Déclaration conjointe franco-chinoise sur le renforcement du partenariat global stratégique

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

A l’invitation du Président de la République française, M. Nicolas Sarkozy, le Président de la République populaire de Chine, M. Hu Jintao, effectue du 4 au 6 novembre 2010 une visite d’Etat en France. Les deux Chefs d’Etat ont procédé à des échanges approfondis sur les relations bilatérales et les questions internationales, sur lesquelles ils partagent une large communauté de vues.

Depuis l’établissement des relations diplomatiques entre la France et la Chine il y a 46 ans, ces relations ont enregistré des progrès considérables et revêtent aujourd’hui un caractère stratégique, global et pionnier. Treize ans après l’établissement de leur partenariat global, la France et la Chine ont décidé de donner une nouvelle impulsion à leur relation, pour bâtir un partenariat global stratégique de type nouveau, mature, stable, basé sur la confiance mutuelle et les bénéfices réciproques, et tourné vers le monde.

Les deux parties estiment que dans le monde d’aujourd’hui, multipolaire et mondialisé, le système de gouvernance mondiale doit être réformé profondément. A cet égard, le développement rapide des pays émergents favorise l’évolution des relations internationales dans un sens plus juste et plus équilibré.

Toutes deux membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations unies, la France et la Chine, deux des plus grandes économies du monde, ont une responsabilité particulière. Leur relation doit continuer à avoir valeur d’exemple. Les deux pays devront apporter une contribution importante à la paix, à la stabilité et au développement du monde, respecter les buts et principes de la Charte des Nations Unies, et promouvoir le multilatéralisme, dans le respect du choix indépendant et souverain de la voie de développement de chaque pays. Un nouveau type de relations entre les grands partenaires, tourné vers l’avenir, doit émerger sur la base des principes de coopération d’égal à égal, de tolérance et de bénéfices mutuels.

Les deux parties devront également approfondir leur coordination et coopération dans les affaires internationales, combattre ensemble les grandes menaces globales, en particulier en matière de prolifération des armes de destruction massive et de leurs vecteurs, travailler à résoudre les crises régionales, en particulier s’agissant de l’Afghanistan, du dossier nucléaire iranien et de la dénucléarisation de la péninsule coréenne.

Les deux parties considèrent que le G20 doit refonder la croissance mondiale et le système financier international sur des bases plus saines et plus solides, et qu’il doit être le forum principal de la coopération économique internationale. La partie chinoise soutient activement la prochaine présidence française du G20. Les deux parties soulignent l’intérêt pour l’ensemble des pays du monde d’adopter des politiques macroéconomiques coordonnées, stables et cohérentes dans le temps, de faire progresser la réforme du système monétaire et financier international et de lutter contre la volatilité excessive des prix des matières premières. La France et la Chine souhaitent aussi améliorer significativement les mécanismes de la gouvernance économique mondiale. Elles soutiennent la réforme des institutions financières internationales, dont le FMI, pour les adapter au monde d’aujourd’hui.

Les deux parties sont déterminées à lutter contre toutes les formes de protectionnisme et souhaitent une conclusion rapide du cycle de Doha avec des résultats ambitieux, globaux et équilibrés, sur la base de la préservation du mandat actuel et des progrès accomplis.

Les deux parties partagent le souhait de voir la conférence des Nations Unies sur le changement climatique qui se tiendra à Cancun au Mexique déboucher sur un accord à la hauteur des défis, dans le respect de la convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique et de son protocole de Kyoto ainsi que du mandat de la feuille de route de Bali. Les deux pays se sont engagés dans une coopération particulièrement étroite dans le domaine de la protection de l’environnement, du développement durable et de la lutte contre le changement climatique. Ils entendent approfondir leur partenariat dans ce domaine et renforcer leur dialogue et leurs consultations ainsi que leur coopération pragmatique en la matière.

La France et la Chine sont convenues de renforcer leur coopération sur les questions de développement et réaffirment leur soutien aux efforts pour réaliser les objectifs du millénaire pour le développement.

