Retour sur la Mission de coopération franco-chinoise COOPOL, du 1er au 5 novembre 2010

Ajouté au 23/11/2010 par SHI Lei

Dans le cadre du programme de coopération franco-chinois COOPOL, une mission organisée par l’ambassade de France en Chine avec des experts de l’entreprise Resonate MP4 du pôle de compétitivité System@Tic et de Télécom ParisTech s’est déroulée à Pékin, Hangzhou et Shenzhen du 1er au 5 novembre 2010.

1. Le projet de coopération

Le « cloud computing », concept émergent majeur, consiste en l’utilisation de capacité de calculs d’ordinateurs serveurs répartis dans le monde entier et liés par un réseau tel Internet et de leurs ressources stockées en émoire. Autour de ce concept se sont développés des applications spécifiques. Le software as a Service (SaaS) concerne les applications internet, consommées à la demande et requérants l’usage de données vidéo et audio accessibles à tout instant et stockées sur une infrastructure de type multimedia data cloud computing.

C’est sur ce concept que le projet de coopération porté par l’équipe d’experts français formée par M. Frédéric Bouilhaguet et M. Jean-Claude Dufourd se base : M. Bouilhaguet, de l’entreprise Resonate MP4 du pôle de compétitivité System@Tic, a développé avec son équipe un système de transcodage et plus généralement de traitement numérique de flux vidéo et multimédia qui est conçu spécifiquement pour fonctionner en infrastructures cloud computing. Ce logiciel de transcodage et de traitement numérique est en effet destiné à être utilisé comme SaaS. M. Dufourd mène à Télécom ParisTech des recherches sur les applications internet interactives et multimédia dont les technologies sont impliquées dans le développement de Saas.

Etaient recherchés deux types de partenariat :

* Des partenaires R&D, présents soit sur le secteur du cloud computing soit sur celui des techniques de traitements vidéo et des applications internet interactives

* Des partenaires intégrateurs, spécialisé dans l’hébergement et le déploiement de Saas

Ces deux types de partenariats sont complémentaires, une activité de R&D pouvant s’appuyer sur une infrastructure de cloud computing pour des besoins de calculs et de traitement vidéo avec l’aide de Saas.

2. La mission

La mission s’est déroulée du 1er au 5 novembre 2010 et a pris place dans trois villes chinoises : Pékin, Hangzhou et Shenzhen pour un total de neuf rendez-vous :

Les rendez-vous se sont déroulés à la fois avec des universités (Tsinghua University, Shenzhen Institute of Advanced Technology), des laboratoires de R&D (Shenzhen Supercomputer Center, Nokia, Thomson, Orange, Alibaba) et des partenaires industriels (Filsion Enterprise).

Il est à noter que cette mission fait suite à la participation de Resonate MP4 à la mission du pôle PME System@Tic Paris-Region, soutenue par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris, à Pékin en décembre 2009.

3. Les coopérations

Suite à cette mission COOPOL, plusieurs projets de coopération ont été initiés :

* avec le laboratoire VIPLab de l’Université de Tsinghua, pour le programme de coopération intitulé « traitement massif pour Systèmes de Transport Intelligent » relatif à l’analyse vidéo massive pour le développement de solutions de mesure et de contrôles de la mobilité urbaine. Dans ce cadre, un accord a été signé lors de la mission entre Resonate MP4 et l’Ambassade de France en Chine pour la délivrance d’une subvention de 25000€ par le Service pour la Science et la Technologie et destinée à financer l’échange d’un post-doctorant.

* dans le domaine des technologies de video processing, des technologies d’affichage multi-écrans, de l’hébergement et du déploiement de Saas et des échanges universitaires avec Orange Labs, le Shenzhen Supercomputer Center (SSC) et le Shenzhen Institute of Advanced Technology (SIAT) et Alibaba Cloud Computing.

Entretien entre Bruno Le MAIRE et HAN Changfu, Ministre de l’Agriculture de la République populaire de Chine

Ajouté au 23/11/2010 par SHI Lei

À la suite de la visite d’État du Président HU Jintao en France du 4 au 6 novembre, la troisième réunion du comité mixte agricole franco-chinois s’est tenue à Paris les 16 et 17 novembre 2010.

À cette occasion, Bruno LE MAIRE, Ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire, et HAN Changfu, Ministre de l’Agriculture de la République populaire de Chine, ont convenu que le renforcement de la coopération jouera un rôle très important dans le développement des échanges commerciaux des produits agricoles.

