L’UE reconduit les taxes à l’importation sur les vélos chinois

Ajouté au 29/07/2011 par SHI Lei

L’Union européenne a décidé de reconduire les taxes à l’importation des bicyclettes et pièces fabriquées en Chine jusqu’en 2014, selon un document vu par Reuters, une décision qui pourrait déclencher la colère des exportateurs chinois et aggraver les liens commerciaux entre la Chine et l’Europe.

Les responsables européens du commerce ont proposé une reconduction des taxes pour trois ans, et non cinq comme le demandaient les fabricants européens, et quelques jours seulement après les décisions de l’Organisation mondiale du commerce qui pourraient bien donner lieu à de nouvelles batailles juridiques avec la Chine sur les exportations et les méthodes de taxation des importations de l’UE.

« Le réexamen actuel des mesures arrivant à échéance a confirmé la complexité du secteur cycle… Il est donc approprié de limiter la mesure actuelle à trois ans », indique le document.

Les fabricants européens de cycles avaient demandé aux autorités européennes de reconduire les taxes anti-dumping de 48,5 % jusqu’en 2016, pour contrer les prix à l’exportation des producteurs chinois considérés comme illégaux par l’UE.

Zhang Peisheng, Commissaire supérieur de la Chambre de commerce chinoise pour l’importation et l’exportation de machines et de produits électroniques, a critiqué les projets de reconduction des taxes actuelles.

« La proposition de la Commission européenne de reconduire les taxes pour trois ans est totalement injustifiée… Cela défie tout simplement les lois fondamentales de l’économie », a déclaré Zhang lors d’une visite à Bruxelles visant à modifier les positions de l’UE sur les taxes.

Les représentants des gouvernements de l’UE doivent désormais discuter de la proposition de reconduction et il est probable qu’elle soit approuvée lors d’une réunion à huis clos à Bruxelles, la semaine prochaine. Si tel était le cas, la reconduction prendrait effet à la mi-octobre.

Les responsables de la Commission européenne n’ont pas souhaité commenter la reconduction.

La Chine a exporté près de 700 000 vélos et malgré les taxes antidumping européennes le montant total de ses exportations de cycles vers l’UE s’élevait à 430 millions d’euros (610 millions de dollars) en 2009.

Les taxes en place depuis 1993 ont freiné les tentatives chinoises de gagner des parts de marché plus importantes en Europe, où les ventes de vélos et de pièces s’élèvent à environ 5 milliards d’euros par an. Sur les 18 dernières années, les taxes ont progressivement augmenté.

L’Association des fabricants de cycles européens (EBMA), qui représente une industrie employant environ 20 000 personnes, principalement en Allemagne et en Italie, avait demandé à l’UE de reconduire les taxes pour une période supplémentaire de cinq ans.

Dans sa plainte déposée auprès de la Commission au début 2010, l’EBMA estimait que l’expiration des taxes sur les importations chinoises entraînerait un « dumping » plus important de vélos et de pièces de la part des exportateurs chinois, et nuirait à l’industrie européenne.

Selon le groupe industriel Colibi, l’Europe a produit plus de 13 millions de vélos et 1,6 milliards d’euros de pièces en 2008. Le prix moyen des vélos varie de 680 euros aux Pays-Bas à 100 euros dans les pays membres de l’Europe de l’Est.

Comment faire rentrer légalement de la marchandise de Chine sans payer de droit de douane?

Ajouté au 25/07/2011 par SHI Lei

Il est vrai que les droits de douanes sont des frais à ne pas négliger. Ils représentent parfois, voir même souvent dans le cas des textiles, plus de 10% de la valeur du produit.

Il existe deux astuces pour pouvoir importer sans avoir à payer de droits de douanes.

La première possibilité s’adresse aux particuliers : acheter de la marchandise d’une valeur inférieure à 22€. La facture ou proforma suffira à passer la douane. Attention, si la douane évalue votre marchandise à plus de 22 euros, alors elle vous réclamera des droits de douanes. En plus de cela, si vous n’avez pas d’amende pour fausse déclaration, vous aurez à payer une vingtaine d’euros de frais de dossiers.
Douane américaine
La seconde possibilité s’adresse aux particuliers comme aux professionnels : faire rentrer de la marchandise de Chine, marchandise sur laquelle les droits de douanes sont au taux de 0%. Cela existe, consultez le Taric (évoqué précédemment) ou faites des recherches, et trouvez les produits qui vous conviennent!

Il existe une troisième possibilité, qui consiste à faire transiter la marchandise par un pays tiers, pays dans lequel les droits de douanes sont plus faibles ou nuls pour l’import de Chine (ou autre), et pour l’export vers la France. Cette astuce est parfois proposée par les transitaires eux mêmes.

