Présidentielle 2012 en France : gauche ou droite ?

Ajouté au 23/04/2012 par SHI Lei

Le premier tour de l’élection présidentielle française de 2012 se déroulera le dimanche 22 avril. A en croire les sondages, aucun des dix candidats à cette élection n’arrivera à obtenir la majorité absolue au premier tour, ce qui rend inévitable un second tour le 6 mai, qui devrait voir un duel final entre le camp de la gauche et celui de la droite.
Se voyant crédités par les sondages d’un pourcentage d’intentions de vote presque égal au premier tour, aux alentours de 27%, le candidat du Parti socialiste (gauche), François Hollande, et le président sortant Nicolas Sarkozy, le champion de l’UMP (Union pour un mouvement populaire, droite), candidat à sa propre succession, devraient largement devancer les autres candidats et sont donc pressentis pour le duel du second tour.

ATTENTE PARADOXALE DES FRANCAIS

En cas de duel entre François Hollande et Nicolas Sarkozy le 6 mai, le candidat socialiste est donné largement gagnant par les sondages, avec entre 53% et 55% des voix. L’éventuelle victoire de François Hollande devrait s’expliquer par les ralliements en sa faveur d’une grande partie des partisans des autres candidats de gauche, notamment ceux de Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche, extrême-gauche), qui pourrait devenir le troisième homme de cette présidentielle.

Toutefois, il est encore prématuré de dire que Nicolas Sarkozy sera certainement battu par François Hollande au second tour. Le candidat de l’UMP pourrait bien parvenir à renverser la situation qui lui semble défavorable à l’heure actuelle, s’il peut faire en sorte de persuader entre les deux tours une grande partie des partisans de Marine Le Pen (Front national, extrême-droite) et de François Bayrou (Mouvement démocrate, centre) de voter en sa faveur au second tour.

“Il y a une situation qui est différente si on regarde les intentions de vote du premier tour et les intentions de vote du second tour. […] François Hollande apparaît comme le futur président de la République, et semaines après semaines il reste le favori. Au premier tour, sa situation s’est un peu dégradée. […] Mais ça n’a pas beaucoup d’influence aujourd’hui sur le second tour”, a expliqué Dominique Reynié, professeur à l’Institut d’études politiques de Paris, dans un entretien accordé récemment à l’agence Xinhua.

“Je crois que l’explication principale est que les Français ont une attente paradoxale : ils n’ont pas vraiment envie de voir la gauche gagner, mais ils n’ont pas envie d’avoir Nicolas Sarkozy comme président. […] Ils utilisent François Hollande pour battre Nicolas Sarkozy, mais ça ne veut pas dire qu’ils sont enthousiasmés ou passionnés par François Hollande. Au fond, il y a un problème d’offre politique”, estime M. Reynié.

“Et comme la campagne donne jour après jour à Nicolas Sarkozy la possibilité de s’exprimer comme candidat et non plus comme président, il est peut-être en train de modifier l’image qu’il donne de lui et il est possible que cela produise des effets sur le second tour”, a noté le spécialiste.

“Nicolas Sarkozy a des qualités qui lui sont reconnues par les Français”, notamment “des qualités de capacité à décider, de capacité à prendre l’initiative, à faire des réformes qui sont nécessaires mais impopulaires”, a relevé le professeur, reconnaissant toutefois que Nicolas Sarkozy avait aussi des défauts, “attachés à la fois à la personne elle-même, sa façon de faire, sa façon d’être, qui n’ont pas plu aux Français”.

“Pour François Hollande, c’est presque l’inverse”, a observé M. Reynié. “Les Français ont le sentiment qu’il est honnête, sincère, sympathique, bienveillant. Donc ils trouvent que c’est quelqu’un qui a l’air honorable mais ils ne sont pas sûrs qu’il soit capable de décider, capable d’avoir de l’autorité, capable de trancher, capable de dire à ses collègues européens s’il est élu : ‘maintenant il faut prendre une décision'”, a-t-il ajouté.

DE GAUCHE OU DE DROITE, IL FAUT RESOUDRE LES PROBLEMES INCONTOURNABLES

L’élection présidentielle française de 2012 se déroule avec pour toile de fond la crise des dettes souveraines dans la zone euro, et la France est aujourd’hui confrontée à des difficultés économiques et sociales liées à cette crise.

