La guerre des petits vendeurs chinois sur Taobao

Ajouté au 17/10/2011 par SHI Lei

Plusieurs milliers de petits vendeurs du très populaire site de vente en ligne Taobao ont réagi de façon agressive à l’annonce de nouvelles règles entravant potentiellement leur commerce. Mais l’entreprise les a ignorés, et la situation pourrait empirer.

Tout comme Weibo ou QQ, Taobo est l’un de ces sites Web inconnus en Europe, mais qui font partie intégrante de la vie des quelques 500 millions d’internautes chinois.

“Chasse au trésor” a été lancé en 2003, à une époque où eBay contrôlait 90% du secteur en Chine. En deux ans, Taobao y écrasait son rival, qui a fini par fermer en 2006. Dès 2009, le site était devenu la source de près de 83% des achats sur internet, encore assez marginaux en Chine mais en pleine croissance, selon la société iResearch.

Taobao doit son succès à une interface facile à prendre en main qui a permis à des milliers de Chinois d’y développer leurs petits commerces, pour beaucoup assez rentables pour en vivre.

Mais ces petits vendeurs ne sont pas les seuls à utiliser “Chasse au trésor”, et des marques telles que Dell, Uniqlo ou Procter and Gamble y font également commerce, ainsi que de nombreuses entreprises chinoises cherchant à se faire un nom après des années de sous-traitance pour des marques étrangères.

“Occupy Taobao”

Lundi dernier, Jack Ma, directeur du groupe Alibaba qui détient Taobao, a annoncé une réforme importante du système de fonctionnement du site, qui a fait bondir ses utilisateurs.

Et pour cause: désormais le prix de l’inscription annuelle à Taobao Mall (la partie du site dédiée aux échanges entre professionnels et particuliers) coûtera entre 30 000 et 60 000 yuans (3400 et 6800 euros) selon la taille du commerce, au lieu de 6000 précédemment.

Les nouvelles règles imposeront également aux vendeurs de donner 50.000 RMB à Taobao en dépôt, qui serviront à dédommager les clients en cas de futurs litiges. Pour les petits vendeurs, le coup est dur.

C’est pourquoi, suite l’annonce de Jack Ma, les réactions ont fusé.

Les petits vendeurs se sont immédiatement organisés pour protester, en lançant une campagne d’action intitulée “Occupy Taobao”, en référence au slogan des “indignés” qui occupent Wall Street depuis fin septembre (et dont le combat est pourtant tout autre).

Selon le Global Times, plusieurs dizaines d’entre eux se sont réunis pour protester devant les locaux de Taobao à Hangzhou (Zhejiang).

Plus significatif, un groupe de 7000 vendeurs réunis sous le nom de “ligue anti-Taobao” a inauguré une série d’attaques largement suivies contre des vendeurs importants, privilégiés, selon le groupe par cette mesure.

De l’huile sur le feu

Les attaques consistaient à lancer un grand nombre de commandes express (livrées en 24 heures), avant de les renvoyer comme cela est permis dans les sept premiers jours par le règlement du site, créant ainsi une situation difficile pour les vendeurs concernés.

“Des dizaines de milliers de petits (petits) vendeurs ont fait ton succès, accuse la “ligue anti-Taobao” dans un communiqué adressé à Jack Ma. Ils ont fait de toi ce que tu es. Comment peux-tu les trahir ainsi?”

Mercredi, 40 000 personnes se sont réunies sur un forum en ligne pour discuter de futures actions.

Mais Jack Ma, l’homme qui a annoncé récemment vouloir racheter Yahoo, semble déterminé.

Affirmant que son but est de rendre le site plus sécurisé en éliminant les mauvais vendeurs, il a cependant réaffirmé que la partie du site réservée aux particuliers resterait gratuite.

Mais cela ne semble pas avoir satisfait la “ligue anti-Taobao”, l’affaire ne devrait pas s’arrêter là. D’autant que M.Ma a jeté de l’huile sur le feu hier de son compte Weibo, en comparant les personnes impliquées dans les actions de la “ligue”… à des Nazis!

