Le partenariat stratégique global sino-français entre dans une nouvelle phase

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

Le président chinois Hu Jintao a effectué du 4 au 6 novembre une visite officielle en France. Cette visite, qui a abouti à une déclaration conjointe visant à renforcer le partenariat stratégique global entre la Chine et la France et à une multitude d’accords de coopération entre les milieux d’affaires des deux pays, a marqué un nouveau chapitre dans le développement global, fructueux et rapide des relations sino-françaises.

UN CALENDRIER CHARGE, UN ENJEU PARTICULIER

Sur une période de moins de 48 heures, le calendrier du président Hu était bien chargé.

M. Hu a eu plusieurs entretiens officiels avec les dirigeants français, dont son homologue Nicolas Sarkozy, et il a rencontré des “vieux amis” de la Chine comme l’ancien président Jacques Chirac. Il s’est rendu à la tombe du soldat inconnu à Paris, un monument à haute portée symbolique pour la France, pour y déposer une gerbe de fleurs. Il a également visité des entreprises françaises du secteur des hautes technologies. Les gouvernements et entreprises des deux pays ont saisi l’occasion de la visite du président Hu pour signer une série d’accords de coopération et des contrats commerciaux.

Les deux pays ont attaché une grande importance à cette visite, qui, deuxième du genre effectuée par le président Hu sur une période de six ans, intervient sur fond de réchauffement des relations sino-françaises qui ont connu des hauts et des bas ces derniers temps.

Dans l’après-midi du 4 novembre, Nicolas Sarkozy et son épouse se sont rendus à l’aéroport pour accueillir personnellement le président Hu et son épouse avant de les accompagner jusqu’à l’hôtel, une réception rare côté protocolaire depuis l’investiture de M. Sarkozy.

En moins de 48 heures, les deux dirigeants ont eu au moins cinq entretiens, au cours desquels ils ont discuté en profondeur d’une série de questions d’intérêt commun, allant des relations bilatérales à la coopération commerciale, en passant par la situation internationale avec en particulier l’établissement du nouvel ordre financier international dans le cadre du G20.

UNE VISITE FRUCTUEUSE ET MUTUELLEMENT BENEFIQUE

Jeudi dernier, les deux pays ont publié une déclaration conjointe sur le renforcement du partenariat stratégique global, un document qui a consolidé les fondements des relations bilatérales, basées sur le partenariat global sino-français établi en 1997 et le partenariat stratégique global conclu en 2004.

Selon la déclaration, la France et la Chine, membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies et deux des plus grandes économies du monde, ont une responsabilité particulière. Leur relation doit continuer à avoir valeur d’exemple.

Un nouveau type de relations entre les grands partenaires, tourné vers l’avenir, doit émerger sur la base des principes de coopération d’égal à égal, de tolérance et de bénéfices mutuels.

Les deux parties devront également approfondir leur coordination et coopération dans les affaires internationales, combattre ensemble les grandes menaces planétaires, en particulier en matière de prolifération des armes de destruction massive et de leurs vecteurs, travailler à résoudre les crises régionales, en particulier s’agissant de l’Afghanistan, du dossier nucléaire iranien et de la dénucléarisation de la Péninsule coréenne.

De plus, les deux pays sont aussi parvenus à de nombreux consensus surtout en matière de lutte contre le protectionnisme commercial, la gestion des changements climatiques, la promotion du développement de l’économie africaine et le renforcement des relations entre la Chine et l’Europe.

Durant la visite, une série d’accords de coopération bilatéraux ont été signés, couvrant divers domaines dont le nucléaire, l’aéronautique, les économies d’énergie et la protection de l’environnement, avec par exemple le contrat portant sur l’achat d’avions Airbus et l’accord de coopération entre la Cité Interdite (Chine) et le musée du Louvre (France). D’après les estimations des médias français, la valeur des accords signés a atteint 20 milliards d’euros (28,1 milliards de dollars).

EVALUATION POSITIVE

La visite fructueuse du président Hu en France est couronnée des évaluations positives de tous bords tant en France qu’en Chine.

Dans un article paru vendredi, le journal français “Le Figaro” a affirmé que depuis la visite précédente du président Hu en France il y a six ans, la Chine a fait un grand pas en avant. La France a davantage besoin du soutien de la Chine, non seulement sur le plan des échanges commerciaux bilatéraux, mais aussi sur un grand nombre de dossiers internationaux. La visite du président Hu, à une semaine du sommet du G20 à Séoul, est propice pour la France, qui va assumer la présidence du bloc à partir de la fin de l’année.

