Interview du Consul général de France à Wuhan, M. Serge Lavroff

Ajouté au 11/07/2011 par SHI Lei

Le Consul général de France à Wuhan, M. Serge Lavroff, a donné une interview vidéo hier (05/07/2011), via les site, forum et weibo de Han Wang, filiale du groupe Changjiang Daily.
 Plus de 60 000 internautes ont eu le plaisir de suivre l’entretien du Consul général de France à Wuhan, abordant les thèmes de la culture, des arts, de la gastronomie, du tourisme et des échanges étroits et amicaux tissés entre la Chine et la France depuis de longues années.

 Les questions universitaires et économiques ont également suscité l’intérêt de l’auditoire, en raison notamment des nombreux investisseurs français présents dans la capitale provinciale du Hubei, et de l’attractivité de l’enseignement supérieur français auprès du public chinois.

M. Serge Lavroff a enfin conclu en faisant part de toute sa sympathie et bienveillance envers les citoyens de la municipalité de Wuhan et de la province du Hubei.

He Guoqiang visite le Centre culturel de Chine à Paris

Ajouté au 11/07/2011 par SHI Lei

Le 5 juillet, He Guoqiang s’entretient avec des étudiants qui apprennent le chinois au Centre culturel de Chine à Paris.

Le 5 juillet, He Guoqiang, membre du Comité permanent du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) et secrétaire de la Commission centrale de contrôle disciplinaire du PCC, a visité le Centre culturel de Chine à Paris à l’occasion de son séjour en France.

Signature d’une convention entre l’hôpital Tongji et BioMérieux

Ajouté au 11/07/2011 par SHI Lei

Six mois après la signature d’une première convention avec le CDC (Center for Disease Control) de la ville de Wuhan pour la lutte contre la tuberculose multirésistante, BioMérieux renforce sa présence par un nouvel accord avec l’hôpital de Tongji, l’un les meilleurs hôpitaux de Chine, pour l’établissement d’un laboratoire de référence de microbiologie.
 Ce deuxième accord a été signé le 30 juin par Pr. CHEN Anmin, Directeur général de l’hôpital, et par M. Pascal VINCELOT, CEO BioMérieux Chine, en présence de Mme Sylvie BERMANN, Ambassadeur de France en Chine, de M. Alain MERIEUX, Président de l’Institut Mérieux, de M. ZHANG Yu, Directeur-adjoint du Bureau de la santé du Hubei, et de nombreux invités.

Le nouveau laboratoire, dirigé par la Pr. SUN Ziyong, sera équipé des systèmes de diagnostic les plus modernes et les plus performants ; il constituera la pièce maîtresse d’un réseau provincial d’hôpitaux dans le Hubei, destiné à renforcer la lutte contre les maladies infectieuses, plus particulièrement contre les maladies nosocomiales. Comme l’a précisé M. Mérieux, l’utilisation plus efficace des antibiotiques passe par une identification plus rapide des bactéries et des résistances bactériennes, et par la mise en œuvre d’antibiogramme.

 Outre la contribution en matériels, BioMérieux apportera toute son expertise par des sessions de formation de formateurs, tant à Wuhan qu’en France. L’hôpital Tongji mettra pour sa part son potentiel de recherche à disposition, ainsi que son professionnalisme et son expérience. C’est donc l’union de deux acteurs majeurs de santé publique qui a été scellée par cet accord.

Un projet exemplaire, complémentaire du futur laboratoire de haute sécurité biologique, et qui conforte la vocation de Wuhan à être un centre majeur de la coopération franco-chinoise en matière de lutte contre les maladies infectieuses.

He Guoqiang s’entretient avec le président français sur les relations bilatérales

Ajouté au 11/07/2011 par SHI Lei

He Guoqiang, un haut responsable du Parti communiste chinois (PCC), qui effectue une visite officielle en France, a rencontré mardi au Palais de l’Elysée le président Nicolas Sarkozy.

 

M. He, membre du Comité permanent du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois, conclut sa visite de quatre jours en France après cette rencontre avec le président Sarkozy, durant laquelle les deux dirigeants ont notamment abordé les relations sino-françaises dans les domaines politique, économique et culturel.

Avant la rencontre avec M. Sarkozy, M. He a visité le Centre culturel de la Chine à Paris, situé au plein coeur de la ville de Paris et au bord de la Seine.

M. He est arrivé à la capitale française dimanche après une breve visite dans la ville méridionale française de Nice.

M. He a inauguré lundi, aux côtés de responsables français, l’année de la langue chinoise en France, initiative culturelle visant à promouvoir la culture et la langue chinoise dans les pays européens.

