Moutai a augmenté sa production de 14% en 2011

Ajouté au 09/01/2012 par SHI Lei

Moutai, la liqueur nationale chinoise servie lors des occasions officielles et des banquets d’Etat, s’attend à voir sa production atteindre les 30 000 tonnes en 2011, une progression de 14,2 % en glissement annuel.

La production totale de cet alcool produit par le Kweichow Moutai Group devrait atteindre les 63 000 tonnes, en hausse de 20,7 % depuis l’an dernier, le groupe produisant également d’autres types d’alcools, d’après la conférence économique sur le travail de la province de Guizhou (sud-ouest de la Chine), qui abrite le siège de la distillerie.

Le Moutai est produit dans le bourg de Maotai (ou Moutai) du Guizhou (ou Kweichow), et fut pendant des décennies la plus grande marque du pays et un symbole. Le petit bourg aurait un climat unique et une végétation qui contribuent tous les deux à la saveur de cette boisson.

Le résultat du groupe avant impôt aurait atteint les 23,7 milliards de yuans (3,76 milliards de dollars) cette année, en hausse de 52,2 % en glissement annuel, selon la conférence.

La valeur des exportations d’alcool du groupe s’établit à 100 millions de dollars en 2011.

Cette année, le groupe a emtamé 61 nouveaux projets avec un investissement total de 4,66 milliards de yuans.

Le prix de l’action de Kweichow Moutai (600519.SH) a progressé de 0,83 % pour atteindre les 191,8 yuans à 14 heures le jeudi 29 décembre.

Le groupe s’attend à ce que ses revenus annuels atteignent les 50 milliards de yuans en 2015.

Les règlements transfrontaliers en RMB vont se développer

Ajouté au 04/01/2012 par SHI Lei

La Chine s’apprête à autoriser davantage d’entreprises de la partie continentale du pays à effectuer les règlements des transactions transfrontalières en RMB et à renforcer la coopération monétaire avec la Russie, a déclaré 16 décembre une haute fonctionnaire de la Banque populaire de Chine (PBOC).

« Nous allons élargir la liste des entreprises autorisées à régler les transactions commerciales transfrontalières en RMB afin de promouvoir davantage le flottement international de la devise », a rapporté Jin Mei, directrice générale adjointe de la division politique monétaire de la banque centrale. A l’heure actuelle, la banque centrale autorise près de 60 000 entreprises nationales à régler les exportations transfrontalières en RMB. « Le développement de l’utilisation du RMB au niveau interna », a ajouté Jin.

Elle a tenu ces propos lors d’une conférence sur la promotion des entreprises organisée à Beijing par Sberbank Rossii OAO, le plus grand prêteur commercial russe en termes d’actifs.

Les règlements en RMB représentant moins de 5 % du volume total des opérations entre les deux pays, le règlement des transactions sino-russes en devises nationales offre un énorme potentiel de croissance, a-t-elle précisé.

« Bien qu’actuellement le rouble soit encore la monnaie la plus utilisée pour les règlements effectués en devises nationales entre la Chine et la Russie, la valeur des règlements en yuans augmente de façon spectaculaire. »

Selon Jin, la valeur des règlements en yuans entre les deux pays a été multipliée par huit, à 1,7 milliards de yuans (226 millions de dollars), sur les dix premiers mois de l’année par rapport à la même période 2010.

« Actuellement, il n’existe pas d’obstacle au règlement des échanges transfrontaliers sino-russes en yuans. »

Mais l’insuffisante convertibilité du RMB et le nombre relativement faible d’entreprises autorisées à régler les transactions dans cette monnaie ont limité le volume des transactions réglées en devises nationales entre les deux pays, a déclaré Sergey Tsyplakov, représentant commercial de la Fédération de Russie en Chine.

« En outre, des deux côtés de la frontière, la majorité des entreprises n’ont pas pris encore l’habitude d’effectuer leurs règlements en roubles et en yuans », a relevé Tsyplakov, avant d’ajouter que les traders étaient réticents à garder la monnaie russe du fait de ses importantes variations de change.

