Alcatel-Lucent signe avec trois compagnies chinoises des contrats-cadre de 1,178 milliard d’euros

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

L’équipementier télécoms franco- américain Alcatel-Lucent a annoncé jeudi qu’il signerait avec trois compagnies chinoises des contrats-cadre d’une valeur totale de 1,178 milliard d’euros pour fournir des solutions de réseaux et d’applications ainsi que des services d’intégration et de maintenance.

Les trois accords seront signés avec China Mobile, China Telecomet China Unicom vendredi à Paris à l’occasion de la visite du président chinois Hu Jintao en France.

Avec China Mobile, Alcatel-Lucent signera un contrat de 530 millions d’euros et fournira son réseau mobile TD-SCDMA et GSM. Il doit offrir à China Telecom ses solutions de réseau mobile CDMA à travers un contrat de 343 millions d’euros.

Dans le cadre du contrat signé avec China Unicom, Alcatel- Lucent proposera ses équipements et services de réseau mobile WCDMA et GSM, dont la valeur est estimée à 305 millions d’euros.

Société de droit français, Alcatel-Lucent est un grand équipementier télécoms et réseaux, né en 2006 de la fusion entre Alcatel et Lucent Technologies. Il a réalisé des revenus de 15,2 milliards d’euros en 2009, est une avec son siège social à Paris. Le groupe s’installe depuis 1984 en Chine à travers sa filiale Alcatel-Lucent Shanghai Bell.

L’Exposition universelle et la relance économique auront un effet sur la Chine jusqu’en 2020

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

L’Exposition universelle de Shanghai s’est clôturée le 31 octobre 2010. Quel effet aura cet événement sur la Chine ? Combien de temps durera-t-il ?

Yang Jiemian, directeur de l’Institut des études internationales de Shanghai, a indiqué lors d’une interview que « l’après-Expo », en tant que terme historique lié étroitement à l’Exposition universelle de Shanghai, aura de fortes répercussions. L’ère de l’après-Expo et celle de l’après-crise vont de pair, et dans un tel contexte, l’effet de l’Expo sur la Chine durera dix ans, présage-t-il.

« Il y a trois événements majeurs à l’échelle mondiale, les Jeux olympiques, la Coupe du monde de football et l’Exposition universelle. Dans les dix ans à venir, il est peu éventuel qu’un événement de telle ampleur soit organisé en Chine. La Chine attendra au moins vingt ans pour accueillir sa prochaine Expo ».

« L’adhésion de la République populaire de Chine à l’ONU en 1971 a marqué l’intégration, politiquement, de la Chine au monde, et son adhésion à l’OMC en 2001, son intégration économique. Grâce à l’Exposition universelle de Shanghai, la Chine est à présent intégrée sur le plan culturel ».

Selon lui, le monde entre désormais dans une période de régulation relativement longue et difficile, appelée « l’ère de l’après-crise ». « Cette dernière et l’après-Expo coïncident, s’influencent et interagissent ».

Durant cette ère, selon M. Yang, le rapport des forces internationales continuera de se développer en faveur des pays en voie de développement, notamment des grandes nations. Le taux de contribution de ceux-ci à la croissance mondiale a dépassé 50 %, et leur influence se dirige, au-delà du domaine économique, vers les aspects politiques, culturels et sociaux. « L’organisation des Jeux olympiques à Beijing et celle de l’Exposition universelle à Shanghai ne sont pas dues du hasard. Il y a d’autres événements majeurs, comme la Coupe du monde 2010 organisée en Afrique du Sud, et la prochaine qui sera accueillie par le Brésil. À l’avenir, on verra davantage de cas similaires ».

L’ère de l’après-crise va aussi connaître l’impact inattendu du système de réorganisation des mécanismes, ce qui se décidera principalement au sommet du G20, à la Banque mondiale et au FMI. « La construction des institutions internationales s’étend des domaines politiques et économiques à d’autres, de mécanismes rigides à une structure plus souple ». Selon lui, la participation de la Chine aux activités du Bureau international des expositions et l’organisation de l’Expo 2010 à Shanghai, ont contribué, dans une certaine mesure, à l’oeuvre des expositions universelles, ainsi qu’à l’avancée de la communauté internationale ».

Selon lui, l’ère de l’après-crise est aussi marquée par des sujets de sécurité non traditionnels et d’autres mondiaux, y compris le terrorisme, l’écologie, ou encore les contradictions sociales. Les notions soulignées à l’Exposition universelle de Shanghai, comme l’économie bas carbone et les échanges culturels, la publication de la Déclaration de Shanghai, permettent de fournir de nouvelles réflexions aux différents pays pour résoudre des problèmes majeurs. Cependant, la Chine a besoin de temps pour assimiler et pratiquer ces notions.

