France / présidentielle : grandes propositions des principaux candidats en matière de politique étrangère

Ajouté au 23/04/2012 par SHI Lei

Le premier tour de l’élection présidentielle française 2012 se tiendra le dimanche 22 avril, alors que les opérations de vote débutent en fait samedi dans une partie de l’outre-mer ainsi que pour les Français vivant sur le continent américain. Dix candidats sont en lice pour le scrutin.

Nous proposons ci-dessous les principales propositions en matière de politique étrangère des cinq candidats en tête dans les intentions de vote, à savoir Nicolas Sarkozy (Union pour un mouvement populaire, UMP), François Hollande (Parti socialiste, PS) , Marine Le Pen (Front National, FN), Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche), et François Bayrou (Mouvement démocratique, MoDem).

Nicolas Sarkozy est opposé à la remise en cause du statut de membre permanent au Conseil de sécurité des Nations unies de la France et de son droit de veto. Il est par ailleurs attaché à la poursuite de l’aide aux pays en développement et à la création d’une agence de coopération technique internationale. Il prône également la fusion du G8 et du G20 en une nouvelle instance formelle ainsi que la création d’une organisation mondiale de l’environnement.

Le Parti socialiste est favorable à une réforme de l’ONU et à un élargissement du Conseil de sécurité, en y préservant le siège et le droit de veto de la France. Il défend également une aide accrue aux pays en développement et de la rive sud de la Méditerranée et prône la relance de la francophonie. Il se déclare aussi en faveur de nouvelles négociations entre Israël et la Palestine, avec un soutien à la reconnaissance internationale de la Palestine. Enfin, il souhaite la mise en place d’une véritable gouvernance de la mondialisation autour du G20, des organisations régionales et des Nations unies ainsi que la création d’une organisation mondiale de l’environnement.

Marine Le Pen défend quant à elle la formation d’une Union paneuropéenne incluant la Russie et la Suisse et respectant le statut de neutralité, le droit national et la fiscalité nationale, pour que les Etats retrouvent la maitrise de leurs frontières. Elle se dit favorable à la formation d’un Etat palestinien, tout en assurant à la sécurité d’Israël. Enfin, elle souhaite la sortie du commandement intégré de l’OTAN.

Au Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon défend une réforme de l’ONU et l’établissement d’une nouvelle hiérarchie des normes internationales, fondée sur la primauté des normes sociales et environnementales et est favorable à la création d’un Tribunal international de justice climatique sous l’égide de l’ONU. Le candidat prône une Europe laïque, indépendante, de paix et de solidarité internationale qui s’engage pour défendre le droit des peuples, notamment palestinien, et mettre fin aux ingérences impérialistes. Enfin, il souhaite la reconnaissance de l’État de Palestine par la France et par l’UE ainsi que le retrait de la France de l’OTAN.

Le MoDem de François Bayrou veut quant à lui l’organisation d’un sommet UE-Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) pour aider les pays émergents à sortir de la pauvreté. En ce qui concerne l’Europe, François Bayrou prône une répartition équilibrée des compétences entre les institutions communautaires et les Etats membres avec un mécanisme de coresponsabilité, notamment sur les sujets économiques et budgétaire. Il se dit également opposée à l’abandon du droit de veto au Conseil de sécurité des Nations Unies.

Les Chinois et les autres pays dans l’élection présidentielle en France

Ajouté au 23/04/2012 par SHI Lei

La présidentielle française a un écho qui va bien au delà de nos frontières. Même la Chine se laisse gagner par la fièvre électorale française. Et dans l’Empire du milieu, on affiche ses favoris.

En marge de l’élection présidentielle française, se trame un drôle de ballet diplomatique transfrontalier. Plus ou moins discrètement, certains chefs d’Etat ou de gouvernement étrangers s’immiscent dans la campagne, exprimant espoir ou crainte de voir l’un ou l’autre devenir le prochain président de la République française. Des soutiens qui traversent les frontières en raison notamment de l’existence de coalitions politiques internationales. L’enjeu pour une élection présidentielle ? Donner du poids à une candidature, un gage de crédibilité, prouver que tel ou tel est en mesure de représenter la France à l’étranger.

La première à être entrée dans la danse des “amitiés” de circonstances a été la chancelière Angela Merkel, qui avait annoncé fin janvier se tenir prête à participer aux meetings de Nicolas Sarkozy alors même que celui-ci ne s’était pas encore déclaré candidat ! Au match du plus grand nombre de soutiens publics étrangers, la défaite est cuisante pour François Hollande. Il n’a engrangé d’un seul chef de gouvernement : Elio di Rupo, le Premier ministre socialiste belge qui a assisté au meeting du candidat à Lille. Snobé par la plupart des dirigeants conservateurs d’Europe, François Hollande peine à convaincre, à moins que…

Depuis quelques jours, le vent semble tourner en sa faveur. Dans le même sens que les sondages ? Revenons un peu en arrière.