Depuis la crise financière mondiale en 2008, la Chine et la Russie ont demandé un recours de moins en moins important au dollar pour le commerce international et les investissements. Les deux parties souhaitent une accélération des échanges afin de promouvoir leur propre monnaie à un niveau international.

Fin novembre, selon les données de la PBOC, la Chine avait réglé des transactions transfrontalières en yuans, pour un montant évalué à 2,4 milliards de yuans, avec 175 pays et régions. Hong Kong et Singapour ont participé à la plupart des règlements.

Selon Tsyplakov, 2011 est une étape importante pour la relation bilatérale, et le volume des échanges commerciaux entre les deux économies devrait atteindre les 78 milliards de dollars sur l’année. « Au cours des sept premiers mois, il a augmenté de 44 % en glissement annuel. »

En juin, les dirigeants des deux pays avaient annoncé des programmes destinés à augmenter le volume du commerce bilatéral afin qu’il atteigne les 100 milliards de dollars en 2015 et les 200 milliards en 2020. « La coopération monétaire entre les deux pays pourrait faciliter le commerce transfrontalier, et la coopération entre les institutions financières doit également jouer un rôle important dans ce domaine, » a déclaré Tsyplakov.

La Chine devrait devenir le plus grand consommateur de luxe en 2012

Ajouté au 26/12/2011 par SHI Lei

Récemment, deux cabinets d’audit, de consulting et d’expertise comptable, PwC et Bain Capital, ont publié des rapports sur le marché asiatique des produits de luxe. Les deux rapports s’accordent pour dire que la Chine devrait devenir le plus grand pays consommateur de produits de luxe en 2012.

Selon le rapport de PwC, le volume des ventes de produits de luxe en Chine va atteindre 11,5 milliards d’euros en 2011, soit une augmentation plus de 25 %. Cela lui permettra de dépasser le Japon vers la première place des consommateurs de luxe en 2012.

En 2010, le volume de la consommation individuelle de produits de luxe dans la partie continentale de Chine est passé à la cinquième place mondiale. En incluant Hong Kong et Macao, la Chine arrive troisième. Les géants des marques de luxe, qui étaient très nerveux en raison du séisme au Japon, se sont apaisés au début de l’année 2011.

Dans une boutique de luxe Hermès à Guangzhou, une femme a acheté en une fois des montres pour un total de 2 800 000 yuans et des sacs à 160 000 yuans le jour de l’ouverture.

Richemont Group, une entreprise suisse spécialisée dans le luxe, a publié son rapport de ventes au cours des six mois passés. Selon ce rapport, le groupe a réalisé une augmentation de 29 %, notamment grâce à la forte augmentation des ventes de bijoux et montres en Chine.

Le groupe italien Prada connaît la même situation. Au cours des neuf premiers mois de l’année, son revenu net a atteint 17 milliards d’euros, soit une augmentation de 24,9%, avec une progression de 42,2 % sur le marché chinois.

En raison de l’importance du marché chinois, plusieurs entreprises incontournables du secteur sont entrées en bourse à Hong Kong, notamment Samsonite, Coach et Prada. « L’emplacement de l’introduction en bourse (IPO en anglais) d’une entreprise représente son objectif de marché », a déclaré Patrizio Bertelli, PDG de Prada.

Selon la prévision de PwC, outre les grandes villes chinoises, les villes moins développées en Chine deviendront un marché important des produits de luxe, particulièrement Hangzhou et Wenzhou.

Mais il y a également des voix différentes dans ce domaine. « Dans le cadre de la situation instable de l’économie mondiale, la consommation des produits de luxe en Chine va connaître une baisse de 20 % », affirment les analyses de la Banque royale d’Écosse.

 

Made in China ne doit plus rimer avec mauvaise qualité

Ajouté au 26/12/2011 par SHI Lei

« Comment ne pas se faire arnaquer?Acheter des produits de marque directement au fournisseur chinois »Made in China ne doit plus rimer avec mauvaise qualité
 
La production low cost (dans les pays que l’on peut qualifier vulgairement de “low cost”, sous entendu) a gardé sa mauvaise image, avec l’amalgame entre “made in China” et “mauvaise qualité”.

