La Chine regrette la décision de l’OMC sur les exportations chinoises de matières premières

Ajouté au 06/02/2012 par SHI Lei

La Chine a exprimé ses regrets après la décision rendue par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) concernant ses exportations de matières premières, a déclaré mardi le ministère chinois du Commerce.
La Chine a salué le soutien de l’OMC à sa demande d’appel sur des questions importantes relatives à cette affaire, dans le cadre d’un processus qui permet à l’organisation internationale de corriger des jugements erronés. Il est cependant regrettable que cette décision ait été maintenue, a annoncé le ministère dans un communiqué paru sur son site Internet.

En 2009, les Etats-Unis, l’Union européenne et le Mexique ont déposé une plainte devant l’OMC, estimant que les restrictions chinoises sur les exportations de neuf catégories de matières premières du pays, dont le zinc, le coke et le magnésium, ont entraîné une augmentation des prix sur le marché mondial, conférant un avantage déloyal aux producteurs chinois.

La Chine a pour sa part soutenu que ces restrictions ont été imposées dans le but de protéger l’environnement et les ressources épuisables, selon le communiqué.

En juillet 2011, l’OMC a rendu publique une décision selon laquelle les quotas d’exportation de la Chine enfreignaient les règles commerciales. La Chine a déposé deux mois plus tard une plainte demandant l’annulation de certaines dispositions de cette décision.

Un responsable du département des affaires juridiques du ministère a réitéré dans le communiqué que la Chine avait resserré la gestion des ressources énergivores et hautement polluantes au cours des dernières années.

“L’OMC doit non seulement soutenir le libre-échange, mais aussi permettre à ses membres de prendre des mesures nécessaires pour protéger l’environnement et les ressources naturelles”, souligne le communiqué.

La Chine évaluera attentivement la décision de l’OMC et continuera à renforcer la gestion scientifique des produits à base de ressources naturelles conformément aux règles de l’OMC afin de parvenir à un développement durable, ajoute le texte.

L’OMC a fait des préparations pour de possibles plaintes à propos d’autres produits issus des ressources naturelles, dont les terres rares, a confié mardi à l’agence de presse Xinhua un responsable du ministère sous couvert d’anonymat.

Le Xinjiang enregistre un boom de la consommation pendant les vacances de la Fête du Printemps

Ajouté au 03/02/2012 par SHI Lei

La région autonome ouïgoure du Xinjiang (nord-ouest) a vu ses ventes au détail atteindre 3,9 milliards de yuans (618,5 millions de dollars) durant les vacances de la Fête du Printemps, soit une hausse annuelle de plus de 18%, ont annoncé lundi les autorités locales.

Selon les responsables du bureau du commerce du gouvernement régional du Xinjiang, les vacances de sept jours, qui ont duré du 22 au 28 janvier, ont stimulé de manière considérable le marché de biens de consommation.

Les achats se sont cette année surtout portés sur les vêtements, les produits de beauté, les bijoux, les aliments et boissons importés, ainsi que sur les voitures personnelles et les voyages.

Avant l’arrivée des vacances, les entreprises et gouvernements locaux de la région avaient pris diverses mesures pour assurer l’offre et stabiliser les prix.

Durant l’année du Dragon, l’évolution de l’économie chinoise devrait être un facteur rassurant pour l’économie mondiale

Ajouté au 03/02/2012 par SHI Lei

Aujourd’hui, avec les célébrations du nouvel an chinois, commence l’année lunaire du Dragon. Le dragon est un symbole de chance, de force et de dynamisme dans la culture chinoise, à la différence de l’image plus sombre qu’il véhicule dans le monde occidental.

Au cours d’une nouvelle année qui s’annonce placée sous le signe de la vitalité, la Chine s’efforcera, dans l’esprit de courage et de persévérance qui caractérise le dragon chinois, de trouver un équilibre entre la croissance économique et la restructuration d’une économie de plus en plus orientée vers l’exportation.

Dans un contexte de récession de l’économie mondiale et de crise de la dette dans la zone euro, la Chine est parvenue à maintenir un taux de croissance de 9,2% en 2011, un chiffre bien supérieur à la croissance des autres puissances économiques du monde.

