Le président chinois assiste au sommet des BRICS

Ajouté au 31/03/2012 par SHI Lei

Le président chinois Hu Jintao et les dirigeants de quatre autres grandes économies émergentes se sont rencontrés jeudi à New Delhi, capitale indienne, pour discuter de la gouvernance globale et du développement durable, et pour coordonner leur position sur les grandes questions mondiales et régionales.

Le quatrième sommet des BRICS, qui rassemble le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, survient à un moment crucial pour le groupe, car l’économie mondiale doit encore surmonter de diverses difficultés, liées notamment à des systèmes financiers toujours fragiles, des dettes publiques et privées élevées, des forts taux de chômage et la hausse des prix pétroliers. D’autres questions urgentes, telles que le changement climatique, la sécurité alimentaire et la sécurité énergétique, jettent également des défis majeurs au niveau international.

Au cours de ce sommet, qui a pour thème “Le partenariat des BRICS pour la stabilité, la sécurité et la prospérité dans le monde”, les dirigeants discuteront des “questions politiques, économiques et sociaux d’intérêt mutuel et international”, selon un communiqué publié par l’Inde, hôte du sommet.

“Le sommet permettra de faire progresser nos efforts en matière de renforcement de la coopération, de la consultation et de la coordination entre les pays BRICS, bénéficiant tant à leurs peuples mais aussi à la communauté internationale”, a indiqué le Secrétariat du Sommet dans un message publié sur son site Internet.

Le président Hu expliquera la position de la Chine en matière de gouvernance globale, devéloppement durable et de coopération parmi les pays du BRICS lors du sommet.

Les dirigeants des BRICS publieront une déclaration à l’issue de cette réunion sur les grandes questions mondiales et régionales.

La Chine espère que le sommet des BRICS trouvera “un nouvel élan pour la reprise économique mondiale” et aidera à renforcer la confiance de la population, a déclaré le ministre chinois des Affaires étrangères, Yang Jiechi, lors d’une conférence de presse organisée le 6 mars.

La Chine cherche à promouvoir un rôle plus important et plus constructif pour les pays des BRICS dans les affaires internationales et dans l’apaisement des tensions régionales afin de maintenir la stabilité, a déclaré M. Yang.

“La Chine espère aussi renforcer la coopération pratique entre les pays membres des BRICS, particulièrement dans les domaines économique et financier, afin qu’elle bénéficie aux peuples de ces pays et du reste du monde”, a-t-il dit.

Les BRICS, importants marchés émergents, regroupent 42% de la population mondiale, 20% du produit intérieur brut mondial et 15% du commerce mondial.

Les BRICS sont devenus une force importante au sein de la communauté internationale et font l’objet d’une attention du monde entier. Au cours des années passées, les BRICS ont joué un rôle important et constructif dans la lutte contre la crise financière mondiale, le changement climatique et de la reprise économique.

Lors du premier sommet en juin 2009 à Iekaterinbourg, en Russie, les dirigeants du Brésil, de la Russie, de l’Inde et de la Chine ont discuté de la situation économique mondiale et d’autres questions urgentes concernant le développement mondial, et aussi les perspectives pour le renforcement de la collaboration parmi les BRIC, comme on l’appelait alors avant l’adhésion de l’Afrique du Sud.

Le Brésil a accueilli le deuxième sommet à Brasilia. Les dirigeants des quatre économies émergentes ont échangé leurs points de vue sur les grandes questions mondiales, dont la situation économique et financière globale, la réforme du système financier international, le changement climatique et la coopération entre les quatre pays.

L’Afrique du Sud a participé pour la première fois à un sommet des BRICS en avril 2011 en avril de l’année dernière lorsque la Chine organisait la 3e rencontre à Sanya. Les dirigeants ont eu un échange approfondi de leurs points de vue sur la situation internationale, ainsi que des affaires économique, financière et de développement, tout en présentant les grands traits de leur coopération à l’avenir. Fin

Le Forum asiatique de Bo’ao 2012

Ajouté au 30/03/2012 par SHI Lei

Le Forum asiatique de Bo’ao 2012 s’ouvrira le 1er avril. Selon les organisateurs, plus de 2 000 participants seront présents cette année, dont des officiels, des responsables d’organisations internationales, des experts, des savants et des entrepreneurs. Cette année, les sujets de discussion concernent davantage la vie quotidienne, ce qui montre que le club d’élite attache de l’importance aux préoccupations du peuple.

Cette année, sous le thème « L’Asie dans un monde en mutation – vers un développement sain et durable », le forum annuel propose de développer des discussions autour de trois sujets principaux sur « Les causes de l’incertitude économique du monde », « La réforme et le changement des modes de croissance », et « Le développement durable et l’innovation en Asie ».

Autour de ces trois sujets principaux, les intervenants se pencheront sur la crise de la dette, l’emploi et la croissance, la réforme du système monétaire international, la distribution des revenus et la transformation économique, l’ouverture financière et bancaire vers les organisations non gouvernementales, l’industrie de la fabrication en Asie, etc.

En même temps, le forum annuel a également des projets sur le bonheur, la propriété immobilière, la consommation, la maladie chronique, le tourisme médical, et d’autres sujets relatifs à la vie quotidienne.

« Le Forum de Bo’ao est tout près de nous. Nous ressentons un impact économique grâce à ce forum chaque année. Cette année, j’accorde davantage d’attention aux prix de l’immobilier et du pétrole », a déclaré Wang Jianzhong, employé d’un département gouvernemental.

