Renault réduit ses effectifs de 14% en France : une partie des employés viendra travailler en Chine

Ajouté au 04/02/2013 par SHI Lei

Renault, le deuxième constructeur automobile français, voit ses ventes chuter chaque jour d’avantage, une baisse de régime entraînée par la morosité économique prolongée du marché européen. Afin de réduire ses frais de fonctionnement, Renault a décidé, à l’instar de certains confrères européens, de supprimer 7500 postes dans l’hexagone.

Le 15 janvier, le directeur des opérations en France M. Gérard Leclercq a annoncé au public le projet de supprimer 7500 postes avant 2016, soit 14% du total des effectifs de l’entreprise. Par ailleurs, une partie du personnel concerné ira travailler en Chine et ces employés deviendront les premiers membres du personnel de Dongfeng-Renault dès que la coentreprise sera mise sur pied.

Une analyse des données sur les ventes publiées par Renault permet de voir que l’entreprise a vendu au total 551 000 véhicules neufs en 2012, y compris des fourgons et monospaces, ce qui représente une baisse de 19,8% par rapport à 2011, lorsque le constructeur avait vendu 687 000 voitures. De plus, les véhicules Renault représentent 24,2% du marché automobile français, soit une baisse de 1,9 point.

Fin 2011, Renault comptait au total 128 000 employés dans le monde entier. Selon une porte-parole de l’entreprise, Renault compte aujourd’hui 53 571 employés en France. Les 7500 emplois qui vont être supprimés représentent 14% des effectifs totaux, et 5700 de ces postes sont des départs naturels.

En 1994, Renault et China Sanjiang Space Group avaient créé en Chine la joint venture Sanjiang-Renault qui, pour différentes raisons, avait mis un terme à sa production en 2004, mais a conservé jusqu’à aujourd’hui un droit d’apport, tandis que la coentreprise créée en Chine par Renault et Dongfeng Motor Corporation ne peut entamer sa production en Chine qu’avec la licence de Sanjiang-Renault.

Le président exécutif de Renault China M. Chen Guozhang avait déjà fait savoir lors d’une interview que son entreprise allait créer une joint venture en coopération avec Dongfeng en Chine, mais que la nouvelle entreprise réutiliserait la licence de production de Sanjiang-Renault sans en demander de nouvelle.

Bien qu’aucune signature ou autre cérémonie d’inauguration n’ait encore eu lieu, la cérémonie d’ouverture du chantier de la base de production de la joint venture de Renault et de Dongfeng à Wuhan a quant à elle déjà eu lieu et l’entreprise entrera en service dans trois ans. Par ailleurs, au Salon automobile de Detroit, qui vient d’ouvrir ses portes, le PDG de Renault-Nissan M. Carlos Ghosn a affirmé que le véhicule de la coentreprise Renault-Dongfeng serait mis en production entre 2014 et 2016.

La France tente de répondre aux nouveaux besoins du marché chinois pour rééquilibrer les échanges commerciaux

Ajouté au 04/02/2013 par SHI Lei

La ministre française du Commerce extérieur Nicole Bricq, actuellement en visite en Chine, ambitionne de rééquilibrer la balance des échanges commerciaux avec la Chine en explorant de nouvelles pistes de coopération, notamment dans le secteur agroalimentaire.

Sa visite en Chine a trois principaux objectifs : préparer le volet économique de la première visite d’Etat du président français François Hollande, confirmer le partenariat traditionnel franco-chinois dans les secteurs nucléaire et aéronautique, et faire progresser les nouvelles coopérations.

La Chine cherche à réaliser un développement durable, ce qui offre de nouvelles opportunités aux exportateurs français. Mme Bricq a identifié plusieurs domaines prometteurs, comme par exemple la santé, l’efficacité énergétique, le transport urbain et le secteur agroalimentaire.

D’après la ministre, le rééquilibrage des échanges commerciaux entre la France et la Chine est confronté à des difficultés structurelles. Il est, selon Mme Bricq, nécessaire de mieux répondre aux besoins du marché chinois.

Après Beijing, la ministre se rendra mardi dans la province méridionale du Guangdong pour visiter le chantier des réacteurs nucléaires de conception française EPR, Taishan 1 et 2, en compagnie du PDG d’EDF, Henri Proglio, et du président d’Areva, Luc Oursel.

