France/présidentielle : Hollande et Sarkozy s’affrontent dans un débat télévisé avant le second tour (SYNTHESE)

Ajouté au 04/05/2012 par SHI Lei

Les deux finalistes de la course à l’Elysée, le candidat socialiste François Hollande et le président sortant Nicolas Sarkzoy, candidat UMP à sa propre succession, se sont affrontés mercredi soir dans un débat télévisé, abordant, entre autres, des questions économiques et sociales, le droit de vote des étrangers non communautaires, la crise de la dette et l’Europe, le style de présidence, ainsi que l’Afghanistan.

Sur les sujets abordés lors de ce débat unique et très attendu avant le second tour de l’élection présidentielle, les deux candidats qualifiés au scrutin de dimanche prochain ont repris souvent des arguments maintes fois défendus par eux dans leurs meetings ou leurs passages dans les médias tout au long de la campagne.

S’agissant la question du chômage, l’une des principales inquiétudes qui accablent à l’heure actuelle un grand nombre de Français, M. Hollande a reproché à son adversaire, le président-candidat, de n’avoir pas réalisé son objectif formulé à son arrivée au pouvoir en 2007 de ramener le taux de chômage à 5% au bout de son quinquennat.

M. Hollande a déclaré que “le chômage a augmenté, si l’on prend l’ensemble des personnes inscrites, d’un million” pour atteindre “4 millions de personnes” ou “de 700 000” si “l’on prend les personnes qui n’ont aucune activité”, ayant comme référence les demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi, sans activité (catégorie A) ou avec une activité réduite (catégorie A + B et C).

“Les chiffres de M. Hollande, ils sont faux”, a rétorqué M. Sarkozy, avant d’expliquer que “le chômage a augmenté de 422 000, ce qui est trop, entre 2007 et 2011, soit une augmentation de 18,7%”, en prenant les chiffres de l’Insee correspondant à la définition du chômage au sens du Bureau international du travail (BIT).

Admettant qu’il ne pouvait pas être fier d’une telle augmentation, M. Sarkozy a tenu à faire remarquer que “nous avons un taux de chômage qui a augmenté deux fois moins que (la moyenne de) nos partenaires de la zone euro”.

Quant à la solution au chômage, M. Hollande a affirmé avoir “une mesure” en évoquant “le contrat de génération” comme “l’idée la plus nouvelle qui est venue dans cette campagne”.

Cette mesure vise à encourager par un allègement de cotisations les entreprises s’engageant à garder un senior et recruter en même temps un jeune, a précisé M. Hollande, estimant qu’elle “réconcilie les âges” et “donne de la solidarité”.

Accusant le candidat socialiste de vouloir “mobiliser des fonds publics pour exonérer de cotisations sociales et patronales des emplois qui existent”, M. Sarkozy a affirmé qu’il voulait “mobiliser de l’argent public, pas pour ceux qui ont un emploi, (mais) pour ceux qui en ont besoin d’un”.

En ce qui concerne le droit de vote des immigrés non communautaires (hors de l’UE), M. Hollande a déclaré : “C’est une position que je défends depuis des années uniquement pour les élections municipales, pour des étrangers en situation régulière et depuis plus de 5 ans.”

Le candidat socialiste a même annoncé que s’il était élu, il ferait organiser un référendum à cet égard.

Faisant remarquer que le pays était confronté à “une radicalisation et une pression d’un islam de France”, M. Sarkozy a déclaré : “Je considère comme irresponsable de proposer un vote communautariste et un vote communautaire alors que nous sommes face à des tensions communautaires et identitaires extraordinairement fortes.”

Sur la crise de la dette et l’Europe, le candidat socialiste a réitéré son voeu de renégocier le pacte budgétaire européen, en vue de plus de croissance, et a reproché à son adversaire de n’avoir rien obtenu de l’Allemagne dans la gestion de la crise des dettes souveraines.
Le président sortant a affirmé que “M. Hollande connaît mal l’Europe”, et a fait remarquer qu’il avait sauvé l’euro en collabration avec l’Allemagne et permis à la France d’emprunter à des taux historiquement bas sur les marchés financiers.

“L’Europe s’en est sortie”, a déclaré M. Sarkozy, opposé au projet de renégociation du traité de discipline budgétaire européen formulé par son rival qui craint “une résurgence de la crise” et une “austérité généralisée”.

Sur le style de présidence, le candidat socialiste a annoncé que s’il était élu, il serait “le président de la justice parce que nous traversons une crise dure, grave qui touche les plus modestes”, et d’ajouter qu’il voulait “que la justice soit au coeur de la République”.

M. Hollande a également déclaré vouloir être “le président du redressement” alors que “la France a décroché” et que “le chômage est à un niveau historique”. “Je veux être aussi le président du rassemblement” car “pendant des années les Français ont été opposés les uns aux autres, divisés”, a-t-il ajouté.