Selon Ren Bin, qui spécule sur les marchés boursiers, « les opinions des participants au forum sont très utiles aux salariés-actionnaires. Chaque année, je prête une grande attention au forum secondaire sur l’énergie ».

Le Forum asiatique de Bo’ao, établi en 2001, est une organisation non gouvernementale à but non lucratif. Il est devenu une plateforme d’interaction de haut niveau entre les dirigeants d’Asie et du reste du monde.

Le thé de printemps vaut de l’or

Ajouté au 26/03/2012 par SHI Lei

Alors que la saison pour les nouveaux thés approche, les célèbres infusions chinoises sont vendues à des prix qui ne cessent d’augmenter, se transformant même en un nouveau bien de «luxe».

Bien que la cueillette n’ait pas encore commencé, une prévente de la première série de West Lake Longjing – un célèbre thé vert torréfié- a reçu une offre de 180.000 yuans (28.500 dollars) pour 500 grammes à une vente aux enchères à Hangzhou, selon China National Radio .

Hangzhou est la capitale de la province du Zhejiang et de l’origine du thé, qui est également connu comme le «dragon well tea».

La première cueillette du Longjing sera lancée dans un jour ou deux et les médias et experts estiment que le thé de qualité supérieure Longjing sera vendu cette année de 40.000 à 50.000 yuans les 500 grammes, soit environ 25% de plus que l’an dernier.

Pendant ce temps, le prix de ce printemps 2012 pour les autres célèbres thés, comme l’escargot vert du printemps ou les graines de melon, seront aussi élevés, de l’ordre de 20.000 yuans les 500 grammes.

Huang Xiaoping, vice-président de l’association du thé dans le comté de Chun’an, la ville de Hangzhou, a déclaré que ce n’était pas une surprise de voir le West Lake Longjing atteindre un prix aussi élevé – même supérieur à celui de l’or.

“Il bénéficie du statut le plus élevé parmi les célèbres thés chinois, principalement en raison de sa longue histoire et de ses connexions littéraires. De plus, il est maintenant cultivé dans une zone spéciale autour du lac de l’Ouest, de sorte que sa sortie est limitée”, a-t-il souligné.

Il prévoit cette année que le prix du Longjing ordinaire atteindra pour les 500 grammes 4.000 yuans.

Le temps de la cueillette du printemps pour les thés en Chine va généralement de mars à début mai. Huang et d’autres à Chun’an ont réussi à faire avancer le temps de la cueillette d’un mois cette année et ont vendu leurs premières feuilles de jade Qiandao, un thé vert torréfié similaire au Longjing, au mois de février au prix de 5.000 et jusqu’à 10.000 yuans les 500 grammes.

“Je pense que ce thé est aussi bon que le Longjing, mais je ne peux pas le vendre à un prix aussi élevé, car les gens sont obsédés par le Longjing. Il a une meilleure réputation et est une grande marque», a déclaré Shao Zongqing, gérant d’une société de thé dans le comté de Chun’an.

Les thés rares et exotiques sont en train de se développer en des opportunités d’investissement avec le potentiel de commercialisation comme les grands crus français pendant des décennies, a déclaré Shao. Cependant, cela dépend principalement du marché intérieur.

“Les étrangers sont moins enclins à dépenser beaucoup d’argent pour des thés verts. Et, certains endroits, comme l’Union européenne, ont une demande très stricte pour le contrôle des résidus de pesticides, ce qui est un goulot d’étranglement pour les exportations du thé vert,” at-il reconnu.

Le printemps est une saison cruciale pour les entreprises de thé. Les recherches menées par l’Association chinoise de vente de thés, montre que le commerce du thé au printemps est de l’ordre de 75% par rapport à l’activité annuelle en Chine, bien que cela ne représente que 39% de la production annuelle.

 

Les entreprises privées chinoises s’allient pour mieux pénétrer sur le marché européen

Ajouté au 26/03/2012 par SHI Lei

Suivant l’exemple des grandes entreprises chinoises comme Haier, Huawei et ZTE implantées avec succès à l’étranger, une centaine d’entreprises privées ont décidé de créer une alliance pour pénétrer ensemble le marché international et réduire ainsi les coûts liés aux investissements et aux risques.
Alors que l’économie chinoise profite ces dernières années d’un développement rapide, bon nombre d’entreprises privées nationales sont désormais capables d’entrer en compétition avec les entreprises étrangères, a déclaré mercredi Feng Jun, président du conseil d’administration et PDG d’Aigo Digital Technology, lors d’une interview avec l’agence de presse Xinhua (Chine Nouvelle). M. Feng est également à l’origine de l’Aigo Entrepreneurs Alliance (AEA).

Bien que bon nombre d’entreprises privées chinoises aient participé aux délégations gouvernementales pour des visites d’affaires à l’étranger, ces déplacements ont aujourd’hui perdu leur attrait et leur efficacité aux yeux de certaines entreprises privées. Si les entreprises désirent trouver leurs partenaires futurs et pénétrer sur le marché étranger, elles ne doivent compter que sur elles-mêmes et conjuguer leurs efforts.

Etablie le 29 juin 2011, l’AEA, dont le siège se trouve dans la capitale chinoise, est une organisation non gouvernementale pour les entreprises chinoises désireuses d’internationaliser leurs marques de produits. Elle a été lancée par M. Feng et créée conjointement par treize entreprises, dont China Huiyuan Juice Group, Gree et Himin Solar. Au mois de mars 2012, l’alliance comptait une centaine de membres à l’échelle nationale.