La France souhaite faciliter les exportations de hautes technologies vers la Chine

Ajouté au 04/02/2013 par SHI Lei

Le vice-Premier ministre chinois Li Keqiang a souhaité mardi que la France continue de créer les conditions nécessaires pour les exportations de hautes technologies vers la Chine lors de sa rencontre avec le ministre français de l’Economie Pierre Moscovici à Beijing.

Li Keqiang a également espéré que la France inciterait l’Union européenne à supprimer les limites imposées aux exportations de hautes technologies vers la Chine.

Réduire l’écart entre les zones rurales et urbaines ainsi qu’entre les régions est la condition nécessaire et un choix stratégique pour réaliser la modernisation, ce qui permettra d’exploiter l’énorme potentiel de développement et aura un effet durable, a déclaré le vice-Premier ministre.

La volonté de la Chine de promouvoir un nouveau type d’urbanisation est un projet compliqué mais également une solution à ces écarts, a estimé M. Li, mettant l’accent sur un moyen écologique et économe en énergie de réaliser l’urbanisation.

M. Li a fait mention de sa visite en Europe l’année dernière, indiquant que la Chine souhaitait travailler plus étroitement avec la France et d’autres pays européens pour développer des idées et des technologies.

Pierre Moscovici, qui est arrivé à Beijing lundi, a assuré que la France souhaitait renforcer ses relations avec la Chine et faire progresser la coopération économique bilatérale.

Développer une relation commerciale saine et régulière entre la Chine et la France

Ajouté au 04/02/2013 par SHI Lei

Le ministre de l’Economie Pierre Moscovici se trouvera en visite à Beijing les 7 et 8 janvier, où il aura des entretiens politiques avec des responsables chinois et donnera une allocution à l’université du Peuple, mardi dans l’après-midi.

Sa visite intervient à moins de deux mois après la conclusion du 18e Congrès national du Parti communiste chinois à l’occasion duquel, une nouvelle direction du Parti a été élue pour diriger le pays durant les dix années à venir.

“Ce déplacement vient ouvrir un dialogue économique étroit et régulier souhaité par Pierre Moscovici avec les actuelles, mais aussi, pour la première fois, avec les futures autorités chinoises “, a indiqué le ministère de l’Economie et des Finances dans un communiqué.

La France et la Chine ont une responsabilité commune en matière de gouvernance économique, de lutte contre les déséquilibres mondiaux, de régulation financière et de respect des standards internationaux évoqués au sein du G20, du Fonds monétaire international (FMI) ou de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), a rappelé le ministère français, laissant entendre que ces sujets seront abordés lors des rencontres de M. Moscovici avec les dirigeants chinois.

Le président français François Hollande a indiqué après sa victoire à l’élection présidentielle de 2012 que la France attache une grande importance à ses relations économiques et politiques avec la Chine, ajoutant que le nouveau gouvernement français s’était engagé à promouvoir le partenariat stratégique global.

Une grande quantité d’échanges commerciaux se sont effectués depuis l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays il y a presque 50 ans. Au cours des dernières années, les échanges commerciaux sont très instables.

Actuellement, la Chine est la 2e puissance économique mondiale. En 2011, sur un déficit commercial français total de 70 milliards d’euros, la Chine en a représenté 27 milliards, soit 38 pour cent, tandis que les exportations françaises vers la Chine ne représentent qu’une part très modeste.

Dans l’ensemble, les importations chinoises en France se concentrent toujours sur les secteurs des biens de consommation, alors que les produits français couvrent les secteurs scientifiques et technologiques.

Certes, la Chine, à titre de pays en voie de développement, est un partenaire précieux pour la France, mais est loin d’être considérée comme une puissance égale, surtout dans les secteurs hautement techniques, mais cette étiquette sans raison pourrait nuire à la coopération entre les deux parties.

Par exemple, ces derniers jours, certains médias français ont nourri des spéculations au sujet de la coopération sino-française dans le secteur de l’énergie nucléaire. Mais en effet, ces craintes et ces spéculations sur le fait que la Chine “volerait” à la France des technologies nucléaires sont sans fondement.