Il a également rencontré Bernard Accoyer, le président de l’Assemblée nationale française, et les leaders des milieux économiques et commerciaux chinois et français.

La France est la première étape de la tournée de M. He à cinq pays de l’Europe et du Moyen-Orient, qui l’emmenera ensuite en Pologne, en Serbie, aux Emirats arabes unis et en Iran.

Tenue du premier Conseil d’Administration de l’Institut Français.

Ajouté au 11/07/2011 par SHI Lei

Le conseil d’administration de l’Institut français, créé aux termes de la loi sur l’Action extérieure de l’Etat du 27 juillet 2010, s’est tenu à Paris, le 17 juin, sous la présidence de Xavier Darcos, ancien ministre. Ce premier conseil d’administration a été essentiellement consacré à la présentation générale de la mise en place et de l’actualité de l’établissement public; la présentation du budget modifié 2011; la présentation de l’organigramme et l’état des effectifs et la création et l’expérimentation en cours de bureaux de l’Institut français. Le budget modifié 2011 est en équilibre et s’élève à 52 642 262, 99  euros.

Il est en hausse de 10 097 408,49 millions d’ euros en produits par rapport au budget primitif. Les charges de structures, personnel et fonctionnement, s’élèvent à 14 690 000 euros.

L’organigramme de l’Institut français s’articule autour de huit départements: Ressources humaines et Réseau ; Affaires administratives et financières; Communication et nouveaux médias; Echanges et Coopérations artistiques; Développement et Partenariats ; Langue française ; Livre et Promotion des savoirs ; Cinéma.Treize pays ont été retenus en février dernier dans le cadre de “l’expérimentation de rattachement  du réseau culturel à l’Institut français” : Cambodge, Chili, Danemark, Emirats Arabes Unis, Géorgie, Ghana, Inde, Koweït, Royaume-Uni, Sénégal, Serbie, Singapour et Syrie.

Note du Sénateur Louis Duvernois.

Après le rapatriement des VIE/VIA de Syrie, l’Institut français s’interroge sur la légitimité du maintien de la Syrie en raison de sa situation politique actuelle. Le périmètre d’emplois dans les pays expérimentateurs est d’environ 200  personnes, statut d’expatriés et recrutés locaux et le périmètre maximal prévu à terme pour le réseau Institut français est de 8 000 personnes.Sur les treize pays retenus, neuf disposent d’un établissement à autonomie financière qui évoluera naturellement vers un bureau de représentation de l’Institut français, quatre en revanche ne disposent pas de ce type d’établissement et la création ex nihilo d’un bureau de l’Institut français est prévue.

Ce bureau local est dirigé par un directeur “qui a par ailleurs un rôle de conseiller de l’ambassadeur”. Durant la période d’expérimentation, le COCAC cumulera sa fonction avec celle de directeur du “bureau” de l’Institut français. La mise en place de ces bureaux se révèle assez complexe pour ce qui est de  la définition d’un statut juridique en fonction des contraintes locales et des éventuelles conventions bilatérales conclues en matière de coopération culturelle et de statuts des établissements déjà existants.

Un premier rapport d’évaluation prospective des résultats administratifs de l’expérimentation a été présenté au CA. Un vaste chantier se met en place pour atteindre les objectifs fixés par la loi constitutive. D’ores et déjà, nonobstant la convention de partenariat entre la Fondation de l’Alliance française et de l’Institut français, des incompréhensions et autres tensions opérationnelles se font jour. La tutelle des Affaires étrangères et européennes en est consciente et s’emploie à rechercher des synergies nécessaires.Le deuxième CA se tiendra à l’automne 2011, après la tenue du premier conseil d’orientation stratégique co-présidé par Alain Juppé, ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et européennes et Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication. Le COS, selon le président exécutif de l’Institut français, Xavier Darcos, “alimentera la réflexion et sera un lieu où l’impulsion ministérielle pourra s’exprimer.”

 

Réunion du groupe de travail R&D de la CCIFC de Pékin et du Service pour la Science et la Technologie

Ajouté au 11/07/2011 par SHI Lei

Le 23 juin 2011 a eu lieu une nouvelle réunion du groupe de travail R&D de la CCIFC de Pékin et du Service pour la Science et la Technologie (SST) après une longue interruption, due au changement de fonction des précédents co-animateurs. Le groupe est désormais co-animé par Christian Roux (Orange Labs), Patrick Plante (Thales) et Xavier Baillard (Attaché scientifique à l’Ambassade).
Le groupe de travail R&D a pour but de réunir des acteurs de la R&D française en Chine et des institutionnels autour de thématiques choisies. Ces réunions permettent non seulement un partage d’expériences entre les entreprises mais elles permettent également à celles-ci de bénéficier d’un accès privilégié aux informations de veille produites par le Service pour la Science et la Technologie de l’Ambassade, ainsi qu’aux outils de coopération, de promotion et de mobilité mis en place par l’Ambassade.

