naître un monde d’abondance, tant dans les esprits que dans la réalité.
Une bonne compréhension culturelle entre les nations fait sans aucun doute aussi une différence, en particulier aujourd’hui, où le monde se mondialise rapidement de la façon la plus complexe. Le plus souvent nous ne faisons pas assez pour mieux connaître les autres ; nous écartons ce que nous ne connaissons pas, ou pire, ce que nous ne sommes pas disposés à connaître des autres nous dérange même.

Dans notre monde, un nombre incalculable de personnes connaissent bien et aiment la culture traditionnelle de la Chine. Pourtant, les faux-pas culturels sérieux et persistants au sujet de la Chine persistent toujours et font du mal à tout le monde. Prenez la conception occidentale du dragon chinois Long, par exemple. C’est depuis longtemps une icône culturelle : le peuple chinois aime d’ailleurs s’appeler « descendants de Long ». Pour la majorité des non-initiés, il est évident que le dragon chinois Long est pour l’essentiel le même dragon destructeur, violent, agressif et crachant du feu de l’Occident – le dragon prédateur à somme nulle, en somme. Pourtant, la vérité est tout autre. Le puissant dragon chinois Long ne crache pas le feu pour détruire. Au lieu de cela, il apporte la pluie bienfaitrice et salvatrice. Culturellement, le dragon chinois Long représente le bon augure, l’harmonie, la richesse et le pouvoir organique. C’est un dragon de vie et de tonicité, de somme non nulle, pourrait-on dire. Sachant cela, il ne devrait plus y avoir de chevalier cherchant à faire disparaître pour toujours les dragons de notre monde.

Ce que veut la Chine, en 2012 et au-delà, c’est réaliser l’idéal antique d’une société « modérément prospère » (de « xiaokang »), qui est une société d’équité, de sécurité et d’harmonie pour ses citoyens. Cela peut se faire, en partie, par coopération pacifique à somme non nulle avec le monde. Telle est l’essence même de l’émergence pacifique de la Chine.

Pour le monde dans son ensemble, 2011 a été une année d’agitation et de chaos. Les crises financières et politiques ont déclenché de l’agitation sociale, déferlant sur l’Afrique du Nord, le Moyen-Orient, l’Espagne, la Grèce, Israël et jusqu’en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. Chacun espère que 2012 sera meilleure. Il est temps que le monde se tourne vers la coopération radicale plutôt que de continuer à poursuivre une concurrence féroce.

Que le monde accueille 2012 avec l’esprit propice du dragon chinois Long !

L’auteur est professeur de philosophie occidentale et chinoise à l’Université d’Etat de Montclair, dans le New Jersey, aux Etats-Unis.

 

Le plus large complexe d’exposition du monde va s’installer à Shanghai

Ajouté au 04/01/2012 par SHI Lei

Les travaux publics du Complexe d’exposition de la Chine, qui sera le plus large du monde, ont commencé le 26 décembre à Shanghai. Le projet occupera une superficie totale d’un kilomètre carré pour dégager une superficie nette et couverte d’exposition de 400 000 mètres carrés, et une place sous le ciel de 100 000 mètres carrés. Les travaux publics s’achèveront dans trois ans et consommeront un investissement de 15 à 20 milliards de yuans.

La Foire de Chine, qui sera abritée dans le complexe, est aussi en cours de préparatifs. En tant qu’exposition de classe nationale, la Foire de Chine sera lancée dans trois ans et dépassera la taille de Hannover Messe, la plus large foire du monde d’aujourd’hui qui se tient normalement sur une superficie de 490 000 mètres carrés, et celle de la Foire de l’exportation de Chine qui occupe ordinairement une superficie de 340 000 mètres carrés pour une simple édition à Guangzhou, capitale du Guangdong.

Selon des analystes, le projet est nécessaire pour répondre à la haute croissance du commerce, notamment dans le delta de Yangtsé. En 2011, le taux de location des sites d’exposition de plus de 30 000 mètres carrés a dépassé 60%, beaucoup plus haut que le niveau moyen de 35% du monde et de 25% du pays. Il semble bien que la superficie des sites d’exposition de la ville n’est plus suffisante pour répondre aux besoins du développement en continu du commerce intérieur et international.

Selon un accord entre le ministère du Commerce et la mairie de Shanghai, le projet du Complexe de l’exposition de la Chine est financé en commun par le Centre du commerce extérieur de la Chine (groupe) et Donghao Service du commerce international de Shanghai (groupe) qui vont créer ensemble la Société de l’exposition de Chine S.A pour la gestion du complexe.