Il faut souligner que tout en maintenant un taux de croissance élevé, la Chine a commencé à corriger les déséquilibres de son modèle de croissance en le faisant évoluer vers un modèle plus équilibré et plus durable, dans lequel la consommation contribue davantage à la croissance du PIB chinois que par le passé.

Les derniers chiffres rendus publics par le Bureau national des statistiques de Chine ont révélé que l’investissement et la consommation avaient contribué respectivement à hauteur de 54,2% et 51,6% à la croissance du PIB chinois en 2011, tandis que les exportations nettes ont enregistré une croissance négative de 5,8%.

A cela s’ajoute la performance de la vente de détail, un important indicateur des dépenses des consommateurs, qui a augmenté de 18,1% en décembre par rapport à la même période l’année dernière, dépassant la hausse de 17,3% enregistrée en novembre.

Ces chiffres sont une preuve éclatante que les efforts de la Chine pour restructurer son économie, qui comptait trop lourdement sur les exportations, ont porté leurs fruits en 2011, à l’occasion de la première année du 12e Plan quinquennal chinois.

Si une demande intérieure plus forte parvient à s’installer de manière durable en Chine, elle pourra non seulement renforcer les capacités de la Chine à se protéger de la crise financière mondiale, mais également insuffler une nouvelle impulsion à l’économie mondiale.

En effet, un marche intérieur chinois davantage orienté vers la consommation aura tendance à acheter davantage de produits et de services en provenance de toutes les industries du monde, contribuant ainsi à soutenir la création d’emplois et le dynamisme économique local aussi bien qu’international.

En outre, si l’énorme marché chinois consomme davantage, ses 1,3 milliard d’habitants signifient de toute évidence plus d’exportations et plus d’opportunités d’investissement pour les autres pays.

La Chine, dans l’esprit du dragon chinois, est prête à travailler de concert avec le reste du monde et à faire preuve de courage pour dire adieu à son ancien modèle économique, afin de mieux surmonter les difficultés apportées par la récession de l’économie mondiale.

Chine : le site Internet de vente de billets de train enregistre un milliard de clics chaque jour

Ajouté au 13/01/2012 par SHI Lei

Le site Internet officiel chinois pour réserver les billets de train a enregistré en moyenne plus d’un milliard de clics quotidiens durant la première semaine de janvier, a annoncé dimanche Hu Yadong, vice-ministre chinois des Chemins de fer.

La plate-forme en ligne offre aux passagers un moyen pratique d’acheter leurs billets, a indiqué M. Hu. Il a également abordé les plaintes concernant l’équité du processus de vente.

“Les billets de train vendus en ligne ou par téléphone ont dépassé chaque jour les deux millions. Cela signifie qu’environ un tiers des passagers n’ont pas à faire la queue plusieurs heures dans les gares pour obtenir leurs billets”, a-t-il expliqué.

Cependant, de nombreux Chinois ont exprimé leur insatisfaction à l’égard du site Internet, plusieurs personnes n’ayant pas réussi à obtenir leurs billets de train pour rentrer chez elles durant la Fête du Printemps.

Des usagers ont publié leurs doléances sur la populaire plate-forme de microblog Weibo.com, notant que le site de réservation tombe souvent en panne en raison d’un trop grand nombre de visites simultanées.

Un total de 3,16 milliards de déplacements sont prévus durant les congés de la Fête du Printemps de cette année, en hausse de 9,1% en base annuelle. 235 millions de ces déplacements se feront via les chemins de fer du pays, en augmentation de 6,1% sur un an, a précisé M. Hu.

 

Moutai a augmenté sa production de 14% en 2011

Ajouté au 09/01/2012 par SHI Lei

Moutai, la liqueur nationale chinoise servie lors des occasions officielles et des banquets d’Etat, s’attend à voir sa production atteindre les 30 000 tonnes en 2011, une progression de 14,2 % en glissement annuel.

La production totale de cet alcool produit par le Kweichow Moutai Group devrait atteindre les 63 000 tonnes, en hausse de 20,7 % depuis l’an dernier, le groupe produisant également d’autres types d’alcools, d’après la conférence économique sur le travail de la province de Guizhou (sud-ouest de la Chine), qui abrite le siège de la distillerie.

