La crise grecque ne devrait pas affecter les investissements chinois à l’étranger

Ajouté au 31/05/2010 par SHI Lei

La crise de la dette dans la zone Euro ne devrait pas affecter gravement les investissements chinois à l’étranger, a déclaré mercredi le directeur général de la China Investment Corporation (CIC). Il faut comparer cette affirmation optimiste avec l’article paru dans le quotidien grec Na Tea: “La Chine profite de la crise
“Ils veulent faire du Pirée une porte d’entrée en Europe”, affirme Ta Nea en Une. “Ils”, ce sont les hommes de la China Ocean Shipping Company (Cosco) qui, après avoir racheté une partie du port du Pirée en 2009, “ont exprimé leur intention d’acheter les ports de Thessalonique, Kavala et Alexandroupolis, dans le nord du pays”, explique le quotidien grec.En outre, constate le journal, le “manager rouge de Cosco”, Wei Jiafu(rouge puisqu’il agit pour le compte du gouvernement communiste), “s’intéresse au réseau ferroviaire (trains et gares), à l’industrie de la marine marchande, au tourisme, à la construction et à la gestion d’aéroports en Crète et ailleurs”. Le “Capitaine Wei” a ainsi été reçu par le Premier ministre Georges Papandréou, qui espère des investissements à hauteur de 3 milliards de dollars, ajoute Ta Nea. “La Grèce devient la porte d’entrée de la Chine en Europe”, lui fait écho la Süddeutsche Zeitung qui estime que pour la Grèce, le patron de Cosco “est un rayon d’espoir en ces temps sombres”. Toutefois, le journal remarque avec inquiétude que Cosco pourrait bientôt déplacer son siège européen de Hambourg à Athènes. Un aspect imprévu de ce que représente réellement l’euro, le rachat de l’Europe en faillite par le Chine ?


« La CIC maintiendra son niveau d’investissement en Europe, ni plus, ni moins », a déclaré Gao Xiqing lors du Forum 2010 de l’Organisation de coopération et de développement économiques tenu à Paris.

La CIC est très soucieuse des fluctuations du marché à court terme dans une zone Euro à la stabilité en danger, a-t-il dit.

Cependant, pour la CIC, ce qui est le plus important, ce sont les tendances du marché à long terme, a dit M. Gao.

« Les fluctuations à court terme n’auront pas d’effets sérieux sur nous », a-t-il dit.

M. Gao a également ajouté que, sur le long terme, la CIC surveillerait de près les politiques de l’Union Européenne, les réformes monétaires et les problèmes de régulation financière.

M. Gao a également déclaré que la CIC faisait toujours face à de nombreux défis en Europe, car de nombreuses institutions financières nationales européennes traitent le fonds souverain chinois de manière injuste du fait de divergences idéologiques.
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« En tant qu’investisseur financier, la CIC n’a aucun objectif politique spécifique. Selon notre politique, nous ne laisserons aucun investissement dépasser un très petit pourcentage », a dit M. Gao.

Mais le fonds souverain chinois rencontre encore de nombreux obstacles dans ses tentatives pour investir à l’étranger, du fait de l’ignorance de certains gouvernements et institutions de contrôle.

« Durant le forum, le président d’un syndicat européen m’a demandé quelle était ma plus grande crainte, et ma réponse a été ‘l’ignorance’ », a-t-il dit.

« S’ils lisaient attentivement les informations que nous publions, ou s’ils consentaient à retirer leurs lunettes noires, ils comprendraient qu’ils ne doivent pas avoir ‘peur’ de nous », a dit M. Gao.

« La CIC investit dans toutes sortes de produits, dans tous les domaines et toutes les régions géographiques du monde. Mais il y a trois industries dans lesquelles nous n’investirons pas : les armes de destruction massive, l’industrie du jeu et l’industrie du tabac », a-t-il dit.

« Ces industries sont de celles dont les gens ne veulent même pas évoquer l’existence, aussi nous n’investirons pas dans elles, peu importe leur rentabilité », a dit M. Gao.

Des responsables gouvernementaux, des experts et des universitaires de plus de 40 pays et régions ont participé à ce forum et aux rencontres ministérielles 2010 de l’OCDE, qui ont débuté mercredi et duré trois jours. Le forum et les rencontres ont eu pour thèmes principaux l’innovation et la croisssance verte.

Airbus Tianjin livrera 26 avions de la famille A320 en 2010

Ajouté au 31/05/2010 par SHI Lei

L’usine Airbus de Tianjin a annoncé qu’elle prévoyait de livrer 26 avions de la famille A320 cette année, d’après un communiqué de China News Service de jeudi, citant le directeur général de l’usine, Jean-Luc Charles.