 

Les Chinois en colère contre les "patrons fuyards" de Wenzhou

Ajouté au 17/10/2011 par SHI Lei

Incapables de payer leurs dettes, plus de 26 entrepreneurs de Wenzhou ont récemment fui le pays, provoquant la colère de nombreux internautes.
La ville de Wenzhou, située dans la riche province côtière du Zhejiang, a été depuis le XIXe siècle un port prospère dans le commerce international. Ses habitants ont migré tout autour du monde, notamment en France, et des entreprises de tailles moyennes sont apparues un peu partout dans la ville depuis la politique d’ouverture de Deng Xiaoping dans les années 70.

L’expression « Modèle de Wenzhou » est utilisé pour décrire le développement économique de la région basé sur le marché libre et non régulé et sur un important secteur privé.

Un scandale a récemment éclaté autour des membres du gouvernement de Wenzhou impliqués dans des activités de prêts usuraires illégaux. Plusieurs millions de RMB (un RMB vaut 0,11 euro) auraient été détournés des banques au profit d’activités de prêts parallèles et de certaines entreprises locales.

Toutefois, depuis le ralentissement économique, ces mêmes entreprises se retrouvent incapables de payer leurs dettes. A ce jour, plus de 26 entrepreneurs de Wenzhou ont fui le pays et les autorités locales ont été obligées de demander de l’aide auprès du gouvernement central.

Ces derniers jours, « Runaway bosses » (les patrons fuyards) est devenu l’expression à la mode dans les différents sites d’information et de l’avis de beaucoup, ces patrons ne méritent aucune sympathie.

« Ils est temps pour eux de payer »

Sur le forum du site « Sina Weibo » le jeune entrepreneur Song Zude commente la situation :

« Les spéculateurs immobiliers de Wenzhou ne méritent aucune sympathie. Les prix élevés de l’immobilier sont principalement dus à la politique du gouvernement qui consiste à faire monter le prix des terrains dans le but d’augmenter le PIB mais dans le même temps les spéculateurs immobiliers de Wenzhou devraient aussi être tenus pour responsables.

Durant ces dix dernières années, ces même gens ont fait grimper les prix de l’immobilier partout dans le pays perturbant le marché et créant ainsi des souffrances parmi les résidents.

La plupart des patrons de Wenzhou sont plus impliqués dans la spéculation immobilière, l’économie virtuelle ou les activités de prêts usuraires que dans leurs entreprises et se retrouvent, à cause de ça, sérieusement endettés. Les “patrons fuyards ” ont fui dans le monde entier mais il est temps pour eux de payer. »

Le thème de discutions lancé par M. Song à reçu plus de 300 commentaires exprimant, pour la plupart, la colère envers les spéculateurs de Wenzhou. Extraits :

« Wenzhou spécule sur l’immobilier, Chaozhou sur le prix des terrains et les banques font des profits sur les intérêts. Tous ceux qui veulent acquérir une propriété doivent passer par ces gangs. »

dengdaiyanguilai : « C’est exact. Ils nous pompé tout notre argent. Peuvent-ils nous rembourser avant que le gouvernement les aide ? »

« Patrons de Wenzhou, que faisiez-vous pendant les catastrophes naturelles qu’a connues le pays ? Vous buviez du château Laffitte au volant de belles voitures accompagné par des stars du cinéma. Ceux qui gagnent leur argent en spéculant et sont forcés à fuir ne se seraient pas lancés dans les activités ci-dessus ?

La fin des spéculateurs de Wenzhou est une bonne chose pour les villageois. »

« Ils ont artificiellement augmenté le prix de l’immobilier ici puis transféré leurs gains à Dubaï. Lorsque le prix de l’immobilier à Dubaï s’est effondré ils sont tombés avec. Finalement, les huit plus grosses fortunes de Wenzhou ont donné leurs gains aux étrangers ! »

VanTssei : « Puisque le gouvernement a créé un marché monopolistique à gain garanti, il est normal que ceux qui possèdent des capitaux fassent des profits. La spéculation immobilière a été encouragée par le gouvernement, ceux de Wenzhou ne font que prendre la tête. Zude devrait s’occuper des sites de divertissement car l’économie n’est manifestement pas son domaine. »

La faute des Etats-Unis ?

Le commentateur financier de la Télévision centrale d’Etat chinoise Niu Wenxin s’inscrit en faux contre le sentiment public et préfère blâmer les Etats-Unis :

« Pour contrer la politique monétaire restrictive de la Chine, les Etats-Unis forcent la valeur du RMB chinois à augmenter. La réévaluation du RMB est directement liée à la politique de restriction monétaire.?La situation à Wenzhou est la conséquence de cette politique monétaire.