Solidarité entre dirigeants
Nicolas Sarkozy, président-candidat, affiche ostensiblement ses têtes d’affiches : Barack Obama, David Cameron, Angela Merkel… Oublié les mots vaches avec le président américain, les froids avec la chancelière allemande ou les désaccords profonds sur le traité européen avec le Premier ministre britannique. Prime au président sortant qui jouit de la solidarité de fait entre dirigeants.

Côté allemand, ce n’est pas vraiment une surprise. Dès le 6 février, Angela Merkel déclarait son affection inconditionnelle à Nicolas Sarkozy : “Je le soutiens car nous appartenons à des partis politiques amis […] Je le soutiendrais quoi qu’il fasse”. Nicolas Sarkozy avait alors sorti les grands moyens en convoquant les télévisions française, France 2, et allemande, la ZDF, à l’Elysée, pour une interview commune aux deux leaders.
Inquiète de voir François Hollande renégocier le pacte budgétaire européen, Angela Merkel s’engage ouvertement. Pour elle, la victoire de Nicolas Sarkozy est impérative. Règle d’or, politique fiscale, comportement à l’encontre de la Grèce… de nombreux points communs ont rapproché les deux personnes malgré des débuts difficiles. Selon le quotidien allemand “Der Spiegel”, elle serait même à l’origine d’un boycott de ses homologues britannique, italien et espagnol de François Hollande pendant la campagne.

Nicolas Sarkozy s’attire aussi les bonnes grâces de David Cameron. De passage à Paris le 17 février, il se prête au jeu de la déclaration d’amitié. “J’ai la chance de pouvoir souhaiter bonne chance à mon ami dans la bataille qu’il va livrer […] J’admire son courage, le leadership du président Sarkozy. Je pense qu’il a fait énormément de choses pour son pays”. Plus sage, il ne va pas jusqu’à faire un choix, mais l’intention est là.

“Sarko l’Americain” encore ?
De l’autre côté de l’Atlantique, le soutien est aussi implicite. Mais, l’aura flatteuse de Barack Obama est bien présente autour de Nicolas Sarkozy. En novembre 2011, lors du sommet du G8 organisé à Cannes, l’apparition des deux hommes pour une interview commune avait déjà des allures de pré-campagne. Les deux chefs d’Etat affichaient leur détermination commune pour trouver des solutions à la crise européenne mais l’opération de communication n’est pas passée inaperçue. Cela a été l’occasion pour l’un et l’autre de se complimenter s’appelant par leur prénom respectif, et concluant l’entretien par une franche poignée de main, comme Barack Obama sait le faire.
Depuis, c’est une affaire qui roule. Malgré quelques ombres au tableau, Nicolas Sarkozy a fait du “Sarko l’Américain”. Ultime show transatlantique, le président-candidat a autorisé des caméras à filmer une visio-conférence avec l’hôte de la Maison Blanche. Et les journalistes ont pu ainsi saisir un rare moment de sincérité. Répondant à un Barack Obama se disant admiratif du “combat” que le président français “mène” pendant sa campagne électorale, Nicolas Sarkozy lui a répondu : “You will win Mr Obama, you and me together”.

 

 

 
Dernier ralliement de poids en date : la Chine. Le pays communiste ne cache plus sa préférence pour Nicolas Sarkozy, jugeant François Hollande beaucoup trop anti-Pékin. Ce dernier ne s’est jamais rendu en Chine et Laurent Fabius dépêché sur son sol n’a été reçu par aucun haut responsable.

Officiellement Pékin n’a fait aucun commentaire. Mais le quotidien “Les Echos” rapporte que le vice Premier ministre, Wang Qishan, a confié à des patrons français qu’il souhaitait la réélection de Nicolas Sarkozy compte tenu de la gravité de la crise européenne. Interrogé par le “Nouvel Observateur”, le spécialiste de la Chine Jean-Luc Domenach estime que Nicolas Sarkozy est “le meilleur candidat possible parce qu’il est le plus faible” avant de continuer “il n’inspire que du mépris”.

Les Chinois ont fini par l’apprécier, alors que ce n’était pas gagné. La position de la France sur le Tibet notamment avait provoqué des incidents diplomatiques. Depuis, Nicolas Sarkozy a arrondi les angles. Paris a déroulé le tapis rouge pour Hu Jin Tao en 2010, le président de la république s’est rendu en terres chinoises 6 fois et ses ministres ont visité 19 fois Pékin.

Se préparer à Hollande ?
Mais, ce souffle en faveur de Nicolas Sarkozy semble retomber à l’approche du scrutin. Se rendant peut-être compte, qu’électoralement ces soutiens ne paient pas, le président-candidat s’est livré à différentes déclarations qui n’ont pas été du goût de tout le monde, à commencer par Angela Merkel. Le 15 avril dernier, Nicolas Sarkozy lance, au grand   étonnementde la chancelière, qu’il propose de modifier le mandat de la Banque centrale européenne. Si la Merkel n’a pas réagi, le gouvernement allemand a fait savoir le lendemain qu’il avait la “conviction profonde” que la BCE devait exercer son mandat de manière “indépendante”, ajoutant que sa position était “connu à Paris”.

