Les super-riches de Shanghai : la surprise

Ajouté au 16/05/2011 par SHI Lei

Shanghai compte quelque 132 000 personnes possédant une fortune personnelle de 10 millions de Yuans (1,54 million de Dollars US) ou plus.

Cela d’après le Shanghai Wealth Report 2011, publié jeudi par Hurun Report et Gao Fu, conseiller financier indépendant en Australie.

Les chiffres montrent que la ville abrite le deuxième plus grand nombre de personnes riches en Chine, derrière Beijing.

C’est le « roi du cochon », Liu Yongxing, PDG de East Hope Group, qui arrive en tête du Top 10 des personnes les plus riches de Shanghai, avec une fortune personnelle de 5 milliards de Dollars US environ. Suit le magnat Xu Rongmao, Président du Shanghai Shimao Group, avec une fortune personnelle de 4,9 milliards de Dollars US. Zhou Chengjian, Président de la société d’habillement Metersbonwe Group, dont le siège est à Shanghai, complète le podium à la troisième place.

Cependant, aucune de ces personnes n’est native de Shanghai. Liu vient du Sichuan, Xu du Fujian, et Zhou du Zhejiang.

Ce qui fait que le Hurun Report en a conclu que c’est Ye Lipei, le Président de la société immobilière Super Ocean Group, qui est le shanghaïen le plus riche figurant dans le rapport. Et la star du basket-ball Yao Ming, âgé de trente ans, est le plus jeune milliardaire shangaïen.

Le rapport a également découvert que la ville abrite 7 800 personnes super-riches, c’est-à-dire ceux dont la fortune personnelle atteint 100 millions de Yuans. C’est 7% de plus que l’année dernière. Au total, la Chine compte 60 000 de ces personnes à la tête d’une fortune de 100 millions de Yuans ou plus, soit près de 10% de plus que l’année dernière.

« Le rapide développement économique de Shanghai et un marché de l’immobilier qui explose ont créé une situation où il y a un millionaire pour 175 personnes à Shanghai », a dit Rupert Hoogerwerf, le Président et chercheur en chef du Hurun Report.

Les données montrent que la moyenne d’êge de ces super-riches est de 43 ans, et qu’il y a eu une augmentation de l’intérêt dans les vins fins et la collection d’objets d’art, en particulier d’art classique chinois.
La publication de ce rapport est importante pour les marques de luxe, car les gens riches sont inévitablement les plus grands consommateurs de leurs produits. Le rapport a montré que le nombre de consommateurs de produits de luxe à Shanghai a augmenté de 8,2% d’une année sur l’autre.

M. Hoogewerf a également expliqué que plus de 40% des personnes mentionnées de trouvent dans la Région du Delta du Yangtsé, dans des endroits comme les provinces du Jiangsu et du Zhejiang, et à Shanghai.

« Ces chiffres ont sans aucun doute de quoi faire dresser l’oreille des marques de luxe du monde entier. Si ces marques veulent s’étendre en Chine, elles devraient d’abord s’enquérir du marché potentiel dans les trois endroits que je mentionne », a dit M. Hoogewerf.

Le Hurun Report est mieux connu pour sa Liste des riches de Chine, et c’est la première fois qu’il rédige un rapport consacré à la seule ville de Shanghai.

Un Chinois fait fortune en copiant la bague du mariage royal

Ajouté au 03/05/2011 par SHI Lei

Le mariage royal qui aura lieu le 29 avril à Londres aura au moins fait un heureux: Zhou Mingwang, 32 ans, qui a vendu des dizaines de milliers de copies de la bague de Kate Middleton.

M.Zhou a déjà vendu plus de 100 000 répliques de la bague de fiançailles de Kate Middleton.

Son gros saphir bleu et ses diamants scintillent de mille feux comme la vraie… Mais cette bague de fiançailles-là ne coute que 2 euros pièce.

Offrir aux femmes du monde de se sentir princesse pour le prix d’une canette de coca : l’idée de l’entrepreneur chinois Zhou Mingwang ne pouvait que séduire.

La preuve : elles sont aujourd’hui des milliers à se ruer sur le site chinois Alibaba.com pour acquérir le fameux joyau, qu’il a eu l’idée de copier.

Ce “faiseur de rêve” n’a que 32 ans, mais il a déjà vendu plus de 100. 000 répliques de la bague de fiançailles de Kate Middleton.

Et Les commandes continuent d’affluer d’Angleterre, d’Australie… mais aussi de France où porter la copie de cette bague offerte autrefois par le Prince Charles à Diana sera bientôt du dernier chic !

Face au succès fulgurant de ce joyau de pacotille, Zhou Mingwang a décidé de décliner version toc d’autres accessoires du mariage, comme par exemple la robe que portait Kate à l’annonce des fiançailles, ou encore des figurines à l’effigie du prince et de la future princesse.

Vendredi, monsieur Zhou et ses employés seront tous réunis devant la télévision de l’usine pour regarder la cérémonie en direct et porter un toast aux futurs époux … dont l’union promet désormais à Monsieur Zhou des jours prospères !

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La foire de Canton

Ajouté au 25/04/2011 par SHI Lei

La plus grande foire commerciale de Chine, et du monde s’est ouverte vendredi au Parc d’exposition de la Foire d’import-export de Chine à Canton.