La diplomatie de l’Expo laisse un patrimoine précieux à la Chine, et elle donnera des révélations et leçons très utiles à la diplomatie ultérieure bilatérale et multilatérale, souligne M. Yang. Pour la Chine, au centre de l’attention mondiale, les activités multilatérales deviendront un nouveau pôle. « Les échanges multilatéraux sont non seulement de plus en plus nombreux, mais également de plus en plus difficiles. Ils font partie de la construction de la capacité d’un grand pays, mais sont également un processus que la Chine devra réussir ».

Le nombre de visiteurs à l’Exposition universelle de Shanghai a atteint 73 millions. Selon M. Yang, ils ont eu de nouvelles réflexions sur le développement économique et social de la Chine, la réforme du système politique et la transformation du mode de développement, et cela aura une grande influence. De plus, de nouveaux modes de croissance urbaine et de développement équilibré entre les régions urbaines et rurales seront explorés.

Quant à la ville de Shanghai, d’ici dix ans, grâce à l’effet de l’Expo, elle sera devenue un centre économique et portuaire incontournable.

Le président chinois appelle à renforcer les relations et la coopération sino-françaises

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

La Chine a la volonté de mener des efforts conjoints avec la France pour renforcer les échanges bilatéraux et la coopération, ainsi que la coordination globale stratégique, afin de mieux servir les deux peuples et le monde entier, a déclaré le président chinois Hu Jintao jeudi à Paris.

Le président Hu a tenu ces propos dans un discours important prononcé lors du banquet offert en son honneur par son homologue français Nicolas Sarkozy jeudi soir à Paris.

La France et la Chine doivent collaborer pour faire évoluer l’ordre international dans un sens plus juste et plus rationnel, et pour faire du 21e siècle un siècle de paix, de développement et de coopération, a-t-il souligné.

La France est une grande nation, a indiqué le président Hu. Dans le long cours de l’histoire, le peuple français, par son intelligence et son labeur, a réussi à construire un pays prospère et puissant, et a accompli des réalisations éclatantes dans les domaines économique, scientifique, technologique et culturel, apportant ainsi une contribution remarquable aux progrès de la civilisation humaine. Dans les affaires internationales, la France poursuit depuis longtemps une politique étrangère d’independance et oeuvre inlassablement pour un monde multipolaire et la diversité des civilisations, jouant un rôle actif pour la promotion de la paix et du developpement dans le monde, a-t-il relevé.

L’évolution des relations sino-françaises montre de façon éloquente que des pays aux idéologies, aux systèmes politiques et aux traditions culturelles différents peuvent tout à fait coexister pacifiquement, mener une coopération mutuellement bénéfique et réaliser un developpement partagé tant qu’ils se respectent l’un l’autre et se traitent d’égal à égal, a-t-il noté.

A l’heure actuelle, la situation internationale traverse des mutations aussi profondes que complexes, et les défis planétaires se posent avec une acuité toujours plus grande. De ce fait, la Chine et la France, qui sont deux membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies et membres du G20, partagent aujourd’hui plus que jamais de larges intérêts communs et ont des perspectives de coopération sans précédent. Les échanges et la coopération dans tous les domaines voient de nouvelles opportunités se présenter. De plus, les deux partenaires doivent conjuguer leurs efforts pour innover dans le contenu des relations et jouer un rôle actif pour l’instauration, dans le nouveau contexte historique, d’un partenariat d’égal à égal entre les grands pays, a souligné le président Hu.

Pour sa part, le président Sarkozy a déclaré lors de son allocution que le développement de la Chine avait attiré l’attention à travers le monde, et que c’était un processus de développement sans précédent dans l’histoire mondiale. En 30 ans, la Chine s’est hissée au premier rang des pays du monde. Elle y a retrouvé toute sa place.

La visite d’Etat en France du président Hu montre l’amitié et la confiance entre les deux pays, et elle “illustre Ia vigueur, Ia richesse et Ia maturité dans les relations si particulières qui nous unissent”, a indiqué le président Sarkozy. Le partenariat global stratégique entre les deux pays a servi d’exemple pour le monde entier, et il faudra lui donner un nouvel élan et tracer de nouvelles perspectives. La coopération franco-chinoise est unique dans le monde. La France souhaite mieux connaître la Chine, mieux comprendre la Chine, et établir un partenariat de coopération gagnant-gagnant.

MM. Ling Jihua, Wang Huning et Dai Bingguo ont participé au banquet.