Wang Zhiping, président du conseil d’administration de la future société de gestion, a indiqué qu’il conviendrait d’adopter un nouveau mode de gestion favorable pour les conjonctions entre le commerce intérieur et le commerce international, entre l’exportation et l’importation, entre le commerce des matériels et des services, afin de transformer le futur complexe en plateforme d’exposition la plus large, la plus influençante et la plus concurrentielle du monde.

Selon des initiés, à l’exception de la Foire de Chine en cours de préparatifs, certaines expositions spéciales telles que la Foire d’import-export de l’Est de la Chine, la Foire industrielle internationale de Chine, et des expositions spéciales des secteurs de l’automobile, l’électronique, et de l’ameublement vont aussi s’installer dans le Complexe d’exposition de Chine.

“Je suis persuadé que le complexe d’exposition de Chine rendra service au développement du delta du Yangtsé et de tout le pays, et jouera un rôle actif remarquable dans la vie économique et sociale de la Chine”, a indiqué Wang Zhiping, responsable de la gestion du futur complexe.

Kong Quan encourage les entreprises chinoises à élargir les coopérations vers la France

Ajouté au 04/01/2012 par SHI Lei

Les entreprises chinoises doivent élargir les coopérations vers la France et promouvoir les relations économiques entre la Chine et la France, a déclaré Kong Quan, ambassadeur de Chine en France, à l’occasion d’une réception organisée par l’Association des entreprises de Chine en France (AECF) avant Noël.

M. David Appia, président de l’Agence Française pour les investissements internationaux (AFII), Jean-Claude Karpelès, délégué du président pour le développement international et les affaires européennes de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris, Pan Nuo, directeur général de l’AECF, et les responsables d’entreprises chinoises et françaises étaient présents à la réception.

Dans son discours, M. Kong Quan a déclaré que « les entreprises chinoises en France ont fait beaucoup de progrès ces dernières années. Une centaine d’entreprises chinoises ont investi plus de 1,3 milliard d’euros en France ».

Concernant les projets de relations économiques entre les deux pays, M. l’Ambassadeur a proposé trois objectifs : tout d’abord, c’est d’élargir le volume des échanges bilatéraux du commerce, nous devons nous efforcer d’élever le volume des échanges à 80 milliards de dollars en 2015 ; deuxièmement, c’est d’approfondir les coopérations dans les domaines de la protection de l’environnement, de l’agriculture moderne, des nouvelles énergies et des nouveau matériaux ; troisièmement, c’est de promouvoir les coopérations sur la construction conjointe sino-française des « éco-quartiers » ; quatrièmement, c’est de stimuler les investissements mutuels.

M. David Appia a salué le développement économique de la Chine et le développement des entreprises chinoises en France. Il a déclaré que l’AFII continuerait à aider les entreprises chinoises en France.

Fondé en 2007, l’AECF est la réunion des entreprises et organismes publics et privés chinois en France. Ses objectifs sont le renforcement du dialogue avec les organismes gouvernementaux français, le développement des coopérations avec le monde des entreprises industrielles et commerciales françaises, la protection des intérêts de ses membres, la réalisation d’un développement commun et de la réussite des deux côtés.

Les règlements transfrontaliers en RMB vont se développer

Ajouté au 04/01/2012 par SHI Lei

La Chine s’apprête à autoriser davantage d’entreprises de la partie continentale du pays à effectuer les règlements des transactions transfrontalières en RMB et à renforcer la coopération monétaire avec la Russie, a déclaré 16 décembre une haute fonctionnaire de la Banque populaire de Chine (PBOC).

« Nous allons élargir la liste des entreprises autorisées à régler les transactions commerciales transfrontalières en RMB afin de promouvoir davantage le flottement international de la devise », a rapporté Jin Mei, directrice générale adjointe de la division politique monétaire de la banque centrale. A l’heure actuelle, la banque centrale autorise près de 60 000 entreprises nationales à régler les exportations transfrontalières en RMB. « Le développement de l’utilisation du RMB au niveau interna », a ajouté Jin.

Elle a tenu ces propos lors d’une conférence sur la promotion des entreprises organisée à Beijing par Sberbank Rossii OAO, le plus grand prêteur commercial russe en termes d’actifs.

Les règlements en RMB représentant moins de 5 % du volume total des opérations entre les deux pays, le règlement des transactions sino-russes en devises nationales offre un énorme potentiel de croissance, a-t-elle précisé.

« Bien qu’actuellement le rouble soit encore la monnaie la plus utilisée pour les règlements effectués en devises nationales entre la Chine et la Russie, la valeur des règlements en yuans augmente de façon spectaculaire. »

Selon Jin, la valeur des règlements en yuans entre les deux pays a été multipliée par huit, à 1,7 milliards de yuans (226 millions de dollars), sur les dix premiers mois de l’année par rapport à la même période 2010.