Le Moutai est produit dans le bourg de Maotai (ou Moutai) du Guizhou (ou Kweichow), et fut pendant des décennies la plus grande marque du pays et un symbole. Le petit bourg aurait un climat unique et une végétation qui contribuent tous les deux à la saveur de cette boisson.

Le résultat du groupe avant impôt aurait atteint les 23,7 milliards de yuans (3,76 milliards de dollars) cette année, en hausse de 52,2 % en glissement annuel, selon la conférence.

La valeur des exportations d’alcool du groupe s’établit à 100 millions de dollars en 2011.

Cette année, le groupe a emtamé 61 nouveaux projets avec un investissement total de 4,66 milliards de yuans.

Le prix de l’action de Kweichow Moutai (600519.SH) a progressé de 0,83 % pour atteindre les 191,8 yuans à 14 heures le jeudi 29 décembre.

Le groupe s’attend à ce que ses revenus annuels atteignent les 50 milliards de yuans en 2015.

Les règlements transfrontaliers en RMB vont se développer

Ajouté au 04/01/2012 par SHI Lei

La Chine s’apprête à autoriser davantage d’entreprises de la partie continentale du pays à effectuer les règlements des transactions transfrontalières en RMB et à renforcer la coopération monétaire avec la Russie, a déclaré 16 décembre une haute fonctionnaire de la Banque populaire de Chine (PBOC).

« Nous allons élargir la liste des entreprises autorisées à régler les transactions commerciales transfrontalières en RMB afin de promouvoir davantage le flottement international de la devise », a rapporté Jin Mei, directrice générale adjointe de la division politique monétaire de la banque centrale. A l’heure actuelle, la banque centrale autorise près de 60 000 entreprises nationales à régler les exportations transfrontalières en RMB. « Le développement de l’utilisation du RMB au niveau interna », a ajouté Jin.

Elle a tenu ces propos lors d’une conférence sur la promotion des entreprises organisée à Beijing par Sberbank Rossii OAO, le plus grand prêteur commercial russe en termes d’actifs.

Les règlements en RMB représentant moins de 5 % du volume total des opérations entre les deux pays, le règlement des transactions sino-russes en devises nationales offre un énorme potentiel de croissance, a-t-elle précisé.

« Bien qu’actuellement le rouble soit encore la monnaie la plus utilisée pour les règlements effectués en devises nationales entre la Chine et la Russie, la valeur des règlements en yuans augmente de façon spectaculaire. »

Selon Jin, la valeur des règlements en yuans entre les deux pays a été multipliée par huit, à 1,7 milliards de yuans (226 millions de dollars), sur les dix premiers mois de l’année par rapport à la même période 2010.

« Actuellement, il n’existe pas d’obstacle au règlement des échanges transfrontaliers sino-russes en yuans. »

Mais l’insuffisante convertibilité du RMB et le nombre relativement faible d’entreprises autorisées à régler les transactions dans cette monnaie ont limité le volume des transactions réglées en devises nationales entre les deux pays, a déclaré Sergey Tsyplakov, représentant commercial de la Fédération de Russie en Chine.

« En outre, des deux côtés de la frontière, la majorité des entreprises n’ont pas pris encore l’habitude d’effectuer leurs règlements en roubles et en yuans », a relevé Tsyplakov, avant d’ajouter que les traders étaient réticents à garder la monnaie russe du fait de ses importantes variations de change.

Depuis la crise financière mondiale en 2008, la Chine et la Russie ont demandé un recours de moins en moins important au dollar pour le commerce international et les investissements. Les deux parties souhaitent une accélération des échanges afin de promouvoir leur propre monnaie à un niveau international.

Fin novembre, selon les données de la PBOC, la Chine avait réglé des transactions transfrontalières en yuans, pour un montant évalué à 2,4 milliards de yuans, avec 175 pays et régions. Hong Kong et Singapour ont participé à la plupart des règlements.

