Ciné-club de l’Alliance Française de Canton

Ajouté au 12/10/2010 par SHI Lei

Dans le cadre de son rendez-vous cinéma, l’Alliance Française de Canton vous propose : samedi 16 octobre 2010, Arsène Lupin de Jean-Paul Salomé avec Romain Duris et Kristin Scott Thomas (2004, 125 min, VOST).

UbiFrance : 1 150 entreprises françaises se rendent en Chine pour chercher des partenariats

Ajouté au 29/09/2010 par SHI Lei

La semaine dernière, à l’occasion d’une interview en Chine, Alain Cousin, président du conseil d’administration d’UbiFrance (l’Agence française pour le développement international des entreprises) et député de la Manche, a déclaré que 1 150 entreprises françaises se rendront en Chine en 2010 à la recherche de partenariats.

Selon Alain Cousin, le marché chinois est un marché stratégique. Au cours des derniers jours, M. Cousin a rencontré plusieurs investisseurs chinois qui s’intéressent au marché français, et il est convaincu que ces visites sont favorables pour les investissements chinois en France. À l’intérieur de l’UE, la France est le quatrième partenaire commercial de la Chine, le quatrième pays à investir en Chine, et le deuxième pays introducteur de technologies vers la Chine. À présent, la Chine développe rapidement son secteur des nouvelles énergies. Un domaine dans lequel la France possède de nombreux avantages.

Sur invitation d’UbiFrance, un grand nombre de PME françaises se rendent en Chine. D’après les statistiques, 85 % des expositions sont organisées par UbiFrance, et toutes les délégations françaises ont obtenu des résultats concrets en Chine. Selon Alain Cousin, il s’agit d’une méthode plus directe et efficace. En 2010, 1 150 entreprises françaises se sont rendues ou se rendront en Chine pour chercher des partenariats, a-t-il indiqué.

Vincent Perrin, directeur adjoint du service commercial d’UbiFrance en Chine, ajoute que davantage de personnes travaillent au service du commerce à l’ambassade de France en Chine qu’à l’ambassade américaine, et que plus de 1 000 entreprises françaises ont ouvert des bureaux en Chine. Par rapport aux années précédentes, le nombre d’entreprises françaises qui s’installent en Chine a augmenté de 27 %, et le volume général de l’exportation française a également connu une croissance de 35 % au premier semestre de 2010.

Actuellement, 35 % des entreprises françaises en Chine s’installent à Shanghai, 20 % à Beijing, 8 % à Guangzhou, et les autres dans le reste du pays. Les 16 et 17 septembre, l’ambassadeur de France en Chine, M. Hervé Ladsous, a mené une délégation constituée de 50 entreprises françaises à Chongqing, dans le sud-ouest de la Chine.

La Chine et la France manquent une occasion en or de coopération dans le football

Ajouté au 29/09/2010 par SHI Lei

Le 8 septembre, le responsable de la Fédération chinoise de football (CFA) Wei Di est arrivé à Paris, la première étape de son tour d’Europe. Il a participé à la cérémonie de signature entre FC Metz et le jeune défenseur Yi Teng, premier joueur chinois à passer professionnel après avoir été formé en Europe, et s’est entretenu avec les nouveaux responsables de la Fédération Française de Football (FFF). Mais la coopération entre les deux pays, comme le « Projet de Clairefontaine » de 2005, est probablement impossible.

En 2005, au cours du Championnat junior aux Pays-Bas, un responsable principal de l’Administration générale du Sport de Chine, Cui Dalin, et le responsable de la CFA Xie Yalong s’étaient rendus spécialement en France pour discuter avec la FFF du transfert de sportifs chinois à Clairefontaine, en France. Ce projet s’inscrivait dans le contexte des années Chine-France, les décideurs chinois et français étaient donc enthousiastes pour faciliter son avancement. En outre, Robert Louis-Dreyfus, grand actionnaire de l’Infront (agence de marketing faisant la promotion du football en Chine) devient une force essentielle dans les coulisses.

