Hollande en Chine: Pékin a «parfaitement répondu» aux demandes commerciales

Ajouté au 26/04/2013 par SHI Lei

Le président français François Hollande a estimé vendredi que ses interlocuteurs chinois avaient «parfaitement répondu» à son souhait de parvenir à un rééquilibrage des échanges commerciaux, lourdement déficitaires au détriment de la France.

«Ils ont parfaitement répondu aux demandes que nous faisions», a déclaré le président français à l’issue d’un déjeuner «restreint» qui réunissait les couples présidentiels, François Hollande et sa compagne Valérie Trierweiler ainsi que le numéro un chinois, Xi Jinping, et son épouse Peng Liyuan.

Le président français a évoqué à bord de l’avion qui le menait de Pékin à Shanghai, au deuxième jour de sa visite en Chine, le «rééquilibrage» des échanges, «l’ouverture» du marché chinois ou «l’investissement chinois en France», tout comme les nouveaux domaines jugés «prioritaires» par la France: développement urbain, agroalimentaire, santé et économie numérique.

Les Chinois, a poursuivi François Hollande «ne veulent pas être regardés comme un pays qui recherche des excédents» commerciaux. «Nous ne recherchons pas des excédents», a ainsi déclaré selon lui le chef du gouvernement chinois, Li Keqiang, lors de leur entretien un peu plus tôt dans la journée.

«Je lui ai répondu: je ne recherche pas des déficits», a-t-il encore confié.

Le déficit commercial de la France à l’égard de la Chine est abyssal. Plombant les résultats du commerce extérieur français, il s’est encore élevé l’an dernier à près de 26 milliards d’euros, soit 40% environ du déficit global.

RSS Hollande entame au pas de charge son dernier jour en Chine

Ajouté au 26/04/2013 par SHI Lei

Après une visite privée dans la matinée de la Cité interdite, le président français doit s’entretenir avec les dirigeants du nouveau gouvernement communiste.

François Hollande a entamé au pas de charge vendredi le deuxième et dernier jour d’une visite d’État en Chine qu’il a mise au service de son combat pour l’emploi, un enjeu devenu brûlant alors que le chômage vient de battre son record de janvier 1997. Venu convaincre les autorités chinoises d’ouvrir davantage leur gigantesque marché aux produits français, le président a réitéré à Pékin son objectif de faire reculer le chômage d’ici fin 2013, une mission impossible selon de nombreux économistes du fait d’une croissance économique nulle.

Après une visite privée dans la matinée de la Cité interdite, siège du pouvoir impérial chinois durant plus de cinq siècles, François Hollande effectuera une dernière série d’entretiens avec les dirigeants du nouveau gouvernement communiste. Le président commencera par le Premier ministre Li Keqiang, puis sera reçu par le président de l’Assemblée nationale populaire de Chine Zhang Dejiang.
Risques sanitaires

Touche glamour attendue par la presse chinoise et française, François Hollande et Valérie Trierweiler déjeuneront avec le président chinois Xi Jinping et sa femme, Peng Liyuan, une chanteuse populaire élevée au grade de général, qui par sa médiatisation et son goût de la lumière, a bouleversé le rôle dévolu aux premières dames chinoises.

François Hollande s’envolera ensuite en début d’après-midi pour Shanghai où il doit inaugurer une école d’ingénieurs puis débattre avec ses étudiants sur le rôle de la France et de la Chine dans le monde. Prévue de longue date, sa visite des nouveaux locaux de l’institut Pasteur prendra une dimension particulière du fait des inquiétudes liées à la propagation du virus H7N9 qui a fait 23 morts en Chine et contaminé 109 personnes.

François Hollande, qui avait promis à la presse chinoise jeudi qu’il était prêt à manger “autant de poulets qu’il le faudrait” pour témoigner de sa confiance face aux craintes d’épidémie, devra peut être trouver un ton grave pour évoquer les risques sanitaires qui menacent le pays. Plusieurs pays d’Asie ont en effet renforcé jeudi le dépistage de la grippe H7N9 dans les aéroports auprès de passagers en provenance de Chine, après l’apparition du virus mortel à Taïwan.

François Hollande terminera son voyage en Chine par un discours à la communauté française de Shanghai avant de s’envoler dans la nuit pour Paris.