Les deux parties estiment que la coopération économique en Afrique contribuera au développement de l’économie africaine et soutiennent la coopération entre leurs entreprises en Afrique.

En s’appuyant sur la nouvelle dynamique que confèrent à l’Union européenne ses institutions rénovées, la relation euro-chinoise est appelée à franchir une nouvelle étape. La Chine accorde une grande importance à sa relation avec l’Union européenne, tant dans le domaine politique que dans les domaines économique et culturel et entend oeuvrer au renforcement du partenariat global stratégique euro-chinois. La France continuera à jouer un rôle moteur pour promouvoir le développement de cette relation. Les deux parties estiment que l’Union européenne doit lever l’embargo sur les ventes d’armes à la Chine et reconnaître, dès que possible, son statut d’économie de marché à part entière.

Les deux parties poursuivront leurs échanges étroits à haut niveau. Elles approfondiront leur dialogue stratégique pour promouvoir la compréhension réciproque et la confiance stratégique mutuelle, et renforcer la coopération bilatérale.

Elles réaffirment leur grand attachement à la relation franco-chinoise. Elles s’appuieront sur une approche stratégique et de long terme, le respect mutuel et la prise en considération de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et des intérêts fondamentaux des deux pays pour faire progresser encore davantage le partenariat global stratégique entre la France et la Chine.

La France et la Chine apprécient les progrès obtenus dans le dialogue UE-Chine sur les droits de l’Homme et entendent renforcer leur dialogue et leurs échanges en la matière sur la base de l’égalité et du respect mutuel.

Les relations bilatérales entre la France et la Chine ont connu un développement exceptionnel, qu’il s’agisse de commerce, d’investissements croisés, d’échanges humains, culturels et scientifiques. Parmi les premières, la France a voulu soutenir la modernisation de la Chine par la mise en oeuvre de coopérations concrètes.

Les deux parties soulignent leur volonté de construire des relations économiques et commerciales plus étroites, durables et innovantes, dans le respect du principe de bénéfice réciproque et de développement commun.

Les partenariats industriels structurants dans les domaines nucléaire, aéronautique et spatial, et ferroviaire, fondés sur ces principes, constituent une partie importante de la coopération bilatérale. En s’appuyant sur trois décennies de partenariat réussi, la France et la Chine ont décidé d’approfondir davantage la coopération nucléaire, d’étendre les champs de coopération et de développer ensemble de nouveaux projets, y compris sur des marchés tiers, tout en poursuivant les projets de coopération en cours d’exécution. La France et la Chine encouragent leurs entreprises concernées à engager des consultations pragmatiques et approfondies afin de faire avancer la coopération dans l’ensemble du cycle du combustible nucléaire. La France réaffirme sa volonté d’approfondir la coopération avec la Chine dans les domaines de l’extraction de l’uranium, de la fabrication du combustible, de la construction des centrales nucléaires, aussi bien sur les marchés nationaux que sur des marchés tiers, et du retraitement / recyclage du combustible usé. La Chine partage la volonté française.

Les deux parties sont convenues d’approfondir leur coopération aéronautique industrielle longue et fructueuse, avec le développement de la coopération entre Airbus et d’autres entreprises françaises et les compagnies aériennes et industrielles chinoises, avec la mise en service de la chaîne d’assemblage A320 à Tianjin, avec la participation des industriels français au programme aéronautique chinois C919 ainsi qu’avec la recherche conjointe sur un hélicoptère multimissions à usage civil (EC175/Z15).

La France et la Chine réaffirment également leur intérêt commun à donner une nouvelle impulsion à leur coopération historique dans le domaine des transports ferroviaires.

Au-delà de ces partenariats traditionnels, la France et la Chine ont identifié de nouveaux partenariats innovants, notamment dans les secteurs prioritaires de l’environnement et du développement durable, de l’agriculture et de l’agro-alimentaire ainsi que des services financiers, et souhaitent renforcer la coopération entre leurs entreprises dans ces secteurs. Les deux parties renforceront également leur coopération dans les secteurs émergents, notamment dans les domaines des nouvelles énergies, des bio-industries, des nouveaux matériaux, des véhicules électriques, de l’économie circulaire et des technologies décarbonées.

