La France souhaite élargir la coopération économique avec la Chine (INTERVIEW)

Ajouté au 05/11/2012 par SHI Lei

Mme Sylvie Bermann, ambassadeur de France en Chine, a exprimé mercredi que la France souhaitait élargir la coopération économique avec la Chine, lors d’une interview exclusive accordée à Xinhuanet, le site web officiel de l’Agence de presse Xinhua (Chine nouvelle).

Mme Bermann a indiqué dans l’interview que la croissance exceptionnelle de la Chine, des exportations envers la France et l’Europe, qui sont en croissance permanente, suscitaient un petit peu d’inquiétude des Européens qui subissent la crise de dette. Mais la France ne va pas ralentir la coopération avec la Chine. Au contraire, la France est favorable à l’augmentation du commerce entre les deux pays dans les deux sens. ”Nous souhaitons que les Chinois puissent acheter davantage de produits français, puisque le niveau de la vie augmente en Chine, et il y a certainement des produits français qui peuvent intéresser les Chinois”, a-t-elle dit.

En ce qui concerne ”la balance commerciale française” proposée par M. Fabius pendant sa visite en Chine, Mme Bermann a remarqué qu’il y a un déficit très important entre la France et la Chine. ”La balance commerciale, ça ne veut pas dire importer moins de produits chinois, ça veut dire exporter plus de produits français. On a tendance à considérer que la France est un pays romantique, le pays du luxe, des parfums, des vins, mais la France est beaucoup plus que cela, c’est plutôt un pays de haute technologie. D’ailleurs, nous célébrons cette année le 30e anniversaire de la coopération nucléaire entre la France et la Chine”, a-t-elle expliqué.

”Nous avons d’autres produits de haute technologie qui intéressent beaucoup la Chine , (…) ceux de l’environnement et du développement durable. Dans ce sens là, nous souhaitons rééquilibrer nos relations. Nous souhaitons également davantage d’accès au marché chinois, en particulier au marché public”, a-t-elle ajouté.

Récemment, les sociétés chinoises Huawei et ZTE ont rencontré des obstacles aux Etats-Unis, en raison d”’une menace de la sécurité d’Etat”. Mme Bermann a indiqué qu’il n’y avait pas (en France, Ndrl) de limitation dans le domaine d’investissement à l’exception de l’industrie de la défense nationale. Les entreprises chinoises sont déjà présentes dans plusieurs domaines en France (Huawei dans le domaine de télécommunication, Hainan Airlines dans celui de l’aéronautique).

”Il y a déjà 150 entreprises chinoises en France qui emploient 7 000 personnes, mais ce n’est pas assez. Nous souhaitons accueillir davantage”, a-t-elle souligné.

Elle a aussi noté qu’une délégation française du projet du Grand Paris a été arrivée à Beijing pour attirer les investisseurs chinois.

Une conférence intitulée ”Le Grand Paris : de nouvelles opportunités de partenariats et d’investissements” a également été organisée le 22 octobre à l’ambassade de France à Beijing.

La Chine est la première étape de la campagne de promotion internationale du projet du Grand Paris depuis l’arrivée au pouvoir de François Hollande.

A travers ce projet, la France souhaite collaborer avec trois types d’investisseurs chinois, à savoir les établissements financiers, les entreprises renommées et les sociétés travaillant dans les technologies.

Les deux pays vont accueillir en 2014 leur 50e anniversaire de l’établissement de la relation diplomatique . Davantage d’événements politiques, culturels, scientifiques et économiques seront organisés pour l’occasion, a révélé Mme l’ambassadeur.

Mme Bermann est la première femme diplomate à occuper le poste d’ambassadeur de France en Chine. Elle a pris ses fonctions depuis le 3 mars 2011 en remplaçant son prédécesseur M. Hervé Ladsous.