« Actuellement, il n’existe pas d’obstacle au règlement des échanges transfrontaliers sino-russes en yuans. »

Mais l’insuffisante convertibilité du RMB et le nombre relativement faible d’entreprises autorisées à régler les transactions dans cette monnaie ont limité le volume des transactions réglées en devises nationales entre les deux pays, a déclaré Sergey Tsyplakov, représentant commercial de la Fédération de Russie en Chine.

« En outre, des deux côtés de la frontière, la majorité des entreprises n’ont pas pris encore l’habitude d’effectuer leurs règlements en roubles et en yuans », a relevé Tsyplakov, avant d’ajouter que les traders étaient réticents à garder la monnaie russe du fait de ses importantes variations de change.

Depuis la crise financière mondiale en 2008, la Chine et la Russie ont demandé un recours de moins en moins important au dollar pour le commerce international et les investissements. Les deux parties souhaitent une accélération des échanges afin de promouvoir leur propre monnaie à un niveau international.

Fin novembre, selon les données de la PBOC, la Chine avait réglé des transactions transfrontalières en yuans, pour un montant évalué à 2,4 milliards de yuans, avec 175 pays et régions. Hong Kong et Singapour ont participé à la plupart des règlements.

Selon Tsyplakov, 2011 est une étape importante pour la relation bilatérale, et le volume des échanges commerciaux entre les deux économies devrait atteindre les 78 milliards de dollars sur l’année. « Au cours des sept premiers mois, il a augmenté de 44 % en glissement annuel. »

En juin, les dirigeants des deux pays avaient annoncé des programmes destinés à augmenter le volume du commerce bilatéral afin qu’il atteigne les 100 milliards de dollars en 2015 et les 200 milliards en 2020. « La coopération monétaire entre les deux pays pourrait faciliter le commerce transfrontalier, et la coopération entre les institutions financières doit également jouer un rôle important dans ce domaine, » a déclaré Tsyplakov.

La Chine devrait devenir le plus grand consommateur de luxe en 2012

Ajouté au 26/12/2011 par SHI Lei

Récemment, deux cabinets d’audit, de consulting et d’expertise comptable, PwC et Bain Capital, ont publié des rapports sur le marché asiatique des produits de luxe. Les deux rapports s’accordent pour dire que la Chine devrait devenir le plus grand pays consommateur de produits de luxe en 2012.

Selon le rapport de PwC, le volume des ventes de produits de luxe en Chine va atteindre 11,5 milliards d’euros en 2011, soit une augmentation plus de 25 %. Cela lui permettra de dépasser le Japon vers la première place des consommateurs de luxe en 2012.

En 2010, le volume de la consommation individuelle de produits de luxe dans la partie continentale de Chine est passé à la cinquième place mondiale. En incluant Hong Kong et Macao, la Chine arrive troisième. Les géants des marques de luxe, qui étaient très nerveux en raison du séisme au Japon, se sont apaisés au début de l’année 2011.

Dans une boutique de luxe Hermès à Guangzhou, une femme a acheté en une fois des montres pour un total de 2 800 000 yuans et des sacs à 160 000 yuans le jour de l’ouverture.

Richemont Group, une entreprise suisse spécialisée dans le luxe, a publié son rapport de ventes au cours des six mois passés. Selon ce rapport, le groupe a réalisé une augmentation de 29 %, notamment grâce à la forte augmentation des ventes de bijoux et montres en Chine.

Le groupe italien Prada connaît la même situation. Au cours des neuf premiers mois de l’année, son revenu net a atteint 17 milliards d’euros, soit une augmentation de 24,9%, avec une progression de 42,2 % sur le marché chinois.

En raison de l’importance du marché chinois, plusieurs entreprises incontournables du secteur sont entrées en bourse à Hong Kong, notamment Samsonite, Coach et Prada. « L’emplacement de l’introduction en bourse (IPO en anglais) d’une entreprise représente son objectif de marché », a déclaré Patrizio Bertelli, PDG de Prada.

Selon la prévision de PwC, outre les grandes villes chinoises, les villes moins développées en Chine deviendront un marché important des produits de luxe, particulièrement Hangzhou et Wenzhou.

Mais il y a également des voix différentes dans ce domaine. « Dans le cadre de la situation instable de l’économie mondiale, la consommation des produits de luxe en Chine va connaître une baisse de 20 % », affirment les analyses de la Banque royale d’Écosse.

 

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