Livre blanc : la Chine attache une grande importance à la construction d’infrastructures en Afrique

Ajouté au 27/12/2010 par SHI Lei

La Chine s’engage à augmenter ses prêts à destination des pays africains en faveur de construction d’infrastructures, indique le Livre blanc, publié jeudi pour la première fois par le gouvernement chinois sur la coopération économique et commerciale sino-africaine.

Selon le Livre blanc, entre 2007 et 2009, la Chine a déjà offert 5 milliards de dollars de prêts à taux préférentiels et de crédit préférentiels à l’exportation, et promis 10 milliards de dollars pour la période 2010-2012.

Les prêts seront utilisés pour financer des grands projets, notamment l’aéroport à Maurice, des logements au Malabo, en Guinée équatoriale et la station hydrolique Bui au Ghana, indique le Livre blanc.

La Chine attache une grande importance à la construction d’infrastructures, qu’elle considère comme un aspect important de la coopération économique et commerciale avec l’Afrique.

La Chine soutient ses entreprises et les encourage à participer à la construction d’infrastructures dans les pays africains, en demandant à celle-ci de finir les projets avec la qualité garantie et sur la base du respect des contrats.

Fin 2009, la Chine avait apporté son assistance à la construction de plus de 500 projets d’infrastructures en Afrique.

Les projets tels que le chemin de fer Tanzanie-Zambie, d’une longueur de 1 860 km, construit dans les années 1970, le Centre de conférence international du Caire, l’autoroute Belet Uen-Burao en Somalie et le Port de l’Amitié en Mauritanie. Tous ces projets sont révélateurs du rôle de la Chine dans le développement des infrastructures des pays africains.

Pour aider l’Afrique à améliorer ses infrastructures, le gouvernement chinois a offert un grand nombre de prêt à taux préférentiel et encouragé ses institutions financières à élargir le volume de leurs prêts en Afrique, indique le Livre blanc.

GT Propriété Intellectuelle, Jeudi 20 janvier 2011

Ajouté au 27/12/2010 par SHI Lei

La Chambre de Commerce et d’Industrie Française en Chine est heureuse de vous convier à la prochaine réunion du Groupe de Travail Propriété Intellectuelle :

Bilan 2010 de la protection des droits de propriété intellectuelle en Chine

présentée par
M. Olivier Dubuis, Avocat associé du cabinet UGGC et Responsable du Bureau de Shanghai
M. Matthieu Bringer, Conseil en Propriété Industrielle et Directeur Chine de Vidon & Partners
M. Guillaume de HANOT d’Hartoy, China managing partner de la société Asia Global Risk


Jeudi 20 Janvier 2011, à 09h00

Le Groupe de Travail “Propriété Intellectuelle” propose pour ce premier rendez-vous de 2011 de faire un bilan de l’année écoulée.

Pour ce faire, le groupe de travail s’intéressera dans un premier temps aux statistiques 2010 en termes de dépôts et d’enregistrements de droits de propriété intellectuelle (brevets, modèles d’utilité, marques, designs). Il révélera également les noms des principales sociétés (chinoises et françaises) dont les portefeuilles de titres publiés en Chine ont connu les plus fortes augmentation en 2010. Le groupe de travail s’intéressera également aux litiges civils et administratifs résolus en 2010.

Dans un deuxième temps, le groupe de travail propose de faire un rappel des principales réglementations PI ayant vu le jour en 2010 en mettant en exergue les conséquences pour les sociétés opérants en Chine. Il s’intéressera également à quelques jurisprudences publiées en 2010.

Enfin, dans un dernier temps, le groupe de travail présentera les principaux changements attendus en 2011.

Aussi, ce bilan 2010 devrait permettre aux entreprises françaises présentes en Chine d’avoir une vue globale du paysage PI au sein duquel elles évolueront en 2011 afin de bien définir leurs stratégies de protection et d’appréhender les différents moyens d’actions aujourd’hui à leurs dispositions.

Coordinateurs:

M. Olivier DUBUIS
Avocat Associé du cabinet UGGC et responsable du bureau de Shanghai. Olivier DUBUIS est avocat au barreau de Paris. Il possède une maîtrise en droit des affaires, une maîtrise en droit privé général et un DEA Droit International Privé. Il réside en Chine depuis 1998. Il intervient principalement dans le domaine des Fusions et Acquisitions, Droit des investissements étrangers, Droit de l’Environnement, Droit de la propriété intellectuelle, Contentieux et arbitrage international.