La longue marche vers l’internationalisation du RMB

Ajouté au 25/07/2011 par SHI Lei

A l’image du principe politique « un pays, deux systèmes », la Chine a mis en place un système monétaire fondé sur l’existence d’une monnaie offshore et d’un marché de change très particulier, souvent présenté comme le premier pas d’une internationalisation du RMB. A ce stade, cet objectif reste lointain ; les politiques monétaires menées par la PBoC procèdent davantage d’une volonté de faciliter les échanges commerciaux et de libéraliser partiellement et sous contrôle le compte de capital. L’internationalisation du RMB nécessiterait d’importantes réformes structurelles du système financier chinois, en termes de marché obligataire, de réévaluation et, éventuellement, de convertibilité.

1. Les récentes réformes du marché offshore du RMB ont fait de Hong Kong une « ZES monétaire »
1.1. Un pays, deux systèmes, trois monnaies

Le RMB est décliné sous trois formes distinctes :

• le CNY (« RMB onshore »), la monnaie chinoise, qui n’est utilisée qu’en Chine continentale ;

Le CNY n’est pas livrable (« deliverable ») sur un marché à terme et n’est convertible que sur le compte courant chinois. Son usage transfrontalier, en compte de capital, est limité aux investissements directs à l’étranger (IDE), aux « investisseurs étrangers qualifiés » (QFII) et aux « investisseurs institutionnels qualifiés » (QDII). Ce marché dépend ainsi des transactions commerciales – l’entrée de devises étrangères se transformant, avant stérilisation, en une création nette de CNY – et de l’offre et de la demande en Chine. Le marché du CNY est strictement encadré et contrôlé par la banque centrale chinoise (PBoC).

• le CNH (« RMB offshore »), lancé le 19 juillet 2010 par la Hong Kong Monetary Authority (HKMA) n’est disponible qu’à Hong Kong, devenue la plateforme du RMB offshore.

Le marché du CNH est distinct du CNY, du fait d’une offre et d’une demande différentes ; il est donc coté à un taux de change différent de celui du CNY, même si les variations des taux sont corrélées, car tous deux liés aux anticipations de la politique monétaire chinoise.

• Le marché des non-deliverable forward (NDF), lui aussi spécifique à Hong Kong, représente la courbe des futures du RMB onshore.

Le marché des NDF préexistait à la création du CNH. C’est aussi un marché offshore auquel les résidents on-shore ne peuvent pas participer (au moins pas directement). La courbe du NDF permet d’affecter un prix aux anticipations des valeurs spots du CNY, i.e à son rythme d’appréciation. Ce marché offre donc aux opérateurs la possibilité de se couvrir (mais aussi, de spéculer) offshore sur les variations du CNY onshore.

Les RMB offshore proviennent de plusieurs sources :

• Commerce de biens et de services avec des pays signataires d’un accord, comme la Russie, la Mongolie, le Vietnam… : les entreprises chinoises de 20 provinces, réalisant 95 % du commerce extérieur, peuvent payer en RMB leurs importations et, pour celles qui sont agréées, facturer en RMB leurs exportations ;

• Dépenses des Chinois en séjour à Hong Kong et Macao, où des commerces agréés (restauration-hôtellerie, notamment) acceptent les RMB ;

• Swap monétaires : une dizaine d’accords ont été signés entre la PBoC et ses homologues (notamment la Corée du Sud, Hong Kong, la Malaisie, Singapour, l’Indonésie, l’Argentine, etc.) pour un montant total de 830 mds RMB ;

• L’épargne des résidents permanents hongkongais, autorisés à convertir jusqu’à 20 000 RMB par jour.

Les liens entre RMB offshore et onshore passent par une compensation assurée par la Bank of China Hong Kong (BoC-HK), clearing house auprès de la PBoC de Shenzhen (cf. schéma). Les banques commerciales qui participent au marché à Hong Kong prennent des CNH en dépôt (issus soit des entreprises faisant du commerce avec la Chine, soit des particuliers, soit des swaps), qu’elles placent en dépôt auprès de la BoC-HK.

Un an après son lancement, le marché du CNH s’est développé rapidement, même s’il occupe une place encore modeste : plus d’une centaine d’institutions à Hong Kong sont autorisées à y participer (65 lors de son lancement). Les dépôts à Hong Kong s’élevaient à plus de 511 mds CNH en avril 2011. Ils ont quintuplé en un an ; mais ils représentent toujours moins de 1 % des dépôts bancaires de Chine (60 000 mds CNY, à la même date). En outre, le CNH reste une composante modeste de la masse monétaire de Hong Kong : il représente 4,5% de M2 et environ 10 % de sa composante en devises étrangères. Internationalement, le CNH ne représente que 0,3% des échanges journaliers sur le marché des changes, huit fois moins que le dollar de Hong Kong. Le commerce libellé en RMB se développe également, même s’il reste limité : il a représenté 2,5 % du commerce extérieur chinois en 2010 et jusqu’à 7 % au 1er trimestre 2011 ; plus de 70 % concernent des transactions avec Hong Kong.

Ainsi la Chine a mis en place une sorte de « Zone Economique Spéciale monétaire », à l’image des ZES des années 1980, qui avaient introduit les investissements étrangers en Chine. Le dispositif est en revanche différent du marché offshore des eurodollars lancé dans les années 1970 pour recycler les pétrodollars hors des Etats-Unis, auquel pourtant nombre d’analystes tendent à l’identifier.