Le surendettement de l’Etat français, la baisse de la compétitivité des entreprises françaises dans le contexte de la mondialisation, le risque de récession, le taux de chômage élevé, la baisse du pouvoir d’achat des ménages, l’insécurité liée à l’extrémisme, l’immigration : les Français sont exposés aujourd’hui à maints problèmes qui les préoccupent.

Face à ces difficultés, la majorité des Français pense que l’imminente élection présidentielle est d’une importance cruciale pour l’avenir de leur pays. Pour les Français qui se disent intéressés par cette élection, le futur président de la République, qu’il soit de gauche ou de droite, doit être porteur d’espoir, l’espoir de pouvoir redresser la France, l’espoir de voir leur vie quotidienne s’améliorer, l’espoir d’une France meilleure pour tous ses citoyens.

Tant pour François Hollande qui a mené campagne sur le thème “Le changement c’est maintenant”, que pour Nicolas Sarkozy qui a lui choisi pour slogan “La France forte”, le vainqueur de cette course à l’Elysée se trouvera dans l’obligation de chercher et d’apporter des solutions à une série de problèmes économiques et sociaux qu’il ne peut pas éviter, et ce dans une situation contrainte, avec peu de marges de manoeuvre, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.

“La situation dans laquelle se trouve la France dans la zone euro, dans l’Europe, dans le monde, sa situation en terme de finances publiques est tellement fragile… Elle appelle des réformes obligatoires, quel que soit le prochain président”, a estimé M. Reynié.

“Le programme sera le même : il faudra réduire les dépenses de l’Etat, il faudra réduire le déficit et il faudra réformer assez profondément le système social. […] Donc il va falloir obligatoirement, pour éviter les situations dramatiques comme celles que l’on a pu voir en Grèce et peut-être que l’on voit aujourd’hui en Espagne, que la droite ou la gauche prenne des décisions extrêmement impopulaires. Si François Hollande est président, il le fera car comme chef de l’Etat, il sera dans l’obligation de le faire, et il le fera parce qu’il sera responsable”, a ajouté M. Reynié.

Election présidentielle en France

Ajouté au 23/04/2012 par SHI Lei

En France, l’élection présidentielle détermine la personne qui sera élue président de la République pour un mandat de cinq ans (quinquennat), contre sept ( septennat) avant 2000.

Sous la Cinquième République, et jusqu’à la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008, il n’y avait pas de limite au nombre de mandats que pouvait effectuer un président de la République. L’article 6 de la Constitution précise désormais que le mandat ne peut être renouvelé qu’une fois consécutivement.

Les dernières élections présidentielles en France se sont tenues les 22 avril et 6 mai 2007. Les prochaines auront lieu les 22 avril et 6 mai 2012.

Depuis le référendum de 1962, l’élection présidentielle en France se déroule au suffrage universel uninominal direct. Si un candidat obtient la majorité absolue des suffrages exprimés (la moitié de ces suffrages plus une voix) au premier tour, il est élu. Dans le cas contraire, un second tour a lieu deux semaines plus tard pour départager les deux candidats arrivés en tête au premier tour. Là, le candidat qui obtient la majorité simple est élu.

Dans la pratique, un deuxième tour de vote a toujours été nécessaire, aucun candidat n’ayant jamais dépassé 50% des suffrages exprimés au premier tour (Charles de Gaulle a obtenu 44, 6% lors de l’élection de 1965, le maximum rencontré jusqu’à aujourd’hui).

Depuis le début de la Cinquième République, il y a eu huit élections présidentielles au suffrage universel direct et une, la première, au suffrage indirect.

Initialement, le président de la République était élu au suffrage indirect par un collège électoral d’environ 80 000 ” grands électeurs” incluant les parlementaires, les conseilers généraux et des délégués des conseils municipaux. Cette disposition a été modifiée en 1962 lors d’un référendum afin de lui substituer un scrutin au suffrage universel direct requérant la majorité absolue des suffrages exprimés.

