La valeur des exportations de la Chine : toujours no 1 en 2011

Ajouté au 01/09/2012 par SHI Lei

Pour la troisième année consécutive, la Chine s’est classée l’année dernière au premier rang mondial pour la valeur de ses exportations, avec 10,6 % du commerce mondial, pouvait-on lire dans le Rapport 2012 sur le commerce et les investissements mondiaux de l’Organisation de commerce extérieur du Japon.

Le taux de croissance de la valeur des exportations chinoises – 20,3 % en 2011 par rapport à l’année précédente – a été plus faible que celui des économies émergentes, qui a été de 23,3 % en 2011 par rapport à 2010.

Les économies émergentes ont représenté 15,9 % des exportations mondiales l’année dernière, contre 6,5 % en l’an 2000.

Le commerce mondial a vu sa croissance ralentir de façon significative en 2012. Au premier trimestre de l’année, le volume des échanges de 22 grands pays et régions n’a augmenté que de 4,6 % par rapport à l’année précédente, lisait-on dans le rapport.

Des Jeux Olympiques et de leur influence sur l’image de la Chine à l’étranger

Ajouté au 01/09/2012 par SHI Lei

Enfin, les Jeux Olympiques sont terminés, l’hystérie sportive collective est retombée, les vociférations ridicules et parfois quasi-bestiales de certains commentateurs face à une médaille d’or (franchement, quand on y réfléchit un peu froidement, au delà de certains exploits sportifs réels, ces hurlements grotesques pour ce qui n’est jamais que du sport, il y a de quoi vous laisser perplexe sur la nature humaine…) vont faire les délices des bêtisiers sur internet et à la télévision. Et on va enfin pouvoir réfléchir à tête reposée sur cette gigantesque fiesta « médiatico-sportivo-friquée ». Premier constat, la Grande-Bretagne a réussi ces -on pourrait aussi dire ses- jeux. Sur le plan organisation, bien sûr, mais y a t-il de quoi s’en étonner, le Royaume-Uni n’est tout de même pas un pays sous-développé et il a l’habitude d’organiser des compétitions de niveau mondial depuis des décennies ; c’est le contraire qui eût été étonnant. Sur le plan sportif aussi, puisque ce pays figure à la troisième place du tableau des médailles –il y a toujours la prime au pays organisateur, sans compter quelques juges d’une complaisance parfois « étonnante »- place qu’il n’aura sans doute pas dans quatre ans à Rio. Deuxième constat, qui sort vraiment gagnant de ces Jeux ? Le sport ? Pour un temps peut-être. Le pays organisateur ? A l’évidence oui aussi, mais pour un temps également. L’esprit olympique ? Après quinze jours de compétition, entre les diverses disqualifications, tricheries et arbitrages douteux, on peut légitimement se demander si cette expression a encore un sens. Mais chacun aura compris que le vrai, le seul vainqueur de ces Jeux, c’est l’argent, et les bénéficiaires essentiellement le Comité International Olympique et les sponsors officiels. Tout le reste n’est que littérature, et pas des meilleures, loin s’en faut.

Il n’empêche, presque tous les pays du monde sont avides, sinon d’organiser les Jeux Olympiques -ce n’est pas à la portée de tout le monde- du moins d’y être présents, pour donner une bonne image de leur nation au monde entier et un petit coup de fierté à leurs citoyens en cas de médailles, bien utiles pour faire oublier la grisaille quotidienne voire une situation intérieure morose. Donner une bonne image de soi à l’étranger par le biais d’une compétition sportive d’envergure mondiale, c’est ce que l’on peut appeler la « puissance douce », le fameux soft power des anglo-saxons. Même avant l’invention -récente- de ce terme, les Jeux Olympiques ont très souvent servi à cela, et permis d’améliorer -pas toujours d’ailleurs quand on se souvient par exemple des « performances » des fameuses nageuses Est-allemandes, qui ne trompaient personne- l’image parfois ternie de certains pays sur la scène internationale. En bref, si vous préférez, certains pays se servent des Jeux Olympiques plus qu’ils ne les servent.