Les deux parties reconnaissent que ces nouveaux partenariats d’affaires ne pourront se réaliser pleinement que dans le cadre d’économies ouvertes et partagent donc la même priorité de lutte contre le protectionnisme commercial. Elles travailleront à renforcer la protection de la propriété intellectuelle. Elles favoriseront un meilleur équilibre des relations commerciales bilatérales. La partie française salue les efforts déployés par la Chine en vue d’adhérer à l’Accord sur les marchés publics de l’OMC. Les deux parties signeront dans les meilleurs délais possibles un nouvel accord sur la prévention de la double imposition et soutiendront la coopération entre les PME et les projets qui facilitent leur financement. Elles continueront par ailleurs à encourager les investissements bilatéraux, déjà en pleine croissance, en leur offrant un environnement favorable et équitable.

Les deux parties souhaitent une conclusion rapide des négociations entre la Chine et l’Union européenne sur les questions de migrations et de mobilité, y compris la facilitation des échanges de personnes, et réitèrent leur détermination à coopérer dans la lutte contre l’immigration illégale.

Pour promouvoir l’approfondissement de la connaissance mutuelle entre leurs peuples, les deux parties décident de renforcer davantage leur coopération dans les domaines culturel, éducatif, scientifique et technologique et encouragent leurs collectivités locales à coopérer davantage. Elles soutiennent l’établissement de relations de coopération durables et stables entre leurs institutions culturelles et encouragent ces dernières ainsi que les individus à participer à des festivals ou d’autres manifestations culturelles organisés dans l’autre pays. Elles sont également convenues, dans le prolongement de l’accord de coproduction cinématographique signé plus tôt dans l’année, de favoriser encore les échanges et la coopération en matière de radiodiffusion, de télévision et de cinéma.

Elles entendent promouvoir activement la création et le développement de partenariats entre leurs établissements scolaires, élargir les échanges de jeunes scolaires et soutenir la diffusion de la langue française en Chine et celle de la langue chinoise en France.

Les deux parties continueront à mettre en oeuvre pleinement les projets de recherche scientifique et technologique conjointe, à appuyer énergiquement la création conjointe d’établissements de recherche et à renforcer la coopération en matière de recherche et d’innovation en associant les entreprises, les universités et les établissements de recherche.

Signature d’accords entre la Cité interdite et le Louvre

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

Le 4 novembre, le président chinois Hu Jintao est arrivé à Paris pour une visite d’État en France, afin de promouvoir le développement stable et à long terme du partenariat stratégique global entre les deux pays.

Au cours des douze dernières heures, plusieurs accords coopératifs ont déjà été signés. Dans le domaine culturel notamment, le musée du Palais impérial (ou de la Cité interdite) a conclu des accords d’échanges avec le Louvre pour les cinq ans à venir.

Selon Li Ji, directeur adjoint permanent du musée pékinois, les projets concernent des expositions, la protection des vestiges et monuments historiques, et une communication approfondie.

« Le musée du Palais impérial et le Louvre sont les deux musées les plus fréquentés du monde. Afin de satisfaire nos visiteurs de plus en plus nombreux, nous souhaitons coopérer et protéger nos vestiges et monuments historiques », a-t-il déclaré.

Ceux qui voudraient voir La Joconde en Chine devront pourtant attendre. M. Li a souligné que « le plan est d’organiser des expositions mutuelles avec des œuvres renommées, mais généralement, des trésors comme La Joconde ne sortent pas de leur siège original. Les deux musées deviendront le symbole de l’héritage national ».

En septembre prochain, le musée du Palais Impérial organisera au Louvre la première exposition chinoise de haut niveau à l’étranger.

La Chine et le France souhaitent construire des relations économiques plus durables et innovantes

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

La Chine et la France ont exprimé jeudi, à l’occasion d’une visite d’Etat du président chinois Hu Jintao en France, leur volonté de construire des relations économiques et commerciales “plus étroite, durables et innovantes”.