M. Matthieu BRINGER
Responsable du bureau de Shanghai du cabinet VIDON. Mathieu BRINGER est Conseil en Directeur Chine du Cabinet Vidon & Partners. Mathieu BRINGER est Conseil en Propriété Industrielle et mandataire agréé auprès de l’Office Européen des Brevets. Il est diplômé du Centres d’Etudes Internationales de la Propriété Industrielle, de l’Ecole Nationale Supérieure de l’Aéronautique et de l’Espace, de l’Ecole Nationale Supérieure d’Electrotechnique, d’Electronique, d’Hydraulique et des Télécommunications de Toulouse, et titulaire d’un doctorat en Instrumentation Spatiale. Il a vécu plus de 15 ans à l’étranger et réside à Shanghai depuis 2009 pour le compte du groupe Vidon dont il conseille les clients sur toutes les questions de protection et de défense des droits de PI en Chine et en Europe.

M. Guillaume de HANOT d’Hartoy
Après avoir exercé 10 ans au profit du secteur public au sein de l’ANSSI (anciennement DCSSI), Autorité Nationale Française en matière de sécurité des systèmes d’information (SSI), Guillaume de Hanot d’Hartoy a mis ses compétences au profit du secteur privé. Il dirige maintenant la filiale Chinoise d’Asia Global Risk depuis 2007. Ayant travaillé au profit des plus grands noms de l’industrie, de la distribution, des télécoms et des services, Guillaume a acquis une grande expérience dans le domaine des SSI et dans la connaissance des typologies de menaces et des moyens correctifs durant ses années en Asie. Son cœur de métier est la protection de l’information stratégique et la réduction des risques opérationnels.

Date : Jeudi 20 janvier 2011
Programme :
08h30 – 09h00 : Accueil des participants et petit-déjeuner
09h00 – 10h00 : Présentation et Questions/Réponses
Langue : Français
Participation : gratuit (réservé aux Membres)

Pour participer à cet événement, veuillez vous enregistrer avant le Mercredi 19 Janvier à 18h00.

Signature d’un protocole d’entente entre l’AEFE et la Mission Laïque Française.

Ajouté au 27/12/2010 par SHI Lei

L’AEFE et la MLF viennent de signer un protocole d’entente, conclu sous l’égide de la direction générale de la mondialisation, du développement et des partenariats (DGM) du ministère des Affaires étrangères et européennes. Ce texte remplace la convention de 2002.

Il réaffirme la complémentarité des deux organisations au service du développement de l’enseignement français dans le monde. Mais il comporte des rubriques actualisées ou nouvelles, dont certaines de portée significative pour l’ensemble des établissements.

Il prend notamment en compte le principe de services fournis aux établissements et de participation de ces derniers aux charges du réseau en retour, qui donnera lieu à un accord spécifique entre sièges.

Il précise les modalités de fonctionnement sur l’homologation, sur le recrutement, la formation, l’inspection et l’évaluation de personnels ; il traite aussi de l’information sur les frais de scolarité et de façon générale sur la transmission de l’information et la communication.

Ce protocole, qui précise le rôle de chacun en fonction de son statut – opérateur public et association reconnue d’utilité publique – nous permettra de mieux animer, ensemble, le grand réseau des établissements français à l’étranger.

Nous vous encourageons à en prendre connaissance, à en tenir compte dans votre gestion quotidienne comme dans vos projets inter-établissements ou de réseau.

L’histoire des filières médicales francophones en Chine

Ajouté au 20/12/2010 par SHI Lei

La coopération franco-chinoise universitaire dans le domaine de la santé connaît depuis plusieurs années un fort dynamisme. Il existe en Chine quatre filières francophones dans les villes de Shanghai, Wuhan, Chongqing et Kunming.

Chacune appartient à une Faculté de médecine chinoise, en lien avec un hôpital local. Les filières sont subventionnées par les pouvoirs publics chinois et par le Ministère des affaires étrangères français, ainsi que par le réseau hospitalier français. 25 universités et 19 centres hospitaliers universitaires (CHU) participent désormais à ce réseau.