Ce dispositif a créé une interface hors (mais proche) de Chine pour le RMB, sans assouplissement du contrôle des changes ; celui-ci a même été renforcé afin d’en éviter les détournements. A ce stade, les avantages de cette expérimentation sont les suivants :

• les marchés CNH et NDF donnent une idée de ce que pourrait être la tendance du CNY en cas de passage à un change flottant ;

• c’est aussi une façon d’expérimenter une politique de change modernisée, fondée sur un contrôle par les taux directeurs, où les contraintes administratives seraient réduites (sans être, vraisemblablement, abandonnées) ;

• le développement d’un tel marché offshore permet de développer des compétences et des institutions aptes à intervenir sur le marché des changes.

Une expansion au delà de Hong Kong du marché du RMB offshore est vraisemblable – Singapour a été annoncée – bien que, pour l’instant, le marché financier de la Région administrative spéciale soit le mieux à même de l’accueillir. Ce développement graduel et contrôlé rappelle donc bien les ZES des années 1980.

1.2. Des possibilités d’arbitrage sur le marché du CNH ont été à la source de sa très forte croissance

Le 1er arbitrage porte sur les taux d’intérêts (« carry trade ») Une spéculation sur les taux peut se dérouler ainsi : i) Endettement en USD, à un taux bas, à Hong Kong, pour acheter des CNH ; ii) Placement de ces CNH sur le marché NDF ; iii) Gain sur ces CNH, du fait de taux plus élevés sur le marché NDF ; iv) Vente des CNH pour des USD et remboursement du prêt initial.

Du point de vue d’une banque hongkongaise, cette opération spéculative se heurte à une contrainte : cette banque n’a qu’un usage limité des CNH, dans la mesure où les instruments libellés en CNH restent rares, alors que la banque a réalisé des prêts en USD pour son client. Elle se retrouve donc avec une discordance (« mismatch ») entre un passif en CNH (les dépôts) et un actif en USD (les prêts).

La banque a donc intérêt à accroître les taux d’intérêts des dépôts en USD ; c’est cette dernière option qui est souvent choisie et qui correspond de fait aux interventions de la PBoC à Shenzhen et de la HKMA. Cette spéculation n’est possible qu’à Hong Kong.

Le 2nd arbitrage porte sur les taux de change, s’il y a une différence entre le CNH et le CNY (par rapport à l’USD ou à tout autre monnaie échangeable sur un marché), en échangeant des CNY contre des CNH.

Il est donc possible de réaliser des profits en parvenant à sortir des CNY de Chine ou en ne les rapatriant pas, et à investir sur le marché du CNH à Hong Kong. Ceci a contribué à la croissance de ce marché, mais génère un déséquilibre entre les actifs et les passifs financiers à Hong Kong. L’arbitrage ne se fait en effet que dans un sens, car une réévaluation du CNY est attendue ; il apparaît donc un excès (400 mds environ) entre la demande d’actifs libellés en CNH (511 mds) et l’offre (100 mds), car les agents ne veulent pas s’endetter dans une monnaie qui a tendance à s’apprécier.

Le marché peut donc s’équilibrer de deux façons :

• L’excès de demande va entraîner une augmentation du prix des actifs en CNH, ce qui entraîne la baisse du rendement des obligations ;

• Comme l’obtention de CNH est plus difficile, son taux de change par rapport à l’USD va s’accroitre.

Les autorités monétaires ont deux instruments pour stopper cette spéculation :

• Jouer sur les taux d’intérêts des dépôts en CNH ;

• Affecter le marché des NDF, via le contrôle de l’appréciation du RMB.

Cette spéculation reste donc sous le contrôle de la PBoC : celle-ci peut réduire les gains par une politique monétaire appropriée, en réduisant les taux d’intérêts du CNH via la compensation, ou en jouant sur le change CNH-CNY par des opérations d’open market. Ainsi, les possibilités d’arbitrage entre le CNH et le CNY se sont réduites depuis la fin 2010 (cf. graphique 3).

2. Ce système a cependant vite atteint ses limites d’un point de vue financier et sert surtout, en l’état, au règlement de transactions commerciales

2.1. Le marché s’est rapidement saturé, du fait d’un manque d’offre de CNH par rapport à la demande

Les banques commerciales de Hong Kong doivent compenser les RMB obtenus via des dépôts (touristes, commerce transfrontalier, etc.) auprès de la BoC-HK. Cependant, elles sont limitées dans leurs opérations de compensation. Or le taux d’intérêt payé par la BoC-HK aux banques de Hong Kong n’est que de 0,629% ; le dispositif sature donc des lignes de crédit qui seraient plus profitables ailleurs, affectant les marges réalisées sur les taux.