Le journal “Les Echos”, quotidien français spécialisé dans l’actualité économique et financière, a indiqué dans un article que la France attache une grande importance à la visite du président Hu, soulignant que les accords signés lors de la visite étaient d’une importance particulière.

La ministre française de l’Economie, Christine Lagarde, s’est déclarée “très satisfaite” de la visite du président Hu, qui était “une très belle réussite en termes de résultats” et “une démonstration de l’amitié entre la France et la Chine”.

Les contrats signés étaient “tout à fait satisfaisants, à la fois dans leur volume et leur diversité”, a affirmé la ministre.

Pour sa part, la présidente du groupe nucléaire Areva, Anne Lauvergeon, s’est félicitée des contrats signés avec la Chine, qui, selon elle, “représentent une nouvelle étape dans les relations entre Areva et ses partenaires chinois”.

Côté chinois, les experts et fonctionnaires ont eux aussi apporté des jugements positifs à l’égard des résultats et de l’importance de la visite du président Hu en France.

Selon Shen Xiaoquan, chercheur au Centre de recherche des affaires internationales de l’Agence Xinhua, la multiplication des échanges et des visites des dirigeants des deux pays depuis le début de l’année est le signe d’un fort élan dans le développement des relations sino-françaises.

“Le développement constant des relations sino-françaises est conforme aux intérêts fondamentaux des deux pays, et est aussi favorable à la promotion de la paix et du développement dans le monde”, a souligné M. Shen.

Les larges consensus entre la Chine et la France sur le plan de la philosophie politique, de la lutte contre le changement climatique et de la gestion du système financier international devraient continuer à jouer un rôle de premier plan dans les affaires internationales à l’avenir, a-t-il noté.

Au niveau de la coopération économique et commerciale, la Chine et la France jouissent d’une forte complémentarité, a fait remarquer M. Shen.

“Dans un contexte où la communauté internationale cherche à répondre activement à la crise financière et à parvenir à une reprise économique au plus vite, à développer de nouvelles technologies et à explorer de nouveaux pôles de croissance économique, les deux pays ont vu leur complémentarité se renforcer, et l’importance stratégique de leur coopération bilatérale ressortir encore davantage”, a-t-il dit.

De surcroît, il existe un énorme potentiel en ce qui concernent les échanges dans le domaine des sciences humaines, ce qui contribue à jeter une base solide pour la coopération politique et économique entre les deux pays, a-t-il poursuivi.

De son côté, le chercheur de l’Académie chinoise des sciences sociales, Tian Dewen, a déclaré dans une interview accordée à Xinhua que depuis 2008, les relations sino-françaises ont connu des hauts et des bas, et que la visite du président Hu en France montrait que les efforts visant à rétablir la bonne entente diplomatique ont réussi.

Pour faire progresser les relations sino-françaises, les dirigeants des deux pays doivent développer une nouvelle approche dans leur volonté de mettre de côté les différends et chercher des terrains d’entente, s’appuyant sur une vision stratégique à long terme, a souligné M. Tian.

L’ambassadeur de Chine en France, Kong Quan, a estimé, quant à lui, que la visite du président Hu avait permis aux deux pays d’échanger en profondeur leurs points de vue sur les relations bilatérales et les dossiers internationaux majeurs, et de parvenir à des consensus. Sous l’impulsion de cette visite, la Chine et la France inaugurent une nouvelle phase qui devrait voir leurs relations bilatérales continuer à se développer de manière globale, fructueuse et rapide.

Les détails de la visite du président Hu Jintao en France

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

Quels cadeaux le président Sarkozy a-t-il offerts au président Hu ?

Le président chinois Hu Jintao a reçu lors de sa visite d’État en France de grands crus de Bordeaux. Son épouse a reçu un « grand parfum » dans un flacon en cristal de Baccarat, a-t-on appris de l’Élysée.

Les vins offerts à M. Hu ont des millésimes correspondant aux dates importantes de l’histoire de la Chine et de sa vie, par exemple 1942 (sa naissance), 1949 (établissement de la République populaire de Chine), 1964 (établissement des relations sino-françaises), 1978 (lancement de la politique de réforme de l’ancien président Deng Xiaoping), 2002 (élu secrétaire général du Comité central du PCC) et 2008 (Jeux olympiques de Beijing).