Toutefois, certaines personnes essaient de voiler le problème en affirmant que celui-ci est causé par la cupidité et les activités spéculatives des “ patrons ” de Wenzhou.

Ceci mènera à la chute de l’économie chinoise. »

Fil de discussion du billet de Niu :

Poliwang : « L’économie mondiale est en ralentissement et le prix des matières premières est en baisse. Nos exportations sont en situation critique. Si la Chine ne met pas fin à sa politique monétaire restrictive et ne stimule pas la demande interne, nous allons droit vers un atterrissage difficile. Actuellement, nous devons créer plus d’emplois et soutenir les petites et moyennes entreprises afin d’écarter le chômage. »

« La fin des activités financières parallèles est due à des taux d’intérêts inappropriés liés à l’inefficacité du système financier actuel. De plus, la corruption et l’absence de régulation ont créé un système de fraude qui ne peut que péricliter. La rareté des prêts pousse maintenant la bulle à éclater. L’émergence des prêts usuraires dans tout le pays annonce la fin de la prospérité. »
 

Chaos sur Taobao après le tollé suscité par l’augmentation des frais

Ajouté au 17/10/2011 par SHI Lei

Des milliers de petits vendeurs ont protesté contre l’augmentation des frais de gestion de Taobao Mall, perturbant la plateforme d’achats en acquérant des produits auprès de revendeurs importants et en demandant un remboursement immédiat.

Les revendeurs ont été forcés de suspendre leurs ventes mardi soir. En effet, les règles de Taobao stipulent que tout revendeur qui refuse de rembourser un produit risque des sanctions.

« À l’heure actuelle, plusieurs douzaines de revendeurs sont affectés, et Taobao Mall s’est déjà adressé à la police. Nous ferons tout notre possible pour assurer le déroulement normal des opérations », a indiqué Zhang Yong, président de Taobao Mall.

Lundi, Taobao a annoncé l’augmentation de ses frais annuels à 30 000 ou 60 000 yuans, selon les types de produits vendus. Auparavant, ces frais n’étaient que de 6 000 yuans.

« Nous ne serons pas en mesure de payer ces frais, car en tant que start-up, nos profits sont trop maigres pour supporter ce poids », explique un vendeur dont l’identifiant est Yang1981 et qui a lancé ses affaires en juin de l’année dernière.

Le groupe Alibaba a partagé il y a trois mois ses opérations de commerce électronique en trois entités : Taobao Mall, Taobao Marketplace (un site hébergeant les échanges entre acheteurs et vendeurs particuliers) et eTao (moteur de recherche orienté e-commerce).

Taobao Mall propose davantage de vendeurs de marques célèbres, par rapport aux vendeurs particuliers présents sur Taobao Marketplace.

Taobao Mall a déclaré hier que les nouveaux frais étaient destinés à aider les acheteurs à profiter d’un service de meilleure qualité et qu’il n’était pas question de céder « aux intimidations et aux menaces ».

Le site ajoute que les revendeurs peuvent néanmoins récupérer la moitié ou la totalité de ces frais s’ils atteignent un volume donné de transactions et un indice de satisfaction client supérieur à la moyenne. Par exemple, les vendeurs de vêtements peuvent récupérer l’intégralité de ces frais si leurs ventes annuelles atteignent 1,2 million de yuans.

Les spécialistes du secteur internet estiment toutefois qu’il sera difficile pour les nouveaux venus d’atteindre un niveau de vente suffisant pour récupérer leur argent. La hausse des frais pourra également mener à une augmentation des prix.

Avec 33 % du marché, Taobao Mall jouit actuellement de la part du lion du B2C (business to consumer) chinois, devant 360Buy et Amazon.cn, rapporte la société de recherche Analysys International.

 

La Chine dépasse les Etats-Unis en tant que premier partenaire commercial de l’UE en juillet (ministère)

Ajouté au 16/10/2011 par SHI Lei

Le commerce entre la Chine et l’Union européenne (UE) a totalisé 35,6 milliards d’euros (49,4 milliards de dollars) en juillet. Le pays détrône ainsi les Etats-Unis comme premier partenaire commercial de l’UE, a annoncé le ministère chinois du Commerce, citant les dernières statistiques du Bureau des statistiques de l’UE (Eurostat).