Le président Hu est arrivé plus tôt dans la journée en France où il effectue sa deuxième visite d’Etat.

Déclaration conjointe franco-chinoise sur le renforcement du partenariat global stratégique

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

A l’invitation du Président de la République française, M. Nicolas Sarkozy, le Président de la République populaire de Chine, M. Hu Jintao, effectue du 4 au 6 novembre 2010 une visite d’Etat en France. Les deux Chefs d’Etat ont procédé à des échanges approfondis sur les relations bilatérales et les questions internationales, sur lesquelles ils partagent une large communauté de vues.

Depuis l’établissement des relations diplomatiques entre la France et la Chine il y a 46 ans, ces relations ont enregistré des progrès considérables et revêtent aujourd’hui un caractère stratégique, global et pionnier. Treize ans après l’établissement de leur partenariat global, la France et la Chine ont décidé de donner une nouvelle impulsion à leur relation, pour bâtir un partenariat global stratégique de type nouveau, mature, stable, basé sur la confiance mutuelle et les bénéfices réciproques, et tourné vers le monde.

Les deux parties estiment que dans le monde d’aujourd’hui, multipolaire et mondialisé, le système de gouvernance mondiale doit être réformé profondément. A cet égard, le développement rapide des pays émergents favorise l’évolution des relations internationales dans un sens plus juste et plus équilibré.

Toutes deux membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations unies, la France et la Chine, deux des plus grandes économies du monde, ont une responsabilité particulière. Leur relation doit continuer à avoir valeur d’exemple. Les deux pays devront apporter une contribution importante à la paix, à la stabilité et au développement du monde, respecter les buts et principes de la Charte des Nations Unies, et promouvoir le multilatéralisme, dans le respect du choix indépendant et souverain de la voie de développement de chaque pays. Un nouveau type de relations entre les grands partenaires, tourné vers l’avenir, doit émerger sur la base des principes de coopération d’égal à égal, de tolérance et de bénéfices mutuels.

Les deux parties devront également approfondir leur coordination et coopération dans les affaires internationales, combattre ensemble les grandes menaces globales, en particulier en matière de prolifération des armes de destruction massive et de leurs vecteurs, travailler à résoudre les crises régionales, en particulier s’agissant de l’Afghanistan, du dossier nucléaire iranien et de la dénucléarisation de la péninsule coréenne.

Les deux parties considèrent que le G20 doit refonder la croissance mondiale et le système financier international sur des bases plus saines et plus solides, et qu’il doit être le forum principal de la coopération économique internationale. La partie chinoise soutient activement la prochaine présidence française du G20. Les deux parties soulignent l’intérêt pour l’ensemble des pays du monde d’adopter des politiques macroéconomiques coordonnées, stables et cohérentes dans le temps, de faire progresser la réforme du système monétaire et financier international et de lutter contre la volatilité excessive des prix des matières premières. La France et la Chine souhaitent aussi améliorer significativement les mécanismes de la gouvernance économique mondiale. Elles soutiennent la réforme des institutions financières internationales, dont le FMI, pour les adapter au monde d’aujourd’hui.

Les deux parties sont déterminées à lutter contre toutes les formes de protectionnisme et souhaitent une conclusion rapide du cycle de Doha avec des résultats ambitieux, globaux et équilibrés, sur la base de la préservation du mandat actuel et des progrès accomplis.

Les deux parties partagent le souhait de voir la conférence des Nations Unies sur le changement climatique qui se tiendra à Cancun au Mexique déboucher sur un accord à la hauteur des défis, dans le respect de la convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique et de son protocole de Kyoto ainsi que du mandat de la feuille de route de Bali. Les deux pays se sont engagés dans une coopération particulièrement étroite dans le domaine de la protection de l’environnement, du développement durable et de la lutte contre le changement climatique. Ils entendent approfondir leur partenariat dans ce domaine et renforcer leur dialogue et leurs consultations ainsi que leur coopération pragmatique en la matière.

La France et la Chine sont convenues de renforcer leur coopération sur les questions de développement et réaffirment leur soutien aux efforts pour réaliser les objectifs du millénaire pour le développement.

Les deux parties estiment que la coopération économique en Afrique contribuera au développement de l’économie africaine et soutiennent la coopération entre leurs entreprises en Afrique.