Le couple chinois a également offert des cadeaux au président français et à son épouse : un buste de Montesquieu sculpté par Yuan Xikun pour le président Sarkozy, et une broche en argent représentant une fleur de prunier pour Carla Bruni-Sarkozy.

Pour accueillir M. Hu à l’aéroport, la France a choisi une Renault Vel Satis.

Quelles automobiles la France a-t-elle utilisées pour servir cette visite ?

Les trois grandes marques automobiles françaises ont participé à la bonne opération de cette visite de cinquante-quatre heures. Selon des internautes chinois, il s’agissait d’une bonne publicité.

De son hôtel à l’Élysée, Hu Jintao a pris une Peugeot 607.
À son arrivée à Nice, M. Hu a été conduit par une Citroën C6.

Où a séjourné le président chinois ?

À Paris, le président Hu Jintao et sa suite sont descendus à l’Hôtel Four Seasons George V Paris. C’est un palace luxueux établi en 1928, situé près des Champs-Élysées, dans le 8e arrondissement de Paris. Il abrite l’un des meilleurs restaurants du monde avec « le Cinq ».

À Nice, la délégation chinoise a séjourné à l’Hôtel Negresco. C’est l’un des rares témoins de l’hôtellerie du début du XXe siècle. Ses façades suivent une trame néo-classique, avec une ornementation opulente quasi baroque.

Visite du Président chinois en France : une avancée majeure dans la coopération nucléaire

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

La visite d’Etat du 4 au 6 novembre dernier a permis de rappeler le grand attachement des 2 pays à la relation franco-chinoise et de réaffirmer leur volonté de soutenir et d’aller plus loin dans le développement de ce partenariat historique, notamment dans le domaine nucléaire.

Dans le cadre de cette visite officielle faisant suite à celle du Président français en avril dernier, la France et la Chine ont décidé d’approfondir davantage la coopération nucléaire, d’étendre les champs de coopération et de développer ensemble de nouveaux projets, y compris sur des marchés tiers, tout en poursuivant les projets de coopération en cours d’exécution.

Le renforcement de la coopération dans le domaine nucléaire a été marqué par 3 événements majeurs :

* la signature d’ un contrat de fourniture de 20 000 tonnes d’uranium sur 10 ans, d’un montant de 3,5 milliards de dollars.

* la signature d’un accord industriel de coopération dans le domaine du traitement-recyclage des combustibles usés, un document constituant « la dernière étape avant un contrat commercial » selon la partie française. L’accord prévoit de construire une usine de type La Hague et une usine de type fabrication de combustible MOX afin que la Chine dispose d’une usine de retraitement pour réduire considérablement les résidus et éviter trop de problèmes de stockage

* le lancement d’une coentreprise à parts égales pour la production et la commercialisation des tubes de zirconium pour la fabrication d’assemblages de combustibles. Située à Shanghai, l’usine sera opérationnelle à la fin 2012.

Sous l’impulsion de cette visite, la relation franco-chinoise a amorcé une nouvelle phase destinée à faire progresser encore davantage le partenariat global stratégique entre les 2 pays.

Accord de coopération franco-chinois sur la lutte contre les changements climatiques

Ajouté au 16/11/2010 par SHI Lei

Dans le cadre de la visite d’Etat du Président chinois Hu Jintao, Jean-Louis Borloo, Ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer, et Zhang Ping, Président de la Commission nationale de la réforme et du développement de la République populaire de Chine, ont signé un accord de coopération entre la France et la Chine dans le domaine de la lutte contre les changements climatiques.

« Cet accord symbolise la qualité du partenariat franco-chinois en matière de lutte contre les changements climatiques. Il est une étape importante dans la perspective de la conférence internationale de Cancun de décembre prochain qui devra renforcer les acquis obtenus lors de la conférence de Copenhague de décembre 2009 », a déclaré Jean-Louis Borloo.

Cet accord met en œuvre les engagements pris par les deux pays en novembre 2007 lors de la visite du Président de la République en Chine.

Les domaines de coopération concerneront l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre, l’adaptation aux changements climatiques, le renforcement des capacités administratives à lutter efficacement contre les changements climatiques et les mécanismes de marché (MDP).