La coopération entre la Faculté de médecine de l’université Jiaotong (Shanghai) et ses partenaires français a été restructurée en 1997. Néanmoins les liens entre ces institutions sont anciens puisque dès 1911, les Jésuites fondent une école de médecine au sein de la concession française qui forme le berceau de l’université francophone Aurore. Enfin, un centre de formation médicale a été créé en 2007. Une trentaine d’étudiants chinois y sont recrutés chaque année pour la formation médicale francophone de sept ans. Plus de 400 étudiants ont déjà suivi ce cursus. De plus, la Faculté de médecine reçoit 15 étudiants français par an.

Plus de 200 médecins francophones ont été formés dans ce cadre depuis 2000, au français mais aussi en français, puisque la formation prévoit des enseignements en français tout au long du cursus universitaire. L’année 1998 a également vu la naissance de la collaboration entre l’hôpital Zhongnan, le Collège médical de l’université de Wuhan et la Faculté de Médecine et le CHU de Nancy. 65 médecins francophones ont été formés dans ce cadre depuis 2001 et 140 sont en formation, au français mais aussi en français. Outre des enseignements en français, la formation prévoit en effet la possibilité d’effectuer un stage au CHU de Nancy, voire de soutenir sa thèse à l’université Henri Poincaré.

L’université de médecine de Chongqing a commencé à former ses enseignants et médecins en activité au français en 2000. Les cours destinés aux étudiants de médecine ont débuté en 2007, et plus de 200 étudiants ont déjà été formés. En outre, l’université de Chongqing a accueilli plusieurs étudiants français.

L’enseignement du français à Kunming a commencé dans les années 40. Depuis 1996, l’Université de médecine de Kunming recrute chaque année 20 étudiants qui apprendront le français pendant les 5 années de leur formation. Au total, plus de 1000 étudiants chinois sont devenus francophones dans la capitale du Yunnan depuis 1979.

Allocution du Consul Général de France à Chengdu : cérémonie pour l’installation de « Sichuan Services Aero-Engine Maintenance Company »

Ajouté au 20/12/2010 par SHI Lei

Cérémonie organisée par Air China et CFM International, Aéroport de Chengdu-Shuangliu, le 16 Décembre à 14h30

Monsieur le représentant du gouvernement de la province du Sichuan

Monsieur le premier vice-président d’Air China (M. He Li)

Monsieur l’administrateur régional (sud ouest) de la CAAC

Monsieur le président de CFM International (M. Eric Bachelet)

Monsieur le président de la SNECMA (M. Petitcolin)

Monsieur le directeur général de GE Aviation Services (M. Millaem)

Monsieur le directeur général de SSAEMC (M. Jean-Louis Sauvetre)

Mesdames et Messieurs,

C’est un grand honneur pour moi de représenter le gouvernement français et de vous rencontrer aujourd’hui à l’occasion de cette cérémonie.

La France et la Chine ont, dans le domaine de l’aéronautique, une histoire très particulière parce qu’elle donne à nos deux pays la possibilité de développer ensemble une industrie de très haute technologie dont les acteurs mondiaux sont et resteront peu nombreux. C’est ce que nos dirigeants ont voulu faire en établissant dans plusieurs domaines des « partenariats industriels structurants », fondés sur le respect du principe du bénéfice réciproque et du développement commun. Ces partenariats industriels constituent la partie la plus importante de la coopération bilatérale franco-chinoise.

Dans le domaine aéronautique, celle-ci a déjà recueilli des résultats très positifs et aussi spectaculaires que la chaine d’assemblage de l’Airbus A320 à Tianjin, la participation de Safran au programme aéronautique chinois C919, ou encore la mise au point de l’hélicoptère multimissions à usage civil (Eurocopter 175/Z15).

Je voudrais donc saluer très chaleureusement la coopération fructueuse entre Air China, la SNECMA, le groupe SAFRAN et CFM International, qui unissent leurs efforts depuis juillet 1999, date de la création de la première co-entreprise ici sur l’aéroport international de Chengdu-Shuangliu pour offrir le meilleur service aux compagnies aériennes, principalement chinoises mais aussi étrangères pour la maintenance de leurs moteurs.

Il est important de rappeler ici que le moteur CFM-56 dans ses différentes versions est le moteur d’avion le plus vendu dans le monde, avec plus de 21 000 moteurs en service. Rappelons aussi, pour nous en féliciter, que la Chine a choisi le nouveau moteur de CFM, le leap-x, pour équiper son nouvel appareil C919.