La valeur totale des échanges commerciaux entre la Chine et l’UE au mois de juillet était supérieure de 800 millions d’euros à celle entre les Etats-Unis et l’UE, soit 13,4% du total des importations et des exportations de l’UE, selon les chiffres publiés par l’Eurostat.

Le commerce entre la Chine et l’UE a cependant reculé de 0,8% en juillet par rapport à la même période de l’année dernière.

La Chine demeure le deuxième plus grand marché destinataire des exportations de l’UE. L’Union européenne a réalisé en juillet des exportations d’une valeur de 11,7 milliards d’euros vers la Chine, soit une hausse de 12,3% en glissement annuel. Ce pourcentage est supérieur au taux de croissance des exportations totales de l’UE (4,1%).

L’UE a importé 23,9 milliards d’euros de produits chinois, ce qui représente une baisse de 6,2% en un an. La Chine se classe cependant en tête des pays exportateurs vers l’UE, et les produits en provenance de Chine représentaient 17,4% du total des importations de l’UE.

L’UE a annoncé un déficit commercial de 12,2 milliards d’euros avec la Chine en juillet.

 

 

Ouverture de la 110e Foire de Canton dans le sud de la Chine

Ajouté au 15/10/2011 par SHI Lei

La 110e Foire de Canton, officiellement connue sous le nom de Foire d’import-export de Chine, s’est ouverte vendredi dans la ville de Guangzhou, capitale de la province du Guangdong (sud).

La Chine souhaite signaler au reste du monde son envie d’élargir ses importations lors de la foire, cette année étant marquée par le 10e anniversaire de l’adhésion de la Chine à l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Au total, 529 entreprises venues de 49 pays et régions doivent participer à l’exposition des importations de la foire. Une série de séminaires bilatéraux entre le Japon et la Suède, ainsi que des séminaires entre l’Amérique centrale, l’Amérique du Sud et la Chine seront organisés afin de promouvoir les relations commerciales et d’inciter le monde à mieux connaître la Chine.

La Foire de Canton est la plus grande foire de Chine ainsi qu’un indicateur clé du développement commercial et économique du pays. Depuis 1957, elle est organisée deux fois par an à Guangzhou, au printemps et à l’automne.

Le chinois Lenovo est le nouveau numéro 2 mondial du PC

Ajouté au 14/10/2011 par SHI Lei

Lenovo, qui pèse plus de 21 milliards de dollars, part à la conquête du monde à coups de rachat et vise désormais le marché grand public. Ce qu’il faut savoir sur le constructeur chinois qui monte.

Lenovo est à l’électronique et l’informatique ce que Huawei et ZTE sont aux télécoms. Un géant chinois parti à l’assaut des marchés d’Europe et d’Amérique du Nord, et qui grignote des parts de marché aux géants du secteur. Le constructeur est devenu, selon Gartner, le numéro deux mondial du PC au dernier trimestre. Sur la période de son exercice 2010-2011, il a largement surperformé la croissance du marché global : +28,2%, contre +7,4% pour la moyenne du secteur. Ce qu’il faut savoir sur cette entreprise, encore méconnue du grand public.
 

Un développement rapide par croissance externe

 

Lenovo s’est imposé, d’abord sur le marché des entreprises avec sa gamme ThinkPad, quand Legend Holdings, l’ancien nom du groupe, a racheté la division PC d’IBM en 2005 pour 1,25 milliard de dollars. Depuis cette année Lenovo a accéléré sa croissance à l’international en créant d’abord une co-entreprise (dont il a le contrôle) avec le japonais Nec, en janvier 2011 pour 175 millions de dollars, puis en rachetant en juin l’allemand Medion, numéro 3 du marché outre-Rhin, très présent en grande-distribution. Sa marge de manœuvre est encore importante puisqu’il possédait à la fin de son dernier exercice 2,7 milliards de dollars de réserves de cash.

 

Lenovo, qui a enregistré un chiffre d’affaires de 21,6 milliards de dollars lors de son dernier exercice pour un bénéfice avant impôts de 358 millions de dollars, est désormais présent dans 60 pays, vend dans 160, et emploie 23 000 salariés dans le monde.