Le Ministère de l’ écologie, de l’ énergie, du développement durable et de la mer, et la Commission nationale de la réforme et du développement ont été chargés de piloter cette coopération qui associera l’ensemble des parties prenantes françaises et chinoises. Côté français, l’ADEME (l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), l’AFD (l’Agence française de développement), le Ministère des affaires étrangères et le ministère de l’économie prendront part à la mise en œuvre des différentes actions de partenariat.

Visite d’État de HU Jintao en France – Signature d’une convention de prêt de l’AFD

Ajouté au 16/11/2010 par SHI Lei

Une convention de prêt d’un montant de 28 millions d’euros a été cosignée le 4 novembre à l’Élysée par son Excellence M. KONG Quan, ambassadeur de Chine en France représentant le Ministère chinois des Finances, et par M. Dov ZERAH, Directeur Général de l’Agence Française de Développement (AFD), en présence de HU Jintao et Nicolas Sarkozy.

Cette convention de prêt concerne le financement de la construction d’un réseau de chauffage urbain pour la municipalité de Jinzhong, située dans la province du Shanxi.

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Cette opération s’inscrit dans la mise en œuvre de la Déclaration conjointe sur le changement climatique, signée par les présidents Nicolas Sarkozy et HU Jintao à Pékin en novembre 2007.

Le projet vise à doter la ville de Jinzhong d’un réseau centralisé de chauffage urbain. Il prévoit de construire la première phase d’un réseau de chaleur, alimenté par une centrale à co-génération nouvellement construite, et qui desservira une surface totale d’environ 10 million de m². Ce réseau se substituera aux anciennes chaufferies d’ilot et de quartier, particulièrement inefficaces et très polluantes. Le projet permettra ainsi d’éviter annuellement l’émission d’environ 400 000 tonnes de dioxyde de carbone (CO2). Il aura également un effet positif sur la santé publique et le confort de vie des habitants de Jinzhong en évitant l’émission de plusieurs milliers de tonnes de dioxyde de souffre (SO2) et de suie chaque hiver et en améliorant le service public de chauffage urbain. Ces impacts environnementaux sont particulièrement importants dans la province du Shanxi dont l’économie centrée sur l’exploitation du charbon engendre une pollution locale et globale importante.

Le coût total du projet est estimé à 66 millions d’euros auquel l’AFD participe à hauteur de 28 millions d’euros. Le concours de l’AFD servira à l’achat d’équipements.

L’AFD en Chine Institution publique financière, l’Agence Française de Développement (AFD) agit, depuis plus de 60 ans et dans plus de 60 pays, pour combattre la pauvreté et préserver les biens publics mondiaux.

L’AFD intervient en Chine depuis 2004 dans le cadre d’un mandat de lutte contre le changement climatique. Ce mandat a été réaffirmé par la Déclaration conjointe sur le changement climatique adoptée par les Présidents Sarkozy et HU Jintao en novembre 2007 à Pékin.

L’intervention de l’AFD en Chine se décline ainsi selon deux objectifs reflétant les préoccupations stratégiques de la France en Chine :

* Découpler croissance économique et émissions de gaz à effet de serre,
* Nourrir les accords bilatéraux par des partenariats franco-chinois.

Au-delà des économies d’émissions de gaz à effet de serre induites par les projets que réalise l’AFD, l’effet recherché est d’accompagner les politiques publiques chinoises vers des modes de développement plus sobres en carbone.

A la fin 2010, le cumul des engagements nets de l’AFD en Chine devrait s’élever à près de 820 millions d’Euros pour 15 projets, répartis dans les secteurs suivants : efficacité énergétique, énergies renouvelables, développement urbain et rural durable.

Véhicules électriques : coopération scientifique de haut niveau entre la Chine et la France

Ajouté au 16/11/2010 par SHI Lei

À l’occasion du 25e Salon international des véhicules électriques, hybrides et à piles à combustible (EVS 25) à Shenzhen, une délégation française composée d’entrepreneurs et de chercheurs s’est rendue en Chine du 7 au 12 novembre.

« Au cours de sa visite en France, le président chinois Hu Jintao a inspecté spécialement une usine d’automobiles électriques à Nice. Avec l’approfondissement de leur relation, la Chine et la France ne sont pas seulement un vendeur et un acheteur. Nous avons besoin également de recherches communes sur la technologie automobile et l’industrie émergente. Nous avons un grand potentiel de coopération dans ce domaine », a déclaré le 11 novembre Hervé Ladsous, ambassadeur de France en Chine, lors d’une réception d’honneur pour la délégation.