Et la Chine alors ? Eh bien on peut dire que sur le plan sportif, la Chine s’en est bien tirée, et que dans ce domaine comme dans d’autres, elle a une fois de plus montré au monde les progrès immenses qu’elle a accomplis. Depuis son grand retour aux Jeux Olympiques en 1984 à Los Angeles, à part la mauvaise passe de Séoul en 1988, les progrès ont été constants et la Chine, qui par ailleurs est devenue une grande puissance commerciale, est incontestablement devenue aussi une grande puissance sportive. Elle était même première au classement des Jeux de Beijing de 2008, avant de retrouver -à mon avis- un rang plus conforme à sa puissance lors de ces Jeux de Londres, au grand dam, je le sais, de très nombreux Chinois, qui espéraient sans doute encore une première place. Mais n’oublions pas, une fois encore, que le pays organisteur fait toujours mieux que lorsqu’il concourt dans un autre pays. Une fois de plus, ce sont donc les Etats-Unis qui sont arrivés en tête, il n’y a rien de très étonnant à cela, et ce n’est sans doute pas près de finir. Car au delà du sport pur, il faut bien savoir que la supériorité technique et éducative d’un pays a presque toujours des conséquences aussi sur les résultats sportifs ; ce serait trop long pour en expliquer les détails, mais c’est un fait, et il est aussi évident que, pour l’heure, les Etats-Unis ont encore une bonne longueur d’avance sur la plupart des pays du monde, Chine y compris.

Alors certes, la Chine a obtenu beaucoup de médailles, elle compte beaucoup de médailles d’or. Les Chinois peuvent donc être légitimement fiers de leurs athlètes, mais est-ce que ces résultats -en apparence brillants- vont contribuer à améliorer l’image de la Chine dans le monde, est-ce qu’ils vont réhausser sa popularité, sa réputation ? Je ne vais sans doute pas faire plaisir à mes amis chinois, ni aux lecteurs chinois qui me feront l’honneur de lire ces lignes, mais je crains bien que non. Je vais vous expliquer pourquoi, et après vous serez juges.

Oui, c’est l’évidence, le nombre de médailles compte, et surtout le nombre des médailles d’or. La Chine en a obtenu 38, contre 46 aux Etats-Unis. Mais ce qui est tout aussi évident, c’est que toutes les médailles d’or ne se valent pas, en termes de réputation. Vouloir prétendre qu’une médaille d’or en badminton a la même valeur qu’une médaille d’or en athlétisme en termes de médiatisation et de réputation serait faire preuve d’une sacrée mauvaise foi. Il n’y a qu’à voir la célébrité d’Usain Bolt, même s’il n’est pas Américain, pour d’en convaincre… et les résultats parlent d’eux-mêmes : une médaille d’or pour la Chine en athlétisme, neuf pour les Etats-Unis. De quoi réfléchir, non ? En dehors de la natation ou du tir, voir de l’althérophilie, les médailles d’or de la Chine ont presque toutes été obtenues dans des sports relativement peu médiatisés, quand ils ne sont pas, même, considérés plus comme des passe-temps de plage ou des jeux dans une grande partie du monde, comme le badminton, que j’évoquais à l’instant. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, cela ne retire rien au mérite et aux efforts des champions chinois de badminton, mais faites le test autour de vous auprès d’amis ou de collègues étrangers, ou regardez tout simplement des sites étrangers consacrés aux jeux, et vous verrez que non, décidément, toutes les médailles ne se valent pas. Et en ce sens, je reste pour ma part persuadé que les fameuses quatre médailles d’or de la Jamaïque ont eu plus de retentissement au niveau mondial que la plupart des médailles d’or remportées par la Chine. C’est injuste, j’en conviens, mais c’est un fait. Ce qui me fait dire que, plus que la quantité, la Chine, comme dans d’autres domaines -tiens tiens- devrait peut-être plus miser sur la qualité, si tant est que l’on puisse utiliser ce mot. Il n’y a qu’à se souvenir de la médaille d’or de Liu Xiang aux 100 mètres haies à Athènes et du retentissement mondial qu’elle a eue alors pour s’en convaincre… cela ne veut pas dire bien sûr que la Chine doit abandonner les sports qui lui donnent tant de médailles, ce serait folie, mais qu’elle devrait aussi investir dans des sports plus « médiatiques » si elle souhaite que les Jeux Olympiques contribuent aussi à renforcer son image et sa popularité dans le monde.