La durée initiale du mandat présidentiel était de sept ans et a été réduite en 2000 à cinq ans lors d’un référendum.

L’élection présidentielle française est ouverte à tous les électeurs des scrutins nationaux, c’est-à-dire à tout citoyen âgé de 18 ans ou plus au jour de l’élection, de nationalité française, qui jouit de ses droits civils et politiques et est inscrit sur les listes électorales.

Pour se présenter à l’élection présidentielle française, le candidat doit être de nationalité française, ne pas être privé de ses droits civiques concernant l’éligibilité, avoir au minimum 18 ans (jusqu’en 2011, la limite était fixée à 23 ans), être inscrit sur une liste électorale, avoir recueilli au moins 500 ” parrainages” d’élus, avoir établi une déclaration de situation patrimoniale, posséder un compte bancaire de campagne.

Le Conseil constitutionnel et la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques interviennent dans le contrôle de l’élection : réception des dossiers, publication de la liste des candidats au JO (Journal officielle de la République française), surveillance de la régularité des opérations, proclamation des résultats.

Election présidentielle : mode d’emploi pour les Français de Chine

Ajouté au 20/04/2012 par SHI Lei

Alors que le premier tour approche, quelques infos pratique sur le déroulement du vote en Chine.

 
Ce n’est pas parce qu’on est à 8000 km de la métropole qu’il faut oublier d’exercer son devoir de citoyen. Surtout lorsqu’on habite en Chine, pays dont les habitants sont précisément privés de ce droit. Alors, n’hésitez pas à décaler votre brunch dominical de quelques minutes pour aller glisser votre bulletin dans l’urne, et ne laissez pas les autres faire ce choix important à votre place.

Pour voter en Chine, rien de plus simple : comme il n’y a pas de carte d’électeur à l’étranger, il suffit de se présenter au bureau de vote (voir la liste ci-dessous), muni d’une pièce d’identité valable. Sont considérées comme valables :

– passeport ou carte d’identité français, en cours de validité ou périmés
– tout autre document officiel français, en cours de validité, comportant le nom, le prénom, la date et le lieu de naissance et la photographie du titulaire, ainsi que l’identification de l’autorité administrative qui a délivré le document, la date et le lieu de délivrance ;
– une carte consulaire en cours de validité ;
– un passeport, en cours de validité, délivré par un État membre de l’Union européenne (sauf le Royaume-Uni, l’Irlande et le Danemark), la Suisse, la Norvège ou l’Islande, à l’exclusion de tout autre document délivré par une autorité étrangère.

Procuration

A noter que le vote par correspondance ou par internet ne sera possible que pour les législatives. Mais si vous ne pouvez pas vous déplacer le jour du scrutin, pas de problème, il vous reste la solution procuration. Pour cela, vous devez désigner un mandataire, qui doit lui-même être inscrit dans le même bureau de vote que vous (pas possible, par exemple, si vous vivez à Pékin, de demander à un Français de Shanghai de voter pour vous). Pour établir votre procuration, vous devez tout simplement vous rendre en personne à l’ambassade ou au consulat avec votre pièce d’identité. Là, vous donnez les noms et prénoms de votre mandataire, sa date de naissance et son adresse, et le tour est joué !

Précision importante : seuls les électeurs seront autorisé à entrer dans les bureaux de vote. Pas la peine donc de venir en famille, même si l’idée de montrer aux enfants comment se déroule une élection est plus que tentante…

Adresse des bureaux de vote, ouverts de 8h à 18h :

Pékin
Ambassade de France
N° 60 Tianzelu
Liangmaqiao
3e quartier diplomatique
Chaoyang district
PEKIN 100600
Shanghai
Consulat général de France
?Haitong Securities Building, 2F, Suite 201 ?
689 Guangdong lu
?200001 Shanghai

Canton
Consulat général de France
Room 810
339 Huanshi East Road,
510098 GUANZHOU

Wuhan
Consulat général de France
Wuhan International Trade Center, Room 1702
?568, Jianshe Dadao, Hankou ?
WUHAN 430022

Hong Kong/Macao
Bureau de vote n° 1 : Consulat général de France
Admiralty Center, Tower II, 25/F
18 Harcourt Road, Central, HK
?Electeurs concernés : Macao, les nouveaux territoires et les îles (sauf l’île de Lamma)