Adresse de la foire de canton :No.380, rue Yuejiangzhong, arrondissement de Haizhou, Guangzhou, Chine

 

Cette édition de la foire de Canton atteindra un record de 1,16 million de m2 d’espace et attirera un record de 24 415 exposants, soit 816 de plus que l’année passée.

Les acheteurs du monde entier viendront faire leurs courses.. Cette année une inquiétude concernant l’inflation en Chine et donc l’augmentation des prix. Les chaussures ont connu une augmentation de 20% par exemple du à l’augmentation des salaires dans la province du Guangdong.

 

La nouveauté cette année est le passage au numérique

le principe: lors de leur arrivée, les visiteurs recevront un badge numérique, avec lequel ils pourront scanner tous les objets visualisés. Ils recevront ensuite toutes les informations sur le produit via un portail en ligne.

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Plus besoin d’appareil photo ou de trainer des tonnes et des tonnes de catalogues…enfin presque !

 

Comme d’habitude on retrouve les phases habituelles.

Étape 1 : 15 au 19 avril 2011

  • Électronique et appareils électroménagers; matériel et outils; machinerie; véhicules et pièces de rechange; matériaux de construction; éclairage et équipement; produits chimiques; et pavillon international.

Étape 2 : 23 au 27 avril 2011

  • Biens de consommation; cadeaux ; décoration intérieure.

Étape 3 : 1er au 5 mai 2011

  • Textiles et vêtements; souliers; fournitures de bureau; valises et sacs; produits récréatifs; médicaments; appareils médicaux; produits de santé; aliments; et pavillon international.

La Chine se dit prête à investir davantage dans la zone Euro

Ajouté au 25/04/2011 par SHI Lei

La Chine a signalé jeudi qu’elle était prête à acheter davantage de dette auprès des Etats les plus faibles de la zone Euro, dans l’espoir de contribuer à stabiliser les finances fragiles du bloc et de protéger ses propres intérêts commerciaux.

Après avoir investi des milliards d’Euros en obligations portugaises et grecques pour diversifier ses « énormes » réserves de devises et s’écarter un peu du Dollar, la Chine envisage à présent d’en acheter plus, a dit Song Zhe, Amabassadeur de Chine auprès de l’Union Européenne.

La Chine est également en pourparlers pour investir en Espagne, y compris dans la réorganisation des banques d’épargne espagnoles en difficulté, avait annoncé précédemment le Ministère des Affaires Etrangères à Beijing.

La Chine est en effet désireuse de diversifier ses réserves en devises, qui ont atteint 3 050 milliards de Dollars US au premier trimestre, avec l’Euro comme première alternative au Dollar, qui représente près des deux-tiers de ses avoirs.

Mais Daniel Gros, un expert de la zone Euro d’un groupe de réflexion basé à Bruxelles, le Centre pour les Etudes de Politiques Européennes, pense qu’il est peu probable que la Chine achète massivement des obligations en Europe.

Les remarques du Ministère des Affaires Etrangères ont pour leur part été une confirmation de commentaires venus précédemment d’Espagne, disant que Madrid et Beijing étaient en train de discuter de possibles investissements.

Inquiète de pouvoir être à son tour prise dans la crise de la dette européenne, l’Espagne souhaite attirer des capitaux frais vers ses banques pour assurer à ses investisseurs que son système financier n’a pas besoin d’être secouru, comme l’ont été le Portugal, la Grèce et l’Irlande.

A cet effet, le Premier Ministre espagnol Jose Luis Zapatero s’est rendu la semaine dernière en Chine et à Singapour pour persuader ces pays que la dette et les banques espagnoles sont un bon investissement.

Ce voyage ne s’est cependant pas fait sans confusion, après que le fonds chinois ait réfuté les commentaires du Gouvernement espagnol qui avait dit qu’il pourrait investir 9 milliards de Dollars US en Espagne.

M. Song a de son côté mis en garde jeudi contre toute restructuration de la dette grecque, qui pourrait occasionner des pertes aux détenteurs de bons, dont la Chine, disant : « Nous espérons que les Gouvernement pourront assurer la sécurité de nos investissements ».

« L’UE est le plus important partenaire d’affaires de la Chine », a dit M. Song, ajoutant que Beijing avait intérêt à « la stabilité de l’économie européenne et à une reprise rapide après la crise », alors qu’il réitérait le soutien de son pays à l’Euro.

Soulignant le fait que la Chine a déjà acheté plusieurs milliards d’Euros de dettes gouvernementales grecques et portugaises, M. Song a ajouté : « Nous n’en sommes qu’à une phase de démarrage. Lors de la prochaine, il est possible que nous en achetions davantage ».

« Tout le monde rêve des réserves chinoises »

Les remarques de M. Song arrivent quelques jours après que l’agence de notation Standard & Poor’s ait menacé de rétrograder le classement du crédit américain.

La Chine a réagi à cette annonce en disant que les Etats-Unis se devaient de prendre des mesures responsables pour protéger les investisseurs dans leur dette.

« Dans le passé, notre portefeuille était dominé par les Bons du Trésor américain », a dit M. Song. « Le but (de la diversification) est de protéger la sécurité de nos réserves de devises ».

Mais M. Gros, du Centre pour les Etudes de Politiques Européennes, a mis en garde contre des attentes trop fortes envers un changement majeur des investissements.

