Ouverture du premier Forum des médias sino-français à Beijing

Ajouté au 17/02/2012 par SHI Lei

Le 13 février, le premier forum des médias sino-français a eu lieu à Beijing. M. Wang Chen, ministre du Bureau d’information du Conseil des affaires d’État, Mme Sylvie Bermann, ambassadeur de France en Chine et divers représentants des médias chinois et français étaient présents.

Selon M. Wang, le gouvernement chinois attache une haute importance aux échanges entre les médias chinois et les médias étrangers. C’est grâce aux coopérations entre les médias que le monde peut avoir des connaissances objectives et impartiales sur la Chine.

Dans son discours, Mme Bermann a indiqué que 25 journalistes français étaient installés en Chine pour faire des reportages sur le pays. « Aujourd’hui, la formation est immédiate et globale, et le média joue un rôle fondamental pour la compréhension mutuelle entre les peuples ».

À cette occasion, les participants ont discuté principalement des sujets suivants : Médias et relations sino-français: quels enjeux contemporains ? Médias traditionnels à l’ère digitale, vers un nouveau modèle ?

Selon M. Séverin Naudet, directeur en mission pour le Premier ministre, l’internet et ses nouveaux usages bouleversent le modèle des médias traditionnels, mais les pistes d’expérimentation sont nombreuses à travers le monde et permettent d’engager des comparaisons.

« Cette rencontre est une occasion inestimable d’approfondir la compréhension mutuelle entre la France et la Chine, et d’encourager une réflexion bilatérale et biculturelle sur la place des médias classiques dans la société face au changement technologique », a déclaré M. Eric Anziani, président de China Institute, l’un des organisateurs du forum.

Chine : l’attirance des capitaux étrangers n’a pas comme condition préalable le transfert de technologies

Ajouté au 13/02/2012 par SHI Lei

Face à la rumeur selon laquelle « En attirant les capitaux étrangers, la Chine force les entreprises étrangères à transmettre leur high-tech aux joint ventures et aux entreprises à capitaux mixtes », le Ministre chinois du Commerce Chen Deming a indiqué dernièrement que déjà au début de son adhésion à l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), la Chine a procédé à l’examen général et complet de sa législation économique relative aux relations avec l’étranger, que toutes les lois et tous les règlements non conformes aux règles de l’OMC ou bien qui ne répondent pas aux engagements pris par la Chine pour pouvoir adhérer à celle-ci ont été révisés et modifiés, tandis que les exigences qui y étaient contenues, dont l’obligation du transfert technologique, ont été annulées et supprimées.

« Le gouvernement chinois s’en tient fermement et résolument à sa politique de réforme et d’ouverture sur l’extérieur et sa position quant à cela demeure inchangée et tout comme dans le passé, il accueille favorablement et encourage les investissements venus de l’extérieur. Quant au transfert technologique et à la coopération technique, ils constituent la décision et la conduite autonome et indépendante de l’entreprise, c’est pourquoi il est hors de question que le gouvernement chinois s’en sert comme des conditions préalables pour l’accès aux marchés. », a insisté le Ministre.

Abordant la situation du commerce extérieur, il a dit : « Il est important pour notre pays que sa politique import export maintient dorénavant dans son ensemble une stabilité continuelle. Même s’il serait nécessaire de procéder à un réajustement, il faut faire en sorte que l’encouragement prévaut sur la restriction. ». Depuis la deuxième moitié de l’année dernière, la croissance du commerce extérieur chinois s’est ralentie et même en début de cette année, plus exactement au mois de janvier, les exportations n’ont aucunement connu une situation optimiste. Puis avec le facteur de la Fête du Printemps, il serait fort possible qu’il aurait une croissance négative par rapport à la même période de l’année dernière. Quant aux entreprises du commerce extérieur, et tout particulièrement les petites entreprises et les micro entreprises, elles seront sujettes à une lourde pression quant à leur gestion et à leur exploitation.