En s’appuyant sur la nouvelle dynamique que confèrent à l’Union européenne ses institutions rénovées, la relation euro-chinoise est appelée à franchir une nouvelle étape. La Chine accorde une grande importance à sa relation avec l’Union européenne, tant dans le domaine politique que dans les domaines économique et culturel et entend oeuvrer au renforcement du partenariat global stratégique euro-chinois. La France continuera à jouer un rôle moteur pour promouvoir le développement de cette relation. Les deux parties estiment que l’Union européenne doit lever l’embargo sur les ventes d’armes à la Chine et reconnaître, dès que possible, son statut d’économie de marché à part entière.

Les deux parties poursuivront leurs échanges étroits à haut niveau. Elles approfondiront leur dialogue stratégique pour promouvoir la compréhension réciproque et la confiance stratégique mutuelle, et renforcer la coopération bilatérale.

Elles réaffirment leur grand attachement à la relation franco-chinoise. Elles s’appuieront sur une approche stratégique et de long terme, le respect mutuel et la prise en considération de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et des intérêts fondamentaux des deux pays pour faire progresser encore davantage le partenariat global stratégique entre la France et la Chine.

La France et la Chine apprécient les progrès obtenus dans le dialogue UE-Chine sur les droits de l’Homme et entendent renforcer leur dialogue et leurs échanges en la matière sur la base de l’égalité et du respect mutuel.

Les relations bilatérales entre la France et la Chine ont connu un développement exceptionnel, qu’il s’agisse de commerce, d’investissements croisés, d’échanges humains, culturels et scientifiques. Parmi les premières, la France a voulu soutenir la modernisation de la Chine par la mise en oeuvre de coopérations concrètes.

Les deux parties soulignent leur volonté de construire des relations économiques et commerciales plus étroites, durables et innovantes, dans le respect du principe de bénéfice réciproque et de développement commun.

Les partenariats industriels structurants dans les domaines nucléaire, aéronautique et spatial, et ferroviaire, fondés sur ces principes, constituent une partie importante de la coopération bilatérale. En s’appuyant sur trois décennies de partenariat réussi, la France et la Chine ont décidé d’approfondir davantage la coopération nucléaire, d’étendre les champs de coopération et de développer ensemble de nouveaux projets, y compris sur des marchés tiers, tout en poursuivant les projets de coopération en cours d’exécution. La France et la Chine encouragent leurs entreprises concernées à engager des consultations pragmatiques et approfondies afin de faire avancer la coopération dans l’ensemble du cycle du combustible nucléaire. La France réaffirme sa volonté d’approfondir la coopération avec la Chine dans les domaines de l’extraction de l’uranium, de la fabrication du combustible, de la construction des centrales nucléaires, aussi bien sur les marchés nationaux que sur des marchés tiers, et du retraitement / recyclage du combustible usé. La Chine partage la volonté française.

Les deux parties sont convenues d’approfondir leur coopération aéronautique industrielle longue et fructueuse, avec le développement de la coopération entre Airbus et d’autres entreprises françaises et les compagnies aériennes et industrielles chinoises, avec la mise en service de la chaîne d’assemblage A320 à Tianjin, avec la participation des industriels français au programme aéronautique chinois C919 ainsi qu’avec la recherche conjointe sur un hélicoptère multimissions à usage civil (EC175/Z15).

La France et la Chine réaffirment également leur intérêt commun à donner une nouvelle impulsion à leur coopération historique dans le domaine des transports ferroviaires.

Au-delà de ces partenariats traditionnels, la France et la Chine ont identifié de nouveaux partenariats innovants, notamment dans les secteurs prioritaires de l’environnement et du développement durable, de l’agriculture et de l’agro-alimentaire ainsi que des services financiers, et souhaitent renforcer la coopération entre leurs entreprises dans ces secteurs. Les deux parties renforceront également leur coopération dans les secteurs émergents, notamment dans les domaines des nouvelles énergies, des bio-industries, des nouveaux matériaux, des véhicules électriques, de l’économie circulaire et des technologies décarbonées.

Les deux parties reconnaissent que ces nouveaux partenariats d’affaires ne pourront se réaliser pleinement que dans le cadre d’économies ouvertes et partagent donc la même priorité de lutte contre le protectionnisme commercial. Elles travailleront à renforcer la protection de la propriété intellectuelle. Elles favoriseront un meilleur équilibre des relations commerciales bilatérales. La partie française salue les efforts déployés par la Chine en vue d’adhérer à l’Accord sur les marchés publics de l’OMC. Les deux parties signeront dans les meilleurs délais possibles un nouvel accord sur la prévention de la double imposition et soutiendront la coopération entre les PME et les projets qui facilitent leur financement. Elles continueront par ailleurs à encourager les investissements bilatéraux, déjà en pleine croissance, en leur offrant un environnement favorable et équitable.