« C’est toujours la même chanson », a t-il dit. « Tout le monde rêve des réserves chinoises. Ils se disent : s’ils me donnent juste dix milliards, ça suffira ».

« Mais ils ne l’ont jamais fait. Et ils ne le feront pas parce qu’ils savent que s’il y a une restructuration (de la zone Euro), ils y laisseront des plumes ».

La Grèce subit des pressions croissantes pour chercher une manière de restructurer sa dette, avec des marchés qui prennent cette hypothèse en considération et un conseiller du Gouvernement du grand argentier de la zone Euro, l’Allemagne, l’ayant décrite un peu plus tôt cette semaine comme inévitable.

Acheter de la dette européenne et afficher son intention de le faire peut aussi aider les fabricants chinois, car cela peut faire remonter la valeur de l’Euro, ce qui par contrecoup rendrait les produits chinois encore plus abordables.

La Chine va construire une Nouvelle Route de la Soie vers l’Europe

Ajouté au 18/04/2011 par SHI Lei

La Chine projette la construction d’une « Nouvelle Route de la Soie » qui passera par l’Asie Centrale et se poursuivra jusqu’en Europe, facilitant ainsi le transport et le commerce.

Cette route complètera une voie ferrée dite « Voie de la Soie » en projet, qui permettra aussi de favoriser les connections avec l’Europe et les pays situés entre la Chine et elle, ont confirmé reponsables et experts.

Des sources proches de l’Administration des Autoroutes du Xinjiang ont dit que la construction d’une voie express de 213 km entre Kashgar et Erkeshtam commencerait bientôt. La route devrait être mise en service en septembre 2013.

Ce projet, qui devrait coûter 4,3 milliards de Yuans (660 millions de Dollars US) est décrit comme étant la première voie express à traverser le Plateau du Pamir et à offrir un accès à l’Asie Centrale.

Ju Chengzhi, Directeur du Département des Affaires Internationales au Ministère des Transportsn a précisé au China Daily que la voie express Kashgar-Erkeshtham qui sera bientôt construite est une section de la nouvelle ligne proposée entre l’Asie et l’Europe.

Il a dit que la route, dans sa partie chinoise, commencera à Lianyungang, dans la Province du Jiangsu, dans l’Est du pays, puis se dirigera vers Xi’an, dans la Province du Shaanxi, dans le Nord-Ouest, avant d’arriver dans la Région Autonome Ouighour du Xinjiang.

La route proposée passera ensuite par le Kirghizistan, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan, le Turménistan, l’Iran et la Turquie, a t-il ajouté.

« La route reliera la Chine aux principaux pays d’Asie Centrale, d’Asie de l’Ouest et l’Europe. Elle traversera les centres administratifs de ces pays, leurs villes principales et leurs zones de production de ressources », a t-il dit.

D’après M. Ju, la Chine a également proposé deux autres liaisons routières entre la Chine et l’Europe, une passant par le Kazakhstan et la Russie, et l’autre traversant le Kazakhstan via la Mer Caspienne.

D’après les experts, ce sont les barrières comme les barrières techniques et les problèmes liés aux taxations et aux douanes qui font que la plupart des marchandises que la Chine exporte vers l’Europe sont transportées par mer.

Le commerce de la Chine avec les pays d’Asie Centrale a été multiplié par cinquante lors des 17 années qui ont séparé 1992 et 2008, d’après un article de Xinhua publié en 2009.

D’après cet article, le volume de commerce entre la Chine et les cinq pays d’Asie Centrale se montait à 527 millions de Dollars US en 1992 ; il était de 25,2 milliards de Dollars US en 2008.

Pour faciliter les communications et le commerce, la Chine prône aussi une liaison ferroviaire qui partirait de la Région Autonome Ouighour, en Chine, puis passerait par le Tadjikistan, le Kirghizistan et l’Afghanistan avant d’arriver en Iran, d’après l’ancien Ministre Iranien des Affaires Etrangères Manouchehr Mottaki qui s’était exprimé le 15 novembre dernier.

La voie ferrée serait ensuite divisée en deux routes, une menant en Turquie, et l’autre menant en Europe.

PDG de Saudi Aramco : la demande chinoise en pétrole n’est pas un fardeau pour l’approvisionnement mondial

Ajouté au 28/03/2011 par SHI Lei

« La demande croissante de la Chine en pétrole ne pèsera pas sur l’approvisionnement mondial. En revanche, cela contribuera à promouvoir les investissements essentiels dans le secteur pétrolier pour renforcer l’efficacité et la capacité », a déclaré le 21 mars Khalid A. Al-Falih, PGD de Saudi Aramco.

Khalid A. Al-Falih, président du géant saoudien du pétrole géré par l’État, s’est exprimé lors du Forum du développement de la Chine 2011 qui s’est tenu à Beijing. Il a indiqué qu’il est injuste d’isoler l’impact de la demande de la Chine sur les marchés mondiaux du pétrole.

« Je crois que la demande chinoise peut compenser la baisse de la consommation dans les pays de l’OCDE, et il est essentiel d’encourager les investissements nécessaires dans l’exploration ainsi que la production de pétrole, le raffinage et la capacité de transport, ce qui profite en fin de compte à tous les consommateurs », a-t-il souligné.

