La comédie française interprétée par l’opéra de Pékin

Ajouté au 11/09/2012 par SHI Lei

La pièce classique de Molière « Les Fourberies de Scapin » interprétée par l’opéra de Pékin ? Le 1er septembre, cette combinaison unique de deux traditions théâtrales emblématiques a été présentée au public au Théâtre de Wuhan. Il s’agit d’une coproduction de la troupe de l’opéra de Pékin du Fujian et de l’Institut théâtral de Paris III.

La pièce a été présentée au moins trois fois à Beijing au cours de la dernière décennie. Mais c’est la première fois que cette comédie française monte sur les planches de l’opéra de Pékin.

Après sa tournée en Chine, la pièce sera présentée dans plusieurs villes européennes.

La scène se passe à Naples. Octave a épousé Hyacinthe en secret, une jeune fille pauvre. Léandre est tombé amoureux d’une Égyptienne nommée Zerbinette. Mais les pères des deux hommes ont d’autres projets de mariage pour leurs enfants. Les amoureux désespérés font ainsi appel aux ruses de Scapin, valet de Léandre, qui arrive finalement à tout arranger.

Distribution :

Acteurs : Troupe de l’Opéra de Pékin du Fujian, Brigitte PARQUET, Leeroy BOONE

Mise en scène : Alan BOONE

Conseils artistiques : WANG FU Qiumin et FENG Xuefeng

Adaptation : Robert ANGEBAUD, Alan BOONE, WANG FU Qiumin

Traduction en chinois : WANG FU Qiumin

Adaptation du livret : LU Baixing

Le gouverneur du Sichuan s’est déplacé à Chamonix et Annecy

Ajouté au 11/09/2012 par SHI Lei

M. JIANG JUFENG s’est rendu à Chamonix et à Annecy dans le cadre de la coopération Alpes-Sichuan

Pour son déplacement en France au cours de l’été 2012, le Gouverneur du Sichuan, M. Jiang Jufeng a choisi les Alpes et a bien voulu solliciter la Coopération Alpes-Sichuan pour lui organiser son séjour et l’accompagner afin d’assurer le lien avec les hôtes français.

Un nouveau mémorandum a été signé à cette occasion à Chamonix avec le Président du Comité de massif, M. Joël Giraud. De nouvelles opportunités, inattendues, sont venues renforcer et crédibiliser l’action initiée par le Ministère des sports et le Comité de massif des Alpes en 2007 et installée auprès du Consulat de France à Chengdu, témoignant de l’intérêt et de la confiance qu’accordent aujourd’hui les plus hautes autorités de la province chinoise à la Coopération Alpes-Sichuan.

M. Jiang Jufeng, accompagné de membres importants de son gouvernement et de M. Serge Koenig, Vice consul qui dirige la Coopération Alpes-Sichuan, a été accueilli à Annecy le 23 juin par les maires-adjoints MM. Dominique Puthod et Ludovic Banet. Le gouverneur a ensuite longuement échangé avec M. Bernard Accoyer, député et maire d’Annecy le Vieux et président de l’Assemblée nationale. Ont participé à un diner d’honneur dans le cadre magnifique de l’Impérial Palace, entre autres, M. Chomienne, commissaire de massif et M. Evrard, secrétaire général de l’association européenne des élus de montagne. La Coopération Alpes-Sichuan a présenté au Gouverneur les orientations et les avantages qu’apporte un tourisme durable à une province montagneuse. Le directeur de l’Impérial M. Lovato, a présenté sa coopération culinaire bien ancrée avec le Sichuan et réuni les élèves hôteliers sichuanais en stage dans l’établissement pour une photo ensemble.

Après la signature du mémorandum par le vice-président de PACA (qui sera également contresigné par M. Bernard Soulage vice-président de Rhône-Alpes), le Gouverneur s’est entretenu officiellement avec M. Giraud pour évoquer les perspectives prometteuses de cette coopération portée par le comité de massif et les deux régions alpines.

La délégation s’est ensuite rendue au sommet de l’Aiguille du Midi où M. Serge Koenig, guide de haute montagne de la Compagnie de Chamonix, a remis le « piolet de l’amitié » au Gouverneur.

M. Jiang Jufeng s’est aussi vu offrir par les éditions Nivéales le 1er numéro en chinois du magazine d’alpinisme « Vertical ». Il a quitté Chamonix après une visite à la boutique exposition du photographe de montagne Mario Colonel.