Bruno LE MAIRE et HAN Changfu partagent l’analyse que les déséquilibres entre l’offre et la demande de produits agricoles dont les céréales et la volatilité des prix agricoles ont une influence directe sur la sécurité alimentaire mondiale. Il est donc important de garantir une production en quantité suffisante et d’améliorer la transparence des marchés afin d’atténuer la volatilité des prix agricoles.

Afin de réfléchir à l’ensemble de ces questions, les ministres ont décidé de créer 3 groupes de travail :

* sur les politiques agricoles et les problématiques liées à la sécurité alimentaire, dont la volatilité des prix agricoles qui est à l’agenda de la présidence française du G20
* sur la santé animale et la sécurité sanitaire des aliments
* sur la recherche scientifique et technique.

À l’issue de la réunion, Bruno LE MAIRE et HAN Changfu ont également signé un accord pour le renforcement de la coopération bilatérale pour la recherche et le développement de la production de viande bovine. Dans ce contexte, le Centre bovin franco-chinois de Pékin favorisera le développement des filières d’élevage en Chine.

Par ailleurs, deux accords ont été signés en présence des ministres :

* d’une part, entre l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) et l’Académie des sciences agricoles de Chine (CAAS)
* d’autre part, entre l’Agence française du médicament vétérinaire (ANMV) et l’Institut chinois du contrôle des médicaments vétérinaires (IVDC).

Ces accords sont la première étape d’une coopération bilatérale renforcée sur l’évaluation et la gestion du risque sanitaire.

Allocution du Consul Général de France à Chengdu lors du second anniversaire de l’Alliance Française de Chongqing

Ajouté au 23/11/2010 par SHI Lei

La soirée de célébration du second anniversaire de l’Alliance Française de Chongqing a eu lieu dans le campus de l’Université des études internationales du Sichuan, à Chongqing, le 16 novembre 2010.

1/ Je voudrais d’abord m’associer aux propos des précédents orateurs pour féliciter chaleureusement la directrice de l’Alliance Française de Chongqing, Madame Lhez, du travail accompli depuis deux ans et dans des conditions pas toujours faciles, dans une ville de 32 millions d’habitants. Merci à vous, Marie-Hélène, de ce que vous faites, et je tiens à vous assurer du plein soutien du consulat dans toutes les activités de l’Alliance.

2/ Je voudrais aussi remercier très sincèrement M. Li Keyong, président de l’Université des études internationales du Sichuan, université partenaire de l’Alliance. Votre dynamisme et votre enthousiasme sont pour l’Alliance Française, et pour nous à Chengdu, un puissant aiguillon pour développer encore davantage nos relations, notre coopération et nos échanges. Permettez-moi également d’associer dans ces remerciements les instances universitaires de Chongqing et les responsables dans le domaine de l’enseignement et de l’éducation de cette Municipalité, sans lesquelles l’installation et le travail quotidien de l’Alliance Française n’auraient pas été possibles.

3/ Cet anniversaire intervient dans un contexte général franco-chinois particulièrement porteur, qui vient d’être concrétisé par la visite d’ Etat du président Hu Jintao en France. Nous pouvons nous féliciter du succès de cette visite et en particulier des perspectives très positives qu’elle a ouvertes en matière d’échanges d’étudiants et de coopération universitaire au sens large.

4/ Les réseaux des Alliances Françaises et du futur Institut Français de Chine sont prêts à relever le défi par une action combinée et en synergie, qui commence par un meilleur apprentissage de la langue française. L’Alliance Française est l’un des partenaires majeurs de la francophonie, dans le sud-ouest de la Chine comme ailleurs, ce qui nous permet de valoriser le caractère fédérateur d’un espace culturel original à travers le monde. Ses étudiants sont, avec tous les acteurs francophones du monde, les acteurs de la vitalité et de la richesse du français en Chine aujourd’hui dans un pays qui n’est pas membre de la francophonie, mais où il y a déjà beaucoup, et de plus en plus, de locuteurs francophones.

Pour conclure, au nom de l’Ambassadeur de France en Chine, qui avait inauguré personnellement cette Alliance il y a deux ans et qui regrette de ne pas être parmi nous ce soir, et au nom de tous mes collègues de l’ambassade à Pékin et du consulat à Chengdu, je souhaite un avenir brillant et plein de promesses à l’Alliance Française de Chongqing et à ses fidèles partenaires. Je vous remercie de votre attention.

Allocution du Consul Général à l’occasion de la célébration du 10ème anniversaire de la Chambre de Commerce de l’Union Européenne en Chine

Ajouté au 23/11/2010 par SHI Lei

Chengdu, hôtel Crowne Plaza, le 17 novembre 2010.