M. Sarkozy a rétorqué en affirmant qu’il avait “une preuve de cet esprit de rassemblement” pendant son quinquennat durant lequel la France n’a pas connu “de divisions, d’émeutes et de violences”. “La France, dans ces quatre années de crise, a avancé dans un mouvement de réformes continu sans aucun blocage”, a déclaré le président sortant, citant les réformes difficiles qu’il a eu à mener, dont celle des retraites

Sur l’Afghanistan, le candidat socialiste a réaffirmé sa volonté de retirer les troupes combattantes françaises de ce pays d’ici la fin 2012, alors que le président sortant considérait une telle accélération du calendrier de retrait “techniquement impossible” et en contradiction avec les engagements pris par la France vis-à-vis de ses alliés, tout en rappelant avoir fixé à fin 2013 la date de retrait des forces combattantes françaises.

Ouvert à 21h00 (heure de Paris) et diffusé en direct sur une dizaine de chaînes de télévision ainsi que par les grandes radios, ce unique débat entre les deux candidats au second de la présidentielle a duré deux heures et demi et devrait avoir été suivi par plus de 20 millions de Français.

A en croire les derniers sondages rendus publics à quatre jours du second tour, François Hollande, arrivé en tête du premier tour, est toujours donné assez largement vainqueur du scrutin du 6 mai avec 53 à 54% des suffrages.

 

Élection présidentielle 2012 : Lettre d’information aux électeurs de la circonscription de Shanghai

Ajouté au 04/05/2012 par SHI Lei

Vous êtes inscrit(e) sur la liste électorale consulaire 2012 de Shanghai et vous avez choisi de voter à Shanghai pour l’élection du Président de la République. Ces informations vous sont adressées afin que vous disposiez de toutes les informations utiles pour exercer votre droit de vote lors du prochain scrutin présidentiel.
 Dates et horaires du deuxième tour de scrutin
Dimanche 6 mai 2012. Bureaux de vote ouverts de 8h00 à 20h00

Remarque : Le scrutin sera clos à 20 heures précises. Il est impératif de se présenter au bureau avant cette heure pour pouvoir voter.

  Bureaux de vote
Cinq bureaux de vote seront localisés au sein du consulat : trois au 2ème étage et deux au 21ème étage. Le découpage de la liste électorale a été fait selon l’ordre alphabétique des noms de famille des électeurs, étant précisé que le nom de famille s’entend pour les dames comme nom patronymique (nom de jeune fille) et non comme nom d’usage (nom d’épouse). L’accès se fera comme suit :

•Bureau de vote 1, situé dans les locaux de l’AFII (Agence Française pour les Investissements Internationaux) au 2ème étage : entrée par la porte Sud de l’immeuble Haitong Securities du Consulat général (au niveau de la banque Shengjing) au croisement de Beihai Lu et Guangxi Lu – ????????). Cf. plan d’accès.
Électeurs concernés : A à COT.
•Bureau de vote 2,situé dans le Service des visas au 2ème étage : entrée par la porte principale de l’immeuble Haitong Securities au 689 Guangdong Lu (croisement de Guangdong Road et Yun Nan Zhong Road – ?????????). Cf. plan d’accès.
Électeurs concernés : COU à HAY.
•Bureau de vote 3, situé au sein du Service de l’accueil des Français au 2ème étage : même porte d’accès que pour le bureau de vote 2.
Électeurs concernés : HAZ à MER.
•Bureau de vote 4, situé dans les locaux d’Ubifrance au 21ème étage : même porte d’accès que pour le bureau de vote 2.
Électeurs concernés : MES à SAF.
•Bureau de vote 5, situé dans les locaux d’Ubifrance au 21ème étage : même porte d’accès que le bureau de vote 2.
Électeurs concernés : SAG à Z.
Les cinq bureaux de vote de la circonscription sont situés dans le même immeuble à la suite du refus des autorités locales d’ouvrir des bureaux de vote en dehors des locaux consulaires.

Compte tenu du nombre de votants potentiels (plus de 6.500) qui seront amenés à se rendre dans le même bâtiment, il est à prévoir une forte affluence dans les halls d’accueil et les couloirs de l’immeuble. Il est par conséquent déconseillé de venir avec des enfants en bas-âge.

L’accès aux bureaux de vote est réservé aux seuls électeurs. Afin d’éviter aux membres de famille de nationalité étrangère d’avoir à attendre à l’extérieur du bâtiment, il est conseillé aux électeurs de venir non accompagnés.

Pour des raisons de sécurité, les véhicules ne seront pas autorisés à stationner dans les rues autour du consulat.

 Modalités de vote
•Vote à l’urne en personne
•Vote par procuration
Une procuration est un document par lequel vous (mandant) autorisez une tierce personne (mandataire) à voter à votre place. Votre mandataire doit obligatoirement être inscrit sur la liste électorale consulaire de Shanghai. Pour établir votre procuration, il vous suffit de vous rendre personnellement au Service des Français du consulat du lundi au vendredi, de 9h à 12h15 et de 14h à 18h, muni(e) d’une pièce d’identité. Vous devrez indiquer les nom et prénoms de votre mandataire. La présence physique de la personne à qui vous donnez procuration n’est pas requise le jour où vous établissez la procuration.