Sa stratégie : attaquer le marché grand public

Lenovo a souffert de la crise de 2008 lorsque la demande des entreprises a fortement chuté. C’est à ce moment là qu’il a entamé une diversification vers le segment grand public. Sur un secteur à faibles marges (sa marge opérationnelle s’élève à 1,8%), le grand public doit lui apporter plus de volumes. Mais le développement sur ce marché passe par le lancement de produits mobiles, porteurs de forte croissance. C’est ce qu’a fait Lenovo en lançant une gamme de smartphones en Chine, et trois tablettes Android et Windows à l’international. 

Des prix agressifs, mais pas seulement

 

Bien qu’il pratique une politique tarifaire agressive, tant sur le segment professionnel que grand public, Lenovo propose des produits dans toutes les gammes de prix. Il mise aussi sur l’innovation. Le groupe opère 7 centres de R&D, et dispose de 2000 brevets. Parmi ses produits les plus marquants, il a notamment lancé l’IdeaPad U1, un hybride entre PC portable et tablette, dont l’écran se détache pour pouvoir être utilisé comme une tablette. Il a également l’intention de lancer des ultrabooks.

A la conquête de l’Europe et des pays émergents

 

La marque Lenovo s’est internationalisée en 2006. Depuis, le groupe procède généralement en introduisant d’abord ses nouveautés en Chine, avant de les lancer à l’étranger. La part de marché mondiale de Lenovo tient beaucoup à la force de son marché intérieur, sur lequel l’entreprise possède 30% de part de marché et grâce auquel elle réalise 46% de son chiffre d’affaires. Mais elle a l’intention de se développer en Europe, aux Etats-Unis et dans les pays émergents (Indonésie, Mexique, Brésil, Inde, Turquie…). A part les Etats-Unis, les résultats sont déjà probants. Lenovo atteint par exemple 9,2% de part de marché en Inde et 8,4% en Russie. Il ambitionne de conquérir 10% du marché dans tous les pays émergents, seule zone où il perd encore de l’argent, en constituant un réseau de distribution au maillage très fin. Dans la zone EMEA, Lenovo se classe en 5e position, derrière HP, Acer, Asus et Dell. La conquête de l’Europe passera par le grand public et les tablettes. C’est l’ancien patron d’Acer, l’italien Gianfranco Lanci, qui doit accompagner ce développement.

Le contraire d’une entreprise sans usine

 

A la différence d’autres constructeurs, qui sous-traitent la production, et notamment de Dell, Lenovo a fait le choix de produire dans ses propres usines, pour plus de flexibilité. Lenovo possède huit sites de production, dont un en Inde et un au Mexique. Mais afin d’augmenter ses capacités et de faire baisser les coûts, il a également créé une co-entreprise à 300 millions de dollars en Chine avec Compal, 2e sous-traitant mondial pour les PC portables, afin de produire des PC tout-en-un et des portables dès la fin 2012. Les PC portables représentent 60% des ventes de Lenovo (contre 34% pour les ordinateurs fixes).

 

La Chambre américaine de commerce en Chine s’oppose au projet de loi du Sénat sur le yuan

Ajouté au 14/10/2011 par SHI Lei

La Chambre de commerce américaine en Chine a déclaré mercredi son opposition et ses “regrets” à propos du projet de loi du Sénat américain visant à faire pression pour la réévaluation du yuan, la monnaie chinoise.

Le projet de loi, connu sous le nom d’Acte sur la réforme de surveillance du taux de change des monnaies a été adoptée mardi au Sénat à 63 voix contre 35.

“Nous sommes convaincus que le projet de loi est inutile et contre-productif à l’objectif de protéger l’emploi aux Etats-Unis”, a déclaré la Chambre de commerce américaine en Chine (AmCham-China) dans un communiqué.

“Le projet de loi du Sénat portera atteinte aux relations bilatérales dans le commerce et les investissements, affaiblira notre réputation au sein de l’Organisation mondiale du commerce et nuira à nos intérêts nationaux”, a indiqué dans le communiqué Ted Dean, président de l’AmCham-China.

“Nous nous y opposons, et il ne faut pas que ce texte devienne une loi”, a-t-il indiqué. “Nous demandons à la Chambre des représentants de se garder d’aller plus loin sur ce projet de loi”.

La chambre a proposé de soutenir l’emploi aux Etats-Unis en augmentant les exportations. La Chine a été le marché en plus forte croissance pour les exportations américaines durant ces dernières décennies et est devenue aujourd’hui le troisième plus grand marché pour les biens et services américains.