Si certains produits de haute technologie nous prouvent désormais le contraire (pensons par exemple aux iTrucs, mais aussi à tellement de produits que nous ne savons même pas fabriqués en Chine!), la plupart de ceux avec un estampillage “made in China” subissent le gourou d’un bon nombre de consommateurs.

Le problème n’était pas forcément la Chine ou les pays low costs, mais plutôt un problème de contrôle et de cadre précis. En effet si vous dite à un fournisseur de réaliser un produit, sans lui indiquer la matière et la manière de le faire, ne soyez pas étonné si il le fait à sa manière, avec ses matières!

Pour éviter que vos canapés fassent la une des journaux, que vos jouets de Noël soient retirés du marché, ou d’avoir à affronter tel ou tel procès de votre client, si ce n’est le harcèlement d’une société de consommateurs, il faut acheter en Chine comme cela se fait de nos jours.

Dans un premier temps, il faut établir un cahier des charges précis. Tout point “flou” ou non explicité laisse libre cours à l’imagination du fournisseur. Et croyez le qu’il ne va pas résoudre un point flou avec une matière dernier cri, ou une manière au top de la technologie dont dispose pourtant la Chine. Cela lui servira plutôt de levier pour -lui aussi-, produire low cost et marger plus.

Dans un second temps, il faut contrôler! Contrôler les normes, contrôler les échantillons “bon à tirer”, contrôler en cours de production, contrôler (inspecter) en fin de production! Négliger ces contrôles serait votre faute, il ne sert à rien de la rejeter sur le fournisseur. Il a des milliers de produits à produire, il est humain et n’est pas à l’abri d’une erreur. Si vous la relevez, il saura l’assumer. Si vous laissez passer, et que vous lui demandez des comptes alors que la marchandise est arrivé au port chinois, voir pire au port français, ou encore pire livré chez le client, alors il vous enverra paître (à moins d’avoir de bons talents de négociateur, et une autre commande sous la main)!

De nouveaux process d’achats existent désormais, et c’est cela, qui fait que le “Made in China” permet de faire de la qualité. Bien évidemment, il faut savoir mettre le bon prix, lorsque l’on veut produire low cost. Et croyez le, quelques centaines de dollars pour éviter un procès qui vous en couterait des milliers, ça vaut le coup!

La Chine devrait dominer le marché du e-commerce

Ajouté au 09/12/2011 par SHI Lei

La Chine devrait supplanter les Etats-Unis et occuper la première place mondiale sur le marché du e-commerce en 2015, indique un rapport publié en novembre par Boston Consulting Group (BCG).

Selon le rapport, le marché du e-commerce en Chine devrait se développer à un taux de croissance annuel de 33 % pour atteindre plus de 2 trillions de yuans (314 milliards de dollars) en valeur de transaction en 2015, et le nombre d’ acheteurs en-ligne passera à 329 millions sur cette même période.

La Chine enregistrait 485 millions d’internautes à la fin du mois de juin dernier, dont 142 millions sont des acheteurs en-ligne, selon les chiffres publiés par le China Internet Network Information Center.

“Un Internet abordable et largement accessible dans tout le pays, lié à la croissance rapide du nombre de e-consommateurs chinois et au coût relativement faible de la logistique, sont les moteurs de la croissance de l’industrie du e-commerce en Chine”, a déclaré Waldemar Jap, un des partenaires du groupe BCG basé à Kong-Hong et un des principaux auteurs du rapport.

En 2006, moins de 10 % de la population urbaine en Chine effectuait ses achats en ligne. Ce chiffre avait augmenté de 23 % entre 2006 et 2010 et doublera pour atteindre les 44 % en 2015, estime BCG.

“Il y aura 30 millions de primo-acheteurs chinois en moyenne chaque année jusqu’en 2015, portant ainsi le nombre total d’acheteurs en-ligne à 329 millions”, rapporte Jap.

En outre, le marché de l’e-commerce, de 3,3 % actuellement, représentera 7,4 % de la valeur totale de la vente de détail en Chine en 2015, précise le rapport.

“Aux Etats-Unis, il a fallu attendre 10 ans pour atteindre cette croissance”, rappelle Jap.