Pour le reste, j’ai longuement parcouru les sites internet, français ou étrangers, parlant des Jeux Olympiques, et regardé de près ce qu’on disait de la Chine et des sportifs chinois. Et force est de reconnaître que cela n’a pas toujours été positif, hélas. Car, presque toujours, ce ne sont que trois noms et un scandale qui reviennent : le scandale, c’est celui d’une des équipes de double féminin de badminton, exclues pour « non combativité » ; leur franchise, leur honnêteté après leur faute ne leur ont été hélas d’aucune utilité, mais on peut au moins mettre cela à leur crédit. Les trois noms qui reviennent le plus souvent, ce sont ceux de Ye Shiwen, cette extraordinaire gamine dont les performances ont étonné le monde, a un point tel que certains ont exprimé des doutes sur leur nature –mais en tout cas, elle a fait parler d’elle et de la Chine dans le monde entier, fût-ce parfois à mon avis de manière injuste- et qui a fait que certains se posent des questions sur les méthodes d’entraînement chinoises ; Liu Xiang, dont la dramatique chute a ému les spectateurs du monde entier, y compris en Occident, où nombreux sont ceux qui l’ont plaint, pris en compassion et admiré son courage ; Wu Minxia, médaillée d’or certes, mais dont on a appris à quel point le prix en a été amer, son entraînement acharné ayant fait qu’elle n’a même pas pu apprendre la disparition de ses grands-parents et la maladie de sa mère. Des autres champions chinois, rien ou presque, en grande partie du fait que les sports concernés n’intéressent guère le grand public.

Bref, l’impression que la Chine a laissé après ces jeux est pour le moins mitigée ; beaucoup de médailles certes, mais très peu dans des sports qui « comptent » médiatiquement et financièrement au niveau international ; des athlètes que les grands médias étrangers -occidentaux en l’occurrence, car qu’on le veuille ou non, ce sont eux qui ont encore le plus d’influence- plaignent ou suspectent plus qu’ils ne les fêtent. Les temps ne sont décidément pas faciles pour les sportifs chinois… mais que la Chine en tire les leçons -elle a souvent montré au monde qu’elle savait fort bien le faire- et que lors des Jeux de Rio en 2016 éclose un nouveau Liu Xiang ou qu’un autre athlète chinois monte sur la plus haute marche du podium des épreuves reines, et alors, même si la Chine obtient moins de médailles d’or qu’à Londres, vous pouvez être sûrs que sa gloire sportive et son image dans le monde brilleront d’un éclat encore plus fort.

Exposition des rues historiques et culturelles chinoises en octobre à Paris

Ajouté au 14/08/2012 par SHI Lei

Le comité organisateur de la promotion des rues historiques et culturelles chinoises tiendra, du 23 octobre au 1er novembre, une exposition au Centre culturel de Chine (CCC) à Paris.

À la suite d’une invitation du CCC de Paris, cette exposition sera organisée par le CCC et le Groupe des médias de Chine. L’exposition choisira 15 quartiers parmi les 40 rues choisies dans les quatre concours des « rues historiques et culturelles », qui sont bien protégées et très symboliques. La présentation se fera sous la forme d’une exposition et d’une campagne de sensibilisation intitulée « une rue, une chose et une histoire ». « Une rue », ce sont les rues historiques et culturelles chinoises sélectionnées, qui seront présentées par quelques photos panoramiques (1 à 3 photos) de l’antiquité et du présent, ainsi qu’un plan reflétant sa superficie . « Une chose », c’est une marchandise ou un objet artistique symboliques . Il y aura enfin « une histoire » de 500 à 800 mots concernant l’origine et l’évolution de la rue ou d’une ancienne boutique.

Dans le but d’accroître la réputation des rues historiques et culturelles de Chine à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, le comité d’organisation avait ouvert une Exposition des rues historiques et culturelles chinoises en décembre 2011 au CCC de Tokyo, qui était la première exposition à l’étranger consacrée à ces rues. L’exposition avait montré par des photos, des vidéos et des objets, le charme de ces rues de manière artistique. Après l’exposition, les objets exposés avaient été conservés par le CCC de Tokyo pour une exposition permanente au Japon.

Compte tenu de la réussite de l’exposition à Tokyo, et afin de promouvoir la protection de ces rues historiques et culturelles et de présenter au reste du monde leurs caractéristiques et leur vitalité, le comité d’organisation a décidé d’organiser cette année une deuxième exposition à l’étranger. Il espère mettre ces rues en scène pour montrer leurs caractéristiques, présenter au monde le charme unique de ces rues chinoises et accroître leur réputation, par une rencontre de la civilisation chinoise avec la mode et la culture contemporaine françaises, à travers un dialogue multiculturel.