“Les deux parties soulignent leur volonté de construire des relations économiques et commerciales plus étroites, durables et innovantes, dans le respect du principe de bénéfice réciproque et de développement commun”, affirme une déclaration conjointe sino-française sur le renforcement du partenariat global stratégique entre les deux pays, publiée jeudi à Paris.

Les partenariats industriels structurants dans les domaines nucléaire, aéronautique et spatial, et ferroviaire, fondés sur ces principes, constituent une “partie importante de la coopération bilatérale”. En s’appuyant sur trois décennies de partenariat réussi, la France et la Chine ont décidé d’approfondir davantage la coopération nucléaire, d’étendre les champs de coopération et de développer ensemble de nouveaux projets, y compris sur des marchés tiers, tout en poursuivant les projets de coopération en cours d’exécution, selon la déclaration.

“La France et la Chine encouragent leurs entreprises concernées à engager des consultations pragmatiques et approfondies afin de faire avancer la coopération dans l’ensemble du cycle du combustible nucléaire. La France réaffirme sa volonté d’approfondir la coopération avec la Chine dans les domaines de l’extraction de l’uranium, de la fabrication du combustible, de la construction des centrales nucléaires, aussi bien sur les marchés nationaux que sur des marchés tiers, et du retraitement / recyclage du combustible usé. La Chine partage la volonté française”, indique la déclaration.

Les deux parties sont convenues d’approfondir leur coopération aéronautique industrielle longue et fructueuse, avec le développement et la coopération entre Airbus et d’autres entreprises françaises et les compagnies aériennes et industrielles chinoises, avec la mise en service de la chaîne d’assemblage A320 à Tianjin, avec la participation des industriels français au programme aéronautique chinois C919 ainsi qu’avec la recherche conjointe sur un hélicoptère multimissions à usage civil (EC175/Z15).

La France et la Chine réaffirment également leur intérêt commun à donner une nouvelle impulsion à leur coopération historique dans le domaine des transports ferroviaires.

Au-delà de ces partenariats traditionnels, la France et la Chine ont identifié de nouveaux partenariats innovants, notamment dans les secteurs prioritaires de l’environnement et du développement durable, de l’agriculture et de l’agro-alimentaire ainsi que des services financiers, et souhaitent renforcer la coopération entre leurs entreprises dans ces secteurs. Les deux parties renforceront également leur coopération dans les secteurs émergeants, notamment dans les domaines des nouvelles énergies, des bio-industries, des nouveaux matériaux, des véhicules électriques, de l’économie circulaire et des technologies décarbonées, note la déclaration.

Les deux parties reconnaissent que ces nouveaux partenariats d’affaires ne pourront se réaliser pleinement que dans le cadre d’économies ouvertes et partagent donc la même priorité de lutte contre le protectionnisme commercial. Elles travailleront à renforcer la protection de la propriété intellectuelle. Elles favoriseront un meilleur équilibre des relations commerciales bilatérales. La partie française salue les efforts déployés par la Chine en vue d’adhérer à l’Accord sur les marchés publics de l’OMC. Les deux parties signeront dans les meilleurs délais possibles un nouvel accord sur la prévention de la double imposition et soutiendront la coopération entre les PME et les projets qui facilitent leur financement. Elles continueront par ailleurs à encourager les investissements bilatéraux, déjà en pleine croissance, en leur offrant un environnement favorable et équitable.

“Les deux parties continueront à mettre en oeuvre pleinement les projets de recherche scientifique et technologique conjointe, à appuyer énergiquement la création conjointe d’établissements de recherche et à renforcer la coopération en matière de recherche et d’innovation en associant les entreprises, les universités et les établissements de recherche”.

La France est un partenaire commercial important de la Chine dans l’Union européenne. Les échanges commerciaux bilatéraux ont atteint 38 milliards en 2008 et se sont établis à 33 milliards de dollars durant les neuf premiers mois de l’année courante.