Plus préoccupant, la plupart des banques avaient atteint leur limite de crédit auprès de la BoC-HK et ne pouvaient plus y déposer : elles sont bloquées avec des dépôts qui ne rapportent rien et qui ne trouvent pas de produits financiers libellés en CNH que la banque pourrait acheter, du fait de la pénurie de tels produits et de l’impossibilité pour les banques d’avoir accès au marché interbancaire de Chine (20 720 mds RMB), du fait du contrôle du compte de capital.

Suite à cet engorgement, la PBoC a mis en place, pour chaque banque commerciale de Hong Kong, un compte de dépôt auprès de la PBoC Shenzhen ; ceci rend inutile la compensation assurée par la BoC-HK et permettrait aux banques d’organiser un commerce du CNH, de réduire leurs dépôts auprès de la BoC-HK et de transférer leur exposition au risque à la PBoC (« credit backstop »). Cette création de comptes auprès de la PBoC réduira l’excès de CNH en assurant une meilleure circulation avec la Chine (« exit channel »).

La création d’obligations libellées en CNH (« dimsum bonds ») ne constitue pas une contrepartie suffisante : ces obligations ne représentaient que 40 mds RMB, vs. 451 mds RMB de dépôts, fin mars 2011. Au total, les banques hongkongaises sont réticentes à accepter de nouveaux dépôts en CNH. Même les filiales des banques chinoises travaillant à Hong Kong se heurtent à des difficultés pour rapatrier en Chine les RMB obtenus à Hong Kong : la PBoC, qui a encore renforcé ces règles le 20 juin 2011, entend en effet contrôler l’entrée de RMB en Chine afin de ne pas accroître la masse monétaire et l’inflation.

Par ailleurs, la PBoC a lancé, le 15 juin, un programme pilote pour utiliser les fonds levés en CNH pour des IDE en Chine, afin de dynamiser ce marché offshore par cet usage alternatif. Enfin, la saturation du marché du CNH à Hong Kong a entraîné une forte augmentation des « bons synthétiques » (bons achetés en USD et rapportant des RMB), dont la valeur représente près de quatre fois le montant des dimsum bonds.

Début avril 2011, la PBoC a essayé de limiter l’accumulation de CNH à Hong Kong en réduisant le taux d’intérêt qu’elle versait à la BoC-HK de 0,99 % à 0,72 %. Cette baisse s’est répercutée sur les taux payés par la BoC-HK aux banques commerciales, passés de 0,865 % à 0,629 %. Ces banques offrent à leur tour des taux entre 0,15 % et 0,35 % à leurs clients pour leurs dépôts en CNH vs. 0,4 % à 0,6 % auparavant, soit un niveau proche des taux payés sur des dépôts en dollar de Hong Kong, proches de 0 %.

Ces réformes visent à promouvoir l’utilisation du RMB, sans ajouter de pression à son appréciation, du fait de la réduction des taux. Dans un sens, l’économie chinoise profite, pour se financer, des spéculations sur l’appréciation du RMB qui entraînent, malgré la baisse des taux, une forte demande pour des produits en RMB ; ainsi, le coût du capital libellé en RMB est moitié moindre offshore qu’onshore.

Cependant, l’amélioration de la compensation ne résoudra pas le principal problème rencontré par le CNH : la pénurie d’offre de produits financiers. L’offre de produits libellés en CNH passe avant tout par la création de dette dans cette monnaie. Or, non seulement les entreprises ayant le droit d’émettre de tels titres de dette sont peu nombreuses mais surtout, elles n’ont pas intérêt à le faire, du fait de la réévaluation anticipée du RMB, qui accroîtra le poids de leur dette.

Ce hiatus explique finalement le déséquilibre entre l’offre et la demande de CNH : il est avantageux de posséder des actifs en CNH, mais désavantageux d’en émettre. Les seules entreprises intéressées par ces produits sont celles qui commercent avec la Chine, pour qui la perte sur la réévaluation est compensée par la réduction des coûts de transaction et de change du fait d’une utilisation du seul RMB. Il s’agit donc ici d’un usage à vocation commercial et non financier.

2.2 Un objectif du RMB en premier lieu commercial

Les limites mises au marché du CNH semblent indiquer que son principal résulta, voire sa fonction première, reste, à ce stade, de faciliter les échanges commerciaux en utilisant une monnaie commune. Cet objectif se concrétise : le commerce libellé en RMB croît fortement, même si sa valeur reste faible (et malgré les limites mentionnées supra). Les récents accords commerciaux avec le Brésil et la Russie vont aussi dans ce sens.

Les résultats restent plus limités en ce qui concerne l’aspect financier du RMB offshore (développement et alimentation du marché, possibilité de couverture et de spéculation, détention de titres en RMB, etc.). Cette plateforme d’expérimentation constitue certes les prémices – fort prudentes – d’une libéralisation du compte de capital. Son développement se heurte toutefois aux contraintes maintenues par les autorités chinoises, notamment pour le rapatriement en Chine des fonds depuis Hong Kong.