Côté espagnol, la presse assure que les dirigeants, bien que conservateurs, ne verraient pas d’un mauvais œil l’arrivée de François Hollande. Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy aurait très mal pris les critiques de Nicolas Sarkozy à l’encontre de sa politique. Le quotidien “La Vanguardia” écrivait le 29 mars : “Mariano Rajov a gagné les élections générales sans aucun appui étranger. Il ne participera pas à la campagne en France.”

Selon les “Echos”, le dirigeant n’apprécierait pas Nicolas Sarkozy qui aurait un jour “publiquement douté que la droite espagnole puisse gagner avec un tel leader, en raison de la relative absence de charisme de l’actuel occupant de la Moncloa”. Le 5 avril, le chef d’Etat français enfonce le clou en évoquant la “crise de confiance” dont souffre l’Espagne.

Autre argument : et si l’arrivée de François Hollande pouvait convaincre l’Europe de desserrer l’étau de la rigueur imposée par Bruxelles ?

En Italie, aussi, la réserve est de mise. Mario Monti évite de prendre position. Le Parti démocrate, qui soutient ce dernier au Parlement, a publiquement soutenu François Hollande.

Les dirigeants étrangers vont-ils retenir leur souffle au soir du 6 mai prochain ? In fine, le prochain président quelle que soit sa volonté de rupture ou de continuité, recevra les traditionnels messages de félicitations. Celui qui investira l’Elysée se prêtera au jeu diplomatique et à celui des rapports de force. Et les critiques ou soutiens de campagne seront sans doute vite oubliés au profit de la realpolitik.

La Chine réévalue la valeur en douane des marchandises à l’importation

Ajouté au 23/04/2012 par SHI Lei

L’Administration générale des Douanes (AGD) a annoncé vendredi qu’elle avait réévalué la valeur en douane des marchandises entrant en Chine, imposant des droits plus élevés sur les produits de luxe et baissant les taxes sur les articles d’usage courant.

Tous les passagers entrants peuvent toutefois encore bénéficier d’une exemption de droits de douane sur les articles personnels d’une valeur inférieure à 5 000 yuans (environ 794 dollars), a indiqué un porte-parole de l’AGD.

Selon la politique tarifaire ajustée, la valeur en douane des Cordyceps sinensis (champignon chenille chinois) et des nids d’hirondelle comestibles, souvent utilisés pour préparer des mets raffinés dans la cuisine chinoise, sera doublée respectivement à 100 000 yuans et 30 000 yuans par kilogramme, avec des taux douaniers de 10%.

En outre, l’administration a également relevé la valeur en douane de 15 autres sortes d’articles, faisant état de la rapide croissance de leur prix ces dernières années.

Dans le même temps, l’AGD a décidé de réduire de 20% à 67% la valeur en douane de 30 types d’articles d’usage courant, dont les téléphones mobiles, les ordinateurs, les projecteurs et autres produits électroniques.

Mais l’AGD a indiqué que les iPads et les iPhones seraient imposés selon des normes distinctes, en raison des fluctuations extrêmes des prix entraînées par les produits rapportés de l’étranger en Chine.

L’Asie a des véritables politiques pour faire face aux défis économiques (FMI)

Ajouté au 23/04/2012 par SHI Lei

L’Asie est un point lumineux de la reprise mondiale, mais les décideurs de la région doivent utiliser la cabine d’action pour traiter de nouveaux défis qui pointent à l’horizon, a déclaré vendredi un responsable du Fonds monétaire international (FMI).
Les principaux indicateurs économiques pour l’Asie se sont améliorés, et la croissance s’accélère, soutenus par une croissance vigoureuse en Chine, a déclaré Anoop Singh, le directeur du Département Asie-Pacifique du FMI, lors d’une conférence de presse au cours des réunions de printemps du FMI et son agence soeur, la Banque mondiale qui débuteront?vendredi.

Les décideurs dans le pays émergents d’Asie ont besoin de relever les défis, y compris le surchauffage, la hausse des pressions inflationnistes et les rebonds des entrées de capitaux, et ils ont des instruments de politique et de l’espace pour faire face aux défis, a dit Singh.

La Chine a besoin de continuer à améliorer son modèle de croissance économique et de stimuler la consommation intérieure pour maintenir une forte croissance dans l’avenir, a-t-il souligné.

Présidentielle 2012 en France : gauche ou droite ?

Ajouté au 23/04/2012 par SHI Lei

Le premier tour de l’élection présidentielle française de 2012 se déroulera le dimanche 22 avril. A en croire les sondages, aucun des dix candidats à cette élection n’arrivera à obtenir la majorité absolue au premier tour, ce qui rend inévitable un second tour le 6 mai, qui devrait voir un duel final entre le camp de la gauche et celui de la droite.
Se voyant crédités par les sondages d’un pourcentage d’intentions de vote presque égal au premier tour, aux alentours de 27%, le candidat du Parti socialiste (gauche), François Hollande, et le président sortant Nicolas Sarkozy, le champion de l’UMP (Union pour un mouvement populaire, droite), candidat à sa propre succession, devraient largement devancer les autres candidats et sont donc pressentis pour le duel du second tour.