Les deux parties souhaitent une conclusion rapide des négociations entre la Chine et l’Union européenne sur les questions de migrations et de mobilité, y compris la facilitation des échanges de personnes, et réitèrent leur détermination à coopérer dans la lutte contre l’immigration illégale.

Pour promouvoir l’approfondissement de la connaissance mutuelle entre leurs peuples, les deux parties décident de renforcer davantage leur coopération dans les domaines culturel, éducatif, scientifique et technologique et encouragent leurs collectivités locales à coopérer davantage. Elles soutiennent l’établissement de relations de coopération durables et stables entre leurs institutions culturelles et encouragent ces dernières ainsi que les individus à participer à des festivals ou d’autres manifestations culturelles organisés dans l’autre pays. Elles sont également convenues, dans le prolongement de l’accord de coproduction cinématographique signé plus tôt dans l’année, de favoriser encore les échanges et la coopération en matière de radiodiffusion, de télévision et de cinéma.

Elles entendent promouvoir activement la création et le développement de partenariats entre leurs établissements scolaires, élargir les échanges de jeunes scolaires et soutenir la diffusion de la langue française en Chine et celle de la langue chinoise en France.

Les deux parties continueront à mettre en oeuvre pleinement les projets de recherche scientifique et technologique conjointe, à appuyer énergiquement la création conjointe d’établissements de recherche et à renforcer la coopération en matière de recherche et d’innovation en associant les entreprises, les universités et les établissements de recherche.

Signature d’accords entre la Cité interdite et le Louvre

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

Le 4 novembre, le président chinois Hu Jintao est arrivé à Paris pour une visite d’État en France, afin de promouvoir le développement stable et à long terme du partenariat stratégique global entre les deux pays.

Au cours des douze dernières heures, plusieurs accords coopératifs ont déjà été signés. Dans le domaine culturel notamment, le musée du Palais impérial (ou de la Cité interdite) a conclu des accords d’échanges avec le Louvre pour les cinq ans à venir.

Selon Li Ji, directeur adjoint permanent du musée pékinois, les projets concernent des expositions, la protection des vestiges et monuments historiques, et une communication approfondie.

« Le musée du Palais impérial et le Louvre sont les deux musées les plus fréquentés du monde. Afin de satisfaire nos visiteurs de plus en plus nombreux, nous souhaitons coopérer et protéger nos vestiges et monuments historiques », a-t-il déclaré.

Ceux qui voudraient voir La Joconde en Chine devront pourtant attendre. M. Li a souligné que « le plan est d’organiser des expositions mutuelles avec des œuvres renommées, mais généralement, des trésors comme La Joconde ne sortent pas de leur siège original. Les deux musées deviendront le symbole de l’héritage national ».

En septembre prochain, le musée du Palais Impérial organisera au Louvre la première exposition chinoise de haut niveau à l’étranger.

Les véhicules à motorisation électrique en Chine

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

Cet événement a réuni près de 60 personnes avec des représentants de grands groupes comme Renault, PSA, Schneider et Orange. Il a été suivi par une délégation française d’une vingtaine de personne, menée par Ubifrance, dans le cadre d’une mission partenariale des pôles de compétitivité Automobile en Chine. Cette délégation est composé de 4 représentants des pôles LUTB, ID4Car, MOV’EO et le pôle Véhicule du Futur et d’une vingtaine d’entreprise.

La Chine, devenue aujourd’hui le premier marché automobile mondial, est directement passée d’une recherche axée sur les véhicules conventionnels à une recherche axée sur les véhicules hybrides et électriques en faisant « l’économie » de l’étape sur les moteurs thermiques à carburants alternatifs, de type diesel.

Dans un contexte marqué par plusieurs évènements d’envergure (Mondial de l’automobile à Paris, symposium EVS 25 à Shenzhen, salon sur les infrastructures de recharge à Pékin), cette réunion a permis d’avoir un moment d’échange privilégié autour de deux thématiques importantes liées au développement du véhicule électrique en Chine : d’une part la gestion de la connexion au réseau national (State grid) et d’autre part le développement de la solution du véhicule électrique en Chine.

Le contexte

La Chine est très avancée dans l’utilisation des batteries au lithium, avec de nombreuses applications (vélos électriques, téléphones et ordinateurs portables). Elle s’interroge néanmoins sur l’utilisation de technologies moins coûteuses. La Chine est encore en phase de réflexion concernant les infrastructures de recharge et le traitement des batteries usagées et est demandeuse en la matière de conseils auprès d’experts étrangers, s’agissant notamment du contexte réglementaire susceptible d’encadrer et d’accompagner les grandes évolutions du secteur.

