Carrefour a rejeté la rumeur de son retrait du marché chinois

Ajouté au 01/09/2012 par SHI Lei

La rumeur de la « cession des affaires de Carrefour en Chine » a commencé à circuler depuis le 28 août. Selon un cadre supérieur d’une entreprise de distribution locale, le groupe Huarun prendrait en main les affaires du groupe français en Chine.

En revanche, le service des relations publiques de Carrefour en Chine a rejeté la rumeur, affirmant qu’en tant que deuxième distributeur au détail dans le monde, Carrefour va continuer à « se développer de manière continue en Chine ».

Par contre, une information vérifiée sur la fermeture des deux seuls supermarchés Carrefour à Singapour, marché dans lequel le groupe français jugeait qu’il lui serait difficile d’occuper la place dominante à court et à moyen terme, est venue plus ou moins confirmer la rumeur.

Selon des médias, le groupe Carrefour aurait besoin d’un financement à hauteur de 3 milliards d’euros pour sortir de ses difficultés actuelles et relancer ses affaires liées aux grands supermarchés en Europe. La cession des affaires à l’étranger pourrait lui apporter une solution de financement.

En fait, ces dernières années, le groupe français s’est retiré successivement des marchés japonais, mexicain, russe et thaïlandais. En juin de cette année, il a aussi annoncé son retrait du marché grec. Selon des analystes, Carrefour pourrait prochainement renoncer à ses activités en Turquie, en Indonésie, en Pologne, en Roumanie, en Malaysia et à Taïwan. Ces opérations pourraient lui apporter des liquidités d’un à trois milliards d’euros.

« Il est peu probable que Carrefour se départisse de ses affaires en Chine et quitte le pays, d’autant que le groupe possède une centaine de supermarchés en Chine et qu’il serait difficile de tous les céder à court terme. Ce serait plutôt un certain retrait dans certaines régions », a affirmé Wang Xuankai, consultant en gestion au cabinet Zhengluijunce. Selon ce dernier, différent du marché grec, le marché chinois de la distribution au détail est toujours prometteur pour les investisseurs. Le développement de complexes commerciaux, notamment des centres commerciaux dans les villes de deuxième et troisième échelons du pays, leur offre de bonnes perspectives. Carrefour ne peut pas se permettre de renoncer aux attrayants profits du marché chinois.

De pair avec ce qui se passe à l’étranger, Carrefour recule aussi en Europe. Selon une information du Figaro, le siège de Carrefour en France envisagerait de licencier 500 à 600 salariés, soit à peu près 8 % du personnel de Carrefour, et il en a averti le syndicat, le 29 août.

« Plus de 70 % des activités de Carrefour se concentrent en Europe. Le chiffre d’affaires du marché français représente 44 % du total, et celui des autres pays européens représente 38 %. L’exploitation du marché européen est donc décisive pour le résultat fusionné du groupe », a expliqué Wang Yikai. Les activités du groupe présentent toutefois des performances durablement décevantes en Europe, et les grands supermarchés sont en train de perdre vraisemblablement leurs atouts comme mode commercial.

Pour Georges Plassat, nouveau PDG du groupe Carrefour depuis mai dernier, trois ans seront nécessaires pour sauver le destin de Carrefour.

Selon Wang Yikai, le redressement de Carrefour affronte trois difficultés. D’abord, une pression financière aggravée par la récession de l’économie mondiale; puis, l’impact de la vente en ligne et l’augmentation des magasins de spécialités ; et enfin, les pressions grandissantes liées à l’inefficience de la gestion et au coût élevé du fonctionnement d’un groupe aussi grand que Carrefour.

Selon des analystes, la réorganisation financière prendra beaucoup de temps et coûtera cher à Carrefour. La société devra recourir au financement extérieur puisque sa situation financière est déjà pénible.