Une délégation de l’alliance est partie le 3 décembre 2011 pour une première tournée européenne d’une semaine qui l’a conduite en Grande-Bretagne, au Danemark, aux Pays-Bas et en Belgique. Durant ce déplacement, la délégation a rencontré de hauts responsables gouvernementaux des pays concernés, et les médias locaux ont publié de nombreux articles sur les activités de cette délégation. Une autre délégation de 70 membres a quitté Beijing mercredi pour une visite de trois jours en Belgique afin de discuter de coopération de manière détaillée.

L’AEA a également invité Michael Payne, ancien chef de la division marketing du Comité international olympique, en tant que consultant de l’alliance, pour que les entreprises membres puissent davantage tirer parti du modèle marketing olympique et réaliser un résultat gagnant-gagnant dans leur exploitation du marché étranger.

Calquer la sélection des entreprises chinoises jouissant d’une bonne réputation sur celle des meilleurs athlètes professionnels participant aux Jeux olympiques lors de l’exploitation conjointe du marché étranger fut la meilleure décision de l’alliance après avoir adopté le modèle de marketing olympique pour aboutir à une situation mutuellement bénéfique, a expliqué M. Feng.

Notre alliance est une plate-forme de communication pour les marques nationales et le marché étranger, tout comme les Jeux olympiques sont une plate-forme pour les grandes marques internationales, a-t-il souligné. Nous espérons que notre alliance permettra d’aider les entreprises privées à se développer au plus tôt sur le marché international, a-t-il ajouté.

L’ambassadeur de Belgique en Chine Patrick Nijs a pour sa part salué les efforts conjoints novateurs des entreprises chinoises pour internationaliser leurs marques, indiquant toutefois que ces entreprises pourront rencontrer des difficultés en pénétrant sur le marché international, en raison des différences entre la Chine et les pays étrangers dans les domaines de l’environnement de marché, des lois et réglementations, du modèle de consommation et de la culture. Elles doivent dresser le bilan de leurs expériences et leçons et savoir se montrer patientes afin de s’implanter avec succès sur le marché international, a-t-il déclaré.

Le gouvernement chinois a publié en mai 2010 des directives destinées à encourager le développement sain des capitaux privés ainsi que la création de marques internationales par les compagnies privées. De plus, le ministre chinois du Commerce Chen Deming a récemment annoncé que le gouvernement encouragerait l’exploitation du marché international par les entreprises privées, promettant également d’offrir des services juridiques complets en faveur de celles-ci afin de réduire les risques potentiels.

La foire internationale du Henan pour l’investissement et le commerce débutera jeudi

Ajouté au 23/03/2012 par SHI Lei

La septième foire internationale du Henan pour l’investissement et le commerce s’ouvrira jeudi à Zhengzhou, capitale de cette province, a-t-on appris d’un responsable du gouvernement provincial.
L’événement, qui se déroulera de jeudi à dimanche, devrait attirer plus de 160 entreprises, dont des multinationales figurant parmi les 500 premiers groupes mondiaux, a indiqué Zhao Jiancai, vice-gouverneur de la province.

Le responsable espère qu’environ 415 contrats de coopération d’une valeur totale de 250 milliards de yuans (environ 39,7 milliards de dollars) seront signés à cette occasion.

Soixante-dix-sept multinationales, dont Dell, Citibank, Pepsi, Walmart et UPS, ont confirmé leur présence.

Cette foire, un événement biennal, est co-organisée par le gouvernement provincial du Henan et certains organismes d’Etat, dont le ministère du Commerce, le ministère des Sciences et des Technologies et le Bureau national des Céréales.

La Chine deviendra bientôt le premier pays importateur du monde : ministre du Commerce

Ajouté au 23/03/2012 par SHI Lei

Le ministre chinois du Commerce Chen Deming a prévu dimanche que la Chine passerait de deuxième à premier pays importateur du monde d’ici quelques années.

La Chine fournit au monde non seulement des produits de haute qualité et à bas coût, mais achète également des produits haut de gamme fournis par des marques mondiales, a indiqué M. Chen, lors du Forum 2012 sur le développement chinois.

Le taux de croissance des ventes au détail dans le pays était compris entre 16% et 18% ces dernières années. Ce taux est supérieur à celui de la croissance du PIB chinois, soulignant le grand potentiel d’achat du pays, a expliqué le ministre.

De nombreux politiciens occidentaux pointent la Chine du doigt pour le déséquilibre commercial international, mais ils mentionnent rarement que la Chine, avec une population ne représentant que 19% du total mondial, est également le deuxième plus grand importateur au monde, a indiqué M. Chen.

Les recours commerciaux adoptés par certains pays développés sont indésirables, car ils ne sont justes ni pour les autres économies, ni pour les entreprises et citoyens nationaux, a-t-il ajouté.

Il a indiqué que les pays émergents devaient équilibrer leur croissance en la basant sur la demande intérieure, tout en ouvrant leurs marchés et en facilitant le commerce en accord avec les conditions nationales.

L’excédent commercial chinois a baissé de 14,5% en base annuelle à 155,14 milliards de dollars en 2011, avec des importations en hausse de 24,9% atteignant 1 740 milliards de dollars, selon des données douanières.

Le Forum 2012 sur le développement chinois se déroule de samedi à lundi prochain, sur le thème “la Chine et le monde : macro-stabilisation et restructuration économique”.

