La Chine et l’UE doivent regarder au-delà des irritants commerciaux

Ajouté au 19/09/2011 par SHI Lei

Les relations économiques entre l’Union Européenne (UE) et la Chine constituent un élément clé pour le retour à une économie mondiale durable, et les deux parties devraient regarder au-delà des irritants commerciaux à court terme, a déclaré samedi Lucian Cernat, économiste en chef de la Commission européenne lors d’un forum de cinq jours sur la coopération entre la Chine et l’UE à Tianjin, ville portuaire du nord de la Chine.

La Chine est le marché qui a la plus forte croissance pour le développement du commerce de l’UE, et une destination importante pour ses investissements directs à l’étranger. Elle reste également le plus grand marché pour les exportations chinoises, a indiqué M. Cernat.

“Nous devons éviter de nous laisser fourvoyer par les irritants commerciaux à court terme et poursuivre les objectifs systémiques communs au sein de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC)”.

L’économiste a évoqué une récente enquête d’opinion de l’UE, selon laquelle, 65% des personnes interrogées pensent que l’UE a bénéficié de façon significative des retombées du commerce international et 64% d’entre elles sont convaincues que dans les toutes prochaines années, les échanges commerciaux profiteront davantage aux économies émergentes telles que le Brésil, la Chine et l’Inde.

L’UE et la Chine sont devenues de plus en plus interdépendantes, et l’UE se concentrera sur un agenda à long terme visant un renforcement de priorités bilatérales dans les domaines de l’investissement, des services, des droits de propriété intellectuelle et technologique, et de la gouvernance mondiale.

La crise de la dette offre une nouvelle opportunité pour l’interaction sino-européenne

Ajouté au 19/09/2011 par SHI Lei

Au moment où l’Europe s’efforce d’enrayer la crise de la dette, la Chine lui apporte son aide, ce qui pourrait offrir une nouvelle occasion pour que de nombreux Européens cessent de considérer la Chine comme une menace et commencent plutôt à la voir comme un partenaire économique responsable.

Dernier exemple en date qui reflète les bonnes intentions de la Chine, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Jiang Yu, en réponse à la question de savoir si la Chine achèterait des obligations italiennes, a réaffirmé mardi que l’Europe demeurerait l’un des plus grands marchés pour les investissements chinois.

Seulement douze jours auparavant, le Premier ministre chinois Wen Jiabao, lors d’une conversation téléphonique avec le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, a fermement soutenu le marché européen en affirmant que la Chine avait toujours confiance en l’économie européenne et l’euro, et qu’elle continuerait à faire de l’Europe l’un de ses principaux marchés pour les investissements.

La crise de la dette européenne a d’abord éclaté en Grèce en 2009, puis s’est étendue au reste du continent. La Grèce, criblée de dettes, aspirant à un sauvetage efficace, est confrontée à un risque inquiétant mais bien réel de défaut de paiement, tandis que de nombreux pays européens sont également enlisés dans une grave crise des dettes souveraines.

Dès le début, afin d’aider les pays européens à surmonter la crise, le gouvernement chinois a adopté une série de mesures positives telles que l’augmentation de ses avoirs sous forme d’obligations libellées en euros, ou encore la promotion de sa coopération économique et de ses investissements en Europe.

La Chine, en tant que le plus gros détenteur étranger d’obligations du Trésor américain (elle en détient désormais pour un montant de plus de 1 100 milliards de dollars), cherche à diversifier ses réserves en devises étrangères par un ensemble de mesures, dont celle qui consiste à se tourner vers les obligations en euros.

Cela permettra de rendre le monde moins dépendant du dollar américain, actuellement considéré comme la seule monnaie de réserve mondiale, et de commencer à évoluer vers un système multipolaire de monnaies de réserve.

Cela profitera aussi bien à l’Europe qu’à la Chine, et aidera à établir un ordre financier international plus stable et plus rationnel.

Aujourd’hui, l’Union europénne (UE) est le plus grand partenaire commecial de la Chine, tandis que la Chine est le deuxième plus grand partenaire commercial de l’UE. Au cours de sa visite en Europe en juin dernier, le Premier ministre Wen Jiabao et ses homologues britannique et allemand ont exprimé leur ambition de faire passer le commerce entre la Chine et le Royaume-Uni de 60 milliards de dollars en 2010 à 100 milliards en 2015, et de presque doubler le commerce entre la Chine et l’Allemagne durant la même période pour atteindre 280 milliards de dollars en 2015.

L’Europe, qui bénéficie du soutien crucial de la Chine dans la crise de la dette, pourrait de son côté aider à renforcer les relations sino-européennes en prenant certaines mesures pragmatiques et substantielles pour montrer sa sincérité et sa bonne volonté dans son interaction avec la Chine.