« Avec ses besoins croissants en énergie, l’industrie pétrolière se tourne vers la Chine comme principale source de croissance. Il y a donc une relation mutuellement bénéfique et stratégiquement importante entre la Chine et les producteurs de pétrole du monde », a-t-il noté.

Il a exprimé qu’il croyait que la Chine pourrait être un investisseur mondial de ressources naturelles, ainsi qu’un pays au premier rang mondial dans l’ingénierie, le développement technologique, les services industriels et la gestion de projet.

Il a ajouté qu’avec l’extension des capitaux et le savoir-faire industriel sur les marchés étrangers, la Chine va non seulement aider à diversifier son économie, mais aussi sécuriser ces marchés par les biens et les services chinois.

« Cela permettrait d’améliorer l’intégration économique mondiale et de promouvoir la stabilité économique, en favorisant une sorte de communauté mondiale harmonieuse », a-t-il souligné.

Il pensait que la Chine serait la meilleure pour poursuivre la sécurité énergétique, promouvoir le développement durable et un développement économique équilibré, et protéger son environnement naturel grâce à un portefeuille énergétique diversifié convenablement complété par les énergies renouvelables et alternatives.

Le forum s’est déroulé de samedi à lundi à Beijing sous le thème « La transformation de mode de croissance de la Chine ». Des centaines d’experts travaillant dans différents domaines en Chine et à l’étranger se sont réunis pour partager leurs opinions sur le développement chinois.

Union européenne : élévation du seuil des exigences d’entrée pour les médicaments traditionnels chinois

Ajouté au 28/03/2011 par SHI Lei

LU RUCAI

Selon les personnes, les médicaments traditionnels chinois suscitent curiosité, engouement ou scepticisme. Exemple de la course à obstacles que doivent actuellement effectuer les fabricants de ces médicaments pour mieux faire accepter leurs produits.

À la fin de 2010 et au début de 2011, la Lanzhou Foci Pharmaceutical Co. Ltd, une entreprise de fabrication de médicaments traditionnels chinois située à Lanzhou (Gansu, Chine de l’Ouest), a reçu beaucoup plus de commandes de l’Europe qu’auparavant. « Ils s’affairent à stocker des médicaments, car à partir du 1er avril, l’UE va relever le seuil des exigences d’entrée pour les médicaments traditionnels chinois », commente M. Sun Yu, vice-directeur général de la Foci et responsable du volet plantes médicinales et du programme de coopération avec l’Union européenne (UE) de cette société.

Le nouveau seuil des exigences d’entrée fait référence à la Directive de l’UE pour les médicaments traditionnels à base de plantes, adoptée en 2004. L’UE accordait alors une période de transition de sept ans aux produits de ce type qui étaient déjà entrés sur le marché européen, et elle les autorisait à être vendus comme compléments alimentaires pendant cette période. Cela signifie que, depuis le 1er avril, les médicaments traditionnels chinois qui n’ont pas déjà été enregistrés ne peuvent plus être vendus sur le marché européen.
Pour l’instant, aucune entreprise chinoise de médicaments traditionnels chinois n’a réussi à faire enregistrer ses produits comme médicaments dans l’UE.

Relever les défis

La Foci est l’une des quelques entreprises chinoises ayant déjà rempli les formalités d’enregistrement dans l’UE pour leurs produits à base de médicaments traditionnels chinois. Elle a commencé à le faire en 2009, et elle avait alors choisi son produit de marque de grande qualité : la pilule d’angélique concentrée. Pour cette société, il s’agit d’un réajustement stratégique à la suite de l’échec qu’elle avait subi en 2006 lors de la tentative d’enregistrement de ses produits composés.

« La pilule d’angélique concentrée est composée d’une seule plante médicinale : l’angélique. Son effet est évident et sécuritaire. D’ailleurs, les études sur l’angélique sont relativement abondantes en Chine, et l’appui technique est parfait », explique M. Sun, pour justifier le choix de faire enregistrer ce produit.

Avant d’entreprendre la procédure pour le faire, la Foci avait rassemblé des membres de son personnel et des experts pour qu’ils étudient les instructions d’enregistrement de l’UE, et à l’occasion, ceux-ci ont aussi consulté leurs confrères. Ces discussions ont donné des résultats probants : seule la Foci satisfait aux conditions de l’enregistrement, parce que, selon cette Directive, les produits de ce type doivent avoir subi des essais cliniques pendant au moins 30 ans avant le jour de la demande d’enregistrement, et ils doivent aussi avoir été utilisés pendant au moins 15 ans dans l’UE. Étant donné que la Foci produit et vend des médicaments traditionnels chinois depuis 80 ans, elle satisfait également à l’exigence du temps de vente en Europe.

La Suède a été choisie comme lieu prioritaire pour l’enregistrement. En mars 2010, c’est donc au Bureau national d’administration de la pharmacologie de Suède que la Foci a soumis les documents d’évaluation préalable à l’enregistrement de la pilule d’angélique concentrée. Après un examen technique effectué par les experts suédois et une rencontre de préévaluation entre la Foci et le Bureau, la pilule d’angélique concentrée de la Foci a été acceptée officiellement par ce Bureau comme médicament pour lequel on pouvait faire une demande d’enregistrement. Le Bureau a alors fourni des documents afférents.