Selon Tsyplakov, 2011 est une étape importante pour la relation bilatérale, et le volume des échanges commerciaux entre les deux économies devrait atteindre les 78 milliards de dollars sur l’année. « Au cours des sept premiers mois, il a augmenté de 44 % en glissement annuel. »

En juin, les dirigeants des deux pays avaient annoncé des programmes destinés à augmenter le volume du commerce bilatéral afin qu’il atteigne les 100 milliards de dollars en 2015 et les 200 milliards en 2020. « La coopération monétaire entre les deux pays pourrait faciliter le commerce transfrontalier, et la coopération entre les institutions financières doit également jouer un rôle important dans ce domaine, » a déclaré Tsyplakov.

La Chine devrait devenir le plus grand consommateur de luxe en 2012

Ajouté au 26/12/2011 par SHI Lei

Récemment, deux cabinets d’audit, de consulting et d’expertise comptable, PwC et Bain Capital, ont publié des rapports sur le marché asiatique des produits de luxe. Les deux rapports s’accordent pour dire que la Chine devrait devenir le plus grand pays consommateur de produits de luxe en 2012.

Selon le rapport de PwC, le volume des ventes de produits de luxe en Chine va atteindre 11,5 milliards d’euros en 2011, soit une augmentation plus de 25 %. Cela lui permettra de dépasser le Japon vers la première place des consommateurs de luxe en 2012.

En 2010, le volume de la consommation individuelle de produits de luxe dans la partie continentale de Chine est passé à la cinquième place mondiale. En incluant Hong Kong et Macao, la Chine arrive troisième. Les géants des marques de luxe, qui étaient très nerveux en raison du séisme au Japon, se sont apaisés au début de l’année 2011.

Dans une boutique de luxe Hermès à Guangzhou, une femme a acheté en une fois des montres pour un total de 2 800 000 yuans et des sacs à 160 000 yuans le jour de l’ouverture.

Richemont Group, une entreprise suisse spécialisée dans le luxe, a publié son rapport de ventes au cours des six mois passés. Selon ce rapport, le groupe a réalisé une augmentation de 29 %, notamment grâce à la forte augmentation des ventes de bijoux et montres en Chine.

Le groupe italien Prada connaît la même situation. Au cours des neuf premiers mois de l’année, son revenu net a atteint 17 milliards d’euros, soit une augmentation de 24,9%, avec une progression de 42,2 % sur le marché chinois.

En raison de l’importance du marché chinois, plusieurs entreprises incontournables du secteur sont entrées en bourse à Hong Kong, notamment Samsonite, Coach et Prada. « L’emplacement de l’introduction en bourse (IPO en anglais) d’une entreprise représente son objectif de marché », a déclaré Patrizio Bertelli, PDG de Prada.

Selon la prévision de PwC, outre les grandes villes chinoises, les villes moins développées en Chine deviendront un marché important des produits de luxe, particulièrement Hangzhou et Wenzhou.

Mais il y a également des voix différentes dans ce domaine. « Dans le cadre de la situation instable de l’économie mondiale, la consommation des produits de luxe en Chine va connaître une baisse de 20 % », affirment les analyses de la Banque royale d’Écosse.

 

Made in China ne doit plus rimer avec mauvaise qualité

Ajouté au 26/12/2011 par SHI Lei

« Comment ne pas se faire arnaquer?Acheter des produits de marque directement au fournisseur chinois »Made in China ne doit plus rimer avec mauvaise qualité
 
La production low cost (dans les pays que l’on peut qualifier vulgairement de “low cost”, sous entendu) a gardé sa mauvaise image, avec l’amalgame entre “made in China” et “mauvaise qualité”.

Si certains produits de haute technologie nous prouvent désormais le contraire (pensons par exemple aux iTrucs, mais aussi à tellement de produits que nous ne savons même pas fabriqués en Chine!), la plupart de ceux avec un estampillage “made in China” subissent le gourou d’un bon nombre de consommateurs.

Le problème n’était pas forcément la Chine ou les pays low costs, mais plutôt un problème de contrôle et de cadre précis. En effet si vous dite à un fournisseur de réaliser un produit, sans lui indiquer la matière et la manière de le faire, ne soyez pas étonné si il le fait à sa manière, avec ses matières!