La visite de Hu insuffle un nouveau souffle dans les relations sino-françaises

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

L’actuelle visite du président chinois Hu Jintao en France devrait devenir un jalon essentiel historique dans l’histoire des relations sino-françaises pour enrichir davantage le partenariat stratégique global entre les deux pays.

Avec la visite de trois jours de M. Hu en France, qui a débuté jeudi, les chefs d’Etat et principaux responsables parlementaires des deux pays se sont rendus visite pour la première fois en un an.

Plus tôt cette année, le président français Nicolas Sarkozy et Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale française, se sont tous les deux rendus en Chine. Le premier législateur chinois, Wu Bangguo, s’est aussi récemment rendu en France.

Il est rare dans l’histoire de voir des échanges si fréquents entre dirigeants de deux pays.

Il est aussi remarquable de que M. Hu rencontrera M. Sarkozy au moins cinq fois pendant son séjour en France, et que les deux dirigeants auront une consultation profonde sur les questions relatives aux relations bilatérales et aux affaires mondiales.

Cette régularité inhabituelle rend compte de l’importance hautement stratégique et mondiale, ainsi que d’une nouvelle ère dans les relations franco-chinoises.

La Chine et la France sont deux grandes puissances sur la scène mondiale et par conséquent leur relation dépasse le cadre des liens bilatéraux et atteint une importance mondiale.

A l’issue de la rencontre entre MM. Hu et Sarkozy jeudi, les deux pays ont publié une déclaration conjointe, s’engageant à construire un nouveau partenariat global mature et stable basé sur la confiance et l’intérêt mutuels dans une perspective mondiale.

Le partenariat stratégique sino-français est visible d’abord sur le champ politique.

En tant que membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, les deux pays partagent des points de vue similaires ou communs sur de nombreuses questions régionales ou internationales et ont en commun des intérêts sur des problèmes de développement et ceux relatifs à la paix dans le monde.

Les défis mondiaux comme la crise financière, la non- prolifération nucléaire et le changement climatique ont pris de l’importance de jour en jour.

La Chine et la France font face à des défis pour assumer les responsabilités communes et ont besoin d’une confiance mutuelle à travers le dialogue et promouvoir le développement par le biais de la coopération.

Le consensus arrêté par les deux pays sur le mécanisme de gestion du Groupe des 20 premières économies mondiales (G20) sera propice à la reconstruction de la croissance économique mondiale et du système financier international pour faire face aux besoins du moment.

Le partenariat stratégique est aussi réflété dans le volet culturel. L’Année culturelle franco-chinoise 2003-2005 organisée dans les deux pays a signalé le début des échanges culturelles multidimensionnelles.

Dans leur déclaration conjointe, la Chine et la France ont décidé de stimuler davantage la coopération dans les secteurs de la culture, de l’éducation, de la science et la technologie et d’encourager une coopération durable et stable entre les organismes culturels des deux pays. Ils amélioreront aussi les échanges et la coopération dans la radio, la production télé et des films.

Entre temps, les deux parties ont promis, non seulement de créer et de développer un partenariat entre les universités et écoles, mais d’encourager les étudiants à étudier dans chacun des pays. Ils ont également convenu de soutenir mutuellement la promotion de la langue chinoise en France et la langue française en Chine.

La signification du partenariat stratégique est aussi montré dans le domaine économique. Les deux pays, extrêmement complémentaires économiquement, ont réussi à coopérer dans les domaines comme l’énergie nucléaire, l’espace et l’aviation, et les transports. Une situation qui a vigoureusement stimulé la croissance des deux économies et profité aux deux peuples.

Au cours de la visite de M. Hu, la Chine et la France ont signé une série d’accords de coopération économique et commerciale dans les domaines de l’aviation, de l’espace, de l’énergie nucléaire, du transport ferroviaire, de la conservation de l’énergie, de la protection environnementale, des nouveaux matériaux et de la technologie de l’information.

En outre, la Chine et la France ont aussi convenu de faire de la lutte contre le protectionnisme une priorité essentielle de leur coopération afin de créer un environnement favorable et équitable à la croissance des deux économies.