ATTENTE PARADOXALE DES FRANCAIS

En cas de duel entre François Hollande et Nicolas Sarkozy le 6 mai, le candidat socialiste est donné largement gagnant par les sondages, avec entre 53% et 55% des voix. L’éventuelle victoire de François Hollande devrait s’expliquer par les ralliements en sa faveur d’une grande partie des partisans des autres candidats de gauche, notamment ceux de Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche, extrême-gauche), qui pourrait devenir le troisième homme de cette présidentielle.

Toutefois, il est encore prématuré de dire que Nicolas Sarkozy sera certainement battu par François Hollande au second tour. Le candidat de l’UMP pourrait bien parvenir à renverser la situation qui lui semble défavorable à l’heure actuelle, s’il peut faire en sorte de persuader entre les deux tours une grande partie des partisans de Marine Le Pen (Front national, extrême-droite) et de François Bayrou (Mouvement démocrate, centre) de voter en sa faveur au second tour.

“Il y a une situation qui est différente si on regarde les intentions de vote du premier tour et les intentions de vote du second tour. […] François Hollande apparaît comme le futur président de la République, et semaines après semaines il reste le favori. Au premier tour, sa situation s’est un peu dégradée. […] Mais ça n’a pas beaucoup d’influence aujourd’hui sur le second tour”, a expliqué Dominique Reynié, professeur à l’Institut d’études politiques de Paris, dans un entretien accordé récemment à l’agence Xinhua.

“Je crois que l’explication principale est que les Français ont une attente paradoxale : ils n’ont pas vraiment envie de voir la gauche gagner, mais ils n’ont pas envie d’avoir Nicolas Sarkozy comme président. […] Ils utilisent François Hollande pour battre Nicolas Sarkozy, mais ça ne veut pas dire qu’ils sont enthousiasmés ou passionnés par François Hollande. Au fond, il y a un problème d’offre politique”, estime M. Reynié.

“Et comme la campagne donne jour après jour à Nicolas Sarkozy la possibilité de s’exprimer comme candidat et non plus comme président, il est peut-être en train de modifier l’image qu’il donne de lui et il est possible que cela produise des effets sur le second tour”, a noté le spécialiste.

“Nicolas Sarkozy a des qualités qui lui sont reconnues par les Français”, notamment “des qualités de capacité à décider, de capacité à prendre l’initiative, à faire des réformes qui sont nécessaires mais impopulaires”, a relevé le professeur, reconnaissant toutefois que Nicolas Sarkozy avait aussi des défauts, “attachés à la fois à la personne elle-même, sa façon de faire, sa façon d’être, qui n’ont pas plu aux Français”.

“Pour François Hollande, c’est presque l’inverse”, a observé M. Reynié. “Les Français ont le sentiment qu’il est honnête, sincère, sympathique, bienveillant. Donc ils trouvent que c’est quelqu’un qui a l’air honorable mais ils ne sont pas sûrs qu’il soit capable de décider, capable d’avoir de l’autorité, capable de trancher, capable de dire à ses collègues européens s’il est élu : ‘maintenant il faut prendre une décision'”, a-t-il ajouté.

DE GAUCHE OU DE DROITE, IL FAUT RESOUDRE LES PROBLEMES INCONTOURNABLES

L’élection présidentielle française de 2012 se déroule avec pour toile de fond la crise des dettes souveraines dans la zone euro, et la France est aujourd’hui confrontée à des difficultés économiques et sociales liées à cette crise.

Le surendettement de l’Etat français, la baisse de la compétitivité des entreprises françaises dans le contexte de la mondialisation, le risque de récession, le taux de chômage élevé, la baisse du pouvoir d’achat des ménages, l’insécurité liée à l’extrémisme, l’immigration : les Français sont exposés aujourd’hui à maints problèmes qui les préoccupent.

Face à ces difficultés, la majorité des Français pense que l’imminente élection présidentielle est d’une importance cruciale pour l’avenir de leur pays. Pour les Français qui se disent intéressés par cette élection, le futur président de la République, qu’il soit de gauche ou de droite, doit être porteur d’espoir, l’espoir de pouvoir redresser la France, l’espoir de voir leur vie quotidienne s’améliorer, l’espoir d’une France meilleure pour tous ses citoyens.

Tant pour François Hollande qui a mené campagne sur le thème “Le changement c’est maintenant”, que pour Nicolas Sarkozy qui a lui choisi pour slogan “La France forte”, le vainqueur de cette course à l’Elysée se trouvera dans l’obligation de chercher et d’apporter des solutions à une série de problèmes économiques et sociaux qu’il ne peut pas éviter, et ce dans une situation contrainte, avec peu de marges de manoeuvre, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.

“La situation dans laquelle se trouve la France dans la zone euro, dans l’Europe, dans le monde, sa situation en terme de finances publiques est tellement fragile… Elle appelle des réformes obligatoires, quel que soit le prochain président”, a estimé M. Reynié.