Les enjeux de la coopération de la France avec la Chine

L’importance accordée par la France et la Chine au développement des véhicules électriques et hybrides, en particulier dans le développement des batteries, crée des proximités qui sont autant d’opportunités d’échanges et de partenariats. Un accord cadre de coopération dans le domaine des véhicules à motorisation électrique a été signé le 1er février 2007 entre le Ministère de l’Education Nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche de la République Française et le Ministère de la Science et de la Technologie de la République Populaire de Chine (MOST). Il s’inscrit dans le cadre de la volonté de coopération de la France et de la Chine pour lutter contre le changement climatique.

La Chine et le France souhaitent construire des relations économiques plus durables et innovantes

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

La Chine et la France ont exprimé jeudi, à l’occasion d’une visite d’Etat du président chinois Hu Jintao en France, leur volonté de construire des relations économiques et commerciales “plus étroite, durables et innovantes”.

“Les deux parties soulignent leur volonté de construire des relations économiques et commerciales plus étroites, durables et innovantes, dans le respect du principe de bénéfice réciproque et de développement commun”, affirme une déclaration conjointe sino-française sur le renforcement du partenariat global stratégique entre les deux pays, publiée jeudi à Paris.

Les partenariats industriels structurants dans les domaines nucléaire, aéronautique et spatial, et ferroviaire, fondés sur ces principes, constituent une “partie importante de la coopération bilatérale”. En s’appuyant sur trois décennies de partenariat réussi, la France et la Chine ont décidé d’approfondir davantage la coopération nucléaire, d’étendre les champs de coopération et de développer ensemble de nouveaux projets, y compris sur des marchés tiers, tout en poursuivant les projets de coopération en cours d’exécution, selon la déclaration.

“La France et la Chine encouragent leurs entreprises concernées à engager des consultations pragmatiques et approfondies afin de faire avancer la coopération dans l’ensemble du cycle du combustible nucléaire. La France réaffirme sa volonté d’approfondir la coopération avec la Chine dans les domaines de l’extraction de l’uranium, de la fabrication du combustible, de la construction des centrales nucléaires, aussi bien sur les marchés nationaux que sur des marchés tiers, et du retraitement / recyclage du combustible usé. La Chine partage la volonté française”, indique la déclaration.

Les deux parties sont convenues d’approfondir leur coopération aéronautique industrielle longue et fructueuse, avec le développement et la coopération entre Airbus et d’autres entreprises françaises et les compagnies aériennes et industrielles chinoises, avec la mise en service de la chaîne d’assemblage A320 à Tianjin, avec la participation des industriels français au programme aéronautique chinois C919 ainsi qu’avec la recherche conjointe sur un hélicoptère multimissions à usage civil (EC175/Z15).

La France et la Chine réaffirment également leur intérêt commun à donner une nouvelle impulsion à leur coopération historique dans le domaine des transports ferroviaires.

Au-delà de ces partenariats traditionnels, la France et la Chine ont identifié de nouveaux partenariats innovants, notamment dans les secteurs prioritaires de l’environnement et du développement durable, de l’agriculture et de l’agro-alimentaire ainsi que des services financiers, et souhaitent renforcer la coopération entre leurs entreprises dans ces secteurs. Les deux parties renforceront également leur coopération dans les secteurs émergeants, notamment dans les domaines des nouvelles énergies, des bio-industries, des nouveaux matériaux, des véhicules électriques, de l’économie circulaire et des technologies décarbonées, note la déclaration.

Les deux parties reconnaissent que ces nouveaux partenariats d’affaires ne pourront se réaliser pleinement que dans le cadre d’économies ouvertes et partagent donc la même priorité de lutte contre le protectionnisme commercial. Elles travailleront à renforcer la protection de la propriété intellectuelle. Elles favoriseront un meilleur équilibre des relations commerciales bilatérales. La partie française salue les efforts déployés par la Chine en vue d’adhérer à l’Accord sur les marchés publics de l’OMC. Les deux parties signeront dans les meilleurs délais possibles un nouvel accord sur la prévention de la double imposition et soutiendront la coopération entre les PME et les projets qui facilitent leur financement. Elles continueront par ailleurs à encourager les investissements bilatéraux, déjà en pleine croissance, en leur offrant un environnement favorable et équitable.

“Les deux parties continueront à mettre en oeuvre pleinement les projets de recherche scientifique et technologique conjointe, à appuyer énergiquement la création conjointe d’établissements de recherche et à renforcer la coopération en matière de recherche et d’innovation en associant les entreprises, les universités et les établissements de recherche”.