En définitive, le système aboutit, à ce stade :

• à une internationalisation du RMB limitée au règlement des transactions commerciales entre Hong Kong et la Chine, qui concernent à 93 % des importations chinoises et à 7 % seulement des exportations. Ce dispositif se révèle donc surtout commode et utile pour les entreprises chinoises et non pour les entreprises étrangères, qui peinent à trouver des RMB pour payer les exportations. Ce rôle « à sens unique » du RMB dans le règlement des transactions obère son caractère international,

• à une possibilité de spéculer sur le RMB onshore, dans un contexte où le compte de capital reste verrouillé par la PBoC (cf. l’absence de progrès sur les dispositifs de QFII et de QDII).

Cette fermeture a conduit les opérateurs à utiliser les possibilités ouvertes par le marché du RMB offshore pour contourner les obstacles mis par la PBoC à la spéculation sur la réévaluation du RMB, par exemple par une surfacturation (« over-invoicing ») des exportations en RMB, qui constituent un moyen pour un partenaire commercial d’obtenir des RMB en Chine.

3. Une internationalisation du RMB supposerait une réforme de fond plus importante et demeure une perspective distante

Une monnaie internationale doit servir à la fois dans les échanges commerciaux entre pays (moyen de transaction), comme véhicule d’instruments financiers (unité de compte) et comme monnaie de réserve dans les banques centrales, à une vaste échelle. La Chine a beaucoup fait pour permettre l’utilisation accrue du RMB dans ses opérations commerciales. En revanche, les produits financiers libellés en RMB restent trop peu nombreux et uniquement accessibles aux étrangers via Hong Kong ou en Chine, sous des conditions restreintes ; peu de banques centrales souhaitent détenir une monnaie qui n’est pas convertible.

Plus fondamentalement, une monnaie internationale devrait être détenue hors de Chine. L’USD est l’unité internationale de référence car son usage à l’étranger est autonome (dans une certaine limite) de la situation intérieure aux Etats-Unis : par exemple, les taux pratiqués sur l’USD à Hong Kong y relèvent de l’offre et de la demande sur cette place, et peu des opérations de la FED. Or, pour l’instant, telle n’est pas l’orientation retenue par la Chine : elle limite largement l’usage de sa monnaie, à ce stade, à la fonction d’échanges commerciaux internationaux : ce développement est plus restreint qu’une internationalisation du RMB, à la fois géographiquement et économiquement.

Celle-ci passerait par des réformes juridiques et financières du système financier chinois :

• une réévaluation ; tant que le RMB sera considéré comme sous-évalué, les incitations à émettre de la dette seront faibles ; l’émission de dette dépend ainsi des anticipations sur la valeur future de la monnaie dans laquelle elle est émise ;

• une libéralisation des taux de crédit et de dépôt en Chine, qui conduirait à passer d’un système administré à un système fondé sur l’évaluation par les banques de la profitabilité et du risque des opérations ;

• l’élargissement des bandes de fluctuation pour prévenir les « one-sided bet » et restreindre la pression spéculative

• le développement d’un marché obligataire liquide, largement accessible, accroissant la détention de dette (privée ou publique) chinoise hors de Chine.

Par ailleurs, l’extension de l’usage du RMB dans les transactions internationales suppose d’avoir une balance commerciale déficitaire, ne serait-ce que pour faciliter la circulation du RMB entre les pays exportateurs et importateurs. Il se passera, en tout état de cause, du temps avant que la Chine n’arrive à facturer son commerce extérieur avec l’Europe ou les Etats-Unis en RMB.

Enfin, la convertibilité du RMB et la réforme de la gestion du compte de capital sont des conditions importantes de l’internationalisation du RMB : elles facilitent les transactions, introduisent des incitations à détenir du RMB en vue d’investir en Chine, accroissent la crédibilité de la banque centrale, etc.

En conclusion, le développement du marché offshore du RMB à Hong Kong participe, à ce stade, davantage à un développement du commerce qu’à l’internationalisation du RMB, même si cet objectif n’est pas absent de la feuille de route des autorités ; cette internationalisation reste soumise à la nécessité d’une réforme profonde du système financier, qui reste à matérialiser et procèdera autant d’objectifs internes que de la volonté d’une internationalisation du RMB.

La Chine se déclare confiante dans l’économie de la zone euro

Ajouté au 04/07/2011 par SHI Lei

La Chine s’est déclarée jeudi convaincue que la zone euro va réaliser une croissance économique régulière, a annoncé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Hong Lei, en commentant la crise de la dette en Grèce et l’approbation récente d’un programme d’austérité par le parlement grec.

“Les difficultés auxquelles sont confrontés la Grèce et d’autres pays indiquent qu’il y a toujours des facteurs d’instabilité et d’incertitude dans le rétablissement économique mondial”, a poursuivi Hong lors d’un point de presse.

Le parlement grec a adopté mercredi un programme d’ajustement économique d’une valeur de 78 milliards d’euros (environ 110 milliards de dollars), qui ouvrira la voie à l’attribution par l’Eurogroupe de davantage de prêts d’urgence.

“La communauté internationale devrait coopérer avec confiance et faire face aux défis ensemble”, a-t-il indiqué.

