Des Chinois rendent hommage à un empereur légendaire à Huangling

Ajouté au 05/04/2012 par SHI Lei

Plus de 10 000 personnes ont assisté mercredi à une cérémonie organisée dans la province du Shaanxi (nord-ouest) pour rendre hommage à Huangdi, l’Empereur Jaune, qui est considéré comme le fondateur de la civilisation chinoise et l’ancêtre des Chinois.

La cérémonie s’est déroulée dans le mausolée de l’empereur, situé dans le district de Huangling de la province du Shaanxi, à l’occasion de la fête de Qingming, ou fête traditionnelle des morts en Chine.

L’Empereur Jaune, un souverain et héros culturel de la mythologie chinoise, aurait régné de 2 697 av. J.-C. à 2 598 av. J.-C. Les actes qui lui sont attribués ont été embellis par l’histoire. Il aurait ainsi introduit les systèmes de gouvernement et de lois, civilisé la Terre, enseigné de nombreux savoirs à la population et inventé toutes sortes d’objets.

Les Chinois commémorent l’Empereur Jaune depuis la période des Printemps et des Automnes, vers 8 av. J.-C., et se surnomment souvent eux-même comme “fils et petits-fils des empereurs Huangdi et Yandi”.

 

La longue histoire de la France à Wuhan, centre du centre de la Chine

Ajouté au 05/04/2012 par SHI Lei

A quelques jours de l’ouverture d’une ligne directe entre Wuhan et Paris, notre partenaire Trait d’Union a rencontré le Consul Général de cette capitale chinoise des investissements français, Serge Lavroff.

 
Avec 3 500 ans d’histoire, Wuhan est l’une des plus anciennes villes de Chine. Capitale de la province du Hubei et métropole de 8,5 millions d’habitants, elle regroupe les trois cités de Hankou, Wuchang et Hanyang, réparties de part et d’autre du Yangtze. La France qui a été le premier pays a y ouvrir un Consulat Général en 1998 y occupe une place privilégiée.

Quatrième Consul Général en poste depuis cette création, Serge Lavroff a souhaité partager sa passion pour la capitale du Hubei avec les lecteurs de Trait d’Union, disponible depuis peu à Wuhan, et d’Aujourd’hui la Chine.

Trait d’Union : Quel est l’historique de la présence française à Wuhan ?
 
Serge Lavroff :  La France à Wuhan c’est une longue histoire ! Nous avons établi des liens avec cette ville il y a déjà plus d’une trentaine d’années en commençant par une coopération universitaire. Les mathématiques et le Français puis toutes les disciplines, notamment la médecine. Notre coopération dans ce domaine est très active, les étudiants chinois sont accueillis à la Faculté de Médecine de Nancy et reviennent diplômés. C’est une formation bilingue. L’hôpital de Zhong Nan est le fleuron de notre coopération, son vice-président est un médecin Français d’origine Chinoise et pour l’anecdote, la signalétique au sein de l’établissement est en chinois et en français uniquement !

Il y a une vingtaine d’années, la présence économique française a débuté avec l’installation de PSA qui a été le précurseur : pour pouvoir produire ses automobiles en Chine le constructeur Français devait trouver un partenaire suffisamment solide. Il a opté pour Dongfeng second constructeur national basé à Wuhan. De façon naturelle PSA s’est installé à Wuhan ce qui  a donné naissance au développement d’une nouvelle vague de la présence française cette fois ci dans le domaine économique. Tous les équipementiers de l’automobile sont d’abord arrivés aujourd’hui ils sont plus d’une trentaine dont Valéo, Hutchinson. Au fil des années la présence économique française a continué à se diversifier avec une palette complète d’entreprises, notamment dans le domaine énergétique avec Alstom, Areva, Total où celui de l’industrie ferroviaire avec Delachaux.
 
Une présence fortement industrielle ?
 