Restés à Chamonix le 25 juin à la demande du Gouverneur, les représentants de l’administration du tourisme du Sichuan ont encore rencontré M. Prudhomme, directeur de l’Office du tourisme et visité l’organisation d’un camping ainsi que l’UCPA, à la recherche de solutions pour répondre au besoin croissant en Chine de consommation de loisirs par la nouvelle classe moyenne de plus en plus nombreuse.

Carrefour a rejeté la rumeur de son retrait du marché chinois

Ajouté au 01/09/2012 par SHI Lei

La rumeur de la « cession des affaires de Carrefour en Chine » a commencé à circuler depuis le 28 août. Selon un cadre supérieur d’une entreprise de distribution locale, le groupe Huarun prendrait en main les affaires du groupe français en Chine.

En revanche, le service des relations publiques de Carrefour en Chine a rejeté la rumeur, affirmant qu’en tant que deuxième distributeur au détail dans le monde, Carrefour va continuer à « se développer de manière continue en Chine ».

Par contre, une information vérifiée sur la fermeture des deux seuls supermarchés Carrefour à Singapour, marché dans lequel le groupe français jugeait qu’il lui serait difficile d’occuper la place dominante à court et à moyen terme, est venue plus ou moins confirmer la rumeur.

Selon des médias, le groupe Carrefour aurait besoin d’un financement à hauteur de 3 milliards d’euros pour sortir de ses difficultés actuelles et relancer ses affaires liées aux grands supermarchés en Europe. La cession des affaires à l’étranger pourrait lui apporter une solution de financement.

En fait, ces dernières années, le groupe français s’est retiré successivement des marchés japonais, mexicain, russe et thaïlandais. En juin de cette année, il a aussi annoncé son retrait du marché grec. Selon des analystes, Carrefour pourrait prochainement renoncer à ses activités en Turquie, en Indonésie, en Pologne, en Roumanie, en Malaysia et à Taïwan. Ces opérations pourraient lui apporter des liquidités d’un à trois milliards d’euros.

« Il est peu probable que Carrefour se départisse de ses affaires en Chine et quitte le pays, d’autant que le groupe possède une centaine de supermarchés en Chine et qu’il serait difficile de tous les céder à court terme. Ce serait plutôt un certain retrait dans certaines régions », a affirmé Wang Xuankai, consultant en gestion au cabinet Zhengluijunce. Selon ce dernier, différent du marché grec, le marché chinois de la distribution au détail est toujours prometteur pour les investisseurs. Le développement de complexes commerciaux, notamment des centres commerciaux dans les villes de deuxième et troisième échelons du pays, leur offre de bonnes perspectives. Carrefour ne peut pas se permettre de renoncer aux attrayants profits du marché chinois.

De pair avec ce qui se passe à l’étranger, Carrefour recule aussi en Europe. Selon une information du Figaro, le siège de Carrefour en France envisagerait de licencier 500 à 600 salariés, soit à peu près 8 % du personnel de Carrefour, et il en a averti le syndicat, le 29 août.

« Plus de 70 % des activités de Carrefour se concentrent en Europe. Le chiffre d’affaires du marché français représente 44 % du total, et celui des autres pays européens représente 38 %. L’exploitation du marché européen est donc décisive pour le résultat fusionné du groupe », a expliqué Wang Yikai. Les activités du groupe présentent toutefois des performances durablement décevantes en Europe, et les grands supermarchés sont en train de perdre vraisemblablement leurs atouts comme mode commercial.

Pour Georges Plassat, nouveau PDG du groupe Carrefour depuis mai dernier, trois ans seront nécessaires pour sauver le destin de Carrefour.

Selon Wang Yikai, le redressement de Carrefour affronte trois difficultés. D’abord, une pression financière aggravée par la récession de l’économie mondiale; puis, l’impact de la vente en ligne et l’augmentation des magasins de spécialités ; et enfin, les pressions grandissantes liées à l’inefficience de la gestion et au coût élevé du fonctionnement d’un groupe aussi grand que Carrefour.

Selon des analystes, la réorganisation financière prendra beaucoup de temps et coûtera cher à Carrefour. La société devra recourir au financement extérieur puisque sa situation financière est déjà pénible.