Coopération franco-chinoise dans le domaine spatial

Ajouté au 14/08/2012 par SHI Lei

Signature de l’accord sur Cardiospace

Le 11 juillet 2012, le CNES et l’ACC (China Astronaut Research and Training Center) ont signé à Pékin un mémorandum d’entente relatif à la recherche sur les dysfonctionnements cardiovasculaires induits par un séjour en environnement micro-gravitationnel.

Des discussions complémentaires entre les deux parties ont également permis la signature d’une annexe technique de l’accord, destinée à préciser les étapes techniques du développement de l’instrument Cardiospace, dont le lancement est désormais prévu dans le cadre de la mission du laboratoire chinois Tiangong-2 (vers décembre 2014).

Première exportation du TGV chinois en Europe

Ajouté au 14/08/2012 par SHI Lei

Le 7 août, les corps du TGV, produits par China CNR Group, ont été embarqués au port de Tianjin. Cette commande de Siemens représente la première exportation du TGV chinois en Europe.

La technique du corps du TGV était une des neuf techniques clés dans le domaine du TGV qui ont été introduites en Chine. Après les absorptions et les créations, cette exportation est également la première récompense vers l’Europe de la technique dans ce domaine.

Selon les accords, China CNR Group va offrir huit corps en alliage d’aluminium du TGV à Siemens cette année, pour un total de 11,55 millions d’euros. Le corps du TGV comprend cinq grandes pièces : le plancher, le jambage, l’impériale, le contre-seuil et le châssis.

Séminaire sino-français: l’innovation peut rendre la vie meilleure

Ajouté au 05/08/2012 par SHI Lei

Le 24 juillet, le séminaire sino-français 2012 s’est déroulé dans la province du Yunnan (sud de la Chine). Autour de la table ronde, des experts chinois et français ont tous mis l’accent sur l’importance de l’innovation, parce que c’est l’innovation qui est capable de convertir la crise en opportunité, mais le changement ne devrait pas rester au niveau idéologique et institutionnel, il faudrait transformer tous les types d’innovations en productivité.

Le séminaire a été co-organisé par l’institut de diplomatie de Chine et la société de stratégie de France. Zhao Jinjun, président de l’institut de diplomatie de Chine et ancien ambassadeur chinois en France, a donné un discours à l’occasion de la cérémonie d’ouverture, en affirmant que nous sommes dans une situation de compétition internationale de plus en plus féroce, tous les pays ont besoin d’innovation afin de jouer un rôle respectable dans ce monde. Il a souligné que la Chine devrait apprendre de l’expérience de pointe en Europe en termes de développement économique, de lutte contre la pauvreté et de protection de l’environnement.

Dans la conjoncture actuelle, la crise financière a continué à se répandre malgré une reprise économique anémique. Afin de sortir de la crise, l’innovation nous permettra de nous diriger vers le chemin du succès. Pendant ce temps, nous devons renforcer la coopération internationale dans les domaines des nouvelles technologies, de l’écologie, de l’énergie, de la protection de l’environnement, qui seront sans doute bénéfiques pour promouvoir la marche de la société vers l’avant.

La Chine transmet ses meilleurs vœux aux JO de Londres en cerf-volant

Ajouté au 05/08/2012 par SHI Lei

Une ville du Shandong, renommée pour sa production artisanale de cerfs-volants.Afin de mieux exprimer les éléments chinois, l’organisateur a choisi le cerf-volant , symbole de la culture chinoise. Pour cela, une société locale a reçu une commande importante, et ces cerfs-volants fabriqués avec une grande finesse ont été chargés d’envoyer les meilleurs vœux de la Chine aux JO de Londres.

Interview écrite de Laurent Fabius avec Xinhua avant sa visite en Chine

Ajouté au 22/07/2012 par SHI Lei

La relation avec la Chine est une priorité pour le nouveau gouvernement français. Nous sommes animés par une ambition nouvelle pour notre relation bilatérale, ambition d’ailleurs soulignée par les Présidents Hu et Hollande lors de […]

1. M. le Ministre, en tant que puissance occidentale traditionnelle, la France entretient des relations amicales de longue date avec la Chine, quelle est la stratégie du nouveau gouvernement français concernant les relations franco-chinoises ?

