« Made in China » : vers la fabrication à forte teneur technique

Ajouté au 01/09/2012 par SHI Lei

L’industrie manufacturière de la Chine a connu un développement fulgurant ces dernières années. L’industrie manufacturière est un sous-ensemble du secteur secondaire, qui regroupe les industries de transformation des biens, mais aussi la réparation et l’installation d’équipements industriels, ainsi que des opérations en sous-traitance. La Chine, en tant que grand pays producteur, est sur le point de passer à une industrie manufacturière à forte teneur technique.

Selon les statistiques publiées par le Bureau d’État des statistiques (BES), la valeur ajoutée de la production industrielle de la Chine a augmenté en juin de 9,5 % en glissement annuel, contre 9,6 % au mois de mai. En base mensuelle, la valeur ajoutée de la production industrielle a progressé de 0,76 %. Au premier semestre de l’année, la valeur ajoutée de la production industrielle a connu une croissance de 10,5 % sur un an. La Chine est devenue un acteur incontournable dans la production mondiale, et son industrie manufacturière occupe 15,6 % de la valeur totale de l’industrie mondiale. Dans certains domaines d’activité, les Chinois ont prouvé qu’ils étaient capables d’atteindre un très haut niveau technologique, mais dans la fabrication d’engins par exemple, ils sont encore confrontés au manque de technologies de base. Le niveau technique des industries traditionnelles des domaines de l’acier, des métaux non-ferreux, de l’électricité, du pétrole, de la chimie, du charbon et des matériaux de construction est bien inférieur au niveau mondial. La capacité d’exploitation et d’application des technologies clés de plusieurs grandes et moyennes entreprises est insuffisante, un grand nombre de produits de haute technologie et certains produits à forte valeur ajoutée doivent être importés. Pourtant, la position de la Chine dans le domaine de l’industrie ne cesse de croître. Le pays vise désormais des produits plus complexes, comme des génératrices qui demandent des techniques plus avancées, mais avec une plus grande marge de profit. Les investissements dans l’exploitation technique et l’innovation sont assez nombreux aujourd’hui. La Chine a mis en place un système technologique protégeant la propriété intellectuelle autonome, et plusieurs entreprises chinoises sont tributaires de l’étranger pour des technologies et équipements clés. Le pays va continuer ses efforts pour promouvoir la restructuration économique et l’évolution des technologies.

La valeur des exportations de la Chine : toujours no 1 en 2011

Ajouté au 01/09/2012 par SHI Lei

Pour la troisième année consécutive, la Chine s’est classée l’année dernière au premier rang mondial pour la valeur de ses exportations, avec 10,6 % du commerce mondial, pouvait-on lire dans le Rapport 2012 sur le commerce et les investissements mondiaux de l’Organisation de commerce extérieur du Japon.

Le taux de croissance de la valeur des exportations chinoises – 20,3 % en 2011 par rapport à l’année précédente – a été plus faible que celui des économies émergentes, qui a été de 23,3 % en 2011 par rapport à 2010.

Les économies émergentes ont représenté 15,9 % des exportations mondiales l’année dernière, contre 6,5 % en l’an 2000.

Le commerce mondial a vu sa croissance ralentir de façon significative en 2012. Au premier trimestre de l’année, le volume des échanges de 22 grands pays et régions n’a augmenté que de 4,6 % par rapport à l’année précédente, lisait-on dans le rapport.

Première exportation du TGV chinois en Europe

Ajouté au 14/08/2012 par SHI Lei

Le 7 août, les corps du TGV, produits par China CNR Group, ont été embarqués au port de Tianjin. Cette commande de Siemens représente la première exportation du TGV chinois en Europe.

La technique du corps du TGV était une des neuf techniques clés dans le domaine du TGV qui ont été introduites en Chine. Après les absorptions et les créations, cette exportation est également la première récompense vers l’Europe de la technique dans ce domaine.

Selon les accords, China CNR Group va offrir huit corps en alliage d’aluminium du TGV à Siemens cette année, pour un total de 11,55 millions d’euros. Le corps du TGV comprend cinq grandes pièces : le plancher, le jambage, l’impériale, le contre-seuil et le châssis.

Situation et perspectives économiques de Shanghai : la ville poursuit sa transformation vers une métropole de services

Ajouté au 22/07/2012 par SHI Lei

L’économie de Shanghai a maintenu sa croissance en 2011 à 8,2 %, à un rythme plus lent que la moyenne nationale (+ 9,2 %), ce qui traduit un certain degré de maturité économique. Le dynamisme du secteur tertiaire (+ 9,5 %) et de la consommation (+ 12,3 %) ont contribué à la croissance, alors que le secteur secondaire a été moins vigoureux, et que l’investissement et le commerce ont pesé négativement.