Par exemple, l’UE n’a pas encore reconnu le statut d’économie de marché de la Chine et impose encore un embargo sur les armes à son encontre. La Chine considère qu’il s’agit là de mesures discriminatoires.

Si des mesures positives sont adoptées par l’UE sur ces questions, cela permettra de renforcer la confiance entre la Chine et l’Europe.

Ce faisant, l’UE montrerait aux Chinois qu’elle reconnaît le fait que la Chine a fait de grands progrès dans ses réformes en faveur d’une économie de marché au cours de ces 30 dernières années et qu’elle est une force constructive pour le maintien de la paix et de la stabilité au niveau régional et mondial.

Wen Jiabao : la Chine prête à aider une Europe endettée

Ajouté au 19/09/2011 par SHI Lei

Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a annoncé mercredi que la Chine était prête à aider une Europe rongée par la dette grâce à l’augmentation de ses investissements dans la région.

“Nous nous inquiétons depuis longtemps des difficultés rencontrées par l’économie européenne, et nous avons réaffirmé notre volonté d’apporter notre soutien amical et d’y augmenter nos investissements”, a indiqué M. Wen lors de la cérémonie d’ouverture de la Conférence annuelle du Forum économique mondial des “Nouveaux champions 2011”, un événement d’une durée de trois jours qui s’est tenu cette année à Dalian dans la province du Liaoning (nord-est).

Wen Jiabao a également exhorté l’Union européenne à reconnaître le statut de la Chine en tant qu’économie de marché, en espérant que les dirigeants européens pouvaient considérer les relations sino-européennes d’un point de vue plus audacieux et stratégique.

“Basé sur les règlements de l’Organisation mondiale du commerce, le statut à part entière de la Chine en tant qu’économie de marché sera reconnu d’ici 2016. Si les pays européens faisaient montre de leur sincérité quelques années à l’avance, cela reflèterai notre amitié existante”, a-t-il indiqué, souhaitant que ses prochaines rencontres prévues avec les dirigeants européens puissent conduire à une avancée en la matière.

 

La Chine réaffirme sa confiance dans l’économie européenne

Ajouté au 14/09/2011 par SHI Lei

La Chine a réaffirmé mardi sa confiance dans l’économie européenne et dans l’euro, ajoutant que l’Europe restait l’un des plus importants marchés d’investissement de la Chine.

La porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Jiang Yu, a fait ces remarques lors d’une conférence de presse en réponse à une question concernant un éventuel achat d’obligations italiennes par la Chine.

Selon Mme Jiang, traiter la crise de la dette souveraine de façon appropriée est d’une importance capitale pour maintenir la stabilité du développement financier et économique international?et de l’économie mondiale.

“Nous soutenons les efforts des pays européens pour traiter la crise de la dette et nous sommes convaincus qu’ils renforceront la coordination et prendront des mesures collectives pour traiter correctement les questions relatives”, a indiqué la porte-parole.

La Chine souhaite élargir la coopération avec les pays de l’Union européenne (UE) dans les domaines du commerce, des finances et de l’investissement pour faire face ensemble aux défis.

Elle a également appelé les pays de l’UE à prendre des mesures concrètes pour assurer la sécurité des investissements chinois en Europe.

Selon certains rapports, le ministère italien des Finances a mené des discussions avec les autorités chinoises du fonds souverain et des autorités monétaires concernant l’achat par Beijing d’obligations italiennes.

Expansion des PME européennes dans les villes moyennes chinoises

Ajouté au 14/09/2011 par SHI Lei

Face aux nuages de la crise de la dette en Europe et à la concurrence acharnée dans les grandes villes chinoises, les PME européennes se tournent vers les villes moyennes chinoises, un marché autrefois négligé.

Lors de la Foire sur l’investissement et le commerce Chine-Europe tenue le 9 septembre à Changchun, une ville de taille moyenne située dans la province du Jilin (nord-est), la plupart des participants européens sont des PME venus explorer ce nouveau marché.

La société Chinexpansion est une PME française spécialisée dans le domaine de l’énergie solaire et éolienne. Son responsable en Chine, Alexandre Levy, a indiqué que sa société avait l’intention de trouver un fournisseur chinois pour des projets d’énergie solaire en Afrique.

“Dès le premier jour de la Foire j’ai trouvé un fabriquant chinois de panneaux solaires dans la province du Jilin”, a déclaré M. Levy.

Il a ajouté qu’il s’était rendu dans plusieurs villes moyennes chinoises, comme Jinan, Kunming et Wuxi. “En comparaison avec les grandes villes chinoises comme Beijing et Shanghai, la pression de la concurrence dans les villes moyennes est beaucoup moins forte et les entreprises locales sont très dynamiques. Les villes moyennes chinoises sont pleines d’opportunités”, a affirmé M. Levy.