Les touristes chinois débarquent à Nice

Ajouté au 01/09/2012 par SHI Lei

Pour les Chinois, il y a deux destinations qui comptent : Paris et Nice. L’augmentation du niveau de vie en Chine dope le marché touristique niçois.

Exposition des rues historiques et culturelles chinoises en octobre à Paris

Ajouté au 14/08/2012 par SHI Lei

Le comité organisateur de la promotion des rues historiques et culturelles chinoises tiendra, du 23 octobre au 1er novembre, une exposition au Centre culturel de Chine (CCC) à Paris.

À la suite d’une invitation du CCC de Paris, cette exposition sera organisée par le CCC et le Groupe des médias de Chine. L’exposition choisira 15 quartiers parmi les 40 rues choisies dans les quatre concours des « rues historiques et culturelles », qui sont bien protégées et très symboliques. La présentation se fera sous la forme d’une exposition et d’une campagne de sensibilisation intitulée « une rue, une chose et une histoire ». « Une rue », ce sont les rues historiques et culturelles chinoises sélectionnées, qui seront présentées par quelques photos panoramiques (1 à 3 photos) de l’antiquité et du présent, ainsi qu’un plan reflétant sa superficie . « Une chose », c’est une marchandise ou un objet artistique symboliques . Il y aura enfin « une histoire » de 500 à 800 mots concernant l’origine et l’évolution de la rue ou d’une ancienne boutique.

Dans le but d’accroître la réputation des rues historiques et culturelles de Chine à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, le comité d’organisation avait ouvert une Exposition des rues historiques et culturelles chinoises en décembre 2011 au CCC de Tokyo, qui était la première exposition à l’étranger consacrée à ces rues. L’exposition avait montré par des photos, des vidéos et des objets, le charme de ces rues de manière artistique. Après l’exposition, les objets exposés avaient été conservés par le CCC de Tokyo pour une exposition permanente au Japon.

Compte tenu de la réussite de l’exposition à Tokyo, et afin de promouvoir la protection de ces rues historiques et culturelles et de présenter au reste du monde leurs caractéristiques et leur vitalité, le comité d’organisation a décidé d’organiser cette année une deuxième exposition à l’étranger. Il espère mettre ces rues en scène pour montrer leurs caractéristiques, présenter au monde le charme unique de ces rues chinoises et accroître leur réputation, par une rencontre de la civilisation chinoise avec la mode et la culture contemporaine françaises, à travers un dialogue multiculturel.

Coopération franco-chinoise dans le domaine spatial

Ajouté au 14/08/2012 par SHI Lei

Signature de l’accord sur Cardiospace

Le 11 juillet 2012, le CNES et l’ACC (China Astronaut Research and Training Center) ont signé à Pékin un mémorandum d’entente relatif à la recherche sur les dysfonctionnements cardiovasculaires induits par un séjour en environnement micro-gravitationnel.

Des discussions complémentaires entre les deux parties ont également permis la signature d’une annexe technique de l’accord, destinée à préciser les étapes techniques du développement de l’instrument Cardiospace, dont le lancement est désormais prévu dans le cadre de la mission du laboratoire chinois Tiangong-2 (vers décembre 2014).

Séminaire sino-français: l’innovation peut rendre la vie meilleure

Ajouté au 05/08/2012 par SHI Lei

Le 24 juillet, le séminaire sino-français 2012 s’est déroulé dans la province du Yunnan (sud de la Chine). Autour de la table ronde, des experts chinois et français ont tous mis l’accent sur l’importance de l’innovation, parce que c’est l’innovation qui est capable de convertir la crise en opportunité, mais le changement ne devrait pas rester au niveau idéologique et institutionnel, il faudrait transformer tous les types d’innovations en productivité.

Le séminaire a été co-organisé par l’institut de diplomatie de Chine et la société de stratégie de France. Zhao Jinjun, président de l’institut de diplomatie de Chine et ancien ambassadeur chinois en France, a donné un discours à l’occasion de la cérémonie d’ouverture, en affirmant que nous sommes dans une situation de compétition internationale de plus en plus féroce, tous les pays ont besoin d’innovation afin de jouer un rôle respectable dans ce monde. Il a souligné que la Chine devrait apprendre de l’expérience de pointe en Europe en termes de développement économique, de lutte contre la pauvreté et de protection de l’environnement.