Hollande déroule le tapis rouge aux Chinois

Ajouté au 26/04/2013 par SHI Lei

La Chine prévoit d’acheter 60 Airbus
Quatre accords pour le secteur nucléaire
L’urbanisation chinoise, un défi pour les groupes français

Depuis Pekin où il est arrivé en visite officielle pour 37 heures, le président français François Hollande, jeudi, a assuré que «tous les obstacles, tous les freins» aux investissements chinois en France «seront levées». «Nous espérons que la France travaillera à faciliter les investissements chinois» en Europe, lui avait dit le président Xi Jinping auparavant dans son discours. «Nous sommes prêts à accueillir davantage d’investissements chinois en France», a-t-il insisté, avant de répondre «clairement non» aux solutions protectionnistes pour résorber l’énorme déficit commercial français avec la Chine. Le président chinois a appelé à la France à oeuvrer pour que l’UE «ouvre au plus tôt» des négociations en vue d’un accord sino-européen sur les investissements.

Plus que sur des contrats sonnants et trébuchants, la visite de François Hollande en Chine débouche sur la signature d’un certain nombre d’accords soulignant les bonnes intentions de coopération. Stratégie voulue ou défaut de négociations assez abouties? Du côté de l’Élysée, on plaide que l’objet d’une visite d’État est plus de faire avaliser des coopérations par les politiques que de remplir des carnets de commandes. Revue des grands secteurs autour desquels devrait tourner la cérémonie de signatures.
Aéronautique

Une visite présidentielle sans Airbus n’en est pas une. La Chine et la France ont signé un accord d’intention pour l’achat de 60 Airbus par Pékin. Les détails de l’accord n’ont pas encore été révélés, mais, selon une source industrielle, il porterait sur une quarantaine d’A320 et 18 des 45 commandes d’A330 gelées l’an dernier par Pékin en réponse à l’imposition de la taxe carbone par l’Union européenne. Airbus rêve de vendre des A380, à Air China notamment, mais il n’est pas sûr que le sujet soit assez mûr, tout comme pour l’A350. Plusieurs éléments compliquent la situation. Les Chinois veulent «en garder» pour la prochaine visite de Xi Jinping en Europe. Les négociations serrées sur le futur de l’usine de Tianjin, qui assemble des A320, parasitent les contrats. Et même s’il y a une trêve avec l’UE sur l’application du système d’échange de quotas d’émissions de gaz à effet de serre (ETS), Pékin n’est pas totalement rassuré et veut sans doute se garder quelques moyens de pression…

D’autres contrats sont attendus:
Nucléaire

Ce domaine historique de la coopération franco-chinoise devrait concentrer quatre accords sur une liste de 10 à 15 qui doivent être signés, ce qui réconforte un secteur pas mal chahuté ces derniers mois. Le premier est un accord de «coopération industrielle et opérationnelle» tripartite EDF-Areva-CGNPC (China Guangdong Nuclear Power Company), qui a deux mérites: évoquer de possibles nouveaux EPR 3 et 4 à Taishan en posant le principe de l’étude du retour d’expérience de Taishan 1 et 2 ; parler d’un travail commun sur l’évolution de la sûreté des réacteurs, ce qui peut ouvrir la voie au design en commun d’un réacteur de 3e génération avec les Chinois.

L’autre accord important est une solide lettre d’intention signée par Areva sur l’aval du cycle – un dossier ancien et difficile -, qui ouvre la voie à des discussions commerciales sur la fourniture d’une usine de retraitement des combustibles usés. L’accord sur la cession par Areva d’une partie de la mine d’uranium d’Imouraren aux Chinois est sur la table, mais encore incertain. Le CEA (Commissariat à l’énergie atomique) devrait aussi signer un accord de coopération avec la China Atomic Energy Authority (CAEA).

En marge, EDF devrait signer un accord de bonnes intentions avec CNNC (China National Nuclear Corporation), intéressant pour créer un lien avec le grand acteur du nucléaire chinois. L’anniversaire des trente ans de la coopération nucléaire franco-chinoise ne sera toutefois pas célébré à cette occasion, mais plus tard à l’automne, avec peut-être la venue du premier ministre français.