« L’économie chinoise se stabilise, mais fait face à une pression »

Ajouté au 01/09/2012 par SHI Lei

Un haut responsable promet des mesures pour stimuler la croissance et aider les exportateurs en difficulté

L’économie « se stabilise », mais elle va continuer à faire face à « une pression vers le bas » dans les mois qui viennent, a déclaré un haut responsable lors d’une séance d’information au Comité permanent de l’Assemblée populaire nationale.

Zhang Ping, ministre de la Commission nationale du développement et de la réforme, a également promis davantage de mesures pour « faire reprendre la croissance des exportations » et « stimuler la demande intérieure ».

Le développement socioéconomique du pays se heurte à des difficultés tant sur le plan national que sur le marché mondial, a dit le ministre Zhang.

Cela risque de prendre un certain temps pour que l’économie sorte de cette zone de turbulence, a-t-il poursuivi.

Les efforts des autorités sont en train d’avoir des résultats et la croissance se stabilise lentement, a-t-il dit, mais il n’a pas précisé quand il pensait que la croissance, à son point le plus bas en trois ans (7,6 %) au second trimestre, allait repartir vers le haut.

Lundi, HSBC a revu à la baisse sa prévision de croissance du PIB de la Chine pour 2012, de 8,4 % à 8 %, principalement en raison d’inquiétudes concernant les exportations.

Qu Hongbin, économiste en chef de HSBC Chine, a déclaré que la perspective de chiffres plus faibles que prévu allait pousser les autorités à prendre davantage de mesures de soutien, ce qui entraînera une reprise, mais d’une envergure vraisemblablement modeste.

Mais selon le ministre Zhang, le développement économique de la Chine se maintient dans le droit chemin, avec des conditions favorables comme l’énorme potentiel de la demande intérieure et la possibilité de vastes programmes d’encouragement.

Cependant, les difficultés auxquelles se heurtent les exportateurs ne poussent pas à l’optimisme, a confié le ministre Zhang, citant la faiblesse de la demande extérieure et le fait que les prix des produits chinois sont de moins en moins avantageux.

Le commerce extérieur de la Chine a augmenté de 7,1 % au cours des sept premiers mois de l’année.

Wei Jianguo, ancien vice-ministre du Commerce qui est aussi économiste invité auprès du China Daily, a dit qu’il n’était pas sûr que la Chine puisse atteindre son objectif d’une croissance de 10 % de son commerce extérieur sur l’année.

M.Wei a expliqué que les petites et moyennes entreprises avaient vu décliner leurs exportations non seulement vers l’Europe, mais aussi vers les marchés émergents.

« Les difficultés auxquelles se heurtent les petits exportateurs s’aggraveront encore davantage l’année prochaine si les commandes continuent de baisser », a-t-il déclaré.

Ses paroles ont eu un écho auprès des exportateurs.

« La demande en provenance des clients européens a chuté spectaculairement dans la première moitié de l’année et il n’y a eu aucun signe de reprise pendant la grosse saison d’été », a dit Zhang Rui, propriétaire de Chuangsi Optical Spectacles de Wenzhou, ville de la province du Zhejiang connue pour son grand nombre d’entreprises privées.

Économie : les fabricants subissent la rigueur du ralentissement

Selon Zhang Rui, la plupart des entreprises de commerce de Wenzhou éprouvent de grosses difficultés du fait du marasme général du marché mondial et s’attendent à ne pouvoir faire, au mieux, que 40 % des profits de l’année dernière.

Ce sont des sentiments du même ordre qu’ont exprimés les membres du Comité permanent de l’APN lors de leur réunion de mercredi.

Liu Shoupei, un député de Deyang, province du Sichuan, a évoqué un sondage selon lequel environ 40 % des 2000 entreprises interrogées du secteur local de la fabrication d’équipement ont déclaré des pertes.

Le ministre des Finances Xie Xuren a promis au Comité permanent de l’APN davantage d’encouragements fiscaux, notamment des dégrèvements fiscaux et une nouvelle assurance sur le crédit. Le ministre Zhang de la Commission a promis l’adoption de politiques visant à aider et soutenir les exportateurs chinois de produits à forte intensité de main-d’œuvre.