Basée à Beijing, l’AmCham-China est une organisation nationale à but non lucratif qui représente les intérêts d’environ 2 600 compagnies en Chine.

 

La Chine s’oppose fermement à un projet de loi du Sénat américain sur le yuan (porte-parole)

Ajouté au 10/10/2011 par SHI Lei

La Chine s’est fermement opposée mardi à un projet de loi du Sénat américain sur le yuan, la monnaie chinoise, après que ce dernier a voté pour la tenue d’un débat sur la soi-disant “manipulation monétaire” de la Chine, a déclaré le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Ma Zhaoxu dans un communiqué.

Une telle initiative “contrevient sérieusement aux règles de l’Organisation mondiale du commerce et entrave les relations commerciales sino-américaines”, a souligné Ma Zhaoxu.

La Chine appelle certains sénateurs américains à “considérer rationnellement la coopération commerciale entre la Chine et les Etats-Unis, qui est mutuellement bénéfique par nature, et de cesser de faire pression sur la Chine en élaborant des lois intérieures en vigueur aux Etats-Unis”, a indiqué Ma Zhaoxu.

Ce projet de loi “va aggraver la question du taux de change en instaurant des mesures protectionnistes sous le prétexte du déséquilibre monétaire”, a poursuivi le porte-parole.

“La coopération économique et commerciale entre la Chine et les Etats-Unis, qui a apporté des intérêts concrets aux peuples chinois et américain, est caractérisée par des bénéfices mutuels et des résultats gagnant-gagnant, qui constituent le fondement et une force motrice des relations sino-américaines”, a affirmé Ma Zhaoxu.

Selon les statistiques, la Chine et les Etats-Unis sont chacun le deuxième partenaire commercial de l’autre et la Chine est le marché d’exportations ayant la plus forte croissance.

“Il est largement admis que le taux de change du Renminbi, la monnaie chinoise, n’est pas la cause du déséquilibre commercial entre la Chine et les Etats-Unis”, a ajouté Ma Zhaoxu.

La Chine appelle les Etats-Unis à abandonner le protectionnisme et à ne pas politiser les questions économiques afin de créer un environnement favorable au développement des relations économiques et commerciales bilatérales, a-t-il indiqué.

Le Sénat américain a voté lundi (heure locale) la tenue d’un débat sur ce projet de loi controversé malgré la forte opposition des entreprises chinoises et américaines.

Le vote 79-19 a ouvert un débat d’une semaine sur le projet de loi, dernière procédure avant d’être finalement voté au Sénat. Pour que le projet de loi devienne loi, il doit être approuvé par la Chambre des représentants et ensuite signé par le président américain Barack Obama

La loi sur la réforme de la surveillance du taux de change 2011 a été présentée par les sénateurs Charles Schumer, Sherrod Brown et des législateurs démocrates et républicains.

Le Sénat américain a abordé la question de la monnaie chinoise au moment où le taux de chômage aux Etats-Unis a dépassé les 9% et où les partis Républicain et Démocrate se préparent pour les prochaines élections présidentielles, qui seront probablement dominées par le taux de chômage et les questions économiques.

Les détracteurs considèrent que les chiffres de ces vingt dernières années n’établissent aucun lien entre le taux de change de la Chine et le taux de chômage aux Etats-Unis. Bien que le yuan se soit apprécié de 25% face au dollar depuis 2005, le taux de chômage aux Etats-Unis a augmenté de 7% à plus de 9%.

 

Les marques de luxe préférées des Chinois

Ajouté au 23/09/2011 par SHI Lei

Un nouveau sondage sur les goûts des consommateurs chinois en matière de produits de luxe montre que les Chinois savent exactement ce qu’ils veulent, et ont désormais les moyens de se l’offrir.

Une étude publiée par Bain & Company affirme que la Chine est devenue le marché avec la plus forte croissance au monde pour le cuir et la joaillerie.

Le marché du luxe y a augmenté de 23% cette année, et devrait rapporter près de 84,3 milliards de yuans (9,2 milliards d’euros).

D’après le rapport, les Chinois sont particulièrement friands de produits griffés Louis Vuitton, Chanel et Gucci.