Dans le cadre de la première tranche de prêts d’urgence à la Grèce, décidée l’année dernière par l’Eurogroupe, 12 milliards d’euros (17 milliards de dollars) devraient être versés au pays en juin. L’aide a cependant été bloquée suite à des mesures d’austérité jugées insuffisantes par l’Eurogroupe.

L’adoption du programme devrait faciliter l’obtention par la Grèce d’une seconde tranche de prêts d’urgence.

Présidente d’Airbus en Chine : la compagnie adoptera des « éléments chinois »

Ajouté au 27/06/2011 par SHI Lei

Laurence Barron, présidente d’Airbus en Chine, a déclaré le 20 juin au Musée de l’Air et de l’Espace du Bourget à Paris, que la compagnie travaillait avec l’industrie aéronautique chinoise depuis maintenant 26 ans et que la coopération industrielle entre les deux parties avait porté ses fruits. À l’avenir, Airbus renforcera et approfondira cette coopération avec l’industrie aéronautique chinoise, adoptera des « éléments chinois » et laissera une trace de coopération plus profonde.

Selon Mme Barron, la coopération entre Airbus et l’industrie aéronautique chinoise a commencé en 1985. Durant les 20 dernières années, la coopération est passée de la fabrication et de la sous-traitance des pièces à la fabrication, à la conception, à la recherche et au développement des composants importants, ainsi qu’à l’assemblage et à la livraison de l’avion. Elle s’est étendue dans la production de l’outillage de fixation, le développement et la production des simulateurs de vol.

Selon les données fournies par l’entreprise, fin mai 2011, le nombre d’avions Airbus en activité dans la partie continentale avait atteint 689 appareils, soit 45 % de la totalité des avions utilisés dans la partie continentale. La valeur de la coopération industrielle d’Airbus en Chine en 2010 a dépassé 200 millions d’USD, et elle atteindra 500 millions par an en 2015. Actuellement, la Chine compte six entreprises aéronautiques qui ont directement participé à la coopération pour la fabrication des pièces et composants des avions d’Airbus. Les « éléments chinois » ont été ajoutés dans les Airbus. Tous les avions civils d’Airbus sont équipés de pièces ou de composants fabriqués en Chine.

Un nouveau symbole de la coopération est la livraison en début de mois du 50e avion A320 assemblé à Tianjin. La ligne d’assemblage de l’A320 à Tianjin, une coentreprise fondée par Airbus et l’Industrie aéronautique Zhongtian de Tianjin (composée de la zone franche de Tianjin et du Groupe de l’Industrie aéronautique de Chine), est un exemple important de la coopération sino-européenne ainsi que la première chaîne de montage d’Airbus à l’extérieur de l’Europe. Ce programme a été mis en service en septembre 2008. Son développement se déroule selon le plan.

Avec l’approfondissement et l’extension de la coopération, Airbus a proposé d’établir avec la Chine un objectif pour un développement à long terme caractérisé par le partenariat général, ainsi que de mettre en place une coopération industrielle et des transferts technologiques avec l’industrie de construction aéronautique de Chine. À l’avenir, l’industrie aéronautique sera une industrie mondialisée, et la Chine en est un acteur important. Durant le 49e Salon international de l’Aéronautique et de l’Espace (SIAE) de Paris, Airbus a publié sa future conception : une vision de l’industrie aéronautique en 2050 et des combustibles alternatifs, du contrôle du transport aérien, des modes commerciaux, de la recherche et du développement scientifique et technologique, et des ressources humaines. Ces idées seront probablement réalisées dans le futur. Pour se tourner vers l’avenir, Airbus est en train de renforcer sa coopération avec des établissements d’enseignement supérieur et des organismes de recherche scientifique chinois. Ces programmes rendront d’éminents services au développement aéronautique.

Comme l’indique Mme Barron, Airbus constate que la Chine a commencé à développer ses propres programmes d’avions civils gros porteurs. Dans un avenir proche, les entreprises chinoises deviendront peut-être des concurrents potentiels d’Airbus sur le marché des gros porteurs civils. Cependant, cela n’exercera pas d’influence sur la coopération entre Airbus et la Chine, et la compagnie ne changera pas sa stratégie coopérative déjà fixée. D’abord, le marché aéronautique chinois est assez vaste pour accepter trois concurrents ou plus. Ensuite, la coopération entre Airbus et la Chine possède une belle perspective et ne se limite pas à un nombre restreint de programmes. Enfin, Airbus s’est développé à travers sa lutte avec l’américain Boeing, et ne craint pas la concurrence.

La Chinafrique: révélateur des limites culturelles de l’entreprise chinoise

Ajouté au 20/06/2011 par SHI Lei

Depuis plusieurs années la Chine se positionne en Afrique. Notre partenaire Chloé Ascencio nous explique le changement de la perception africaine face à la présence chinoise.

Après avoir été perçus commes les “sauveurs” de l’Afrique qu’ils ont arrosée d’argent sous forme de dons, de prêts à taux zéro et bien sûr de troc (par exemple au Congo: 6 milliards de dollars d’infrastructures médicales contre 10 millions de tonnes de cuivre et 400 000 tonnes de cobalt), les relations-sino-africaines commencent à se dégrader.