Chen Deming a ajouté que le gouvernement envisage d’adopter diverses mesures pour aider les entreprises à surmonter et à vaincre leurs difficultés, ce pour assurer et maintenir la croissance stable du commerce extérieur.

Le Ministre a conclu en disant que tout en prenant ces mesures en vue de stabiliser les exportations, le gouvernement chinois continuera à faire son possible pour accroître et élargir les importations, ce qui permettra de réaliser l’équilibre commercial. Les mesures qui seront prises à cet effet comprendront entre autre la réorganisation des secteurs de l’importation afin de faire disparaître autant que possible les restrictions irrationnelles et inadéquates, de procurer toutes facilités à l’importation et d’instaurer des mesures politiques financières concernées en vue de soutenir cette dernière.

 

Le grand froid persistant en Europe redynamise l’industrie du duvet en Chine

Ajouté au 13/02/2012 par SHI Lei

L’augmentation remarquable des commandes européennes de produits en duvet reçues par les usines de la province du Zhejiang (est) depuis fin janvier a été une opportunité pour le redressement de l’industrie locale.

L’hiver extrêmement dur en Europe depuis le début de l’année est responsable d’un boom des demandes en produits à base de duvet, et d’une forte augmentation des bénéfices des entreprises de la ville de Xiaoshan, un des principaux centres de fabrication de ce type de produits en Chine.

“Notre compagnie a reçu des commandes en urgence provenant d’Italie à la fin du mois de janvier, et les clients étaient tellement pressés qu’ils étaient prêts à payer des frais de transport aérien”, a déclaré Zheng Fangli, responsable marketing de la Rongda Down Products Co. Ltd..

Cependant, ces commandes sont arrivées juste à la fin des vacances de la Fête du Printemps (Nouvel An lunaire chinois) alors que des centaines de milliers de travailleurs migrants se trouvaient encore dans leur pays natal.

“Pour assurer la livraison des produits, nous avons été obligés de rappeler les ouvriers à l’usine”, a reconnu Zheng.

Les entreprises de duvet du Zhejiang ont souffert d’une période sombre pour leurs exportations depuis 2009, principalement en raison de la récession économique mondiale. Selon des données officielles, les exportations chinoises ont reculé en janvier de 0,5% sur un an.

 

Li Yuanchao, membre du Bureau politique du Comité central du PCC, rencontre Jean-François Copé

Ajouté au 13/02/2012 par SHI Lei

Li Yuanchao, membre du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois (PCC), s’est engagé vendredi à encourager la coopération entre le PCC et l’Union pour un mouvement populaire (UMP), parti français actuellement au pouvoir.

Également secrétaire du Secrétariat du Comité central du PCC et chef du Département de l’organisation du Comité central du PCC, M. Li a fait cette déclaration lors d’une rencontre avec le secrétaire général de l’UMP Jean-François Copé en visite à Beijing.

Il a salué les efforts de l’UMP pour promouvoir les relations sino-françaises à long terme, qualifiant les relations entre les deux pays d'”une des relations bilatérales les plus importantes du monde”.

Le PCC attache une grande importance au développement de ses relations avec l’UMP et est disposé à continuer les échanges et la coopération avec celui-ci, a-t-il souligné.

Il a appelé les deux parties à oeuvrer ensemble afin d’encourager le développement stable, solide et de long terme des relations bilatérales, ainsi que l’amitié entre les deux pays.

M. Copé a hautement salué les progrès du développement chinois et indiqué que l’expérience chinoise avait été très “instructive” pour les pays occidentaux.

L’UMP est disposé à renforcer davantage le dialogue et les échanges avec le PCC afin de contribuer au développement des relations France-Chine et UE-Chine, a ajouté M. Copé.

Le PCC s’engage à renforcer ses relations avec la France

Ajouté au 13/02/2012 par SHI Lei

He Guoqiang, membre du Comité permanent du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois (PCC), s’est engagé vendredi à renforcer les échanges et la coopération avec les partis politiques français afin de promouvoir les relations Chine-France.