2012 verra sans doute cette tendance se poursuivre, à l’instar de l’ensemble de la Chine. C’est à long terme que Shanghai doit faire face à l’enjeu principal de son développement : transformer un centre de production industrielle en une métropole de services et de valeur ajoutée, ouverte sur sa proche région comme à l’international. Or, si la ville a été capable de développer ses infrastructures de manière massive, son aptitude à s’intégrer au delta du Yangtsé et à s’ouvrir à l’international reste à confirmer. Des réformes restent encore nécessaires pour répondre pleinement à sa vocation de métropole internationale, notamment en matière d’attractivité et d’intégration des populations migrantes, pour réduire les pénuries actuelles et à venir de main d’œuvre.

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L’économie de Shanghai a crû de 8,2 % en 2011, soit moins que la moyenne chinoise (+ 9,9 %), tirée par les provinces de l’intérieur. A moyen terme, la ville va continuer à se repositionner comme un centre de services, à la fois aux niveaux international (centre financier), national (centre d’affaires) et régional (« tête du Dragon » du Delta du Yangtsé). Pour cela, une accélération des réformes est nécessaire, alors que celles-ci – au niveau financier notamment – semblent en panne.

1. Une croissance qui ralentit et force à une évolution du modèle économique

Shanghai a connu comme l’ensemble de la Chine, un ralentissement en 2011, plaidant pour l’évolution de son modèle de développement et l’accélération des réformes. La croissance a été pénalisée par un investissement en baisse (507 milliards RMB, – 4,7 %), handicapé par le recul de l’immobilier et, sans doute, « l’effet post-Expo ». Shanghai a pourtant bénéficié de budgets publics importants puisque les recettes (343 milliards RMB, + 19,4 %) et les dépenses (391,4 milliards RMB, + 18,5 %) ont progressé, en phase avec le budget national (respectivement, + 20,8 % et + 16,8 %). De même, le commerce extérieur, tiré par les provinces de l’intérieur, a progressé moins vite que la moyenne nationale pour les exportations (209 milliards USD, + 16 %, vs. + 20,4 %) et les importations (228 milliards USD, + 21 %, vs. + 25,1%). La part de Shanghai dans les échanges chinois (12 %) s’est donc à nouveau réduite. La consommation s’est montrée plus dynamique (ventes de détail de 678 milliards RMB, + 12,3 %), mais à un rythme moindre qu’en 2010 (+ 17,5%).

Le secteur des services (1 112 milliards RMB, + 9,5 %) a rebondi par rapport à 2010 (+ 5 %). Les services ont été portés par le commerce national de gros et de détail (+ 12,6 %) et le secteur financier (+ 17,7 %). Au-delà du ralentissement du secteur manufacturier, cette reprise souligne – et relance – la vocation de la ville à devenir une métropole de services. La part du secteur tertiaire dans le PIB s’est accrue (57,9 % vs 57 % en 2010) et reprend sa progression (52,6 % en 2007, 53,7 % en 2008 et jusqu’à 59,4 % en 2009) vers l’objectif d’atteindre 65 % en 2015 – qui semble désormais trop ambitieux – et 70 % en 2020. Les services emploient environ 60 % de la population active et génèrent près de 70 % des recettes fiscales de la ville.

En matière d’investissements étrangers, Shanghai reste la première destination en Chine. Ainsi, le nombre de sièges régionaux de sociétés étrangères est passé de 260 en 2009 à 305 en 2010, puis 353 en 2011 ; et le nombre de centres de R&D est passé de 304 à 319, puis 334. En revanche, au niveau industriel, la hausse des coûts de production incite les investisseurs à privilégier l’hinterland industriel que constituent les provinces du Jiangsu et du Zhejiang, voire les provinces de l’intérieur. Ainsi, si les investissements directs étrangers réalisés sont passés de 10,5 milliards USD en 2009 à 11 milliards USD en 2010, puis 12,6 milliards USD en 2011 (+ 13,3 %), une progression plus rapide qu’au niveau national, c’est le tertiaire qui attire l’essentiel des nouveaux investissements.