Pour établir une relation commerciale stable, il faut créer un partenariat “d’égal à égal” entre la France et la Chine et assurer un développement sain et régulier des relations.

Une troupe acrobatique chinoise remporte un prix d’or au Festival mondial du cirque de demain à Paris

Ajouté au 04/02/2013 par SHI Lei

La Troupe acrobatique de Shanghai a décroché dimanche un prix d’or au 34e Festival mondial du cirque de demain, tenu du 24 au 27 janvier à Paris.

Diabolo, un numéro de la troupe a été sélectionné par l’Association d’acrobates chinoise pour participer à la compétition.

Cette année, plus de 100 jeunes artistes issus de 17 pays, dont la Belgique, la Chine, l’Espagne, les Etats-Unis, la France, la Russie, l’Ukraine ont pris part au festival avec 25 numéros, sélectionnés par les organisateurs parmi plus de 800 candidatures.

Ouverte aux artistes de moins de 25 ans, la sélection annuelle reflète et révèle l’ensemble des préoccupations esthétiques d’une communauté sans cesse en quête de développement.

Créé en 1977, le festival a pour vocation de découvrir et propulser sur la scène internationale les talents les plus rares et de s’imposer comme une référence incontournable pour toute une communauté.

Nucléaire : le partenariat avec la Chine est une priorité pour la France

Ajouté au 02/01/2013 par SHI Lei

Le gouvernement français pourrait lancer en janvier prochain une enquête sur les relations entre l’industrie nucléaire française et ses partenaires étrangers, y compris un accord avorté entre le groupe français EDF et le chinois CGNPC.

“Cette mission porte sur le passé. Il s’agit de tirer un bilan, de faire le point sur les relations entre l’industrie nucléaire française et ses partenaires étrangers”, a laissé entendre une source proche du Matignon.

D’après certains médias français, il s’agirait de “trahison” de la part de la compagnie française et d'”espionnage commercial” de la part de la société chinoise. De telles étiquettes ne sont pas convenables après 30 ans de coopération nucléaire entre la Chine et la France.

En novembre 2011, le groupe EDF avait signé avec China Guangdong Nuclear Power Company (CGNPC) un accord de coopération qui aurait été bloqué plus tard par le Premier ministre français de l’époque François Fillon au motif que le groupe nucléaire français Areva n’en faisait pas partie, a rappelé Hervé Machenaud, directeur de la branche Asie-Pacifique du groupe EDF.

Cet accord étant à “l’état de brouillon”, EDF en a élaboré un autre, un “tripartite” qui incluait aussi CGNPC et Areva et qui porte sur le développement d’un nouveau réacteur nucléaire de 1000 MW, a poursuivi M. Machenaud.

Le texte a été signé en marge d’une réunion du G8, groupement de huit industriels nucléaires, a déclaré M. Machenaud, ajoutant qu’EDF avait obtenu “l’accord explicite” du gouvernement français.

M. Machenaud est un connaisseur de la coopération nucléaire avec la Chine. “La Chine est le plus grand marché électrique du monde, elle est le centre de l’industrie nucléaire, hydraulique et électrique du monde. La coopération avec la Chine est un choix naturel d’EDF,” a dit l’homme qui s’est engagé dans le dossier de coopération avec la Chine depuis 1982.

En fait, les entreprises françaises ont mené une coopération fructueuse avec leurs partenaires chinois sur le marché chinois. Par exemple, Areva avait signé en novembre 2010 avec CGNPC un accord pour une valeur de 3 milliards de dollars, accord en vertu duquel Areva fournit 20.000 tonnes d’uranium à CGNPC sur une période de dix ans.

Il est ridicule de dire que la Chine voulait “voler” la technologie nucléaire à la France. La Chine maîtrise tous les modèles existants de réacteurs et s’est placée en tête dans le monde pour le développement de nouveaux modèles. La Chine construit et exploite tous les modèles de réacteurs nucléaires à l’exception des modèles de réacteurs Russes RBMK (type de Tchernobyl) et à eau légère bouillante (type Fukushima), indique un expert français à la retraite.

La Chine dispose de bureaux d’études et d’usines géantes sans équivalent en Europe pour construire ses installations nucléaires, alors que les Français ne disposent que de réacteurs d’un seul modèle, et importent bon nombre de composants.