Je me réjouis donc de ces très belles perspectives pour la nouvelle co-entreprise.

Je tiens à saluer l’entrée de CFM international au capital de « Sichuan Services Aero-Engine Maintenance Company ». A travers ce nouvel actionnaire, les compagnies aériennes disposeront ici sur l’aéroport de Chengdu d’une large gamme de services pour la maintenance et la réparation des moteurs CFM-56. Je souhaite un avenir brillant et plein de succès à cette nouvelle co-entreprise franco-chinoise. Je crois sincèrement que des coopérations de ce type entre acteurs majeurs de l’aéronautique favorisent une meilleure compréhension entre nos pays, et sont de nature à faciliter le développement de nos échanges en créant le climat de confiance nécessaire aux affaires.

Je vous remercie de votre attention./.

Jean-Pierre Raffarin lance son nouveau livre sur la Chine, en réfutant la ” menace chinoise “

Ajouté au 14/12/2010 par SHI Lei

Le 4 décembre au soir, l’ancien Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin est arrivé à Hangzhou (sud-est de la Chine) avec son nouveau livre sur la Chine ???????écrit conjointement par sa femme et lui. Dans son livre sont cités un grand nombre de faits prouvant le changement et le développement de l’économie chinoise. Dans un chapitre complet, M. Raffarin a réfuté la soit disant « menace chinoise » créée par les pays occidentaux.

Selon M. Raffarin, certains pays européens et américains se sentent épouvantés par le développement à une vitesse fulgurante de la Chine, estimant que leur marché est envahi par les produits chinois, d’où des absurdités sur la « menace chinoise ». « Mais ce n’est absolument pas l’opinion du président français et du peuple français », a-t-il dit.

Jean-Pierre Raffarin a par ailleurs déclaré que la position de la Chine sur la scène mondiale devient de plus en plus importante et que le développement de la Chine est bénéfique pour le monde entier.

Hôpital Tongji de Wuhan : Poursuite de la coopération franco-chinoise en allergologie

Ajouté au 14/12/2010 par SHI Lei

Suite au grand succès du 1er colloque franco-chinois d’allergologie, organisé en octobre 2009, une session de formation, destinée à des étudiants et jeunes médecins de l’hôpital Tongji et animée par quatre allergologues français (Pr. Demoly, Pr. Deslee, Pr. Fontaine et Pr. Sabouraud), s’est déroulée mi-novembre à Wuhan, à l’initiative du Pr. LIU Xuanghi.

L’hôpital Tongji est l’un des quatre hôpitaux chinois à disposer d’un service d’allergologie de plein exercice, et le Pr. LIU Xuanghi en est le directeur.

Cette nouvelle rencontre, à nouveau très suivie, témoigne de la volonté du partenaire chinois d’établir des relations durables avec la France, en particulier dans cette discipline et avec la Société Française d’Allergologie. Elle constitue aussi le prélude au lancement de projets communs de recherche, notamment sous forme de préparation de thèses de doctorat en cotutelle franco-chinoise.

En cette occasion, Pascal Demoly, directeur du service d’allergologie du CHU de Montpellier et président de la Société Française d’Allergologie, s’est vu décerner par le Pr. WU Hua, Vice-président de l’hôpital Tongji, le titre de professeur honoris causa. Avec Philippe De Blay, autre pneumologue français élevé à la même dignité en 2009, il rejoint la prestigieuse communauté des scientifiques honorés par cet hôpital.

Communiqué rédigé par J. Fleck, Attaché pour la science et la technologie – Consulat Général de France à Wuhan.

La célébration des 10 ans de l’alliance française de Wuhan

Ajouté au 14/12/2010 par SHI Lei

Le 10 octobre dernier, l’Alliance française a accueilli de nombreuses personnalités afin de célébrer son 10ème anniversaire.

Visite de M. Jean-Pierre RAFFARIN à Hangzhou

Ajouté au 14/12/2010 par SHI Lei

L’ancien Premier ministre M. Jean-Pierre RAFFARIN était à Hangzhou samedi 4 et dimanche 5 décembre, à l’invitation de M. Alain DESTREM, fondateur et co-président du club Europe-Chine coopération (ECC), un groupe d’investisseurs français, européens et chinois.