Pour éviter que vos canapés fassent la une des journaux, que vos jouets de Noël soient retirés du marché, ou d’avoir à affronter tel ou tel procès de votre client, si ce n’est le harcèlement d’une société de consommateurs, il faut acheter en Chine comme cela se fait de nos jours.

Dans un premier temps, il faut établir un cahier des charges précis. Tout point “flou” ou non explicité laisse libre cours à l’imagination du fournisseur. Et croyez le qu’il ne va pas résoudre un point flou avec une matière dernier cri, ou une manière au top de la technologie dont dispose pourtant la Chine. Cela lui servira plutôt de levier pour -lui aussi-, produire low cost et marger plus.

Dans un second temps, il faut contrôler! Contrôler les normes, contrôler les échantillons “bon à tirer”, contrôler en cours de production, contrôler (inspecter) en fin de production! Négliger ces contrôles serait votre faute, il ne sert à rien de la rejeter sur le fournisseur. Il a des milliers de produits à produire, il est humain et n’est pas à l’abri d’une erreur. Si vous la relevez, il saura l’assumer. Si vous laissez passer, et que vous lui demandez des comptes alors que la marchandise est arrivé au port chinois, voir pire au port français, ou encore pire livré chez le client, alors il vous enverra paître (à moins d’avoir de bons talents de négociateur, et une autre commande sous la main)!

De nouveaux process d’achats existent désormais, et c’est cela, qui fait que le “Made in China” permet de faire de la qualité. Bien évidemment, il faut savoir mettre le bon prix, lorsque l’on veut produire low cost. Et croyez le, quelques centaines de dollars pour éviter un procès qui vous en couterait des milliers, ça vaut le coup!

La Chine devrait dominer le marché du e-commerce

Ajouté au 09/12/2011 par SHI Lei

La Chine devrait supplanter les Etats-Unis et occuper la première place mondiale sur le marché du e-commerce en 2015, indique un rapport publié en novembre par Boston Consulting Group (BCG).

Selon le rapport, le marché du e-commerce en Chine devrait se développer à un taux de croissance annuel de 33 % pour atteindre plus de 2 trillions de yuans (314 milliards de dollars) en valeur de transaction en 2015, et le nombre d’ acheteurs en-ligne passera à 329 millions sur cette même période.

La Chine enregistrait 485 millions d’internautes à la fin du mois de juin dernier, dont 142 millions sont des acheteurs en-ligne, selon les chiffres publiés par le China Internet Network Information Center.

“Un Internet abordable et largement accessible dans tout le pays, lié à la croissance rapide du nombre de e-consommateurs chinois et au coût relativement faible de la logistique, sont les moteurs de la croissance de l’industrie du e-commerce en Chine”, a déclaré Waldemar Jap, un des partenaires du groupe BCG basé à Kong-Hong et un des principaux auteurs du rapport.

En 2006, moins de 10 % de la population urbaine en Chine effectuait ses achats en ligne. Ce chiffre avait augmenté de 23 % entre 2006 et 2010 et doublera pour atteindre les 44 % en 2015, estime BCG.

“Il y aura 30 millions de primo-acheteurs chinois en moyenne chaque année jusqu’en 2015, portant ainsi le nombre total d’acheteurs en-ligne à 329 millions”, rapporte Jap.

En outre, le marché de l’e-commerce, de 3,3 % actuellement, représentera 7,4 % de la valeur totale de la vente de détail en Chine en 2015, précise le rapport.

“Aux Etats-Unis, il a fallu attendre 10 ans pour atteindre cette croissance”, rappelle Jap.

Les ventes de biens de consommation ont bondi de 17,2 % en glissement annuel, à 1,65 trillions de yuans en octobre 2011, alors que les ventes sur les 10 premiers mois de l’année ont atteint les 14,74 trillions de yuans, soit une hausse de 17 % par rapport à l’année précédente, a annoncé le Bureau National des Statistiques.

Selon le rapport de BCG, en Chine le e-commerce a bénéficié de coûts de transport faibles, mais a été entravée par des infrastructures de prestation inadéquates ont freiné son développement. Ce qui a poussé les acheteurs en ligne à estimer que les livraisons de commandes représentaient une de leurs principales préoccupations.