Les ventes de biens de consommation ont bondi de 17,2 % en glissement annuel, à 1,65 trillions de yuans en octobre 2011, alors que les ventes sur les 10 premiers mois de l’année ont atteint les 14,74 trillions de yuans, soit une hausse de 17 % par rapport à l’année précédente, a annoncé le Bureau National des Statistiques.

Selon le rapport de BCG, en Chine le e-commerce a bénéficié de coûts de transport faibles, mais a été entravée par des infrastructures de prestation inadéquates ont freiné son développement. Ce qui a poussé les acheteurs en ligne à estimer que les livraisons de commandes représentaient une de leurs principales préoccupations.

Aujourd’hui, le coût logistique du e-commerce en Chine permet d’expédier un colis d’1 kg pour 1 dollar, contre 6 dollars aux États-Unis.

Selon Youchi Kuo, un directeur de projet du Centre chinois pour les consommateurs de BCG, le groupe basé à Hong Kong, certains groupes de e-commerce chinois tels que Taobao.com et 360buy.com ont déjà répondu aux préoccupations des consommateurs sur la prestation en investissant massivement à l’échelle nationale dans les centres de distribution.

Alibaba Group Holding SA, maison mère de Taobao.com, a annoncé en début d’année que pour améliorer sa logistique, il investirait entre 20 milliards et 30 milliards de yuans sur les trois à cinq prochaines années dans la mise en place d’un réseau national d’entrepôts.

“Les acheteurs en ligne chinois ne sont pas seulement préoccupés par les coûts ou les risques de dommages encourus lors de la livraison. Un incroyable 45 % des consommateurs interrogés ont déclaré craindre que leurs achats ne soient échangées contre des contrefaçons au cours du transport”, a déclaré Kuo.

Le rapport du BCG tire ses conclusions d’une enquête menée auprès de 4 000 acheteurs en ligne chinois.

L’innovation doit conduire les fabricants chinois

Ajouté au 25/11/2011 par SHI Lei

Depuis son entrée dans l’Organisation Mondiale du commerce en 2001, le secteur industriel de la Chine s’est développé à un rythme très rapide. C’est à présent la plus grande manufacture au monde. Mais comment les fabricants chinois peuvent-ils rester compétitifs sur les marchés intérieurs et internationaux ?

Les fabricants chinois représentaient l’année dernière 19,8% de la production manufacturière mondiale, devant les Etats-Unis qui représentaient 19,4%. Cela fait de la Chine le premier producteur de biens manufacturés, mais pas le plus puissant. Su Bo, le Vice-ministre chinois de l’Industrie et de l’Information, a déclaré que les fabricants chinois devaient travailler sur la recherche et le développement pour créer des produits leaders dans le monde.

Su Bo

Vice-ministre chinois de l’Industrie et des technologies d’Information

“Pour le secteur manufacturier chinois, la première chose qu’ils doivent faire est d’être plus innovants. Ils doivent être capables de continuer la recherche et le développement pour répondre aux demandes des consommateurs. Ce n’est pas une tâche facile. Ils ont besoin de gens talentueux, de rester créatifs, et d’avoir les bons designs et technologies. Les produits et les technologies les plus avancés ne peuvent pas être achetés, ils doivent être développés par nous-mêmes.”

Il a ajouté que la Chine devait être compétitive pour l’avenir, non sur la base de produits bas-de-gamme mais sur des produits high tech et à forte valeur ajoutée.

Su Bo

Vice-ministre chinois de l’Industrie et des technologies d’Information

“De plus, pour répondre à la demande en produits de consommation de base, nous devons faire évoluer la chaîne de fabrication et faire des produits ayant une plus grande valeur technique. Cela va rendre nos produits encore plus compétitifs et augmenter leur valeur ajoutée. ”

La demande étant le moteur de l’offre, la Chine n’est pas seulement un très grand fabricant, elle a aussi un immense marché de consommation.

Les goûts et les préférences du marché chinois de 1,3 milliard de personnes se rapprochent des tendances internationales. Cela force les fabricants chinois à être vigilants pour être plus créatifs, afin d’être compétitifs par rapport aux grandes marques mondiales.