Robert Louis-Dreyfus était le PDG d’Adidas, ainsi que le plus grand actionnaire de l’Olympique de Marseille. Appréciant beaucoup le marché chinois, et Adidas étant le sponsor de la CFA, il espérait une coopération plus vaste et complète sur le football entre la Chine et la France. Mais ce projet n’a pu être concrétisé pour plusieurs raisons. Malheureusement, M. Louis-Dreyfus est décédé en juillet 2009, et il manque désormais un pousseur ferme pour la coopération sur le football entre les deux pays.

Au cours de sa visite en France, Wei Di a rencontré plusieurs responsables de clubs, tous très courtois. Mais pour la coopération véritable, il reste nombre de problèmes à résoudre, notamment les capitaux et les obstacles politiques de l’UE. Il est donc difficile d’entreprendre une coopération sur le football de grande envergure. Les deux pays ont manqué une occasion en or dans ce domaine.

France.fr, le site de promotion de la France.

Ajouté au 29/09/2010 par SHI Lei

France.fr Le 14 juillet 2010, le Service d’information du gouvernement (SIG) a lancé le site www. France.fr, portail officiel de la France. Il rassemble l’ensemble des ressources de l’Internet public français. Les Français de l’étranger et les étrangers souhaitant s’informer sur la France peuvent y trouver des informations intéressantes. Le site est regroupé autour de 6 grandes rubriques :
– connaître : approfondir ses connaissances sur la France (sa géographie, son histoire, ses valeurs, ses institutions…)
– visiter : découvrir la France, préparer son séjour
– vivre : s’informer et utiliser les services pratiques de la vie quotidienne française (logement, santé, justice, sport…)
– étudier : s’orienter et se former tout au long de sa vie
– travailler : connaître les spécificités du marché du travail français et les informations pratiques sur la vie active
– entreprendre : aider à implanter et développer son activité à l’international
Disponible en 5 langues (français, anglais, allemand, italien et espagnol), Ce site offre un outil précieux au service de la promotion de l’image de la France.

Allocution de l’Ambassadeur de France à l’occasion de l’ouverture de la conférence « Chongqing, ville d’avenir »

Ajouté au 29/09/2010 par SHI Lei

Le service commercial de l’ambassade en Chine (Ubifrance) et la Chambre de commerce française en Chine (CCIFC) ont organisé, en partenariat avec la Commission du commerce de Chongqing (COFTEC), la conférence « Chongqing ville d’avenir » le 16 et 17 septembre 2010.

L’Ambassadeur de France en Chine et Mme LI Shihong, Directrice générale adjointe de la COFTEC ont co-présidé une conférence de presse en présence de Mme Isabelle FERNANDEZ, Conseillère commerciale et Directrice Chine d’UBIFRANCE, Mme Annick DE KERMADEC-BENTZMANN, Présidente de la Chambre de commerce française en Chine et Monsieur Emmanuel ROUSSEAU, Consul Général de France à Chengdu.

(17 septembre 2010)

“Monsieur le vice-président de la CCPCC de Chongqing (YU Xuexin)),
Monsieur le Député-Maire de Toulouse,
Madame la Présidente de la CCIFC,
Madame la Directrice d’Ubifrance,
Monsieur le Président des CCEF,
Mesdames, Messieurs,

Je suis très heureux d’être aujourd’hui avec vous à Chongqing pour participer à la troisième étape, après Xiamen et Tianjin, de l’opération des « Villes d’avenir » en Chine, organisée par la Chambre de commerce française en Chine (CCIFC) et le service commercial de notre ambassade (Ubifrance), en partenariat avec la Coftec, pour la partie chinoise.

Tout d’abord, je voudrais saluer la Municipalité de Chongqing et ses dirigeants qui nous accueillent aujourd’hui : on ne pouvait pas mieux choisir que cette ville du sud-ouest de la Chine pour accueillir une telle opération : en effet, Chongqing est une des quatre municipalités autonomes du pays, la plus grande concentration urbaine du monde, soit 32 millions d’habitants, engagée dans un formidable effort de développement, de modernisation et d’ouverture sur le monde et dont les derniers résultats sont particulièrement impressionnants et positifs, puisqu’on a atteint un taux de croissance annuel du PIB supérieur à 15 %. Je voudrais donc féliciter ici tous les acteurs publics et privés, les administrations comme les entreprises et les employés comme les dirigeants, pour cette belle réussite économique et souhaiter naturellement qu’elle se poursuive.