Aujourd’hui, le coût logistique du e-commerce en Chine permet d’expédier un colis d’1 kg pour 1 dollar, contre 6 dollars aux États-Unis.

Selon Youchi Kuo, un directeur de projet du Centre chinois pour les consommateurs de BCG, le groupe basé à Hong Kong, certains groupes de e-commerce chinois tels que Taobao.com et 360buy.com ont déjà répondu aux préoccupations des consommateurs sur la prestation en investissant massivement à l’échelle nationale dans les centres de distribution.

Alibaba Group Holding SA, maison mère de Taobao.com, a annoncé en début d’année que pour améliorer sa logistique, il investirait entre 20 milliards et 30 milliards de yuans sur les trois à cinq prochaines années dans la mise en place d’un réseau national d’entrepôts.

“Les acheteurs en ligne chinois ne sont pas seulement préoccupés par les coûts ou les risques de dommages encourus lors de la livraison. Un incroyable 45 % des consommateurs interrogés ont déclaré craindre que leurs achats ne soient échangées contre des contrefaçons au cours du transport”, a déclaré Kuo.

Le rapport du BCG tire ses conclusions d’une enquête menée auprès de 4 000 acheteurs en ligne chinois.

L’innovation doit conduire les fabricants chinois

Ajouté au 25/11/2011 par SHI Lei

Depuis son entrée dans l’Organisation Mondiale du commerce en 2001, le secteur industriel de la Chine s’est développé à un rythme très rapide. C’est à présent la plus grande manufacture au monde. Mais comment les fabricants chinois peuvent-ils rester compétitifs sur les marchés intérieurs et internationaux ?

Les fabricants chinois représentaient l’année dernière 19,8% de la production manufacturière mondiale, devant les Etats-Unis qui représentaient 19,4%. Cela fait de la Chine le premier producteur de biens manufacturés, mais pas le plus puissant. Su Bo, le Vice-ministre chinois de l’Industrie et de l’Information, a déclaré que les fabricants chinois devaient travailler sur la recherche et le développement pour créer des produits leaders dans le monde.

Su Bo

Vice-ministre chinois de l’Industrie et des technologies d’Information

“Pour le secteur manufacturier chinois, la première chose qu’ils doivent faire est d’être plus innovants. Ils doivent être capables de continuer la recherche et le développement pour répondre aux demandes des consommateurs. Ce n’est pas une tâche facile. Ils ont besoin de gens talentueux, de rester créatifs, et d’avoir les bons designs et technologies. Les produits et les technologies les plus avancés ne peuvent pas être achetés, ils doivent être développés par nous-mêmes.”

Il a ajouté que la Chine devait être compétitive pour l’avenir, non sur la base de produits bas-de-gamme mais sur des produits high tech et à forte valeur ajoutée.

Su Bo

Vice-ministre chinois de l’Industrie et des technologies d’Information

“De plus, pour répondre à la demande en produits de consommation de base, nous devons faire évoluer la chaîne de fabrication et faire des produits ayant une plus grande valeur technique. Cela va rendre nos produits encore plus compétitifs et augmenter leur valeur ajoutée. ”

La demande étant le moteur de l’offre, la Chine n’est pas seulement un très grand fabricant, elle a aussi un immense marché de consommation.

Les goûts et les préférences du marché chinois de 1,3 milliard de personnes se rapprochent des tendances internationales. Cela force les fabricants chinois à être vigilants pour être plus créatifs, afin d’être compétitifs par rapport aux grandes marques mondiales.

Tan Sri Moustafa Mansur

Président de la Fédération des fabricants malaisiens

“Les consommateurs chinois changent. Vous-même vous changez. Vous vous développez et vous devenez plus sophistiqués. Je vois beaucoup de Chinois aller à Singapour, venir en Malaisie, aller en Angleterre, à Hong Kong, pour acheter.”

De nombreux fabricants se sont rendus compte du pouvoir d’achat des consommateurs chinois. Ils sont motivés pour suivre le rythme de la croissance de la demande.

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