La relation avec la Chine est une priorité pour le nouveau gouvernement français. Nous sommes animés par une ambition nouvelle pour notre relation bilatérale, ambition d’ailleurs soulignée par les Présidents Hu et Hollande lors de leur premier entretien, au Mexique lors du G20 en juin. C’est dans cet esprit que j’ai souhaité me rendre rapidement à Pékin.

Comme vous le soulignez, nos relations d’amitié sont anciennes et reposent sur des fondamentaux solides. Nous sommes deux pays membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, les deuxième et cinquième puissances économiques mondiales, et très attachés à nos cultures exceptionnelles. Ces statuts nous donnent des responsabilités communes pour apporter notre contribution à la résolution des défis mondiaux.

Sur cette base solide, le gouvernement français entend s’investir activement dans la promotion du partenariat franco-chinois, afin de lui faire franchir une nouvelle étape.

2. Après son élection à la présidence de la République, M. François Hollande a montré son attachement aux relations franco-chinoises : il a d’abord rencontré M. Kong Quan, qui est l’un des premiers ambassadeurs étrangers qu’il ait reçus ; puis il a eu de bons échanges amicaux au Mexique, durant le G20, avec le président Hu Jintao. Dans l’avenir, comment la France pense maintenir ce partenariat stratégique global avec la Chine ?

Les premiers contacts au plus haut niveau ont été très positifs et ils ont montré l’importance que nous accordons à notre relation avec la Chine. Le Président de la République Française et le Président Hu Jintao ont eu un entretien chaleureux au G20. Ils ont posé en commun les bases sur lesquelles nous entendons écrire une nouvelle page des relations franco-chinoises. Ils ont affirmé leur volonté commune de faire franchir un nouveau palier à notre partenariat global stratégique.

L’objectif de ma visite, la première d’un ministre français en Chine depuis la formation du nouveau gouvernement, est d’établir un bon dialogue avec les autorités chinoises, de les écouter et de fixer avec eux les perspectives de notre relation dans les années à venir. Nous abordons la relation franco-chinoise avec une vision stratégique et de long terme.

Notre partenariat stratégique doit s’adapter car le monde a changé. Les équilibres politiques et économiques mondiaux ont été redistribués en quelques années, faisant apparaître de nouveaux défis qui constituent une préoccupation majeure pour les Européens en général et les Français en particulier. La Chine, par sa taille et en raison même de ses succès, a un rôle central à jouer dans la promotion d’un nouvel équilibre et d’une nouvelle stabilité. C’est l’objectif majeur auquel nous devons travailler dans le cadre de notre partenariat.

Dans ce cadre, je vois trois priorités :

le rééquilibrage par le haut de nos relations économiques et commerciales ;
le renforcement de notre partenariat politique auquel il faut donner des traductions concrètes ;
la promotion des échanges entre nos deux peuples, entre nos deux sociétés civiles.

3. Au cours de ces dernières années, les relations franco-chinoises ont fait des progrès à tous les égards. Dans quels domaines pensez-vous continuer à les renforcer davantage ?

Je souhaite que se renforcent les principaux axes de coopération qui constituent la réalité concrète et vivante du partenariat franco-chinois, par exemple dans les domaines du nucléaire civil et de l’aéronautique. Dans ces deux domaines, les industriels de nos deux pays travaillent étroitement ensemble. Nous souhaitons aussi ouvrir de nouvelles voies de coopération, par exemple dans le secteur de l’environnement, de l’urbanisme et du développement durable, ou encore dans le secteur financier. La France a beaucoup d’atouts et d’expérience à partager avec la Chine dans ces domaines, dans le cadre de partenariats mutuellement profitables.

Le renforcement des liens entre nos peuples est aussi un axe de coopération que je souhaite développer. Nous organisons ensemble depuis 2011 les années linguistiques croisées, qui visent à promouvoir l’apprentissage du français en Chine et du chinois en France. Cet événement a été un succès. Nous sommes également prêts à accueillir davantage d’étudiants chinois en France. Ils sont aujourd’hui près de 35 000, soit la première communauté étudiante de France. Le renforcement des échanges entre jeunes, ne particulier, est la clé de notre relation future.

