L’entrée en fonction de François Hollande : Quelles perspectives pour le commerce sino-français ?

Ajouté au 21/05/2012 par SHI Lei

Lorsque François Hollande âgé de 57 ans a battu Nicolas Sarkozy pour être élu nouveau président de la République française, le futur et la direction des relations commerciales sino-françaises sont devenus le centre-intérêt des entreprises chinoises ayant l’intention d’exploiter les marchés internationaux. La stabilité ou non des relations commerciales sino-françaises vont concerner les perspectives des économies des deux pays, mais aussi exercer une l’influence importante sur les relations commerciales régionales voire mondiales.

En tenant compte du caractère du Parti socialiste de François Hollande, les relations commerciales sino-françaises feraient face à des pressions. Pourtant, cela ne fera pas changer la bonne tendance de ces relations, a révélé Yao Ling, chercheuse adjointe du bureau de l’Europe de l’institut des coopérations économiques et commerciales internationales du ministère du commerce, lors d’une interview le 8 mai dernier. Par rapport à l’attitude amicale montrée par les dirigeants des deux pays, de la situation du développement commercial sino-français de ces dernières années et de la forte complémentarité des deux économies, Yao Ling prévoit de très bonnes perspectives commerciales entre les deux nations. Selon elle, l’énergie nucléaire, l’aérospatiale et les chemins de fers sont les secteurs ayant un fort potentiel pour ces deux pays.

Apres le succès de François Hollande pour l’ élection présidentielle, les dirigeants chinois et français ont tous déclaré l’attention qu’ils accordent aux relations sino-françaises et le souhait de coopérations, pour favoriser les coopérations commerciales bilatérales dans le futur. Cependant, selon certains analystes, bien qu’actuellement il n’existe pas de tendance de recul ou de détérioration des relations commerciales, dans une certaine mesure l’entrée en scène de François Hollande pourrait apporter certains effets négatifs.

D’abord, le Parti socialiste en France a adopté une attitude rude envers les relations commerciales sino-françaises et sur l’appréciation du RMB, François Hollande pourrait poursuivre cette voie. Ensuite, la France se trouve maintenant dans une stagnation économique et le taux de chômage s’est élevé à son haut niveau depuis 20 ans (9,8%). Dans ce contexte, le président pourrait faire appel au protectionnisme pour éviter les conflits sociaux. Enfin, les expériences politiques de François Hollande sont moins importantes par rapport à celles de Nicolas Sarkozy. Certains économistes pensent qu’il pourrait manquer d’expérience quant à la maitrise des coopérations commerciales des deux pays.

Selon Yao Ling, il est possible qu’au début de mandat de François Hollande, certains facteurs négatifs puissent affecter les relations commerciales sino-françaises, sans toutefois influencer la bonne tendance de celles-ci. Avec avec un peu de temps, la perception et la politique de François Hollande sur les relations commerciales sino-françaises seront de plus en plus amicales. Ensuite, en tant que plus grand pays en voie de développement, la Chine possède un grand potentiel du marché. C’est un facteur positif non négligeable pour la France qui souhaite redresser son économie. Enfin, la détérioration de la crise de dette européenne et de l’économie européenne poussera le nouveau président français à chercher plus d’aides provenant des économies de l’extérieur.

Ces dernières années, les relations commerciales sino-françaises se trouvent toujours dans une bonne dynamique, une base solide pour la nouvelle promotion de coopérations des deux pays en la matière. Selon les données du bureau des statistiques de l’UE, en 2011, le chiffre d’affaires du commerce bilatéral des deux pays a atteint 53 milliards de dollar, soit une augmentation de 17%. Le chiffe d’affaire de l’exportation de la France vers la Chine était de 18,68 milliards de dollars, soit une augmentation de 28,8%, et celui de l’importation depuis la Chine, 34,32 milliards de dollars, soit une augmentation de 11,5%. Il faut noter en 2011, que l’exportation française dans le monde entier a augmenté de 13,9% et celle vers la Chine a augmenté de 28,8%, ce qui a fait de la Chine le marché vers lequel l’exportation française a augmenté le plus rapidement.

« Par ailleurs, il y a une forte complémentarité entre les deux économies. » a souligné Yao Ling. La France a une forte compétitivité quant aux capitaux et aux technologies, alors que la Chine est plus forte sur le plan du marché, de la main-d’œuvre et de la pratique d’investissement.