La Chine fait preuve d’une grande détermination pour éliminer ses capacités de production obsolètes

Ajouté au 31/05/2010 par SHI Lei

Ce jeudi le 27 mai, le ministère chinois de l’Industrie et de l’Informatisation a affiché les objectifs visant à éliminer les capacités de production obsolètes. Ces objectifs concernent 18 secteurs. La tâche d’élimination des capacacités de production obsolètes des six industries les plus importantes, telles que les industries du fer et de l’acier, est considérablement supérieure à la demande du Conseil des affaires d’État.

Les 18 secteurs comprennent l’industrie du fer et de l’acier, la cimenterie, l’industrie de fabrication du verre, la papeterie, entre autres. Le chiffre pour le secteur de la papeterie s’élève à 4, 32 millions de tonnes de matériau produit obsolète, soit un chiffre bien supérieur à la demande du Conseil des affaires d’État. Ce dernier a annoncé un chiffre de 530 000 tonnes de matériau produit obsolète.

Selon le ministre de l’Industrie et de l’Informatisation Li Yizhong, la priorité est de réaliser les objectifs dans les villes, les districts et les entreprises le plus vite possible et d’assurer la fermeture de toutes les usines jugées obsolètes avant le troisième trimestre de cette année. Il faut également suspendre les projets à haute consommation d’énergie et polluants ainsi que les nouveaux projets mettant en jeu des industries trop obsolètes.

Le rapportage concernant « l’évaluation des obligations de la Chine en euro » est sans fondement

Ajouté au 31/05/2010 par SHI Lei

Un responsable du Bureau d’Etat pour le Contrôle des Devises étrangères de Chine a réfuté le 27 mai le rapport concernant l’évaluation des obligations de la Chine en euro, publié le même jour par le Journal britannique « Financial Times ». D’après ce responsable, ce reportage est « sans fondement ».

Selon l’article du « Financial Times », la Chine est en trains d’évaluer ses obligations en euro, à cause de son inquiétude quant à l’élargissement des déficits dans plusieurs pays européens, tels que la Grèce et le Portugal.

Ce responsable du Bureau d’Etat pour le Contrôle des Devises étrangères de Chine a rappelé le soutien ferme de la Chine à l’intégration de l’Union européenne (UE), ainsi qu’aux mesures prises par l’UE et le Fonds monétaire international (FMI) pour stabiliser le marché financier. La Chine est convaincue que grâce aux efforts communs de la communauté internationale, la zone euro pourra surmonter les difficultés, et maintenir la stabilité et un développement sain de son marché financier, a-t-il ajouté.

En tant qu’investisseur responsable et à long terme, la Chine applique toujours le principe d’investissements décentralisés, a souligné ce responsable, en ajoutant que le marché européen sera toujours l’un des marchés d’investissement les plus importants pour les réserves de devises de la Chine.

La Chine et les États-Unis vont faire progresser la coopération énergétique dans sept domaines

Ajouté au 31/05/2010 par SHI Lei

Le forum sino-américain sur l’industrie des énergies renouvelables se poursuit ce jeudi à Beijing. Les responsables des deux pays tentent de promouvoir la coopération énergétique dans sept domaines.L’assistant du secrétaire d’État américain à l’Énergie, David Sandalow a affirmé dans le forum, que les États-Unis et la Chine ont un grand potentiel de coopération en matière d’énergie. Les sept domaines que les deux pays envisagent de faire progresser sont : l’établissement du centre de recherches sur les énergies propres, les moyens de transport fonctionnant à l’électricité, le partenariat sur les énergies renouvelables, le plan d’action sur l’efficacité en matière d’utilisation des énergies, les ressources en charbon pour le 21e siècle, la vulgarition du gaz à base de schiste et la coopération énergétique.

Selon Wu Guihui, ingénieur en chef de l’Administration nationale de l’Énergie, la Chine et les États-Unis ont convenu de mettre l’accent sur l’industrie des énergies renouvelables. La Chine s’inpire des réglementations, du mécanisme du marché et de la gestion de l’industrie des États-Unis dans ce domaine. Les entreprises américaines quant à elles accèdent à des opportunités de développement et une rentabilité favorable sur le marché chinois.