M. RAFFARIN a notamment rencontré M. HUANG Kumming, Premier Secrétaire de la ville de Hangzhou, avec lequel il s’est félicité de la qualité et de la diversité des projets de la communauté française établie dans la province du Zhejiang.

Par cette visite dans notre circonscription, la seconde cette année, M. RAFFARIN concluait un déplacement qui l’avait mené à Pékin et à Chongqing en compagnie du Secrétaire général de l’UMP, M. Jean-François COPE.

2010 : la relation sino-française se tourne vers le monde

Ajouté au 14/12/2010 par SHI Lei

Quarante-six ans se sont écoulés depuis l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et la France en 1964. Il y a treize ans, en 1997, l’établissement du partenariat global stratégique entre les deux pays a marqué l’entrée de leur relation dans une nouvelle ère. L’année 2010 qui se termine a vu le développement d’une relation mature, stable et tournée vers le monde.

En faisant le bilan de 2010, on constate que ce développement a été particulièrement marqué par les visites mutuelles des dirigeants de haut niveau et les contacts directs fréquents et approfondis lors de réunions internationales.

Ce cycle de visites a commencé par la visite officielle fin 2009 du premier ministre français François Fillon, sur invitation de son homologue chinois Wen Jiabao. En rencontrant M. Fillon, le président chinois Hu Jintao a déclaré qu’il espérait porter le partenariat global stratégique des deux pays à un plus haut niveau. Le président du comité permanent de l’Assemblée populaire nationale (APN) Wu Bangguo a affirmé lors de sa rencontre avec le premier ministre français que les relations des deux pays ont dépassé la sphère bilatérale et revêtent une signification globale. Wen Jiabao a avancé quatre propositions sur l’agrandissement de la coopération bilatérale, toutes approuvées par la partie française.

Du 27 avril au 1er mai, le président français Nicolas Sarkozy a effectué avec sa femme une visite d’État de cinq jours en Chine. Il s’agissait de sa deuxième visite d’État en Chine depuis sa prise de fonctions en 2007. Il a assisté en invité d’honneur à la cérémonie d’ouverture de l’Exposition universelle de Shanghai. Cet arrangement diplomatique spécial a illustré les attentes et l’importance que les deux parties attachaient à cette visite. Tout porte à croire qu’elle a eu une forte signification politique. Lors de leur entretien, Hu Jintao a avancé quatre propositions concrètes pour porter le partenariat global stratégique vers un nouveau palier, tandis que Nicolas Sarkozy a précisé que la Chine était un partenaire stratégique crucial de la France et a souhaité que les deux parties renforcent leur coopération et leurs consultations dans les actions internationales multilatérales, dont le sommet du G20. Il a invité le président Hu à se rendre en France au cours de l’année. Le président du comité permanent de l’APN Wu Bangguo et le premier ministre Wen Jiabao ont également exprimé leurs intentions de renforcer la coopération politique bilatérale lors de leur rencontre avec M. Sarkozy.

Par la suite, des visites mutuelles ont été réalisées entre les dirigeants des corps législatifs. En juin, Bernard Accoyer, le président de l’Assemblée nationale française, a assisté à la Journée du pavillon français à l’Exposition universelle de Shanghai. En juillet, le président du comité permanent de l’APN Wu Bangguo s’est rendu en France. Ces échanges ont démontré l’ambiance amicale très forte, l’élargissement des domaines de coopération et l’élévation du niveau de coopération.

Les relations bilatérales ont atteint leur point culminant au début du mois de novembre, lorsque le président Hu Jintao a effectué une visite d’État couronnée de succès en France. Il s’agissait de sa deuxième visite officielle en France après celle d’État en 2004. Les observateurs ont rapporté que Sarkozy a réservé une réception courtoise spéciale à son homologue chinois : lui-même et sa femme se sont rendus à l’aéroport pour attendre l’avion du président Hu ; il a accompagné les hôtes chinois pour aller à l’Esplanade des Invalides dans le centre de Paris pour une solennelle cérémonie d’accueil ; il a accompagné Hu Jintao à Nice. Au cours des quarante-cinq heures du président chinois en France, il y a eu cinq rencontres entre les deux dirigeants, y compris deux entretiens officiels et deux dîners d’honneur. Les multiples contacts directs ont évidemment dépassé le sens symbolique du protocole diplomatique au plus haut degré. L’échange de visites entre les chefs d’État des deux pays avec un intervalle de six mois seulement est très rare dans l’histoire des relations diplomatiques sino-françaises. Tout montre que les relations politiques des deux pays connaissent un essor sans précédent.