Le nombre maximum de procurations pouvant être reçues par un mandataire pour voter à Shanghai est de trois (soit deux procurations établies à l’étranger et une établie en France, soit trois établies à l’étranger).

Remarques :

1.Vous pouvez, à tout moment, résilier la procuration que vous avez donnée devant l’autorité qui l’a dressée.
2.Même si vous avez donné procuration, vous pouvez voter en personne à condition de vous présenter au bureau de vote avant votre mandataire.
3.Lorsqu’un mandataire reçoit un nombre de procurations supérieur à celui qui est autorisé, les procurations les plus anciennes sont prises en considération.
Il n’est pas possible de voter par correspondance ou par internet pour l’élection présidentielle (contrairement aux élections législatives qui auront lieu les 3 et 17 juin 2012).

 Pièces permettant de justifier de son identité
Conformément à l’article L. 62 du code électoral, pour pouvoir voter, tout électeur doit faire “constater son identité suivant les règles et usages établis”. Les cartes d’électeurs n’existant pas à l’étranger, vous pourrez justifier de votre identité en présentant l’une des pièces suivantes :

•une carte nationale d’identité française ou un passeport français, en cours de validité ou périmés ;
•tout autre document officiel français, en cours de validité, comportant le nom, le prénom, la date et le lieu de naissance et la photographie du titulaire, ainsi que l’identification de l’autorité administrative qui a délivré le document, la date et le lieu de délivrance ;
•une carte consulaire en cours de validité ;
•un passeport, en cours de validité, délivré par un État membre de l’Union européenne (sauf le Royaume-Uni, l’Irlande et le Danemark), la Suisse, la Norvège ou l’Islande, à l’exclusion de tout autre document délivré par une autorité étrangère.
 Pour plus d’informations
Pour toute question concernant l’organisation des élections à Shanghai, n’hésitez pas à adresser un courriel à l’adresse suivante :
accueilconsulat.shanghai @ diplomatie.gouv.fr

Vous pouvez également consulter le site www.votezaletranger.fr.

 

9 films français bientôt projetés à Xi’an

Ajouté au 28/04/2012 par SHI Lei

Le 1er mai, le 9e Panorama du cinéma français arrivera à Xi’an, chef-lieu de la province du Shaanxi (centre de la Chine). Neuf nouveaux films français seront projetés au public chinois. Cet événement durera jusqu’au 11 mai.

Le Panorama du cinéma français a pour objet de proposer au public chinois le meilleur de la culture cinématographique française et de l’esprit français. C’est pourquoi la sélection englobe des films de différents genres. En tête du casting, on retrouve une des plus grandes comédiennes française, Isabelle Huppert. Son nouveau film, Mon pire cauchemar, raconte l’histoire de deux personnages complètement décalés dans la vie mais inévitablement rapprochés par le destin. La Guerre est déclarée, film primé de nombreuses fois et qui représentait la France aux Oscars, saura à la fois faire pleurer et réjouir le public chinois avec une histoire d’amour très personnelle.

Cette année, le Panorama rendra aussi hommage à l’un des grands maîtres du cinéma français. Le Voyage dans la lune de Georges Méliès sera ainsi projeté pour la première fois en Chine, tout juste 110 ans après sa sortie en France.

Lafayette ouvrira son premier magasin d’Asie en Chine en mai 2013

Ajouté au 28/04/2012 par SHI Lei

Dans un centre d’achat de très haut de gamme, le groupe les Galeries Lafayette va ouvrir son premier magasin d’Asie à Beijing en Chine. Une ouverture prévue en mai 2013, dans le quartier commercial de Xidan de la capitale chinoise, a-t-on appris le 23 avril lors de la conférence de presse du festival international de la mode de Xidan 2012.

Le magasin Lafayette de Beijing deviendra le lieu fashion qui combinera mode occidentale et orientale. Actuellement, la construction du bâtiment principal du magasin s’est déjà achevée et est prêt à accueillir ses premiers clients en mai 2013.

 

Le dessin animé Xiyangyang interdit en France ?

Ajouté au 28/04/2012 par SHI Lei

D’après le site www.french.china.org.cn, le dessin animé Xiyangyang (Pleasant Goat and Big Big Wolf en anglais) est le préféré des enfants chinois. Les produits dérivés tels que les vêtements, les chaussures, les ballons et les sacs à dos sont très aimés de ces enfants et leurs parents. Le 22 avril, on pouvait lire sur un microblog que la diffusion de Xiyangyang était interdite en France, et que selon les études d’un scientifique iranien, les enfants seraient entravés dans leur développement intellectuel après avoir regardé ces dessins animés. Hier, après la vérification d’un journaliste, cette rumeur a été confirmée comme fausse.