Sur les difficultés du développement du marché, Eric Prosé, président de Tilter et membre de la délégation, a expliqué au journaliste de China.org que « dans un véhicule, nous avons deux cent soixante cellules, contre les quatre au maximum d’un appareil photo. Aujourd’hui, la plus grande difficulté est de trouver une échelle de contrôle électronique qui permet à toutes ces cellules de communiquer de manière harmonieuse, et une autonomie longue distance. L’un de nos défis majeurs est d’utiliser 100 % de l’énergie disponible, de manière fiable et en assurant la sécurité du système de batterie, contre l’utilisation actuelle de 80 % de sa capacité ».

« J’étais venu ici pour trouver un fabricant de batteries qui nous convient, et j’ai été surpris du dynamisme du marché chinois, cela me donne envie d’aller plus vite que prévu vers la création d’une nouvelle usine pour proposer mon véhicule ici ». À propos des coopérations concrètes conclues lors de la visite avec des entreprises chinoises, il a gardé le secret, mais « une coopération scientifique de haut niveau a été établie entre la Chine et la France dans le domaine du véhicule électrique », a-t-il révélé.

Le conseiller pour la Science et la Technologie de l’ambassade de France en Chine, Norbert Paluch, a confirmé ces propos : « La délégation a visité le Centre de recherche sur le véhicule électrique de l’Académie des sciences de Chine, et a conclu des échanges avec les ingénieurs de l’Université de Tsinghua, soit deux des meilleurs établissements chinois dans le domaine. Les deux pays vont continuer à promouvoir la coopération scientifique de haut niveau ».

« Les deux pays ont déjà eu beaucoup de coopérations sur la production de l’électricité nucléaire, une composante importante du véhicule électrique et de la protection de l’environnement, donc, à l’avenir, je suis convaincu que la Chine et la France peuvent développer ce secteur », a répondu M. Prosé aux inquiétudes sur la pollution engrangée par ces activités.

« Les coopérations industrielles dans ce domaine n’ont pas toutes commencé, mais cela est normal. Il faut beaucoup de confiance et des accords de partenariat, ce qui prend du temps », a-t-il indiqué.

Association « Carrefour France Sichuan » … 10 ans déjà !

Ajouté au 03/11/2010 par SHI Lei

Le 2 Juin 2010, Jean François Lemoux, Directeur Général international de Groupama accueillait au Siège Social de l’entreprise à Paris les membres de l’Association « Carrefour France Sichuan » et leurs invités pour une conférence-table ronde autour du thème « Chine-Sichuan : actualités, accélérations et nouvelles dynamiques ».

Les quelques deux cents participants à cette soirée ont écouté les interventions des meilleurs experts français de l’économie et des entreprises chinoises rassemblés autour de Bernard Debray, président fondateur de l’Association.

Les travaux furent conclus par un discours particulièrement apprécié de Philippe Guelluy, ancien ambassadeur de France en Chine qui a dressé un tableau réaliste de l’actualité politique, économique et humaine chinoise. Il a souligné les efforts remarquables de l’Association et l’intérêt majeur représenté par l’évolution du Sichuan et ses potentialités.

Les membres de l’association se sont ensuite réunis pour fêter le 10ème anniversaire de l’Association, en se remémorant les actions très concrètes menées depuis sa création : missions d’entreprises conduites dans la province en partenariat avec l’Association des Dirigeants Commerciaux de France (DCF), accueil en France de nombreuses délégations sichuannaises, organisation d’expositions…

L’activité de l’association s’appuie tant en France qu’au Sichuan sur un réseau d’associations et d’institutions, et plus particulièrement au Sichuan avec la Chambre de Commerce Internationale du Sichuan (CCPIT), le Centre d’Incubation de PME de l’Union Européenne à Chengdu (EUPIC), et bien évidemment avec le Consulat Général de France et le Bureau Ubifrance à Chengdu.

Au-delà de ces actions, il faut mettre en avant la dimension éducative, culturelle, humaine de l’association composée de bénévoles, hommes et femmes français et chinois, de bonne volonté, tous acteurs de la vie économique, culturelle et sociale.

Visite de Hu Jintao en France: le nucléaire et l’aviation espèrent de nouveaux contrats

Ajouté au 03/11/2010 par SHI Lei

La Chine et la France espèrent signer plusieurs documents de coopération dans l’énergie nucléaire civile ainsi que dans l’aviation, a déclaré jeudi Fu Ying, vice-ministre chinois des Affaires étrangères.