Dear Chairman Paul,
Ladies and Gentlemen
Good evening,

It is my great pleasure to be here tonight at the 10th Anniversary of the opening of the EU Chamber of Commerce in China.

Let me start by congratulating Paul, his board members, Yue Zhou and her colleagues for the high-value work the EUCC has been providing to its members in Chengdu and Chongqing. EUCC has successfully set up a direct channel of communication with the Mayor Ge Honglin and Chengdu government departments. We also appreciated the recent position paper of EUCC on intellectual property.

France wishes to play a key role in the European Union and in Western China. I have noticed with great interest that many of your members are French companies such as Areva, Air France/KLM, Carrefour, Groupama, Airbus, Lafarge, Snecma, Sofitel or Veolia.

You can always count on me and on the trade department of my Consulate to provide you with assistance in your current and new projects. I wish the EUCCC a lot of success in the membership development, in the lobbying activities and in the working groups organization.

Thank you very much for your attention./.

La Chine va mettre en place des mesures pour lutter contre l’inflation

Ajouté au 23/11/2010 par SHI Lei

Le Conseil des affaires d’Etat (gouvernement central) a annoncé dimanche une série de mesures de contrôle de l’augmentation des prix des produits de base pour alléger les pressions économiques de la population.

Le Conseil, dans une circulaire de 7 pages, appelle les gouvernements et départements locaux à relancer la production agricole, à stabiliser l’approvisionnement des produits agricoles et des engrais, tout en réduisant le coût de ces produits et en assurant l’approvisionnement en charbon, en énergie, en pétrole et en gaz.

Le gouvernement central a demandé aux départements locaux de redoubler d’efforts en matière de plantation de légumes, tout en stabilisant la production des légumes d’hiver et en renforçant la gestion de la production des céréales et de l’huile alimentaire, pour prévenir les pénuries.

Selon la circulaire, les péages pour les véhicules transportant des produits agricoles frais seront supprimés à partir du 1er décembre.

Le gouvernement central a également demandé aux autorités locales de continuer à réduire les prix de l’électricité et du gaz, ainsi que le prix des transports pour les producteurs d’engrais chimiques, tout en assurant l’approvisionnement en charbon pour les entreprises de production d’électricité et en augmentant la production du pétrole, particulièrement celle du gazole, afin de garantir un approvisionnement suffisant.

La circulaire ajoute que les gouvernements locaux doivent également, de manière temporaire, distribuer des subventions, ainsi qu’établir des mécanismes coordonnés de sécurité sociale qui promettent une hausse progressive des pensions de base, de l’assurance-chômage et du salaire minimum.

Les départements locaux doivent également ajuster les prix rapidement et imposer un contrôle temporaire des prix des marchandises quotidiennes et des matériaux de production en cas de nécessité.

La surveillance du marché sera intensifiée pour lutter contre le stockage et la spéculation concernant les principaux produits agricoles, ajoute la circulaire.

L’indice des prix à la consommation (IPC) de Chine, la principale mesure de l’inflation, a augmenté, pour le 25e mois consécutif, de 4,4% au cours de ces 12 mois jusqu’à la fin du mois d’octobre. Cette hausse est principalement due à la flambée des prix des denrées alimentaires à 10,1%, qui pèsent pour un tiers dans le calcul de l’IPC de la Chine.

La Chine agit ainsi pour éponger les liquidités excessives et combattre l’inflation, avec comme dernière action de cibler la surliquidité dans le système bancaire. La Banque populaire de Chine, la banque centrale, a déclaré vendredi qu’elle augmenterait le taux de réserves obligatoires de 50 points de base pour toutes les banques du pays, et cela pour la cinquième fois de l’année, afin de contrôler les crédits et les liquidités.

La Chine entend renforcer les relations avec la France et d’autres pays européens

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

Avant d’entamer des visites d’Etat en France et au Portugal prévues du 4 au 7 novembre, le président chinois Hu Jintao a évoqué mardi, dans des interviews écrites respectivement accordées au quotidien français Le Figaro et à l’agence de presse portugaise Lusa, les relations sino-française, sino-portugaise et sino-européenne, le prochain sommet du G20 à Séoul, la voie de développement de la Chine et son devenir, ainsi que la construction de l’ordre international au 21e siècle.