Le Grand Paris tente d’attirer les investisseurs chinois malgré des incertitudes

Ajouté au 05/11/2012 par SHI Lei

Une conférence intitulée ”Le Grand Paris : de nouvelles opportunités de partenariats et d’investissements” a été organisée le 22 octobre à l’ambassade de France à Beijing pour attirer les investisseurs chinois.

La Chine est la première étape de la campagne de promotion internationale du projet du Grand Paris depuis l’arrivée au pouvoir de François Hollande, a indiqué Pierre Simon, président de Paris-Ile de France Capitale Economique.

D’après Pierre Simon, cette campagne de promotion internationale se focalisera sur les pays en développement profitant d’une croissance rapide, notamment les BRICS, ainsi que sur la région du Moyen-Orient.

Pascal Gondrand, représentant en Chine de l’Agence française pour les investissements internationaux, a indiqué à cette occasion que les investissements chinois en France avaient rapidement augmenté, ajoutant qu’à ce jour, une centaine d’entreprises chinoises, dont Huawei et ZTE (deux géants des télécommunications), étaient installées dans le pays et employaient 12 000 Français.

M. Simon a précisé que le Grand Paris souhaitait collaborer avec trois types d’investisseurs chinois, à savoir les établissements financiers, les entreprises renommées et les sociétés travaillant dans les technologies. Ces dernières bénéficieront d’ailleurs d’un régime fiscal préférentiel. Les investissements dans le secteur immobilier seront quant à eux des investissements immédiats réalisés dans les programmes existants.

Pourtant, derrière le futur idyllique dépeint par la campagne de promotion, le projet du Grand Paris, lancé par l’ancien président Nicolas Sarkozy, est confronté à des incertitudes dans l’Hexagone.

Début octobre, le milliard d’euros de dotation en capital de la Société du Grand Paris (SGP), promis par le gouvernement pour financer la construction de 205 km de lignes de métro automatiques autour de Paris, était absent de la loi de programmation des finances publiques 2013-2015.

La SGP dispose de ses fonds propres, et ce milliard d’euros traduit plutôt une volonté politique, a précisé M. Simon.

Selon ce dernier, la bonne nouvelle vient du fait que le président François Hollande a réitéré que le Grand Paris était un projet d’intérêt national et qu’il entendait le poursuivre.

Chine : ouverture de la 18e Foire internationale des marchandises de Yiwu

Ajouté au 05/11/2012 par SHI Lei

La 18e Foire internationale des marchandises de Yiwu a ouvert dimanche dans la province orientale du Zhejiang, attirant environ 20 000 acheteurs étrangers, ont annoncé les organisateurs.

La foire de cinq jours est organisée à Yiwu, une ville connue pour son commerce de petits produits et ses marchés libres dynamiques. Elle devrait attirer plus de 170 000 acheteurs, dont 20 000 acheteurs étrangers, ont précisé les organisateurs.

La foire de cette année compte en effet plus de 6 000 stands d’exposants. D’autres activités telles que l’Exposition de l’industrie des machines seront également organisées en marge de l’événement, ont-ils ajouté.

La foire de Yiwu se tient tous les ans depuis 1995, et la ville a développé un système mature de services pour gérer l’afflux de personnes durant cette période.

Le chiffre d’affaire de la foire de l’an dernier a totalisé 15,8 milliards de yuans (2,5 milliards de dollars), dont 60% sont liés au commerce extérieur.

La Chine appelle les candidats américains à prendre davantage de mesures favorables à la confiance et la coopération

Ajouté au 05/11/2012 par SHI Lei

Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Hong Lei a appelé mardi les candidats à la présidentielle américaine à prendre davantage de mesures favorables à la confiance réciproque et à la coopération entre les deux pays, et a contesté l’allégation selon laquelle la Chine est un pays “manipulateur de monnaie”.

Le ratio de l’excédent du compte courant par rapport au produit intérieur brut (PIB) de la Chine a graduellement baissé, l’offre et la demande sur le marché des changes se sont progressivement équilibrées et le taux de change s’est également stabilisé cette année, a déclaré le porte-parole lors d’une conférence de presse quotidienne.