Par ailleurs, Tang Jiawei, analyste en macro-économie auprès de la Banque des communications, a déclaré que l’indice des prix à la consommation atteindrait vraisemblablement 2,3 % en août par rapport à il y a un an, après avoir connu son niveau le plus bas en trente mois (+1,8 %) en juillet.

Chine : le nombre d’entreprises individuelles en constante augmentation

Ajouté au 01/09/2012 par SHI Lei

Les entreprises individuelles ont progressé de manière constante en termes de nombre d’entreprises, de sphère d’activité et de contribution à l’économie du pays, a rapporté mardi le Quotidien du Peuple citant un responsable.

Des articles sur Internet ont affirmé récemment que le nombre des entreprises individuelles était en recul, suscitant des inquiétudes concernant leur situation actuelle et leur développement futur.

“Les entreprises individuelles ont maintenu une dynamique de croissance rapide et stable depuis le lancement de la réforme et de l’ouverture du pays en 1978”, a indiqué Ma Fu, directeur du Département de la régulation de l’économie privée relevant de l’Administration d’État pour l’Industrie et le Commerce (AEIC).

Le nombre d’entrepreneurs qui ont créé une entreprise est passé de 140 000 en 1978 à 37,56 millions en 2011, soit une croissance annuelle moyenne de 18,5%, selon les statistiques de l’AEIC.

“Les entreprises individuelles jouent un rôle important dans la création d’emplois et l’augmentation des recettes fiscales, facilitent la vie du peuple et promeuvent la stabilité sociale”, a-t-il souligné.

Fin 2011, les entreprises individuelles avaient créé un total de 79,45 millions d’emplois et disposaient d’un capital social de 1 620 milliards de yuans (255,48 millions de dollars).

Les touristes chinois débarquent à Nice

Ajouté au 01/09/2012 par SHI Lei

Pour les Chinois, il y a deux destinations qui comptent : Paris et Nice. L’augmentation du niveau de vie en Chine dope le marché touristique niçois.

Un nouveau moteur de recherche pour concurrencer Baidu

Ajouté au 01/09/2012 par SHI Lei

Bien que la société chinoise de navigateurs internets Qihoo 360 Technology Co ait pour ambition de concurrencer le plus important moteur de recherche de Chine avec ses propres services de recherche, les analystes pensent qu’il y a toutefois peu de chances que cela change le paysage de la concurrence sur le court terme.

Qihoo a décidé de faire du moteur de recherche qu’elle a lancé la semaine dernière le moteur de recherche par défaut sur tous ses navigateurs, un service qui était jusque là assuré par Google. Cette décision a été considérée comme une quasi-déclaration de guerre aux autres moteurs de recherche actuels.

« Il va falloir du temps à Qihoo pour prendre une part de marché significative et construire ses canaux de vente et pouvoir concurrencer Baidu », a dit Wallace Cheung, analyste internet au Crédit Suisse, dans une note de recherche.

« Nous pensons que les services de recherche de Qihoo n’auront pas d’effets immédiats sur les revenus de Baidu, tout au moins pas en 2012 », dit-il.

Baidu n’a pas souhaité commenter cette affaire, et de son côté Qihoo s’est également montré peu ouvert à révéler ses prévisions de parts de marché.

Au deuxième trimestre 2012, Baidu détenait 78,6% du marché des moteurs de recherche en Chine, mesuré en termes de ventes, selon Analysys International, société chinoise de recherches. De son côté, Google détenait 15,7% du marché, mais la part de Qihoo restait elle difficile à évaluer.

Hong Bo, critique chinois des technologies de l’information, qui suit l’évolution de cette industrie, pense que l’arrivée de Qihoo sur le marché ne devrait pas affecter grandement la compétition actuelle entre les plus grands acteurs.