Il s’est ainsi exprimé lors d’une rencontre avec une délégation de l’Union pour un mouvement populaire (UMP), parti français actuellement au pouvoir et mené par son secrétaire général Jean-François Copé.

Également chef de la Commission centrale de contrôle de la discipline, M. He a salué la coopération amicale entre le PCC et l’UMP et exprimé le souhait que les deux parties continuent à renforcer le dialogue et les échanges afin de consolider les bases politiques du développement global des relations sino-françaises.

Il a appelé les deux pays à renforcer leur coordination stratégique sur les affaires mondiales dans des cadres multilatéraux, et à oeuvrer de concert pour faire face aux risques financiers internationaux et à la crise de la dette européenne, afin de maintenir la stabilité financière et d’encourager la reprise économique mondiale.

M. Copé, en sa sixième visite en Chine, a déclaré souhaiter que les deux pays maintiennent leur coopération dans tous les domaines, dont les échanges de haut niveau et le dialogue. Il s’est engagé à faire de son mieux pour promouvoir la coopération bilatérale dans les domaines de la politique, de l’économie et de la culture.

M. Copé et sa délégation sont en visite en Chine sur invitation du Département international du Comité central du PCC.

JF Copé: il est absolument indispensable d’avoir des relations soutenues et construites dans tous les domaines avec la Chine

Ajouté au 13/02/2012 par SHI Lei

“Il est absolument indispensable d’avoir des relations suivies, soutenues, construites dans tous les domaines” avec la Chine, a déclaré Jean François Copé, secrétaire général du parti UMP (Union pour le mouvement populaire, parti au pouvoir), qui va se rendre en Chine à partir de mercredi.

Selon M. Copé, il s’agit son sixième voyage en Chine depuis des années. Avant son départ, le secrétaire général de l’UMP a donné une interview exclusive à l’Agence Xinhua.

“Il y a une histoire entre la France et la Chine qui est très singulière et qui est magnifique en même temps. Depuis le Général De Gaulle en 1964 qui reconnaît la Chine jusqu’au partenariat stratégique initié par le Président Chirac, sans oublier le fait que la Chine a certainement été un des pays les plus visités par Nicolas Sarkozy au long de son quinquennat. C’est tout autant de messages qui montrent l’ intérêt très grand de la France pour la Chine”, a fait remarquer M. Copé.

Lors de sa visite de près d’une semaine en Chine, M. Copé rencontrera des responsables du Parti communiste chinois (PCC), participera à une conférence au Centre de recherche sur le monde contemporain, à Beijing.?Il se rendra également à Tianjin (100 km à l’est de Beijing) pour y visiter des installations d’EADS et pour rencontrer encore des responsables politiques locales.

“C’est très important qu’on inscrive dans la durée des relations, qu’on se dise les choses avec sincérité. Je pense que quand les hommes se parlent, se reparlent, il se créé un climat de confiance”, a dit M. Copé.

Sur le développement de la Chine, le secrétaire général de l’UMP a noté que la Chine a un taux de croissance remarquable, que son commerce extérieur se développe bien, qu’il a besoin aussi des autres régions du monde et en particulier de l’Europe.

“Mon analyse est que la Chine continuera à connaître un développement fort même si elle doit effectivement relever les défis que je viens d’évoquer. Mais en clair, je suis plutôt confiant dans la capacité des dirigeants chinois à porter cette dynamique”, a souligné M. Copé.

Sur les relations entre la Chine et l’Europe, M. Copé a indiqué que l’Europe a d’excellentes raisons de continuer à développer ses relations avec la Chine. “Je le pense aussi bien du point de vu des pays européens par des relations bilatérales avec la Chine que du point de vu de l’Union européenne elle-même”, a-t-il ajouté.