En juillet 2010, la Foci a formé une équipe spéciale pour l’enregistrement. Ses membres provenaient de plusieurs de ses départements : Centre de R et D, Département du commerce international du Centre du marketing, Département de production et Département du contrôle de la qualité. La société a aussi employé des experts de l’Académie des sciences médicales chinoises de Chine. Début mars 2011, après avoir examiné la pilule d’angélique concentrée selon les principes des Bonnes Pratiques de Laboratoire (BPL), l’équipe européenne d’enregistrement a soumis les documents de demande définitifs au Bureau national d’administration de la pharmacologie de Suède. « On nous a dit que les résultats seront connus dans 200 jours ouvrables, c’est-à-dire que notre produit pourra réussir à être enregistré au plus vite avant la fin de cette année », indique M. Sun. Voilà pourquoi les importateurs européens stockaient les produits à base de plantes médicinales traditionnelles avant la fin de la période de transition stipulée par la Directive. Depuis le 1er avril, seuls les stocks déjà sur le marché européen sont autorisés à être vendus.

En outre, pour réagir à la Directive, le ministère du Commerce de Chine et la Chambre de commerce de Chine pour l’import-export des produits pharmaceutiques et des produits de santé avaient, fin 2010, convoqué une réunion avec les entreprises de production de médicaments traditionnels chinois et avaient recommandé onze produits à enregistrer en UE. Ces onze produits proviennent de trois entreprises : Foci (Lanzhou), Tongrentang (Beijing) et Qixing (Guangzhou).

Pour l’heure, outre les progrès enregistrés par la Foci, la Guangzhou Qixing Pharmaceutical Co. Ltd a été approuvée pour la procédure simplifiée d’enregistrement des produits à base de plantes traditionnelles au Royaume-Uni; ses pratiques ont aussi réussi l’authentification des BPF (bonnes pratiques de fabrication) européennes (Royaume-Uni). La capsule Di’ao Xinxue Kang, du Di’ao Group de Chengdu (Sichuan), a passé l’examen du Département de contrôle des médicaments des Pays-Bas; de plus, la chaîne de production de ce médicament a elle aussi été authentifiée par les BPF européennes.

Les débouchés côtoient les défis

Certaines personnes croient que la Directive de l’UE est une barrière commerciale, mais M. Sun n’est pas de cet avis : « Personnellement, je comprends et j’approuve la façon de faire de l’UE, parce qu’elle offre un marché ouvert et équitable à tous les produits à base de plantes médicinales traditionnelles. » Il est aussi d’avis qu’un autre élément reflète l’attitude ouverte de l’UE : le fait qu’elle permette aux produits à base de plantes médicinales traditionnelles de demander l’enregistrement par une procédure simplifiée, sans avoir besoin de soumettre le résultat de tests cliniques, en ne demandant que des documents historiques sur leurs effets, de même que des certifications à cet effet qui doivent toutefois émaner d’experts. « Il est tout à fait normal que l’UE se préoccupe de la sécurité pharmaceutique à l’intérieur de son territoire. Il ne faut pas que nous nous opposions à cette Directive. Nous devons aussi avoir une attitude ouverte et coopérative; c’est nécessaire pour une entreprise de médicaments traditionnels chinois si elle veut trouver des débouchés partout dans le monde », affirme M. Sun.

Le vice-secrétaire général de la Fédération mondiale des Sociétés de médecine traditionnelle chinoise, M. Huang Jianyin, considère aussi la Directive comme une occasion d’affaires pour les médicaments traditionnels chinois. « La Directive fournit une assise légale aux médicaments traditionnels chinois qui entrent comme médicaments dans le marché pharmaceutique européen, mais elle leur offre aussi la possibilité d’entrer dans les principaux marchés de plantes médicinales et les canaux de vente des médicaments de l’UE », déclare-t-il. En effet, dans le passé, les médicaments traditionnels chinois étaient vendus partout comme aliments ou fortifiants. S’ils réussissent à être enregistrés, cela signifie qu’ils seront vendus comme médicaments. « Cela est favorable à l’élargissement du marché des médicaments traditionnels chinois en Europe, et sert à garantir leur qualité et à élever la réputation des médicaments traditionnels chinois prêts à l’usage », souligne encore M. Huang.

« Il est difficile pour une entreprise de réussir l’enregistrement en ne s’appuyant que sur ses propres techniques. De plus, les frais d’enregistrement sont très élevés », explique M. Sun. Selon son évaluation, le total des frais d’enregistrement pour un produit pharmaceutique composé d’une seule plante médicinale peut atteindre quelque 5 millions de yuans, sans parler des frais pour les médicaments composés de plusieurs espèces de plantes.