“Le programme sera le même : il faudra réduire les dépenses de l’Etat, il faudra réduire le déficit et il faudra réformer assez profondément le système social. […] Donc il va falloir obligatoirement, pour éviter les situations dramatiques comme celles que l’on a pu voir en Grèce et peut-être que l’on voit aujourd’hui en Espagne, que la droite ou la gauche prenne des décisions extrêmement impopulaires. Si François Hollande est président, il le fera car comme chef de l’Etat, il sera dans l’obligation de le faire, et il le fera parce qu’il sera responsable”, a ajouté M. Reynié.

Election présidentielle en France

Ajouté au 23/04/2012 par SHI Lei

En France, l’élection présidentielle détermine la personne qui sera élue président de la République pour un mandat de cinq ans (quinquennat), contre sept ( septennat) avant 2000.

Sous la Cinquième République, et jusqu’à la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008, il n’y avait pas de limite au nombre de mandats que pouvait effectuer un président de la République. L’article 6 de la Constitution précise désormais que le mandat ne peut être renouvelé qu’une fois consécutivement.

Les dernières élections présidentielles en France se sont tenues les 22 avril et 6 mai 2007. Les prochaines auront lieu les 22 avril et 6 mai 2012.

Depuis le référendum de 1962, l’élection présidentielle en France se déroule au suffrage universel uninominal direct. Si un candidat obtient la majorité absolue des suffrages exprimés (la moitié de ces suffrages plus une voix) au premier tour, il est élu. Dans le cas contraire, un second tour a lieu deux semaines plus tard pour départager les deux candidats arrivés en tête au premier tour. Là, le candidat qui obtient la majorité simple est élu.

Dans la pratique, un deuxième tour de vote a toujours été nécessaire, aucun candidat n’ayant jamais dépassé 50% des suffrages exprimés au premier tour (Charles de Gaulle a obtenu 44, 6% lors de l’élection de 1965, le maximum rencontré jusqu’à aujourd’hui).

Depuis le début de la Cinquième République, il y a eu huit élections présidentielles au suffrage universel direct et une, la première, au suffrage indirect.

Initialement, le président de la République était élu au suffrage indirect par un collège électoral d’environ 80 000 ” grands électeurs” incluant les parlementaires, les conseilers généraux et des délégués des conseils municipaux. Cette disposition a été modifiée en 1962 lors d’un référendum afin de lui substituer un scrutin au suffrage universel direct requérant la majorité absolue des suffrages exprimés.

La durée initiale du mandat présidentiel était de sept ans et a été réduite en 2000 à cinq ans lors d’un référendum.

L’élection présidentielle française est ouverte à tous les électeurs des scrutins nationaux, c’est-à-dire à tout citoyen âgé de 18 ans ou plus au jour de l’élection, de nationalité française, qui jouit de ses droits civils et politiques et est inscrit sur les listes électorales.

Pour se présenter à l’élection présidentielle française, le candidat doit être de nationalité française, ne pas être privé de ses droits civiques concernant l’éligibilité, avoir au minimum 18 ans (jusqu’en 2011, la limite était fixée à 23 ans), être inscrit sur une liste électorale, avoir recueilli au moins 500 ” parrainages” d’élus, avoir établi une déclaration de situation patrimoniale, posséder un compte bancaire de campagne.

Le Conseil constitutionnel et la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques interviennent dans le contrôle de l’élection : réception des dossiers, publication de la liste des candidats au JO (Journal officielle de la République française), surveillance de la régularité des opérations, proclamation des résultats.

De plus en plus d’experts étrangers se ruent vers la Chine

Ajouté au 23/04/2012 par SHI Lei

Le 14 avril, la foire de recrutement 2012 des experts étrangers du delta du Yangtsé a eu lieu à Shanghai, où plus de 120 entreprises ont offert quelque 2 000 postes pour les experts étrangers. Les salaires proposés sont en général de 10 000 yuans ou plus, ce qui a attiré un grand nombre de talents étrangers du delta du Yangtsé. L’atmosphère était très animée.

Selon China News Service, les universités, les écoles, les centres de formation et les autres entreprises provenant de Shanghai et des provinces du Zhejiang, du Jiangsu et du Shanxi ont proposé quelque 2 000 postes pour les experts étrangers. A partir de 9h, les étrangers sont arrivés les uns après les autres. Un employé du personnel de réception a confié au journaliste : « J’accueille les gens depuis le début jusqu’à maintenant et je n’ai même pas eu le temps de boire quelque chose. »

Devant le bureau de recrutement de l’Université de Tongji, Chen Yili, professeur de l’institut des langes étrangères qui se charge du recrutement, a parlé sans interruption pendant plus d’une heure avec les différents postulants et a reçu environs 20 curriculum vitae. « Les postulants étrangers viennent de divers domaines et toutes les postes proposées ont été demandées, y compris les postes de professeur de lettres, en gestion économique, en politique et en relations internationales. Mais mieux vaut la qualité que la quantité. » a-t-il remarqué.