En effet, c’est une présence fortement capitalistique, il y a très peu de bureaux de représentation ou de liaison. Il s’agit d’implantations lourdes dans le domaine industriel et l’année 2012 s’annonce exceptionnelle avec l’arrivée prochaine de Schneider, Suez Environnement, Eurocoptère, Kéolys et bien entendu Air France qui ouvrira sa liaison directe avec Paris le 12 avril prochain à raison de trois vols par semaine. Wuhan est la ville comptant le plus d’entreprises françaises installées (90) et représente entre le quart et le tiers des investissements français réalisés en Chine.
 

 

Serge Lavroff, Consul Général de Wuhan…

 
L’impact de cette première liaison aérienne intercontinentale pourrait- il être comparé à celui de l’arrivée du chemin de fer dans les provinces françaises au XIXème siècle ?
 
C’est un peu ça ! C’est une consécration pour Wuhan qui attendait une liaison de ce type depuis de nombreuses années. C’est en même temps la première étape d’une ouverture à l’international. Wuhan est à quasi équidistance des points cardinaux de l’espace économique chinois : Pékin au nord, Shanghai à l’est, Canton au sud et Chengdu à l’ouest. La ville a de grandes ambitions  avec le Grand Wuhan qui consistera d’ici à 2020 à réunir huit villes satellites autour d’elle.

La population globale passera de 12 millions d’habitants à 30 millions ce qui en fera  la ville la plus peuplée de Chine. Les projets de développement en infrastructures et en transport de ce grand Wuhan sont gigantesques : mise en service d’une ligne de métro par an dans les années à venir, construction d’une ligne de 400 kilomètres pour train de banlieue à grande vitesse sans équivalent dans le monde, extension de l’aéroport … Wuhan va se positionner comme le centre du centre de la Chine
 
Quelle est l’importance de la communauté française  à Wuhan ?
 
Nous comptons à peu près 1000 ressortissants dont 750 inscrits au Consulat Général. Sociologiquement ce sont généralement des expatriés relativement jeunes qui viennent en famille, en âge d’avoir des hautes responsabilités pour diriger des entreprises françaises soit multinationales soit PME de taille substantielle. Il y a dix ans 80% de nos immatriculés travaillaient pour PSA, aujourd’hui la proportion n’est plus que de 40%. Personne ne vient par hasard à Wuhan, les aventuriers sont assez rares mais ils viendront certainement un jour avec le vol direct !!!
 
Ces expatriés qui arrivent en famille disposent-ils d’un établissement scolaire ?
 
La deuxième école française internationale de Wuhan a ouvert ses portes en 2008 avec des petites classes. Elle va se re-localiser à partir de la rentrée de septembre 2012 dans des locaux flambants neufs d’une capacité de 300 élèves, qui sont construits par la municipalité et mis à notre disposition pour faciliter la vie de la communauté française. Nos partenaires Wuhanais ont bien compris que l’un des critères d’installation d’entreprises françaises dans un pays comme la Chine était la scolarisation et ils ont fait le maximum pour nous aider. Ceci est d’autant plus important que l’école PSA qui était jusqu’à la rentrée 2011 ouverte à l’ensemble des familles françaises, ne l’est plus car ses effectifs sont saturés.
 
Les autres communautés étrangères sont elles aussi bien traitées  par les autorités locales?
 
Nous sommes mieux traités que les autres car nous sommes plus présents et depuis plus longtemps que les autres. De 1998 à 2008, le Consulat Général de France était la seule représentation étrangère à Wuhan, la seule fenêtre sur l’international ! L’ancienneté de notre présence et nos effectifs font que nous sommes de loin le consulat le plus important. 
 
Quels sont les effectifs du Consulat Général de France à Wuhan ?
 
Notre équipe est composée de dix- sept personnes,  ce qui, par rapport au développement très rapide des relations entre la France et Wuhan n’est aujourd’hui plus suffisant pour saisir les opportunités qui vont se présenter et les accompagner convenablement. Nous sommes parfaitement conscients de la situation budgétaire difficile mais nous espérons malgré tout être entendus…

 

France Télévision a un nouveau partenaire : la télévision d’Etat chinoise

Ajouté au 05/04/2012 par SHI Lei

CANNES – France Télévisions a signé mardi un protocole d’accord avec la télévision publique chinoise, la CCTV, portant notamment sur le documentaire, avec pour objectif de fournir des programmes à la nouvelle chaîne documentaire de la CCTV, a annoncé le groupe audiovisuel français à Cannes.