« Qihoo n’est pas une marque très connue dans le monde des moteurs de recherche », dit-il. « Les gens qui l’utilisent sont pour l’essentiel les mêmes qui utilisent ses navigateurs internet, et quant aux autres, il est peu probable qu’ils fassent de Qihoo leur premier choix pour les services de recherche ».

« Le meilleur scénario pour Qihoo serait que sa part de marché de 20% sur le secteur des navigateurs stimule le trafic en matière de recherches, mais de toute façon, ce niveau restera encore trop bas », dit Hong Bo.

Cependant, la décision de Qihoo constitue une menace pour Sogou, un moteur de recherche en langue chinoise développé par le portail internet Sohu.com Inc, dont le modèle de profit est similaire, dit-il. Mais même ainsi, le danger restera faible, car il est probable que les internautes chinois resteront fidèles aux moteurs de recherches auxquels ils sont habitués.
De plus, les analystes estiment que Google va voir son trafic diminuer puisque Qihoo va cesser d’utiliser ce moteur de recherches, le plus populaire du monde, sur son navigateur.

« L’effet a été réduit, parce qu’il est le principal fournisseur publicitaire de contenus liés au commerce international », dit Hong Bo, ajoutant que la part de marché de 15% de Google a aidé l’entreprise à consolider ses positions sur le marché des recherches en Chine.

« Le trafic de Qihoo va augmenter sur le court terme grâce à son plus grand réservoir d’utilisateurs de navigateurs », dit-il. « Mais jusqu’où cela peut-il aller, cela reste encore à voir ».

Faits et chiffres: les investissements en capital fixe en plein essor en Chine

Ajouté au 01/09/2012 par SHI Lei

Les investissements en capital fixe en Chine ont maintenu une forte croissance au cours de la dernière décennie, indique un rapport publié jeudi par le Bureau d’État des Statistiques (BES).

Ce rapport, qui passe en revue le développement des investissements en capital fixe du pays depuis le 16e Congrès national du Parti communiste chinois en 2002, montre que les investissements annuels en 2011 ont atteint 31 100 milliards de yuans (4 910 milliards de dollars), soit sept fois plus par rapport aux 4 350 milliards de yuans rapportés en 2002.

Les investissements en capital fixe durant la période 2003-2010 ont totalisé 144 900 milliards de yuans, enregistrant un taux de croissance annuel de 25,6%, révèle le rapport, qui précise que la structure de ces investissements a été améliorée.

Le BES a attribué la forte croissance de ces investissements à un développement régional plus coordonné, à l’optimisation des investissements industriels et aux investissements privés actifs.

Voici quelques faits et chiffres cités dans le rapport.

— Les investissements en capital fixe dans l’ouest de la Chine ont totalisé 31 190 milliards de yuans durant la période 2003-2011, enregistrant un taux de croissance annuel de 27,5%. Les régions de l’ouest comprennent douze provinces et régions autonomes, dont la région autonome de Mongolie intérieure, la région autonome Zhuang du Guangxi et la municipalité de Chongqing.

— Les investissements en capital fixe dans le nord-est du pays se sont élevés à 14 780 milliards de yuans, avec un taux de croissance annuel de 30,4%, soit le plus élevé parmi toutes les régions de Chine. Les régions du nord-est comptent le Liaoning, le Jilin et le Heilongjiang.

— De 2003 à 2011, les investissements en capital fixe dans six provinces du centre du pays ont atteint 30 700 milliards de yuans, avec un taux de croissance annuel de 29,8%.

— Les investissements en capital fixe dans l’est de la Chine, la région la plus développée du pays, ont affiché une croissance annuelle de 22,8% pour totaliser 65 200 milliards de yuans. Les régions de l’est regroupent dix provinces et municipalités, dont Beijing, Shanghai ainsi que les provinces du Guangdong, du Shandong et du Zhejiang. Cependant, la proportion des investissements dans les régions de l’est dans le total national des investissements a baissé de dix points de pourcentage depuis 2002 pour s’élever à 41,9% en 2011.