Lagarde insiste sur le rôle de premier plan de la Chine dans les discussions internationales

Ajouté au 23/03/2012 par SHI Lei

La Chine doit continuer à jouer un rôle de premier plan dans les discussions internationales relatives à la politique globale face aux perspectives moroses de l’économie mondiale, a déclaré dimanche à Beijing la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde.

Mme Lagarde a indiqué que la réussite de la Chine avait attiré depuis de nombreuses années l’attention mondiale du fait de sa croissance spectaculaire, de la création de 370 millions d’emploi, et pour avoir tiré de la pauvreté plus de 500 millions de personnes.

Face à la crise internationale, la Chine a de nouveau fait montre de leadership et su élaborer des politiques adéquates, a affirmé Mme Lagarde, lors du Forum sur le développement de la Chine qui s’est tenu dimanche dernier à Beijing sous l’égide du Centre de recherche sur le développement, groupe de réflexion relevant du Conseil des affaires d’Etat.

“L’économie mondiale aurait en effet été encore davantage mise à mal sans le dynamisme apporté à la croissance et à la stabilité par la Chine”, a-t-elle indiqué.

Par ailleurs, la Chine doit poursuivre ses efforts pour accélérer la transformation de son mode de développement économique.

Elle de plus a souligné les trois axes prioritaires de la Chine à savoir soutenir la croissance; continuer à faire basculer les moteurs de celle-ci afin de la rendre moins dépendante des exportations et des investissements, et davantage axée vers la consommation domestique; et améliorer le niveau de vie des ménages.

Quelles perspectives pour l’économie chinoise en 2012 ?

Ajouté au 23/03/2012 par SHI Lei

L’année 2012 devrait être marquée par une continuité des politiques mises en œuvre dans le contexte d’une croissance en léger ralentissement. Au cours de cette année qui verra la constitution de la nouvelle équipe dirigeante autour de l’actuel vice-président Xi Jinping, les autorités chercheront sans doute en premier lieu à assurer la stabilité de l’environnement économique pour faciliter cette transition, rendant la période peu propice au lancement de réformes d’envergure. Certains enjeux devraient cependant concentrer leur attention cette année, notamment l’ouverture du compte de capital, l’évolution des marchés immobiliers, la situation des finances locales ou encore la place de l’investissement public. En termes de conjoncture, selon les prévisions de la DG Trésor, la croissance devrait s’établir en 2012 à 8½%, après 9,2% en 2011, puis devrait rebondir légèrement en 2013 à 8¾%. La tendance au rééquilibrage de l’économie chinoise devrait progressivement se confirmer, la consommation prenant en 2013 le relai de l’investissement comme moteur principal de la croissance.  1 – L’année 2011 a été marquée par un ralentissement de la croissance en raison des mesures de stabilisation de l’activité et de l’affaiblissement de la demande extérieure
L’année 2011 a été marquée par un léger ralentissement de la croissance qui s’est élevée à 9,2% contre 10,4% en 2010.Ce ralentissement s’est affirmé tout au long de l’année comme l’ont révélé les chiffres trimestriels : la croissance en glissement annuel a été successivement de 9,7%, 9,5%, 9,1% et 8,9% au cours des quatre trimestres. Ainsi l’économie chinoise a enregistré une croissance inférieure à 9% au 4e trimestre 2011 pour la première fois depuis 2009.

Ce ralentissement est lié en premier lieu au contexte macroéconomique international. En effet, au plan intérieur, la demande domestique est restée très dynamique. La croissance est en effet restée tirée par l’investissement qui a crû de +23,8% en valeur par rapport à 2010. La croissance de la consommation s’est également maintenue, les ventes au détail ayant progressé de +17,6% sur l’ensemble de l’année 2011. En revanche, en 2011, les excédents commerciaux chinois sont en baisse de 26,4 Mds USD et s’élèvent à 155,1 Mds USD. Les exportations ont en effet progressé moins vite en valeur sur l’ensemble de l’année que les importations (+20,3% contre +24,9%). Cette évolution est principalement liée au ralentissement des exportations vers l’Union européenne (+14,4%) et les États-Unis (+14,5%) par rapport à celles à destination notamment des pays asiatiques (Asean : +23,1%).

Le gouvernement a réussi à contenir l’inflation.La maîtrise de la hausse des prix était l’objectif prioritaire que le gouvernement chinois s’était fixé pour 2011 lors de l’Assemblée nationale populaire de l’an passé. Alors qu’il avait fixé une cible de +4%, l’inflation moyenne a finalement atteint +5,4% en 2011. Au cours de l’année, l’inflation a augmenté jusqu’à +6,5% en glissement annuel en août, tirée par la composante alimentaire et notamment par le prix du porc. D’une part, la hausse des prix alimentaires mondiaux s’est répercutée fortement en Chine, et, d’autre part, des facteurs structurels (augmentation des salaires des agriculteurs, organisation inefficace du marché) ont exacerbé cette hausse. Les réponses de politique monétaire – la banque centrale a procédé à 12 hausses du taux de réserves obligatoires en 2010 et 2011 –, la reconstitution du cheptel porcin et la fin de l’effet des aléas climatiques, ainsi que les mesures prises pour assurer un meilleur fonctionnement des marchés agricoles – meilleur approvisionnement notamment – ont finalement conduit à une nette décélération de l’inflation en fin d’année, qui n’était plus que de +4,1% en glissement annuel en décembre.