“Je suis particulièrement heureux que la vieille et solide amitié et coopération qui lie France Télévisions (à) la CCTV depuis tant d’années se matérialise dans ce genre de programmes, les documentaires, chers à notre maison”, a indiqué le président de France Télévisions, Rémy Pflimlin, lors d’un point de presse en marge du MIPTV, le salon international de l’audiovisuel à Cannes, en présence de Luo Ming, vice-président de la CCTV.

Outre la fourniture de programmes pour la chaîne documentaire CCTV 9, l’accord permettra “d’explorer d’autres axes possibles de coopération” entre les deux groupes audiovisuels, notamment en matière de coproduction, de mise en commun de savoir faire, de compétences et d’expertises, a-t-il ajouté.

Plusieurs projets sont déjà nés de la coopération entre les équipes de France Télévisions et de la CCTV, dont le magazine hebdomadaire “Sinosphère” sur France Ô, produit notamment à partir d’images acquises auprès de la CCTV, a rappelé France Télévisions.

A l’occasion du Nouvel An chinois cette année, France Ô a également engagé un partenariat avec la CCTV, avec la diffusion de son direct des festivités à Shanghaï sur franceo.fr.

Le protocole d’accord “s’inscrit dans la volonté du groupe France Télévisions de se rapprocher d’un certain nombre de partenaires diffuseurs publics” étrangers, à travers des achats et ventes mutuelles de programmes ou la facilitation de coproductions, a souligné le groupe dans un communiqué.

“A l’heure où les paysages audiovisuels publics du monde entier évoluent de plus en plus vite, il est plus que jamais primordial de s’unir afin de développer des stratégies communes afin de maintenir des services publics de premier plan”, a-t-il ajouté.

 

Chine : Chengdu lance des vols de fret directs vers la France

Ajouté au 05/04/2012 par SHI Lei

Des vols de fret directs ont été lancés mardi entre la France et Chengdu, capitale de la province du Sichuan (sud-ouest). Il s’agit de la première ligne aérienne de fret entre une province chinoise de l’ouest et la France.

Trois vols opéreront désormais chaque semaine entre l’Aéroport international Shuangliu de Chengdu et l’Aéroport Paris Vatry, dans la Marne. Ce service aérien devrait faciliter l’entrée de vins et produits de luxe français sur le marché en plein essor de l’ouest de la Chine, a indiqué Wang Shijie, responsable du bureau de représentation en Chine de l’aéroport français.

Les vols entre les deux aéroports dureront neuf heures dans les deux sens, accélérant également le temps nécessaire au transport vers l’Europe des produits électroniques fabriqués à Chengdu, ont indiqué des responsables locaux.

Chengdu est en train de créer une plate-forme régionale de transport aérien pour profiter de la délocalisation vers l’ouest des industries basées auparavant dans les régions côtières, où le coût de la main-d’oeuvre et des terrains a augmenté ces dernières années.

La ville s’efforce de lancer des lignes aériennes directes pour le fret et le transport de passagers vers davantage de pays, notamment les Etats-Unis et l’Australie, ajoutent les responsables locaux.

Les sociétés chinoises se tournent de plus en plus vers l’Europe

Ajouté au 05/04/2012 par SHI Lei

Selon une étude menée par Ernst & Young Global Ltd et publiée mercredi, les entreprises chinoises tentent de prendre le contrôle de plus en plus d’entreprises européennes.

L’étude d’Ernst & Young a indiqué que le Japon et la Chine ont figuré en tête du peloton des investisseurs en Europe dans les deux premiers mois de 2012, avec des transactions qui ont atteint près de 11 milliards de Dollars US. Ils ont été suivis par la Corée du Sud, l’Inde et l’Australie.