Mme Fu a fait cette remarque lors d’un point de presse portant sur la visite du président chinois Hu Jintao en France et au Portugal du 4 au 11 novembre.

La Chine et la France ont établi une coopération fructueuse en matière d’énergie nucléaire civile et d’aviation, citant pour exemple la centrale nucléaire de Daya Bay dans la province du Guangdong (sud), ainsi que la cha?ne d’assemblage final d’Airbus A 320 à Tianjin, a-t-elle poursuivi.

La Chine a une attitude positive envers la France quant au développement de la coopération dans ces deux domaines, ajoutant que les deux parties cherchent ensemble à l’étendre.

En réponse à une question concernant l’impact des grèves actuelles en France, elle a répondu que la situation en France ne bousculerait pas l’ordre du jour du président chinois.

La visite du président Hu en France et au Portugal intervient dans un contexte économique mondial encore instable et à la veille du Sommet du G20 à Séoul.

Cette visite s’inscrit également dans la promotion des relations amicales entre la Chine, la France et le Portugal, et plus généralement entre la Chine et l’UE.

Pendant son séjour en France, M. Hu s’entretiendra avec le président fran?ais Nicolas Sarkozy et rencontrera le Premier ministre Fran?ois Fillon ainsi que d’autres dirigeants fran?ais.

Mme Fu a indiqué que l’objectif de la visite de Hu Jintao en France était de promouvoir un développement stable et à long terme des relations stratégiques entre la Chine et la France.

“La Chine est satisfaite du développement complet des relations bilatérales, mais nous estimons que nos relations doivent refléter les changements actuels”, a ajouté Mme Fu.

La Chine souhaite qu’à travers le dialogue de haut niveau, les deux pays puissent intensifier la compréhension et la confiance mutuelles, et promouvoir un partenariat d’égalité et de respect mutuel entre les deux puissances.

Dans le domaine économique, la Chine espère que cette visite permettra de promouvoir le commerce bilatéral et les investissements afin d’obtenir de nouveaux progrès, a-t-elle fait savoir.

Les dirigeants des deux pays discuteront aussi de la promotion des relations Chine-UE et de la coopération à un niveau international, a ajouté Mme Fu.

Vu que la France prendra la présidence du G20 à la mi-novembre, les deux dirigeants devraient procéder à un échange de points de vue sur le sommet du G20 de Séoul et sur le futur développement du mécanisme du G20, a poursuivi Mme Fu.

Les discussions porteront aussi sur la coopération dans les domaines des hautes technologies, de l’économie d’énergie, de la protection environnementale et des échanges culturels et éducatifs, a-t-elle révélé, ajoutant que les deux parties pourraient signer des accords dans ces domaines.

Lors de son séjour au Portugal, Hu Jintao aura des entretiens avec le président portugais Anibal Cavaco Silva, le Premier ministre Jose Socrates et d’autres dirigeants portugais.

Les deux parties discuteront de l’élargissement de leur coopération dans les domaines du commerce, des investissements, de la construction d’infrastructures, des nouvelles énergies et des échanges culturels, a ajouté Fu Ying.

La Chine souhaite signer des documents de coopération dans ces domaines avec le Portugal, a fait savoir Mme Fu, ajoutant que la coopération économique et culturelle serait au centre des discussions.

Les questions relatives au G20 figuront sur l’agenda de la prochaine visite de Hu Jintao en France

Ajouté au 03/11/2010 par SHI Lei

La Chine a déclaré jeudi que les questions relatives au Groupe des 20 (G20) figuraient sur l’agenda de la visite du président chinois Hu Jintao en France la semaine prochaine.

La vice-ministre chinoise des Affaires étrangères Fu Ying a fait ces remarques lors d’un point presse sur la prochaine tournée du président chinois en France et au Portugal.

A l’invitation des présidents fran?ais Nicolas Sarkozy et portugais Anibal Cavaco Silva, Hu Jintao va effectuer des visites d’Etat dans ces deux pays entre les 4 et 7 novembre.

La visite européenne de M. Hu sera suivie par le sommet du G20 à Séoul, en République de Corée, entre les 11 et 12 novembre.

La France, qui assumera la présidence du G20 après le Sommet de Séoul, a appelé à une réforme du système monétaire et financier, selon des médias.