Dans ce contexte les autorités ont manifesté leur volonté de réagir face au ralentissement de la croissance.Le Premier ministre Wen Jiabao a appelé le 25 octobre à un « réglage fin » de la politique économique. Le gouvernement a alors tiré parti de la diminution de l’inflation pour prendre des mesures ciblées de soutien aux secteurs les plus vulnérables, sans pour autant réorienter fondamentalement sa politique. Des mesures de soutien de politique monétaire et fiscale ont ainsi été prises en novembre pour aider les PME après la crise de Wenzhou. La banque centrale a par ailleurs décidé deux baisses de 50 pdb des ratios de réserve obligatoire en novembre 2011 et en février 2012, afin d’assouplir la politique monétaire et de soutenir l’activité.

 2 – L’année 2012 devrait voir ce ralentissement se poursuivre et la croissance atteindre 8½ %
Après la phase de ralentissement en 2011 qui se prolonge début 2012, les exportations chinoises devraient rebondir à partir de la mi-2012, tirées par une demande mondiale plus forte.Dans le scénario de référence de la DG Trésor, l’effet macroéconomique des tensions financières en zone euro devrait s’estomper à partir du second semestre 2012 et la demande mondiale, notamment en provenance des pays d’Asie, devrait rebondir également à compter du second semestre. Parallèlement, l’appréciation du yuan devrait être plus limitée en 2012, les autorités pouvant invoquer la réduction en 2011 des excédents courants. Les importations devraient demeurer dynamiques, en lien avec la hausse de la demande intérieure et la baisse des droits de douanes annoncée par le gouvernement le 7 mars à l’occasion de l’Assemblée populaire annuelle.

Au plan interne, on peut s’attendre à une continuité de la politique macroéconomique dans un contexte marqué par la transition politique et l’arrivée prochaine au pouvoir de la nouvelle équipe conduite par l’actuel vice-président Xi Jinping.La notion de « stabilité » était au cœur de la conférence annuelle de travail centrale sur l’économie du Parti communiste chinois, en décembre 2011. Comme l’an passé, le principe du maintien d’une politique budgétaire « proactive », ainsi que d’une politique monétaire « prudente » a été approuvé par l’Assemblée populaire nationale, le 5 mars 2012. Il est ainsi probable que la banque centrale continue sa politique d’assouplissement sélectif et procède à une ou deux baisses supplémentaires des ratios de réserve obligatoire. En effet le gouvernement a fixé un objectif de hausse de +14% de l’agrégat monétaire M2, ce qui laisse de la marge de manœuvre au vu de la tendance de 2011 (+13,6%) et de ce début d’année (+12,8% en janvier 2012). Le gouvernement s’est également donné une marge de manœuvre en matière de politique budgétaire, avec un objectif de déficit fixé à 800 Mds CNY, alors qu’il n’a été que de 519 Mds CNY (82 Mds USD) en 2011. Comme à l’accoutumée, et sans doute aussi pour des raisons d’affichage, les prévisions du gouvernement s’appuient sur des hypothèses très prudentes d’évolution des recettes budgétaires, avec un objectif de +9,5% qui semble bas au vu des objectifs et des perspectives de croissance nominale (l’an passé cet objectif avait été fixé à +8% alors que la hausse des recettes a finalement atteint +24,8%). Pour autant, les objectifs de politique monétaire et budgétaire du gouvernement indiquent que si un ajustement à la marge est possible, des mesures de relance semblent exclues.

Au final, l’activité ralentirait au 1er semestre 2012. La croissance serait, selon les prévisions de la DG Trésor, de 8½ % en 2012 (après 9,2 % en 2011), et s’établirait à 8¾ % en 2013, toujours au-dessus de la cible du gouvernement. Celui-ci a en effet fixé un objectif de croissance 7,5% à l’occasion de l’Assemblée nationale populaire, en baisse par rapport à l’objectif de 8% fixé pour 2011. Il faut souligner toutefois que l’objectif du gouvernement ne doit pas être compris comme une prévision : il est systématiquement dépassé. En revanche la baisse de cet objectif par rapport à l’année passée est significative. Il s’agit d’une prise en compte de la dégradation de l’environnement extérieur. Mais c’est également le signe manifeste, notamment à l’adresse des collectivités locales, du souhait d’une croissance plus équilibrée et plus durable.

Le principal aléa baissier de cette prévision concerne la situation de l’économie mondiale, et notamment européenne, et l’impact de son évolution sur les soldes courants chinois.Sous l’hypothèse de normalisation des marchés financiers, la croissance mondiale devrait redémarrer progressivement en 2012, portée par les efforts de reconstruction au Japon, le dynamisme de l’activité des pays émergents et le redressement graduel des moteurs privés dans les économies avancées. L’investissement privé devrait accélérer dans la plupart des économies avancées, les indicateurs fin 2011 montrant que les taux d’utilisation des capacités de production sont quasiment revenus à leur moyenne de long terme, et les marges des entreprises poursuivant leur rétablissement. La normalisation de l’environnement économique et financier serait alors propice à un rétablissement de la confiance et de la consommation des ménages, mais la baisse des taux de chômage demeurerait limitée. Le Fonds Monétaire International (FMI) a quantifié l’effet pour la Chine d’un scénario très pessimiste, où s’effondrerait la croissance de l’Union Européenne, qui absorbe 20 % des exportations chinoises : en l’absence de réaction budgétaire chinoise ceci aurait un impact de – 4 points de PIB sur la croissance chinoise. Le FMI estime cependant que la Chine dispose des marges de manœuvre budgétaire pour réagir et pourrait alors ramener cet impact à seulement -1 point de PIB grâce à des mesures de relance.