La source de la rumeur est incertaine

La nouvelle sur Internet a conclu les « dix accusations » pesant sur Xiyangyang : la violence contre le méchant loup, les taquineries irrespectueuses infligées au chef de village, l’amour très jeune, la louve prônant la violence à son mari, l’accent mis sur le maquillage, etc. Bien sûr, cela pourrait causer l’interdiction d’un dessin animé en France.

Hier, lorsqu’un journaliste a vérifié la source de cette rumeur sur Internet, il a trouvé que sur Wikipédia, on ne trouve aucun journal de Singapour appelé Sciences de la santé. En ce qui concerne John Abraham, le scientifique iranien susmentionné, le journaliste n’a trouvé aucune information, à l’exception d’un acteur indien de 40 ans, qui n’a publié aucun ouvrage scientifique. Le journaliste a fait ensuite une recherche sur Xiyangyang en France, sans rien trouver de concluant.

Le producteur indique que le dessin animé n’est pas exporté en France

M. Wu, superviseur général de distribution de la Société Creative Power Entertaining, producteur de Xiyangyang, a déclaré : « Nous avons lu cette nouvelle sur Internet. Les internautes sont pleins d’humour. Ils n’ont pas besoin de faire la publicité de Xiyangyang, même s’ils l’aiment bien. Ce dessin animé n’est pas exporté en France, comment sa diffusion pourrait-elle être interdite ? Cette nouvelle n’a pas causé de tort à la marque pour le moment, nous attendons de voir la suite des événements. »

 

Présidentielle : Les Français de Chine votent (toujours) Sarkozy

Ajouté au 28/04/2012 par SHI Lei

Le candidat de l’UMP arrive en tête dans tous les bureaux de vote de Chine, mais avec moins d’avance qu’en 2007. François Bayrou perd sa deuxième place au profit de François Hollande, qui fait bien mieux que Ségolène Royal il y a 5 ans.

27% au niveau national, 56 à Hong-kong : Nicolas Sarkozy ne connaît pas les même difficultés en Chine qu’en métropole. Et pourtant, malgré une nette victoire dans la plupart des bureaux du pays, les résultats du candidat de l’UMP sont en recul de quelques points par rapport au premier tour de l’élection présidentielle de 2007 : 56% à Hong-kong (62 en 2007), 50 à Shanghai (53 en 2007), 37 à Pékin (41).

François Hollande, le candidat du PS est finalement la surprise du vote des Français en Chine, puisqu’il a beaucoup plus convaincu que Ségolène Royal il y a 5 ans. 29,5%, 21,8%, 17,5% à Pékin, Shanghai et Hong-Kong, contre 22%, 16% et 12% pour son ancienne compagne, à qui les Français de Chine avaient préféré François Bayrou. Le candidat du Modem, en net recul, est tout de même le troisième homme à Pékin, Wuhan, Shanghai ou Hong-kong, suivis de Jean-Luc Mélenchon et Eva Joly, qui n’atteignent pas les 5% des votes exprimés.

Marine Le Pen, qui a crée la surprise en France dimanche soir avec 18% des votes, ne convainc pas les Français de Chine, avec un score de 2,9% à Hong-Kong, 2,8% à Shanghai et 4,5% à Pékin.

Côté participation, pas beaucoup d’évolution depuis 2007. La tendance est à la baisse, mais le nombre de Français inscrits sur les listes électorales chinoises a beaucoup augmenté depuis 5 ans. Environ 55% des inscrits se sont déplacés au bureau de vote. (voir résultats détaillés ci-dessous)

Longue journée pour les présidents de bureaux

On vient voter en famille avant d’aller à la plage sous le soleil de Hong-Kong, ou entre collègues à Canton. Peugeot SA avait affrêté un bus spécial depuis Shenzhen pour ses employés, 400 km de route que certains ont préféré parcourir en covoiturage. A l’arrivée devant les bureaux, beaucoup sont étonnés par la queue : peu de votants certes, mais des locaux parfois exigus, et des organisateurs qui préfèrent une présidentielle sans couac à un rythme soutenu. Le personnel consulaire n’est pas spécialisé dans la gestion des urnes, et les présidents de bureaux ont assumé leur tâche avec une prudence toute particulière.

Une prudence qui a parfois viré à l’excès : à Hong-Kong des journalistes se sont plaints d’être interdits de photos à l’intérieur des bureaux. A Pékin, c’est un groupe d’une quinzaine d’électeurs, venus assister au dépouillement, qui a dû patienter une heure et demie en dehors de l’ambassade. Les organisateurs avaient préféré limiter le nombre d’observateurs autour des tables pendant la préparation de la salle et la répartition des enveloppes. Quitte à faire jaser à l’extérieur du bâtiment : “C’est scandaleux”, “ils deviennent de plus en plus Chinois”, blague-t-on.