Bureaux de vote n°2, n°3 et n°4 : Lycée français
165 Blue Pool Road
Happy Valley, HK
?(ATTENTION : entrée uniquement via Wong Nai Chung Gap Road).
?Electeurs concernés : l’île de Hong Kong, Kowloon et l’île de Lamma

 

Visite des entreprises françaises du secteur de l’environnement à Hefei

Ajouté au 20/04/2012 par SHI Lei

Emmanuel LENAIN, Consul général de France à Shanghai s’est rendu mardi 17 avril à Hefei. Il était accompagné de Mme Annick de KERMADEC-BENTZMANN, Présidente de la Chambre de commerce française en Chine (CCIFC) et de dix-huit personnes représentants onze entreprises.
La délégation française était composée des représentants des grandes entreprises :

•Veolia Transport
•Veolia Water
•Degrémont
•Air liquide
•NDA – New Design Associates
•Alstom
•JC Decaux
•Pernod-Ricard
•Bureau Veritas
•GDF – Suez
•L’Oréal
 La délégation française a eu le plaisir de rencontrer, M. WU Cunrong le Secrétaire du comité du Parti de la ville de Hefei.

Après la présentation de l’important projet de construction du métro, la délégation a visité une usine de traitement des eaux, ainsi que le nouveau quartier de Binhu.

 

Les éco-entreprises françaises gagnent du terrain

Ajouté au 20/04/2012 par SHI Lei

Innovantes, porteuses d’emploi et d’un fort potentiel de croissance, les industries vertes ont de l’avenir. Ces entreprises, souvent petites, bénéficient du soutien actif des pouvoirs publics pour se rendre visibles et pour exporter. C’est le cas en Chine, où ces éco-industries ont déjà commencé à se tailler une belle place.
La protection de l’environnement est devenue un enjeu majeur, qui favorise l’émergence des industries « vertes » françaises. En dix ans, ces éco-entreprises ont connu une croissance bien supérieure à celle de tous les autres secteurs de l’économie française. Dans le domaine de la gestion des eaux usées, celui des déchets ou du recyclage, les chiffres d’affaires progressent, d’année en année, de plus de 5%. Ces industries emploient en France environ 300.000 personnes et on estime qu’ils sont porteurs de 10.000 à 15.000 emplois supplémentaires par an.

Dans le recyclage et la gestion des déchets, dans le domaine de l’eau et de l’assainissement, ou encore dans les biocarburants de première génération, la France possède une bonne longueur d’avance, notamment grâce aux grands groupes industriels qui sont très bien placés. Tous domaines confondus, la France est, selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), en quatrième position sur le marché des éco-entreprises. On compte aussi bien des poids lourds, notamment dans le secteur de l’eau et des déchets, que des petites et moyennes entreprises (PME) sur des niches très pointues. « Ces éco-entreprises sont dynamiques, elles innovent et, en plus, elles exportent », peut-on lire dans un dossier des cahiers « Industries », revue ministérielle qui leur est consacrée.

Les industries « vertes » françaises ont bel et bien des idées et des technologies à revendre. Plus que la moyenne des entreprises françaises, elles innovent pour développer nouveaux produits ou procédés « propres ». Elles consacrent en moyenne 3 % de leur chiffre d’affaire à la recherche et développement. Pour les soutenir, l’Etat vient de débloquer 6 milliards d’euros destinés à la recherche des filières vertes d’avenir. Une recherche qui se concentre sur quelques secteurs prometteurs : celui des biocarburants, alors que le leader européen de biodiesel est français, et que la demande mondiale pourrait encore doubler d’ici à 2020 ; celui de la chimie verte, alors que l’industrie chimique française occupe le cinquième rang mondial et que la demande en ressources alternatives et renouvelables ne cesse de croître ; et celui du stockage de l’énergie, pour lequel la France dispose de laboratoires publics de pointe dans le domaine du stockage électrochimique (piles à combustibles, batteries).