EDF devrait signer un accord de coopération avec Datang, l’un des cinq grands producteurs d’électricité chinois.
Secteurs d’avenir

La France et des groupes comme Veolia et Suez entendent bien profiter des gigantesques projets d’urbanisation chinois ainsi que des défis dans le domaine de l’environnement, et des accords pourraient être concrétisés. Un autre secteur prioritaire est l’agroalimentaire – un accord ouvrant le marché chinois à la charcuterie française devrait être paraphé. Un sujet qui n’est pas anecdotique, souligne-t-on, quand on sait que la France a vendu pour plus de 700 millions d’euros de vins en Chine l’an dernier
Assurances

Groupama s’apprête à renouveler son contrat avec le conglomérat chinois Avic

Hollande en Chine avec deux priorités: l’économie et la relation politique

Ajouté au 25/04/2013 par SHI Lei

Le président français François Hollande est arrivé jeudi en Chine pour une visite de 37 heures marquée par une double priorité: relancer les exportations françaises pour réduire un déficit commercial abyssal et nouer une relation personnelle avec la nouvelle direction chinoise.

Ces deux priorités seront clairement exprimées dès les premières heures de la visite. Avant même de retrouver le nouveau numéro un chinois, Xi Jinping, le chef de l’Etat français s’entretiendra avec la soixantaine de patrons qui l’accompagnent et visitera l’usine construite quatre ans plus tôt à Pékin par une entreprise française, Bernard Controls.

Cette ETI (entreprise de taille intermédiaire) qui fabrique des servomoteurs destinés à l’industrie nucléaire, pétrolière ou gazière, est l’exemple même des entreprises dont la France entend promouvoir la présence sur les marchés extérieurs. PME et ETI font déjà la force de l’économie allemande.

Le volet politique de la visite débutera ensuite avec l’accueil officiel du président français par Xi Jinping avec tout le faste d’une visite d’Etat, la première réservée à un dirigeant occidental à Pékin depuis l’arrivée de la nouvelle direction chinoise à la tête de l’Etat, il y a cinq semaines.

Celle-ci entend ainsi souligner une nouvelle fois l’étroitesse du lien qui unit les deux capitales –en dépit des aléas de la relation et des crispations autour de la question des droits de l’Homme– depuis que la France du général de Gaulle a, la première parmi les grandes nations, reconnu la République populaire de Chine, le 27 janvier 1964.

Dès jeudi, les deux dirigeants se verront pendant près de cinq heures, au cours d’entretiens «restreints» et «élargis», d’une déclaration conjointe, d’interventions devant un forum économique et d’un dîner d’Etat.

Il s’agit de nouer un «lien personnel» et une «relation de confiance entre eux», explique-t-on de source française, précisant que la partie chinoise a tenu à ajouter à ce programme un déjeuner qui réunira les deux couples présidentiels vendredi. François Hollande, qui est accompagné de huit ministres, s’envolera ensuite pour Shanghai, la capitale économique de la Chine.

Mais dès jeudi aussi, l’importance de la relation économique aura été amplement soulignée par la participation sans précédent du numéro un chinois à un forum de chefs d’entreprises des deux pays.

Le déficit commercial de la France à l’égard de la Chine est abyssal. Plombant les résultats du commerce extérieur, il s’est encore élevé l’an dernier à près de 26 milliards d’euros, soit 40% environ du déficit global.

L’Elysée entend «redresser la barre». Plusieurs accords et quelques contrats pourraient être conclus lors de cette visite. De nouvelles commandes d’Airbus A320 et de long-courriers sont attendues. Dans le nucléaire civil, deux lettres d’intention seront vraisemblablement signées, portant sur la construction d’un centre de retraitement des déchets similaire à celui de La Hague (ouest de la France) ainsi qu’une nouvelle tranche de deux réacteurs EPR à Taishan (sud).

Renault pourrait également obtenir le feu vert définitif de Pékin pour construire, en alliance avec son partenaire chinois Dongfeng, une usine qui produirait 150.000 véhicules par an à Wuhan (centre).

D’autres accords ou contrats pourraient être parachevés dans des secteurs qui reflètent l’évolution du mode de vie chinois: le développement urbain durable, l’agroalimentaire, la santé ou l’économie numérique.

Au chapitre diplomatique, François Hollande compte interroger son homologue chinois sur son analyse du regain de tension dans la péninsule coréenne, Pékin restant le principal allié de Pyongyang.

Le président Hollande «abordera certainement» aussi la question des droits de l’homme, mais le fera «avec le souci de l’efficacité et sans esprit de provocation», a déclaré le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius à la veille de la visite.