 3 – La tendance au rééquilibrage de l’économie chinoise devrait se confirmer
En raison de l’orientation, qui reste restrictive, de la politique monétaire, ainsi que de la stabilisation voire de la baisse des marchés immobiliers, il est probable que la croissance de l’investissement ralentisse en 2012.La conjoncture interne est ainsi toujours relativement dégradée début 2012 : ralentissement de la croissance de la masse monétaire, baisse des transactions et des prix immobiliers, incertitudes sur la conjoncture (malgré un léger rebond des indices PMI en janvier et février). En intégrant aussi le maintien des mesures administratives d’encadrement du marché immobilier et l’instauration progressive d’une taxe foncière, on peut s’attendre à ce que la croissance de l’investissement ralentisse en volume passe à +11% en 2012, puis à +8% en 2013, après 12% en 2011.

Parallèlement, la consommation devrait être soutenue par la croissance des salaires et l’urbanisation du pays, avec un effet accru en 2013.En 2010 et en 2011, le salaire minimum a été revalorisé, dans de nombreuses villes, de près de 20 % en moyenne, pour tenir compte de la hausse des prix à la consommation, notamment alimentaires. Dans plusieurs grandes entreprises, des mouvements sociaux ont également entrainé des augmentations de salaires. Ainsi, la croissance des salaires nominaux auraient accéléré depuis 2009 (+15 % en 2011 en première estimation, après 13,3% en 2010). En prévision, la dynamique des salaires devrait se poursuivre avec des croissances à deux chiffres (environ +15 % en 2012 et en 2013). D’abord, les hausses de salaires minimum et les mouvements sociaux devraient persister. Ensuite, l’épuisement progressif de « l’armée de réserve » en provenance des zones rurales devrait favoriser le pouvoir de négociation des salariés. Des signes de pénurie de main-d’œuvre sur les zones côtières apparaissent et la population en âge de travailler commence à diminuer.

Parallèlement, après une forte augmentation durant la décennie 2000-2010, le taux d’épargne des ménages n’augmenterait plus que légèrement en 2012 et se stabiliserait en 2013 à 42% du PIB. Les effets démographiques de cycle de vie devraient exercer une pression à la hausse sur le taux d’épargne. Toutefois, le plan santé lancé en 2009 devrait limiter la tendance haussière du taux d’épargne, notamment en 2013, en raison de sa montée en charge.

Au total, la consommation devrait devenir le principal moteur de la croissance à compter de 2013.En 2012, la consommation contribuerait à la croissance à hauteur de 4 pts de PIB contre 5 pts pour l’investissement. En 2013, ces chiffres s’inverseraient. La consommation deviendrait alors le plus fort contributeur à la croissance, pour la première fois depuis 2001. Le commerce extérieur aurait une contribution négative en 2012 (-½ pt, comme en 2011), et légèrement positive en 2013 (+¼ pt, contre plus d’un point en moyenne sur la période 2000-2008). En 2012, le rééquilibrage de la croissance conduirait ainsi à une baisse de l’excédent commercial. Ce dernier se stabiliserait en 2013, tout comme l’excédent courant (à respectivement 2½ pts et 3 pts de PIB). Le rééquilibrage interne s’amorcerait en 2013, avec la stabilisation de la part de la consommation dans le PIB. L’épargne globale de la Chine serait stable à 50 pts de PIB en 2012 et en 2013.

 4 – Plusieurs grands chantiers de politique économique devraient concentrer l’attention en 2012, bien que l’annonce de réformes majeures semble peu probable avant 2013.
Dans un contexte marqué par la réduction des excédents courants, les pressions haussières sur le taux de change pourraient s’atténuer.Alors que le taux de change s’est apprécié de 5% face au dollar en 2011, la stabilisation du solde courant que la DG Trésor prévoit à 2,5% en 2012 puis 3% en 2013 devrait conduire les autorités à ralentir l’appréciation du yuan, tout en continuant de flexibiliser son taux de change. Fin 2011, le taux de change du yuan a connu temporairement des pressions à la baisse, en lien avec des sorties de capitaux en raison d’un regain d’aversion pour le risque sur les marchés financiers internationaux. Les réserves de changes de la Chine ont ainsi diminué à deux reprises en novembre puis en décembre, pour s’établir à 3 181 Mds USD en fin d’année contre 3 274 Mds USD en octobre, d’après la State Administration of Foreign Exchange (SAFE, chargée de gérer les réserves de change et dont le directeur est l’un des Vice-Gouverneur de la PBoC). Il est probable que les autorités limitent l’appréciation du yuan en 2012 : les marchés des non deliverable forward n’anticipent ainsi une appréciation du yuan que de seulement 2% en 2012. En revanche, la banque centrale pourrait progresser dans la flexibilisation du taux de change. Ainsi, la bande de fluctuation quotidienne autour de se valeur pivot fixée par la SAFE pourrait être élargie, comme l’a suggéré à plusieurs reprises le Gouverneur de la banque centrale Zhou Xiaochuan. Par ailleurs la politique d’ouverture graduelle du compte de capital et d’internationalisation devrait se poursuivre. Ainsi, le 22 février, un rapport de la banque centrale présentant comment pourrait être relâché le contrôle des capitaux a été rendu public. Parallèlement, le planificateur central, la commission nationale pour le développement et la réforme (NDRC – National Development and Reform Commission) a dévoilé, le 30 décembre 2011, un plan sur cinq ans visant à faire de Shanghai une place financière internationale en 2015, plan dont l’effectivité reste toutefois à confirmer.