Certaines entreprises ont d’ores et déjà montré la voie. S’agissant du traitement de l’air, une société française de taille moyenne a ainsi réussi à s’imposer comme leader européen dans le domaine de l’épuration des fumées d’usine d’incinération. Une autre a mis au point une technique capable de fixer des molécules gazeuses sur des solides pour dépolluer l’air ambiant, très utile dans les usines de traitement ou de peinture du bois ou plastique, qui émettent des composants organiques volatiles (COV) néfastes pour la santé et dont les émissions sont très règlementées. Des innovations pointues qui offrent à la France de sérieux avantages concurrentiels.

« Qu’il s’agisse de grands groupes ou des petites structures, c’est en tout cas à l’étranger que les industries « vertes » françaises trouvent et trouveront la majeure partie de leurs débouchés », peut-on lire dans le dossier des cahiers Industries. Les éco-industries réalisent en effet en moyenne plus de la moitié de leur chiffre d’affaire à l’exportation. « Alors que la croissance moyenne des entreprises françaises à l’export est de 5%, elle est de 16,5% pour les éco-industries », précise la ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet. Les grands groupes n’ont aucun mal à se développer à l’international. Les petites et moyennes entreprises bénéficient quant à elles du soutien des pouvoirs publics pour accéder aux marchés internationaux. Ainsi, grâce à l’ADEME et à l’Agence pour le développement international des entreprises (UBIFRANCE) qui ont élaboré un plan export des éco-entreprises depuis une dizaine d’années, quelques-unes de ces sociétés ont pu s’implanter en Chine, à Wuhan, ville industrielle de neuf millions d’habitants, située à l’ouest de Shangaï, et zone pilote en « ressources économes et en environnement respectueux ».

Depuis près de dix ans, la ville de Wuhan s’est ouverte aux entreprises, chinoises et étrangères, dont l’activité est conduite dans une perspective de développement durable. Une opportunité pour les Français, déjà bien implantés sur place. Peugeot était le premier groupe automobile français à avoir choisi, dans les années 90, d’installer deux usines d’assemblage à Wuhan. Depuis, Wuhan compte pas moins de 80 sociétés françaises, dont un grand nombre ont adopté des technologies vertes. L’an passé la France figurait parmi les dix principaux investisseurs de la ville (elle y a investi plus de 600 millions d’euros) ; au point de devenir « une vitrine du savoir-faire français » en matière de technologies vertes, comme le souhaiterait la ministre française de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, Mme Nathalie Kosciusko-Morizet, en visite à Wuhan au mois de novembre 2011.

 

Début des négociations entre la France et la Chine pour la signature d’une convention sociale bilatérale.

Ajouté au 20/04/2012 par SHI Lei

Chers compatriotes,

Comme vous le savez, la mise en application de la nouvelle loi d’assurance sociale chinoise, effective depuis le début de l’année, a des conséquences importantes sur les entreprises françaises, petites et grandes, basées en Chine ainsi que sur les salariés français employés dans ce pays puisqu’elle conduit à une double cotisation sociale et donc à une augmentation de la masse salariale, de l’ordre de 20 %, des entreprises françaises par une augmentation des prélèvements sociaux sur les salaires.

Je vous avais fait part en novembre dernier de la mission exploratoire conduite par la Direction de la Sécurité Sociale du Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Santé venue en Chine pour rencontrer ses homologues chinois et présenter mutuellement les deux systèmes de protection sociale respectifs. J’avais rencontré à cette époque la délégation pour lui faire part de vos inquiétudes sur les incidences de la nouvelle loi sur la présence française en Chine.

Pour appuyer la demande de l’Administration française et du poste diplomatique d’ouvrir rapidement des négociations entre les deux parties, j’avais écrit en février 2012 à Xavier Bertrand, Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé pour accélérer le processus et faire en sorte que l’ouverture de celles-ci puissent avoir lieu avant les échéances politiques françaises de la semaine prochaine de façon à ne pas perdre de temps au niveau de l’agenda (mon courrier en attaché pour rappel).