M. Sun semble sûr que la société Foci va réussir l’enregistrement. Actuellement, la société a déjà commencé à préparer les documents de demande d’enregistrement d’un plus grand nombre de produits, pour une deuxième étape. « Au cours du processus d’enregistrement du premier produit que nous avions choisi, nous nous sommes déjà engagés dans les préparatifs d’un deuxième cycle, ce qui illustre bien notre confiance. »

La normalisation est inéluctable

M. Huang souligne qu’en raison du système d’administration de l’UE et des propriétés légales de la Directive, les pays de l’UE n’ont pas tous appliqué les mêmes mesures pour ce qui concerne sa mise en œuvre. L’UE administre les produits pharmaceutiques de quatre façons : stipulations, directives, décision et conseils. En matière de directives, l’UE fixe un objectif, et pour atteindre cet objectif établi par une directive de l’UE, les pays qui la composent peuvent élaborer des mesures concrètes correspondant à leur propre situation. Cela explique pourquoi les mesures des différents pays ne sont pas tout à fait semblables. Par exemple, les Pays-Bas n’appliquent pas la Directive. D’ailleurs, celle-ci ne vise que les médicaments traditionnels chinois prêts à l’usage; les matières médicinales déjà préparées et les granules composés d’une seule plante médicinale peuvent toujours être vendus comme aliments ou compléments alimentaires.

De l’avis de M. Huang, les entreprises de production de médicaments traditionnels chinois doivent avoir des perspectives à long terme. En Occident, et notamment aux États-Unis, la médecine traditionnelle chinoise est toujours considérée comme complémentaire à la médecine. Jusqu’aujourd’hui, aucun médicament traditionnel chinois n’a passé l’examen de la FDA (Food and Drug Administration des É.-U.) et aucun ne peut être utilisé comme médicament dans ce pays. D’après M. Huang, outre les différences culturelles et celles entre les normes de la médecine traditionnelle chinoise et de la médecine occidentale, lesquelles expliquent pourquoi il est si difficile pour les médicaments traditionnels chinois d’être acceptés comme médicaments à l’étranger, il est important de vraiment prouver la sécurité et l’efficacité des médicaments traditionnels chinois. Pour les entreprises de médicaments traditionnels chinois, c’est un point à améliorer.

En outre, ces dernières années, des nouvelles concernant les taux inhabituellement élevés de métaux lourds dans certains produits à base de médicaments traditionnels chinois ont surgi de temps à autre et éloignent les consommateurs étrangers de ce type de médicaments. Par conséquent, l’établissement de normes internationales pour les médicaments traditionnels chinois s’avère inéluctable.

En 2010, en coopération avec l’Organisation internationale de normalisation (ISO), le Bureau national d’administration de la médecine et des médicaments traditionnels chinois de la RPC a créé la Commission technique de la médecine et des médicaments traditionnels chinois. Cette dernière est chargée d’élaborer les normes internationales les concernant. Toutefois, comme les exigences sur la composition des médicaments traditionnels chinois prêts à l’usage sont très strictes, l’élaboration de normes est un grand projet qui ne peut être achevé du jour au lendemain.

Le 3 décembre 2010, les Règlements sur la médecine et les médicaments traditionnels chinois de Hong Kong ont été promulgués. Depuis lors, les médicaments traditionnels chinois prêts à l’usage qui ont échoué à l’enregistrement sont interdits de vente à Hong Kong. De plus en plus de pays et de régions ont établi des règlements visant les médicaments traditionnels chinois prêts à l’usage. En quelque sorte, cela encourage l’établissement de normes pour améliorer la sécurité des médicaments traditionnels chinois.

En 2010, les exportations de marchandises à base de médicaments traditionnels chinois ont été de 1,944 milliard $ US, dont les matières médicinales préparées ont représenté 776 millions $ US. Bien que les médicaments traditionnels chinois prêts à l’usage soient exportés dans 143 pays et unités territoriales, leurs exportations n’étaient que de 193 millions $ US.

M. Sun confie que l’Amérique du Nord est le plus gros acheteur des produits de sa compagnie, alors que le marché européen est toujours très faible. Il est heureux de constater que de plus en plus de consommateurs étrangers, y compris les Européens, commencent à accepter les médicaments traditionnels chinois et à avoir confiance en eux, et que beaucoup d’établissements d’éducation de l’étranger forment leurs propres praticiens en médecine traditionnelle chinoise. « Dans le contexte de l’abus des antibiotiques et des lents progrès des médicaments occidentaux dans la lutte contre des maladies comme le cancer et le sida, les médicaments naturels deviennent de plus en plus importants. Pour les médicaments traditionnels chinois, c’est une occasion de se développer », conclut M. Sun.

Chine : occasions inespérées d’affaires pour les entreprises étrangères

Ajouté au 28/03/2011 par SHI Lei

LI WUZHOU et AN XINZHU

Dans le contexte où certains croient que la Chine compte de moins en moins sur l’investissement étranger, les mesures énumérées dans le XIIe Plan quinquennal viennent montrer que, bien au contraire, avec un cadre réglementaire mieux structuré et une population qui est de plus en plus en mesure de consommer, le pays fait toujours bon accueil aux investisseurs étrangers qui y trouve un formidable marché.

DURANT les trente dernières années, l’investissement étranger a joué un rôle décisif dans l’essor économique de la Chine en y injectant capitaux, technologies et concepts modernes de gestion. Dans les grands centres manufacturiers de la Chine – les deltas des fleuves Zhujiang (rivière des Perles) et Yangtsé – une grande proportion des usines locales, dont les produits sont exportés, sont des investissements étrangers. Avec les innombrables autres qui sont installées au pays, ces usines génèrent une bonne part de l’excédent commercial de la Chine, et elles emploient des dizaines de millions de ruraux dont le travail en usine rapporte un revenu supplémentaire à leur famille.