Pour cette session de relance, qui a compté une trentaine de participants, Norbert Paluch, Conseiller pour la Science et la Technologie, et Xavier Baillard ont présenté le SST, ses moyens, et un état des lieux de la coopération scientifique et technologique franco-chinoise, notamment après la XIIème réunion de la Commission mixte franco-chinoise scientifique et technologique, qui s’est déroulée à Paris le 30 mai dernier. Des documents portant sur les institutions chinoises de science et technologie, les programmes scientifiques chinois et les programmes de soutien à la coopération du SST ont été remis à tous les participants. Les discussions qui ont suivi ont permis de dégager des problématiques qui pourront être développées lors des prochaines sessions, notamment sur les partenariats public-privé en Chine.

La prochaine réunion du groupe devrait avoir lieu à la rentrée, en septembre.

He Guoqiang assiste au Dîner industriel et commercial franco-chinois

Ajouté au 11/07/2011 par SHI Lei

Le 4 juillet, He Guoqiang, membre du Comité permanent du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) et secrétaire de la Commission centrale de contrôle disciplinaire du PCC, a assisté au Dîner industriel et commercial franco-chinois lors de son séjour en France.

M. He est arrivé le 2 juillet dans l’après-midi à Nice, une ville située à 26 km au nord-est de Cannes. Dimanche, il a visité un vignoble familial et une entreprise de production de parfum. Après son séjour à Nice et à Cannes, le responsable chinois s’est rendu dimanche après-midi à Paris, où il doit rencontrer le président Nicolas Sarkozy et d’autres dirigeants français.

Plusieurs organismes tiennent un séminaire sur la relation sino-française en France

Ajouté au 11/07/2011 par SHI Lei

Organisé par quatre associations de la Chine en France, un séminaire sur la relation sino-française a eu lieu le 30 juin au palais du Luxembourg, le siège du Sénat français. Plus de 90 personnalités chinoises et françaises ont discuté de la relation sino-française dans le cadre du G20.

L’événement s’inscrivait dans le forum « Chine et France, le partenariat stratégique global ». La sénatrice Catherine Dumas y était présente.

Les discussions ont porté sur la présidence française du G20 et sur les opportunités et défis de la relation bilatérale. Les responsables des organismes concernés ont pris la parole pour présenter leurs points de vue.

Selon Ni Jincheng, participant au séminaire, au début de l’ère de réforme et d’ouverture, le processus de la mondialisation s’est engrangé. Trente ans après, le phénomène s’accélère, et la Chine est devenue un pays important sur la scène économique mondiale. Cet environnement comporte des opportunités ainsi que des défis pour la Chine et pour le monde.

Un haut responsable du PCC appelle à renforcer la coopération sino-française

Ajouté au 11/07/2011 par SHI Lei

He Guoqiang, un haut responsable du Parti communiste chinois (PCC) et en visite en France, a appelé samedi à renforcer la coopération entre les gouvernements locaux chinois et français pour faire avancer toutes les facettes des relations bilatérales.

M. He, qui est membre du Comité permanent du Bureau politique du Comité central du PCC et secrétaire de la Commission centrale pour l’inspection disciplinaire du PCC, effectue actuellement une visite officielle de quatre jours en France, dont l’objectif est de promouvoir les relations politiques, économiques et culturelles.

Lors de sa rencontre avec le maire de Cannes, Bernard Brochand, le responsable chinois a indiqué qu’il espérait que la Chine et la France pourraient tirer pleinement parti des réseaux de coopération existants entre les gouvernementaux locaux et donner ainsi un nouvel élan au partenariat stratégique global entre les deux pays.

De son côté, M. Brochand a présenté au responsable chinois certaines des initiatives de coopération lancées par Cannes et sa ville jumelée chinoise Sanya, une ville côtière de la province de Hainan dans le sud de la Chine. Il a souhaité que la coopération entre Cannes et Sanya puisse être davantage renforcée à l’avenir.

M. He Guoqiang est arrivé samedi après-midi à Nice, ville située à 26 km au nord-est de Cannes. Dimanche, il a visité un vignoble familial et une entreprise de production de parfum. Après son séjour à Nice et à Cannes, le responsable chinois s’est rendu dimanche après-midi à Paris, où il doit rencontrer le président français Nicolas Sarkozy et d’autres dirigeants français.