4. Les relations économiques et commerciales franco-chinoises ont fait des progrès ces dernières années, mais il reste un grand potentiel à exploiter. Comment pensez-vous faire jouer pleinement nos intérêts respectifs et continuer à élargir notre commerce bilatéral ?

Une relation économique et commerciale intense et équilibrée avec la Chine est l’une de nos priorités. Vous le savez, nous avons une relation économique déséquilibrée avec la Chine, comme la plupart des pays européens. Nous enregistrons un déficit de 27 milliards d’euros en 2011, ce qui n’est pas soutenable. Cela préoccupe les Français, surtout dans la période de difficultés économiques que nous connaissons en Europe. Nous pouvons sortir de cette situation par le haut, c’est-à-dire par le renforcement et le rééquilibrage de nos échanges. Les exportations françaises vers la Chine sont dynamiques. C’est un signe encourageant et il faut continuer dans cette voie.

C’est pourquoi nous attendons de la Chine davantage de réciprocité. C’est une attente européenne, qui s’adresse à tous nos partenaires stratégiques. Cela ne veut pas dire agiter la menace d’un protectionnisme systématique, que nous refusons car il serait contraire aux intérêts de tous. Il s’agit au contraire d’adopter une attitude positive et de mettre les problèmes sur la table pour trouver ensemble des solutions.

Un autre domaine dans lequel nous devons aussi avoir des échanges plus équilibrés : les investissements croisés. Les entreprises françaises sont déjà fortement présentes en Chine avec plus de 13 milliards d’euros d’investissements en 2011. La France est déjà une destination privilégiée pour les investisseurs internationaux et je me réjouis que de plus en plus d’entreprises chinoises fassent le choix de la France pour y installer leurs activités, voire dans de certains cas leur siège européen. Nous sommes favorables aux investissements chinois en France, dès lors qu’ils sont créateurs d’emplois et de croissance. Je compte aussi beaucoup sur le développement du tourisme en France.

5. Que pensez-vous de la montée en puissance des pays émergents dans le monde, y compris la Chine ? Que pensez-vous de la coopération entre la Chine et la France ainsi que entre l’Europe et la Chine dans les affaires internationales ?

La France a la conviction que la montée en puissance des pays émergents est une chance pour le monde à condition qu’elle soit équilibrée. Cette évolution correspond à notre conception d’un monde multipolaire. La conséquence sur le plan politique est que les pays émergents doivent assumer davantage de responsabilités et prendre toute leur part dans la gestion des affaires du monde et la résolution des crises. La France est prête, avec ses partenaires européens, à donner toute leur place aux pays émergents. Nous l’avons déjà montré en accordant une place plus importante aux pays émergents au sein du FMI. Dans le même esprit, nous plaidons pour un élargissement du Conseil de Sécurité qui permette notamment l’entrée des pays émergents.

La montée en puissance des émergents signifie également que nous devons maintenir un contact étroit avec eux pour la résolution des principaux dossiers internationaux. La Chine joue un rôle majeur dans ce domaine. Notre coordination sur les grandes questions internationales est particulièrement nécessaire face aux enjeux actuels. Je pense par exemple au dossier iranien et à la situation au Moyen-Orient. Bien sûr, nous pouvons avoir des divergences sur la manière de résoudre les crises. Mais dans la plupart des cas, je remarque que nous avons des objectifs communs.

6. Au cours de l’Histoire, les relations franco-chinoises ont connu des hauts et des bas. Que pensez-vous des divergences entre la Chine et la France ? Comment éviter les malentendus dans nos relations bilatérales ?

Dans une relation comme celle de la France et de la Chine, il peut se produire épisodiquement des divergences. Pour éviter les malentendus, le gouvernement auquel j’appartiens entend aborder ces sujets sans tabou mais avec un souci de constance, de sérieux et de franchise.

C’est ce que nous entendons faire avec la Chine. Cela s’applique par exemple à la question des droits de l’Homme. Nous pensons qu’il existe des principes et des droits qui sont universels et dont tous doivent pouvoir bénéficier, partout dans le monde. Nous ne cherchons pas à imposer nos vues à la Chine ou à d’autres pays, mais nous souhaitons avoir avec votre pays un dialogue substantiel et respectueux.