Avec les changements de politiques effectués en mars concernant les entreprises étrangères en Chine – abolition du régime fiscal préférentiel et examen de sécurité nationale sur les fusions et acquisitions d’entreprises chinoises par des entreprises étrangères – la rumeur veut que la Chine serait en train de resserrer ses exigences en matière d’investissement étranger, signifiant qu’elle ne le courtiserait plus comme autrefois. Adopté lors de la quatrième session de la XIe Assemblée populaire nationale, l’organe législatif suprême de la Chine, le XIIe Plan quinquennal a dissipé cette préoccupation.

Certaines sources de la Chambre de commerce de l’Union européenne en Chine indiquent que la Commission nationale pour le développement et la réforme a sollicité l’opinion des entreprises étrangères en Chine avant d’élaborer le XIIe Plan quinquennal, une première pour un tel plan. Ainsi, lorsque le pays planifie son développement pour les prochaines années, les intérêts des investisseurs étrangers sont pris en compte.

Nouvelles industries à fort potentiel

En réponse à la pression grandissante sur les ressources et l’environnement, le XIIe Plan quinquennal souligne la nécessité de réaménager la structure de l’économie et de l’industrie, d’accélérer la croissance des secteurs moins énergivores et respectueux de l’environnement, des nouvelles technologies de l’information, des biotechnologies, de la fabrication avancée d’équipement, des nouvelles énergies, des nouveaux matériaux et des automobiles aux nouvelles énergies. Ce sont tous des domaines où l’investissement étranger est chaudement accueilli

Dans l’industrie énergétique, par exemple, où la Chine a fixé l’objectif ambitieux de réduire ses émissions de carbone de 40 à 45 % par unité du PIB d’ici à 2020, l’Europe, les États-Unis et certains pays d’Amérique latine, tels que le Brésil et l’Argentine, sont tous avant-gardistes dans le domaine des nouvelles énergies et des biotechnologies, et ils peuvent facilement coopérer avec la Chine.

La pharmacie est un autre secteur prometteur. « Nous croyons que la formation de multinationales rajeunira l’industrie pharmaceutique chinoise », a indiqué M. Liu Zhenxian, président du Comité de l’Association pharmaceutique basée sur la R et D (RDPAC) de l’Association des entreprises à capitaux étrangers de Chine (CAEFI). Les 37 membres de la RDPAC ont connu une expansion rapide au cours de la période du dernier Plan quinquennal (2006-2010), grâce à la demande grandissante de soins médicaux émanant de la population chinoise, conséquence de l’augmentation du niveau de vie et de l’élargissement du système d’assurance-maladie. Jusqu’à maintenant, ces membres ont établi 49 usines et 19 centres de R et D en Chine, et ces derniers sont en train de devenir des projets d’investissement importants de ces compagnies.

M. Sun Zhenyu, premier ambassadeur de la Chine à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), a déclaré aux médias qu’il prévoyait, pour les prochains cinq ans, d’énormes possibilités d’affaires pour les investisseurs étrangers en Chine. Il a mentionné que les secteurs à forte intensité technologique et à forte valeur ajoutée ainsi que l’industrie des services sont les plus prometteurs, tout en suggérant aux multinationales de profiter des transferts industriels vers la Chine de l’Ouest.

Avec le XIIe Plan quinquennal, il est clair que l’investissement étranger est invité à participer à des projets de recherche en science et technologie, ainsi que dans des projets pilotes en technologie, tous les deux financés par le gouvernement. Cela est déjà le cas au niveau local. Pour chercher les meilleurs concepteurs du monde en vue d’améliorer leurs produits, un grand nombre de gouvernements locaux ont mis en place des centres de R et D et ils les subventionnent, notamment ceux sur les chapeaux, les chaussures, les sacs à main/valises, au Zhejiang et ceux dans l’ameublement au Guangdong.

Un gros marché de consommateurs

Les 1,3 milliard d’habitants de la Chine constituent le plus gros contingent de consommateurs au monde : 700 millions d’abonnés au téléphone portable, 300 millions d’internautes, sans oublier des systèmes d’assurance-maladie et de retraite trois fois plus importants que ceux d’Europe et quatre fois plus que ceux des États-Unis. Ce sont des aubaines pour les entreprises partout dans le monde.

À la faveur de revenus croissants et d’une série de politiques visant à stimuler la consommation, le secteur du commerce au détail de la Chine a connu une croissance annuelle à deux chiffres au cours des cinq dernières années, dont 15,5 % en 2009, après un pic de 22.7 % en 2008. Ce chiffre a continué à grimper pour atteindre 18 % en 2010, soit l’équivalent de 2,4 billions $US (selon le Bureau national des statistiques).

Le XIIe Plan quinquennal réitère l’objectif d’augmenter la demande intérieure, en particulier les dépenses des particuliers. On s’attend à des progrès dans cette direction, étant donné qu’un certain nombre de mesures ont été lancées ces dernières années et portent déjà leurs fruits. Celles-ci incluent l’abolition de l’impôt agricole, l’augmentation du salaire minimum, l’élévation du seuil des revenus personnels imposables et les subventions accordées aux résidants ruraux pour l’achat d’appareils électriques.