Le représentant de la société immobilière française Oscar Clément Duhamel a ciblé le marché de l’immobilier chinois en plein essor.

M. Duhamel a estimé que les prix de l’immobilier en France étaient très compétitifs par rapport aux prix trop élevés dans les principales villes chinoises.

Il a indiqué que les Chinois étaient devenus à Paris le deuxième acheteur immobilier en 2010, après les Italiens et devant les Britanniques et les Américains.

Le vice-président de l’Association de l’industrie d’Hongrie Csaba Orosz estime que “les petits bateaux manoeuvrent plus facilement”. “Les PME profitent des règles souples face à la crise de la dette européenne et jouent un rôle important dans le maintien de la croissance économique”, a-t-il observé.

“Je souhaite que les PME européennes puissent approfondir leur connaissance du marché chinois dans son ensemble, y compris le marché de la province du Jilin, plutôt que de se limiter aux métropoles chinoises” , a déclaré M. Orosz lors de cette foire

Concernant les préoccupations sur la baisse de l’emploi en raison du flux des investissements vers l’étranger, le directeur adjoint de la société française de production d’agitateurs Mixel, Benjamin Denis, a expliqué que les investissements des PME à l’étranger leur permettaient de surmonter les difficultés face à la crise actuelle. “Les profits obtenus à l’étranger vont revenir enfin dans les sociétés mères en Europe, ce qui permettra de financer l’agrandissement des PME et de créer plus d’emplois”.

“Ce n’est pas une délocalisation, c’est plutôt une localisation. Les capitaux sortent, mais l’emploi reste”, a-t-il conclu. ??En tant qu’importante base de production céréalière et de l’industrie lourde dans le nord-est de la Chine, la province du Jilin a vu croître sa coopération commerciale avec l’UE. En 2010, le volume des échanges commerciaux entre l’UE et le Jilin a bondi de 59% pour atteindre 8 ,4 milliards de dollars.

La Foire sur l’investissement et le commerce Chine(Jilin)-Europe s’est ouverte jeudi et durera trois jours dans la province du Jilin (nord-est). Environ 170 entrepreneurs européens et 300 représentants locaux vont mener des négociations pour nouer une collaboration dans les domaines de la construction automobile, de la machinerie, du transport ferroviaire, de la production agroalimentaire et de l’immobilier, etc.

Les exportations chinoises en hausse de 24,5% en août

Ajouté au 10/09/2011 par SHI Lei

Les exportations chinoises ont grimpé, au mois d’août, de 24,5% sur un an pour atteindre 173,31 milliards de dollars, a annoncé samedi l’Administration générale des douanes (AGD).

Les importations ont augmenté de 30,2% à 155,56 milliards de dollars, un nouveau record depuis mars, selon les chiffres publiés par l’AGD.

L’excédent commercial pour le mois d’août s’est établi à 17,75 milliards de dollars, contre 31,48 milliards de dollars au mois de juillet.

Les exportations et importations ont totalisé 2 350 milliards de dollars au cours des huit premiers mois de l’année, en hausse de 25,4% en glissement annuel.

De janvier à août, les exportations ont atteint 1 220 milliards de dollars, en progression de 23,6%, alors que les importations se sont élevées à 1 130 milliards de dollars, soit 27,5% de plus.

L’excédent commercial a reculé de 10% de janvier à août par rapport à la même période de l’année dernière pour tomber à 92,73 milliards de dollars.

Le commerce entre la Chine et l’Union européenne (UE) a rebondi de 21,8% au cours de cette période, à 372,14 milliards de dollars, l’UE demeurant le plus grand partenaire commercial de la Chine.

Le commerce entre la Chine et les Etats-Unis s’est classé au deuxième rang avec 285,65 milliards de dollars (+17,8%), tandis que celui entre la Chine et l’ASEAN (Association des Nations de l’Asie du Sud-Est, au troisième rang) a atteint 234,61 milliards de dollars (+26,6%).

La Chine a enregistré un déficit commercial de 15,67 milliards de dollars dans le commerce avec l’ASEAN au cours de ces huit premiers mois, soit une augmentation de 69,6%.

Les échanges commerciaux entre la Chine et le Japon ont connu une hausse de 18,8%, à 221,98 milliards de dollars de janvier à août. La Chine a enregistré un déficit commercial de 33,72 milliards de dollars, soit une baisse de 7% par rapport à la même période de l’année dernière.

Les ventes au détail en Chine ont augmenté en août de 17% en glissement annuel pour atteindre 1 470,5 milliards de yuans (environ 230 milliards de dollars), a annoncé vendredi le Bureau d’Etat des Statistiques.

L’investissement en capital fixe a progressé de 25% en glissement annuel pour atteindre 18 060 milliards de yuans (2 830 milliards de dollars) sur les huit premiers mois de l’année, a annoncé vendredi le Bureau d’Etat des Statistiques (BES).