— De 2003 à 2011, les secteurs primaire, secondaire et tertiaire ont connu respectivement une croissance annuelle moyenne de 21,8%, 30,3% et 22,8%, pour atteindre 4 060 milliards de yuans, 62 240 milliards de yuans et 78 570 milliards de yuans.

— Les investissements dans les projets immobiliers en Chine durant la période 2003-2011 ont totalisé 26 140 milliards de yuans, enregistrant un taux de croissance annuel de 25,8% en moyenne.

— Les investissements privés se sont rapidement accrus depuis 2007, stimulés par les politiques gouvernementales. En 2011, les investissements privés représentaient 60,3% du total des investissements en capital fixe du pays. Cette proportion est supérieure de 7,8 points de pourcentage à celle de 2007.

Les importateurs de vin de Xiamen inquiétés par la double enquête sur le vin importé de l’UE

Ajouté au 01/09/2012 par SHI Lei

La ville de Xiamen est l’un des plus grands importateurs de vin en Chine. Récemment, l’Association chinoise de l’industrie des boissons alcoolisées a demandé au ministère du Commerce de mettre en place une enquête antidumping et anti-subvention sur les importations de vin en provenance de l’Union européenne. Les importateurs de vin de Xiamen sont agités par cette nouvelle.

Selon les professionnels du secteur, une fois que les taxes antidumping et anti-subvention sur le vin importé de l’UE seront mises en application, les importateurs de vin de Xiamen expérimenteront une influence extraordinaire. Cette démarche accélérera la réorganisation sectorielle.

L’UE critiquée de contrôler le marché du vin à prix bas

« L’UE est le plus grand producteur de vin au monde, avec 69% de la production mondiale. Depuis des années, l’UE propose beaucoup de subventions pour l’industrie du vin. Simultanément, elle a exporté ses produits en grande quantité en Chine, à un prix défiant la concurrence. Son intention de contrôler le marché chinois est évidente », a dit Wang Zuming, chef de la division du vin de l’Association chinoise des boissons alcoolisées le 20 août. Les importations de vins européens ont atteint 1 691 140 hectolitres en 2011, contre 359 440 hectolitres en 2008, soit une croissance annuelle de 67,71%. La part de marché du vin européen en Chine est passée de 4,94% à 14,32%.

Presque toutes les entreprises viticoles chinoises ont senti l’influence des importations de vin de l’UE, a annoncé Wang Zuming. D’après le témoignage recueilli par l’Association chinoise de l’industrie des boissons alcoolisées, les subventions fournies par l’UE ont mis le vin chinois dans une position défavorable dans la concurrence avec le vin importé de l’UE ; mais avec la croissance rapide des importations de vins de l’UE, l’influence sur l’industrie chinoise du vin s’aggravera.

« Malgré une histoire d’une centaine d’années, l’industrie chinoise du vin ne connait un développement significatif que depuis le milieu des années 1990. À cause d’une base vulnérable, elle reste une industrie nouvelle. L’écart est grand entre la Chine et les principaux producteurs mondiaux. L’Association chinoise de l’industrie des boissons alcoolisées espère lutter contre les actions commerciales illégales dans les importations de vin de l’UE, par une enquête antidumping et anti-subvention, dans le but de créer un environnement commercial favorable pour le développement sain de l’industrie du vin de Chine », a expliqué Wang Zuming.

La double enquête accélérera probablement la réorganisation sectorielle

Xiamen est l’un des plus grands importateurs chinois de vin. Les données publiées ont montré que, l’année dernière, les importations de vin de Xiamen étaient de 47,76 millions de dollars US, soit une augmentation de 143,3% ; la quantité était de 14,5 millions de litres, soit 19,3 millions de bouteilles. L’UE est l’exportateur principal et la France occupe le premier rang avec 25,6 millions de dollars, soit plus de la moitié des exportations.