La Chine continuera à promouvoir la réforme du mécanisme de formation du taux de change du RMB, la monnaie chinoise, sur la base des principes d’initiative, de progressivité et de contrôle, a-t-il poursuivi.

“Nous espérons que les candidats républicain et démocrate à l’élection présidentielle des Etats-Unis se déferont de l’impact des politiques électorales et prendront davantage de mesures favorables à la confiance réciproque et à la coopération”, a indiqué M. Hong, soulignant que cela est également dans l’intérêt des Etats-Unis.

Mardi dernier, lors de son deuxième débat avec le président Barack Obama, le candidat républicain américain Mitt Romney a rappelé sa promesse de déclarer, s’il est élu, la Chine comme ”manipulateur de monnaie”.

Les droits de propriété intellectuelle des produits chinois, les investissements chinois aux Etats-Unis et d’autres questions concernant la Chine sont devenus des sujets brûlants au cours de l’élection présidentielle américaine.

M. Hong a appelé les “personnes concernées” à bien comprendre que les relations économiques et commerciales sino-américaines sont mutuellement bénéfiques afin de résoudre les questions pertinentes sur la base de la compréhension et du respect mutuel.

“Nous sommes convaincus que le développement de la Chine est une importante opportunité pour les Etats-Unis”, a ajouté M. Hong, soulignant que la Chine et les Etats-Unis, deux grands pays du monde, partagent de nombreux intérêts et responsabilités communs.

La plupart des Allemands considèrent la Chine comme un partenaire politique et économique

Ajouté au 05/11/2012 par SHI Lei

Une majorité d’Allemands considère l’émergence économique de la Chine comme une opportunité plutôt qu’une menace, selon un sondage publié vendredi par la Fondation Bertelsmann.

Pour faire face à la concurrence internationale croissante, l’Allemagne doit travailler plus étroitement avec la Chine, a conclu la Fondation lors de la publication du sondage.

La Fondation Bertelsmann, qui est l’un des plus importants groupes de réflexion politique en Allemagne, a commandé à l’institut de sondage TNS Emnid cette enquête sur l’opinion des Allemands concernant l’émergence de l’Asie, enquête qui a été réalisée auprès de 1 001 personnes en septembre.

La majorité des personnes interrogées avait une vision positive du développement global en Chine et en Asie. Au total, 50% d’entre elles pensent que la croissance économique de l’Asie constitue une opportunité pour l’Allemagne.

Parmi les grands pays asiatiques, la Chine est perçue comme le pays le plus important pour l’Allemagne, revèle aussi cette enquête d’opinion.

Bien que la plupart des Allemands considèrent la Chine comme un concurrent majeur en ce qui concerne les matières premières et la consommation énergétique, ainsi que le développement des produits innovants, 69% des sondés voient dans la Chine un marché important pour les produits allemands, et 62% considèrent la Chine comme un partenaire politique et économique important en Asie, selon le sondage.

Par ailleurs, 55% des personnes interrogées sont d’avis que la Chine est un investisseur puissant dans la lutte contre la crise de la zone euro.

La Chine, partenaire plutôt que concurrent de l’Europe

Ajouté au 05/11/2012 par SHI Lei

Les relations entre la Chine et l’Europe représentent l’une des relations bilatérales les plus importantes au monde. Au cours des dernières années, les deux parties n’ont cessé de renforcer et d’élargir leur coopération et leurs échanges dans tous les domaines, et la Chine est aujourd’hui devenue le premier fournisseur de l’Europe, tandis que celle-ci est le deuxième fournisseur de la Chine. Néanmoins, la Chine continue souvent à inquiéter les Européens, notamment en raison du rythme de sa croissance et de la place prépondérante qu’elle est en train d’acquérir dans l’économie mondiale.