Les ventes des voitures de tourisme en Chine ont augmenté de 5,1% en glissement annuel pour atteindre 900 000 unités en août, a annoncé mercredi l’Association chinoise des voitures de tourisme.

Le chiffre a progressé de 7,2% en glissement mensuel, a indiqué l’association. Les voitures de tourisme comprennent les berlines, les véhicules polyvalents et les véhicules utilitaires sport.

Sur les huit premières mois de l’année, les ventes de voitures de tourisme ont totalisé 7,23 millions d’unités, soit une croissance annuelle de 8,7%.

Selon Rao Da, secrétaire général de l’association, les ventes de véhicules étaient inférieures à la prévision au début du mois, mais ont rebondi plus tard grâce à un approvisionnement suffisant et des promotions commerciales.

Il a prévu un ralentissement de la croissance des ventes en septembre.

L’indice des prix à la production (IPP), un indicateur majeur de l’inflation au niveau de la vente en gros, a grimpé en août de 7,3% en glissement annuel, a annoncé vendredi le Bureau d’Etat des Statistiques (BES).

La croissance de l’IPP du mois d’août est inférieure à celle de 7,5% du mois de juillet, a indiqué le BES dans un communiqué publié sur son site Internet.

Sur les huit premiers mois de l’année, l’IPP chinois a progressé de 7,1%, par rapport à la même période de l’année dernière.

Les prix d’achat à la production ont augmenté de 10,6% en glissement annuel, mais de seulement 0,2% en glissement mensuel, selon le BES.

Les prix des matériaux de production ont grimpé en août de 8% en glissement annuel, et de 0,1% par rapport au mois de juillet.

L’inflation en Chine a ralenti en août par rapport à son plus haut niveau depuis 37 mois en juillet, sur fond de refroidissement de l’économie chinoise et de la persistance des incertitudes de l’économie mondiale.

L’indice des prix à la consommation (IPC) de Chine, le principal indicateur de l’inflation, a augmenté de 6,2% en août, a annoncé vendredi le Bureau d’Etat des Statistiques.

Les prix des denrées alimentaires ont progressé de 13,4% en août. L’IPC a affiché une hausse de 6,5% en juillet, provoquée principalement par les prix des denrées alimentaires qui ont bondi de 14,8% en glissement annuel. Le chiffre a dépassé de loin l’objectif de 4% fixé par le gouvernement pour toute l’année 2011.

Pour contrôler la flambée de l’inflation, la Banque populaire de Chine, la banque centrale, a augmenté trois fois cette année les taux d’intérêt et six fois le taux des réserves obligatoires.

“L’économie chinois a ralenti en raison d’une série de politiques resserrées, et les crises des dettes en Europe et aux Etats-Unis ont ajouté des incertitudes à l’économie mondiale. Par conséquent, le gouvernement devrait attendre un moment avant de prendre de nouvelles mesures macro-économiques”, a analysé Ba Shusong, chercheur au Centre de recherche sur le développement du Conseil des Affaires d’Etat (gouvernement chinois).

L’IPC chinois a augmenté en août de 0,3% en glissement mensuel.

L’indice des prix à la production, un indicateur majeur de l’inflation au niveau de la vente en gros, a bondi en août de 7,3% en glissement annuel.

La valeur ajoutée de la production industrielle de la Chine a progressé en août de 13,5% en glissement annuel, a annoncé vendredi le Bureau d’Etat des Statistiques (BES).

En août, ce chiffre était en baisse de 0,5 point de pourcentage par rapport à celui de juillet, portant la croissance de la valeur ajoutée de la production industrielle pour la période de janvier à août à 14,2%, selon un communiqué du Bureau publié sur son site internet.

En base mensuelle, la valeur ajoutée de la production industrielle a progressé de 1% en août, a indiqué le BES.

La valeur ajoutée de la production industrielle détermine la valeur finale de la production industrielle, soit la valeur de la production industrielle brute moins les intrants intermédiaires tels que le coût des matières premières et de la main-d’oeuvre.

L’investissement en capital fixe de la Chine a progressé de 25% en glissement annuel pour atteindre 18 060 milliards de yuans (2 830 milliards de dollars) sur les huit premiers mois de l’année, a annoncé vendredi le Bureau d’Etat des Statistiques (BES).

Le chiffre est de 0,4 point de pourcentage inférieur à celui des sept premiers mois, indique un communiqué publié sur le site internet du BES.

En août, l’investissement en capital fixe a progressé de 1,16% en glissement mensuel, par rapport au 0,27% en juillet.

Durant les huit premiers mois, les investissements dans les industries primaire et secondaire ont augmenté respectivement de 23% et 27% pour atteindre 417,6 milliards et 7920 milliards de yuans. Le secteur tertiaire a connu une hausse des investissements de 23,6%.