 

Bain & Company a interrogé près de 1.500 habitants de la Chine continentale au cours des 12 derniers mois.

Le cabinet de consulting a découvert que les familles vivant dans les plus grandes villes du pays (comme Pékin et Shanghai), et gagnant entre 547 et 1.642 euros par mois, allaient dépenser 2.300 euros par an en produits de luxe.

En réponse à cette tendance forte, les 15 marques de luxe testées lors du sondage ont ouvert un total de 80 nouveaux magasins en Chine au cours des 12 derniers mois.

 

Les plus gros consommateurs de luxe en Chine ont entre 25 et 44 ans, alors qu’au Japon et en Europe ce sont les plus de 40 ans qui dépensent le plus.

« La jeune génération a un niveau d’éducation plus élevé, une meilleure connaissance des marques, et des revenus en augmentation », a déclaré Bruno Lannes de Bain & Company au South China Morning Post.

Les marques les plus populaires en Chine

Louis Vuitton – 46%
Chanel – 36%
Gucci – 22%
Armani – 20%
Christian Dior – 17%
Rolex – 14%
Cartier – 11%
Hermes – 8%

La Chine s’engage à accorder un soutien inconditionnel à l’UE concernant la crise de la dette

Ajouté au 23/09/2011 par SHI Lei

Le soutien accordé par la Chine à l’Union européenne (UE) pour résoudre la crise de la dette est inconditionnel, a déclaré mardi Shen Danyang, porte-parole du ministère du Commerce (MDC).

“La Chine n’a pas imposé de conditions préalables à son soutien. Nous espérons seulement que nous gagnerons le respect international en traitant les autres avec sincérité”, a indiqué M. Shen lors d’un point de presse quotidien.

M. Shen a souligné que la reconnaissance du statut d’économie de marché de la Chine par l’UE et son offre de soutien à l’Union européenne étaient deux questions de différente nature et sans aucun lien.

La Chine a été très déçue lorsque l’UE a refusé de lui accorder le statut d’économie de marché, malgré la transformation de son économie planifiée en économie de marché et trente années de réformes et d’ouverture, a indiqué M. Shen.

“Nous sommes persuadés que cette question n’est pas un problème technique, mais politique”, a souligné M. Shen.

La décision de l’UE ne se conforme non seulement pas à la réalité de l’économie de marché de la Chine, mais aussi n’est pas dans l’intérêt à long terme des relations commerciales entre la Chine et l’UE, a ajouté M. Shen.

La dette grandissante à l’intérieur de la zone euro va certainement affecter les coopérations économiques et commerciales entre la Chine et l’UE, a poursuivi M. Shen, ajoutant que ”si la récession économique continue dans la zone euro, cela affectera la consommation et l’investissement domestique à la baisse, et fera directement mal à son commerce avec la Chine.

L’élargissement de la crise de la dette mettra également sous très forte pression les entreprises domestiques, intensifiant ainsi la compétition avec leurs partenaires chinois et augmentera les frictions commerciales, a-t-il souligné.

“Mais nous sommes convaincus qu’il existe des opportunités derrière cette crise”, a dit le porte-parole, appelant les deux parties à saisir ces opportunités pour approfondir la coopération dans tous les aspects, en particulier en matière d’investissements bilatéraux et de coopération économique et technologique.

Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a appelé la semaine dernière l’UE à reconnaître le statut d’économie de marché de la Chine en demandant aux dirigeants de l’UE de regarder les relations bilatérales du point de vue stratégique.

Les dirigeants de l’UE ont déclaré qu’ils “se préparaient à le faire”, usant du prétexte de “difficultés techniques” pour dire que cette remise à plus tard de la décision n’est liée “qu’à un problème d’ordre technique et rien d’autre “.

Le statut d’économie de marché de la Chine doit être reconnu officiellement en 2016 conformément aux règles de l’Organisation mondiale du commerce.

Depuis le début de la crise de la dette européenne en 2009, la Chine a acquis des bons de plusieurs pays membres de l’UE pour les aider à sortir de la crise, a rappelé le porte-parole.

L’UE est le premier partenaire commercial de la Chine, alors que la Chine est le deuxième partenaire commercial de l’UE. De janvier à août, le commerce entre la Chine et l’UE a augmenté de 21,8% pour atteindre 372,14 milliards de dollars, selon les chiffres publiés par l’Administration générale des douanes.

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