Alors que l’Europe subit la crise de la dette sans précédent, le secrétaire général de l’UMP a insisté que cette crise n’est pas celle de l’Euro et que elle est liée “à des erreurs de gestion qui ont été commises en matière de finances publiques ou à une insuffisante compétitivité de certains pays”, tout en ajoutant que “l’Europe est une terre d’ attractivité, c’est une terre d’investissement”.

Pour M. Copé, l’ Europe a en réalité les outils pour se sortir de cette crise. “Il lui faut maintenant renforcer la gouvernance européenne qui est insuffisante”.

Parlant de l’élection présidentielle qui aura lieu dans plus de 80 jours, M. Copé a révélé que le projet de l’UMP a un titre qui est : “Préparer et protéger l’avenir des enfants de France”.

” L’idée est de construire dans cette période de crise et d’incertitudes un chemin qui invite les Français à donner le meilleur d’eux-mêmes…la France doit être ouverte au monde”, a dit M. Copé.

“Je pense qu’elle ne doit pas craindre de regarder ce qu’il se passe de mieux dans les autres pays, de comprendre les autres cultures. C’est quelque chose d’essentielle et c’est une manière très positive de voir l’avenir”, a-t-il ajouté.

Le rêve parisien de la mode Wuhanaise

Ajouté au 13/02/2012 par SHI Lei

La ville de Paris, souvent qualifiée de « Capitale de la mode ou du romantisme », laisse rêveur plus d’un artiste. L’Université du textile de Wuhan, qui compte de très talentueux designers, fonde de grands espoirs sur l’avenir de la mode wuhanaise et a rencontré des spécialistes de cette filière et du secteur culturel…

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 Visite de l’Institut de stylisme et modélisme de l’Université de Wuhan
Créée en 1958, l’Université du textile de Wuhan (??????) est conjointement dirigée par le Ministère chinois de l’Éducation et le Département de l’Éducation de la province du Hubei. Elle dispose de trois campus universitaires aux abords des Lacs de l’Est et du Sud, et propose plus de cinquante programmes diplômant dispensés au sein d’une vingtaine d’instituts et départements. L’établissement compte environ 30 000 étudiants chinois et a déjà formé près de 200 étudiants étrangers.

Profondément tournée vers l’international, l’Université du textile de Wuhan entretient des relations étroites avec des établissements d’enseignement supérieur étrangers, dont certains en France, notamment dans les filières artistiques et culturelles. Pour exemple, un accord de coopération a été signé avec l’école de mode parisienne Mod’Art International, et se trouve actuellement en phase de développement.

Dans cette optique d’internationalisation, l’Université conserve des contacts réguliers avec des personnalités des milieux artistiques, de la mode et culturels, à l’image de l’invitation formulée par l’Institut de stylisme et modélisme de l’Université du textile de Wuhan en décembre 2011 auprès de Mme Caroline Loba-Hodjo, compagne du Consul général de France à Wuhan M. Serge Lavroff, et Mme Pascale Vacher, Attachée d’action et de coopération culturelle au Consulat général de France à Wuhan.

 
Mme LIN Li, Directrice adjointe du Bureau des relations internationales de l’Université du textile de Wuhan, Mme Caroline Loba-Hodjo, compagne du Consul général de France à Wuhan, et Mme Pascale Vacher, Attachée d’action et de coopération culturelle au Consulat général de France à Wuhan.Accueillies par la Directrice adjointe de l’Université, Mme LIN Li, les deux hôtes ont ensuite été guidées à travers les différents ateliers de l’Institut de stylisme et modélisme, et ont eut l’honneur de découvrir des œuvres de designers et professeurs de renom.

 
Mesdames Caroline Loba-Hodjo et Pascale Vacher, en compagnie du styliste ZHANG Wenhui.Le célèbre styliste et professeur ZHANG Wenhui, ancien Chef designer pour femme au sein d’une luxueuse maison de couture shanghaienne, leur a présenté quelques réalisations de sa collection intitulée « La nuit de la Cité Interdite ».