Les évolutions des marchés immobiliers devraient être au cœur des préoccupations en 2012.Les prix des logements ont continué de baisser début 2012 dans 72 des 100 villes couvertes par l’indice China Real Estate Index System. Le Centre de prévision de la Chinese Academy of Social Sciences (CASS) estime que les prix immobiliers moyens en Chine baisseront de 5,3% en glissement annuel en 2012 du fait de l’évolution de la demande sur le marché et des politiques de contrôles, et en dépit de la croissance des revenus des ménages, de celle des prix du foncier et de l’urbanisation rapide. Cette stabilisation est voulue par le gouvernement central. Il est peu probable que le gouvernement revienne de manière générale sur les restrictions mises en place depuis 2010 sur le marché immobilier. En revanche, comme l’a suggéré Wen Jiabao à l’Assemblée populaire nationale, il semble possible qu’un réglage fin de ces politiques introduise plus de flexibilité dans les plus grandes villes.

L’impact de cette baisse sur l’investissement et le secteur de la construction devrait être partiellement compensé par la montée en puissance du programme de logements sociaux qui prévoit la construction de 36 millions de logement d’ici 2015. Alors que l’objectif était la mise en chantier de 10 millions de logements sociaux en 2011, selon les chiffres du Ministère du logement, la construction de 10,43 millions de logements avait été lancée, et que 4,32 millions avaient été construits. Pour autant, le Ministère du logement en décembre 2011 a également reconnu que la plupart des mises en chantier avaient été recensées selon une approche maximaliste ; il a suggéré que le nombre de mises en chantier réelles étaient plutôt de l’ordre de 7 millions. Si cette déclaration suggère un risque que les objectifs de construction soient revus à la baisse dans les années à venir, le nombre de logement en cours de construction, qui est le paramètre le mieux corrélé avec l’investissement, devrait néanmoins connaitre une progression soutenue en 2012. A l’occasion de l’Assemblée populaire nationale, les objectifs de construction de 5 millions de logements sociaux et de mise en chantier de 7 millions ont été adoptés, faisant ainsi passer le nombre de logements sociaux en cours de construction de 7 millions à environ 12 millions entre la fin 2011 et la fin 2012. Les autorités devront cependant également résoudre la question du financement de ce programme, alors que les moyens de certaines collectivités locales sont limités. Une contribution plus importante qu’en 2011 du gouvernement central a été annoncée, le budget consacré au logement progressant de 23% en 2012 pour atteindre 212 Mds CNY. Par ailleurs le Ministère des finances et la NDRC imposent que les émissions obligataires des collectivités locales soient destinées prioritairement au financement du logement social.

Les incertitudes persistent quant à la situation des finances des collectivités locales, et le gouvernement pourrait entamer une réflexion sur une réforme budgétaire et fiscale de grande ampleur.Le seul chiffre official actuellement disponible sur la situation des collectivités locales demeure celui d’un endettement de 10 700 Mds CNY (27% du PIB) fin 2010. Si le Premier ministre Wen Jiabao a affirmé lors de la conférence de travail annuelle du PCC que la dette des collectivités locales était dans l’ensemble « sûre et maîtrisable », la China Banking Regulatory Commission a indiqué qu’en 2012 elle s’efforcerait de « nettoyer » les finances locales. Jusqu’ici, les autorités ont surtout mis en place les conditions d’un refinancement de cette dette, les banques étant encouragées à étendre la maturité des prêts octroyés et des émissions d’obligations de collectivités locales ayant été autorisées. Pour autant une réforme de plus grande ampleur du cadre budgétaire des finances locales semble souhaitable. Le Premier ministre Wen Jiabao a déjà indiqué que les financements extrabudgétaires, notamment les Local government financing vehicles, devraient être intégrés désormais dans les budgets des collectivités locales. Par ailleurs, un mécanisme d’alerte sera mis en place concernant leur endettement. Ces mesures pourraient préfigurer une réforme plus importante du cadre des finances locales et de la relation entre le gouvernement central et les collectivités locales. A cet égard, l’extension à tout le pays de la taxe foncière expérimentée à Chongqing et à Shanghai pourrait constituer le début d’une réforme dans le sens d’une plus grande autonomie budgétaire des collectivités locales.

L’année 2012 pourrait enfin voir monter le débat sur la place des entreprises publiques dans l’économie chinoise.Dans son rapport China 2030 rédigé avec le Development Research Center – centre affilié au Conseil des affaires d’État – la Banque mondiale souligne la nécessité, pour le rééquilibrage de l’économie chinoise, de réduire l’épargne, l’investissement et la taille du secteur public, et notamment du poids des entreprises publiques dans l’économie. Le rapport recommande ainsi que ces dernières se recentrent sur la production de biens publics et que leur gestion s’appuie désormais sur des standards de transparence et de gouvernance internationaux. Selon ce rapport, cette réforme des entreprises publiques devrait également passer par une réforme du secteur financier pour que les grandes entreprises soient financées selon des mécanismes davantage orientés par le marché, l’augmentation de la pression concurrentielle sur les entreprises publiques, ou encore le versement par ces entreprises de dividendes plus conséquents au budget de l’Etat, permettant un renforcement des politiques éducatives et sociales au profit des ménages. Ces recommandations, qui pourraient susciter en 2012 de fortes résistances, semblent néanmoins être soutenues, dans une certaine mesure, par les autorités. Ainsi, le Premier ministre Wen Jiabao a indiqué, après la publication de ce rapport, que la promotion des investissements privés et la réforme des industries monopolistiques seraient les principales tâches inscrites à l’agenda économique de 2012. En cette année de transition politique, la tournure du débat, pour autant qu’il puisse être observable de l’extérieur, sera essentiel pour le positionnement de la nouvelle équipe dirigeante vis-à-vis de cet axe de réforme essentiel pour l’évolution du modèle de croissance chinois dans les années à venir.