Jackie Chan et Zhou Xun participeront à la soirée de la Chine au festival de Cannes

Ajouté au 21/05/2012 par SHI Lei

Chaque année, lors du festival de Cannes, la soirée de la Chine qui introduit les meilleurs films chinois est sans doute une des activités les plus incontournables. Le 17 mai 2012, cette soirée invitera les stars chinoises de premier rang à Cannes – Zhou Xun, Fan Bingbing, Jackie Chan – pour illustrer cet événement.

Connue pour ses looks impressionnants sur le tapis rouge, Fan Bingbing qui participera au festival de Cannes a accepté d’être présente à la soirée. Une autre vedette, Zhou Xun, a décidé d’y participer pour promouvoir son film « La peau peinte II ». En plus, l’acteur de kung-fu Jackie Chan sera présent à la soirée.

Le spécialiste de la Chine Paul Jean-Ortiz nommé conseiller diplomatique de M. Hollande

Ajouté au 21/05/2012 par SHI Lei

Selon la tradition politique française, la diplomatie est un domaine spécial pour le président. Pour le traitement des affaires diplomatiques, le conseiller diplomatique et le ministre des Affaires étrangères jouent un rôle important pour le président. Le conseiller diplomatique est d’ailleurs considéré comme le décideur dans les coulisses.

La sélection du conseiller diplomatique reflète la tendance des politiques des affaires étrangères. Ces dernières cinq années, Jean-David Levitte, ancien ambassadeur de France aux États-Unis, était le conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy à l’Élysée.

Maintenant, pour aider le nouveau président, le diplomate Paul Jean-Ortiz, âgé de 55 ans, directeur du département Asie et Océanie au ministère des Affaires étrangères, a été nommé conseiller diplomatique de François Hollande.

Spécialiste reconnu de la Chine, bilingue en mandarin, passionné par la civilisation chinoise dont il est un des meilleurs connaisseurs au Quai d’Orsay, Paul Jean-Ortiz est licencié ès lettres (chinois) et diplômé de l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence.

Né le 19 mars 1957, il a passé l’essentiel de sa carrière en Asie. Il a notamment été troisième secrétaire à Pékin (1987-1988), consul général à Canton (1992-1993), deuxième secrétaire à Pékin (1993-1995), premier conseiller à Hanoï (1995-1997), ministre-conseiller à Pékin (2000-2005) puis à Madrid (2005-2009). Depuis septembre 2009, il est à la tête de la direction Asie et Océanie au Quai d’Orsay.

Pour le président qui n’est jamais venu en Chine, nommer un conseiller diplomatique spécialiste de la Chine reflète l’importance portée à la relation sino-française. Selon une analyse française, François Hollande veut rapidement combler ses lacunes sur la Chine.

Jacques Chirac est très connu en Chine grâce à son grand intérêt pour la culture chinoise. Nicolas Sarkozy a visité la Chine à six reprises pendant son mandat présidentiel. Mais François Hollande n’est encore jamais venu en Chine. Les analystes sont inquiets sur sa politique relative à la relation sino-française.

Après son élection, en seulement une semaine, il a rencontré l’ambassadeur de Chine en France et a nommé un spécialiste de la Chine comme conseiller diplomatique, des actions qui reflètent sa considération envers le pays.

« Les politiques de la diplomatie de M. Hollande vers la Chine ne sont pas une rupture avec celles de M. Sarkozy. Il va plutôt poursuivre les politiques de Nicolas Sarkozy », estime une analyse.

Selon un article publié par Le Point, François Hollande et le président chinois Hu Jintao pourront se rencontrer pour la première fois dans le cadre du sommet du G20, qui aura lieu le 18 juin à Los Cabos, au bord du Pacifique au Mexique.

Les Chinois ont acheté 40 % des produits de luxe français

Ajouté au 21/05/2012 par SHI Lei

Le CLSA Asia-Pacific Markets a publié un rapport hier en déclarant que les Chinois riches continuaient à dépenser un quart de leur budget disponible en produits de luxe. Les Chinois ont acheté un tiers des produits de Gucci et de Prada dans le monde.

Les Chinois ont acheté 40 % des produits de luxe français

Selon le rapport, malgré l’estimation d’un certain nombre d’observateurs professionnels sur la croissance économique chinoise qui sera moins rapide, dans les cinq à dix années à venir, la Chine restera le plus grand consommateur mondial de produits de luxe.

En plus, comme le rapport l’a indiqué, presque 30 % des consommations des produits de luxe sont réalisées durant les voyages. Dans le volume de vente des produits de luxe français de cette année, la consommation des Chinois représente 40 %, tandis que celui de Gucci et de Prada, un tiers.