François Hollande en Chine: 37 heures pour relancer les exportations françaises et les relations diplomatiques

Ajouté au 25/04/2013 par SHI Lei

Le président français François Hollande est arrivé jeudi 25 avril en Chine pour une visite de 37 heures marquée par une double priorité: relancer les exportations françaises pour réduire un déficit commercial abyssal et nouer une relation personnelle avec la nouvelle direction chinoise.

Ces deux priorités seront clairement exprimées dès les premières heures de la visite. Avant même de retrouver le nouveau numéro un chinois, Xi Jinping, le chef de l’Etat français s’entretiendra avec la soixantaine de patrons qui l’accompagnent et visitera l’usine construite quatre ans plus tôt à Pékin par une entreprise française, Bernard Controls.

Cette ETI (entreprise de taille intermédiaire) qui fabrique des servomoteurs destinés à l’industrie nucléaire, pétrolière ou gazière, est l’exemple même des entreprises dont la France entend promouvoir la présence sur les marchés extérieurs. PME et ETI font déjà la force de l’économie allemande.

Relation historique

Le volet politique de la visite débutera ensuite avec l’accueil officiel du président français par Xi Jinping avec tout le faste d’une visite d’Etat, la première réservée à un dirigeant occidental à Pékin depuis l’arrivée de la nouvelle direction chinoise à la tête de l’Etat, il y a cinq semaines.

Celle-ci entend ainsi souligner une nouvelle fois l’étroitesse du lien qui unit les deux capitales –en dépit des aléas de la relation et des crispations autour de la question des droits de l’Homme– depuis que la France du général de Gaulle a, la première parmi les grandes nations, reconnu la République populaire de Chine, le 27 janvier 1964.

Dès jeudi, les deux dirigeants se verront pendant près de cinq heures, au cours d’entretiens “restreints” et “élargis”, d’une déclaration conjointe, d’interventions devant un forum économique et d’un dîner d’Etat.

Nouer un “lien personnel”

Il s’agit de nouer un “lien personnel” et une “relation de confiance entre eux”, explique-t-on de source française, précisant que la partie chinoise a tenu à ajouter à ce programme un déjeuner qui réunira les deux couples présidentiels vendredi. François Hollande, qui est accompagné de huit ministres, s’envolera ensuite pour Shanghai, la capitale économique de la Chine.

La France s’efforce d’apaiser la coopération nucléaire sino-française

Ajouté au 04/02/2013 par SHI Lei

En ce début d’année 2013, le nucléaire, domaine important de la coopération sino-française, a suscité des agitations en France.

Le président français François Hollande a dépêché, dès la fin des vacances du Nouvel An en Europe et avant la fête du Printemps en Chine, plusieurs envoyés spéciaux en Chine, dans l’objectif de calmer le différend largement médiatisé survenu suite aux enquêtes menées par le gouvernement français sur un accord de coopération nucléaire conclu entre EDF et la CGN, et de calmer le mécontentement éventuel de la partie chinoise.

François Hollande, président socialiste nouvellement élu, effectuera sa première visite en Chine en mars 2013, bien que la date officielle ne soit pas encore fixée. Il lui faut éliminer de nombreux obstacles pour que son « voyage consacré à l’économie et au commerce » se déroule dans les meilleures conditions.

Le ministre français de l’Économie et des Finances Pierre Moscovici a confirmé, lors de sa visite en Chine début janvier 2013, que le gouvernement était en train d’enquêter sur la coopération entre EDF et la CNG. Il a exprimé l’intention française d’apaiser la partie chinoise.

« Le partenariat industriel stratégique entre la Chine et la France ne fait pas l’ombre d’un doute, a-t-il indiqué. Les deux pays ont entamé leur coopération nucléaire il y a 30 ans. Parmi les 4 centrales nucléaires EPR en cours de construction par la France dans le monde entier, 2 sont en Chine. Un grand nombre d’autres projets de coopération sont en cours d’étude, notre objectif est de les mener bien. »

Au retour de son collègue Pierre Moscovici en France, la ministre française du Commerce extérieur Nicole Bricq effectuera une visite les 20 et 21 janvier à Beijing et a prévu une visite spéciale au chantier du réacteur de la troisième génération EPR sur le site de la centrale nucléaire de Taishan dans le Guangdong, en compagnie de hauts responsables d’EDF et d’Areva.