On prévoit qu’en Chine le revenu annuel par habitant dépassera 5 000 $US au cours de la période 2011-2015. « À ce moment-là, la Chine enregistrera une montée rapide de son marché des biens de consommation durables, dont, entres autres, appartement et automobile, ainsi que des biens d’investissement », a révélé M. Wang Shouwen, directeur général du Département du commerce extérieur, au ministère du Commerce. « Les Chinois seront plus soucieux de la qualité des produits et de leur marque, ce qui augmentera le nombre de gens qui consomment des produits de marque de renommée internationale. »

Personne n’en est plus conscient que les constructeurs automobiles. Alors qu’elle est déjà le plus grand marché automobile du monde, la Chine est devenue le pôle de croissance d’à peu près tous les principaux noms de l’industrie automobile mondiale qui participent à la course pour installer de nouvelles usines dans le pays. On estime que, d’ici la fin de l’année, la capacité de production annuelle de voitures de la Chine atteindra 20 millions d’unités.

La campagne du gouvernement Les appareils électroniques font leur entrée à la campagne a généré des ventes de plus de 500 milliards de yuans sur deux ans et elle est une incroyable occasion d’affaires pour des marques internationales comme Samsung, LG, HP, Sharp et Sanyo.

Le rythme accéléré d’urbanisation du pays ouvre de nouveaux fronts pour les chaînes de détaillants comme Carrefour et Lotus, dont le nombre de magasins augmente à un taux annuel de 10 %.

Le secteur des assurances devrait également connaître un nouveau souffle, puisque les efforts du pays pour transférer à ses citoyens une plus grande part de la richesse publique (tel qu’il est mentionné dans le XIIe Plan quinquennal) aiguillonneront les besoins du public pour tous les services. « Le marché chinois représente un énorme potentiel et se développe de manière continue. Nous tenons à notre part du marché chinois, et nous continuerons à y investir », a déclaré un directeur d’une coentreprise d’assurance (Chine–Royaume-Uni) qui a préféré garder l’anonymat.

Une meilleure protection légale

Pendant les 30 années de réforme et d’ouverture, en particulier durant la dernière décennie, soit après l’entrée de la Chine à l’OMC, le pays a nettement amélioré son système légal, et il connaît mieux les règles internationales. De plus, la sensibilisation à l’économie de marché et au droit s’enracine chez les fonctionnaires et les citoyens en général.

L’abrogation du régime fiscal préférentiel pour les entreprises étrangères crée un espace équitable pour tous les intervenants sur le marché, indépendamment de la source de leurs capitaux. Cette décision signale la maturité du système légal de la Chine.

Le récent système d’examen de sécurité nationale sur les fusions et acquisitions par des entreprises étrangères n’est pas un moyen de dissuader les investisseurs étrangers; il vise plutôt la transparence de la gestion économique et sa capacité à bien fonctionner, garantes d’un environnement d’investissement sain et viable.

À propos des droits de propriété intellectuels qui préoccupent beaucoup d’entreprises étrangères, la Chine a accentué sa lutte contre les produits contrefaits et de mauvaise qualité. Ayant eu lieu d’octobre 2010 à mars dernier, la dernière campagne nationale a été menée par le ministère du Commerce, en partenariat avec une vingtaine d’unités administratives du gouvernement, et elle a donné des résultats encourageants.

Best Buy annonce la fermeture de tous ses magasins en Chine

Ajouté au 22/03/2011 par SHI Lei

 

Arrivé en 2003, c’est avec regret que Best Buy annonce la fermeture de ses 9 magasins répartis sur le territoire Chinois. Selon Kal Patel, cette action résulterait d’une décision stratégique. Ses activités seront fusionnées avec celle de sa filiale Five Star Appliance, 3ème distributeur de produits électroniques avec 170 magasins en Chine. En effet, Five Star Appliance a été acheté en 2008 pour environ 360 millions d’euros suite à sa prise de participation de 180 millions d’euros en 2006. Le groupe espère recentrer sa stratégie de commerce de détail à travers le développement de Five Star Appliance, il est prévu l’ouverture de 40 à 50 magasins d’ici 2013. Dommage pour Best Buy, car il  restait l’une des seules grandes surface d’électronique et d’électroménager au style occidental (des rayons propres et organisés où le marchandage était banni), une enseigne digne de confiance.

Petite précision, le siège de Five Star Appliance est situé à Nanjing (Jiangsu), une petite ville simple et chaleureuse qui me tient particulièrement à cœu.

Pénurie de Sel en Chine

Ajouté au 22/03/2011 par SHI Lei

L’impact le plus frappant du séisme japonais en Chine, c’est les rumeurs. La rumeur sur Shanghai de pluies radioactives et maintenant la pénurie de sel iodé.

Pour information, l’iode est censé éviter la fixation des particules radioactives sur la thyroïde et donc parer d’éventuels cancers.

Conséquence des milliers de Chinois se ruent dans les magasins pour acheter du sel iodé, pensant ainsi pouvoir contrer les conséquences sanitaires éventuelles.

Il y a depuis aujourd’hui une pénurie dans les magasins supermarchés etc.

Dans le but d’apaiser les esprits, la Société nationale d’industrie salinière chinoise (CNSIC) a assuré disposer de stocks suffisants pour répondre à la demande de la population et a appelé les consommateurs à ne « pas paniquer ».

Par la suite, le gouvernement arrangea ce soucis pour clamer la population par des messages officiels.

 

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