Dans la conjoncture actuelle, la crise financière a continué à se répandre malgré une reprise économique anémique. Afin de sortir de la crise, l’innovation nous permettra de nous diriger vers le chemin du succès. Pendant ce temps, nous devons renforcer la coopération internationale dans les domaines des nouvelles technologies, de l’écologie, de l’énergie, de la protection de l’environnement, qui seront sans doute bénéfiques pour promouvoir la marche de la société vers l’avant.

Interview écrite de Laurent Fabius avec Xinhua avant sa visite en Chine

Ajouté au 22/07/2012 par SHI Lei

La relation avec la Chine est une priorité pour le nouveau gouvernement français. Nous sommes animés par une ambition nouvelle pour notre relation bilatérale, ambition d’ailleurs soulignée par les Présidents Hu et Hollande lors de […]

1. M. le Ministre, en tant que puissance occidentale traditionnelle, la France entretient des relations amicales de longue date avec la Chine, quelle est la stratégie du nouveau gouvernement français concernant les relations franco-chinoises ?

La relation avec la Chine est une priorité pour le nouveau gouvernement français. Nous sommes animés par une ambition nouvelle pour notre relation bilatérale, ambition d’ailleurs soulignée par les Présidents Hu et Hollande lors de leur premier entretien, au Mexique lors du G20 en juin. C’est dans cet esprit que j’ai souhaité me rendre rapidement à Pékin.

Comme vous le soulignez, nos relations d’amitié sont anciennes et reposent sur des fondamentaux solides. Nous sommes deux pays membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, les deuxième et cinquième puissances économiques mondiales, et très attachés à nos cultures exceptionnelles. Ces statuts nous donnent des responsabilités communes pour apporter notre contribution à la résolution des défis mondiaux.

Sur cette base solide, le gouvernement français entend s’investir activement dans la promotion du partenariat franco-chinois, afin de lui faire franchir une nouvelle étape.

2. Après son élection à la présidence de la République, M. François Hollande a montré son attachement aux relations franco-chinoises : il a d’abord rencontré M. Kong Quan, qui est l’un des premiers ambassadeurs étrangers qu’il ait reçus ; puis il a eu de bons échanges amicaux au Mexique, durant le G20, avec le président Hu Jintao. Dans l’avenir, comment la France pense maintenir ce partenariat stratégique global avec la Chine ?

Les premiers contacts au plus haut niveau ont été très positifs et ils ont montré l’importance que nous accordons à notre relation avec la Chine. Le Président de la République Française et le Président Hu Jintao ont eu un entretien chaleureux au G20. Ils ont posé en commun les bases sur lesquelles nous entendons écrire une nouvelle page des relations franco-chinoises. Ils ont affirmé leur volonté commune de faire franchir un nouveau palier à notre partenariat global stratégique.

L’objectif de ma visite, la première d’un ministre français en Chine depuis la formation du nouveau gouvernement, est d’établir un bon dialogue avec les autorités chinoises, de les écouter et de fixer avec eux les perspectives de notre relation dans les années à venir. Nous abordons la relation franco-chinoise avec une vision stratégique et de long terme.

Notre partenariat stratégique doit s’adapter car le monde a changé. Les équilibres politiques et économiques mondiaux ont été redistribués en quelques années, faisant apparaître de nouveaux défis qui constituent une préoccupation majeure pour les Européens en général et les Français en particulier. La Chine, par sa taille et en raison même de ses succès, a un rôle central à jouer dans la promotion d’un nouvel équilibre et d’une nouvelle stabilité. C’est l’objectif majeur auquel nous devons travailler dans le cadre de notre partenariat.

Dans ce cadre, je vois trois priorités :

le rééquilibrage par le haut de nos relations économiques et commerciales ;
le renforcement de notre partenariat politique auquel il faut donner des traductions concrètes ;
la promotion des échanges entre nos deux peuples, entre nos deux sociétés civiles.

3. Au cours de ces dernières années, les relations franco-chinoises ont fait des progrès à tous les égards. Dans quels domaines pensez-vous continuer à les renforcer davantage ?

Je souhaite que se renforcent les principaux axes de coopération qui constituent la réalité concrète et vivante du partenariat franco-chinois, par exemple dans les domaines du nucléaire civil et de l’aéronautique. Dans ces deux domaines, les industriels de nos deux pays travaillent étroitement ensemble. Nous souhaitons aussi ouvrir de nouvelles voies de coopération, par exemple dans le secteur de l’environnement, de l’urbanisme et du développement durable, ou encore dans le secteur financier. La France a beaucoup d’atouts et d’expérience à partager avec la Chine dans ces domaines, dans le cadre de partenariats mutuellement profitables.