Ce qui intéresse le plus les observateurs politiques, de toute évidence, est la Déclaration conjointe sur le renforcement du partenariat global stratégique. Cette dernière définit dès le début que les deux pays décident de donner une nouvelle impulsion à leur relation, pour bâtir un partenariat global stratégique de type nouveau, mature, stable, basé sur la confiance mutuelle et les bénéfices réciproques, et tourné vers le monde.

Ce document important donne des principes directeurs au développement futur des relations sino-françaises. Dans son discours, le président Hu a exprimé le souhait de la partie chinoise d’enrichir, dans un monde en mutations profondes et complexes, les relations sino-françaises et contribuer au développement d’un partenariat d’égalité entre les grands pays du monde. Pour ce faire, il a avancé quatre propositions : « se respecter mutuellement pour approfondir la confiance stratégique réciproque, avancer avec le temps pour innover dans la coopération concrète, mettre en valeur les atouts pour multiplier les échanges intellectuels et humains, renforcer la concertation pour relever ensemble les défis ».
Le dynamisme des relations sino-françaises n’est pas dû au hasard ; il peut être expliqué par quatre raisons principales.

Premièrement, les deux parties s’en tiennent à une approche stratégique et de long terme

Les relations bilatérales ont parfois connu des revers, comme après les incidents de 2008, sans doute causés par l’instabilité de la politique du nouveau gouvernement français envers la Chine. Néanmoins, le dirigeant français possède une sagesse politique et une vision stratégique. Dans le contexte de la crise financière, le président Sarkozy a immédiatement voulu normaliser ses rapports avec la Chine. Depuis, la politique du gouvernement français vis-à-vis de la Chine est devenue plus rationnelle et plus mûre, car l’ingérence dans les affaires intérieures de la Chine et les actions irrespectueuses de ses intérêts fondamentaux et préoccupations portent atteinte non seulement aux relations sino-françaises, mais aussi, dans une large mesure, aux intérêts fondamentaux de la France. En gardant un esprit lucide, la partie chinoise a souhaité éviter le recul continuel des relations bilatérales et les promouvoir. C’est grâce aux efforts communs et aux consultations étroites des deux pays que les relations ont pu être restaurées à temps et développées. On peut ainsi dire qu’après les revers, les relations sino-françaises ont une base plus ferme, ce qui crée des conditions favorables pour les porter à un nouveau palier de développement durable.

Deuxièmement, l’approfondissement de la coopération économique et commerciale

La France est maintenant le quatrième partenaire commercial de la Chine au sein de l’UE et le deuxième exportateur européen de technologies vers la Chine, tandis que la Chine est le septième plus grand partenaire commercial de la France et son plus grand partenaire en Asie. Ces dernières années, la relation économique et commerciale a été en particulier marquée par le niveau accru de la coopération dans les technologies de pointe avec des succès remarquables. Des accords ont été conclus dans l’électricité nucléaire, les énergies propres, la recherche et le développement d’avions de ligne. Des accomplissements réels ont été réalisés en matière de technique nucléaire et de construction. Actuellement, les deux pays procèdent au réajustement de leurs structures industrielles et au changement de leurs modèles de développement pour relever les défis mondiaux. Cela offre de bonnes occasions pour explorer de nouveaux domaines de coopération. La complémentarité évidente et la signification stratégique de la coopération seront plus marquées dans le contexte de la réponse mondiale à la crise financière, de la reprise économique et du développement des nouvelles technologies, ainsi que de l’exploration de nouveaux pôles de croissance. Durant cette visite de Hu Jintao en France, les deux parties ont signé des contrats pour une valeur totale de vingt milliards de dollars américains, portant sur l’aéronautique, l’électricité nucléaire, la communication, l’énergie et d’autres domaines de technologies de pointe. La coopération bilatérale renforcée et élargie consolide leur relation pour un développement stable à long terme.