Le système des forêts écologiques de Chine valorise 10 billions de yuans par an

Ajouté au 31/05/2010 par SHI Lei

La conférence de presse sur l’estimation de la valeur des forêts écologiques de Chine s’est déroulée, le 20 mai 2010, dans le Bureau national des forêts. Jiang Youxu, membre de l’Académie nationale des sciences, ainsi que biologiste et chercheur à l’Institut de protection environnementale des forêts, a énoncé le résultat de l’estimation sur les fonctions des forêts écologiques.

L’estimation de valeur sur les fonctions des forêts écologiques est considérée comme la condition préalable à l’estimation de valeur sur leurs bénéfices. Il s’agit d’une nouvelle tendance d’observation internationale sur les ressources forestières. La valeur totale des six services du système des forêts biologiques de Chine est de 10 billions de yuans, l’équivalent d’un tiers du PIB de la Chine.

Principalement concentrées dans le sud-ouest et le nord-est du pays, les ressources biologiques des plantes forestières de Chine ont atteint les 15,7 milliards de tonnes. Le volume de réserve de charbon dans les forêts est de 7,811 milliards de tonnes.

Shanghai a investi 3 % de son PIB par an dans la protection de l’environnement ces dix dernières années

Ajouté au 31/05/2010 par SHI Lei

Si l’on se penche en arrière sur l’histoire de 159 ans de l’Exposition universelle, un phénomène saute aux yeux : la question de l’environnement devient un sujet incontournable. Avec l’arrivée du XXIe siècle en particulier, cette foire mondiale met en relief les relations entre l’homme et la nature. En 2000, l’Expo de Hanovre, en Allemagne, choisit la protection des ressources comme l’un de ses thèmes. En 2005, l’Expo d’Aichi au Japon rend hommage à la « sagesse de la nature (Nature’s Wisdom) ». En 2010, l’Expo de Shanghai pose une question inévitable dans le développement humain : comment les villes peuvent-elles proposer un environnement plus agréable à leurs citoyens ?

Selon Zhang Quan, directeur du Bureau de la protection environnementale de Shanghai, Shanghai ne peut résoudre tous les problèmes environnementaux en organisant une exposition universelle, « mais bien sûr, on peut faire avancer d’un grand pas la protection de l’environnement de cette ville à l’occasion de cet événement mondial ».

Dans ce cas, Shanghai lance un programme de protection environnementale de quatre fois trois ans (de 2000 à 2011), dans lequel 250 milliards de yuans seront investis.

3 % du PIB de la ville sont investis dans la protection de l’environnement

Aujourd’hui, en se promenant dans le Parc des expositions et en visitant les pavillons créatifs de différents pays, on n’imaginerait jamais que ce lieu était l’une des zones les plus polluées de la ville.

En 2000, sur les 5,28 km2 du site principal actuel étaient réunies 21 sources polluantes industrielles. Avec l’ouverture de l’Expo, elles ont accompli une transformation remarquable. Par exemple, l’usine génératrice de Nanshi est devenue après l’un des modèles dans la Zone de meilleure pratique urbaine et l’un des centres énergétiques du parc. Le Chantier naval du Sud-est a déjà déménagé, sur son ancien site se trouve désormais le pavillon des bateaux chinois.

Dans la lutte active contre la pollution à Shanghai, l’enlèvement des sources polluantes du site de l’Expo ne constitue qu’un exemple symbolique.

« En dix ans, Shanghai a fait beaucoup d’efforts dans la protection de l’environnement et l’investissement annuel dans ce domaine occupe 3 % du PIB de la ville », indique Zhang Quan.

Selon le calendrier du programme 2000-2011, les trois plans de 2000 à 2008 se sont concentrés notamment sur le traitement de la pollution des fleuves, le reboisement de la ville, l’aménagement des zones industrielles gravement polluées, ou encore le contrôle de la pollution automobile.

Le dernier plan, de 2009 à 2011, représente un investissement de 82 milliards de yuans, mettant en relief le traitement des eaux usées et des ordures ainsi que la qualité de l’air durant l’Expo.

L’après-Expo : les efforts de protection de l’environnement ne s’atténueront pas

« Nous avons profité de l’occasion offerte par l’organisation de l’Expo pour renforcer nos efforts dans la protection de l’environnement. Après l’Expo, le travail dans ce domaine ne s’affaiblira pas », assure Zhang Quan. « Il y a deux raisons pour cela. D’abord, le problème de l’environnement à Shanghai n’a pas été entièrement résolu, il reste de nombreux problèmes, et les investissements doivent être renforcés. En outre, Shanghai se trouve à un point crucial de réajustement structurel de l’économie; la protection de l’environnement est le point de départ et l’objectif final des réformes concernées, notre but est d’améliorer sans cesse la vie des citoyens ».