Au cours de cette période, l’investissement dans les régions de l’est, du centre et de l’ouest du pays a grimpé respectivement de 22,6%, 30,1% et 29,4%

Au cours des huit premiers mois de l’année, l’investissement dans le secteur immobilier du pays a augmenté de 33,2% en glissement annuel à 3 780 milliards de yuans, dont 2 710 milliards de yuans ont été investis dans les logements résidentiels, soit une croissance de 36,4% par rapport à la même période de l’année dernière.

La superficie des transactions dans le secteur des logements commerciaux a progressé de 13,6% en base annuelle à 598,54 millions de mètres carrés pendant les huit premiers mois, contre une croissance de 13,1% pour les logements résidentiels.

Les ventes au détail en Chine ont augmenté en août de 17% en glissement annuel pour atteindre 1 470,5 milliards de yuans (environ 230 milliards de dollars), a annoncé vendredi le Bureau d’Etat des Statistiques (BES).

Les ventes au détail en août ont progressé de 1,36% par rapport au mois de juillet. De janvier à août, les ventes au détail du pays ont augmenté de 16,9% en glissement annuel à 11 490 milliards de yuans, selon le BES.

Les ventes au détail dans les zones urbaines ont bondi de 17,1% sur un an à 1 280 milliards de yuans en août, alors que les ventes dans les zones rurales ont grimpé de 16,4% à 192,2 milliards de yuans, a indiqué le BES.

Les ventes de bijoux ont progressé de 44,4% à 15 milliards de yuans, représentant la plus importante croissance parmi l’ensemble des biens de consommation.

Les ventes de pétrole et de produits pétroliers ont augmenté de 38,4% à 126,7 milliards de yuans.

Les ventes dans le secteur de la restauration ont généré 171,7 milliards de yuans en août, soit une croissance de 16,7% en glissement annuel, alors que les ventes au détail des marchandises ont augmenté de 17% à environ 1 300 milliards de yuans.

Les ventes automobiles en Chine ont augmenté de 8,29% en base mensuelle pour atteindre 1,38 million d’unités, en hausse de 4,15% par rapport à l’année dernière, a annoncé vendredi le ministère chinois de l’Industrie et des Technologies de l’Information.

La production automobile a atteint 1,39 million d’unités en août, en progression de 6,66% par rapport au mois de juillet et en hausse de 8,72% en base annuelle, selon un communiqué publié sur le site Internet du ministère.

Le chiffre d’août a porté les ventes automobiles durant les huit premiers mois de 2011 à 11,98 millions d’unités. Les constructeurs automobiles se sont efforcés de réduire leurs stocks après que le gouvernement eut mis un terme aux programmes d’incitation et imposé de nouvelles limites aux achats de voitures au début de cette année.

SAIC Motor, Dongfeng Motor Corp. et FAW Group sont les meilleurs vendeurs des huit premiers mois, avec des ventes de respectivement 324 000 unités, 228 600 unités et 217 400 unités.

La valeur ajoutée de la production industrielle de la Chine devrait augmenter de 13,5% en glissement annuel cette année, a prévu vendredi dans un rapport le ministère de l’Industrie et des Technologies de l’Information (MITI).

Cette croissance est inférieure à celle de 14,2% enregistrée sur les huit premiers mois de l’année, selon le Bureau d’Etat des Statistiques (BES). Le mois d’août a connu une hausse de 13,5%, contre 13% en juillet.

La production industrielle “sera confrontée à une situation plus compliquée au cours du restant de l’année”, prévoit le rapport publié conjointement par le MITI et l’Académie chinoise des Sciences sociales.

“Des incertitudes sont en train d’apparaître”, a indiqué Huang Libin, un responsable chargé de l’inspection et de la coordination du MITI, citant les prix élevés de l’énergie et des matériaux, la flambée du coût de la main d’oeuvre, le resserrement des approvisionnements de charbon et de pétrole, les fluctuations des taux de change et les difficultés de financement.

“L’environnement extérieur est de plus en plus difficile pour la production industrielle, en raison de la timide reprise économique mondiale, de la flambée de l’inflation mondiale, et de l’aggravation de la crise de la dette”, a poursuivi M. Huang. Les incertitudes auront un impact sur la Chine dans les domaines des finances, du commerce et de l’investissement, a-t-il ajouté.

Il a cependant affirmé que les difficultés pour le reste de l’année étaient contrôlables. Les investissements en capital fixe restent le principal moteur de la croissance stable de la production industrielle, indique le rapport.

Selon le BES, les investissements en capital fixe de la Chine ont grimpé de 25% en base annuelle sur les huit premiers moins de l’année, contre 25,4% pour les sept derniers mois.