La France est la première étape de la tournée de M. He dans cinq pays, qui le conduira encore en Pologne, en Serbie, aux Emirats arabes unis et en Iran. Il fera une escale en Turquie après sa visite en Pologne.

90 ans déjà… ou les réflexions d’un Français de Chine sur l’anniversaire du Parti Communiste Chinois

Ajouté au 04/07/2011 par SHI Lei

Pour beaucoup de Chinois, vendredi 1er juillet sera un jour important : c’est en effet ce jour-là que le Parti Communiste Chinois (PCC) fêtera son 90e anniversaire, et de ce fait les préparations vont bon train un peu partout, il n’y a qu’à regarder la télévision ou se ballader sur Chang’an à Beijing pour en être convaincu. Il n’est pas sûr en revanche que ce soit le cas à l’étranger où je gage que la plupart des télévisions en parleront certes un peu le jour venu, mais guère plus. Il est vrai que pour nombre d’étrangers, il y a à propos de la Chine bien plus de choses importantes que le 90e anniversaire du PCC, sans compter que, notamment en Europe, les partis communistes, ou je devrais plutôt dire prétendus tels, ont laissé plus de mauvais souvenirs qu’autre chose. La Chine n’a pas été, en effet, le premier pays à voir le parti communiste prendre le pouvoir, tout le monde sait que cela a eu lieu d’abord en Union Soviétique puis dans ce que nous nommions à l’époque les « Pays de l’Est », qui étaient pour nous, Européens de l’Ouest, lointains, fermés et inquiétants, et pourtant si proches par bien des aspects (n’oublions pas de dire en passant que les partis communistes sont aussi arrivés au pouvoir par la suite dans d’autres pays d’Afrique ou d’Amérique Centrale). En France même, au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, le Parti Communiste Français, plus ancien que le PCC, était même le parti politique le plus puissant du pays, il jouissait d’un très grand prestige et comptait dans ses rangs des intellectuels et savants de premier plan. Aujourd’hui, il est marginalisé, « ringardisé » même, et en passe peut-être de finir un jour dans les poubelles de l’histoire, malgré quelques bastions qu’il détient encore de ci de là. Comme ses frères d’Italie, d’Espagne ou du Portugal, ou des anciens Pays de l’Est. L’histoire les a condamnés, alors que le PCC, lui, est un vaillant nonagénaire, encore très vert, si je puis m’exprimer ainsi. Mais pourquoi alors ?

J’ai bien ma petite idée là dessus, même si je ne prétends par avoir raison… en Europe de l’Ouest, les partis communistes ont commencé à décliner dans les années 1960, pour, entre autres, ne pas avoir su évoluer avec leur temps, être inféodés au parti communiste soviétique et cautionné sa politique, ses errements et même parfois ses crimes. En France, le premier vrai coup a été porté par l’intervention soviétique en Hongrie en 1956 contre un peuple qui se révoltait contre un parti qui n’avait de communiste que le nom, puis par l’autre intervention soviétique en Tchécoslovaquie en 1968, et enfin la guerre en Afghanistan en 1979. Toutes des interventions extérieures justifiées par la volonté de maintenir des peuples sous le joug d’une forme dévoyée et totalitaire du communisme. Ce qui a fait que de nombreux communistes sincères, attachés à l’idéal communiste, le vrai, empreint à la base de générosité et de fraternité, ont été ébranlés dans leurs convictions, se disant que le communisme, ce n’était pas cette caricature. La chute du Mur de Berlin en 1989 a fini le travail ; elle a permis de se rendre compte que dans tous ces pays d’Europe, où le « communisme » (je pense que les guillemets s’imposent ici) a été installé de gré ou de force (et plus souvent de force d’ailleurs, contre la volonté majoritaire des peuples), plusieurs dizaines d’années de ce régime n’ont abouti qu’à une chose : asservir des peuples et retarder le développement de nombreux pays, quand cela ne les a même pas fait reculer. Tout cela du fait et au nom d’une caricature de communisme appliquée de manière dogmatique et imbécile. Et on s’est rendu compte que même les pays les plus « ouverts » sur ce plan, comme le furent la République Démocratique Allemande ou la Hongrie, se sont avérés être très en retard par rapport aux pays de l’Ouest après la chute du Mur. Il n’y a qu’à voir les difficultés rencontrées par l’Allemagne après sa réunification ; plus de vingt ans après, il reste encore des problèmes. Dans tous ces pays donc, l’arrivée au pouvoir de partis « communistes » a eu donc un résultat étonnant, celui de rendre les populations moins libres, moins heureuses et de retarder le développement économique, quand bien même les régimes auxquels ils ont succédé dans les années 1940 n’étaient pas toujours, loin s’en faut, des modèles. Autant dire qu’ils étaient condamnés à disparaître un jour ou l’autre, et que ceux qui à l’Ouest les avaient soutenu becs et ongles et en dépit des évidences n’ont pu que suivre leurs traces. Sic transit gloria mundi…