A cela s’ajoutent certains différends encore en suspens entre les deux parties, comme par exemple l’embargo imposé par l’Union européenne (UE) sur les ventes d’armes à la Chine, le refus de l’UE de reconnaître le statut d’économie de marché de la Chine, ou l’émergence de certains litiges commerciaux. Les sceptiques y trouvent des arguments pour présenter la Chine comme une menace et un concurrent de l’Europe, en particulier dans le domaine économique.

La Chine est-elle alors un partenaire ou un concurrent de l’Europe ? Pour la majorité des gens et des dirigeants politiques, la réponse serait sans doute qu’elle représente un partenaire d’une grande importance pour l’Europe.

LA REUSSITE CHINOISE CONVERGE AVEC LES INTERETS DE L’EUROPE

Alors que l’économie mondiale fait face à des incertitudes croissantes, l’économie chinoise continue à enregistrer une croissance remarquable, et les investissements chinois à l’étranger continuent à augmenter.

Même si certains estiment que l’évolution récente et la stratégie de réorientation de la croissance de l’économie chinoise constituent un défi pour les pays de l’OCDE, et en particulier pour l’Europe, les dirigeants politiques européens ont cependant salué cette évolution, estimant que la réussite de la Chine convergeait avec les intérêts fondamentaux de l’Europe.

En France, Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de la Gauche et ancien candidat présidentiel du Front de gauche, a déclaré dans une interview à Xinhua que le développement de la Chine constituait “une chance pour l’humanité”.

“La Chine, par sa montée en puissance et par l’effet de relais que son marché intérieur est en train de provoquer, est susceptible de devenir une puissance qui apaise les relations économiques mondiales, en jouant un rôle de stabilisateur pour le monde”, a estimé M. Mélenchon.

“La réussite de la Chine concorde avec les intérêts fondamentaux de l’Europe”, a récemment déclaré le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy.

L’Union européenne doit “prendre du recul et réfléchir sur le long terme” en ce qui concerne le développement de ses relations avec la Chine, a indiqué M. Van Rompuy, avant d’ajouter : “Dans une perspective à long terme, il est dans l’intérêt fondamental de l’Europe que la Chine réussisse”.

“Une relation mutuellement bénéfique avec la Chine est cruciale autant pour l’UE que pour la prospérité de la Chine”, a pour sa part indiqué M. José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, ajoutant qu’une telle relation serait par ailleurs également profitable au reste du monde.

Le ministre et président de l’Assemblée nationale belge André Flahaut a quant à lui déclaré : “Ma réaction serait de dire que ce n’est pas uniquement dans l’intérêt de l’Europe, mais aussi dans l’intérêt du monde entier que la Chine réussisse. La Chine joue le rôle d’un moteur, en vertu de son importance géographique et démographique, de son expérience et de son potentiel. Que la Chine réussisse est donc une nécessité pour l’Europe, et une nécessité pour le monde”.

DES PARTENARIATS SOLIDEMENT ETABLIS

Depuis plusieurs années déjà, la Chine et l’UE ont établi un partenariat stratégique global. Des partenariats sont déjà largement établis dans presque tous les domaines : l’économie, la politique, la culture, les science et technologies… Grâce à ces mécanismes, les dirigeants des deux parties sont parvenus à de nombreux consensus dans tous les domaines, consensus qui se sont rapidement traduits dans les faits par des politiques concrètes.

Le commissaire européen au commerce Karel De Gucht a indiqué lors d’une réunion de la Commission mixte Chine-UE que la Chine constituait un important partenaire de l’UE, les deux économies jouant un rôle crucial dans l’économie mondiale, de par leur interdépendance.

Selon le président de la Commission européenne, l’UE représente déjà le partenaire commercial le plus important de la Chine, tandis que la Chine est le deuxième partenaire le plus dynamique de l’UE. “Mais il est possible de faire encore beaucoup plus, notamment sur les services et les investissements”, a-t-il ajouté.