Tan Sri Moustafa Mansur

Président de la Fédération des fabricants malaisiens

“Les consommateurs chinois changent. Vous-même vous changez. Vous vous développez et vous devenez plus sophistiqués. Je vois beaucoup de Chinois aller à Singapour, venir en Malaisie, aller en Angleterre, à Hong Kong, pour acheter.”

De nombreux fabricants se sont rendus compte du pouvoir d’achat des consommateurs chinois. Ils sont motivés pour suivre le rythme de la croissance de la demande.

Les exportations chinoises sous pression

Ajouté au 21/11/2011 par SHI Lei

Les exportations chinoises ressentent aujourd’hui la pression des incertitudes liées à l’économie mondiale, au protectionnisme commercial et à l’augmentation des coûts, a indiqué mercredi le ministère chinois du Commerce.

“Nous ne pouvons nous permettre d’être optimistes vis-à-vis de la situation future des exportations”, a indiqué Shen Danyang, porte-parole du ministère, lors d’une conférence de presse.

Il a cité le ralentissement de la reprise de l’économie mondiale, la dégradation de la note de crédit des Etats-Unis et la propagation de la crise de la dette européenne comme facteurs extérieurs qui affectent les exportations chinoises.

La pression croissante de l’inflation et le risque d’un “atterrissage brutal” des principales économies en développement s’ajoutent également aux incertitudes sur la croissance de l’économie mondiale, a-t-il ajouté.

Les fréquentes mesures protectionnistes et disputes commerciales ont exercé une “influence relativement large” sur les exportations chinoises, a-t-il indiqué.

Ces problèmes, combinés aux coûts de revient de plus en plus élevés en Chine, compliquent les perspectives du commerce extérieur du pays, selon M. Shen.

Le commerce extérieur chinois a connu une chute mensuelle de 8,3% en octobre par rapport à septembre, retombant à 297,95 milliards de dollars, mais représente toujours une hausse de 21,6% en glissement annuel, selon des statistiques officielles.

Les exportations étaient en baisse de 7,2%, à 157,49 milliards de dollars en octobre, tandis que les importations ont chuté à 140,46 milliards de dollars, soit une baisse mensuelle de 9,5%.

L’exposition internationale de la technologie verte se déroule à Guangzhou

Ajouté au 14/11/2011 par SHI Lei

Le 9 novembre, l’exposition internationale de la technologie verte s’est ouverte à Guangzhou, dans le Guangdong. L’événement vise à promouvoir la combinaison des produits techniques à faibles émissions et le plan du développement vert de Chine, ainsi que pousser le développement de l’économie chinoise, permettant aux visiteurs de découvrir le développement de la technologie verte.

Dossier: La Réunion des Premiers ministres de l’Organisation de coopération de Shanghai

Ajouté au 14/11/2011 par SHI Lei

La 10e réunion des Premiers ministres de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) a débuté lundi en Russie.

Cette réunion régulière des Premiers ministres de l’OCS a été instaurée pour la première fois en septembre 2001. La première réunion, qui s’est tenue à Almaty au Kazakhstan, a mis en marche le processus multilatéral de coopération économique et commercial entre les six pays membre de l’organisation : la Chine, la Russie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan.

La deuxième réunion des Premiers ministres de l’OCS s’est déroulée en Chine, à Beijing, le 23 septembre 2003. Lors de cette réunion, les Premiers ministres ont principalement discuté de questions de coopération économique et commerciale.

Six documents ont été signés à l’issue de la réunion, dont un programme multilatéral de coopération économique et commerciale entre les pays membre de l’OCS, un mémorandum établissant le fonctionnement technique des institutions de l’OCS, et un communiqué commun sur les résultats de la réunion.

Lors de la réunion de 2004 à Bichkek, au Kirghizistan, les participants ont convenu que le terrorisme, le séparatisme et l’extrémisme étaient les principales menaces à la sécurité et à la stabilité dans la région. Ils se sont en conséquence engagés à renforcer la coopération bilatérale et multilatérale dans la lutte contre ces trois fléaux.

Au cours de cette réunion, les participants ont également déclaré que la coopération économique régionale était une priorité pour l’OCS, et se sont engagés à renforcer leur coopération dans des domaines tels que l’énergie, les transports, les télécommunications et l’agriculture.