A l’heure actuelle, ce sont les Français qui ont besoin des commandes chinoises pour maintenir ce qui reste de leur industrie nucléaire. Les Chinois peuvent se passer des Français côté connaissances.

“Les conditions de collaboration (dans le secteur de l’énergie nucléaire civile) entre la France et la Chine sont transparentes. Cela fait trente ans que nous sommes partenaires”, a déclaré Hervé Machenaud, directeur de la production d’EDF, dans une interview publiée jeudi par le journal français Le Parisien.

“Montrer du doigt nos partenaires chinois ne crée pas un environnement psychologique favorable”, a enfin regretté l’entrepreneur français.

Heureusement, beaucoup d’experts français chargés de la politique nucléaire sont conscients de l’importance de la coopération sino-française en matière d’énergie nucléaire.

“Le partenariat avec la Chine (dans le domaine de l’énergie nucléaire) était quelque chose de stratégique, était une priorité, un élément important de l’export pour notre filière nucléaire civile”, avait réitéré le Conseil de politique nucléaire de France en septembre.

Nucléaire : les conditions de collaboration franco-chinoise sont "transparentes" (EDF)

Ajouté au 02/01/2013 par SHI Lei

Un haut responsable du groupe Electricité de France (EDF) a déclaré que les conditions de collaboration entre la France et la Chine dans le secteur de l’énergie nucléaire sont “transparentes”, en récusant les craintes selon lesquelles l’électricien français pourrait transférer des technologies de pointe au bénéfice de la Chine par un accord de partenariat signé en novembre 2011.

“Les conditions de collaboration (dans le secteur de l’énergie nucléaire civile) entre la France et la Chine sont transparentes. Cela fait 30 ans que nous sommes partenaires”, a déclaré Hervé Machenaud, directeur de la production d’EDF, dans une interview publiée jeudi par le journal français Le Parisien.

En novembre 2011, EDF avait signé avec China Guangdong Nuclear Power Company (CGNPC) un accord de coopération qui aurait été bloqué plus tard par le Premier ministre français de l’époque François Fillon au motif que le groupe nucléaire français Areva n’en faisait pas partie, a rappelé M. Machenaud.

Cet accord étant à “l’état de brouillon”, EDF a élaboré un autre, un “tripartite” qui incluait aussi CGNPC et Areva et qui porte sur le développement d’un nouveau réacteur nucléaire de 1. 000 MW, a poursuivi M. Machenaud.

Le texte a été signé en marge d’une réunion du C8, le groupement de huit industriels nucléaires, selon M. Machenaud, ajoutant qu’EDF avait eu “l’accord explicite” du gouvernement français.

Le Canard Enchaîné, un hebdomadaire satirique français, a révélé mercredi que l’Inspection générale des Finances (IGF) avait engagé une enquête sur les conditions dans lesquelles cet accord avait été signé.

A l’instar du Canard Enchaîné, un autre hebdomadaire français Nouvel Observateur a accusé EDF de chercher à négocier un accord avec CGNPC “dans le dos du gouvernement français et d’Areva”, un accord qui pourrait permis des transferts de technologies aux Chinois contre les intérêts français.

“Ces craintes sont infondées”, a martelé M. Machenaud, ajoutant que “ce texte fera l’objet d’accords explicites complémentaires, sur la propriété intellectuels entre Areva et CGNPC”.

A propos des critiques concernant l’accès accordé aux ingérieurs chinois à des centrales nucléaires françaises, M. Machenaud a déclaré que “le nucléaire français a tout intérêt à ce que les ingénieurs du monde entier viennent dans nos centrales”.

“Montrer du doigt nos partenaires chinois ne crée pas un environnement psychologique favorable”, a enfin regretté l’entrepreneur français.

Selon Le Parisien, l’avenir du PDG d’EDF, Henri Proglio, qui fait l’objet d’une enquête de l’IGF, pourrait être compromis.

“L’hypothèse d’un complot n’est pas à écarter”, affirme une source d’entourage du patron de l’électricien français, citée par le journal.

Le nombre des voyageurs français en Chine pourrait créer un nouveau record en 2012

Ajouté au 02/01/2013 par SHI Lei

Le nombre des voyageurs français en Chine pourrait créer un nouveau record cette année, a annoncé mercredi le bureau de l’office national du Tourisme de Chine (CNTA) à Paris.