En 2011, les échanges commerciaux entre la Chine et l’UE ont franchi le cap des 500 milliards de dollars, établissant un nouveau record. L’UE constitue à présent le principal partenaire commercial de la Chine, le plus grand marché pour les exportations chinoises, et la plus importante source d’importations pour la Chine.?Les investissements de l’UE en Chine totalisent 80 milliards de dollars, et les entreprises européennes réalisent d’importants profits en Chine.

Outre le domaine économique, la Chine et l’UE ne cessent de renforcer et d’élargir leurs relations d’amitié et de coopération dans le domaine de la politique ainsi que sur la scène internationale.

Au cours des dernières années, les échanges de haut niveau se sont multipliés. Le sommet annuel Chine-UE et les dialogues politiques établis à différents niveaux se sont complexifiés et approfondis. La coopération Chine-Europe s’étend maintenant à plus de 40 secteurs, tels que les sciences et les technologies, l’éducation, l’énergie, la protection de l’environnement, formant une dynamique de coopération aux résultats fructueux.

REGLER LES DIFFERENDS PAR NEGOCIATION ET DIALOGUE

Il est tout à fait normal que des points de vue divergents et des différends apparaissent entre la Chine et l’Europe, qui sont pourvues de systèmes politiques, économiques, idéologiques et sociaux différents. En outre, l’évolution de leurs économies respectives est susceptible d’entraîner de nouveaux contentieux commerciaux. Les deux parties ont cependant toujours fait preuve d’une vision d’ensemble à long terme, et se sont toujours efforcées d’aboutir à des compromis et de résoudre leurs contentieux à l’amiable, par le biais du dialogue et de la concertation.

En tant qu’importants partenaires commerciaux, la Chine et l’UE se doivent d’être un exemple pour le reste du monde en matière de résolution des conflits. Pour cela, de la bonne volonté et des gestes concrets sont nécessaires, un avis que partagent heureusement les dirigeants chinois et européens.

Le vice-Premier ministre chinois Li Keqiang a ainsi déclaré, lors d’une rencontre avec le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle, que la Chine et l’Union européenne se devaient de résoudre leurs différends commerciaux par le biais du dialogue et de la coopération. “Le protectionnisme commercial est voué à l’échec, il n’offre aucune issue viable”, a-t-il souligné.

Lors du dernier sommet Chine-UE à Bruxelles, le Premier ministre chinois Wen Jiabao a indiqué que le partenariat Chine-UE bénéficiait aujourd’hui d’opportunités de développement sans précédents, dans un contexte de profonde évolution de la situation internationale.

Jean-Pierre Raffarin, l’ancien Premier Ministre français, a déclaré dans une interview donnée à Xinhua : “Au fond, aujourd’hui, nous ne sommes plus dans un monde où c’est la compétition qui domine, nous sommes dans un monde où c’est l’interdépendance qui domine. Tout le monde a donc intérêt à ce que l’autre se développe. C’est ce choix que nous devons faire, et c’est un choix que la Chine et les BRICS ont fait beaucoup d’efforts pour faire partager. Si nous voulons un monde ‘gagnant-gagnant’, il faut jouer la coopération au moins autant que la compétition”.

“La Chine est appelée à jouer un rôle de leadership sans arrogance, un rôle de grande puissance mondiale, mais en même temps un rôle de partage”, a ajouté M. Raffarin.

Le ministre et président de l’Assemblée nationale belge André Flahaut a indiqué de son côté : “Je crois que c’est une question qui trouvera sa solution dans une approche pragmatique, de bon sens, équilibrée, sans que l’une des parties n’essaie d’imposer son modèle à l’autre, parce qu’on ne peut pas vraiment imposer de modèle”.

“Nous poursuivrons notre travail, en recherchant la meilleure façon de nous engager avec la Chine dans divers domaines”, a quant à lui ajouté M. Barroso.?Fin

Pierre Picquart : l’ouverture du XVIIIe Congrès du PCC est un moment historique

Ajouté au 05/11/2012 par SHI Lei

Le processus d’urbanisation de la Chine, le développement social et la croissance économique au cours de la dernière décennie ont été remarquables et ont grandement impressionné le monde, a déclaré Pierre Picquart, un expert français de la Chine.