Concernant l’enquête, Mme Bricq a indiqué qu’il était normal que le gouvernement français décide de réexaminer la coopération nucléaire avec la Chine et qu’il ne s’agit que d’une procédure de routine. « Il est très normal pour le Parti socialiste, un parti qui n’a pas eu le pouvoir en main pendant 10 ans, d’élaborer sa stratégie par une procédure régulière ».

« Actuellement le projet du réacteur EPR de Taishan avance à un rythme satisfaisant, poursuit-elle. Le réacteur entrera en service en 2014 si tout va bien. Ce sera bien probablement la première centrale nucléaire EPR dans le monde ».

Les autres centrales nucléaires recourant aux mêmes techniques dans le monde sont celle d’Olkiluoto en Finlande et celle de Flamanville (réacteur nº3) en France, violemment critiquées en Europe pour la date de la remise repoussée maintes fois et les dépenses dépassant largement le budget.

Des professionnels français sont unanimes à estimer que le marché chinois représente un enjeu pour la survie des entreprises nucléaires françaises. Selon Le Monde, 80 % des commandes que les entreprises nucléaires françaises recevront d’ici 15 ans proviendront de la Chine. Et les analyses effectuées par Areva montrent que la moitié des réacteurs nucléaires construits d’ici 30 ans dans le monde se trouvera en Chine.

Les entreprises françaises s’efforcent de s’étendre dans trois nouveaux secteurs en Chine

Ajouté au 04/02/2013 par SHI Lei

Martine Aubry, ancienne première secrétaire du Parti socialiste français, est actuellement en visite officielle en Chine en tant que commissaire et déléguée du ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius dans les affaires chinoises. Elle a rappelé le 24 janvier, lors d’une rencontre avec les médias, que la “diplomatie économique” jouait toujours un rôle clé dans les relations de la France avec la Chine.

A propos du développement des entreprises françaises en Chine, Mme Aubry souhaite promouvoir leur croissance tout spécialement dans trois nouveaux secteurs : l’agriculture et l’agroalimentaire, la médecine et l’hygiène publique, et le développement durable des villes. Et Mme Aubry d’ajouter que les entreprises françaises sont traditionnellement fortement représentées dans les secteurs de l’énergie nucléaire et de l’aérospatial.

Les entreprises françaises disposent d’un savoir-faire avancé en matière d’agriculture et d’agroalimentaire, et seront en mesure de contribuer grandement à la modernisation de l’agriculture chinoise, a annoncé Mme Aubry.

A propos du secteur de la médecine, Mme Aubry a invité les autorités chinoises concernées à faire des efforts pour simplifier les procédures administratives trop compliquées et trop longues en ce qui concerne les tests pharmaceutiques et les licences de distribution, d’après les dires des entreprises médicales et pharmaceutiques françaises déjà en Chine.

Dans le domaine de l’hygiène publique, Mme Aubry a proposé de renforcer les coopérations entre les entreprises au niveau de la gestion des hôpitaux publics, de l’informatisation des dossiers des patients et des échanges entre les professionnels du secteur.

Quant au développement durable des villes, Mme Aubry pense que les entreprises françaises pourront contribuer à l’amélioration de l’efficacité énergétique, du traitement de la pollution et des déchets, et du développement des réseaux de transports.

Mme Aubry est persuadée que les entreprises françaises augmenteront leurs parts de marché en Chine en mettant en valeur leurs avantages technologiques, relativement avancés par rapport à l’ensemble des régions du monde.

Chine-France : célébration des échanges linguistiques et culturels sino-français

Ajouté au 04/02/2013 par SHI Lei

La Chine et la France doivent continuer de promouvoir leurs échanges linguistiques et culturels afin d’approfondir davantage les liens qui unissent les deux pays, a déclaré jeudi à Paris le vice-ministre chinois de l’Education, Hao Ping.

Hao Ping a affirmé jeudi, lors de la cérémonie de clôture de l’Année de la langue chinoise en France, que ce programme de 18 mois avait grandement contribué au renforcement des liens de coopération entre la Chine et la France. Il a formulé le souhait de voir ces efforts se poursuivre et il a appelé à davantage d’échanges d’étudiants à l’avenir.

L’ambassadeur de Chine en France, Kong Quan, a indiqué, à l’occasion du même évènement, que la Chine était hautement attachée à ses relations avec la France et était disposée à œuvrer avec la France à l’approfondissement de leurs relations bilatérales ainsi qu’à l’exploration de nouvelles opportunités de coopération.