 
Mesdames SUN Juxiang, Caroline Loba-Hodjo et CHENG Jing.Au sein des ateliers de l’Institut de stylisme et modélisme de l’Université du textile de Wuhan, les designers et professeurs, Mesdames SUN Juxiang et CHENG Jing, ont ensuite présenté des pièces en cours de confection et différentes techniques utilisées.

 Une série de parures et accessoires a enfin été présentée à Mme Caroline Loba-Hodjo et Mme Pascale Vacher.
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  Interview
Suite à la visite de l’Institut du textile, une interview commune a été organisée par le journal Changjiang Ribao dans le cadre prestigieux du restaurant français « La Chanson », en présence notamment du Consul général de France à Wuhan, M. Serge Lavroff, ainsi que de son Attachée d’action et de coopération culturelle, Mme Pascale Vacher.

 
M. ZHANG Wenhui, Mme Caroline Loba-Hodjo, M. Serge Lavroff, M. XIONG Zhaofei et Mme ZHU Wen.Mme Caroline Loba-Hodjo, compagne du Consul général de France à Wuhan M. Serge Lavroff, M. XIONG Zhaofei, le Directeur de l’Institut de stylisme et modélisme de l’Université de Wuhan, ainsi que Mme ZHU Wen et M. ZHANG Wenhui, deux designers et professeurs de renom de cet établissement, ont été conviés à participer à cette entrevue.

 
Mme Caroline Loba-Hodjo, compagne du Consul général de France à Wuhan.A cette occasion, Mme Caroline Loba-Hodjo a salué le talent et la finesse des œuvres découvertes lors de sa visite à l’Institut de stylisme et modélisme de l’Université du textile de Wuhan. Elle a souligné le subtil équilibre entre les styles orientaux et occidentaux des pièces conçues par les deux talentueux designers ZHU Wen et ZHANG Wenhui, et a exprimé son appréciation du design développé à Wuhan.

Mme Loba-Hodjo a par ailleurs indiqué qu’avec la prochaine ouverture de la ligne aérienne directe entre Paris et Wuhan, et le nombre croissant de touristes européens attendu, la capitale provinciale du Hubei pourrait bénéficier d’un apport culturel propice à une création pluriculturelle. En tant que ville chinoise la plus francophone et francophile, Wuhan saurait devenir la « Capitale chinoise du romantisme ».

Mme Loba-Hodjo s’est enfin déclarée confiante en l’avenir de la filière de mode de Wuhan et a fait part de ses vœux de réussite les meilleurs.

 
M. XIONG Zhaofei, Directeur de l’Institut de stylisme et modélisme de l’Université du textile de Wuhan.M. XIONG Zhaofei, Directeur de l’Institut de stylisme et modélisme de l’Université du textile de Wuhan, a également exprimé son admiration pour les réalisations des deux artistes, dont les œuvres mélangent élégamment le charme de la culture traditionnelle chinoise aux techniques modernes.

Il a ensuite annoncé que l’Institut de stylisme et de modélisme organisera en mai 2012 un grand « Forum international de la mode ». Il se déroulera au sein de l’Université du textile de Wuhan, et permettra aux stylistes présélectionnés de présenter leurs créations devant un jury composé d’experts et de professionnels du secteur, parmi lesquels Mme Caroline Loba-Hodjo, compagne du Consul général de France à Wuhan, M. Serge Lavroff. Ce forum sera suivi d’une « Semaine de la mode » au cours de laquelle le travail des étudiants sera exposé.

 
M. ZHANG Wenhui, Designer, Directeur adjoint du Département Design de mode de la Faculté du textile et de l’habillement, ainsi que professeur de l’Institut de stylisme et modélisme de l’Université du textile de Wuhan.M. ZHANG Wenhui, artiste reconnu à travers le monde, a déjà exposé en 2011 ses œuvres dans les showrooms de la Semaine de la mode à Paris et a travaillé pour de grandes célébrités. Son style original mêlant la culture traditionnelle chinoise et la mode urbaine moderne, lui a octroyé une reconnaissance dans le milieu au sein duquel il évolue avec brio.