Je voudrais aussi souhaiter la bienvenue à M. Pierre Cohen, Député-Maire de Toulouse et président de la communauté d’agglomération du Grand Toulouse et à sa délégation d’élus et d’entreprises qui effectuent leur premier déplacement officiel à Chongqing, ville jumelle de Toulouse depuis 30 ans, et, à ce titre, =le= pionnier de la coopération décentralisée franco-chinoise.

Je souhaite également remercier les 51 sociétés françaises, dont plusieurs ont fait spécialement le déplacement depuis la France, qui participent à cette opération à Chongqing. C’est la première fois que l’Equipe de France de l’Export réunit un nombre aussi élevé de PME et de grands groupes dans une « ville d’avenir » chinoise, c’est dire tout l’intérêt que suscite cette ville et son potentiel de développement.

La France et la ville-province de Chongqing entretiennent déjà d’excellentes relations dans les domaines économiques, commerciaux et culturels. Je mentionnais à l’instant que Chongqing avait signé son premier jumelage avec une ville étrangère dès 1982 avec Toulouse ; le Maire HUANG Qifan consulte chaque année, au sein de son Comité consultatif international, le CMIA, plusieurs présidents de groupes internationaux dont Gérard MESTRALLET, de GDF SUEZ, et Bruno LAFONT de LAFARGE. Et pour parler un peu d’histoire, il faut rappeler que, lorsque Deng Xiaoping a quitté la Chine pour s’installer en France, c’est d’ici qu’il est parti, depuis Chongqing !

Plusieurs grands groupes français, qui ont fait le choix stratégique de s’implanter ici, ont décidé de renforcer leurs investissements. Je peux citer :

* Lafarge, premier, et de loin, investisseur français dans cette région et qui inaugurera une 6ème cimenterie dans les prochaines semaines
* Carrefour qui a ouvert un sixième hypermarché
* Suez Environnement qui renforce ses partenariats avec « Chongqing Water Group » au-delà du traitement des eaux usées et de la distribution d’eau potable et qui est en train de mettre sur pied une co-entreprise avec un partenaire chinois pour développer des réseaux de chaud et de frois
* Arte-Charpentier, grand cabinet d’architecture, qui va réaliser les travaux d’aménagement de « l’archipel des pêcheurs »
* ADPi qui travaille sur les études concernant l’extension de l’aéroport de Chongqing
* AREP qui se positionne pour réaliser la nouvelle gare de l’ouest.

Je vois également d’autres perspectives très favorables pour nos entreprises, notamment dans les secteurs suivants : le secteur médical, avec nos liens étroits avec le CHU de Chongqing et Sanofi Pasteur, le secteur des technologies vertes depuis que Chongqing a été désigné « ville pilote » par la NDRC.

Comme l’a indiqué la Ministre du commerce extérieur, Madame Idrac, lors de sa visite ici en avril dernier, le gouvernement français souhaite vivement renforcer ses liens, et ses investissements, avec cette ville et cette région, qui font l’objet, sur le plan du développement économique et de l’aménagement du territoire, d’une grande attention du gouvernement central de Pékin. Vous pouvez donc compter sur mon engagement, ma détermination et ma disponibilité, ainsi que sur ceux des différents services français en Chine, pour vous aider à la réalisation de vos projets d’implantation et/ou de coopération.

Je souhaite beaucoup de succès à « Chongqing, ville d’avenir » et vous remercie de votre attention”.

Il y a une alliance objective entre l’Europe et la Chine, estime le chef du groupe UMP à l’Assemblée nationale de France

Ajouté au 29/09/2010 par SHI Lei

L’Europe et la Chine doivent travailler côte à côte au niveau politique ainsi au niveau économique afin de renforcer leur “alliance objective” dans les affaires internationales et bilatérales, a indiqué le chef du groupe de l’UMP (parti au pouvoir) à l’Assemblée nationale française Jean-François Copé dans une interview exclusive accordée à l’agence de presse Xinhua.