Répondant à la question de savoir qu’est-ce que doivent faire la Chine et la France pour développer leur partenariat global stratégique dans le nouveau contexte, M. Hu a indiqué : “la relation sino-française a une dimension stratégique unique. Depuis l’établissement de leurs relations diplomatiques il y a 46 ans, nos deux pays ont mené une coopération fructueuse dans tous les domaines. Aujourd’hui, dans une situation internationale en mutation profonde et complexe, ils ont à innover dans cette relation, surtout parce qu’ils sont membres permanents du Conseil de sécurité et grands pays responsables sur la scène internationale. La Chine, de son côté, est prête à renforcer, par un dialogue franc et sincère, la connaissance et la confiance réciproques avec la France pour continuer à assurer, dans un esprit de respect mutuel et d’égalité, un développement sain et régulier de leurs relations, et à élargir les échanges commerciaux en faisant progresser, à pas assurés, la coopération traditionnelle que représentent l’électronucléaire et l’aéronautique, et en développant activement de nouveaux partenariats dans les secteurs de l’économie d’énergie, de l’environnement, des technologies de l’information, des industries haut de gamme, des nouvelles énergies et des nouveaux matériaux”.

“L’important, c’est de dépasser, dans notre coopération, le simple commerce-investissement pour créer un partenariat d’égal à égal, de valoriser nos atouts culturels en vue des échanges intellectuels et humain accrus, et de renforcer la coopération stratégique face aux défis planétaires. Je suis convaincu qu’avec les efforts conjugués de part et d’autre, le partenariat global stratégique sino-français accèdera à un nouveau palier dans l’intérêt des deux peuples et des autres peuples du monde”, a-t-il souligné.

Evoquant la relation sino-portugaise, le président Hu a déclaré : “L’amitié qui lie nos deux peuples a une longue histoire. En 1999, Les deux pays ont réussi à réaliser la transition en douceur et le transfert des pouvoirs à Macao, donnant un bon exemple pour résoudre les problèmes légués par l’histoire entre les pays. En 2005, La Chine et le Portugal ont établi le partenariat global stratégique, les relations bilatérales entrant dans une nouvelle ère, la coopération et les échanges bilatéraux dans tous les domaines se sont révélés fructueux. Nous sommes disposés, de concert avec le Portugal, à renforcer la confiance politique et les échanges bilatéraux, à élargir la coopération pragmatique, à promouvoir le développement de l’un et de l’autre, et à relever conjointement les défis globaux. Nous sommes confiants dans l’avenir de la relation sino-portugaise”.

Parlant de l’état actuel de la relation sino-européenne ainsi que de sa perspective, M. Hu a déclaré : “La relation sino-européenne a résisté à l’épreuve du temps et des aléas internationaux depuis l’établissement des rapports officiels entre la Chine et l’UE il y a 35 ans. Aujourd’hui, les échanges de haut niveau entre les deux parties sont étroits et leur coopération est fructueuse. L’UE est, depuis six ans, le premier partenaire commercial de la Chine, et la Chine est désormais le deuxième client de l’UE, avec un volume commercial bilatéral de 350 milliards de dollars américains pour les trois premiers trimestres de cette année grâce à une croissance de 34,4% en glissement annuel. Sur le plan culturel et humain, les échanges sont d’une grande diversité, grâce surtout à l’Exposition universelle de Shanghai qui a offert une nouvelle plate-forme importante pour l’approfondissement des échanges sino-européens”.

“La Chine attache une haute importance au développement de ses relations avec l’UE. Elle respecte et soutient l’intégration européenne, et souhaite que l’UE voie d’un regard positif son développement, respecte et soutienne sa voie de développement, une voie adaptée à ses réalités nationales”, a indiqué le président chinois, en ajoutant : “La Chine et l’UE se doivent de respecter et de prendre en considération les intérêts vitaux et préoccupations majeures l’une de l’autre. Leur relation au 21e siècle doit être une relation basée sur le respect mutuel, la confiance réciproque commun et une relation qui contribue à la construction d’un ordre politique et économique international plus juste et plus équitable, à l’avènement d’un monde harmonieux et au progrès de la civilisation humaine. Nous sommes prêts à travailler ensemble avec l’UE pour enrichir sans cesse le partenariat global stratégique Chine-UE et porter la relation bilatérale à des niveaux toujours plus élevés”.