Yves, professeur à l’Ecole Normale de Pékin, 45 ans de dépouillement à son actif, n’a “jamais vu ça”, et explique au président de bureau qu’il convient de laisser l’accès libre pendant tout l’exercice. L’incident est oublié par presque tout le monde – deux jeunes gens épluchent le code électoral à la recherche d’une infraction – et le dépouillement commence, le sérieux des scrutateurs à peine troublé par les commentaires des militants locaux.

“Ca s’est passé convenablement” témoigne Yves après la lecture du procès verbal. Le Français repart tout sourire, son calepin plein de calculs dans la poche – il avait fait les comptes bien avant les assesseurs – et assure qu’il sera là dans deux semaines, pour le second tour.

Longue soirée pour les votants

Quand les bureaux de vote se vident, les bars se remplissent, car la soirée va être longue. Il faudra théoriquement attendre 2h du matin pour avoir des estimations de résultats. Tout le monde connaît ceux des bureaux de Chine, que l’on juge “sans surprise”, et on commence à s’échanger des informations suisses ou belges à partir de 23h. Mais qu’importe, dans les bars décorés en bleu blanc rouge règne une ambiance de 14 juillet plus que de débat politique, et personne ne veut rater l’annonce des résultats sur France Télévision.

Dans le quartier de la tour de la cloche, à Pékin, les Français ont fait la navette en groupe entre les bars décorés en bleu-blanc-rouge. Un sondage “sortie d’urne – rentrée de bar” avait été organisé au Café de la Poste, pour faire patienter le public. Résultat : François Hollande devant J-L Mélenchon et Eva Joly… Dominique Strauss-Kahn et Mao sont devancés de quelques voix.

 

Au Salud, un bar de Pékin où beaucoup de Français s’étaient rassemblés devant un écran géant qui a diffusé TV5 Monde pour l’occasionC.R

Résultats provisoire ville par ville, avant validation par le Conseil Constitutionnel et publication par l’ambassade.
Ces résultats seront mis à jour dans la journée (notamment pour Shenyang et Chengdu)

Pékin : 3199 inscrits, 1746 votants (55% de participation)
Nicolas Sarkozy 37 ; François Hollande 29,5 ; François Bayrou 14,1; Jean-Luc Mélenchon 6,9 ; Marine Le Pen 4,5 ; Eva Joly 4,5 ; Philippe Poutou 0,6 Nicolas Dupont-Aignan 0,6 ; Nathalie Arthaud 0,3 ; Jacques Cheminade 0,3

Shanghai : 3668 votants
Nicolas Sarkozy 50 ; François Hollande 21,8 ; François Bayrou 14,6 ; Jean-Luc Mélenchon 4,8 ; Eva Joly 4,4 ; Marine Le Pen 2,8 ; Nicolas Dupont-Aignan 0,9 ; Philippe Poutou 0,4 ; Jacques Cheminade 0,24 ; Nathalie Arthaud 0,1

Hong-Kong : 6173 inscrits, 3316 votants (participation 53%)
Nicolas Sarkozy 56 ; François Hollande 17,5 ; François Bayrou 13 ; Eva Joly 4,2 ; Jean-Luc Mélenchon 3,4 ; Marine Le Pen 2,9 ; Nicolas Dupont-Aignan 0,9 ; Philippe Poutou 0,2 ; Jacques Cheminade 0,2 ; Nathalie Arthaud 0,03

Canton : 509 votants
Nicolas Sarkozy 38,7 ; François Hollande 29,7 ; François Bayrou 14,4 ; J6L Mélenchon 5,7 ; Marine Le Pen 5,7 ; Eva Joly 5,4 ; Nicolas Dupont-Aignan 0,9 ; Philippe Poutou 0,17 ; Jacques Cheminade 0,17 ; Nathalie Arthaud 0

Wuhan : (environ 220 votants)
Nicolas Sarkozy 42 ; François Hollande 35,5 ; François Bayrou 16,1 ; Marine Le Pen 6,1 …

 

La visite à Pékin de M.Gilles de Robien les 16 et 17 avril

Ajouté au 28/04/2012 par SHI Lei

M. Gilles de Robien, candidat à l’élection de directeur général du BIT, est venu à Pékin les 16 et 17 avril pour présenter sa candidature.
M. Gilles de Robien, ancien maire et ancien ministre, depuis 2007 délégué du gouvernement français auprès du Conseil d’administration du Bureau International du travail (BIT) à Genève, qui a présidé la conférence internationale du travail en juin 2010 et a représenté la France en 2011 lors des négociations du volet social du G20, est candidat à l’élection de directeur général du BIT. L’élection par le conseil d’administration (CA) a lieu le 28 mai. Il est venu à Pékin les 16 et 17 avril pour présenter sa candidature.

A ce titre, il a été reçu par le vice ministre, M.Wang Xiao Chu, au ministère des ressources humaines et de la sécurité sociale, et par M. Qian Bo, directeur général adjoint des organisations et conférences internationales au ministère des affaires étrangères. Il a également rencontré M. Li Binsheng, secrétaire de la fédération des syndicats de Chine (ACFTU) et M. Li Mingxing, directeur général adjoint de la confédération des entreprises & Association des entrepreneurs.

