La Chine confrontée à l’UE et aux États-Unis sur des problèmes tellement similaires

Ajouté au 17/02/2012 par SHI Lei

Le Forum UE-Chine a finalement eu lieu le 14 février à Beijing à l’issue d’un report de quatre mois, alors que le vice-président chinois Xi Jinping est parti en visite officielle aux États-Unis. La Chine se retrouve face aux deux superpuissances du monde sur des problèmes similaires.

En 2011, la valeur des échanges commerciaux entre la Chine et les États-Unis a totalisé 446,7 milliards de dollars avec des exportations américains pour 122,2 milliards de dollars vers la Chine, soit une croissance de 20 % en glissement annuel. Les deux pays sont ainsi le deuxième partenaire l’un pour l’autre, bien que les frictions se multiplient aussi avec l’élargissement du volume du commerce.

Par ailleurs, comme l’excédent commercial chinois envers les États-Unis s’est réduit à 2,7 % du PIB chinois sous les comptes courants en 2011, soit le niveau le plus faible depuis 2003, et aussi inférieur au critère de 4 % fixé par le département américain des Finances pour juger si une devise est sous évaluée, il est donc très probable que le taux de change du yuan ne figure pas parmi les prochains sujets à discuter entre le chef d’État chinois et ses interlocuteurs américains.

Du côté de l’UE, le commerce sino-européen a également connu une croissance rapide de 18,3 % en 2011 avec une valeur totale de 567,21 milliards de dollars. L’UE est devenue le premier partenaire commercial et la principale source technologique de la Chine, tandis que la Chine représente le marché en plus rapide croissance de l’UE. La crise de la dette publique de l’UE a lourdement frappé le commerce entre les deux parties, et l’UE a donc envie de promouvoir la coopération avec la Chine en échangeant des points de vue à l’occasion du sommet.

En bref, la visite du vice-président Xi Jinping aux Etats-Unis démontre la sincérité et le bon gré de la Chine pour le commerce sino-américain, tandis que le Sommet UE-Chine cherche à encourager les investissements chinois en Europe.

Les interlocuteurs chinois et européens peuvent toujours revenir sur d’anciens problèmes angoissants tels que la qualité de l’économie du marché de la Chine, les embargos sur l’exportation des armes et les restrictions à l’exportation des hautes technologies à la Chine, mais bien qu’il soit possible pour l’UE d’adopter une attitude relativement souple en raison de la crise de la dette publique, il sera toujours difficile de marquer des progrès, vu les difficultés pour mettre les pays membres de l’UE en accord, surtout avec les influences négatives des États-Unis et du Japon.

L’UE veut obtenir des aides de la Chine pour traverser la crise actuelle, et la Chine souhaite que l’UE ouvre davantage ses marchés aux investisseurs chinois. La situation de l’UE s’est apparemment améliorée cette année, il est donc plus réaliste que l’année dernière pour les investisseurs chinois de se pencher sur le marché européen.

 

Le 14e Sommet Chine-UE se déroule à Beijing

Ajouté au 17/02/2012 par SHI Lei

Le 14e Sommet Chine-UE tenu mardi à Beijing a mis l’accent sur la crise de la dette européenne, les relations bilatérales et la coopération.

Le Premier ministre chinois Wen Jiabao, le président du Conseil européen Herman Van Rompuy et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso ont participé au sommet.

Chine : l’attirance des capitaux étrangers n’a pas comme condition préalable le transfert de technologies

Ajouté au 13/02/2012 par SHI Lei

Face à la rumeur selon laquelle « En attirant les capitaux étrangers, la Chine force les entreprises étrangères à transmettre leur high-tech aux joint ventures et aux entreprises à capitaux mixtes », le Ministre chinois du Commerce Chen Deming a indiqué dernièrement que déjà au début de son adhésion à l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), la Chine a procédé à l’examen général et complet de sa législation économique relative aux relations avec l’étranger, que toutes les lois et tous les règlements non conformes aux règles de l’OMC ou bien qui ne répondent pas aux engagements pris par la Chine pour pouvoir adhérer à celle-ci ont été révisés et modifiés, tandis que les exigences qui y étaient contenues, dont l’obligation du transfert technologique, ont été annulées et supprimées.