Amar Gil, directeur de recherche de CLSA à Hongkong a dit : « En effet, les Asiatiques ont un fort pouvoir d’achat, dont 80 % sont des Chinois. Les Japonais formaient le gros des consommateurs asiatiques il y a 20 ans, mais maintenant, ce sont les Chinois. »

Une moitié de la consommation mondiale de produits de luxe provient des marchés émergents

D’après l’estimation de CLSA, en 2015, la richesse accumulée des Chinois dont la propriété nette est relativement élevée atteindra 8 764 milliards de dollars, par rapport à 2 627 milliards en 2010. Le taux de croissance annuel cumulé sera de 27 %.

Et les dernières données des institutions concernées montrent que les Chinois ayant la propriété nette élevée sont au nombre de 2,7 millions, les Pékinois étant les plus nombreux avec 460 000 individus.

Aaron Fischer, directeur de recherche sur la consommation et le jeu de CLSA, a indiqué qu’en 2015, 1 milliard de Chinois de la partie continentale et d’Indiens entreraient dans la classe moyenne, la demande en produits de luxe augmentera donc. Actuellement, sur le marché de la consommation des produits de luxe, presque 50 % vient des marchés émergents. La proportion est prévue à 73 % en 2020.

Les recettes de la classe moyenne chinoise ne sont pas réduites. Le mode et la structure de consommation de cette classe n’ont pas changé. Les consommateurs chinois dépensent de grosses sommes d’argent pour les montres, les sacs de luxe, les bijoux et les vêtements. « Les riches ne s’empêchent pas de dépenser », conclut Aaron Fischer.

Fondé en 1986, le CLSA, dont le siège est à Hong Kong, est une institution financière à investissements européens. Il propose des services en valeurs mobilières, de banque de financement et d’investissement privé en Asie-Pacifique.

Ministère français de l’Éducation nationale : le chinois est enseigné sur l’ensemble du territoire

Ajouté au 21/05/2012 par SHI Lei

À Saint-Germain-en-Laye à l’ouest de Paris, le collège les Hauts-Grillets est bien connu. En tant que collège international, il a des sections anglaise, allemande, polonaise, etc. Cette année, il a ouvert une section chinoise, avec des cours et des examens entièrement en chinois.

D’après la directrice de l’établissement Isabelle Ansart, la raison pour laquelle elle a demandé au ministère de l’Éducation nationale de fonder la section chinoise est que la Chine possède de vastes perspectives. La connaissance de la langue et de la culture chinoises offrira un bel avenir aux élèves français.

En effet, à Saint-Germain-en-Laye, on peut commencer le chinois dès l’école primaire. Comme des employés du ministère français de l’Éducation nationale l’ont indiqué, l’enseignement du chinois en France a connu un développement rapide ces dernières années. Il est devenu un « phénomène national », au lieu d’être restreint à quelques écoles dans certaines villes. Afin de promouvoir le développement de l’apprentissage du chinois, le ministère a aussi nommé un inspecteur général du chinois.

Selon cet inspecteur nommé Joël Bellassen, cette année en France, le nombre d’élèves choisissant le chinois au lycée a atteint 29 605. Si l’on ajoute les 3 100 élèves dans les 480 écoles internationales d’outre-mer, le nombre de lycéens apprenant le chinois est de 33 000. En même temps, 16 000 étudiants et 2 000 écoliers en France suivent des études de chinois à divers niveaux.

Au milieu des années 1990, on ne comptait qu’une centaine de participants à l’examen HSK en France. En 2010, le nombre de participants a dépassé 1 000, et en 2011, il a atteint 2 200.

Pour les médias français, l’attrait pour le chinois s’explique par l’élévation de la position de la Chine sur la scène internationale.

Le responsable des affaires de l’Asie-Pacifique d’une grande entreprise française a déclaré à un journaliste : « Vous aurez un avantage si vous parlez chinois après avoir fini vos études d’une école de commerce ou d’ingénieur. » Il a indiqué que beaucoup d’entreprises françaises ont besoin d’employés connaissant la langue et la culture afin d’investir en Chine.

En outre, des experts français en éducation du chinois ont souligné que « l’étude du chinois n’est pas seulement bénéfique à l’économie. Le chinois est une écriture figurative. Apprendre cette langue aide à entraîner les capacités de mémoire et de déduction. »

Selon eux, en apprenant le chinois, les jeunes font la découverte de la culture de ce pays, en particulier le respect des personnes âgées et l’assistance au sein des familles. Cela est justement ce qui manque à la société française marquée par l’individualisme.