Durant les onze premiers mois de l’année courante, environ 0,49 million de Français se sont rendus en Chine pour voyager, affichant une hausse de 6,39% par rapport à la même période de l’année dernière. La Chine a accueilli en moyenne 44,4 mille voyageurs français par mois, a affirmé Xue Guifeng, directrice du bureau, en rappelant que le paroxysme des voyageurs français en Chine, atteignant 0,51 million de personnes, avait été enregistré en 2010, sous l’influence de l’Expo mondiale qui s’était déroulée à Shanghai.

Actuellement, un nouveau record est en vue, à condition que le nombre des voyageurs français dépasse 23,9 mille personnes en décembre, une basse saison du secteur chinois du tourisme pour les voyageurs français, dont le montant n’est resté toutefois jamais inférieur à 25 mille depuis 2006, a analysé Mme Xue, qui s’est montrée confiante de la création d’un nouveau record en 2012.

L’accroissement du nombre des voyageurs français en Chine cette année s’explique par quatre éléments principaux. Premièrement, la France demeure depuis 15 ans une source de voyageurs en constante croissance du marché chinois. Mme Xue a fait savoir que le nombre des voyageurs français s’est accru de façon régulière ces dernières années, sauf 2003 et 2011, deux années respectivement marquées par l’apparition du SRAS en Chine et l’accident nucléaire à Fukushima, au Japon. Les Français ont excédé en 2006 le seuil de 0,4 million en Chine, alors que le montant ne cesse d’augmenter.

Deuxièmement, l’Expo 2010 de Shanghai a attiré la visite au parc d’exposition de 0,21 million de Français, les plus nombreux parmi les visiteurs européens, devant les Allemands, 0,11 million et les Britanniques, 58 mille. Le nombre des voyageurs français a progressé de 20.71% en 2010 en glissement annuel. L’afflux des voyageurs français en Chine en une seule année a risqué de ” surexploiter” le marché de l’hexagone, entraînant une forte diminution des voyageurs dans les années suivantes, tandis que la performance de 2012 y a bien résisté.?Troisièmement, la Chine qui offre des itinéraires et des produits de voyage divers et riches, constitue toujours une destination attractive pour les Français. Selon Mme Xue, de nombreux Français sont désireux de découvrir ou redécouvrir la Chine, pays vaste et riche en ressources naturelles, qui présente une grande variété de paysages et de cultures, très différents des leurs. Non seulement les itinéraires classiques, tels que la tournée des grandes villes chinoises, Beijing-Shanghai-Xi’an- Guilin-Guangzhou, mais aussi le voyage en profondeur dans les régions où se concentrent les ethnies minoritaires, telles que les provinces du Yunnan, du Guangxi et du Guizhou, sont très appréciés par les Français.?Finalement, le secteur chinois du tourisme s’efforce de promouvoir les nouveaux produits touristiques aux voyagistes français. Le CNTA a invité cette année plusieurs groupes de grands opérateurs francais du tourisme à étudier les nouveaux projets de voyage au cours de grandes expositions en Chine, telles que le festival touristique international de “la Voie de soie”, la Foire touristique internationale du milieu de Chine, la Foire touristique internationale de Shanghai, afin de leur permettre d’inscrire les projets dans la liste d’itinéraires proposée à leurs clients français.

Nucléaire : Paris juge stratégique un partenariat durable et équilibré avec la Chine

Ajouté au 02/01/2013 par SHI Lei

La France souhaite révoir la coopération extérieure avec l’étranger dans le secteur de l’énergie nucléaire civile, mais juge “stratégique” le développement d’un partenariat “durable et équilibré” avec la Chine, a déclaré vendredi un porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

Le gouvernement français “a en effet décidé de clarifier et de préciser le rôle respectif de l’Etat et des entreprises dans les relations avec des partenaires étrangers en matière d’industrie nucléaire”, a indiqué le porte-parole adjoint du Quai d’Orsay, Vincent Floréani, en réponse à une question sur un “bilan des relations passées” dans le domaine du nucléaire.

“Ces relations s’inscrivent dans un cadre défini par l’Etat, qui assure un pilotage global des relations”, a déclaré M. Floréani, citant le Conseil de politique nucléaire (CPN), organisme présidé par le chef d’Etat français et chargé de définir la politique nucléaire.