Michel Driessen, associé chez Ernst & Young, dit que l’intérêt des investisseurs asiatiques en Europe a augmenté depuis 2010 et que ce mouvement est susceptible de prendre encore de l’ampleur en 2012.
« Il est clair que les investisseurs asiatiques comprennent le contexte financier en Europe à l’heure actuelle et qu’ils sont désireux de profiter de cette situation », a ajouté M. Driessen.

« Les prix, les taux de change, et la dynamique d’affaires travaillent tous actuellement au bénéfice des investisseurs asiatiques. C’est le bon moment pour eux pour acquérir et faire de la croissance en Europe ».

Les transactions ont porté sur une grande variété d’entreprises, la plupart d’entre elles étant situées dans les produits industriels, les services informatiques et les logiciels, les services financiers et les industries chimiques.

Selon Ernst & Young, les entreprises asiatiques devraient en profiter pour se développer en Europe parce que cela leur permettra de gagner immédiatement des clients fidèles et d’augmenter rapidement la taille de leurs parts de marché.

L’Europe leur donnera aussi de solides moyens pour davantage d’expansion sur les autres marchés internationaux.

Ernst & Young a également déclaré que les entreprises asiatiques espèrent pénétrer en Allemagne, en Grande-Bretagne et dans d’autres pays afin d’améliorer plus encore leurs capacités de recherche, de développement et d’innovation, renforçant ainsi leurs produits et améliorant leur capacité à mener la recherche et le développement dans la région Asie-Pacifique.

La combinaison de ces influences a conduit la région Asie-Pacifique à se tourner de plus en plus vers l’Europe pour y faire des acquisitions.

Au cours des cinq dernières années, l’Australie est devenue le principal acquéreur dans ce domaine, représentant 22 % des opérations de fusion et d’acquisition à l’étranger qui ont été faites en Europe. Elle a été suivie par l’Inde, avec 19 %, la Chine, avec 18 %, et le Japon, avec 18 %.

Le Japon a dépensé plus dans les fusions et acquisitions en Europe que sur tout autre marché dans la Région Asie-Pacifique, et il a investi environ 79 milliards de Dollars US depuis 2007.

Selon M. Driessen, la situation financière et économique actuelle en Europe donne aux entreprises de la Région Asie-Pacifique des opportunités d’acquisition à des prix attractifs.

 

Comment préparer le riz gluant aux cinq couleurs pour célébrer la Fête de Qingming

Ajouté au 05/04/2012 par SHI Lei

Le riz gluant aux cinq couleurs est un plat important pour la majorité des minorités ethniques des régions montagneuses du nord du Vietnam. Le nom du plat vient de ses 5 couleurs.

Cependant, ce plat peut changer de nom en fonction des régions. Par exemple, le groupe ethnique Muong l’appelle le riz gluant multi-couleur ; le groupe ethnique Tay l’appelle le riz gluant aux cinq couleurs et d’autres l’appellent le riz gluant Dam Den, etc. Pendant les jours de fête ou pour toute autre occasion particulière, les femmes vont chercher les feuilles qui produisent différentes couleurs afin de préparer cette cuisine spéciale et intéressante.

En un mot, ce qui donne au riz ses couleurs n’est pas une substance chimique, mais des feuilles naturelles. Dans la croyance vietnamienne, les cinq couleurs de ce plat représentent les cinq éléments de la vie : le jaune pour la terre, le vert pour la végétation, le rouge pour le feu, le blanc pour les métaux, et le noir pour l’eau. Les gens pensent que l’existence de ces cinq éléments sont sources de bien-être au paradis et sur terre. Ainsi, afin d’obtenir la couleur désirée, ils doivent trouver et rassembler exactement ces feuilles. Ces feuilles sont ensuite bouillies avant d’être placées dans un grand bol avec du riz pour créer les différentes couleurs.