« Le gouvernement chinois s’en tient fermement et résolument à sa politique de réforme et d’ouverture sur l’extérieur et sa position quant à cela demeure inchangée et tout comme dans le passé, il accueille favorablement et encourage les investissements venus de l’extérieur. Quant au transfert technologique et à la coopération technique, ils constituent la décision et la conduite autonome et indépendante de l’entreprise, c’est pourquoi il est hors de question que le gouvernement chinois s’en sert comme des conditions préalables pour l’accès aux marchés. », a insisté le Ministre.

Abordant la situation du commerce extérieur, il a dit : « Il est important pour notre pays que sa politique import export maintient dorénavant dans son ensemble une stabilité continuelle. Même s’il serait nécessaire de procéder à un réajustement, il faut faire en sorte que l’encouragement prévaut sur la restriction. ». Depuis la deuxième moitié de l’année dernière, la croissance du commerce extérieur chinois s’est ralentie et même en début de cette année, plus exactement au mois de janvier, les exportations n’ont aucunement connu une situation optimiste. Puis avec le facteur de la Fête du Printemps, il serait fort possible qu’il aurait une croissance négative par rapport à la même période de l’année dernière. Quant aux entreprises du commerce extérieur, et tout particulièrement les petites entreprises et les micro entreprises, elles seront sujettes à une lourde pression quant à leur gestion et à leur exploitation.

Chen Deming a ajouté que le gouvernement envisage d’adopter diverses mesures pour aider les entreprises à surmonter et à vaincre leurs difficultés, ce pour assurer et maintenir la croissance stable du commerce extérieur.

Le Ministre a conclu en disant que tout en prenant ces mesures en vue de stabiliser les exportations, le gouvernement chinois continuera à faire son possible pour accroître et élargir les importations, ce qui permettra de réaliser l’équilibre commercial. Les mesures qui seront prises à cet effet comprendront entre autre la réorganisation des secteurs de l’importation afin de faire disparaître autant que possible les restrictions irrationnelles et inadéquates, de procurer toutes facilités à l’importation et d’instaurer des mesures politiques financières concernées en vue de soutenir cette dernière.

 

Le grand froid persistant en Europe redynamise l’industrie du duvet en Chine

Ajouté au 13/02/2012 par SHI Lei

L’augmentation remarquable des commandes européennes de produits en duvet reçues par les usines de la province du Zhejiang (est) depuis fin janvier a été une opportunité pour le redressement de l’industrie locale.

L’hiver extrêmement dur en Europe depuis le début de l’année est responsable d’un boom des demandes en produits à base de duvet, et d’une forte augmentation des bénéfices des entreprises de la ville de Xiaoshan, un des principaux centres de fabrication de ce type de produits en Chine.

“Notre compagnie a reçu des commandes en urgence provenant d’Italie à la fin du mois de janvier, et les clients étaient tellement pressés qu’ils étaient prêts à payer des frais de transport aérien”, a déclaré Zheng Fangli, responsable marketing de la Rongda Down Products Co. Ltd..

Cependant, ces commandes sont arrivées juste à la fin des vacances de la Fête du Printemps (Nouvel An lunaire chinois) alors que des centaines de milliers de travailleurs migrants se trouvaient encore dans leur pays natal.

“Pour assurer la livraison des produits, nous avons été obligés de rappeler les ouvriers à l’usine”, a reconnu Zheng.

Les entreprises de duvet du Zhejiang ont souffert d’une période sombre pour leurs exportations depuis 2009, principalement en raison de la récession économique mondiale. Selon des données officielles, les exportations chinoises ont reculé en janvier de 0,5% sur un an.

 

La Chine conforte sa place de leader sur le marché de l’art

Ajouté au 10/02/2012 par SHI Lei

Le produit des ventes aux enchères d’œuvres d’art dans le monde a bondi de 21 % en 2011, atteignant le niveau inégalé de 11,54 milliards de dollars, la Chine caracolant en tête avec une part de marché de plus de 41 %, indique la société Artprice, première base de données sur le marché de l’art dans le monde, qui publie mercredi 8 février son bilan annuel du secteur.
Pour la première fois, les ventes de “fine art” (peintures, installations, sculptures, dessins, estampes, photographies) ont dépassé les 10 milliards de dollars, souligne cette société française qui recense les données sur le marché de l’art depuis 1987. “Cette croissance exceptionnelle du marché de l’art ne s’est pas estompée durant l’année, relève Thierry Ehrmann, fondateur et directeur d’Artprice. Après un premier semestre record (6,45 milliards de dollars), le second semestre affiche 5,09 milliards de dollars, soit le meilleur second semestre de tous les temps” (après le deuxième semestre 2007), dit-il.