Répondant à une question concernant le prochain Sommet du G20 prévu à Séoul, en Corée du Sud, M. Hu a indiqué : “Le Sommet du G20, mécanisme efficace pour la communauté internationale de lutter ensemble contre la crise financière internationale, a joué un rôle important pour faire progresser la coopération économique internationale et promouvoir la reprise de l’économie mondiale. Maintenant, cette reprise reste lente, fragile et inégale, avec beaucoup d’incertitudes. Pour sortir de l’ombre de la crise et promouvoir une croissance forte de l’économie mondiale, on a encore à affronter de sérieux défis. Le prochain Sommet à Séoul devra donc mettre l’accent sur le maintien de la solidarité pour résoudre les problèmes de fond à l’origine de la crise financière et consolider la dynamique de la reprise de l’économie mondiale”.

A cette fin, a déclaré le président chinois, “Il peut agir notamment dans les quatre domaines suivants : 1) continuer à renforcer la coordination des politiques macroéconomiques dans l’esprit de solidarité et de gagnant-gagnant pour envoyer un message rassurant de la solidarité des membres du G20 face aux défis majeurs de l’économie mondiale, accroître la confiance du marché et raffermir la reprise dans le monde; 2) promouvoir la réforme du système financier international, renforcer la régulation du marché et accroître la représentation et le droit à la parole des pays émergents et des pays en développement au sein des institutions financières internationales; 3) travailler à régler le déséquilibre entre le Nord et le Sud de façon à donner un appui politique à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement; 4) lutter contre le protectionnisme pour favoriser une conclusion globale et équilibrée des négociations du cycle de Doha ainsi que la réalisation des objectifs du cycle de développement. La Chine entend travailler ensemble avec la France, le Portugal et tous les autres pays du monde, pour relever ensemble les divers défis qu’affronte la communauté internationale et contribuer à une croissance forte, durable et équilibrée de l’économie mondiale”.

Pour corriger le déséquilibre commercial, a recommandé le président chinois, “les parties concernées doivent transformer leur mode de développement, restructurer leurs économies et promouvoir un commerce juste et équitable en luttant contre toute forme de protectionnisme. La politique de change de la Chine est cohérente et responsable”. “Nous avons toujours travaillé à faire avancer sûrement la réforme du mécanisme de formation du taux de change du yuan RMB. De juillet 2005 à octobre 2010, le yuan s’est apprécié de 23,7%. Dans le futur, nous continuerons à perfectionner, selon le principe d’autonomie, de contrôlabilité et de progressivité, notre système de change flottant et régulé, à mieux faire jouer la loi de l’offre et de la demande et à accroître la flexibilité du yuan, de sorte à maintenir une relative stabilité de notre monnaie à un niveau raisonnable et équilibré. Un développement régulier et relativement rapide de l’économie chinoise revêt une grande importance pour la reprise de l’économie mondiale et son développement à long terme”, a-t-il souligné.

Parlant de la voie de développement de la Chine ainsi que de son devenir, M. Hu a déclaré : “La nation chinoise a plus de 5 000 ans d’histoire et a créé une culture brillante. Mais le chemin qu’elle a parcouru durant l’époque moderne était difficile et sinueux. Depuis l’avènement de la Chine nouvelle il y a 61 ans, surtout au cours des 32 années qui ont suivi le lancement de la politique de réforme et d’ouverture sur l’extérieur, le peuple chinois multiethnique a mené dans l’unité une lutte ardue et réalisé de grands exploits reconnus de tous et marqués notamment par une nette amélioration de ses conditions de vie. Ces résultats n’ont été possibles que grâce à la persévérance de la nation chinoise, à la politique de réforme et d’ouverture, et surtout grâce au choix d’une voie de développement qui correspond à la réalité nationale”.

“Le développement de la Chine, composante importante du processus de développement de la société humaine, représente une grande opportunité aussi bien pour la France, le Portugal, que pour toute l’Europe”, a déclaré le président chinois, en ajoutant :”Déterminée à avancer sur la voie de développement pacifique et à poursuivre sa stratégie d’ouverture de bénéfice mutuel et de gagnant-gagnant, la Chine continuera à développer une coopération amicale avec tous les pays du monde pour contribuer à l’avènement d’un monde harmonieux de paix durable et de prospérité commune. Ce choix stratégique fait par le gouvernement et le peuple chinois s’appuie sur la réalité chinoise, correspond au courant de notre époque et témoigne de la cohérence des politiques intérieure et extérieure de Chine. Nous respectons le droit de chaque peuple de choisir librement sa voie de développement et refusons de nous ingérer dans les affaires intérieures des autres pays ou de leur imposer notre volonté. Nous oeuvrons au règlement pacifique des conflits internationaux, poursuivons une politique de défense nationale purement défensive et ne prétendons jamais à l’hégémonie ni à l’expansion”.