Dans le passé, lorsqu’elles devaient préparer le riz gluant aux cinq couleurs, les femmes les chercher en forêt. Heureusement, de nos jours, le riz gluant aux cinq couleurs est non seulement un plat traditionnel mais également une délicieuse spécialité apprécié de tous les voyageurs. En conséquence, les gens ont décidé de faire pousser ces arbres dans leur jardin pour ensuite vendre leurs feuilles sur les marchés. Ces feuilles naturellement colorées sont ensuite utilisées dans la préparation de ce merveilleux le riz gluant qui fait le plaisir de tous.

Le groupe ethnique Zhuang a pour tradition une tradition de préparer le riz gluant aux cinq couleurs pendant la Fête de Qingming, également connue sous le nom de la Fête du balayage des tombes qui a lieu, cette année, le 4 avril. Coloré par le bain de plantes herbacées naturelles telles que le lys de jour et la feuille d’érable, le riz gluant aux cinq couleurs symbolise la bonne récolte à venir.

 

En prévision de la fête de Qingming, la Chine réglemente les services funéraires

Ajouté au 05/04/2012 par SHI Lei

De nouvelles réglementations concernant les services funéraires ont été décidées et pourraient calmer les gros titres négatifs qui se répètent chaque année et touchent l’industrie juste avant la Fête de Qingming (la fête des Morts et du balayage des Tombes) début avril.

Un document a été publié la semaine dernière par la Commission nationale pour le développement et la réforme (NDRC) et le ministère des Affaires civiles stipulant que les services funéraires devaient être classés en deux catégories : les services de base et les services facultatifs.

Les frais pour les services de base, y compris le transport et le stockage du corps, la crémation et les soins de cendres, sera décidé par les gouvernements locaux. Ils seront mis à la norme basées sur le coût des services et les subventions des entreprises de pompes funèbres reçoivent du gouvernement.

En vertu des normes proposées par le gouvernement, les frais pour les services optionnels – comme la préservation du corps et les arrangements funéraires – peuvent être décidés par les pompes funèbres.

L’administration décidera également du prix des tombes pour les cimetières publics, et intervenir lorsque les cimetières commerciaux demandent trop d’argent, explique le document.

Le règlement a exhorté les gouvernements locaux à définir une tarification funéraire préférentielle pour les familles dans le besoin.

A travers le pays, les gouvernements lanceront une campagne destinée à gérer les politiques de tarification illégales des maisons de pompes funèbres, indiquait le communiqué NDRC.

Le public peut signaler les mauvaises pratiques de l’industrie à une hotline, 12358, a-t-il ajouté.

Récemment, le gouvernement a ouvert un cimetière écologique public dans la ville de Shanghai. Il exige moins de terres et propose des tarifs inférieurs. Le cimetière contient près de 100 000 petites tombes et chacune coûte environ 1 000 yuans (159 dollars américains).

Le gouvernement de la Chine orientale du Shandong s’est également engagé à supprimer cette année les frais de base de services funéraires pour toutes les familles à faible revenu.

La Fête de Qingming, ou la Fête de la journée du balayage des Tombes, qui a lieu le 4 avril cette année, est une tradition vieille de plusieurs siècles et permet de pleurer la mort des ancêtres et des proches.

Week-end parano sur le net chinois

Ajouté au 05/04/2012 par SHI Lei

Le net chinois est spectaculairement censuré depuis ce samedi matin, selon Romandie.com :

Les deux principaux services de microblogs en Chine, Sina Weibo et Tencent QQ, ont suspendu samedi la possibilité pour les internautes de mettre en ligne des commentaires, officiellement afin de lutter contre les rumeurs.

Les deux géants de l’internet ont affirmé sur leur site respectif que cette mesure resterait en vigueur jusqu’au 3 avril, alors que les autorités, inquiètes du flot de critiques véhiculées par les microblogs, tentent de renforcer leur contrôle sur la Toile.

Le China Daily, quotidien de propagande du régime, affirme que les sites sont sanctionnés pour avoir permis la propagation de rumeurs. 16 sites ont par ailleurs été complètement fermés, et 6 personnes détenues, selon les autorités.