La Chine, qui avait pris la première place du marché de l’art en 2010, conforte son avance. Avec des ventes aux enchères de 4,79 milliards de dollars, elle affiche une part de marché de 41,43 %. Les Etats-Unis arrivent à la seconde place mais déjà loin derrière avec 23,57 % de parts de marché. La Grand-Bretagne est troisième avec 19,36 % du marché. La France occupe, comme l’an dernier, la quatrième place, avec une part de marché de 4,50 %.

DES COLLECTIONNEURS AUX “ART CONSUMERS”

Par villes, la place de marché parisienne n’arrive qu’à la cinquième place derrière Londres, New York, Pékin, Hongkong, et elle se trouve désormais au coude-à-coude avec Shanghai. Au total, la part de marché de l’Asie se monte à 43 % en 2011. Et ce n’est pas fini. “Pour 2012, nous prévoyons que la part de marché de l’Asie sera au minimum de 54 %”, annonce M. Ehrmann.
Avec la crise financière, “l’art est devenu une valeur refuge”, analyse-t-il. Depuis quelques mois, les banques ont multiplié les achats d’œuvres d’art à des fins de placement. “A partir de 15 000 euros pour une œuvre d’art, l’acheteur ne prend pas de risque à la baisse. Au pire il fera une opération neutre, assure M. Ehrmann. Et à partir de 150 000 euros, l’acheteur est assuré d’avoir une progression annuelle de 12 à 15 % de son investissement dans les années à venir”, ajoute-t-il. “Dans les années 1950 il y avait 500 000 collectionneurs. Maintenant il y a 300 millions d”art consumers’.

Ventes aux enchères Les faits Les ventes aux enchères flambent, dopées par les achats de Chine
 Eclairage Artprice amène l’art sur le terrain des enchères en ligne
Point de vue Les enjeux et l’avenir des ventes aux enchères dans notre pays
Le monde édition abonnésDans , édition du 17 mai 2007
Compte rendu Marché de l’art : les garanties dopent les ventes d’oeuvres aux enchères

INTERVIEW Le marché de l’art a battu un nouveau record en 2011 avec 11,5 milliards de dollars de ventes. Thierry Ehrmann, le fondateur d’Artprice, numéro 1 mondial des bases de données sur l’art, décrypte la suprématie de la Chine tout en soulignant que la France est en chute libre.

Comment expliquer la percée des pays émergents sur le marché de l’art ?

Thierry Ehrmann : Il y a clairement eu une mondialisation du marché de l’art. Nous avons également un éveil du monde arabe et de l’Inde, même si les chiffres ne sont pas encore significatifs. Mais c’est surtout en Chine que tout se joue. Ce qui est assez logique puisque l’art a toujours progressé en parallèle avec le développement économique des pays. La Chine, qui pèse désormais 41% du marché mondial, préparait depuis longtemps son entrée sur le marché. Les artistes chinois sont dans l’air du temps. Ils ont une fabuleuse capacité d’adaptation. Ils ont réussi par exemple à prendre le meilleur du pop art européen et américain. Ils sont à l’écoute des clients et adoptent quand il le faut pour leurs peintures le format à l’italienne, en paysage, afin qu’elles rentrent sans problème dans les appartements new-yorkais. Les Chinois sont ainsi à la fois très présents sur leur marché intérieur et à l’international.

Qu’a changé la nouvelle suprématie de la Chine sur le marché de l’art ?

La Chine est devenue un marché incontournable. Hong Kong est la première place mondiale. Pour vous donner une idée, Artprice a traduit près de 21 millions de pages en mandarin. Ce qui change aussi, c’est la mentalité des acheteurs. Les Chinois peuvent réfléchir sur cinq ou six générations, contre seulement une ou deux en Europe. La Chine a également parfaitement compris le pouvoir de l’art. Vous savez, vous ne gagnez une guerre que lorsque vous vous emparez de l’art de l’autre.

Les Chinois privilégient-ils d’abord les artistes de leur pays ?

Non, le marché de l’art chinois est universel. Ils achètent de tout. Et en parallèle, l’art chinois s’implante partout dans le monde. Pratiquement la moitié des 500 premiers artistes mondiaux sont désormais chinois. Et nous avons déjà repéré quatre ou cinq artistes qui ont l’envergure d’un Andy Warhol, comme Baishi Qi, qui a fait la plus belle enchère de l’année dernière avec une œuvre adjugée à 57,2 millions de dollars.

Les artistes chinois ne sont-ils pas surcotés ?