La Chine, ayant connu un développement fascinant dans un délai rapide, constitue aujourd’hui la deuxième puissance économique et la première population du monde. A mesure que son poids économique s’affirme, la Chine joue un rôle de plus en plus actif sur la scène internationale et lie “une alliance objective” avec l’Europe, a constaté M. Copé.

“Je pense qu’il y a une alliance objective entre l’Europe et la Chine, sur de très nombreux sujets du G20. Pas seulement sur la politique monétaire, je pense que cela concerne aussi la politique commerciale, je pense que cela concerne les échanges entre nos deux régions, la Chine et l’Europe. Là-dessus, il y a un champ très vaste de discussion “, a-t-il précisé.

Selon lui, la coopération euro-chinoise pourrait être réalisé aux deux niveaux : niveau politique et niveau économique.

Au niveau politique, il estime qu’il est très important que l’Europe et la Chine trouvent des points de convergences à exprimer à l’ensemble des partenaires dans des instances comme le G20.

“Je pense que la question de la politique monétaire, de la politique commerciale, de la régulation du système financier mondial sont des questions sur lesquelles la Chine doit absolument prendre des positions fortes parce que c’est autant son intérêt que l’intérêt du monde. Et nous avons des intérêts convergents dans ce domaine” a-t-il poursuivi, ajoutant que ” je pense que ce n’est pas un faux débat que d’inviter les Chinois autour de la table pour réfléchir à un nouveau Bretton Woods “.

Du point de vue économique, M. Copé a évoqué surtout son souhait de renforcer le partenariat franco-chinois.

“J’ai regardé les chiffres, et je voyais par exemple que la part de marché français en Chine est de 1,3% contre près de 5% pour l’Allemagne. C’est typiquement un domaine dans lequel nous devons progresser. Cela veut dire d’ailleurs que ce sont à nos entreprises d’imaginer de nouveaux partenariats”, a-t-il signalé, rappelant l’amitié franco-chinoise datant de 1964, l’année où le Général de Gaulle avait établi avec la Chine des relations diplomatiques.

“Cette amitié il faut qu’elle soit de plus en plus concrète”, a souligné M. Copé.

Un partenariat solide euro-chinois contribuera à la multipolarisation du monde. Il est dans l’intérêt de l’Europe ainsi que dans celui de la Chine de ne pas réduire le dialogue mondial au “G2 ” (la Chine et lesEtats-Unis), a fait remarquer M. Copé.

“L’Europe est très utile pour cela, elle a 2.500 ans d’histoire, elle a sa maturité, elle a vécu des tragédies, elle est rassemblée aujourd’hui malgré les difficultés technocratiques. C’est un continent où on fait la paix et la prospérité”, a-t-il ajouté.

“Mon sentiment est que, dans ces sujets là, dans le dialogue mondial, nous avons des choses à nous dire et à faire ensemble”, a conclu M. Copé.

Rendez-vous avec la gastronomie française à Beijing

Ajouté au 29/09/2010 par SHI Lei

Après avoir dégusté des gâteaux de lune à la fête traditionnelle de la Mi-Automne, la capitale chinoise a un rendez-vous les 25 et 26 septembre avec la gastronomie française. Le festival français 2010, qui a ouvert ses portes samedi à Beijing, rassemble plusieurs marques agro-alimentaires de l’Hexagone.

“Il s’agit de la 9ème édition de notre festival”, a présenté Cathrine Etchart, la directrice du bureau de Beijing de la Sopexa Chine (la société française pour l’expansion des ventes de produits agricoles), “cette année, nous avons plusieurs nouveaux partenaires, comme Air France, Citroën et Madame Figaro. L’événement nous permet de créer une rencontre directe entre les produits français et les consommateurs chinois.”

Au cours du festival, des visiteurs peuvent déguster sur place et gratuitement des vins, des chocolats artisanaux, des fromages, et des petits gâteaux.

“La France fait partie des principaux pays exportateurs des produits agro-alimentaires en Chine. Nous sommes réputés pour nos vins et spiritueux”, déclare avec fierté Marie-Lise Molinier, la conseillère de l’ambassade de France en Chine pour les Affaires agricoles .