C’est très intéressant à observer car l’Europe aussi, à commencer par la Grèce et le Portugal, bénéficiera de plus en plus de ces investissements et découvrira aussi le revers culturel de la médaille.

Aujourd’hui la Chine importe 35% du pétrole africain et construit à tour de bras dans 35 pays de ce continent. Ainsi en Angola où j’ai vécu et travaillé, les Chinois (70 000!) ont indéniablement amélioré les équipements publics, construisant 4000 km de route, des banlieues résidentielles à perte de vue, un nouvel aéroport etc…

Mais les entreprises chinoises qui profitent de ces financement publics (via les banques) et mènent ces projets fonctionnent exactement comme en Chine sans s’adapter du tout au contexte local.

Contrairement à ce qu’elles sont contraintes de faire en Europe (et qui les décourage d’y investir plus) elles ne respectent pas en Afrique les lois du travail et les règles de sécurité. Elles exportent leur “culture d’entreprise” fondée sur le rapport de force et aussi leurs ouvriers, 30% moins chers qu’en local.

Dans les mines de Zambie, les salaires sont inférieurs à la moyenne et les équipements de sécurité dégradés. Des accidents graves se succèdent faute de ventilation des conduits. Impossible de négocier: les managers chinois ne parlent pas anglais (disent-ils). En octobre 2010, ils ont tirés sur des mineurs grévistes…gloups!

En Afrique du Sud les industriels chinois ont considéré que le salaire minimum est trop élevé pour que leurs usines soient rentables. Elles peuvent compter sur une main d’oeuvre prête à tout pour avoir un emploi.

Or les entreprises chinoises créent peu d’emploi, ainsi le projet de restauration du chemin de fer angolais emploierait 160 Chinois contre 60 Angolais, une proportion qui illustre bien le peu d’estime des Chinois pour la capacité de travail des Africains, et qui leur évite en outre l’effort de s’adapter à leurs valeurs, leurs comportements et de les former.

Or cet effort, les entreprises pétrolières opérant en Afrique sont forcées de le faire par les politiques de “localisation” de leur main-d’oeuvre que leur imposent des Etats africains. Contraintes qui ne s’imposent pas aux Chinois…

Les Africains s’aperçoivent que parfois le “deal” n’est pas “fair” quand les hôpitaux se fissurent dès leur inauguration et que le goudron des routes est si fin qu’il ne résiste pas aux premières pluies.

Le management interculturel n’intéressera pas les Chinois tant qu’ils seront ultra dominants dans le rapport de force, pourvoyeurs d’argent frais et de BTP à prix cassés.

Et c’est la logique de l’Histoire: les entreprises occidentales n’ont commencé à intégrer la “dimension culturelle” que lorsqu’elles ont été obligées de prendre en considération les attentes de leurs partenaires et salariés des filiales étrangères (notamment Moyen-Orient, Chine et Inde), parce que ces dernières devenant “stratégiques” et que le rapport de force s’inversait.

Les entreprises de gestion des eaux convoitent le marché chinois

Ajouté au 13/06/2011 par SHI Lei

Le groupe français Suez Environnement et l’américain General Electric ont récemment signé un accord pour développer conjointement de nouvelles technologies de gestion des eaux urbaines. Les premiers projets se focaliseront sur des villes situées en Chine et en France, rapportait jeudi le China Securities Journal.

« Nous avons lu le 12e plan quinquennal (2011-2015) et nous pensons que le but d’un développement durable et d’une économie de recyclage est conforme à notre éthique professionnelle et d’entreprise. Nous espérons que Suez pourra aider davantage de villes chinoises à résoudre leurs problèmes de gestion des eaux et des déchets », a déclaré Jean-Louis Chaussade, directeur général de Suez Environnement.

Un responsable de Suez a indiqué au journal que la compagnie avait monté en 2002 une joint venture avec Chongqing Water Group. « Nous pensons établir un partenariat avec nos homologues de Chongqing afin de travailler sur davantage de projets et d’étendre notre présence à l’ensemble du marché chinois », a-t-il indiqué.

Suez Environnement a enregistré 13,9 milliards d’euros de revenus en 2010, dont 0,94 million en Chine, soit 7 % de l’ensemble de ses revenus dans le monde.

Le secteur de la gestion des eaux a enregistré une belle performance en Chine en 2010. Les 18 entreprises du secteur ont atteint un taux de retour sur investissement moyen de 0,58 par part. Chongqing Water occupe la première place du podium, avec 1,29 milliard de yuan de profits nets, selon le rapport financier publié par la compagnie.

La Chine sera le plus grand pays consommateur mondial de produits de luxe en 2012

Ajouté au 13/06/2011 par SHI Lei

Le 9 juin, l’association mondiale des produits de luxe a rendu public à Beijing le « livre bleu du rapport des produits de luxe du monde ». Selon ses prévisions, en 2012, le montant de la consommation du marché chinois de produits de luxe atteindra plus de 14, 6 milliards de dollars, soit le plus haut niveau de la consommation des produits de luxe du monde.