2. Une politique ambitieuse, notamment en matière d’infrastructures, pour se positionner sur les activités à valeur ajoutée, mais des réformes qui restent à effectuer

La municipalité ne cesse, depuis 25 ans, de programmer de nouveaux projets d’infrastructures. L’effort est particulièrement important en matière de transports urbains, avec une priorité accordée aux transports en commun. Ainsi, le réseau de métro est passé de 350 km en 2009 à 453 km en 2010 (soit plus que le réseau parisien), avec des objectifs fixés à 510 km en 2012 et à 780 km en 2020. L’effort porte particulièrement sur les infrastructures de transport, avec le port international, qui est passé en 2010 au 1er rang mondial pour le trafic de containers (passé à 31,7 M. EVP (équivalent vingt pieds), + 9,3 % en 2011, malgré le ralentissement du commerce), et les deux aéroports (l’aéroport international de Pudong qui verra sa capacité accrue de 30 à 80 M. de passagers en 2015, et le hub de Hongqiao, ouvert en 2010, qui illustre la vocation de Shanghai à relier le pays à l’international via ses connexions intermodales). Au total, le trafic passager a atteint 74,6 M. de personnes en 2010 (+ 3,6 % 3ème rang mondial ; 41,5 M. à Pudong et 33,1 M. à Hongqiao).

Shanghai fonde son avenir économique sur les industries à forte valeur ajoutée, dont le développement est appuyé par la R&D et l’innovation, et les services à haute qualification : en premier lieu, la finance, groupée dans le centre d’affaires de Pudong, mais aussi la logistique, le consulting et le tourisme.

Au regard de cet objectif, les résultats apparaissent mitigés : peu d’innovations financières de fond sont survenues, ces années : 2009 s’était close par l’ouverture du Chinext (le Nasdaq chinois) à Shenzhen ; le développement du marché du RMB offshore sur la place financière rivale de Hong Kong a constitué l’évolution majeure de 2010 et de 2011. En revanche, le lancement de la cotation d’entreprises internationales à Shanghai est reporté sine die et au moins à 2013. De même, la possibilité pour les entreprises étrangères d’émettre des obligations en RMB à Shanghai (“panda bonds”), très attendue pour financer leurs investissements en Chine, devra attendre des conjonctures économique et notamment financière plus porteuses.

L’intégration des non-Shanghaiens reste lente, notamment des ouvriers migrants (mingong), qui sont sous un régime de passeport intérieur (hukou) strictement contrôlé. Les autorités avaient annoncé en 2009 que l’accès au hukou de Shanghai serait facilité pour les personnes très qualifiées ; cette ouverture a été marginale.

Shanghai est engagée dans un effort de grande ampleur pour développer son attractivité. Outre les considérations de coûts, l’évolution démographique rend nécessaire l’attraction d’une main d’œuvre, qualifiée ou moins qualifiée (pour les services à la personne). Le nombre de résidents devrait atteindre 30 millions à l’horizon 2020. A réglementation inchangée, près du tiers de la population aurait alors plus de 60 ans, alors que la proportion est déjà de 20 %, deux fois plus élevée que la moyenne nationale. Accroître son attractivité, sur le plan national comme international, apparaît donc comme une obligation pour Shanghai.

La Chine espère que le sommet du G20 renforcera la confiance de l’Europe dans la reprise économique

Ajouté au 08/07/2012 par SHI Lei

Le prochain sommet du G20 à Los Cabos au Mexique devrait renforcer la confiance des pays européens dans la restauration de la stabilité économique et financière, a indiqué mercredi le porte parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Liu Weimin.

Celui-ci a ainsi répondu lors d’une conférence de presse régulière à une question lui demandant si la Chine soutenait le fait que le sommet du G20 discute des problèmes de la crise de la dette grecque et de la sortie de la Grèce de l’eurozone.

M. Liu a noté que le sommet du G20, en tant que plate-forme importante de la coopération économique internationale, avait toujours dirigé son attention vers les risques urgents dans les domaines économiques et financiers mondiaux.

La Chine a suggéré que le sommet de Los Cabos devrait prendre en compte la situation de reprise économique globale et soutenir une prise de mesures efficaces de la part des pays de l’eurozone afin qu’ils puissent surmonter leurs difficultés, a précisé M. Liu.

La crise de la dette grecque est essentiellement une affaire interne à l’Union européenne, mais si celle-ci menace la stabilité économique et financière internationale, la communauté internationale devrait s’en préoccuper et apporter son aide à la Grèce, a souligné M. Liu.