Les nouveaux prêts libellés en yuan en Chine ont totalisé 548,5 milliards de yuans (85,8 milliards de dollars) en août, soit 9,3 milliards de yuans de plus par rapport à la même période de l’année dernière, a annoncé dimanche la banque centrale.

A la fin du mois d’août, la masse monétaire au sens large (M2), couvrant la monnaie en circulation et tous les dépôts, a progressé de 13,5% en base annuelle à 78 070 milliards de yuans. Cette augmentation était de 1,2 point de pourcentage inférieure par rapport à juillet et de 5,7 points de pourcentage inférieure par rapport à la même période de l’année dernière, a indiqué la Banque populaire de Chine dans un communiqué publié sur son site Internet.

La masse monétaire au sens strict (M1), couvrant les espèces en circulation plus les dépôts à vue, a bondi de 11,2% en glissement annuel à 27 330 milliards de yuans. La croissance était de 0,4 point de pourcentage inférieure par rapport à juillet et de10,7 points de pourcentage inférieure à celle du mois d’août 2010.

Entreprenariat Chine-Afrique : Un complexe sucrier connu de tous au Togo

Ajouté au 29/08/2011 par SHI Lei

“Connu de tous au Togo”, le Complexe sucrier d’Anié (près de 180 km au centre du Togo) développé par la Société sino-togolaise ( SINTO) est considéré comme le fruit d’une coopération exemplaire mutuellement bénéfique entre la Chine et le Togo.

Le Complexe sucrier d’Anié a vu le jour grâce à un projet ambitieux réalisé avec l’aide économique chinoise dans les années 1980, déclare Fan Zhongliang, Directeur général de cette société, lors d’une interview exclusive accordée à l’agence de presse Xinhua (Chine Nouvelle).

Après la réalisation du projet, il a été confié au Groupe d’entreprises de l’import-export des équipements de Chine pour son exploitation et sa gestion, explique M. Fan.

Au terme d’un nouveau contrat de location en 2007, le Groupe d’entreprises de l’import-export des équipements de Chine a investi d’important fonds dans des innovations techniques générales du complexe, ajoute M. Fan.

Sur la base de 1.400 ha de terres pour cultiver la canne à sucre, la Société sino-togolaise a effectué des travaux de défrichage de 300 ha et adopté de nouvelles techniques agricoles jamais utilisées auparavant dans cette région.

Cette orientation a permis au Complexe sucrier de presser quotidiennement 700 tonnes de canne à sucre et de produire 30 M3 d’alcool, raconte le Directeur général de la Société sino-togolaise.

Le complexe sucrier d’Anié compte actuellement une trentaine d’experts chinois et 450 employés locaux. Pendant la saison de production qui va du mois d’Octobre au mois de Février, cette unité de production emploie plus de 2.000 personnes, y compris la main- d’oeuvre à long terme, la main-d’oeuvre saisonnière et provisoire.

Selon M. Fan, l’existence du Complexe sucrier a permis à la ville d’Anié, qui était auparavant un petit village inconnu, de devenir une ville en plein épanouissement. L’année dernière, le gouvernement togolais a désigné la ville d’Anié comme chef-lieu de la province d’Anié qui a été établie spécialement.

Les habitants locaux ont vraiment bénéficié des avantages réels de l’existence du complexe sucrier, souligne M. Fan.

“Nous avons résolu le problème de l’emploi local et le complexe sucrier paye entre 60 millions et 70 millions de FCFA en terme de masse salariale chaque mois à ses employés locaux (1 dollar équivaut à peu près 475 FCFA)”, précise M. Fan.

Par ailleurs, le Complexe sucrier d’Anié a formé un grand nombre de talents techniques locaux pour la gestion de l’entreprise et a fourni des occasions à certains employés pour des formation ou stage de formation technique en Chine.

Depuis sa réalisation, le Complexe sucrier d’Anié a obtenu non seulement une rentabilité économique mais aussi des avantages sociaux, et qu’il est devenu réellement un exemple de la coopération mutuellement bénéfique entre la Chine et le Togo.

M. Fan affirme que le Complexe sucrier de la Société sino-togolaise n’épargnera aucun effort pour consolider et développer davantage l’amitié et la coopération sino-togolaises.

“Nous avons construit, sans récompense, une école primaire pour les habitants vivant aux environs du réservoir du complexe sucrier et fait don de sacs d’écolier et fournitures de bureaux aux 4 écoles primaires de la ville d’Anié, outre des participations à des activités caritatives organisées par des organisations locales”, révèle-t-il.

A la veille du Nouvel An 2009, le Complexe sucrier d’Anié est allé au secours aux sinistres des inondations d’Atakpamé, centre du pays, avec des dons de près d’un million de FCFA.