Tony est un Irlandais âgé de plus de 40 ans. A Shanghai, il travaille comme enseignant d’anglais pour enfants. Cette fois-ci, il est venu à la foire en souhaitant trouver un emploi de professeur à l’Université. « Ma femme et moi aimons la Chine et souhaitons avoir un emploi stable en Chine. »

Lors d’une interview accordée au journaliste, M.Huang Weimao, directeur adjoint du bureau des experts étrangers à Shanghai a révélé qu’à Shanghai, le nombre des experts étrangers a atteint actuellement 81 000, soit 1/6 du nombre total en Chine. La tendance évidente est que les talents de niveau supérieur sont de plus en plus nombreux et la plupart d’entre eux travaillent dans les organes de la culture, de l’enseignement, des médias ou pour des projets intellectuels et de haute technologie. « On espère que les experts étrangers qui veulent résider sur du long terme en Chine seront de plus en plus nombreux. »

« Des experts étrangers apportent leur contribution au développement, à la transformation et l’escalade de l’industrie. » a déclaré Xi Lingping, directeur adjoint du bureau des experts étrangers du Zhejiang. Après la transformation des produits, des matériels et des machines réalisées par les experts étrangers recrutés par une usine de fabrication de périssoires à Fuyang, 90% des périssoires des lauréats des JO ont été fabriqués par cette usine et a dans sa clientèle de nombreux clients européens et américains. Maintenant, le Zhejiang fait venir chaque année 25 000 experts étrangers. La province se rendra en mai en Allemagne, en France et en juin aux Etats-Unis et au Japon pour recruter des experts de haut niveau. »

Selon Huang Weimao, le personnel des experts étrangers est en général stable maintenant. Après l’éclatement de la crise financière en Europe, plus d’experts étrangers se sont rués vers la Chine. « Shanghai distribue le certificat des experts étrangers à partir de 2005. Environs 6 000 – 8 000 certificats ont été distribués chaque année et 2/3 d’entre eux sont des nouveaux. »

 

La prochaine visite de Wen Jiabao en Europe sera axée sur des problèmes économiques et commerciaux

Ajouté au 23/04/2012 par SHI Lei

Le Premier Ministre chinois Wen Jiabao effectuera fin avril des visites officielles en Islande, en Suède et en Pologne, assistera en Allemagne à la cérémonie d’ouverture du plus grand salon industriel mondial qui se tiendra à Hanovre et profitera de cette occasion pour participer aux activités organisées par les pays partenaires commerciaux de la Chine. Lors de ces visites qui dureront du 20 au 27 avril, Wen Jiabao procèdera à de vastes contacts avec des personnalités des milieux économique et industriel de l’Europe, prononcera des discours sur la politique d’ouverture appliquée par la Chine et formulera des propositions et des suggestions à propos du développement des relations bilatérales et de la coopération économique et commerciale entre la Chine et l’Europe.

China News rapporte que le 16 courant dans l’après-midi, les ministères chinois des Affaires étrangères et du Commerce ont tenu conjointement à Beijing une conférence de presse au cours de laquelle des détails ont été donnés sur lesdites visites. Le Vice Ministre du Commerce Jiang Yaoping a parlé des principales activités qui porteront sur des problèmes économiques et commerciaux.

Tout d’abord il a indiqué que l’Islande a été le premier parmi les pays de l’Europe occidentale à reconnaître le statut de l’économie du marché de la Chine et à engager avec celle-ci les négociations sur la zone de libre-échange. Il a insisté sur le fait que la crise financière internationale a effectivement agi sur la coopération commerciale bilatérale, mais que celle-ci connaît actuellement un redressement sensible. Durant sa visite en Islande, Wen Jiabao s’entretiendra avec le Premier Ministre islandais Mme Johanna Sigurdardottir et tous les deux, ils assisteront ensemble à la cérémonie de signature de plusieurs contrats gouvernementaux et commerciaux, dont celui concernant l’exploitation de la géothermie. Il est prévu que les dirigeants des deux pays échangeront leurs idées sur des sujets économiques et commerciaux d’intérêt commun, dont les pourparlers sino-islandais au sujet de la zone de libre-échange, la coopération dans le domaine de l’exploitation géothermique et les investissements d’entreprises chinoises en Islande.

Jiang Yaoping a poursuivi en disant que l’Allemagne est le plus grand partenaire commercial de la Chine en Europe et le cinquième dans le monde et qu’en plus, parmi les pays de l’Union européenne, elle est le pays le plus important pour la Chine quant à l’introduction de capitaux étrangers et de technologies avancées. Après l’éclatement de la crise financière fin 2008, les deux pays ont resserré et intensifier leurs liens économiques et commerciaux, ce qui fait que ceux-ci continuent à se placer aux premiers rangs de la coopération économique et commerciale entre la Chine et l’Union européenne (UE). L’année dernière, le volume du commerce bilatéral sino-allemand a atteint 169,15 milliards de dollars US, soit une augmentation de 18,9% et représentant 30% du volume commercial global entre la Chine et l’Union européenne. Lors de sa visite en Allemagne, Wen Jiabao participera à la cérémonie d’ouverture de la Foire industrielle de Hanovre ainsi qu’aux activités qui seront organisées à l’intention de la Chine en tant que pays partenaire de l’événement cette année. D’autre part, il est prévu que Wen Jiabao et son homologue allemand la Chancelière Angela Merkel effectueront ensemble une visite au siège de Volkswagen.