Troisièmement, le renforcement de la coopération politique pour relever les nouveaux défis mondiaux de l’ère post-crise

Dans l’ère post-crise de l’économie mondiale, l’amélioration de la gouvernance et l’établissement d’un nouveau système financier constituent d’importantes questions de la communauté internationale. En tant que présidente du G20 et du G8 en 2011, la France vise des accomplissements à la hauteur d’un grand pays. La Chine, le plus grand pays émergent, représente un poids important dans la lutte contre les défis mondiaux. Par conséquent, le renforcement de la coopération sino-française peut jouer un rôle important. La France a de grandes attentes envers la Chine en la matière. M. Sarkozy a assuré que sans la Chine, aucun succès ne saurait être atteint. Il a espéré réformer le système monétaire et financier lors du G20 et a proposé que les colloques de haut niveau en marge du sommet se tiennent en Chine.

Le climat est l’un des sujets clés de la politique internationale et fait l’objet de désaccords entre divers pays. La France a suggéré un changement du modèle de développement économique pour réaliser une économie à bas carbone et un développement durable, et a donné des objectifs quantitatifs en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Elle a poussé l’Union européenne à instituer un « paquet climat-énergie ». En accordant une grande importance à l’environnement, le gouvernement chinois a avancé des objectifs concrets en matière de réduction des émissions. Il est en train de promouvoir activement le changement du mode de développement économique pour réaliser un développement durable, pratiquer le concept de développement scientifique et préconiser un style de vie à faible empreinte carbone. Le renforcement de la coopération sino-française jouera un rôle actif en vue de la conclusion d’accords multilatéraux internationaux en matière de lutte contre le réchauffement climatique.

Enfin, l’évolution géopolitique offre un large espace de développement au renforcement du partenariat global stratégique sino-français

Les États-Unis et l’Europe, les deux plus grandes entités économiques du monde, ont été frappés lourdement par la crise financière et la récession économique. L’impact négatif ne se dissipera pas à court terme. La puissance générale des États-Unis et de l’Europe est en train de reculer. Parallèlement, le redressement rapide de l’Asie a connu un effet de vague irrésistible. Les regards se portent désormais sur cette région émergente, en particulier sur la Chine. Le changement du rapport de force entre les États-Unis, l’Europe et l’Asie a entraîné une évolution géopolitique et une nouvelle relation stratégique entre ces trois acteurs.

En tant que grand pays d’Europe, la France s’en tient toujours à son principe d’indépendance dans la sauvegarde des intérêts de l’État et de la sécurité européenne, ce qui pourrait amener à des contradictions et des frictions avec les États-Unis qui poursuivent l’hégémonisme. Après l’éclatement de la crise financière mondiale, des divergences sont apparues entre la France et les États-Unis sur de nombreux sujets d’importance comme la réforme du système monétaire, la surveillance et la gestion de la finance, la crise de la dette européenne et la gouvernance économique mondiale. L’Europe, plongée dans la récession, voit son influence de jour en jour affaiblie et rivalise difficilement avec les États-Unis. La France porte donc son regard vers la Chine, afin de chercher à développer une coopération stratégique.

Quant à la Chine, qui connaît une progression rapide de sa puissance générale et une influence accrue sur le plan international, elle est aussi confrontée à de grandes pressions, notamment en raison de nouveaux défis qui sont apparus depuis le début de l’année dans son voisinage. Les États-Unis n’ont cessé de durcir le ton sur le taux de change du yuan. Plusieurs disputes avec les pays voisins encerclent la Chine. Malgré des divergences entre la Chine et l’Europe, les deux parties privilégient leurs intérêts économiques. Par conséquent, le renforcement de la coopération large entre la Chine et l’Europe, et particulièrement avec la France, est logique. Depuis le début de l’année, malgré des frictions incessantes entre la Chine et les États unis, les visites en Chine du président français Nicolas Sarkozy, de la chancelière allemande Angela Merkel et du premier ministre anglais David Cameron se sont succédées, ce qui a grandement fait progresser les relations bilatérales et marque un exploit dans l’histoire de la relation sino-européenne. Cela illustre bien l’évolution des relations entre les États-Unis, l’Europe et la Chine.

Avec l’évolution de la structure politique mondiale, notamment la relation triangulaire entre les États-Unis, l’Europe et la Chine, les besoins mutuels des deux derniers se rapprochent, et l’importance de renforcer la coopération stratégique est primordiale. Dans ce contexte, le caractère stratégique et global de la relation sino-française est parfaitement clair.

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