 

5ème Congrès franco-chinois de sénologie

Ajouté au 28/04/2012 par SHI Lei

Allocution du Consul Général de France, M. Emmanuel Rousseau

(Chongqing, le 20 avril 2012)

C’est toujours un grand plaisir et un honneur que de venir participer aux congrès de médecine organisés par le professeur Ren Guosheng. Son enthousiasme et son énergie à animer et à développer la filière francophone de Chongqing forcent à chaque fois l’admiration et la France lui en est extrêmement reconnaissante : je suis heureux de pouvoir venir porter personnellement devant vous ce témoignage.

Je suis heureux également de saluer tous les participants, venus de près ou de loin, à ce 5ème congrès franco-chinois de sénologie.

Votre congrès est une réunion de spécialistes, ce que je ne suis pas ; aussi, je me bornerai à souligner trois points d’ordre général :

1/ le premier, c’est le dynamisme du professeur Ren en faveur de la francophonie dans le champ médical, à la recherche de l’excellence dans la pratique médicale et dans les derniers progrès en cancérologie, au service des personnes malades et dans un objectif de qualité des soins.

2/ le second, c’est celui de l’attachement des autorités françaises à la filière de formation médicale francophone de Chongqing, au même titre que celles de Shanghai, Wuhan ou Kunming, qui constitue un point très fort de la coopération franco-chinoise dans le domaine de la santé et que le professeur Ren Guosheng, avec son équipe et bien sûr ses étudiants, sait faire vivre et animer dans un souci, là aussi, d’excellence.

3/ Enfin, et ce sera mon dernier point, ce séminaire a pour principal thème la cancérologie : c’est un domaine de santé publique qui nous préoccupe tous et qui touche malheureusement tous les pays développés et, de plus en plus ceux en transition comme la Chine, avec la multiplication des facteurs de risques liés au développement (urbanisation et pollution, tabac, alcool), au changement des habitudes alimentaires (mauvaise nutrition et obésité), au vieillissement de la population. Ce fléau nécessite des mobilisations d’envergure et un engagement sans relâche, dans tous les pays concernés.

Je voudrais ainsi rappeler qu’en France, les autorités, les organisations et les administrations, les spécialistes, les associations de malades, tous, sont mobilisés dans la lutte contre le cancer, en particulier grâce à trois plans quinquennaux de lutte qui se sont succédés depuis plus de 10 ans. Il y a eu de grands investissements, non seulement dans les équipements, mais aussi dans la recherche, la prévention, les soins et la formation. Cette mobilisation sans précédent dans la durée a contribué à faire des progrès avec par exemple la création d’équipes pluridisciplinaires pour prendre les meilleures décisions thérapeutiques, la mise en œuvre de consultations d’annonce, la prise en charge psychologique des personnes malades, etc. Les échanges scientifiques à vocation internationale comme ce Congrès de Chongqing permettent de partager les savoirs. Nul doute que notre réunion, à laquelle je souhaite un plein succès va contribuer, à Chongqing aussi, à faire avancer ces connaissances et les bonnes pratiques dans ce domaine. Je vous remercie de votre attention./.

 

France / présidentielle : grandes propositions des principaux candidats en matière de politique étrangère

Ajouté au 23/04/2012 par SHI Lei

Le premier tour de l’élection présidentielle française 2012 se tiendra le dimanche 22 avril, alors que les opérations de vote débutent en fait samedi dans une partie de l’outre-mer ainsi que pour les Français vivant sur le continent américain. Dix candidats sont en lice pour le scrutin.

Nous proposons ci-dessous les principales propositions en matière de politique étrangère des cinq candidats en tête dans les intentions de vote, à savoir Nicolas Sarkozy (Union pour un mouvement populaire, UMP), François Hollande (Parti socialiste, PS) , Marine Le Pen (Front National, FN), Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche), et François Bayrou (Mouvement démocratique, MoDem).

Nicolas Sarkozy est opposé à la remise en cause du statut de membre permanent au Conseil de sécurité des Nations unies de la France et de son droit de veto. Il est par ailleurs attaché à la poursuite de l’aide aux pays en développement et à la création d’une agence de coopération technique internationale. Il prône également la fusion du G8 et du G20 en une nouvelle instance formelle ainsi que la création d’une organisation mondiale de l’environnement.

Le Parti socialiste est favorable à une réforme de l’ONU et à un élargissement du Conseil de sécurité, en y préservant le siège et le droit de veto de la France. Il défend également une aide accrue aux pays en développement et de la rive sud de la Méditerranée et prône la relance de la francophonie. Il se déclare aussi en faveur de nouvelles négociations entre Israël et la Palestine, avec un soutien à la reconnaissance internationale de la Palestine. Enfin, il souhaite la mise en place d’une véritable gouvernance de la mondialisation autour du G20, des organisations régionales et des Nations unies ainsi que la création d’une organisation mondiale de l’environnement.