Dans le but de promouvoir l’apprentissage du chinois en France, les deux pays ont mis en place des coopérations. Par exemple, la France organise actuellement l’année de la langue chinoise. Le Centre culturel de Chine (CCC) situé au bord de la Seine à Paris a ouvert non seulement des cours de chinois, mais aussi une bibliothèque avec des livres chinois. Il projette également des films chinois pour les élèves français.

Les meilleurs boulangers français apprennent aux Shanghaiens à faire le pain

Ajouté au 21/05/2012 par SHI Lei

À l’occasion de la 17e Fête du pain, le service du commerce du consulat général de France à Shanghai UBIFrance, France Export Céréales et plusieurs entreprises culinaires françaises renommées organisent du 12 mai au 10 juin des activités dans plusieurs grandes boulangeries et supermarchés de Shanghai, afin de promouvoir la culture de la boulangerie française auprès des consommateurs chinois.

Pascal Tepper et Christian Vabret, deux MOF (Meilleurs ouvriers de France), sont arrivés à Shanghai pour donner des cours aux élèves de Shanghai Young Bakers, la première école professionnelle de boulangerie et de pâtisserie de Shanghai. Ils ont ainsi partagé leurs techniques de fabrication du pain, ainsi que des concepts de nutrition et de santé avec les citadins.

Un pavillon France réussi pour la 86ème édition du salon national des sucreries et des boissons alcoolisées de Chengdu

Ajouté au 21/05/2012 par SHI Lei

Cette année le pôle agroalimentaire du bureau UBIFRANCE de Chengdu a organisé, pour la 5ème année consécutive, un pavillon France de 504 m2 à l’occasion du salon national des vins de Tang Jiu Hui regroupant au total 55 sociétés françaises.
 Désireuses de trouver de nouvelles opportunités d’affaires dans la région du Sichuan, l’ensemble de ces entreprises ont pu à cette occasion, présenter leurs produits (vins, Champagne, Cognac, spiritueux etc.). Ce salon, organisé du 23 au 26 mars 2012, fut l’occasion pour les entreprises françaises de rencontrer des importateurs, des distributeurs, des détaillants, des sommeliers et autres professionnels du secteur en provenance de l’ensemble du territoire chinois alors venus à Chengdu à cette occasion.

Plus important Salon national pour les boissons alcoolisées en Chine, Tang Jiu Hui, a encore regroupé l’intégralité du secteur dont 3000 exposants et 150 000 visiteurs professionnels lors de sa 86ème édition. Pour cette édition 2012, les vins de raisins ont pris une place particulièrement importante et la présence française était encore en croissance.

 UBIFRANCE présentait le plus important pavillon national lors de Tang Jiu Hui (un pavillon organisé en collaboration avec l’AAPRA – agence de promotion des produits agro-alimentaires d’Aquitaine – et Sud de France Export – région Languedoc-Roussillon). De l’avis des exposants français, qui représentaient toutes les régions viticoles françaises, l’opération 2012 a été une belle réussite avec une fréquentation en hausse et des rendez-vous de haut niveau. UBIFRANCE a prévu d’accroître la superficie du pavillon France en 2013 et d’organiser un dîner VIP mariant la gastronomie sichuanaise et les vins français. Le secteur des vins et spiritueux reste particulièrement stratégique tant pour la Chine que pour la France. En rythme annuel, les exportations de vins français ont progressé en 2011 de 73% en volume et de 98% en valeur. La France représente ainsi plus de la moitié du marché des vins importés en Chine.

 

Bordeaux et Wuhan au cœur de la valorisation de la recherche franco chinoise en littérature

Ajouté au 21/05/2012 par SHI Lei

La littérature française et la littérature comparée constituent des domaines de coopération d’enseignement et de recherche particulièrement actifs dans les actions de coopération franco-chinoises.
 Les relations qui se sont tissées dans les années 80 entre les universités de Bordeaux et Wuhan ont connu depuis 2006 un nouvel essor.

Dans le cadre de leur partenariat, le département de français de l’institut des langues étrangères de l’Université de Wuhan et le département des Lettres de l’Université Bordeaux3 ont développé une réelle dynamique de mobilité au niveau de l’enseignement supérieur favorisant la coopération entre les systèmes éducatifs chinois et français.