L’ouverture de ces négociations vient d’avoir lieu la semaine dernière puisque la même délégation française s’est rendue à Pékin du 10 au 13 avril pour entamer la rédaction de cette convention bilatérale qui devrait mener, dans deux à trois ans, à sa ratification et son entrée en vigueur qui évitera la double cotisation, comme c’est le cas dans une bonne quarantaine de pays avec lesquels la France a signé des conventions du même type.Il est à noter que notre pays est le premier des pays européens à avoir entamé de telles négociations avant même l’Allemagne désireuse de réactualiser sa convention signée avec la Chine en 2002 et qui nécessite des améliorations.

J’ai rencontré vendredi dernier les membres de la délégation et recueilli les détails des premiers éléments de négociation et des précisions sur le champ d’application de la convention à venir. A ce stade de la négociation, il est prudent de ne pas en dire plus. L’important c’est que les négociations soient lancées. Je continue de suivre ce dossier de très près, de vous informer de ses évolutions et d’oeuvrer pour que cette convention couvre un champ de salariés et d’entreprises le plus large possible.
En espérant avoir contribué à votre information,
Bien cordialement

Rédigé par Francis NIZET le 16 avril 2012

La première marque française AOP placée sous la protection de la loi en Chine

Ajouté au 16/04/2012 par SHI Lei

On apprend auprès de l’Administration générale d’Etat pour l’Industrie et le Commerce que le vin français Bordeaux a déposé en Chine une demande d’inscription de sa marque géographique et collective, que sa demande vient d’être examinée par le Bureau national de la marque qui l’a approuvée et qu’un communiqué sera publié tout prochainement à cet effet. Selon des personnalités bien informées, ce sera la première marque française AOP (Appellation d’Origine Protégée) qui réussit à se faire inscrire en Chine en tant que marque géographique et collective, ce qui servira d’exemple aux autres marques françaises AOP qui désirent se faire inscrire en Chine et qui seront placées ainsi sous la protection de la Loi chinoise sur les marques de fabrique et de commerce.

Le Bordeaux a commencé ces dernières années à faire son apparition sur le marché chinois et depuis il a subi, dans plusieurs villes chinoises, dont Shenzhen et Yantai, de nombreux ennuis dus à la contrefaçon et à la falsification frauduleuses. Vu qu’il a omis de faire inscrire sa marque auprès du Bureau national de la marque qui relève de l’Administration générale d’Etat pour l’Industrie et le Commerce, il a été obligé de se protéger d’après la « Loi sur la concurrence déloyale », ce qui lui coûte cher et l’oblige à la patience.

Pour pouvoir mieux garantir ses droits et ses intérêts légitimes, il a enfin présenté une demande d’inscription auprès du Bureau susmentionné. Dès que sa demande d’inscription soit approuvée, la marque « Bordeaux ??? » serait placée sous la protection de la loi et la contrefaçon à son égard serait puni sévèrement. Ainsi, cette marque française AOP serait mieux protégée en Chine, ce qui lui assurerait un meilleur avenir dans le pays.

De source bien informée, ce sera la dix-huitième marque AOP de l’Union européenne qui réussit à se faire inscrire en Chine et qui est ainsi placée sous la protection de la loi chinoise. Quand à « Bordeaux ??? », ce sera la trente neuvième marque géographique étrangère inscrite en Chine.

 

La première pierre d’une école de commerce sino-française à Suzhou

Ajouté au 16/04/2012 par SHI Lei

Le Consul général de France à Shanghai a participé le mercredi 28 mars à la signature du lancement de partenariat entre l’école de commerce SKEMA, implantée à Suzhou depuis 2008, et l’Université de Suzhou.
Cette signature, qui s’est déroulée en présence du Consul Général, M. Emmanuel LENAIN, du Président de l’ Université de Suzhou, M. ZHU Xiulin et du directeur général adjoint de SKEMA, M. Régis BRANDINELLI, formalise un partenariat qui devrait permettre d’ici 2013, la création à Suzhou d’une école de commerce sino-française.

 

Chen Zhu reçoit les insignes d’Officier de la Légion d’honneur

Ajouté au 16/04/2012 par SHI Lei

Le 12 avril, Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale française, a remis à M. Chen Zhu, ministre de la Santé de la République populaire de Chine, les insignes d’Officier de la Légion d’honneur à l’Assemblée nationale.