Pendant les JO 2008 de Beijing, la municipalité de Shanghai a envoyé une délégation à la capitale pour apprendre les méthodes de résolution des problèmes environnementaux. Selon Zhang Quan, la qualité de l’air fait partie intégrante de l’environnement de l’Expo. « Nous nous sommes directement inspirés de l’expérience des JO de Beijing, par exemple avec le contrôle du soulèvement des poussières des chantiers et routes, ou la pollution des restaurants et des automobiles ».

À la différence de Beijing qui a temporairement fermé les sources polluantes des environs, Shanghai, à six mois de l’ouverture de l’Expo, ne pouvait faire de même. « Nous voulons utiliser des méthodes de long terme afin d’améliorer l’environnement graduellement, notamment en exigeant que les automobiles utilisent un certain type d’essence à émissions plus faible. Cela restera en application après l’Expo », affirme M. Zhang.

La Chine maintiendra ses investissements en Europe malgré les problèmes de la zone euro

Ajouté au 31/05/2010 par SHI Lei

La Chine maintiendra ses investissements en Europe, malgré les problèmes de la zone euro, a assuré Gao Xiqing, directeur général de China Investment Corporation (CIC), dans une interview à Xinhua en marge d’un forum de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) à Paris.

Selon M. Gao, la crise de dette souveraine grecque et les perturbations sur les marchés boursiers qu’elle a entraînées n’affectent pas en fait les investissements de la CIC en Europe.

“Nous suivons de près bien sûr l’évolution des marchés boursiers européens, mais nous n’avons pas de soucis en ce qui concerne les perturbations à court terme”, a avoué M. Gao, à l’issue de la session “Financer la croissance future” du forum 2010 de l’OCDE.

“En tant qu’investisseur financier à long terme, nous avons intérêt pour le mouvement à long terme (des marchés)”, a souligné M. Gao, qui dirige la CIC, le fonds souverain de la Chine créé en septembre 2007.

A la tribune du forum de l’OCDE, M. Gao a déclaré mercredi que son fonds n’augmentera ni réduira ses investissements en Europe, en soulignant que l’Europe est un “marché important pour les investissements”.

“Nous suivrons de près la politique de l’UE (Union européenne), les réformes, la régulation et la surveillance du mouvement de l’euro”, a dit M. Gao, aux côtés du président de Cassa Depositi e Prestiti, Franco Bassanini.

La CIC a rencontré des difficultés dans ses investissements à l’extérieur de la Chine, et ces difficultés sont principalement dues à l’ignorance de certaines institutions de régulation, a observé M. Gao.

“Nous avons un investissement très diversifiés, nos investissements dans une telle ou telle entreprises sont limités à une proportion, et nous ne cherchons pas d’intérêts politiques”, a dit M. Gao, qui s’est plaint des préjugés dûs à la différence idéologique.

“Si l’on lit bien nos publications qui étalent nos investissements. Il n’y a pas de quoi s’inquiéter”, a relevé M. Gao qui a écarté catégoriquement la possibilité d’investir dans les secteurs de la fabrication d’armes à destruction massive, du pari et du tabac.

“Même si ces trois secteurs sont très rentables, nous n’y investissons pas à l’encontre de la bonne volonté universelle”, a-t-il martelé.

Gao Xiqing est parmi les représentants et experts de plus de 40 pays participant au Forum 2010 de l’OCDE, ouvert mercredi au siège de l’organisation à Paris, qui est placé sous le thème “Vers la reprise”.

Prenant parole au débat sur le financement et la croissance, il a fait savoir que la croissance dépendrait non seulement du financement. Elle “dépend de la créativité, de l’innovation, mais aussi du travail dur”, a-t-il souligné.

La Chine est devenue la principale victime du protectionnisme commercial

Ajouté au 31/05/2010 par SHI Lei

Le 25 mai aux Etats-Unis (heure locale), le groupe de l’intégration commerciale et internationale de la Banque mondiale a publié son tout dernier rapport qui indique qu’au premier trimestre 2010, la Chine est devenue la principale victime du protectionnisme commercial international.

L’Europe hésite encore sur le statut d’économie de marché de la Chine

Ajouté au 31/05/2010 par SHI Lei

L’Union Européenne n’est toujours pas prête à reconnaitre le statut d’économie de marché à la Chine, a déclaré jeudi le Président du Parlement Européen, Jerwy Buzek, en visite.

M. Buzek a fait ces remarques seulement deux jours après que les Etats-Unis aient accepté de reconnaitre ce statut à la Chine dès que possible, après la fin du deuxième Dialogue Economique et Stratégique entre les deux pays.