Le renforcement des liens entre nos peuples est aussi un axe de coopération que je souhaite développer. Nous organisons ensemble depuis 2011 les années linguistiques croisées, qui visent à promouvoir l’apprentissage du français en Chine et du chinois en France. Cet événement a été un succès. Nous sommes également prêts à accueillir davantage d’étudiants chinois en France. Ils sont aujourd’hui près de 35 000, soit la première communauté étudiante de France. Le renforcement des échanges entre jeunes, ne particulier, est la clé de notre relation future.

4. Les relations économiques et commerciales franco-chinoises ont fait des progrès ces dernières années, mais il reste un grand potentiel à exploiter. Comment pensez-vous faire jouer pleinement nos intérêts respectifs et continuer à élargir notre commerce bilatéral ?

Une relation économique et commerciale intense et équilibrée avec la Chine est l’une de nos priorités. Vous le savez, nous avons une relation économique déséquilibrée avec la Chine, comme la plupart des pays européens. Nous enregistrons un déficit de 27 milliards d’euros en 2011, ce qui n’est pas soutenable. Cela préoccupe les Français, surtout dans la période de difficultés économiques que nous connaissons en Europe. Nous pouvons sortir de cette situation par le haut, c’est-à-dire par le renforcement et le rééquilibrage de nos échanges. Les exportations françaises vers la Chine sont dynamiques. C’est un signe encourageant et il faut continuer dans cette voie.

C’est pourquoi nous attendons de la Chine davantage de réciprocité. C’est une attente européenne, qui s’adresse à tous nos partenaires stratégiques. Cela ne veut pas dire agiter la menace d’un protectionnisme systématique, que nous refusons car il serait contraire aux intérêts de tous. Il s’agit au contraire d’adopter une attitude positive et de mettre les problèmes sur la table pour trouver ensemble des solutions.

Un autre domaine dans lequel nous devons aussi avoir des échanges plus équilibrés : les investissements croisés. Les entreprises françaises sont déjà fortement présentes en Chine avec plus de 13 milliards d’euros d’investissements en 2011. La France est déjà une destination privilégiée pour les investisseurs internationaux et je me réjouis que de plus en plus d’entreprises chinoises fassent le choix de la France pour y installer leurs activités, voire dans de certains cas leur siège européen. Nous sommes favorables aux investissements chinois en France, dès lors qu’ils sont créateurs d’emplois et de croissance. Je compte aussi beaucoup sur le développement du tourisme en France.

5. Que pensez-vous de la montée en puissance des pays émergents dans le monde, y compris la Chine ? Que pensez-vous de la coopération entre la Chine et la France ainsi que entre l’Europe et la Chine dans les affaires internationales ?

La France a la conviction que la montée en puissance des pays émergents est une chance pour le monde à condition qu’elle soit équilibrée. Cette évolution correspond à notre conception d’un monde multipolaire. La conséquence sur le plan politique est que les pays émergents doivent assumer davantage de responsabilités et prendre toute leur part dans la gestion des affaires du monde et la résolution des crises. La France est prête, avec ses partenaires européens, à donner toute leur place aux pays émergents. Nous l’avons déjà montré en accordant une place plus importante aux pays émergents au sein du FMI. Dans le même esprit, nous plaidons pour un élargissement du Conseil de Sécurité qui permette notamment l’entrée des pays émergents.

La montée en puissance des émergents signifie également que nous devons maintenir un contact étroit avec eux pour la résolution des principaux dossiers internationaux. La Chine joue un rôle majeur dans ce domaine. Notre coordination sur les grandes questions internationales est particulièrement nécessaire face aux enjeux actuels. Je pense par exemple au dossier iranien et à la situation au Moyen-Orient. Bien sûr, nous pouvons avoir des divergences sur la manière de résoudre les crises. Mais dans la plupart des cas, je remarque que nous avons des objectifs communs.

6. Au cours de l’Histoire, les relations franco-chinoises ont connu des hauts et des bas. Que pensez-vous des divergences entre la Chine et la France ? Comment éviter les malentendus dans nos relations bilatérales ?