Avec une croissance économique remarquable, la Chine est, selon elle, “un marché important à l’heure actuelle, et encore plus à l’avenir”. Les exportateurs français doivent donc selon elle s’adapter et essayer de satisfaire les besoins du marché chinois.

PSA Peugeot Citroën et Dongfeng Motors créeront une troisième usine en Chine

Ajouté au 29/09/2010 par SHI Lei

Le constructeur automobile français PSA Peugeot Citroën et le groupe chinois Dongfeng Motors ont décidé de mettre en place une troisième usine de production automobile à Wuhan (centre de la Chine), selon un communiqué publié mardi à Paris par la société française.

D’une capacité initiale de 150.000 véhicules, cette usine sera destinée à produire des véhicules de gammes moyennes et moyenne inférieure, et elle entera en production en 2013, selon un communiqué publié à l’occasion d’une visite du président de PSA Peugeot Citroën, Philippe Varin, en Chine.

Cette usine doit porter la capacité de production de la coentreprise Dongfeng Peugeot Citroën Automobiles (DPCA) de 450. 000 véhicules par an en 2010 à 750.000 en 2015, précise le communiqué.

PSA Peugeot Citroën et Dongfeng Motors prévoient aussi de lancer au moins un nouveau véhicule par an et par marque, soit 12 nouveaux modèles DPCA d’ici cinq ans. Ce plan vise à renouveler en profondeur l’offre existante, et à augmenter les couvertures de marché des marques Peugeot t Citroën en Chine.

La coentreprise DPCA poursuivra le déploiement de ses réseaux de ventes Dongfeng Peugeot et Dongfeng Citroën afin d’offrir un service de qualité et de proximité à ses clients. D’ici 2012, chaque marque disposera de concessionnaire dans les 300 principales villes chinoises et d’un réseau complémentaire de plusieurs centaines d’agents.

PSA Peugeot Citroën étudie, dans le cadre de la stratégie de son développement en Asie, la possibilité d’exporter une partie de la production (véhicules montés et collections de pièces) de la DPCA vers des pays de la région.

L’ensemble de ces initiatives permettront à la DPCA d’atteindre son objectif d’occuper une part de marché de 5% en Chine à l’horizon 2015, ajoute le communiqué.

Le partenariat entre PSA Peugeot Citroën et Dongfeng Motors remonte en 1992, où les deux groupes avaient signé un accord de coentreprise.

En juillet 2010, le groupe français avait signé avec le groupe automobile China Changan (CCAG) à Paris un contrat portant sur la création d’une deuxième coentreprise à parité en Chine.

La Chine est déjà le deuxième marché pour PSA Peugeot Citroën, selon les chiffres publiés par le groupe français.

Air France-KLM et China Southern signent un accord de joint-venture

Ajouté au 29/09/2010 par SHI Lei

Le transporteur franco- néerlandais Air France-KLM a annoncé mardi avoir signé un accord avec la compagnie chinoise China Southern un accord de “joint- venture” portant sur le partage des recettes sur la ligne Paris- Guanzhou, capitale de la province chinoise du Guangdong (sud), accord qui entrera en vigueur à compter du 1er novembre 2010.

Cet accord a été signé par le directeur général du groupe Air France-KLM, Pierre-Henri Gourgeon, et le PDG de China Southern, Tan Wan Geng, à Roissy, près de Paris, selon un communiqué publié par le groupe franco-néerlandais.

Tous les vols d’Air France et de China Southern entre Paris et Guanzhou sont déjà exploités en partage de code.

Avec la signature de cet acord, les clients des deux compagnies auront plus de choix d’horaires et plus de fréquences et plus de destinations en correspondance au-delà de ces deux villes seront progressivement introduites en partage de codes dans le cadre de la joint venture, précise le communiqué.

Cet accord “renforce les liens déjà existants entre les compagnies Air France et China Southern”, et “renforce notre position dans une des régions les plus dynamiques du monde et nous donne les moyens d’offrir à notre clientèle un meilleur service tout en maîtrisant nos coûts”, a indiqué M. Gourgeon.