Florent Mangin

Service économique régional de Pékin

Michaël Sicsic

Direction Générale du Trésor – Bureau diagnostic et prévision – international

 

Youku s’offre Tudou, pour former un nouveau géant de l’internet en Chine

Ajouté au 19/03/2012 par SHI Lei

Youku et Tudou, les deux premiers sites chinois de partage de vidéo, ont fusionné pour former un nouveau géant de l’internet en Chine, ont annoncé mardi les deux compagnies cotées au Nasdaq. C’est Youku qui contrôlera la nouvelle entité, dont il détient 71,5%, et le Youtube chinois espère profiter de l’opération pour se remettre sur la voie des bénéfices. L’échange de titre entre les deux entités qui formeront désormais YoukuTudou devrait atteindre 1 milliard de dollars.

Tudou ne disparaîtra pas, et la plateforme restera indépendante, a précisé le PDG de Youku, mais la fusion permettra d’adopter un “développement vertueux du secteur”.

 

Le patron de Wahaha se hisse au sommet des fortunes mondiales

Ajouté au 09/03/2012 par SHI Lei

Le fondateur âgé de 67 ans d’une entreprise de boissons a été nommé hier l’homme le plus riche de la partie continentale de Chine.

Selon la liste Hurun des fortunes mondiales en 2012, Zong Qinghou, PDG de la société Wahaha qui siège à Hangzhou, vaut 10,5 milliards de dollars. M. Zong remplace le magnat de la machinerie lourde Liang Wengen, âgé de 55 ans, fondateur du groupe Sany, comme personne la plus riche de la partie continentale de Chine.

Le magnat de la boisson se classe à la 78e place d’une liste au podium constitué de Carlos Slim, Bill Gates et Warren Buffet, et est le seul Chinois de la partie continentale à avoir amassé une fortune de plus de 10 milliards de dollars américains.

Le classement effectué par l’institut de recherche Hurun des individus dont la valeur est estimée à plus de 10 milliards de dollars américains comprend 83 personnes, avec une moyenne d’âge de 66 et une richesse moyenne de 18 milliards de dollars.

Outre M. Zong, les cinq autres Chinois valant plus de 10 milliards de dollars sont tous originaires de Hong Kong, avec en tête le magnat de l’immobilier et des ports Li Ka-shing, âgé 84 ans, qui se classe au 13e rang mondial avec 24 milliards de dollars.

Sa fortune personnelle a diminué légèrement suite à une chute de 8 % du marché boursier de Hong Kong. En revanche, Cheng Yu-tung, âgé de 87 ans et 49e du classement, a vu sa fortune s’envoler à 14 milliards de dollars après l’entrée en cotation de sa marque de bijoux Chow Tai Fook à la bourse de Hong Kong l’année dernière.

 

Les autres milliardaires chinois possédant plus de 10 milliards de dollars sont tous des magnats de l’immobilier : les frères Thomas et Raymond Kwok, âgés respectivement de 61 et 60 ans, arrivent à la 25e place avec 19,5 milliards, et Lee Shau Kee, 85 ans, se classe 32e avec 18,5 milliards. L’immobilier est la principale source de richesse pour les milliardaires chinois, selon Hurun, mais le secteur se situe juste au septième niveau mondial et contribue à peine à 7 % de la richesse totale sur l’ensemble de la liste.

Hurun a indiqué que le secteur de la finance et de l’investissement a produit 18 % de la richesse des milliardaires, devant tous les autres secteurs, et suivi par les entreprises de technologies de l’information qui représentaient 13 %.

Carlos Slim, 73 ans, géant mexicain des télécoms avec des participations importantes dans le secteur minier et bancaire, siège au sommet de la liste avec une fortune de 55 milliards de dollars.

Ensuite vient le fondateur de Microsoft Bill Gates, 57 ans, qui vaut encore 50 milliards de dollars après la vente de parts dans son entreprise pour financer son œuvre caritative.

Le roi de l’investissement Warren Buffet, 82 ans, est troisième sur la liste avec 48 milliards, en dépit d’une chute de 8 % de la branche d’investissement de Berkshire Hathaway au cours de l’année dernière.

Deux tiers des milliardaires sur la liste ont bâti leur fortune eux-mêmes, tandis qu’un tiers est devenu riche par héritage, notamment les 10 femmes qui figurent au classement.

Les États-Unis détiennent toujours la part du lion des individus les plus riches avec les 27 résidents valant plus de 10 milliards de dollars. La Russie en compte 10, et l’Allemagne 7. La Chine et l’Inde arrivent à égalité à la cinquième place.

« Il ne faudra pas longtemps avant que des entrepreneurs de pays comme la Chine et l’Inde occupent la position prédominante », a souligné Rupert Hoogewerf, le président de l’institut Hurun.

 

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