La France est un partenaire commercial important de la Chine dans l’Union européenne. Les échanges commerciaux bilatéraux ont atteint 38 milliards en 2008 et se sont établis à 33 milliards de dollars durant les neuf premiers mois de l’année courante.

La Chine, deuxième plus grande consommatrice de cognac au monde

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

Selon les derniers chiffres du Bureau national interprofessionnel du Cognac (BNIC) de France, la Chine est devenue aujourd’hui la deuxième plus grande consommatrice de cognac au monde.

Les Chinois ont consommé entre janvier et septembre 20 millions de bouteilles, dont 90% de cognacs de qualités supérieures à trois étoiles ou V.S. (Very Special).

Jérôme Durand, le directeur du Marketing et de la Communication du BNIC , a fait savoir vendredi, lors d’une conférence professionnelle – portant sur la consommation de cognac à Beijing – que la consommation chinoise a été multipliée par 9 ces dix dernières années.

Bien que les Etats-Unis restent toujours en tête du classement en matière de volumes consommés, la Chine, selon Durand, est véritablement un marché porté sur les appellations commerciales haut-de-gammes, à savoir les niveaux de V.S.O.P (Very Superior Old Pale) , de Napoléon et de X.O (Extra Old).

La Chine tire véritablement la croissance de la consommation de cognac en Asie, tandis que Singapour est un port important où transite cette eau-de-vie vers d’autres pays asiatiques, a remarqué Durand, avant d’ajouter que le marché russe est prometteur.

Chaque année, 96,7% du cognac produit en France est vendu à l’étranger. Ces exportations rapportent 1,6 milliard d’euros à l’Hexagone, soit le prix de 31 Airbus A320.

La visite de Hu insuffle un nouveau souffle dans les relations sino-françaises

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

L’actuelle visite du président chinois Hu Jintao en France devrait devenir un jalon essentiel historique dans l’histoire des relations sino-françaises pour enrichir davantage le partenariat stratégique global entre les deux pays.

Avec la visite de trois jours de M. Hu en France, qui a débuté jeudi, les chefs d’Etat et principaux responsables parlementaires des deux pays se sont rendus visite pour la première fois en un an.

Plus tôt cette année, le président français Nicolas Sarkozy et Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale française, se sont tous les deux rendus en Chine. Le premier législateur chinois, Wu Bangguo, s’est aussi récemment rendu en France.

Il est rare dans l’histoire de voir des échanges si fréquents entre dirigeants de deux pays.

Il est aussi remarquable de que M. Hu rencontrera M. Sarkozy au moins cinq fois pendant son séjour en France, et que les deux dirigeants auront une consultation profonde sur les questions relatives aux relations bilatérales et aux affaires mondiales.

Cette régularité inhabituelle rend compte de l’importance hautement stratégique et mondiale, ainsi que d’une nouvelle ère dans les relations franco-chinoises.

La Chine et la France sont deux grandes puissances sur la scène mondiale et par conséquent leur relation dépasse le cadre des liens bilatéraux et atteint une importance mondiale.

A l’issue de la rencontre entre MM. Hu et Sarkozy jeudi, les deux pays ont publié une déclaration conjointe, s’engageant à construire un nouveau partenariat global mature et stable basé sur la confiance et l’intérêt mutuels dans une perspective mondiale.

Le partenariat stratégique sino-français est visible d’abord sur le champ politique.

En tant que membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, les deux pays partagent des points de vue similaires ou communs sur de nombreuses questions régionales ou internationales et ont en commun des intérêts sur des problèmes de développement et ceux relatifs à la paix dans le monde.

Les défis mondiaux comme la crise financière, la non- prolifération nucléaire et le changement climatique ont pris de l’importance de jour en jour.

La Chine et la France font face à des défis pour assumer les responsabilités communes et ont besoin d’une confiance mutuelle à travers le dialogue et promouvoir le développement par le biais de la coopération.

Le consensus arrêté par les deux pays sur le mécanisme de gestion du Groupe des 20 premières économies mondiales (G20) sera propice à la reconstruction de la croissance économique mondiale et du système financier international pour faire face aux besoins du moment.

Le partenariat stratégique est aussi réflété dans le volet culturel. L’Année culturelle franco-chinoise 2003-2005 organisée dans les deux pays a signalé le début des échanges culturelles multidimensionnelles.

Dans leur déclaration conjointe, la Chine et la France ont décidé de stimuler davantage la coopération dans les secteurs de la culture, de l’éducation, de la science et la technologie et d’encourager une coopération durable et stable entre les organismes culturels des deux pays. Ils amélioreront aussi les échanges et la coopération dans la radio, la production télé et des films.