Marine Le Pen défend quant à elle la formation d’une Union paneuropéenne incluant la Russie et la Suisse et respectant le statut de neutralité, le droit national et la fiscalité nationale, pour que les Etats retrouvent la maitrise de leurs frontières. Elle se dit favorable à la formation d’un Etat palestinien, tout en assurant à la sécurité d’Israël. Enfin, elle souhaite la sortie du commandement intégré de l’OTAN.

Au Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon défend une réforme de l’ONU et l’établissement d’une nouvelle hiérarchie des normes internationales, fondée sur la primauté des normes sociales et environnementales et est favorable à la création d’un Tribunal international de justice climatique sous l’égide de l’ONU. Le candidat prône une Europe laïque, indépendante, de paix et de solidarité internationale qui s’engage pour défendre le droit des peuples, notamment palestinien, et mettre fin aux ingérences impérialistes. Enfin, il souhaite la reconnaissance de l’État de Palestine par la France et par l’UE ainsi que le retrait de la France de l’OTAN.

Le MoDem de François Bayrou veut quant à lui l’organisation d’un sommet UE-Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) pour aider les pays émergents à sortir de la pauvreté. En ce qui concerne l’Europe, François Bayrou prône une répartition équilibrée des compétences entre les institutions communautaires et les Etats membres avec un mécanisme de coresponsabilité, notamment sur les sujets économiques et budgétaire. Il se dit également opposée à l’abandon du droit de veto au Conseil de sécurité des Nations Unies.

Les Chinois et les autres pays dans l’élection présidentielle en France

Ajouté au 23/04/2012 par SHI Lei

La présidentielle française a un écho qui va bien au delà de nos frontières. Même la Chine se laisse gagner par la fièvre électorale française. Et dans l’Empire du milieu, on affiche ses favoris.

En marge de l’élection présidentielle française, se trame un drôle de ballet diplomatique transfrontalier. Plus ou moins discrètement, certains chefs d’Etat ou de gouvernement étrangers s’immiscent dans la campagne, exprimant espoir ou crainte de voir l’un ou l’autre devenir le prochain président de la République française. Des soutiens qui traversent les frontières en raison notamment de l’existence de coalitions politiques internationales. L’enjeu pour une élection présidentielle ? Donner du poids à une candidature, un gage de crédibilité, prouver que tel ou tel est en mesure de représenter la France à l’étranger.

La première à être entrée dans la danse des “amitiés” de circonstances a été la chancelière Angela Merkel, qui avait annoncé fin janvier se tenir prête à participer aux meetings de Nicolas Sarkozy alors même que celui-ci ne s’était pas encore déclaré candidat ! Au match du plus grand nombre de soutiens publics étrangers, la défaite est cuisante pour François Hollande. Il n’a engrangé d’un seul chef de gouvernement : Elio di Rupo, le Premier ministre socialiste belge qui a assisté au meeting du candidat à Lille. Snobé par la plupart des dirigeants conservateurs d’Europe, François Hollande peine à convaincre, à moins que…

Depuis quelques jours, le vent semble tourner en sa faveur. Dans le même sens que les sondages ? Revenons un peu en arrière.

Solidarité entre dirigeants
Nicolas Sarkozy, président-candidat, affiche ostensiblement ses têtes d’affiches : Barack Obama, David Cameron, Angela Merkel… Oublié les mots vaches avec le président américain, les froids avec la chancelière allemande ou les désaccords profonds sur le traité européen avec le Premier ministre britannique. Prime au président sortant qui jouit de la solidarité de fait entre dirigeants.

Côté allemand, ce n’est pas vraiment une surprise. Dès le 6 février, Angela Merkel déclarait son affection inconditionnelle à Nicolas Sarkozy : “Je le soutiens car nous appartenons à des partis politiques amis […] Je le soutiendrais quoi qu’il fasse”. Nicolas Sarkozy avait alors sorti les grands moyens en convoquant les télévisions française, France 2, et allemande, la ZDF, à l’Elysée, pour une interview commune aux deux leaders.
Inquiète de voir François Hollande renégocier le pacte budgétaire européen, Angela Merkel s’engage ouvertement. Pour elle, la victoire de Nicolas Sarkozy est impérative. Règle d’or, politique fiscale, comportement à l’encontre de la Grèce… de nombreux points communs ont rapproché les deux personnes malgré des débuts difficiles. Selon le quotidien allemand “Der Spiegel”, elle serait même à l’origine d’un boycott de ses homologues britannique, italien et espagnol de François Hollande pendant la campagne.

Nicolas Sarkozy s’attire aussi les bonnes grâces de David Cameron. De passage à Paris le 17 février, il se prête au jeu de la déclaration d’amitié. “J’ai la chance de pouvoir souhaiter bonne chance à mon ami dans la bataille qu’il va livrer […] J’admire son courage, le leadership du président Sarkozy. Je pense qu’il a fait énormément de choses pour son pays”. Plus sage, il ne va pas jusqu’à faire un choix, mais l’intention est là.