Selon ce livre bleu, à la fin du mois de mars dernier, le montant de la consommation sur le marché chinois des produits de luxe s’est élevé à 10,7 milliards de dollars (sans compter les avions privés, les yachts et les voitures de luxe), ce qui a représenté un quart du montant total mondial. La Chine est déjà devenue le deuxième pays consommateur mondial de produits de luxe.

Toujours selon le livre bleu, les bijoux, les valises, les vêtements, les montres et les produits de beauté ont occupé les 4 premières places de la consommation de produits de luxe en Chine. Avec la tendance à l’appréciation du RMB, le pouvoir d’achat des consommateurs chinois sur le marché international des produits de luxe sera encore renforcé.

Le livre bleu a révélé par ailleurs que le montant de la consommation de produits de luxe par les Asiatiques sur le marché européen s’est élevé à 69 milliards de dollars l’année dernière, alors que les Chinois ont dépensé environ 50 milliards de dollars au total, soit 4 fois le montant du marché intérieur de la Chine. Les Chinois sont devenus les plus gros acheteurs sur le marché étranger des produits de luxe.

Selon un responsable de l’association mondiale des produits de luxe, les marchés des produits de luxe américains, européens et japonais n’auront pas un grand potentiel de croissance dans les 1-3 années à venir. C’est la raison pour laquelle de plus en plus d’entreprises de produits de luxe du monde se sont ruées en Chine pour investir le marché chinois. Avec la croissance continue de la consommation des produits de luxe par les Chinois, la Chine deviendra sans doute le plus grand centre mondial du commerce et de la consommation de produits de luxe.

Selon l’association mondiale des produits de luxe, 2011 sera une année importante pour l’entrée et l’expansion de l’industrie des produits de luxe au marché chinois. Selon les prévisions, avant 2013, les marques de luxe symboliques de tous les pays du monde seront présentes sur le marché chinois.

Le marché de l’Internet en Chine

Ajouté au 09/06/2011 par SHI Lei

Le marché de l’Internet, c’est combien? En 2009, et il va de soit que cela a encore progressé sur l’an dernier, les achats sur internet atteignaient 250 milliards de Yuan, soit près de 25 milliards d’euros.

Il convient toutefois de nuancer ce chiffre en précisant que les ventes sur Internet ne représentent même pas 2% des ventes au détail. Il pourrait donc être bien plus élevé dans les années à venir.

Une croissance impressionnante
Nous en déduisons dans un premier temps qu’il conviendra d’étudier, fonction des entreprises, si il convient d’ouvrir un site de vente en ligne sur la toile chinoise, ou une boutique sur le territoire chinois.

Un marché, mais des marchés ! Le marché de l’Internet en Chine est immense, mais c’est un marché global qu’il conviendra de segmenter en plusieurs petits marchés. Les ventes en lignes sont immenses dans le domaine du textile, du petit électronique, mais ce n’est pas le cas pour d’autres produits ou services.

Etudiez donc votre propre marché avant de vous lancer à l’aventure. Il faut évaluer les besoins, étudier la demande ou la créer, et étudier la concurrence potentielle. Il sera possible pour une entreprise occidentale de se lancer sur le marché du luxe ou de la minceur, mais plus risqué de se lancer sur le marché du T-shirt low-cost!

Il faut aussi surveiller les marchés induits par d’autres marchés, et dans notre cas, le marché de la vente en ligne est plutôt prometteur, car il est largement conditionné par l’évolution du marché des ordinateurs. Les chinois s’équipant de plus en plus en PC, même si la proportion d’acheteurs en ligne reste la même, leur nombre augmentera indéniablement! Par ailleurs, ces clients seront des clients potentiels qui n’auront pas besoin d’être arrachés à la concurrence.

De la même manière, on peut remarquer que la Chine investit massivement pour développer l’Internet, avec 600 milliards de dollars d’investissements sur 5 ans (plan quinquennal de développement 2011-2016) !

Par ailleurs, le taux de pénétration d’Internet en Chine s’accélère. Il va rapidement atteindre le pourcentage américain (90%). Cette accélération signifie que l’on pourrait approcher le milliard d’internautes d’ici 2020 ou 2015 !

On se méfiera cependant des lois et des barrières, les sociétés occidentales doivent généralement s’associer avec des acteurs locaux. La Chine est en effet pour son indépendance technologique.

La Chine et l’ASEAN vont renforcer leur coopération financière

Ajouté au 23/05/2011 par SHI Lei

L’Association interbancaire Chine-ASEAN (Association des nations de l’Asie du Sud-Est) a organisé sa première réunion du conseil lundi 16 mai à Beijing, en s’engageant à faire avancer les échanges entre les institutions financières et les entreprises pour améliorer la coopération entre les deux parties.

Chen Yuan, le président de la Banque de Développement de Chine (BDC), a été élu premier président du conseil de l’association interbancaire. Celle-ci a été fondée le 29 octobre 2010.

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