« Le prochain 18e Congrès national du Parti communiste chinois (PCC) sera un moment historique », a souligné Pierre Picquart, docteur en géopolitique et en géographie humaine de l’Université de Paris-VIII, lors d’une interview.

Ces dix dernières années, la Chine a connu des réformes nécessaires et est devenue la deuxième économie du monde, a-t-il montré.

Les différentes régions du pays se sont largement développées et de nombreuses entreprises chinoises ont commencé à investir à l’étranger, a-t-il dit, ajoutant que la Chine était en pleine transformation, abandonnant le rôle de producteur de produits de consommation pour devenir un centre mondial de conception et de création.

Ces réalisations, pour une nation de la taille d’un continent et abritant une population de près de 1,4 milliard d’habitants, n’ont pas été faciles à faire, dit Picquart.

« J’ai été témoin de l’extraordinaire développement du pays », a évoqué cet expert qui a fait plus de 40 visites en Chine au cours des 15 dernières années, et a publié La Chine dans vingt ans et le reste du monde en chinois.

Concernant les défis auxquels la Chine sera confrontée, l’expert a indiqué que Beijing, en plus de faire face aux défis économiques et sociaux, sera également confronté à des problèmes découlant des fronts stratégiques et géopolitiques dans les années à venir.

Après être devenue une puissance économique, la Chine va rencontrer une série de défis, y compris la façon d’orienter le monde vers une stratégie de multi-polarisation et la manière de renforcer les liens avec les pays en développement, en particulier avec les BRICS, a-t-il souligné.

Selon cet expert français, la prochaine décennie est cruciale pour la Chine, elle jouera un rôle important dans des domaines tels que la réglementation financière, la gouvernance économique, la protection de l’environnement et le développement des relations avec d’autres pays.

A propos du modèle de développement de la Chine, M. Picquart a déclaré que le pays jouit d’une tradition culturelle vieille de 5000 ans, beaucoup plus longue que celles de l’Europe et des Etats-Unis.

« Je ne suis pas d’accord avec la pratique visant à copier aveuglément l’expérience de l’Europe. Les Etats-Unis ont leur propre modèle. La Chine doit chercher un modèle de développement unique », a-t-il déclaré.

Il suggère que la Chine s’appuie sur sa propre tradition culturelle et trace sa propre voie de développement.

La Chine va offrir au monde un tout nouveau modèle de croissance, qui est plus harmonieux et pacifique, a-t-il dit, ajoutant que la philosophie chinoise rendra les relations entre les différents pays plus équilibrées et la culture chinoise offrira un point de vue différent, distinct de la perception occidentale qu’une superpuissance est destinée à dominer le monde par la force militaire.

« Je pense que la Chine va créer un nouveau modèle de coopération », a-t-il montré.

Beaucoup d’Occidentaux ont encore des préjugés sur la Chine, mais ils vont progressivement revenir sur leurs aprioris alors que la Chine continue à faire progresser la politique pacifique et l’initiative d’ouverture, a dit l’expert.

« Je pense que la meilleure façon de promouvoir l’image de la Chine est de permettre à plus de gens de se rendre en Chine, pour découvrir le pays par eux-mêmes et entrer en contact étroit avec les Chinois ordinaires”, a-t-il conclu.

Jean-Pierre Raffarin : la Chine jouera un rôle important dans la gouvernance mondiale

Ajouté au 05/11/2012 par SHI Lei

« La Chine, ainsi que le reste du monde, attend avec impatience l’ouverture du XVIIIe Congrès national du Parti communiste chinois (PCC). La Chine jouera un rôle important dans la gouvernance mondiale », a déclaré M. Jean-Pierre Raffarin, l’ancien premier ministre UMP.