Depuis 2006 la mobilité étudiante et enseignante entre Wuhan et Bordeaux ne cesse de se développer dans le domaine des lettres et des langues. En 2012, un enseignant français de Bordeaux 3 viendra comme chaque année en mission à Wuhan, un enseignant chinois ayant effectué fin 2011 un séjour scientifique d’un mois à Bordeaux, 12 étudiants Wuhanais partiront un an en échange à Bordeaux, et 6 étudiants français séjournent à l’université de Wuhan.

Cette mobilité nourrie le développement des coopérations scientifiques entre ces deux établissements, à ce jour, cinq projets de recherche impliquant de jeunes doctorants chinois ont vu le jour.

Chaque mission française s’accompagne d’entretiens et de conseils méthodologiques auprès des étudiants de master et de doctorat de Wuhan favorisant ainsi la préparation de leurs poursuites d’études en France. La variété des séminaires spécialisés qui sont animés par les chercheurs de Bordeaux 3 renforcent l’attractivité des enseignements fondamentaux proposés au sein du département de Wuhan. Les récentes interventions ont porté sur la littérature française, littérature générale et comparée, linguistique, didactique, histoire et littérature, …

Cette coopération participe également au rayonnement en France de l’excellence académique du corps enseignant du département de français de Wuhan. Le Professeur Qinggang Du a animé en novembre 2011 un cycle de conférences sur Henri Michaux et la Chine, le mythe de Pangu, et la Révolution Culturelle…

Enfin la mise en place de relations de coopération de long terme s’appuie sur d’actifs échanges scientifiques autours de thèses en co tutelle. La dernière en date, soutenue en Juin 2011 par WEN Ya a porté sur “Baudelaire et la Nouvelle Poésie Chinoise” et obtenu la mention “Très honorable avec les félicitations du Jury à l’unanimité”. Elle succède au travail de Zhongying Lumba, sur “L’eau et la montagne dans les Rêveries de Jean-Jacques Rousseau et les pensées taoïstes”, soutenue en mai2010. Trois autres thèses en cotutelle sont actuellement en cours. Ces projets participeront à leur tour au renforcement de la coopération universitaire franco chinoise par la recherche.

 

Election de Hollande : pas de grands changements dans les relations sino-françaises (académicien chinois)

Ajouté au 14/05/2012 par SHI Lei

Tian Dewen, membre de l’Académie des sciences sociales de Chine (ASSC), a qualifié lundi la réussite de François Hollande dans l’élection présidentielle française de “peu surprenante”, estimant qu’il n’y aurait pas de grands changements dans les relations sino-françaises.

M. Hollande a obtenu 51,62% des voix, contre 48,38% pour M. Sarkozy, selon les chiffres annoncés par le ministère français de l’Intérieur.

Bien que les relations sino-françaises aient rencontré des difficultés en 2008, les échanges diplomatiques de haut niveau entre les deux pays sont retournés sur la voie normale. Peu importe qui est élu 7e président de la Ve République en France, la situation générale des relations bilatérales n’aura que peu de répercutions. En fait, il n’ y a pas de différends entre les deux pays concernant leurs intérêts fondamentaux, a fait remarquer M.Tian, également directeur du département chargé des affaires sociales et culturelles de l’institut de recherche sur l’Europe de l’ASSC.

Selon lui, le développement régulier des relations économiques et commerciales sino-françaises se poursuivra après l’entrée officielle en fonction de M. Hollande, car ces relations sont devenues pragmatiques, réciproquement avantageuses et durables. Elles sont soutenues par les gouvernements des deux pays, et poussées par les exigences propres des deux économies ainsi que par leur volonté de coopérer et de réaliser une situation gagnant-gagnant.

Malgré les bouleversement politiques survenus, en particulier en 2008, les relations économiques et commerciales sino-françaises se sont développées de façon régulière. Cette tendance ne changera pas avec la présidentielle française, a prévu M. Tian.

Selon les statistiques du ministère chinois du Commerce, le volume du commerce entre la Chine et la France a atteint 52,08 milliards de dollars en 2011, en croissance de 16,4% sur un an, la France devenant ainsi le quatrième partenaire commercial de la Chine au sein de l’Union européenne.

Sur ce total, 30 milliards de dollars sont dus aux exportations chinoises vers la France (+8,5%) et les importations de produits français par la Chine ont augmenté de 29,1% à 22,08 milliards de dollars.

M. Tian a attribué la réussite de M. Hollande à la présidentielle au fait que les Français ont perdu leur confiance dans la gouvernance de M. Sarkozy après l’application d’une politique d’austérité depuis deux ans. Ils ont demandé au gouvernement de réajuster leur politique macro-économique face à une économie en stagnation.