En 2010, le réservoir du complexe sucrier a été agrandi grâce aux innovations techniques, et commence à fournir de l’eau potable aux habitants de la ville d’Anié, contribuant à résoudre les difficultés en matière d’eau potable, ajoute M. Fan.

Ces dernières années, poursuit M. Fan, le complexe sucrier a envoyé des véhicules de diverses catégories pour aider ses régions voisines à reconstruire des routes endommagées par les inondations.

La Chine devient le plus grand marché d’exportation de l’Afrique du Sud

Ajouté au 29/08/2011 par SHI Lei

La Chine est devenue le plus grand marché d’exportation de l’Afrique du Sud à la fin de 2010 grâce au renforcement des relations commerciales bilatérales, a indiqué l’ambassadeur d’Afrique du Sud en Chine Bheki Langa.

Les investissements entre les deux pays ont bondi à près de sept milliards de dollars à la fin de l’année dernière, a précisé l’ambassadeur à l’agence de presse Xinhua (Chine Nouvelle) dans une récente interview.

Selon les statistiques des douanes chinoises, le volume du commerce entre la Chine et l’Afrique du Sud a totalisé 25,6 milliards de dollars l’année dernière. Les importations en provenance d’Afrique du Sud ont atteint 14,8 milliards de dollars au cours de cette période.

Les exportations de l’Afrique du Sud vers la Chine sont principalement des produits primaires et le pays africain espère exporter davantage de produits à valeur ajoutée dans l’avenir, a indiqué l’ambassadeur.

Les abondantes ressources minérales de l’Afrique du Sud offriront de bonnes opportunités aux potentiels investisseurs chinois, a-t-il ajouté.

L’Afrique du Sud est devenue un centre régional à partir duquel les investisseurs chinois peuvent accéder au continent africain.

La Chine a approuvé un investissement de 5 milliards de dollars pour le développement de l’Afrique

Ajouté au 08/08/2011 par SHI Lei

Dans un article du journal nigérian The Nation mardi dernier, Hu Zhirong, vice-président du Fonds Chine-Afrique pour le développement, a révélé lors d’une interview à Abuja que le gouvernement chinois avait déjà approuvé un investissement de 5 milliards de dollars en Afrique. Bolanle Onagoruwa, chef du Bureau des entreprises publiques du Nigéria l’a confirmé au journal. Hu Zhirong avait rendu visite à celui-ci vendredi dernier.

Une grande partie des fonds devrait être investie dans les infrastructures, et le Nigéria figure parmi les bénéficiaires du plan. Une délégation dirigée par Hu étudie actuellement des projets réalisables dans le pays.

Hu a indiqué que la Chine prendrait en charge des projets concrets de façon indépendante, plutôt que de fournir uniquement une aide financière. La Chine accordera une priorité aux projets d’infrastructure réalisables dans le commerce. Elle demandera peut-être de détenir les actions d’une partie de ces projets afin de partager les bénéfices dans l’avenir.

Mis en service en 2007, le Fonds Chine-Afrique pour le développement est le plus grand fonds de capital-investissement de Chine, et également le plus grand fonds pour le développement africain du monde. La Banque de développement de Chine a fourni les premiers investissements d’un milliard de dollars.

 

La coopération économique Chine-Afrique: vers un avenir partagé

Ajouté au 29/07/2011 par SHI Lei

Des rangées de maisons peintes en jaune et construites dans le style africain bordent une route goudronnée; le maïs planté dans de vastes espaces devant ces habitations pousse à merveille et porte déjà ses premiers épis… Voilà un nouveau quartier de relogement aménagé pour les personnes déplacées d’une région d’exploitation du diamant en banlieue de la ville de Mutare, dans l’est du Zimbabwe.

Financé et construit par le Groupe de construction économique étrangère de l’Anhui (AFECC), une société d’ingénierie chinoise, ce petit joyau d’urbanisme s’étend sur huit kilomètres carrés et possède une école, un hôpital, une mini-centrale électrique, une usine d’eau potable et même, un réseau d’irrigation.

“Nous habitions dans une région montagneuse riche en diamant, mais nous n’avions ni technique ni argent pour exploiter ce trésor […] Le nouveau cadre de vie nous redonne de l’espoir”, se réjouit un habitant appelé Sgok, tout sourire. Cet homme, qui ne connaissait jadis que le labour et l’élevage, excelle maintenant dans son métier de charpentier, grâce à une formation chinoise.

De fait, les personnes comme Sgok sont nombreuses au Zimbabwe, l’un des pays bénéficiaires des retombées de la coopération économique et commerciale entre la Chine et l’Afrique.