Selon M. Raffarin, les futurs dirigeants chinois ont déjà une longue expérience dans le domaine de la gouvernance. Pour les défis et les opportunités intérieurs et extérieurs, la nouvelle génération de dirigeants doit non seulement soutenir la croissance économique du pays, mais aussi jouer un rôle important dans les affaires internationales.

Au sein du G20 et des autres mécanismes internationaux, le rôle de la Chine est remarquable. « Sur la scène internationale, la Chine est une grande puissance responsable », a-t-il souligné.

D’après M. Raffarin, la culture chinoise et son mode de pensée peuvent avoir une influence positive sur le monde. Il sera donc important de développer le pouvoir de convaincre de la Chine à l’avenir. Sur la scène diplomatique, la Chine doit participer plus activement aux affaires internationales.

Quant à la coopération avec les membres du BRICS, M. Raffarin pense qu’il y a de nombreuses difficultés à surmonter, mais que ce nouveau mécanisme sera un élément positif pour le reste du monde.

Concernant les réalisations après la réforme et l’ouverture de la Chine, il a déclaré qu’elles « vantent le mérite des prévoyances de Deng Xiaoping, qui avait planifié la direction exacte que prendrait le développement de la Chine ».

Au cours de la dernière décennie, avec l’accélération de la mondialisation, la Chine a soutenu sa réforme et son ouverture, elle est devenue la deuxième économie mondiale. La mise en valeur de l’ouest de la Chine a également stimulé la croissance de l’économie chinoise.

La Chine est propriétaire des îles Diaoyu et non le Japon (ambassadeur de Chine en France)

Ajouté au 05/11/2012 par SHI Lei

L’ambassadeur de Chine en France, Kong Quan, a publié un article intitulé “La Chine est propriétaire des îles Diaoyu et non le Japon” dans l’édition de mercredi du quotidien français Le Monde.

Il y a douze ans, Kong Quan a été nommé porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, poste qu’il a occupé pendant cinq ans. Durant son mandat, les questions qui lui ont été le plus souvent posées portaient sur les relations entre la Chine et le Japon autour de deux questions principales : les problèmes historiques et les contentieux territoriaux, écrit le diplomate chinois.

En 2006, le Premier ministre japonais d’alors, Junichiro Koizumi, a tenu à visiter le sanctuaire Yasukuni, un acte synonyme d’hommage rendu aux criminels de guerre auteurs de crimes contre l’humanité pendant la Seconde Guerre mondiale. Comment peut-on imaginer que le peuple chinois et l’ensemble des peuples asiatiques victimes du militarisme japonais puissent l’accepter ?

L’Europe a aussi beaucoup souffert lors de la Seconde Guerre mondiale. Cependant, l’Allemagne a adopté une attitude radicalement opposée à celle du Japon, a rappelé l’ambassadeur de Chine en France.

“Je me rappelle encore vivement des scènes de la visite en 1970 du chancelier Willy Brandt en Pologne. Une nation qui a le courage de reconnaître ses erreurs et de les corriger est une nation confiante. L’attitude des Allemands à l’égard de leur passé a constitué la base de la paix et de la prospérité en Europe”, a-t- il ajouté.

Aujourd’hui, les relations sino-japonaises se retrouvent une fois de plus dans une situation très difficile à cause du contentieux autour des îles Diaoyu. Bien des documents historiques ont prouvé que les îles Diaoyu faisaient partie intégrante de la Chine. Et s’agissant des documents anciens, que nous disent les documents historiques français ?

“J’ai demandé à mes collaborateurs de consulter les précieuses archives de la Bibliothèque nationale française qui a mis à notre disposition des cartes établies par Guillaume Delisle en 1772, Didier Robert de Vaugondy en 1778 et Alexandre Blondeau en 1817”, a dit M. Kong. Toutes ces cartes ont démontré de façon claire l’appartenance des îles Diaoyu à la Chine, a souligné Kong Quan dans son article.