Ces derniers jours, les rumeurs de coup d’Etat et de lutte au sommet du pouvoir entre les partisans de Bo Xilai, limogé, et du premier ministre Wen Jiabao ont fleuri sur internet, sans réaction officielle du pouvoir.

 

Des dirigeants étrangers assisteront au Forum de Boao

Ajouté au 31/03/2012 par SHI Lei

Plusieurs dirigeants étrangers assisteront à la conférence annuelle 2012 du Forum de Boao pour l’Asie, dans la province de Hainan (sud de la Chine), a déclaré vendredi le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Hong Lei.

Ces dirigeants comprennent le Premier ministre italien Mario Monti, le Premier ministre kazakh Karim Masimov, le Premier ministre pakistanais Youssouf Raza Gilani, le vice-président iranien Mohammad Javad Mohammadi-Zadeh, le vice-Premier ministre thaïlandais Kittiratt Na-Ranong et le vice-Premier ministre vietnamien Hoang Trung Hai, a précisé Hong Lei, lors d’une conférence de presse.

Le Forum de Boao pour l’Asie, un forum économique réunissant de hauts responsables, économistes et hommes d’affaires de la région, se tiendra dans la ville balnéaire de Boao du 1er au 3 avril.

 

La Chine achète les forêts françaises

Ajouté au 31/03/2012 par SHI Lei

15 % des chênes y sont exportés. Une situation préoccupante pour les scieries de l’Hexagone.
 
Les Chinois n’apprécient pas seulement les produits de luxe français, mais s’intéressent également à des matières plus simples, comme le bois. Jeudi, la Fédération nationale du bois (FNB) s’est élevée contre les importations par la Chine de grumes, ces troncs d’arbre abattu dont on a coupé les branches mais encore recouvert d’écorce.

«Depuis 2007, les importations chinoises de grumes se sont envolées, explique Laurent Denormandie, président de la FNB. En 2008, la Chine importait environ 30.000 mètres cubes de grumes de chêne français. Au premier semestre 2011, ses importations se situaient à 121.000 mètres cubes.»

Le prix des grumes à la hausse
Les entreprises chinoises importent ce produit brut, puis le transforment en planches et en meubles, qui sont ensuite réexportés vers l’Europe. La croissance économique chinoise explique pour partie ce besoin croissant de bois, mais Laurent Denormandie pointe également «la volonté des autorités chinoises de protéger leurs propres ressources». La crainte vient surtout de l’accélération du mouvement. «Actuellement 15 % des volumes de chênes récoltés en France partent en Chine, contre seulement 6 à 7 % il y a seulement 4 ans, s’alarme Nicolas Douzain-Didier, délégué général de la FNB. Pour le hêtre, les volumes exportés vers la Chine représentent 10 à 12 % de la production, contre 5 à 6 % auparavant.»

Ce phénomène affecte d’abord les scieries. «Ces achats poussent le prix des grumes à la hausse», se plaint Dominique Julliot, président de Scieries Réunies du Châlonnais. La FNB avance une hausse de 20 % pour le chêne et de 15 % pour le hêtre l’an dernier. «Les difficultés pour obtenir du bois dans des conditions normales commencent à mettre en péril l’approvisionnement de certaines scieries françaises», précise Dominique Julliot.

«Nous voulons des accords de réciprocité»
Il devient alors difficile d’investir dans de nouvelles machines ou la mise aux normes des installations. Conséquence: les fermetures de scieries s’accélèrent. Entre 2008 et 2010, leur nombre a diminué de près de 11 % dans l’Hexagone.

«Nous ne demandons pas un arrêt des exportations, tempère toutefois Laurent Denormandie. Nous voulons des accords de réciprocité.» La Chine a mis en place une série de taxes à l’importation, faibles sur les grumes et de plus en plus fortes à mesure qu’on se rapproche du produit fini, destinées à protéger son industrie locale. Il n’y en a aucune en Europe. «Des quotas à l’exportation ne seraient pas une mauvaise idée», conclut Laurent Denormandie.

 

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