La coopération économique et commerciale sino-africaine, dont la bonne santé est illustrée par des projets gigantesques comme la ligne de chemin de fer Tanzanie-Zambie et le nouveau siège de l’Union Africaine, se trouve, selon le Livre blanc sur la coopération économique et commerciale sino-africaine publié par le gouvernement chinois en décembre 2010, “à un nouveau point de départ historique” du développement.

En Algérie, le mégaprojet de transfert d’eau potable d’In Salah vers Tamanrasset, dont les travaux ont été confiés à quatre entreprises chinoises en partenariat avec les Algériens de Cosider, a été inauguré en avril dernier. Aux dires du ministre algérien des Ressources en eau, Abdelmalek Sellal, le projet est “un rêve” venu étancher la soif de quelque 97 000 habitants de la capitale de l’Ahaggar et de milliers de citoyens habitant les localités environnantes.

En Maurtanie, une convention de pêche a dernièrement été signée ente le pays et l’opérateur chinois Poly Technology inc (PTI). “Il s’agit d’une convention unique de son genre, elle génère 2 400 opportunités d’emplois permanents, crée de la valeur ajoutée pour les espèces pélagiques et contribue au transfert des technologies”, a indiqué l’ambassadeur de Chine en Mauritanie, Chen Gonglai.

Au Mali, l’aide financière chinoise a également permis la réalisation d’infrastructures plus récentes comme le Palais des Congrès de Bamako, le Stade du 26 Mars de 50 000 places, la construction de stades et d’écoles rurales.

En République du Congo, le gouvernement, conscient des problèmes de télécommunication, a décidé dès 2006 de confier à la Chine la mise en oeuvre du projet de couverture nationale dans le but de réduire efficacement la fracture numérique entre le Congo et les pays du nord.

Face à la récession et à la crise économique mondiale, la Chine et l’Afrique, qui se trouvaient presque au même niveau de développement il y a 30 ans, se sont rendues compte qu’elles sont des partenaires naturels pour établir un ordre politique et économique international, juste et équitable.

Or, certains médias et spécialistes ont insinué que l’engagement de la Chine à l’égard de l’Afrique a tout simplement pour objectif de puiser des ressources dans ce continent. Certains sont allés jusqu’à taxer la présence chinoise en Afrique de “néocolonialisme”, malgré le fait que la relation sino-africaine soit mutuellement avantageuse et que Beijing attache de l’importance à tous ses partenaires africains, qu’ils soient riches en ressources naturelles ou non.

“Il y a plus d’un demi-siècle, on parlait déjà du ‘péril jaune’. On ne l’a jamais vu. On ne le verra pas en Afrique. Une certaine propagande veut simplement créer chez nous des réflexes négatifs de peur, mais les Africains sont majeurs et savent ce qui est bon pour eux et ce qui ne l’est pas. La coopération chinoise est la bienvenue. Elle est rapide et efficace”, a souligné le président sénégalais Abdoulaye Wade lors d’une interview accordée à l’agence Xinhua.

Les faits en sont également la preuve. La Chine joue depuis longtemps un rôle de taille dans l’aide étrangère en Afrique. Elle a jusqu’à aujourd’hui construit, dans le cadre de son assistance, plus de 2 000 km de chemins de fer, 3 000 km d’autoroutes, 100 écoles et 60 hôpitaux sur le continent africain. Elle a également réduit ou réévalué la dette africaine à hauteur de plus de 20 milliards de yuans, soit 3,08 milliards de dollars.

En outre, la Chine a mis en place, depuis 2009, 20 centres de démonstration agricole, 30 centres de lutte contre le paludisme et 100 projets d’énergies renouvelables, autant de projets qui manquent cruellement en Afrique.

“La Chine ne nous impose rien parce que nous entretenons un partenariat respectueux et mutuellement avantageux”, a estimé M. Coulibaly, un conseiller aux affaires étrangères du Mali.

“L’engagement fait par la Chine envers l’Afrique ne vise pas seulement à trouver des ressources dont elle a besoin, à créer des emplois pour les Chinois, à exploiter des ressources et à améliorer les infrastructures pour l’Afrique, mais aussi et surtout à façonner l’avenir : l’avenir de la Chine comme l’avenir de l’Afrique”, a souligné Ye Hailin, chercheur à l’Académie chinoise des sciences sociales, dans un article récemment publié dans le journal International Herald Leader.

De plus, le développement rapide de la Chine, le plus grand pays en développement, est un exemple pour l’Afrique, le continent qui réunit le plus grand nombre de pays en développement.

“L’Afrique doit s’inspirer des succès du développement de la Chine, accélérer la construction d’infrastructures, moderniser ses modèles de développement économique et réaliser une croissance économique rapide et durable”, a noté Jennifer Blanke, la chef du Réseau de la compétitivité mondiale du Forum économique mondial (WEF), lors du 21e Forum économique mondial sur l’Afrique organisé en mai au Cap, en Afrique du Sud.

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