Le 26 octobre 2005, les chefs de gouvernements de l’OCS ont tenu leur 4e réunion à Moscou. Les dirigeants se sont mis d’accord pour promouvoir la coopération dans des secteurs tels que la construction d’infrastructures, l’énergie, les télécommunications, la finance, la culture, le tourisme, les sciences et la technologie. Ils ont également résolu de durcir leur lutte contre les trois “forces du mal” qui menacent la stabilité régionale.

La 5e réunion s’est tenue le 15 septembre 2006 à Douchanbé au Tadjikistan. Les six Premiers ministres se sont penchés sur la priorité que constitue la coopération économique entre les pays membre de l’OCS, et ont proposé des mesures spéciales en faveur de la coopération commerciale, scientifique et culturelle.

Au cours de la 6e réunion, qui s’est tenue en 2007 à Tachkent en Ouzbékistan, les dirigeants ont réaffirmé que leur objectif commun était d’approfondir et d’élargir la coopération pragmatique, de parvenir à un développement commun, et d’oeuvrer à la construction de la stabilité et de l’harmonie dans la région.

Les Premiers ministres ont ensuite échangé leurs vues sur les moyens de renforcer la coopération dans des domaines tels que l’énergie, les investissements, les transports, les télécommunications, la culture et les questions douanières. Ils sont parvenus à un consensus sur la nécessité d’améliorer l’environnement commercial et financier, et ont en conséquence mis en place des projets pour la construction d’un réseau élargi de circulation des flux financiers.

La 7e réunion des Premiers ministres de l’OCS s’est déroulée le 30 octobre 2008 à Astana, au Kazakhstan.

Les participants ont publié une déclaration conjointe faisant le bilan de l’état actuel et des perspectives d’avenir de la coopération pragmatique au sein de l’OCS, en particulier dans les domaines politique, économique et culturel.

Le 14 octobre 2009, les Premiers ministres se sont à nouveau rassemblés à Beijing. Les débats ont cette fois porté sur les moyens de faciliter le commerce, d’améliorer la construction d’infrastructures portuaires et aéroportuaires, et de rendre plus efficaces les mécanismes douaniers.

A l’issue de la réunion, les participants ont également publié un communiqué appelant à poursuivre la coopération entre les pays membres, en particulier dans le domaine financier.

La 9e rencontre des Premiers ministres s’est tenue à Douchanbé. Les chefs de gouvernements ont discuté de la coordination entre les pays membres relativement aux problèmes posés par les zones dépourvues de ressources naturelles. Ils ont également posé les bases d’un système global de supervision du développement économique, et ont lancé une plate-forme de commerce en ligne.

 

La visite du président chinois en Europe promeut l’amitié, la coopération et les résultats "gagnant-gagnant"

Ajouté au 07/11/2011 par SHI Lei

La visite d’Etat du président chinois Hu Jintao en Autriche et sa participation au sommet du G20 à Cannes en France ont permis de promouvoir l’amitié, la coopération ainsi que les initiatives visant à aboutir à des résultats “gagnant-gagnant”, a déclaré vendredi le ministre des Affaires étrangères chinois Yang Jiechi à l’issue du sommet.

Lors de ce déplacement de six jours qui a pris fin vendredi, M. Hu a participé à plus d’une quarantaine d’activités. M. Yang, qui l’accompagnait, a parlé de visite “diversifiée en forme”, au “contenu riche”, ayant débouché sur des “résultats fructueux”.
DEVELOPPEMENT DE LA COOPERATION

Lors du sommet de deux jours à Cannes, M. Hu a prononcé un discours intitulé “Promouvoir la croissance grâce à une coopération ‘gagnant-gagnant'”, lors duquel il a exposé les propositions de la Chine pour faire face à la crise financière mondiale.

Le président a notamment appelé à rechercher des moyens de parvenir à des “résultats gagnant-gagnant” par le biais de la coopération, à améliorer la gouvernance dans le cadre de la réforme, à oeuvrer pour le progrès par le biais de l’innovation, et enfin à promouvoir la prospérité commune à travers le développement.