Entre temps, les deux parties ont promis, non seulement de créer et de développer un partenariat entre les universités et écoles, mais d’encourager les étudiants à étudier dans chacun des pays. Ils ont également convenu de soutenir mutuellement la promotion de la langue chinoise en France et la langue française en Chine.

La signification du partenariat stratégique est aussi montré dans le domaine économique. Les deux pays, extrêmement complémentaires économiquement, ont réussi à coopérer dans les domaines comme l’énergie nucléaire, l’espace et l’aviation, et les transports. Une situation qui a vigoureusement stimulé la croissance des deux économies et profité aux deux peuples.

Au cours de la visite de M. Hu, la Chine et la France ont signé une série d’accords de coopération économique et commerciale dans les domaines de l’aviation, de l’espace, de l’énergie nucléaire, du transport ferroviaire, de la conservation de l’énergie, de la protection environnementale, des nouveaux matériaux et de la technologie de l’information.

En outre, la Chine et la France ont aussi convenu de faire de la lutte contre le protectionnisme une priorité essentielle de leur coopération afin de créer un environnement favorable et équitable à la croissance des deux économies.

Entre temps, les deux nations, devraient aussi se mettre ensemble pour stimuler le développement de l’ordre international sur une voie plus juste et plus rationnelle.

Hu Jintao rencontre Jacques Chirac à Paris

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

Le président chinois Hu Jintao, actuellement en visite en France, a rencontré vendredi à Paris l’ancien président français Jacques Chirac.

Durant son entretien, M. Hu a fait l’éloge de la contribution significative de M. Chirac dans l’instauration du partenariat stratégique global entre la Chine et la France, et a souhaité que l’ancien président puisse continuer à jouer un rôle important pour consolider l’amitié entre les deux peuples et élargir les échanges entre les deux pays.

Depuis l’établissement des relations diplomatiques il y a 46 ans, la Chine et la France voient leurs relations jouer un rôle prépondérant dans les rapports entre les pays occidentaux et la Chine, grâce aux efforts des dirigeants des deux pays sur plusieurs générations, a affirmé M. Hu.

Il a noté que la situation internationale actuelle connaissait des transformations profondes et complexes. Alors que la paix et le développement sont les tendances qui priment à notre époque, les menaces du terrorisme, du changement climatique et de la sécurité alimentaire restent des défis majeurs à travers le monde, d’où la nécessité d’une action conjointe de la communauté internationale.

Malgré des progrès notables obtenus suite à plus de trois décennies de réformes et d’ouverture sur l’extérieur, la Chine fait toujours face à de nombreux défis de développement en raison de sa population importante et de sa croissance déséquilibrée, a fait remarquer M. Hu.

Il a affirmé que la Chine poursuivrait inlassablement ses efforts pour réaliser son développement socio-économique, de manière à contribuer davantage à la paix et au développement du monde entier.

Pour sa part, M. Chirac a fait part de son admiration à l’égard de l’histoire et de la civilisation ancestrale de la Chine. Il a ajouté que la Chine, qui se développe de manière pacifique, avait une influence croissante et devrait jouer un plus grand rôle dans le monde actuel.

La Chine, dont le peuple est épris de paix, a joué un rôle actif dans la coopération internationale et dans le règlement des problèmes au niveau mondial, a affirmé M. Chirac.

Le président Hu, qui s’est aussi entretenu avec le Premier ministre français François Fillon plus tôt dans la journée, se rendra à Nice pour poursuivre sa visite de trois jours en France.

Jacques Chirac et Hu Jintao se sont entretenus en tête à tête vendredi matin à Paris selon le service de presse de l’ancien président français. Les deux hommes se sont entretenus à l’hôtel George V, où réside le président chinois durant son séjour parisien. La rencontre, qui a débuté à 09 h 30, a eu lieu à la demande de Hu Jintao, a précisé une porte-parole de Jacques Chirac.

Cette rencontre a eu lieu dans le cadre de la visite d’État en France du président chinois. Hu Jintao est arrivé jeudi après-midi pour trois jours qui doivent sceller la nouvelle lune de miel entre les deux pays par plusieurs milliards d’euros de contrats au bénéfice des entreprises tricolores. Dès le premier jour, la Chine a rempli les carnets de commande d’Airbus et d’Areva de plus de dix milliards d’euros de contrats et a apporté son soutien de principe à la présidence française du G20. Une nouvelle vague de 15 contrats ou “d’accords de coopération” au bénéfice d’entreprises françaises a été signée au siège du Medef à Paris vendredi matin.

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