Cependant, il a ajouté que la question de savoir si le sommet devrait débattre de la situation de la Grèce ou non devrait être décidée par le biais de consultations des pays membres du G20.

 

Chine : les investissements à l’étranger devraient atteindre 500 milliards de dollars d’ici 2015

Ajouté au 04/06/2012 par SHI Lei

Les investissements à l’étranger des entreprises chinoises devraient atteindre 500 milliards de dollars d’ici 2015, a estimé mercredi Chen Zanyun, un haut fonctionnaire du ministère chinois du Commerce.

Les revenus générés par les projets contractés à l’étranger achevés ont dépassé le seuil des 100 milliards de dollars à la fin de l’année 2011, avec un taux de croissance annuelle de plus de 20% pour la huitième année consécutive, a fait savoir Chen Zanyun.

En outre, le volume des contrats a connu une croissance annuelle de plus de 10% durant 11 années consécutives et a dépassé les 100 milliards de dollars en 2011.

“Les entreprises chinoises vont de l’avant et promeuvent une situation gagnant-gagnant en créant des emplois et formant les talents locaux”, a-t-il ajouté.

En 2011, les investissements à l’étranger des sociétés chinoises ont atteint 320 milliards de dollars, tandis que le total de leurs actifs s’élevait à 1 600 milliards de dollars, selon les statistiques du ministère.

Wen Jiabao appelle à ouvrir davantage le secteur des services

Ajouté au 30/05/2012 par SHI Lei

Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a appelé lundi à ouvrir davantage le secteur des services, encourageant les entreprises chinoises du secteur à pénétrer les marchés internationaux pour accroître sa part dans le commerce extérieur.
Lors de la cérémonie d’ouverture de la première édition de la Foire internationale du commerce de services de Beijing, M. Wen a déclaré que la Chine allait promouvoir la délocalisation des services dans les domaines des logiciels, de l’information et de la construction, tout en augmentant activement les importations afin d’introduire des technologies de pointe et des méthodes de gestion étrangères dans le pays.

La valeur des importations chinoises de services devrait s’élever à 1 250 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années.

Le secteur des services de la Chine a attiré 55,2 milliards de dollars d’investissements étrangers en 2011, dépassant pour la première fois le secteur manufacturier.

La Chine occupe actuellement le quatrième rang mondial en termes de volume du?commerce de services, avec un volume atteignant 419,1 milliards de dollars l’année dernière. Toutefois, le commerce des services compte seulement pour 43% de la production économique du pays, contre 70% dans la plupart des pays développés, a indiqué Qiu Hong, ministre assistant du Commerce.

La Chine a annoncé dans son 12e Plan quinquennal (2011-2015) sa décision d’augmenter à 47% la proportion du secteur des services dans le Produit intérieur brut (PIB) du pays avant fin 2015, et en a fait un objectif stratégique pour la restructuration et la modernisation industrielles.

Organisée par le ministère du Commerce et le gouvernement municipal, la Foire de Beijing, semblable à la Foire de Guangzhou, a attiré plus de 22 000 entreprises du secteur des services de 82 pays et régions du monde.

Dépréciation de l’euro : quel impact pour les Chinois ?

Ajouté au 30/05/2012 par SHI Lei

Suite à la dépréciation de l’euro, les entreprises chinoises qui exportent vers l’Europe sont gravement affectées. Les investisseurs ont connu également de grandes pertes. Pourtant, cela a favorisé certains autres, la dépréciation de l’euro signifiant que le RMB devient de plus en plus fort. Les Chinois qui projettent de voyager ou d’étudier en Europe pourront alors faire des économies.

Une grande influence sur les entreprises exportatrices chinoises du Zhejiang

Selon le journal « Qianjiang Wanbao », les plus touchés par la dépréciation de l’euro, sont les entreprises chinoises qui exportent vers l’Europe. « La perte apportée par le taux de change a eu une grande influence sur ces entreprises. » a révélé M. Yang, responsable d’une entreprise d’exportation de textile à Zhuji (dans la province chinoise du Zhejiang). « Actuellement, les bénéfices du commerce vers l’Europe sont très faibles. En général, les commandes permettent un bénéfice de 5%. Mais, en cas d’une baisse du taux de change de 5%. Les recettes s’envolent».

« La dépréciation de l’euro est une épreuve sévère pour les entreprises qui exportent» a souligné Ying Jun, employé du bureau des affaires internationales de la banque filiale du Zhejiang de ICBC (Industrial and Commercial Bank of China). Actuellement, la plupart des entreprises exportatrices règlent les comptes en dollar, ce qui leur a permis de contourner le problème avec l’euro. Les sociétés qui règlent les comptes en euro ont eu de grandes pertes.