Evoquant la construction de l’ordre international au 21e siècle, le président Hu a indiqué : “Nous entrons bientôt dans la deuxième décennie du 21e siècle, et plus que jamais, les peuples du monde partagent un même destin. Les différents pays doivent travailler, avec une large ouverture d’esprit et une haute vision stratégique, à l’instauration d’un nouveau type de relations interétatiques, marqué par le respect et la confiance mutuels sur le plan politique ainsi que le bénéfice réciproque et la complémentarité sur le plan économique, de sorte à promouvoir la multipolarisation du monde et la démocratisation des relations internationales”.

“Nous sommes d’avis que chaque pays doit faire sien le concept de gagnant-gagant, combiner les intérêts de son peuple avec ceux des autres, s’inspirer des expériences réussies d’autres pays et développer la coopération avec une attitude plus ouverte”, a indiqué M. Hu, en continuant : “Nous estimons que les pays du monde doivent coexister en harmonie, s’en tenir au nouveau concept de sécurité, caractérisé par la confiance mutuelle, l’avantage réciproque, l’égalité et la coopération, et régler leurs différends aux moyens pacifiques, afin de préserver la paix et la stabilité dans le monde. La communauté internationale, les pays développés en particulier, doivent accroître au plus tôt les Objectifs du Millénaire pour le Développement. Il importe d’intensifier le dialogue et la coopération entre les pays en développpement et les pays développés, de renforcer la représentation des pays en développement dans les mécanismes de gouvernance mondiale et d’instaurer un nouveau partenariat planétaire de développement”.

“Je suis sûr qu’avec les efforts communs de toute la communauté internationale, le 21e siècle deviendra un siècle de paix, de développement et de coopération”, a souligné M. Hu.

En ce qui concerne la coopération entre la Chine et les pays lusophones, le président chinois a déclaré : “Depuis sa création, le Forum de coopération économique et commerciale entre la Chine et les pays lusophones est devenu un pont important reliant la Chine et les pays lusophones ainsi qu’une plate-forme importante pour promouvoir le développement commun des pays concernés”.

En 2003, date de l’établissement du Forum de coopération économique et commerciale entre la Chine et les pays lusophones, les échanges commerciaux entre la Chine et les pays lusophones ont totalisé 11 milliards de dollars américains, tandis qu’en 2008, ce chiffre s’est élevé jusqu’à 77 milliards de dollars américains. Cette année entre janvier et août, le volume commercial entre les deux parties a atteint 58,58 milliards de dollars américains, soit une hausse de 61% en glissement annuel, a-t-il noté.

“Je suis convaincu que ce mécanisme de coopération gouvernemental multilatéral portera à des niveaux plus élevés la coopération économique et commerciale entre la Chine et les pays lusophones”, a-t-il indiqué.

Rétrospective de la relation sino-française sous Nicolas Sarkozy

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

Le 27 janvier 1964, à travers un simple communiqué qui ne se composait que de deux phrases, la République populaire de Chine et la République française ont annoncé l’établissement de leurs relations diplomatiques, lançant une « bombe nucléaire » dans la communauté internationale.
Depuis 46 ans, ces deux pays ont connu une lune de miel et quelques tensions, en particulier après la prise de fonctions de Nicolas Sarkozy en 2007. Aujourd’hui, les deux pays essaient désormais de maintenir l’harmonie dans leur relation.

En novembre 2007, le président français a effectué une visite officielle en Chine sur invitation du président chinois. Il s’agissait de la première visite de Nicolas Sarkozy en Chine depuis son accession à la présidence au mois de mai. Les deux pays ont renforcé leur partenariat stratégique global.

Cependant, en 2008, la Chine et la France ont malheureusement enregistré un certain recul diplomatique. À Paris, le relais de la flamme olympique a été saboté. Le président Sarkozy a ensuite déclaré qu’il n’assisterait pas à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Beijing. Pire encore, il a rencontré le Dalaï-lama peu avant le XXIe Sommet Chine-UE. Cette ingérence dans les affaires intérieures chinoises a nui aux intérêts fondamentaux de la Chine.

Face à l’ingérence française sur la question du Tibet, la population chinoise, et en particulier la jeunesse, s’est mobilisée afin de protéger les intérêts nationaux. Internet est alors devenu un outil idéal à travers lequel elle a pu exprimer son mécontentement, voire même organiser des actions comme le boycott des produits français.

Depuis le début 2009, de nombreuses délégations françaises ont joué le rôle de messagers de l’apaisement.