Lors du sommet, M. Hu a également annoncé qu’afin d’aider davantage les pays les moins développés, la Chine, dans le cadre de la coopération Sud-Sud, lèverait intégralement les droits de douane jusqu’à 97% des articles tarifaires d’exportations vers la Chine en provenance des pays les moins développés ayant des relations diplomatiques avec la Chine.

Il a également eu des échanges de vue approfondis avec les dirigeants d’autres pays sur la question de la dette souveraine européenne, soulignant que l’économie mondiale ne pourrait se relever que si l’Europe restait persuadée, comme l’est la Chine, qu’elle avait complètement la capacité de résoudre ses problèmes de dette.
RECHERCHE DE RESULTATS “GAGNANT-GAGNANT”

Outre son appel au renforcement de la coopération “gagnant-gagnant” dans son discours, M. Hu a participé, dès son arrivée à Cannes, à diverses rencontres bilatérales tenues en marge du sommet, lors desquelles il a échangé des points de vue, avec des dirigeants d’autres pays et d’organisations internationales, sur les relations bilatérales, sur la situation économique du monde, ainsi que sur des questions régionales et internationales d’intérêts communs, dans le but de chercher des solutions “gagnant-gagnant” et de faire de ce sommet un succès.

Lors de sa rencontre avec le président français Nicolas Sarkozy, M. Hu a discuté avec le chef d’Etat français de mesures destinées à promouvoir les relations sino-françaises et des moyens de faire en sorte que le sommet de Cannes débouche sur des résultats positifs.

Lors de ses entretiens avec le président russe Dmitri Medvedev et la présidente brésilienne Dilma Rousseff, qu’il a rencontrés de façon séparée, M. Hu a mis l’accent sur le développement de la coopération entre les pays du groupe BRICS, à savoir le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, tout en s’engageant à approfondir les relations sino-russes et sino-brésiliennes.

A Cannes, M. Hu a également rencontré le président américain Barack Obama et les dirigeants de l’Allemagne, du Japon, de l’Afrique du Sud, du Royaume-Uni et d’autres pays, ainsi que le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde et le directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) Pascal Lamy.

Selon M. Yang, le sommet de Cannes est parvenu à un résultat positif et équilibré grâce aux efforts conjoints de la Chine et d’autres parties prenantes.
RENFORCEMENT DU PARTENARIAT

Concernant la visite d’Etat de M. Hu en Autriche, M. Yang a indiqué que cette visite revêtait une grande importance du fait que l’année 2011 était celle du 40e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et l’Autriche. Au cours de son séjour, le président chinois s’est entretenu avec son homologue autrichien Heinz Fischer. Il a également rencontré le Premier ministre Werner Faymann ainsi que la présidente du Conseil national (chambre basse du Parlement autrichien) Barbara Prammer.

Sept accords de coopération bilatérale dans les domaines de la finance, de la culture, de la protection de l’environnement et de l’énergie renouvelable ont été signés lors de la visite de M. Hu, a fait savoir le ministre chinois des Affaires étrangères.

Il a ajouté que les dirigeants des deux pays étaient parvenus à un consensus important sur le renforcement de la coopération pragmatique et le développement des relations bilatérales. Sur ce point, le président chinois a défini quatre objectifs, à savoir le renforcement du partenariat politique fondé sur l’égalité et la confiance mutuelle, l’élargissement des relations mutuellement bénéfiques dans le domaine économique et commercial, la promotion des échanges et de la coopération humanitaires, ainsi que l’approfondissement de la coopération multilatérale pour la paix et le développement.

Pour leur part, les dirigeants autrichiens se sont déclarés en complet accord avec M. Hu. Ils ont affirmé que l’Autriche était désireuse de maintenir un contact étroit avec la Chine pour renforcer la coopération bilatérale dans les secteurs de l’économie et du commerce, de la culture, des sciences et technologies, et du tourisme, ainsi que pour promouvoir la communication et la coordination entre les deux pays sur les questions multilatérales afin de faire progresser le partenariat de cooperation amicale sino-autrichien à un stade plus avancé, a fait savoir M. Yang.

Finalement, cette visite de M. Hu en Europe, qui visait à renforcer le partenariat, promouvoir la coopération et rechercher des résultats “gagnant-gagnant”, a été qualifiée par M. Yang de succès complet.

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