Réduction des frais d’ études à l’étranger

Suite à la dépréciation de l’euro, le RMB est de plus en plus fort. Cela a attiré plus de Chinois à venir faire des achats en Europe. Selon Mme Zhao, qui aime acheter à l’étranger, cite la marque LV en exemple : un sac de 2 000 euros sur le site internet de LV est de 3 400 yuans moins cher par rapport au prix de l’année dernière à la même période.

Pour les étudiants chinois qui font des études à l’étranger, les frais scolaires et le coût de la vie sont également réduits d’une dizaine de milliers de rmb en raison de la baisse de la valeur de l’euro. Actuellement, les frais scolaires et le coût de la vie en Europe pour un an, sont d’environ 25 000 euros. En mai 2011, 25 000 euros représentaient près de 240 000 yuans, pour seulement 200 000 yuans aujourd’hui. Soit une économie de plus de 40 000 yuans chaque année.

 

Lenovo devient le deuxième plus grand fabricant de PC

Ajouté au 30/05/2012 par SHI Lei

Selon les résultats d’affaires rendus publics aujourd’hui par Lenovo, pour l’année 2011-2012, la compagnie a occupé une part de marché de 12,9% pour devenir le deuxième plus grand fabricant de PC du monde.

Pour l’année 2011-2012, le chiffre d’affaire de Lenovo a augmenté de 37% pour atteindre 29,6 milliards de dollars. Les bénéfices avant l’impôt (+ 63 %) ont rapporté 582 millions de dollars.

 

Le taux de change de l’euro repassé sous huit: perspective du commerce sino-européen

Ajouté au 30/05/2012 par SHI Lei

Le taux de change de l’euro en yuan est passé à 7,9980 le 23 mai, la première fois depuis dix ans au dessous de huit, enregistrant le niveau le plus bas depuis juin 2002. En même temps, le taux de change de l’euro en dollar a baissé de 1,1 % à 1,2684 le 23 mai en raison du retrait éventuel de la Grèce de la zone euro,

Le taux de change de l’euro en yuan repassé sous huit a mis en garde le commerce sino-européen contre l’incertitude dans le futur, d’autant que l’UE demeure un partenaire commercial principal de la Chine, et que la dépréciation de l’euro et la revalorisation accélérée du yuan exercent des influences incertaines sur le commerce sino-européen.

Les impacts de la dépréciation en continu de l’euro sont différents sur les différentes parties du commerce sino-européen, a indiqué Liu Xintao, membre du Comité d’instruction sur les transactions à terme de la Bourse des marchandises de Dalian. Dans les échanges en euro, la dépréciation de l’euro est défavorable pour l’exportation chinoise vers l’UE, mais favorable pour l’exportation de l’UE vers la Chine. Ces impacts pourraient aussi toucher les affaires en dollars.

En fait, selon des entreprises chinoises spécialisées dans les affaires avec l’UE, la dépréciation de l’euro, de toute l’ampleur qu’elle a prise, ne va pas beaucoup bloquer l’exportation chinoise, d’autant que l’euro n’est pas encore la devise principale employée dans les affaires internationales chinoises.

L’exportation chinoise vers l’UE porte surtout sur les produits à usage courante qui présentent une valeur rajoutée plutôt faible, mais dans l’autre sens, l’importation chinoise sur les produits qui présentent une haute valeur rajoutée aussi bien qu’une haute valeur technologique. La dépréciation de l’euro va certainement conduire vers le haut le coût de l’exportation chinoise, et les entreprises vont choisir le dollar qui recommence à se stabiliser dans les règlements transfrontaliers.

Visiblement, la dépréciation de l’euro est favorable pour l’exportation de l’UE, mais ce n’est pas toujours vrai du point de vue général, puisque ceci risque de causer un flux de capitaux dans les autres marchés comme aux Etats-Unis, et de créer des trous dans les marchés financiers européens.

Selon M. Liu, l’UE aura à faire un choix entre la liquidité abondante par l’émission de grosses masses de billets, et l’élévation à grande ampleur des taux d’intérêt, mais les deux options sont dangereuses pour l’UE puisqu’on en voit plus les défauts que les avantages.

Dans l’autre sens, la dépréciation de l’euro va assommer le pouvoir d’achat et les exportateurs européens en s’ajoutant à une dépression existante en demande.

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