Le 1er avril 2009, les présidents des deux pays ont renoué leurs liens lors d’une rencontre à Londres en marge du G20. Un nouveau communiqué conjoint sino-français a plus tard été publié.

Dans ce document, il est stipulé que la France mesure pleinement l’importance et la sensibilité de la question du Tibet et réaffirme qu’elle s’en tient à la politique d’une seule Chine et à la position selon laquelle le Tibet fait partie intégrante du territoire chinois, conformément à la décision prise par le Général de Gaulle, qui n’a pas changé et ne changera pas.

Après la publication de ce communiqué, plusieurs visites au niveau ministériel ont eu lieu entre les deux pays. Et fin 2009, le premier ministre français François Fillon a effectué une visite officielle en Chine sur l’invitation de son homologue Wen Jiabao. À cette occasion, les deux pays ont signé un accord de lancement des travaux de la centrale nucléaire de Taishan, un projet mené conjointement dans la province du Guangdong (sud). La relation sino-française s’est saisie d’une nouvelle force motrice.

« L’année de 2010 sera une année de très beau temps pour la relation sino-française », a déclaré M. Jean-Pierre Raffarin, ancien premier ministre français, dans une interview accordée à notre site. Exactement ! En 2010, dans le domaine politique, les deux pays ont réalisé plusieurs visites mutuelles de haut niveau, et en ce qui concerne l’économie, la coopération se développe largement dans de nombreux secteurs, et les échanges culturels se déploient comme des flammes qui font rage.

On souhaite un bel avenir à la relation sino-française. Vive l’amitié franco-chinoise !

Retour des sept trésors du musée d’Orsay en France, après un grand succès à l’Expo de Shanghai

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

Au lendemain de la clôture de l’Expo de Shanghai, quelques jours avant la visite d’Etat du président chinois Hu Jintao à Paris, les sept oeuvres d’art du Musée d’Orsay, à savoir six peintures et une sculpture, ont quitté la métropole financière chinoise pour Paris, après avoir témoigné du succès du Pavillon français.

Les sept chef-d’oeuvres prêtés sont l’Âge d’Airain de Rodin (sculpture), l’Angélus de Millet, le Balcon de Manet, la Salle de danse à Arles de Van Gogh, la Femme à la cafetière de Cézanne, les Bananes et la Loge de Bonnard.

Du 1er mai au 31 octobre, le pavillon français a accueilli plus de10 millions de visiteurs internationaux, soit 1/7 du total des visiteurs de l’Expo. Une majorité écrasante de visiteurs ont éprouvé un vif intérêt pour les sept trésors français, s’est félicité le directeur du pavillon, Franck Serrano.

“Mon équipe et moi, nous sommes très satisfaits à la fois de l’organisation de l’Expo de Shanghai et du fait que notre pavillon a été l’un des pavillons les plus visités”, a déclaré avec fierté José Frêches, commissaire général du pavillon.

Ces six mois à Shanghai vont rester des souvenirs mémorables de José Frêches. Pour lui, le thème “Meilleure ville, meilleure vie” amène à réfléchir : comment construire une ville moderne tout en améliorant la qualité de vie de ses habitants?

La “Déclaration de Shanghai”, qui sensibilise le public à un développement urbain harmonieux, est la plus belle contribution de cette exposition universelle de 2010, a-t-il jugé, en ajoutant que l’Expo de Shanghai, événement historique inscrit dans l’histoire de l’Expo, est également le témoin de l’élan de la société chinoise.

Quant au destin du pavillon français, José Frêches a fait savoir que le pavillon serait démoli sur place, tandis que la France allait signer un accord de coopération avec une municipalité chinoise, pour reproduire une structure à l’identique pour ceux qui n’ont pas eu l’occasion de visiter celle de Shanghai.

Comme la France, les autres pays participants préparent l’après-Expo. Selon les douanes de Shanghai, les objets d’art et les matériels prêtés vont repartir vers leurs pays d’origine dans les deux ou trois mois à venir.

Les relations sino-françaises ne cessent de se développer

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

Le président chinois Hu Jintao quitte Beijing pour la France jeudi pour y effectuer une visite d’Etat de trois jours. La Chine et la France, deux pays influents dans le monde, ont joui du développement constant de leurs relations bilatérales grâce à leurs efforts conjugués.

La France fut le premier pays occidental important à reconnaître la nouvelle Chine, lorsqu’en janvier 1964, le président français Charles de Gaulle et le président chinois Mao Zedong ont franchi les barrières de systèmes politiques différents durant l’ère de la Guerre froide pour établir des relations diplomatiques.