Mais ce n’est pas le cas du PCC, qui lui se porte plutôt bien, je vous remercie pour lui, et peut se targuer d’avoir plutôt réussi, quand bien même tout n’est pas parfait en Chine, le Parti le reconnaît lui-même, notamment du fait des problèmes de corruption et du fossé grandissant entre les riches et les pauvres. La différence avec les partis « communistes » d’Europe étant que le PCC n’a pas, lui, nié ces problèmes et pratiqué la Méthode Coué, et qu’au contraire il affirme qu’ils existent et qu’il faut les combattre. Il en va de sa survie, et de l’avenir de la Chine. En ce sens, le PCC s’est donc montré infiniment plus intelligent –et responsable- que ces partis européens, qui n’ont cessé jusqu’au bout de cumuler erreur sur erreur et d’opprimer leurs peuples, tout en nous chantant « Tout va très bien Madame la Marquise », alors que leur monde était en train de s’effondrer. Et alors même que la Chine, qui s’était engagée dans des réformes depuis 1978, leur montrait peut-être la voie de leur salut. Ils ne l’ont pas compris ou n’ont pas voulu, ou pas pu, le comprendre, et ils en ont payé le prix. L’Histoire est sans pitié pour les vaincus.

Mais ce n’est pas la seule différence. Les Occidentaux oublient un peu trop souvent que, contrairement à ces partis d’Europe, le PCC ne s’est pas installé par le biais d’élections truquées organisées sous la surveillance menaçante d’un pays voisin, mais que son arrivée au pouvoir a été une libération pour le peuple chinois, qui s’est ainsi débarrassé d’un régime corrompu, inefficace et inféodé à l’étranger. L’arrivée au pouvoir du PCC a permis à la Chine de retrouver sa fierté, sa dignité et son indépendance, malgré tous les problèmes qui ont pu suivre et certaines erreurs qui ont coûté cher en vies humaines et en termes de développement. Mais là encore, la Chine, avec le PCC, l’a compris et en a tiré les leçons. Qui oserait décemment prétendre qu’en 2011, la situation de la Chine est moins bonne qu’en 1949 ? Certes, tout n’est pas parfait, comme je l’ai dit plus haut, les problèmes de corruption sont encore trop présents, le fossé entre les riches et le pauvres s’élargit (mais en étant un peu cynique, cela veut dire au moins qu’il y a des riches en Chine, et que donc le pays s’enrichit, fût-ce de manière inégale), la démocratie a encore des progrès à faire. Mais de tout cela le PCC est conscient, et cherche à y apporter remède.

Autre différence, jamais la Chine n’a essayé d’imposer son modèle à un pays étranger, ni par la force ou la menace, ni par aucun autre moyen. Là où la force de l’Union Soviétique résidait dans une puissance militaire démesurée et des interventions à l’étranger pour défendre des régimes inféodés en péril, la force du modèle chinois réside dans sa réussite économique, même imparfaite, et sa coopération pacifique à l’étranger. Jamais la Chine n’a essayé de s’imposer à l’étranger ou de se construire des vassaux, par la force, et je suis persuadé qu’elle ne le fera jamais. La Chine peut inquiéter certains, mais c’est par sa puissance économique et sa réussite. Pas par la menace et la crainte, comme nous l’avons vécu pendant des dizaines d’années en Europe.

De toute façon, les chiffres parlent : la Chine est aujourd’hui la deuxième puissance commerciale du monde, et rien ne semble pouvoir entraver sa route vers la première place. On pourra dire ce qu’on voudra, tout cela, la Chine le doit au PCC. Personne n’aurait osé y penser ou l’imaginer en 1978, et moins encore en 1949. Ne parlons pas de 1921…

Tout cela fait que, cette semaine, le PCC va fêter son 90e anniversaire avec éclat, dans une Chine qui a retrouvé puissance, fierté, éclat et prestige. Ce n’est pas rien, et il est donc tout à fait légitime de dire « Joyeux 90e anniversaire » au Parti Communiste Chinois… et d’attendre le centenaire, qui sera, souhaitons le, plus glorieux encore !

Laurent Devaux

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