Bien que M. Hollande ait remporté l’élection, il fera face à toute une série de problèmes tant économiques que sociaux, a noté M. Tian. Le Fonds monétaire international (FMI) a abaissé ses prévisions pour la croissance de l’économie française en 2012 à 0,2%, soit 1,2 point de pourcentage de moins que le chiffre annoncé en septembre 2011 par des experts des institutions financières internationales.

Le changement de pouvoir en France ne saurait affecter la bonne dynamique des relations économiques et commerciales entre la Chine et la France

Ajouté au 14/05/2012 par SHI Lei

Après l’accession de François Hollande, âge de 57 ans, à la présidence française en l’emportant sur Nicolas Sarkozy, les entreprises chinoises désireuses de s’ouvrir aux marchés internationaux se posent tout de suite la question de savoir dans quelle direction évolueront les relations économiques et commerciales entre la Chine et la France. La stabilité de ces relations entre les deux pays, respectivement deuxième économie mondiale et plus grand pays en développement, et cinquième économie du monde et membre-noyau de la zone euro, revêt une grande importance non seulement pour leur développement ultérieur, mais aussi pour les échanges commerciaux dans la région, voire même pour les relations économiques et commerciales mondiales.

De l’avis de Madame Yao Ling, maître de recherche adjointe au département de l’Europe de l’Académie du Commerce et de la Coopération internationaux relevant du ministère du Commerce, vu l’étiquette de gauche de Hollande, les relations économiques et commerciales sino-françaises pourraient subir une certaine pression au début du mandat de celui-ci, mais cela ne saurait changer leur élan de développement. Elle est plutôt optimiste quant aux perspectives de développement de ces relations, en raison des discours amicaux des dirigeants des deux pays, du bon développement de ces relations ces dernières années et de la forte complémentarité de celles-ci. Elle pense par ailleurs que le nucléaire, l’aérospatial et le chemin de fer sont des domaines très prometteurs de la coopération bilatérale.

Cependant, des analystes tiennent à rappeler que, bien qu’on ne note pour le moment aucun signe du recul ou de la détérioration des relations économiques et commerciales entre les deux pays, les facteurs suivants pourraient avoir, dans une certaine mesure, un impact négatif sur ces relations après l’accession de Hollande au pouvoir.

En premier lieu, François Hollande appartient à la gauche. On a vu que dans le passé, les personnalités françaises de gauche ont très souvent adopté une attitude dure sur des problèmes comme les litiges commerciaux et la réévaluation du yuan. Il est fort possible que Hollande poursuive ce style. En second lieu, l’économie française est entrée en récession et le taux de chômage a atteint son plus haut point de 9,8% depuis 20 ans. Dans ce contexte, il se peut que Hollande, pour détourner l’attention de la crise sociale, agite le drapeau du protectionnisme. En troisième lieu, en comparaison avec Sarkozy qui a beaucoup d’expérience du pouvoir, Hollande possède peu de capital politique, et nombre d’économistes doutent de sa capacité à gérer et à promouvoir la coopération économique et commerciale sino-française.

« Au début de leur mandat, les dirigeants français, pour de multiples raisons, adoptent souvent une position dure dans leurs relations économiques et commerciales avec l’étranger. » Dans un premier temps, pense Madame Yao, les relations sino-françaises pourraient souffrir un peu, mais elles sont appelées à se développer, car, c’est là la tendance générale qu’il est impossible de modifier. D’abord, parce qu’avec le temps qui passe, Hollande comprendra mieux la situation et adoptera une politique plus amicale à l’égard de la Chine ; en outre, la Chine étant le plus grand pays en développement, elle représente un immense marché potentiel que la France ne saurait ignorer pour sa reprise économique ; enfin, la crise de la dette européenne et l’aggravation de la situation économique en Europe va obliger Hollande à faire appel à des moteurs de croissance extérieurs.

« Il existe une forte complémentarité entre les deux économies », souligne Madame Yao. La France est très compétitive sur le plan des capitaux, de la technologie et des produits à haute intensité de savoir ; la Chine possède des avantages en ce qui concerne le marché, la main-d’œuvre et les facilités d’investissement. Selon les statistiques de la douane chinoise, la France est, parmi les pays membres de l’UE, le quatrième partenaire commercial de la Chine, le cinquième marché de ses exportations et le deuxième marché de ses importations. « Cette complémentarité pose une solide assise pour les larges perspectives de développement des relations économiques et commerciales sino-françaises », nous confie Madame Yao.

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