 

La Chine conforte sa place de leader sur le marché de l’art

Ajouté au 10/02/2012 par SHI Lei

Le produit des ventes aux enchères d’œuvres d’art dans le monde a bondi de 21 % en 2011, atteignant le niveau inégalé de 11,54 milliards de dollars, la Chine caracolant en tête avec une part de marché de plus de 41 %, indique la société Artprice, première base de données sur le marché de l’art dans le monde, qui publie mercredi 8 février son bilan annuel du secteur.
Pour la première fois, les ventes de “fine art” (peintures, installations, sculptures, dessins, estampes, photographies) ont dépassé les 10 milliards de dollars, souligne cette société française qui recense les données sur le marché de l’art depuis 1987. “Cette croissance exceptionnelle du marché de l’art ne s’est pas estompée durant l’année, relève Thierry Ehrmann, fondateur et directeur d’Artprice. Après un premier semestre record (6,45 milliards de dollars), le second semestre affiche 5,09 milliards de dollars, soit le meilleur second semestre de tous les temps” (après le deuxième semestre 2007), dit-il.

La Chine, qui avait pris la première place du marché de l’art en 2010, conforte son avance. Avec des ventes aux enchères de 4,79 milliards de dollars, elle affiche une part de marché de 41,43 %. Les Etats-Unis arrivent à la seconde place mais déjà loin derrière avec 23,57 % de parts de marché. La Grand-Bretagne est troisième avec 19,36 % du marché. La France occupe, comme l’an dernier, la quatrième place, avec une part de marché de 4,50 %.

DES COLLECTIONNEURS AUX “ART CONSUMERS”

Par villes, la place de marché parisienne n’arrive qu’à la cinquième place derrière Londres, New York, Pékin, Hongkong, et elle se trouve désormais au coude-à-coude avec Shanghai. Au total, la part de marché de l’Asie se monte à 43 % en 2011. Et ce n’est pas fini. “Pour 2012, nous prévoyons que la part de marché de l’Asie sera au minimum de 54 %”, annonce M. Ehrmann.
Avec la crise financière, “l’art est devenu une valeur refuge”, analyse-t-il. Depuis quelques mois, les banques ont multiplié les achats d’œuvres d’art à des fins de placement. “A partir de 15 000 euros pour une œuvre d’art, l’acheteur ne prend pas de risque à la baisse. Au pire il fera une opération neutre, assure M. Ehrmann. Et à partir de 150 000 euros, l’acheteur est assuré d’avoir une progression annuelle de 12 à 15 % de son investissement dans les années à venir”, ajoute-t-il. “Dans les années 1950 il y avait 500 000 collectionneurs. Maintenant il y a 300 millions d”art consumers’.

Ventes aux enchères Les faits Les ventes aux enchères flambent, dopées par les achats de Chine
 Eclairage Artprice amène l’art sur le terrain des enchères en ligne
Point de vue Les enjeux et l’avenir des ventes aux enchères dans notre pays
Le monde édition abonnésDans , édition du 17 mai 2007
Compte rendu Marché de l’art : les garanties dopent les ventes d’oeuvres aux enchères

INTERVIEW Le marché de l’art a battu un nouveau record en 2011 avec 11,5 milliards de dollars de ventes. Thierry Ehrmann, le fondateur d’Artprice, numéro 1 mondial des bases de données sur l’art, décrypte la suprématie de la Chine tout en soulignant que la France est en chute libre.

Comment expliquer la percée des pays émergents sur le marché de l’art ?