Non. Ils ont d’ailleurs passé l’épreuve du feu de la crise de façon très spectaculaire. Depuis 2007, ils ont ainsi continué à progresser en ventes et en volumes.

En 2011, la France semble à nouveau avoir reculé…

La France est en chute libre. La ville de Paris est aujourd’hui reléguée à la cinquième place du marché de l’art derrière Londres, New York, Pékin et Hong Kong. Cela n’a pas toujours été le cas. En 1955, la seule étude Ader-Tajan située à Paris représentait près de 54% du marché mondial de l’art. Aujourd’hui, la France n’a plus qu’une part de marché de 4,5%.

Comment expliquer ce déclin ?

Les commissaires-priseurs ont été incapables de se moderniser. Ils n’ont pas compris qu’avec la mondialisation, il fallait s’ouvrir au marché. En France, nous n’avons développé aucune capacité à exporter. La France ne fait rien pour ses artistes. Notre pays n’a pas compris l’impact géostratégique de l’art. Les artistes français sont “exportés” par le biais du Quai d’Orsay. On ne voit cela nulle part ailleurs et ce n’est pas efficace. En outre, les riches hommes d’affaires ne soutiennent pas la création artistique hexagonale. Une partie des grandes fortunes françaises devraient alimenter les galeries françaises. Enfin, de nombreuses œuvres d’art françaises sont achetées par des institutions qui les laissent à la cave ou au grenier, en les exposant très rarement.

La France peut-elle reconquérir des parts de marché ?

L’entrée en vigueur de la loi libéralisant les ventes aux enchères votée en juillet 2011 peut considérablement changer la donne. La France pourrait remonter d’un ou deux crans dans le classement mondial. Le 18 janvier, lorsqu’Artprice a lancé son nouveau service en tant qu’opérateur de courtage aux enchères réalisées à distance par voie électronique (NDLR : ventes aux enchères en ligne), nous avons proposé plus de 4.000 lots pour un montant de 820 millions d’euros. Ce qui est énorme. Rien qu’avec Artprice, nous avons ainsi une marge de progression sur le marché français de l’ordre de 1,8 milliard d’euros.

Comment voyez-vous évoluer le marché de l’art dans les années à venir ?

La Chine devrait peser 50% du marché de l’art dès 2012. Tout se joue là-bas désormais. Je vous rappelle qu’au début des années 2000, ils n’étaient qu’à la neuvième place. Dans les années à venir, ils vont continuer à dominer le marché. Mais je vois bien également Singapour et l’Inde émerger fortement.

Les Chinois se ruent vers les produits de luxe sans même être devenus riches

Ajouté au 10/02/2012 par SHI Lei

Au cours de ces trente dernières années, les Chinois ont accumulé avec assiduité des richesses sociales et personnelles. Cependant, eviter la consommation excessive de produits de luxe (rapide et intensive), pour que ces richesses deviennent des capitaux à long terme destinés au développement durable, reste un grand problème.

Pendant la fête du printemps de l’année du dragon et selon les dernières données rendues publiques le 1er février par la fédération mondiale des produits de luxe, la consommation des produits de luxe des Chinois à l’étranger a augmenté de 30% par rapport à la même période de l’année dernière. Le montant dépensé par les Chinois a représenté 2/3 du montant total des produits de luxe dépensé en Europe, à Hongkong, à Macao et à Taiwan, et a représenté 1/3 du montant dépensé sur le marché de l’Amérique du Nord.

Grâce à la croissance rapide et continue de l’économie chinoise de ces trente dernières années, le pouvoir d’achat du pays et du peuple a augmenté à grande échelle. Les touristes chinois, ont formé des groupes pour se rendre à Londres, Paris et New York, et ont bondé les magasins pour acheter généreusement les produits de luxe comme de vulgaires légumes à tres bon marché, et ainsi montrer au monde la « richesse chinoise ».

Les Chinois, qui manquaient de viande lors de précédentes fêtes, ont commencé à apprécier et à rechercher les produits de haute qualité, du beau design qui porte le sens culturel, et savent de plus en plus chérir et jouir de la belle vie. Stimulation de l’économie mondiale, leur comportement de consommation est le processus inévitable du développement social dont ils peuvent être fiers.