Dans un entretien avec le China Daily, Jerzy Buzek a déclaré être venu à Beijing pour renforcer la coopération entre la Chine et l’Union Européenne, dans un contexte de défis mondiaux en augmentation, tout en pressant les deux parties de résoudre leurs différences-clés dans le domaine des lois et des droits.

Mais le Président du Parlement, âgé de 69 ans, a catégoriquement démenti que le Parlement Européen soit anti-chinois, bien que cette institution ait provoqué la colère de Beijing sur des sujets comme le Tibet ou les droits de l’homme ces dernières années.

La Chine doit « remplir les conditions » imposées par l’Union Européenne afin qu’elle lui reconnaisse le statut d’économie de marché, a dit M. Buzek, ajoutant que « ce n’est pas très éloigné du point de vue investissement des entreprises européennes ».

« Si vous n’appliquez pas vos lois, qui sont pourtant préparées de manière correcte, il vous sera très difficile de dire que vous êtes une véritable économie de marché », a-t-il dit, se référant également à l’Engagement International sur les Droits Civils et Politiques

L’Engagement, adopté par l’Assemblée Générale des Nations Unies en 1966 et entré en vigueur en mars 1976, impose aux parties signataires à respecter les droits civils et politiques des individus, y compris le droit à la vie et la liberté de religion.

La Chine a signé cet Engagement en 1998, « mais il n’est pas encore ratifié », a ajouté M. Buzek. « Et nous attendons l’application de cet Engagement »

De même, l’Union Européenne a établi cinq critères pour la détermination du statut d’économie de marché, dont des déclarations sur la détermination de la demande de marché et le contrôle gouvernemental.

Mais pour Zhang Tong, Experte en droit européen à l’Université de Droit et de Sciences Politiques de Beijing, « les critères propres à l’Union Européenne ne sont pas nécessairement raisonnables ».

Ainsi, dit-elle, l’Union Européenne avait auparavant procédé à l’évaluation du statut de la Chine et de celui de la Russie, et dit que le développement du marché de la Russie était inférieur à celui de la Chine. « Pourtant elle a reconnu le statut d’économie de marché à la Russie en 2002, peu après que les Etats-Unis l’aient fait ».

D’après Mme Zhang, les remarques du Président Buzek montrent que l’Union Européenne continue à juger les autres pays au travers de ses propres valeurs. « Et maintenant, elle essaie d’évaluer la Chine au traver de ses propres jugements de valeur ».

La Chine cherche à obtenir le statut d’économie de marché depuis que le Gouvernement a pris la décision de réformer son système économique en 1984, ainsi que l’a rapporté l’Agence Xinhua. Obtenir ce statut permettrait au pays d’éviter les mesures punitives et anti-dumping.

L’Union Européenne est le plus grand partenaire commercial de la Chine, tandis que la Chine en est le deuxième plus grand pour le bloc des 27 pays.

Mais les liens bilatéraux ont été marqués ces dernières années par des conflits commerciaux avec, au centre, des mesures anti-dumping.

En 2008, l’Union Européenne a débuté six enquêtes anti-dumping contre des importations chinoises comme l’acier inoxydable, les attaches et les chaussures.

En 2009, l’Union Européenne a commencé à imposer des droits anti-dumping contre les bougies faites en Chine et proposé une augmentation des droits sur les importations de chaussures en cuir à hauteur de 16,5% en décembre.

En dehors du statut d’économie de marché, Jerzy Buzek a dit qu’il voyait également des problèmes en Chine au sujet des droits civiques et des droits des minorités.

Et il a confirmé que le Parlement Européen discutait de la nomination d’un envoyé spécial au Tibet, et appelé cette initiative « une grande attente » dans l’Union Européenne.

« Nous ne sommes pas contre la Chine », a dit M. Buzek, ajoutant que « de notre point de vue, les problèmes des minorités sont très importants ».

Fang Lexian, Expert en études européennes à l’Université Renmin de Chine, a déclaré que Beijing devrait rester vigilante et s’opposer à cette action.

Il a signalé que le Parlement Européen a commencé à parler de cette nomination dès 2008.

« Nous devons utiliser tous les moyens pour dire à l’Europe que le Tibet est une affaire intérieure de la Chine, et que ce sujet ne doit pas être internationalisé », a-t-il dit, ajoutant qu’il est peu probable que la Commission Européenne, l’institution décisionnaire de l’Union Européenne, soit d’accord avec cette nomination.

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