Thierry Ehrmann : Il y a clairement eu une mondialisation du marché de l’art. Nous avons également un éveil du monde arabe et de l’Inde, même si les chiffres ne sont pas encore significatifs. Mais c’est surtout en Chine que tout se joue. Ce qui est assez logique puisque l’art a toujours progressé en parallèle avec le développement économique des pays. La Chine, qui pèse désormais 41% du marché mondial, préparait depuis longtemps son entrée sur le marché. Les artistes chinois sont dans l’air du temps. Ils ont une fabuleuse capacité d’adaptation. Ils ont réussi par exemple à prendre le meilleur du pop art européen et américain. Ils sont à l’écoute des clients et adoptent quand il le faut pour leurs peintures le format à l’italienne, en paysage, afin qu’elles rentrent sans problème dans les appartements new-yorkais. Les Chinois sont ainsi à la fois très présents sur leur marché intérieur et à l’international.

Qu’a changé la nouvelle suprématie de la Chine sur le marché de l’art ?

La Chine est devenue un marché incontournable. Hong Kong est la première place mondiale. Pour vous donner une idée, Artprice a traduit près de 21 millions de pages en mandarin. Ce qui change aussi, c’est la mentalité des acheteurs. Les Chinois peuvent réfléchir sur cinq ou six générations, contre seulement une ou deux en Europe. La Chine a également parfaitement compris le pouvoir de l’art. Vous savez, vous ne gagnez une guerre que lorsque vous vous emparez de l’art de l’autre.

Les Chinois privilégient-ils d’abord les artistes de leur pays ?

Non, le marché de l’art chinois est universel. Ils achètent de tout. Et en parallèle, l’art chinois s’implante partout dans le monde. Pratiquement la moitié des 500 premiers artistes mondiaux sont désormais chinois. Et nous avons déjà repéré quatre ou cinq artistes qui ont l’envergure d’un Andy Warhol, comme Baishi Qi, qui a fait la plus belle enchère de l’année dernière avec une œuvre adjugée à 57,2 millions de dollars.

Les artistes chinois ne sont-ils pas surcotés ?

Non. Ils ont d’ailleurs passé l’épreuve du feu de la crise de façon très spectaculaire. Depuis 2007, ils ont ainsi continué à progresser en ventes et en volumes.

En 2011, la France semble à nouveau avoir reculé…

La France est en chute libre. La ville de Paris est aujourd’hui reléguée à la cinquième place du marché de l’art derrière Londres, New York, Pékin et Hong Kong. Cela n’a pas toujours été le cas. En 1955, la seule étude Ader-Tajan située à Paris représentait près de 54% du marché mondial de l’art. Aujourd’hui, la France n’a plus qu’une part de marché de 4,5%.

Comment expliquer ce déclin ?

Les commissaires-priseurs ont été incapables de se moderniser. Ils n’ont pas compris qu’avec la mondialisation, il fallait s’ouvrir au marché. En France, nous n’avons développé aucune capacité à exporter. La France ne fait rien pour ses artistes. Notre pays n’a pas compris l’impact géostratégique de l’art. Les artistes français sont “exportés” par le biais du Quai d’Orsay. On ne voit cela nulle part ailleurs et ce n’est pas efficace. En outre, les riches hommes d’affaires ne soutiennent pas la création artistique hexagonale. Une partie des grandes fortunes françaises devraient alimenter les galeries françaises. Enfin, de nombreuses œuvres d’art françaises sont achetées par des institutions qui les laissent à la cave ou au grenier, en les exposant très rarement.

La France peut-elle reconquérir des parts de marché ?

L’entrée en vigueur de la loi libéralisant les ventes aux enchères votée en juillet 2011 peut considérablement changer la donne. La France pourrait remonter d’un ou deux crans dans le classement mondial. Le 18 janvier, lorsqu’Artprice a lancé son nouveau service en tant qu’opérateur de courtage aux enchères réalisées à distance par voie électronique (NDLR : ventes aux enchères en ligne), nous avons proposé plus de 4.000 lots pour un montant de 820 millions d’euros. Ce qui est énorme. Rien qu’avec Artprice, nous avons ainsi une marge de progression sur le marché français de l’ordre de 1,8 milliard d’euros.