En septembre 1973, le président français Georges Pompidou fut le premier chef d’Etat français et du monde occidental à se rendre en Chine.

En mai 1975, le vice-Premier ministre chinois Deng Xiaoping a fait de la France la destination de la première visite d’un dirigeant chinois dans un grand pays occidental.

En janvier 1997, le président français Jacques Chirac a effectué une visite en Chine au cours de laquelle M. Chirac et son homologue chinois, Jiang Zemin, ont signé la déclaration conjointe sino-française, s’engageant à construire un partenariat global pour le 21e siècle.

En janvier 2004, le président chinois Hu Jintao a fait une visite de trois jours en France, durant laquelle les deux pays ont forgé un partenariat stratégique global, ouvrant un nouveau chapitre dans les relations sino-françaises.

En avril cette année, le président français Nicolas Sarkozy a effectué une visite en Chine et a atteint un consensus crucial sur l’approfondissement des relations bilatérales avec le président Hu, marquant une nouvelle étape dans les relations sino-françaises.

Au cours des 46 dernières années, les relations économiques et commerciales entre la Chine et la France ont gardé leur fort élan et se sont développées en une coopération à divers niveaux et dans un grand nombre de domaines, qui est bénéfique aux deux pays.

En 2003, le volume des échanges commerciaux entre la Chine et la France a dépassé pour la première fois les 10 milliards de dollars, atteignant 13,39 milliards de dollars.

En 2009, la France est devenue le 4e plus grand partenaire commercial de la Chine au sein de l’Union européenne, alors que la Chine a été le premier partenaire commercial de la France en Asie.

Au cours des cinq premiers mois de cette année, le volume des échanges commerciaux entre les deux pays a atteint 17 milliards de dollars, soit une hausse de 40,3% par rapport à la même période de 2009.

Dans le domaine de la culture, les échanges et la coopération entre la Chine et la France sont extrêmement actifs.

En janvier 2003, la Chine a établi un centre culturel à Paris, le premier du genre en Europe occidentale.

En octobre 2003, l’année culturelle de la Chine a été lancée en France. Durant la promotion de neuf mois, quelque 370 activités, telles que des expositions, des spectacles et des concerts, ont eu lieu en France, donnant au public français la chance d’apprécier la culture chinoise.

En octobre 2004, l’année culturelle de la France a été lancée en Chine. Au cours de cette année-là, quelque 300 événements ont eu lieu à travers la Chine pour célébrer l’esprit romantique et l’esprit d’innovation.

Parmi les événements figuraient un grand concert d’ouverture orchestré par Jean-Michel Jarre à Beijing, des spectacles pyrotechniques à Shanghai, à Shenzhen, à Chengdu et à Macao, la “Patrouille de France” dans diverses villes, un pique-nique sur la Grande-Muraille, et des festivals de musique et de cinéma.

Sur la scène politique internationale, la Chine et la France sont deux membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU.

Bien que la Chine et la France aient des idéologies différentes, des systèmes sociaux différents et un patrimoine culturel caractéristique qui leur est propre, ce sont toutes les deux des puissances de premier plan éprises de paix, d’égalité et de justice.

Leur co-existence pacifique, leurs échanges basés sur des principes d’égalité, l’apprentissage l’un de l’autre et les bénéfices mutuels contribueront activement à la sauvegarde de la paix, de la stabilité et à la promotion du développement et de la prospérité du monde.

La Chine et la France signent des accords commerciaux aéronautiques et nucléaires

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

La Chine et la France ont signé jeudi soir à Paris plus d’une douzaine d’accords portant notamment sur l’achat d’avions passagers Airbus et des équipements de centrales nucléaires français.

Ces accords, signés à l’issue de l’entretien entre les présidents chinois Hu Jintao et français Nicolas Sarkozy à l’Elysée, couvrent les secteurs notamment de l’énergie nucléaire, de l’aviation civile et des finances.

D’autres accords doivent être signés vendredi matin en présence du ministre chinois du Commerce Chen Deming et de la ministre français Christine Lagarde.

L’équipementier télécoms franco-américain Alcatel-Lucent a affirmé qu’il signerait avec trois compagnies chinoises des contrats-cadre d’une valeur totale de 1,178 milliard d’euros pour fournir des solutions de réseaux et d’applications ainsi que des services d’intégration et de maintenance.

Le président chinois Hu Jintao est arrivé jeudi en début de l’après-midi à Paris pour effectuer une visite d’Etat en France. Sa dernière visite en Hexagone remonte en 2004.

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