“Depuis (juillet 2011), en 18 mois, comme vous avez pu constater, 23 académies, une soixantaine de villes, plus de 700 établissements d’enseignement et des dizaines de milliers de personnes ont pris part à plus de 310 manifestations organisées dans ce cadre (dans l’Hexagone)”, s’est réjoui le haut diplomate chinois.

“Les Années linguistiques croisées ont pris fin sous leur forme institutionnelle, mais elles continuent certainement sous leur forme dynamique dans la promotion quotidienne de nos langues respectives, ce qui démontre une fois de plus le caractère pionnier et exemplaire de notre partenariat stratégique”, a-t-il notamment ajouté.

La ministre française déléguée chargée de la Francophonie, Yamina Benguigui, s’est jointe à MM. Hao et Kong pour la remise des prix récompensant les personnes qui se sont distinguées en langue chinoise et en apprentissage de la culture de l’Empire du Milieu.

Le programme linguistique croisé, comprenant une “Année de la langue chinoise” en France suivie par une “Année de la langue française” en Chine, a été initié en novembre 2010 par le président chinois Hu Jintao et l’ex-chef d’Etat français Nicolas Sarkozy.

Le Chine et la France envisagent de nouvelles coopérations bilatérales en 2013

Ajouté au 04/02/2013 par SHI Lei

Le minitre chinois du Commerce Chen Deming et la ministre française du Commerce extérieur Nicole Bricq ont conjointement présidé la 21e réunion de la Commission mixte Chine-France le 21 janvier à Beijing. Ils ont fait ensemble le bilan du développement actuel des coopérations économiques et commerciales entre les deux pays et ont émis des propositions sur la promotion des coopérations bilatérales.

La France est le quatrième plus grand partenaire commercial de la Chine. Le volume du commerce bilatéral entre les deux pays en 2012 était de 51,02 milliards d’USD, soit une baisse de 2% en glissement annuel. En 2012, les exportations de la Chine vers la France étaient de 26,9 millards d’USD, soit en baisse de 10,3%. Les importations de la France en Chine étaient de 24,12 milliards d’USD, soit en hausse 9,3%.

La France mise sur l’agroalimentaire en Chine

Ajouté au 04/02/2013 par SHI Lei

La ministre française du Commerce extérieur, Nicole Bricq, est arrivée en Chine le 21 janvier pour une visite de 3 jours. Lors d’une conférence de presse à Beijing, elle a déclaré que la France souhaitait des échanges commerciaux plus actifs avec la Chine, tout en exploitant de nouveaux domaines de coopération.

La visite de Nicole Bricq a trois objectifs: établir un dialogue franc et direct concernant les relations commerciales avec la Chine; préparer le volet économique de la visite au printemps du président français en Chine; et encourager les nouveaux domaines de coopération tels que l’agroalimentaire.

[La France mise sur l’agroalimentaire en Chine]

Nicole Bricq

Ministre française du Commerce extérieur

“Nous avons analysé les besoins de la Chine comme exponentiels dans les années qui viennent, que se soit en lait, en viande et puis aussi dans l’amont de la chaîne, nous avons des offres très intéressantes en termes de machines agricoles.”

D’après les statistiques du ministère de l’Economie et des Finances, le déficit commercial de la France a atteint 69,9 milliards d’euros en 2011, ce qui a dépassé l’ancien record de 59,2 milliards d’euros de 2008. Le déficit avec la Chine se monte à 27 milliards d’euros, ce qui représente 38 pourcent de son déficit total. Nicole Bricq confirme que le fait de combler le déficit structurel avec la Chine représente un grand défi à relever pour la France.

Nicole Bricq

Ministre du Commerce extérieur de la France

“C’est précisément pour ça que j’ai défini des priorités d’action, et j’ai bien identifié qu’elles correspondent aux besoins d’un pays comme la Chine, dans l’agroalimentaire, dans tout le secteur d’équipements des villes durables, et, autour aussi, la troisième qui s’adapte parfaitement aux besoins chinois, la santé.”

La France mise sur l’agroalimentaire en Chine

Tout en espérant créer de nouveaux points de croissance commerciale, Nicole Bricq insiste aussi sur la nécessité de renforcer le partenariat industriel traditionnel avec la Chine. Pendant son séjour en Chine, elle visitera le chantier nucléaire de Taishan qui est le plus grand projet de coopération nucléaire entre la France et la Chine.

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