Nous avons une amitié forte et des convergences sur de nombreux sujets. Je crois aux vertus du dialogue sur tous les sujets pour approfondir encore davantage ces convergences./.

La Chine et l’UE s’engagent à montrer le bon exemple en matière de coopération internationale

Ajouté au 22/07/2012 par SHI Lei

La Chine et l’Union européenne (UE) se sont engagées mardi à montrer le bon exemple en matière de coopération internationale au 21e siècle.

Les deux parties ont fait part de leur engagement dans un communiqué conjoint publié à l’issue du 3e cycle du dialogue stratégique de haut niveau Chine-UE. Le dialogue, présidé par le conseiller d’État chinois Dai Bingguo et Catherine Ashton, la haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et vice-présidente de la Commission européenne, s’est tenu lundi et mardi à Beijing.

La Chine et l’UE partagent de larges intérêts communs et sont de plus en plus interdépendantes dans un monde en mutation, selon le communiqué.

Les deux parties ont convenu d’être “ouvertes aux nouvelles idées pour travailler ensemble efficacement et de rester déterminées à être un bon exemple de la coopération internationale au 21e siècle”, indique le communiqué.

“La Chine a réaffirmé son soutien à l’intégration européenne, aux efforts européens pour résoudre la crise de la dette et à la stabilité de la zone euro”, selon le communiqué, précisant que l’UE a réaffirmé son soutien au développement pacifique de la Chine et son respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du pays.

Les deux parties ont également convenu de traiter leurs différends et préoccupations de manière constructive.

Au cours du dialogue, les deux parties ont également décidé de tenir un dialogue régulier sur la défense et la sécurité, tout en soulignant leur volonté de renforcer leur coopération en matière d’escorte navale.

Laurent Fabius : La Chine joue un rôle important dans la solution de la crise de l’euro

Ajouté au 22/07/2012 par SHI Lei

« La Chine est très attachée à la construction européenne. Le rôle de la Chine pour la stabilisation et développement de la zone euro est très important », a déclaré le 10 juillet le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius.

Selon le ministre, la Chine a acheté beaucoup d’obligations européennes et possède des réserves importantes en euros. Sur le plan financier, la Chine est un des pays qui contribuent le plus à résoudre la crise.

« Le partenariat stratégique entre la France et la Chine était d’intérêt mutuel, fondé sur l’amitié franco-chinoise, sur la stabilité, et bénéfique à la fois aux deux pays et à l’ensemble du monde », a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse avant la fin de sa visite en Chine.

Il s’agit de la première visite en Chine d’un membre du nouveau gouvernement français depuis l’élection du président François Hollande.

Cette visite a été précédée par un entretien positif entre les présidents chinois et français au Mexique au mois de juin, qui avait fourni la direction de notre action dans l’avenir, a annoncé M. Fabius lors d’un point presse à l’ambassade de France à Beijing.

Quant à la coopération tous azimuts entre les deux pays, M. Fabius a mentionné le partenariat politique, économique et culturel entre la France et la Chine.

Sur le plan politique, les deux pays ont « énormément d’analyses en commun, même si sur quelques points nous pouvons avoir des différences ». Il faut donc résoudre ces dernières à travers des dialogues et des échanges amicaux, a-t-il souligné.

À propos de la coopération économique entre la France et la Chine, il a en particulier souligné les domaines de l’aéronautique et du nucléaire civil.

« En même temps, il faut renforcer la coopération dans les domaines de la finance, de la santé, de l’alimentation, de la consommation de haute qualité, de l’urbanisation, du développement durable et du traitement de l’eau », a-t-il ajouté.

« Les investissements chinois doivent se développer plus en France. Ils demeurent à un niveau insuffisant. J’espère voir davantage d’entreprises chinoises implanter des filiales en France », a-t-il déclaré en réponse à la question de China.org sur les déséquilibres commerciaux entre la Chine et la France.

Avec l’entrée dans une saison de vacances en France, de plus en plus de Chinois visitent le pays. Le ministre a dit qu’il a proposé de discuter avec ses collègues du gouvernement français pour prendre des mesures afin de faciliter les procédures de visa touristique des Chinois.

« Notre partenariat doit être à la fois politique, économique et culturel pour lier les deux sociétés. Je ferai tout mon possible pour que ce partenariat entre la France et la Chine atteigne son meilleur niveau », a-t-il conclu.

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