Les Japonais ont connu pendant plus vingt ans, une frénésie pour les produits de luxe. Les Chinois auront eux aussi besoin d’une période similaire. Ce n’est pas nécessaire de trop s’inquiéter pour la tendance irraisonnable de certains pour la consommation des produits de luxe, dont « on ne cherche pas ce qui est bon, mais que ce qui est le plus cher. »

Ce qui nous préoccupe, c’est la mentalité sociale anormale derrière cette fureur sur les produits de luxe. Les consommateurs de produits de luxe chinois sont très nombreux et très jeunes, ils ont au moins dix ans de moins que les consommateurs en Europe et aux Etats-Unis. Les produits de luxe, qui ne devraient intéressés que les riches, sont pourtant devenus les objets préférés de tous les jeunes Chinois métropolitains. Leurs propos : « je préfère pleurer dans une BMW que de rire en vélo », les jeunes filles qui font de l’épate sur internet avec leurs voitures ou sacs de grandes marques, des employés qui achètent des sacs de plus de 10 000 yuans avec un salaire de quelques milliers de yuans. Tout cela est l’interprétation d’une chute dans l’aspiration matérielle.

De toute façon, la plupart des 1,3 milliards de la population chinoise ne sont pas riches, et leur principal objectif est simplement de pouvoir mener une vie aisée. D’une part, on a besoin d’une éducation sociale plus planifiée et d’autre part, un engouement exagéré pour les produits de luxe reflète un manque de foi et une vacuité d’esprit.

 

La Chine regrette la décision de l’OMC sur les exportations chinoises de matières premières

Ajouté au 06/02/2012 par SHI Lei

La Chine a exprimé ses regrets après la décision rendue par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) concernant ses exportations de matières premières, a déclaré mardi le ministère chinois du Commerce.
La Chine a salué le soutien de l’OMC à sa demande d’appel sur des questions importantes relatives à cette affaire, dans le cadre d’un processus qui permet à l’organisation internationale de corriger des jugements erronés. Il est cependant regrettable que cette décision ait été maintenue, a annoncé le ministère dans un communiqué paru sur son site Internet.

En 2009, les Etats-Unis, l’Union européenne et le Mexique ont déposé une plainte devant l’OMC, estimant que les restrictions chinoises sur les exportations de neuf catégories de matières premières du pays, dont le zinc, le coke et le magnésium, ont entraîné une augmentation des prix sur le marché mondial, conférant un avantage déloyal aux producteurs chinois.

La Chine a pour sa part soutenu que ces restrictions ont été imposées dans le but de protéger l’environnement et les ressources épuisables, selon le communiqué.

En juillet 2011, l’OMC a rendu publique une décision selon laquelle les quotas d’exportation de la Chine enfreignaient les règles commerciales. La Chine a déposé deux mois plus tard une plainte demandant l’annulation de certaines dispositions de cette décision.

Un responsable du département des affaires juridiques du ministère a réitéré dans le communiqué que la Chine avait resserré la gestion des ressources énergivores et hautement polluantes au cours des dernières années.

“L’OMC doit non seulement soutenir le libre-échange, mais aussi permettre à ses membres de prendre des mesures nécessaires pour protéger l’environnement et les ressources naturelles”, souligne le communiqué.

La Chine évaluera attentivement la décision de l’OMC et continuera à renforcer la gestion scientifique des produits à base de ressources naturelles conformément aux règles de l’OMC afin de parvenir à un développement durable, ajoute le texte.

L’OMC a fait des préparations pour de possibles plaintes à propos d’autres produits issus des ressources naturelles, dont les terres rares, a confié mardi à l’agence de presse Xinhua un responsable du ministère sous couvert d’anonymat.

Le Xinjiang enregistre un boom de la consommation pendant les vacances de la Fête du Printemps

Ajouté au 03/02/2012 par SHI Lei

La région autonome ouïgoure du Xinjiang (nord-ouest) a vu ses ventes au détail atteindre 3,9 milliards de yuans (618,5 millions de dollars) durant les vacances de la Fête du Printemps, soit une hausse annuelle de plus de 18%, ont annoncé lundi les autorités locales.

Selon les responsables du bureau du commerce du gouvernement régional du Xinjiang, les vacances de sept jours, qui ont duré du 22 au 28 janvier, ont stimulé de manière considérable le marché de biens de consommation.

Les achats se sont cette année surtout portés sur les vêtements, les produits de beauté, les bijoux, les aliments et boissons importés, ainsi que sur les voitures personnelles et les voyages.

Avant l’arrivée des vacances, les entreprises et gouvernements locaux de la région avaient pris diverses mesures pour assurer l’offre et stabiliser les prix.