Xavier Bertrand, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé, Nora Berra, Secrétaire d’Etat chargée de la Santé, Kong Quan, ambassadeur de Chine en France et des professeurs et camarades de Chen Zhu étaient présents à la cérémonie.

Selon Chen Zhu, la remise de cette décoration est non seulement pour lui-même, mais aussi pour ses confrères du domaine médical. À cette occasion, il a également présenté les réalisations de la réforme médicale en Chine. « D’un point de vue économique, la santé est notre trésor le plus précieux, et d’un point de vue social et politique, la santé illustre l’égalité, la justice et l’harmonie d’une société ».

Né en 1953, Chen Zhu est ministre de la Santé de la République populaire de Chine, professeur à la faculté de médecine de l’Institut d’hématologie de Shanghai (Université Jiaotong) et membre associé étranger de l’Académie des sciences. Hématologiste de formation, Chen Zhu a réalisé ses études de médecine en France et rédigé sa thèse à l’hôpital Saint-Louis sous la direction de Laurent Degos et Hugues de Thé.

20ème édition du « French May » à Hong Kong et Macao

Ajouté au 13/04/2012 par SHI Lei

50 spectacles, 20 expositions, 50 projections de films du 12 avril au 24 juin : un programme exceptionnel pour la vingtième édition du plus ancien et prestigieux festival culturel français en Asie, souvent imité mais jamais égalé…

 
« Créé en 1993 par l’un de mes prédécesseurs, Monsieur Laurent Aublin, le French May a su bâtir avec succès et consistance, des ponts entre Hong Kong et la France ainsi qu’entre le public et les artistes » déclarait Arnaud Barthélémy, Consul Général de France à Hong Kong et Macao le 28 mars dernier lors de la présentation du programme de l’édition 2012 du festival.

En vingt ans, d’un modeste événement culturel programmé en mai « imaginé par un visionnaire et enthousiaste homme de l’art » comme le constatait au cours de cette présentation le Président de l’Association Culturelle France Hong Kong, le Docteur Andrew S. Yuen, Le French May s’est imposé comme l’un des rendez-vous culturels majeurs de l’ancienne colonie britannique (s’étalant cette année de la mi – avril à la fin juin), au même titre que le Hong Kong Cultural Festival, réunissant de nombreux partenaires, parmi lesquels l’Alliance Française, le Leisure and Cultural Service Department (l’équivalent du ministère de la culture hongkongais) et pour la première fois, le très puissant Hong Kong Jockey Club Charities Trust.

 

Dr. Andrew Yuen (Chairman of Board of Directors) and Mr. Arnaud Barthélémy (Consul General of France in Hong Kong and Macau)P.Dova
L’un des événements phares de cette vingtième édition sera sans conteste l’exposition du Musée National Picasso de Paris (d’une valeur estimée à 670 millions d’euros) qui réunira pour la première fois à Hong Kong à partir du 19 mai à l’Héritage Museum de Shatin, 48 toiles et 7 sculptures des différentes périodes de l’auteur de Guernica. Expositions, opéra, musique, danse, théâtre, cinéma, mode avec le « French Fashion May » mais aussi gastronomie avec le « French Gourmay » sont au programme du festival.

Nous avons cherché à faire une programmation populaire qui réunisse à Hong Kong quelques – unes des expositions qui ont fait l’actualité en France (Bernard Venet au Château de Versailles, Jean-Michel Othoniel à Beaubourg…) et des spectacles à succès aussi divers que Bartabas, Le Concert Spirituel, Gérard Lenorman, Hitch ou Jacques Weber…

C’est cet éclectisme que le public plébiscite, et qui illustre la diversité culturelle française » souligne Gilles Bonnevialle, Conseiller de Coopération et d’Action Culturelle qui avec son équipe n’a pas ménagé son énergie pour proposer cette programmation exceptionnelle et réunir les fonds nécessaires à sa réalisation : un budget général de plus de 5 millions d’euros dont 4 millions de contributions provenant d’entreprises partenaires, mécènes et amis du French May.
Le coup d’envoi du French May sera donné le 12 avril au City Hall par le Hong Kong Sinfonietta qui accueillera la violoniste Lise Berthaud pour le Requiem de Fauré en concert d’ouverture.

 

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