“Sarko l’Americain” encore ?
De l’autre côté de l’Atlantique, le soutien est aussi implicite. Mais, l’aura flatteuse de Barack Obama est bien présente autour de Nicolas Sarkozy. En novembre 2011, lors du sommet du G8 organisé à Cannes, l’apparition des deux hommes pour une interview commune avait déjà des allures de pré-campagne. Les deux chefs d’Etat affichaient leur détermination commune pour trouver des solutions à la crise européenne mais l’opération de communication n’est pas passée inaperçue. Cela a été l’occasion pour l’un et l’autre de se complimenter s’appelant par leur prénom respectif, et concluant l’entretien par une franche poignée de main, comme Barack Obama sait le faire.
Depuis, c’est une affaire qui roule. Malgré quelques ombres au tableau, Nicolas Sarkozy a fait du “Sarko l’Américain”. Ultime show transatlantique, le président-candidat a autorisé des caméras à filmer une visio-conférence avec l’hôte de la Maison Blanche. Et les journalistes ont pu ainsi saisir un rare moment de sincérité. Répondant à un Barack Obama se disant admiratif du “combat” que le président français “mène” pendant sa campagne électorale, Nicolas Sarkozy lui a répondu : “You will win Mr Obama, you and me together”.

 

 

 
Dernier ralliement de poids en date : la Chine. Le pays communiste ne cache plus sa préférence pour Nicolas Sarkozy, jugeant François Hollande beaucoup trop anti-Pékin. Ce dernier ne s’est jamais rendu en Chine et Laurent Fabius dépêché sur son sol n’a été reçu par aucun haut responsable.

Officiellement Pékin n’a fait aucun commentaire. Mais le quotidien “Les Echos” rapporte que le vice Premier ministre, Wang Qishan, a confié à des patrons français qu’il souhaitait la réélection de Nicolas Sarkozy compte tenu de la gravité de la crise européenne. Interrogé par le “Nouvel Observateur”, le spécialiste de la Chine Jean-Luc Domenach estime que Nicolas Sarkozy est “le meilleur candidat possible parce qu’il est le plus faible” avant de continuer “il n’inspire que du mépris”.

Les Chinois ont fini par l’apprécier, alors que ce n’était pas gagné. La position de la France sur le Tibet notamment avait provoqué des incidents diplomatiques. Depuis, Nicolas Sarkozy a arrondi les angles. Paris a déroulé le tapis rouge pour Hu Jin Tao en 2010, le président de la république s’est rendu en terres chinoises 6 fois et ses ministres ont visité 19 fois Pékin.

Se préparer à Hollande ?
Mais, ce souffle en faveur de Nicolas Sarkozy semble retomber à l’approche du scrutin. Se rendant peut-être compte, qu’électoralement ces soutiens ne paient pas, le président-candidat s’est livré à différentes déclarations qui n’ont pas été du goût de tout le monde, à commencer par Angela Merkel. Le 15 avril dernier, Nicolas Sarkozy lance, au grand   étonnementde la chancelière, qu’il propose de modifier le mandat de la Banque centrale européenne. Si la Merkel n’a pas réagi, le gouvernement allemand a fait savoir le lendemain qu’il avait la “conviction profonde” que la BCE devait exercer son mandat de manière “indépendante”, ajoutant que sa position était “connu à Paris”.

Côté espagnol, la presse assure que les dirigeants, bien que conservateurs, ne verraient pas d’un mauvais œil l’arrivée de François Hollande. Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy aurait très mal pris les critiques de Nicolas Sarkozy à l’encontre de sa politique. Le quotidien “La Vanguardia” écrivait le 29 mars : “Mariano Rajov a gagné les élections générales sans aucun appui étranger. Il ne participera pas à la campagne en France.”

Selon les “Echos”, le dirigeant n’apprécierait pas Nicolas Sarkozy qui aurait un jour “publiquement douté que la droite espagnole puisse gagner avec un tel leader, en raison de la relative absence de charisme de l’actuel occupant de la Moncloa”. Le 5 avril, le chef d’Etat français enfonce le clou en évoquant la “crise de confiance” dont souffre l’Espagne.

Autre argument : et si l’arrivée de François Hollande pouvait convaincre l’Europe de desserrer l’étau de la rigueur imposée par Bruxelles ?

En Italie, aussi, la réserve est de mise. Mario Monti évite de prendre position. Le Parti démocrate, qui soutient ce dernier au Parlement, a publiquement soutenu François Hollande.

Les dirigeants étrangers vont-ils retenir leur souffle au soir du 6 mai prochain ? In fine, le prochain président quelle que soit sa volonté de rupture ou de continuité, recevra les traditionnels messages de félicitations. Celui qui investira l’Elysée se prêtera au jeu diplomatique et à celui des rapports de force. Et les critiques ou soutiens de campagne seront sans doute vite oubliés au profit de la realpolitik.

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