Comment voyez-vous évoluer le marché de l’art dans les années à venir ?

La Chine devrait peser 50% du marché de l’art dès 2012. Tout se joue là-bas désormais. Je vous rappelle qu’au début des années 2000, ils n’étaient qu’à la neuvième place. Dans les années à venir, ils vont continuer à dominer le marché. Mais je vois bien également Singapour et l’Inde émerger fortement.

Les chats sur les billets de 100 yuans proviennent des motifs des Royaumes Combattants

Ajouté au 10/02/2012 par SHI Lei

Récemment, des internautes ont découvert des chats se prosternant sur le billet de 100 yuans de la cinquième génération. Selon les photos agrandies fournies par ces internautes, sur la face du billet de 100 yuans, des deux côtés de la tête du président Mao, il y a trois chats. L’un a de grands yeux, il se dresse avec la bouche ouverte et les membres antérieurs étendus. Les deux autres chats à ses côtés lèvent leurs pattes antérieures et se prosternent.

Les chats proviennent des Royaumes Combattants(475 – 221 av. J.-C.)

Est-ce que ces chats se prosternant existent vraiment ? Que signifie ce motif ? Hier, la Banque populaire de Chine a répondu après des vérifications que les chats étaient en fait un motif sur un objet laqué des Royaumes Combattants déterré dans le district de Jiangling de la province du Hubei. Ce motif fait partie du fond du billet de 100 yuans. Il ne s’agit pas de chats, ni d’éléments anti-fraude. « Selon les experts, c’est peut-être un motif géométrique de nuages. Mais on a besoin de l’avis des archéologues. »

D’après les experts, c’est peut-être un motif artistique

Hier, Zhang Yang, collectionneur d’antiquités, a révélé que sur les objets laqués, en bronze et en poterie des Royaumes Combattants, on voyait souvent des motifs d’oiseau, de bêtes et de dragons et que l’on avait mis l’accent sur la symétrie. « Le motif des chats se prosternant sur le billet de 100 yuans est symétrique, ce qui correspond à la norme des objets des Royaumes Combattants. Mais sur les objets de cette période, on n’a jamais trouvé de motifs de chat. »

Dans l’analyse de Zhang Yang, c’est peut-être le concepteur qui a refait ce motif après avoir utilisé des éléments des objets des Royaumes Combattants, « du point de vue intuitif, le motif reste indistinct. »

 

Une marque chinoise de produits de luxe à Paris

Ajouté au 10/02/2012 par SHI Lei

Récemment, un nouveau magasin a fait son apparition sans bruit dans la rue Sèvres à Paris. Voilà une boutique qu’Hermès a récemment achetée, et qui se trouve juste en face de la boutique exclusive d’Hermès, pour introduire une nouvelle marque chinoise du groupe « Shang Xia ».

Destinée à la vente des produits de la marque « Shang Xia », elle deviendra la deuxième boutique de cette marque. La première boutique se trouvant à Shanghai, et cette dernière s’ouvrira au printemps de cette année.

Bien que la boutique n’occupe qu’une surface de 70m2, elle se trouve dans une belle place et un grand quartier commercial de Paris.

Selon Florian Craen, directeur général de la section Asie du Nord du groupe Hermès, la marque « Shang Xia » sera isolée des autres produits d’Hermès pour éviter la confusion des clients. Bien qu’Hermès soit une société parisienne, la marque « Shang Xia » sera tout à fait différente. « Ce sera une marque chinoise, qui sera développée et fabriquée principalement au pays de Milieu par une équipe chinoise à la base de techniques chinoises. » Lorsqu’on lui a demandé la raison de la naissance de cette marque, Florian Craen a simplement répondu que c’était pour saluer les techniques chinoises existantes depuis longtemps.

En septembre dernier, le président d’Hermès a remarqué à Shanghai que le succès de « Shang Xia » avait largement dépassé ce qui était prévu, bien qu’elle n’ait pas encore réalisé de profits pour le moment.

 

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