Entre temps, les deux nations, devraient aussi se mettre ensemble pour stimuler le développement de l’ordre international sur une voie plus juste et plus rationnelle.

Hu Jintao rencontre Jacques Chirac à Paris

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

Le président chinois Hu Jintao, actuellement en visite en France, a rencontré vendredi à Paris l’ancien président français Jacques Chirac.

Durant son entretien, M. Hu a fait l’éloge de la contribution significative de M. Chirac dans l’instauration du partenariat stratégique global entre la Chine et la France, et a souhaité que l’ancien président puisse continuer à jouer un rôle important pour consolider l’amitié entre les deux peuples et élargir les échanges entre les deux pays.

Depuis l’établissement des relations diplomatiques il y a 46 ans, la Chine et la France voient leurs relations jouer un rôle prépondérant dans les rapports entre les pays occidentaux et la Chine, grâce aux efforts des dirigeants des deux pays sur plusieurs générations, a affirmé M. Hu.

Il a noté que la situation internationale actuelle connaissait des transformations profondes et complexes. Alors que la paix et le développement sont les tendances qui priment à notre époque, les menaces du terrorisme, du changement climatique et de la sécurité alimentaire restent des défis majeurs à travers le monde, d’où la nécessité d’une action conjointe de la communauté internationale.

Malgré des progrès notables obtenus suite à plus de trois décennies de réformes et d’ouverture sur l’extérieur, la Chine fait toujours face à de nombreux défis de développement en raison de sa population importante et de sa croissance déséquilibrée, a fait remarquer M. Hu.

Il a affirmé que la Chine poursuivrait inlassablement ses efforts pour réaliser son développement socio-économique, de manière à contribuer davantage à la paix et au développement du monde entier.

Pour sa part, M. Chirac a fait part de son admiration à l’égard de l’histoire et de la civilisation ancestrale de la Chine. Il a ajouté que la Chine, qui se développe de manière pacifique, avait une influence croissante et devrait jouer un plus grand rôle dans le monde actuel.

La Chine, dont le peuple est épris de paix, a joué un rôle actif dans la coopération internationale et dans le règlement des problèmes au niveau mondial, a affirmé M. Chirac.

Le président Hu, qui s’est aussi entretenu avec le Premier ministre français François Fillon plus tôt dans la journée, se rendra à Nice pour poursuivre sa visite de trois jours en France.

Jacques Chirac et Hu Jintao se sont entretenus en tête à tête vendredi matin à Paris selon le service de presse de l’ancien président français. Les deux hommes se sont entretenus à l’hôtel George V, où réside le président chinois durant son séjour parisien. La rencontre, qui a débuté à 09 h 30, a eu lieu à la demande de Hu Jintao, a précisé une porte-parole de Jacques Chirac.

Cette rencontre a eu lieu dans le cadre de la visite d’État en France du président chinois. Hu Jintao est arrivé jeudi après-midi pour trois jours qui doivent sceller la nouvelle lune de miel entre les deux pays par plusieurs milliards d’euros de contrats au bénéfice des entreprises tricolores. Dès le premier jour, la Chine a rempli les carnets de commande d’Airbus et d’Areva de plus de dix milliards d’euros de contrats et a apporté son soutien de principe à la présidence française du G20. Une nouvelle vague de 15 contrats ou “d’accords de coopération” au bénéfice d’entreprises françaises a été signée au siège du Medef à Paris vendredi matin.

Hu Jintao se rend sur la tombe du Soldat inconnu à l’Arc de Triomphe

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

Le 5 novembre, le président chinois Hu Jintao s’est  rendu sur la tombe du Soldat inconnu à l’Arc de Triomphe et a rencontré les vieux soldats français à l’occasion de sa visite d’Etat en France.

Hu Jintao et Nicolas Sarkozy à Nice

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

Le 5 novembre, le président chinois Hu Jintao et son homologue français Nicolas Sarkozy se sont retrouvés à Nice pour de nouveaux entretiens. Les deux président se sont entretenus avec le public à Nice à cette occasion.