Lors de son discours devant des ambassadeurs en ao?t, Nicolas Sarkozy s’est aussi engagé à prendre des mesures pour surveiller les fluctuations des prix des matières premières afin d’éviter toute crise économique et financière potentielle.

Selon Mme Fu, la Chine accorde une grande importance aux propositions fran?aises sur les questions concernant le G20, et va maintenir le contact avec la France en la matière.

Les discussions relatives au G20 seront au centre de la visite de Hu Jintao en France, a-t-elle ajouté.

Les membres du G20 — l’Argentine, l’Australie, le Brésil, le Royaume-Uni, le Canada, la Chine, la France, l’Allemagne, l’Inde, l’Indonésie, l’Italie, le Japon, le Mexique, la République de Corée, la Russie, L’Arabie saoudite, l’Afrique du Sud, la Turquie, les Etats-Unis et l’Union européenne — constituent 90% de la production mondiale, 80% du commerce mondial et les deux tiers de la population mondiale.

L’AFD contribue au dialogue France-Chine-Afrique sur la gestion durable de la forêt

Ajouté au 25/10/2010 par SHI Lei

Dans le cadre de la mise en œuvre de son premier projet Forêt en Chine, l’AFD a invité M. MAKON, ancien Ministre du Cameroun et Facilitateur adjoint du Partenariat pour la Forêt du Bassin du Congo (PFBC), ainsi que plusieurs experts français de haut niveau, à participer à un Symposium International sur « la Forêt, le Carbone et l’Eau en réponse au changement climatique » et à un atelier franco-chinois (premier du genre) organisé par l’AFD sur le thème de la gestion durable de la forêt (du 15 au 18 juin 2010 dans la province chinoise du Yunnan).

Ces rencontres ont rassemblé près de 150 représentants forestiers des provinces chinoises autour de l’Administration nationale chinoise des Forêt et des partenaires de cette opération (AFD, WWF Chine, United States Department of Agriculture – Forest Service).

Une importante délégation d’experts français accompagnée par M. le Consul Général de France à Chengdu, M. ROUSSEAU, M. JY GROSCLAUDE et l’AFD Pékin, a saisi cette occasion pour mettre en valeur le savoir-faire français, participer au débat d’idées sur les politiques forestières chinoises et sur l’adaptation des politiques forestières au changement climatique et pour échanger sur les attentes de la Chine en matière d’assistance technique forestière internationale.

Parmi les invités de l’AFD venus spécialement de France figuraient l’ONFI, le CIRAD, Bureau Veritas, Spot Image, la Fédération des Communes Forestières de France, FRM.

Des coopérations trilatérales concrètes France-Chine-Afrique ont été évoquées, en particulier sur des actions conjointes de formation sur la certification FSC, le développement des marchés des crédits carbone forestiers (en liaison avec le FFEM, l’ONFI et la CDC Climat) et, éventuellement à terme, de cofinancement d’un projet pilote en Afrique.

M. MAKON a en outre été reçu par l’Ambassadeur de France en Chine qui s’est félicité de cette initiative de l’AFD et qui a souhaité, à cette occasion, réunir autour de lui les représentants des ambassades des pays du Bassin du Congo.

La discussion a souligné l’importance croissante de la préservation de la ressource forestière et l’urgence de structurer les échanges internationaux sur le bois avec la Chine. Des relations s’amorcent entre la Chine et l’Afrique et M. MAKON fait de l’adhésion de la Chine au PFBC l’une de ses priorités en soulignant l’importance du rôle que peut jouer la France dans ce domaine. M. MAKON a chaleureusement remercié l’AFD pour son action sur la Forêt en Chine, et pour avoir pris l’initiative auprès des autorités centrales de Pékin de rapprocher les acteurs africains et chinois sur le thème de la Forêt.

Ces rencontres, entre Copenhague et Cancun et durant l’année internationale sur la Biodiversité, ont contribué à faire avancer le dialogue France-Chine-Afrique sur la gestion durable de la Forêt et confirment le potentiel important de coopération sur cette thématique ainsi que la pertinence d’une action en Afrique et en Chine pour y contribuer activement.

PS : Le (re)boisement est l’une des 3 actions annoncées par la Chine retenues à la 15ème session de la Conférence des Parties à Copenhague. La Chine est en outre l’un des plus grands consommateurs de bois importé de la Forêt du Bassin du Congo.

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