Abordant le sujet de la coopération sino-suédoise, Jiang Yaoping a dit que la Suède figure au sein de l’UE au huitième rang des plus grands partenaires commerciaux de la Chine, au neuvième rang des lieux de provenance de capitaux étrangers et au troisième rang des principaux lieux pour l’introduction de high-tech. Toutefois, parmi les pays de l’Europe septentrionale, la Suède est à la tête quant à la coopération commerciale avec la Chine. Les deux parties prévoient d’entamer des entretiens sectoriels dont celui du Ministre de l’Economie et du Commerce, ce qui leur permettra d’exposer leurs idées respectives sur des sujets d’intérêt commun, tels que la responsabilité sociale des entreprises, l’économie de l’énergie, la protection de l’environnement et la création de parcs écologiques, l’investissement mutuel, la protection du droit de propriété intellectuelle, …etc. A l’issue des discussions, les deux parties procéderont à la signature d’un mémorandum d’entente au sujet de l’établissement d’un groupe de travail chargé de l’économie de l’énergie et de la protection de l’environnement dans les domaines économiques et commerciaux, lequel groupe de travail relèvera de la Commission mixte économique et commerciale Chine — Suède.

Jiang Yaoping a indiqué que sur le plan économique, la Pologne est en fait le plus grand et le plus important des Pays de l’Europe centrale et orientale (PECO) et qu’au sein de l’UE, elle est le neuvième des plus grands partenaires commerciaux de la Chine, mais le plus grand et le plus important dans les PECO. Lors de sa visite en Pologne, le Premier Ministre chinois assistera à la cérémonie d’ouverture du Forum économique et commercial Chine — Europe centrale et orientale et prononcera une allocution en présence des représentants de seize PECO qui y participeront. Ces seize PECO constituent un important marché émergent de l’Europe et deviendra pour la Chine un important partenaire de la coopération commerciale en Europe, car ils disposent d’une valeur potentille énorme et considérable. Il est prévu que plus de huit cent personnalités du milieu économique et du milieu commercial se réuniront au Forum et parmi eux, quelques trois cent, qui représenteront des entreprises chinoises, participeront aux diverses activités qui seront organisées lors du forum. Il est certain que cette visite permettra de promouvoir, d’approfondir et de renforcer la coopération pragmatique entre la Chine et la Pologne ainsi qu’entre la Chine et les PECO dans les domaines économiques et commerciaux.

 

Les investisseurs étrangers restent à Chongqing

Ajouté au 23/04/2012 par SHI Lei

Plusieurs investisseurs étrangers majeurs ont exprimé leur volonté de continuer à investir à Chongqing, dans le sud-ouest de la Chine, estimant que le récent remaniement des responsables municipaux n’a pas affecté leur confiance dans le climat commercial.

Le plus gros vendeur mondial de PC Hewlett-Packard (HP) a signé un accord cette semaine pour la mise en place d’une nouvelle usine de fabrication d’imprimantes et d’équipement d’imagerie à Chongqing, qui devrait produire 30 millions d’imprimantes à jet d’encre chaque année.

La fabrication des produits HP sera complétée par son contrat avec le géant taïwanais de l’électronique Foxconn Technology Group, qui considère également Chongqing comme un emplacement stratégique pour ses activités commerciales dans la partie continentale de Chine.

Lors d’une réunion mercredi avec Zhang Dejiang, le vice-premier ministre chinois qui vient d’être nommé secrétaire du PCC de Chongqing, la PDG d’HP Meg Whitman a souligné que Chongqing est une ville clé pour l’entreprise en Chine.

HP, qui a est présent à Chongqing depuis 2005, va renforcer sa relation de travail avec la ville, accroître les investissements et promouvoir le développement harmonieux de la coopération industrielle en matière d’informatique en nuage, des systèmes de sécurité et de la masse de données d’analyse et de traitement, a expliqué Mme Whitman.

Zhang Dejiang a remplacé Bo Xilai au poste de secrétaire du PCC de la ville, après une décision prise par le Comité central du Parti communiste chinois le 15 mars.

M. Bo étant soupçonné d’être impliqué dans de graves violations disciplinaires, le Comité central du PCC a décidé le 10 avril de suspendre sa participation au Comité central et au Bureau politique. La Commission centrale du PCC pour le contrôle de la discipline est en charge du dossier d’enquête.

L’épouse de Bo, Bo-Gu Kailai, et Zhang Xiaojun, leur aide à domicile, ont été transférés aux autorités judiciaires sur soupçons d’homicide.

Néanmoins, les entreprises étrangères à Chongqing affirment que les affaires restent inchangées, même si les investisseurs étaient généralement sensibles à la stabilité et à l’environnement politique.