Retour à Beijing de Hu Jintao après sa tournée en France et au Portugal

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

Le président chinois Hu Jintao a regagné Beijing le lundi 8 novembre après ses visites d’Etat en France et au Portugal.

Zhu Xiaoyu : la visite du président chinois en France renforcera les échanges éducatifs sino-français

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

Le président chinois Hu Jintao a effectué une visite d’État en France du 4 au 6 novembre. Zhu Xiaoyu, ministre conseiller du service de l’Éducation de l’ambassadeur de Chine en France, estime que cet événement « renforcera les échanges éducatifs sino-français ».

Tout d’abord, les deux pays ont avancé un objectif concret sur le nombre d’étudiants participants. Selon la déclaration conjointe, le nombre d’étudiants français en Chine atteindra 10 000 dans cinq ans (contre 5 000 à l’heure actuelle), et le nombre d’étudiants chinois en France sera de 50 000 (contre 35 000 à présent). « Avec la forte demande des deux côtés, l’objectif ne sera pas difficile à réaliser en termes de nombre, la clé est d’offrir des services coordonnés », souligne Zhu Xiaoyu.

En même temps, Hu Jintao a proposé d’inviter 500 jeunes Français en Chine. C’est une mesure importante pour la communication bilatérale.

Deuxièmement, les deux pays souhaitent promouvoir l’apprentissage respectif de la langue chinoise et française. « La Chine et la France possèdent une longue histoire et accordent une grande importance à leur langue, mais en ce qui concerne leur promotion, les deux pays ont rencontré des difficultés. Cette fois, de véritables mesures de long terme seront prises au niveau gouvernemental », explique Mme Zhu.

Selon la proposition du président chinois, la Chine et la France organiseront l’année du français en Chine et l’année du chinois en France. À cette occasion, des expositions, des concours et des activités pédagogiques se tiendront dans les deux pays.

D’après Zhu Xiaoyu, la coopération éducative a obtenu de grands succès, en particulier dans la formation des ingénieurs. Ces dernières années, la Chine s’est inspirée des savoirs français. En 2005, l’École centrale de Beijing a ouvert ses portes ; il s’agit d’un établissement sino-français d’ingénierie appartenant à l’université de Beihang. L’école est basée sur le modèle de Centrale en France. Cet établissement est un exemple brillant de la coopération bilatérale en matière d’enseignement supérieur.

« Nous avons obtenu des succès, mais la Chine et la France ont encore beaucoup à faire pour renforcer la coopération éducative, notamment dans le secteur de l’enseignement professionnel. L’envie de coopérer est là, mais en raison de la différence de reconnaissance des diplômes, il reste encore des obstacles ».

Lancement du projet sino-français de Châteauroux

Ajouté au 17/11/2010 par SHI Lei

Le 5 novembre, dans le cadre de la visite d’État du président chinois Hu Jintao à Paris, l’implantation d’une plateforme de coopération économique entre la France et la Chine à Châteauroux a été officiellement annoncée par Jean-François Mayet, sénateur-maire de Châteauroux et président de la communauté d’agglomération castelroussine.

« Une première tranche de 500 millions d’euros d’investissements chinois et 4 000 emplois directs seront créés, dont 80 % côté français », a fait savoir M. Mayet. Marie-Madeleine Mialot, vice-présidente du Conseil régional du Centre, Shao Peng’en, président de la Société sino-française de développement économique de Châteauroux (SFDEC) et Louis Pinton, sénateur et président du Conseil général de l’Indre étaient présents à la cérémonie d’inauguration.

Le « Châteauroux Business District » sera géré par un promoteur franco-chinois, la SFDEC, à 60 % de capitaux chinois et 40 % de capitaux français, et par les collectivités de l’Indre, du Centre et de la communauté d’agglomération de Châteauroux.

Le parc industriel accueillera des industries chinoises de pointe (haute technologie, nouveaux matériaux) qui utiliseront des composants importés de Chine et une main-d’œuvre principalement française. Les produits seront vendus en Europe, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.

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