“Le groupe Air France-KLM consolide ainsi sa place de transporteur européen leader vers la Chine”, a souligné M. Gourgeon.

La gouvernance de la coentreprise sera assurée conjointement par Air France et China Southern. Un comité directeur sera mis en place, auquel rapporteront cinq groupes de travail chargés de la mise en oeuvre des accords de joint-venture dans les domaines du réseau, de la gestion de la recette, de la vente, du produit et des finances.

“En joignant leurs forces, China Southern et Air France entrent dans une nouvelle phase de coopération. La joint venture permettra aux deux compagnies d’améliorer leur compétitivité et d’être offensifs sur un marché en plein développement”, a ajouté M. Tan.

Depuis 2004, Air France et China Southern proposent des vols en partage de code entre Paris et Guangzhou, suite à un accord signé en 2003. KLM et China Southern assurent un vol quotidien en partage de code entre Amsterdam et Guangzhou depuis 2001, et entre Amsterdam et Pékin depuis 2006.

Basée à l’aéroport international de Baiyun de Guangzhou, China Southern dispose d’une flotte de 400 avions, et dessert 172 destinations dans 30 pays et régions du monde.

Le groupe Air France-KLM, constitué en 2004, est composé d’une société holding et de deux compagnies aériennes conservant leur marque et leur identité. Air France et KLM desservent 244 destinations dans le monde avec une flotte de plus de 594 avions.

Unions sino-françaises : difficile de dépasser la barrière de la langue

Ajouté au 29/09/2010 par SHI Lei

« Les mariages entre Chinois et Français sont extrêmement courants », affirme Cui Yun, un Chinois originaire de la province du Shandong, qui gère un restaurant avec son beau-frère français Vincent à Beijing.

« Le Français est amical, il ne distingue pas les Asiatiques des autres. On dit que les Français aiment la notion de fraternité. Mais dans les mariages transnationaux, ils rencontrent un défi : il leur est difficile de dépasser la barrière de la langue », poursuit-il.

En Chine, on rencontre souvent des couples mixtes qui ont du mal à trouver l’harmonie, surtout ceux qui font connaissance sur Internet. Imaginez : un couple dîne au restaurant, incapable de parler en raison de la barrière linguistique. Le sourire devient le seul vecteur de communication de toute la soirée.

Selon Julien, un Français domicilié à Nanning dans le Guangxi (sud-ouest de Chine), « la langue est un problème majeur des alliances sino-françaises. Si les deux maîtrisent l’anglais, le couple parvient à exprimer ses sentiments, et les deux personnes peuvent se comprendre et s’entendre de mieux en mieux ».

Julian a épousé une belle jeune femme chinoise. « J’ai commencé à m’intéresser à la culture chinoise très tôt et ma capacité d’adaptation est bonne. De plus, mon épouse est une femme de bon sens, notre relation est très harmonieuse ». Néanmoins, sur le sujet du mariage transnational, les époux reconnaissent que le bonheur des couples est loin d’être acquis d’avance.

« De nombreux Occidentaux ont le désir de trouver une femme vertueuse et sage en Asie, mais ils négligent souvent les différences culturelles et les obstacles sont parfois durs à surmonter », explique Julien.

« C’est difficile », admet Cui Yun. « Les divergences sont partout : la langue, les habitudes de vie, les repas et l’éducation. Les couples ne découvrent ces divergences qu’en vivant ensemble pendant quelque temps. Les contradictions quotidiennes provoqueront, tôt ou tard, une tension entre les deux parties ».

La France est l’un des pays qui enregistrent le plus de mariages transnationaux au monde. Entre 1996 et 2006, le nombre d’unions entre Français et étrangers a doublé. En France, un couple sur six est mixte. En prenant en compte les 50 000 couples qui s’enregistrent outre-mer, la proportion peut atteindre un tiers.

« Les Français voient une ligne claire entre bon et mauvais, et ils insistent souvent sur la validité de leur point de vue. Si l’on veut aboutir à un accord, il faut avoir prendre le temps de se connaître et s’imprégner des deux cultures différentes », analyse Cui Yun.

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