Durant l’année du Dragon, l’évolution de l’économie chinoise devrait être un facteur rassurant pour l’économie mondiale

Ajouté au 03/02/2012 par SHI Lei

Aujourd’hui, avec les célébrations du nouvel an chinois, commence l’année lunaire du Dragon. Le dragon est un symbole de chance, de force et de dynamisme dans la culture chinoise, à la différence de l’image plus sombre qu’il véhicule dans le monde occidental.

Au cours d’une nouvelle année qui s’annonce placée sous le signe de la vitalité, la Chine s’efforcera, dans l’esprit de courage et de persévérance qui caractérise le dragon chinois, de trouver un équilibre entre la croissance économique et la restructuration d’une économie de plus en plus orientée vers l’exportation.

Dans un contexte de récession de l’économie mondiale et de crise de la dette dans la zone euro, la Chine est parvenue à maintenir un taux de croissance de 9,2% en 2011, un chiffre bien supérieur à la croissance des autres puissances économiques du monde.

Il faut souligner que tout en maintenant un taux de croissance élevé, la Chine a commencé à corriger les déséquilibres de son modèle de croissance en le faisant évoluer vers un modèle plus équilibré et plus durable, dans lequel la consommation contribue davantage à la croissance du PIB chinois que par le passé.

Les derniers chiffres rendus publics par le Bureau national des statistiques de Chine ont révélé que l’investissement et la consommation avaient contribué respectivement à hauteur de 54,2% et 51,6% à la croissance du PIB chinois en 2011, tandis que les exportations nettes ont enregistré une croissance négative de 5,8%.

A cela s’ajoute la performance de la vente de détail, un important indicateur des dépenses des consommateurs, qui a augmenté de 18,1% en décembre par rapport à la même période l’année dernière, dépassant la hausse de 17,3% enregistrée en novembre.

Ces chiffres sont une preuve éclatante que les efforts de la Chine pour restructurer son économie, qui comptait trop lourdement sur les exportations, ont porté leurs fruits en 2011, à l’occasion de la première année du 12e Plan quinquennal chinois.

Si une demande intérieure plus forte parvient à s’installer de manière durable en Chine, elle pourra non seulement renforcer les capacités de la Chine à se protéger de la crise financière mondiale, mais également insuffler une nouvelle impulsion à l’économie mondiale.

En effet, un marche intérieur chinois davantage orienté vers la consommation aura tendance à acheter davantage de produits et de services en provenance de toutes les industries du monde, contribuant ainsi à soutenir la création d’emplois et le dynamisme économique local aussi bien qu’international.

En outre, si l’énorme marché chinois consomme davantage, ses 1,3 milliard d’habitants signifient de toute évidence plus d’exportations et plus d’opportunités d’investissement pour les autres pays.

La Chine, dans l’esprit du dragon chinois, est prête à travailler de concert avec le reste du monde et à faire preuve de courage pour dire adieu à son ancien modèle économique, afin de mieux surmonter les difficultés apportées par la récession de l’économie mondiale.

Chine : le site Internet de vente de billets de train enregistre un milliard de clics chaque jour

Ajouté au 13/01/2012 par SHI Lei

Le site Internet officiel chinois pour réserver les billets de train a enregistré en moyenne plus d’un milliard de clics quotidiens durant la première semaine de janvier, a annoncé dimanche Hu Yadong, vice-ministre chinois des Chemins de fer.

La plate-forme en ligne offre aux passagers un moyen pratique d’acheter leurs billets, a indiqué M. Hu. Il a également abordé les plaintes concernant l’équité du processus de vente.

“Les billets de train vendus en ligne ou par téléphone ont dépassé chaque jour les deux millions. Cela signifie qu’environ un tiers des passagers n’ont pas à faire la queue plusieurs heures dans les gares pour obtenir leurs billets”, a-t-il expliqué.

Cependant, de nombreux Chinois ont exprimé leur insatisfaction à l’égard du site Internet, plusieurs personnes n’ayant pas réussi à obtenir leurs billets de train pour rentrer chez elles durant la Fête du Printemps.

Des usagers ont publié leurs doléances sur la populaire plate-forme de microblog Weibo.com, notant que le site de réservation tombe souvent en panne en raison d’un trop grand nombre de visites simultanées.

Un total de 3,16 milliards de déplacements sont prévus durant les congés de la Fête du Printemps de cette année, en hausse de 9,1% en base annuelle. 235 millions de ces déplacements se feront via les chemins de fer du pays, en augmentation de 6,1% sur un an, a précisé M. Hu.

 

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