« La douane de Xiamen est devenue la sixième importatrice de vin en Chine », a révélé un employé du Comité spécial du vin importé de la zone franche Xiangyu. Maintenant, la ville compte plus de 200 entreprises importatrices de vin, dont 10 ont un chiffre d’affaires de plus d’un million de dollars US.

« Une fois que les taxes antidumping et anti-subvention sur le vin importé de l’UE seront mises en application, les entreprises concernées de Xiamen connaîtront sans aucun doute une influence extraordinaire », a déclaré Chen, commerçant importateur de vin à Xiamen.

« Tout le monde pense que les importations de vin entraînent des profits exorbitants. En réalité, c’est difficile de réussir dans ce secteur à l’heure actuelle », a dit Chen. Dans le passé, la demande de vin à Xiamen était active, un grand nombre d’entreprises et d’individus se sont concentrés sur ce marché. Actuellement, seulement à Xiangyu, on compte une centaine d’importateurs de vin. Le marché n’est pas ordonné, le prix non plus. « Ce secteur va être confronté à une réorganisation. Une fois que les taxes sur les importations de vin de l’UE seront mises en place, la réorganisation sera accélérée. Les entreprises aux capitaux énormes survivront, tandis que les PME seront éliminées. »

Miss Chine sacrée Miss Monde 2012

Ajouté au 01/09/2012 par SHI Lei

Miss Chine est Miss Monde. Wenxia Yu, 23 ans, 1m77, a été élue samedi après-midi à Ordos (Chine) au terme d’un concours qui a réuni pas moins de 116 reines de beauté. Les jeunes femmes ont défilé samedi après-midi pour convaincre les juges. Miss France, Delphine Wespiser, ne faisait pas partie des favorites. Le Mexique, le Sud Soudan et l’Inde ont mené une bataille au sommet.

Les résultats des concours intermédiaires ont également été dévoilés. « Miss avec une cause », le titre le plus important de ce concours, a été remporté par l’Indienne Vasuki Sunkavalli. Pendant son règne, elle s’est investie dans la promotion de l’éducation auprès des enfants de son pays. La jeune femme, âgée de 20 ans, est étudiante en électronique et rêve de faire carrière à Bollywood, l’industrie cinématographique indienne.

« Made in China » : vers la fabrication à forte teneur technique

Ajouté au 01/09/2012 par SHI Lei

L’industrie manufacturière de la Chine a connu un développement fulgurant ces dernières années. L’industrie manufacturière est un sous-ensemble du secteur secondaire, qui regroupe les industries de transformation des biens, mais aussi la réparation et l’installation d’équipements industriels, ainsi que des opérations en sous-traitance. La Chine, en tant que grand pays producteur, est sur le point de passer à une industrie manufacturière à forte teneur technique.

Selon les statistiques publiées par le Bureau d’État des statistiques (BES), la valeur ajoutée de la production industrielle de la Chine a augmenté en juin de 9,5 % en glissement annuel, contre 9,6 % au mois de mai. En base mensuelle, la valeur ajoutée de la production industrielle a progressé de 0,76 %. Au premier semestre de l’année, la valeur ajoutée de la production industrielle a connu une croissance de 10,5 % sur un an. La Chine est devenue un acteur incontournable dans la production mondiale, et son industrie manufacturière occupe 15,6 % de la valeur totale de l’industrie mondiale. Dans certains domaines d’activité, les Chinois ont prouvé qu’ils étaient capables d’atteindre un très haut niveau technologique, mais dans la fabrication d’engins par exemple, ils sont encore confrontés au manque de technologies de base. Le niveau technique des industries traditionnelles des domaines de l’acier, des métaux non-ferreux, de l’électricité, du pétrole, de la chimie, du charbon et des matériaux de construction est bien inférieur au niveau mondial. La capacité d’exploitation et d’application des technologies clés de plusieurs grandes et moyennes entreprises est insuffisante, un grand nombre de produits de haute technologie et certains produits à forte valeur ajoutée doivent être importés. Pourtant, la position de la Chine dans le domaine de l’industrie ne cesse de croître. Le pays vise désormais des produits plus complexes, comme des génératrices qui demandent des techniques plus avancées, mais avec une plus grande marge de profit. Les investissements dans l’exploitation technique et l’innovation sont assez nombreux aujourd’hui. La Chine a mis en place un système technologique protégeant la propriété intellectuelle autonome, et plusieurs entreprises chinoises sont tributaires de l’étranger pour des technologies et équipements clés. Le pays va continuer ses efforts pour promouvoir la restructuration économique et l’évolution des technologies.