Changan Suzuki Automobile Co., Ltd, une joint-venture avec le constructeur automobile japonais à Chongqing, a élargi sa base de production récemment, avec un investissement initial de 2,3 milliards de yuans (277 millions d’euros), qui devrait créer 3 000 emplois.

Sa capacité de production annuelle va grimper à 500 000 véhicules en 2016 lorsque l’expansion sera terminée, a indiqué le gestionnaire Lei Ming, ajoutant que sa capacité de production actuelle de 250 000 est « presque saturée ».

Lei Ming a déclaré que les dirigeants étrangers de son entreprise sont optimistes quant à la croissance de l’entreprise à Chongqing.

Lorsqu’il a rencontré une délégation de Wharf (Holdings) Limited, une société siégeant à Hong Kong, à Chongqing le 28 mars, Zhang Dejiang a assuré que la ville améliorera ses politiques afin d’optimiser l’environnement d’investissement et accroître son niveau de services, de manière à créer des conditions plus favorables pour les entreprises étrangères qui souhaitent investir sur place.

Le 4 avril, tandis qu’il rencontrait une délégation de producteurs pétroliers, Saudi Basic Industries Corporation, M. Zhang a déclaré que le développement de Chongqing se trouve à un stade critique et que la ville doit s’ouvrir davantage au monde pour créer un climat d’investissement sain pour les entreprises étrangères.

Les Chinois sont moins satisfaits de leur voyage à l’étranger

Ajouté au 23/04/2012 par SHI Lei

Le rapport sur le développement du tourisme chinois à l’étranger 2012, par l’Institut de recherche du tourisme publié le 11 avril révèle que dans un proche avenir la Chine devrait être le plus important marché du tourisme à l’étranger. Comme le niveau de satisfaction du voyage en 2011 est en baisse par rapport à 2010, le document propose aux destinations à l’étranger d’attacher de l’importance à l’amélioration des services et lieux de consommation.

Selon le rapport, le marché du tourisme à l’étranger est en plein essor. En 2011, le nombre de Chinois qui ont fait un voyage à l’étranger était de 70,25 millions de personnes, soit une hausse de 22%. Actuellement, le marché du tourisme chinois est de 1,2 fois plus important que celui des Etats-Unis et de 3,5 fois plus fort que celui du Japon. Le volume de l’importation des services touristiques a atteint à 54,1 milliards de dollars en 2011. Cette année, ce chiffre devrait être de 69 milliards de dollars et le déficit commercial touristiques pourrait être 22,5 milliards de dollars. Le plus important marché du tourisme à l’étranger se forme aujourd’hui en Chine.

D’après le rapport, les destinations des touristes chinois sont devenues plus nombreuses et plus lointaines. En 2011, les voyageurs qui se sont rendus plutôt en Amérique, en Europe, en Océanie et l’Afrique occupent un tiers du total en quantité (le nombre de voyage pour l’Afrique a augmenté de près de 40%). Influencé par le séisme du Japon au mars 2011 et les troubles en Moyen-Orient et en Afrique du Nord, certains touristes se sont tournés vers l’Asie du sud-est. Par ailleurs, les voyages vers Taiwan sont devenus abordables. L’année dernière, 1,84 millions de personnes ont visité Taiwan, soit une hausse de 11%, comprenant 30 000 touristes individuels.

Faire du shopping est l’une des raisons principales qui poussent les Chinois à voyager. Selon l’enquête de l’Institut de recherche du tourisme chinois, à peu près un tiers des touristes pensent que leurs principales dépenses sont passées dans les achats. Et lors de la semaine dorée du 1er octobre 2011, la consommation des Chinois à l’étranger en produits de luxe est égale à celle de trois mois d’achats à l’intérieur du pays.

Selon des enquêtes effectuées chaque trimestre auprès de huit villes portuaires du pays, la satisfaction des touristes chinois à l’étranger est en baisse actuellement. En comparaison avec l’année 2010, les Chinois sont moins satisfaisants pour les services en 2011 et la majorité sont insatisfaits de l’itinéraire du voyage. La cause est qu’un grand nombre de destinations ne portent leur attention que sur la capacité de consommation des touristes, sans comprendre ce qu’ils ont vraiment besoin. « Cela montre qu’en plus de pouvoir faire des emplettes de plus en plus de Chinois préfèrent avoir une bonne expérience touristique », a confié Dai Bin le président de l’Institut de recherche du tourisme chinois.

Dans cette situation, le rapport recommande aux destinations étrangères, en plus de l’attention accordée à l’amélioration des services de consommation, d’attacher plus d’importance à l’expérience touritsique des visiteurs.

Le rapport prévoit aussi la tendance du développement du tourisme chinois à l’étranger en 2012 en indiquant que le marché devrait maintenir un essor et le nombre de touristes chinois à l’étranger devrait atteindre 78,4 millions de personnes, soit une hausse de 12%, avec 80 milliards de dollars de consommation (une hausse de 16%).

A la fin de la conférence de presse, le président de l’Institut de recherche du tourisme chinois Dai Bin et le directeur du département chinois de l’Association du voyage en Asie-Pacifique (PATA) Chang Hong ont signé un contrat de la coopération stratégique.

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