Dans une relation comme celle de la France et de la Chine, il peut se produire épisodiquement des divergences. Pour éviter les malentendus, le gouvernement auquel j’appartiens entend aborder ces sujets sans tabou mais avec un souci de constance, de sérieux et de franchise.

C’est ce que nous entendons faire avec la Chine. Cela s’applique par exemple à la question des droits de l’Homme. Nous pensons qu’il existe des principes et des droits qui sont universels et dont tous doivent pouvoir bénéficier, partout dans le monde. Nous ne cherchons pas à imposer nos vues à la Chine ou à d’autres pays, mais nous souhaitons avoir avec votre pays un dialogue substantiel et respectueux.

Nous avons une amitié forte et des convergences sur de nombreux sujets. Je crois aux vertus du dialogue sur tous les sujets pour approfondir encore davantage ces convergences./.

Laurent Fabius : La Chine joue un rôle important dans la solution de la crise de l’euro

Ajouté au 22/07/2012 par SHI Lei

« La Chine est très attachée à la construction européenne. Le rôle de la Chine pour la stabilisation et développement de la zone euro est très important », a déclaré le 10 juillet le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius.

Selon le ministre, la Chine a acheté beaucoup d’obligations européennes et possède des réserves importantes en euros. Sur le plan financier, la Chine est un des pays qui contribuent le plus à résoudre la crise.

« Le partenariat stratégique entre la France et la Chine était d’intérêt mutuel, fondé sur l’amitié franco-chinoise, sur la stabilité, et bénéfique à la fois aux deux pays et à l’ensemble du monde », a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse avant la fin de sa visite en Chine.

Il s’agit de la première visite en Chine d’un membre du nouveau gouvernement français depuis l’élection du président François Hollande.

Cette visite a été précédée par un entretien positif entre les présidents chinois et français au Mexique au mois de juin, qui avait fourni la direction de notre action dans l’avenir, a annoncé M. Fabius lors d’un point presse à l’ambassade de France à Beijing.

Quant à la coopération tous azimuts entre les deux pays, M. Fabius a mentionné le partenariat politique, économique et culturel entre la France et la Chine.

Sur le plan politique, les deux pays ont « énormément d’analyses en commun, même si sur quelques points nous pouvons avoir des différences ». Il faut donc résoudre ces dernières à travers des dialogues et des échanges amicaux, a-t-il souligné.

À propos de la coopération économique entre la France et la Chine, il a en particulier souligné les domaines de l’aéronautique et du nucléaire civil.

« En même temps, il faut renforcer la coopération dans les domaines de la finance, de la santé, de l’alimentation, de la consommation de haute qualité, de l’urbanisation, du développement durable et du traitement de l’eau », a-t-il ajouté.

« Les investissements chinois doivent se développer plus en France. Ils demeurent à un niveau insuffisant. J’espère voir davantage d’entreprises chinoises implanter des filiales en France », a-t-il déclaré en réponse à la question de China.org sur les déséquilibres commerciaux entre la Chine et la France.

Avec l’entrée dans une saison de vacances en France, de plus en plus de Chinois visitent le pays. Le ministre a dit qu’il a proposé de discuter avec ses collègues du gouvernement français pour prendre des mesures afin de faciliter les procédures de visa touristique des Chinois.

« Notre partenariat doit être à la fois politique, économique et culturel pour lier les deux sociétés. Je ferai tout mon possible pour que ce partenariat entre la France et la Chine atteigne son meilleur niveau », a-t-il conclu.

Inauguration de l’exposition « Yu Xi et la France » à Wuhan

Ajouté au 22/07/2012 par SHI Lei

Le 12 juillet, l’inauguration de l’exposition « Yu Xi et la France » s’est déroulée à Wuhan. Plusieurs gouverneurs locaux y ont assisté. M. Serge Lavroff, Consul général de Wuhan, a donné un discours en disant : « M. Yu Xi est un personnage significatif pour la relation sino-française, il a enregistré un grand nombre d’événements entre la Chine et la France ».

L’exposition est divisée en plusieurs parties : « Yu Xi et les chefs d’État français », « Yu Xi et les politiciens français », « Yu Xi, l’influence des échanges culturels entre la Chine et la France ». Cette exposition a été présentée selon divers angles comme la littérature et la photographie.

« Précédent Suivant »