En Chine, verdict dans le procès de Gu Kailai

Ajouté au 01/09/2012 par SHI Lei

Jugée pour le meurtre du consultant anglais Neil Heywood en 2011 à Chongqing, Gu Kailai, l’épouse du dirigeant communiste déchu Bo Xilai, a été condamnée, lundi 20 août, à une peine spécifique au système judiciaire chinois : la peine de mort avec deux ans de sursis – ce qui sous-entend qu’elle sera commuée en prison à vie si le détenu ne commet pas d’autre crime.

Ce verdict démontre une relative clémence de la cour qui peut s’expliquer par le fait que Gu Kailai a “dénoncé d’autres crimes” – comme il a été expliqué durant le procès – et qu’elle “craignait pour la sécurité de son fils”. Neil Heywood aurait menacé celui-ci afin de récupérer 13 millions de livres sterling (environ 16 millions d’euros) promises et jamais touchées. Selon un célèbre avocat, Mo Xiaoping, ce verdict était “prévisible”.

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Il se peut aussi que la prise de position des autorités britanniques ait pesé sur la décision. Dans un communiqué, l’ambassade du Royaume-Uni à Pékin disait avoir “transmis aux autorités chinoises [son] souhait que les procès sur cette affaire soient conformes aux normes internationales des droits de l’homme et que la peine de mort ne soit pas appliquée”.

Zhang Xiaojun, un employé de la famille Bo jugé pour complicité de meurtre, a écopé de neuf ans de prison. M. Zhang, un ancien militaire, était employé par le comité du Parti communiste de Chongqing, dont Bo Xilai était le numéro un. Quatre officiers de police qui ont maquillé le crime ont été condamnés à des peines de 5 à 11 ans de prison.

SOUPÇON DE CORRUPTION

Gu Kailai condamnée, des zones d’ombres demeurent. La nature des menaces proférées par l’Anglais contre le fils des Bo alors que celui-ci était en Angleterre n’a jamais été éclaircie. “Dans un Etat de droit comme l’Angleterre, si Bo Guagua était menacé, il aurait pu porter plainte à la police, et sa mère n’avait pas besoin de tuer elle-même Heywood”, réagit l’avocat Pu Zhiqiang, qui n’a pas de rôle dans le procès mais s’exprime fréquemment sur la question du respect du droit en Chine. “Ce procès n’est pas conforme aux lois, car Gu Kailai a conçu ce crime du début à la fin. C’est un homicide, et il n’y a pas de raison que la peine soit réduite”, poursuit-il.

Dans l’un des rares éditoriaux indépendants sur l’affaire, Hu Shuli, la rédactrice en chef du groupe Caixin Media, avait mis le doigt le 15 août sur certains points sensibles du cas Neil Heywood : “les faits concernant le désaccord entre Gu Kailai et Heywood sont difficiles à cerner. Ce qui est connu ne suffit pas à excuser ses crimes. L’histoire d’une mère qui se sacrifie pour les siens a du mal à tromper qui que ce soit”. En outre, “son incroyable sentiment d’impunité, disait-elle au sujet de l’ancienne avocate d’affaires, s’explique par le soutien que lui apportait tout un réseau d’officiels de haut rang au sein du gouvernement de Chongqing”. Par ailleurs, souligne Hu Shuli, “les sommes d’argent importantes qui [semblent] impliquées soulèvent la question de la corruption”.

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