“Dans ce contexte, le CPN (qui s’est réuni le 28 septembre dernier) a décidé de dresser un bilan des relations avec nos principaux partenaires”, a rappelé le porte-parole.

Ces derniers jours, la coopération nucléaire entre la France et la Chine fait l’objet d’un polémique très vif, quand Le Canard Enchaîné, un hebdomadaire satirique français, a révélé mercredi que l’Inspection générale des Finances (IGF) avait engagé une enquête sur les conditions dans lesquelles un accord de partenariat avait été signé en novembre 2011 entre le groupe Electricité de France (EDF) et China Guangdong Nuclear Power Company (CGNPC).

Selon l’hebdomadaire, cet accord avait été critiqué par l’Agence des participations de l’Etat, puis bloqué en avril dernier par le ministre de l’Economie de l’époque François Baroin.

En fait, EDF est accusé d’avoir négocié et conclu dans le dos du gouvernement français et du groupe nucléaire Areva, un accord avec CGNPC, accord qui impliquait des transferts de technologies au détriment des intérêts français.

A cet égard, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères a cité le CPN pour dissiper les brouillards sur la coopération nucléaire entre la France et la Chine.

“S’agissant de l’avenir, le CPN a considéré comme stratégique le développement d’un partenariat durable et équilibré avec la Chine”, a rappelé M. Floréani. Et d’ajouter : “C’est dans le cadre ainsi posé que le partenariat industriel entre EDF, Areva et CGNPC a vocation à se développer.”

Des entreprises françaises se lancent dans la concurrence suite à la reprise des projets nucléaires en Chine

Ajouté au 27/12/2012 par SHI Lei

China Guangdong Nuclear Power Holding (CGNPC) et Areva, leader français de l’énergie nucléaire, sont tous deux partenaires d’EDF. Or, les négociations tripartites « entre amis » font penser à un feuilleton d’une grande sensibilité. Le 19 décembre, les négociations tripartites se poursuivaient toujours intensément en sautant la question concernant la possibilité d’un nouveau modèle de réacteur nucléaire franco-chinois.

CGNPC, Areva et EDF ont signé discrètement un premier accord tripartite tandis qu’une syndicaliste d’Areva enquêtant sur ledit accord a été agressée le 17 décembre chez elle dans des circonstances encore à éclaircir, selon des reportages de Libération.

EDF a révélé en novembre que la conclusion de l’accord « secret » entre les trois parties constituait la première étape du développement conceptuel d’un réacteur de 1 000 mégawatts, les deux autres parties ayant également confirmé ce point. Selon des informations de la presse, le réacteur en question a une capacité de production d’électricité inférieure à celle du réacteur EPR d’Areva et à celle du réacteur ATMEA de 1 600 mégawatts développé conjointement par Areva et Mitsubishi Heavy Industries du Japon. Areva a laissé savoir que cet accord tripartite aura pour objectif de mettre au point un réacteur spécifique et espère dans le même temps voir s’il y a des possibilités de convergence avec ATMEA.

Selon des sources, la vente du réacteur ATMEA s’est avérée décevante. Il n’a obtenu qu’un contrat dans les deux projets chinois. Pour le moment, aucun pays n’a obtenu le deuxième contrat. Cela a accentué la pression de la concurrence pour les sociétés d’énergie nucléaire françaises. Une analyse des documents révélés par les médias montre qu’EDF a pris l’initiative de contacter CGNPC, ce qui illustre la vivacité de la concurrence pour obtenir le contrat.

Toujours selon des sources médiatiques, une réunion exécutive du Conseil des affaires d’État présidée par le Premier ministre Wen Jiabao le 24 octobre a approuvé après délibération le Programme pour le développement énergétique au cours du XIIe Plan quinquennal, approuvé après une nouvelle délibération le Programme pour la sûreté de l’électricité nucléaire (2011-2020) et le Programme pour le développement de l’électricité nucléaire à long et moyen terme (2011-2020). La publication des deux derniers programmes sur le nucléaire annonce la reprise des programmes suspendus en Chine après l’accident nucléaire de Fukushima au Japon en mars 2011.

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