La restitution de ces îles à la Chine est en fait un devoir que le Japon doit assurer en tant que pays vaincu de la seconde guerre mondiale conformément aux traités signés à la fin de la guerre. Au cours des négociations menées par la Chine et le Japon en vue de normalisation de leurs relations en 1972 et du traité de paix et d’amitié entre les deux pays en 1978, les dirigeants chinois comme Zhou Enlai et Deng Xiaoping ont proposé de laisser de côté ce contentieux. Cette proposition a fait l’objet d’un consensus entre les deux pays confirmé par les Premiers ministres japonais de l’époque, Kakuei Tanaka et Takeo Fukuda. C’était une des cautions essentielles pour toute normalisation des relations sino- japonaises, indique le même article.

La Chine souhaite développer son économie, améliorer les conditions de vie de sa population. Tant de choses lui restent à faire et qui nécessitent des efforts de plusieurs générations. La Chine a besoin, de ce point de vue, plus que les autres, d’un environnement de paix et de stabilité, a dit le diplomate chinois.

“Lorsque j’étais porte-parole du ministère des affaires étrangères, le Japon avait déjà commencé la construction de phares sur les îles Diaoyu”, a rappelé le diplomate chinois.

Tout récemment, dans le prolongement de sa logique, le Japon a ravivé intentionnellement le feu en “nationalisant” l’île.

La Chine et le Japon partagent une proximité géographique, une similitude culturelle et une interdépendance économique. Quarante ans depuis la normalisation des relations sino-japonaises, le volume du commerce entre les deux pays a atteint 340 milliards de dollars (260 milliards d’euros). L’interdépendance économique et commerciale est profonde, et nul ne peut la briser. Alors que l’économie mondiale souffre actuellement d’un ralentissement soutenu, il est d’autant plus nécessaire à la Chine et au Japon de renforcer, main dans la main, leur coopération.

La Chine ne veut pas que cette situation difficile perdure. Nous souhaitons simplement que la partie japonaise corrige au plus vite ses erreurs. La balle est maintenant dans le camp du Japon, a conclu l’ambassadeur de Chine en France dans son article.

China-Europa: le rendez-vous incontournable du commerce entre la Chine et l’Europe

Ajouté au 05/11/2012 par SHI Lei

Né en 2006 avec le soutien du ministère du Commerce de Chine et du ministère de l’Economie et des Finances de France, China-Europa est l’événement central des relations commerciales entre la Chine et l’Europe. Sa fondation a été initiée dans l’objectif de proposer des échanges d’expertises et de découvrir des enjeux de taille et des solutions d’avenir sur les thématiques évoquées dans le cadre du cycle « Développement durable – Éco-cités ».

Au mois d’avril 2013, la 5e édition de China-Europa aura lieu dans la ville portuaire du Havre en France, qui offrira aux entreprises chinoises une opportunité unique, efficace et économique de rencontrer de nombreux donneurs d’ordre chinois et européens pendant deux jours.

Pendant ces deux journées d’activités, les entreprises chinoises et françaises aborderont des sujets relatifs à trois grands principes : l’efficacité énergétique, les énergies décarbonées et l’écomobilité.

Concernant la progression constante de la Chine au niveau de la protection environnementale et du développement de l’énergie durable, Gérard MERCHER, le fondateur de CHINA-EUROPA, a confirmé que «La Chine est le plus gros consommateur énergétique au monde, et la Chine tout comme l’Europe sont conscients de l’importance des enjeux, des opportunités de la problématique de l’énergie pour l’environnement et le développement, c’est pourquoi les organisateurs ont choisi le thème de l’énergie pour cette 5e édition de China-Europa».

La Chine et l’Europe sont aujourd’hui confrontées à l’interconnexion de problématiques environnementales et urbaines essentielles liées a l’accroissement de leurs besoins énergétiques, au développement rapide de leur centres urbains et à l’impératif de trouver dans ces domaines des solutions durables harmonieuses et de son environnement.

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