Ouverture du musée de la gastromie de Hangzhou

Ajouté au 23/03/2012 par SHI Lei

Le 20 mars, le musée de la gastronomie de Hangzhou, qui se situe au pied de la montagne de Fenghuang à Hangzhou (province chinoise du Zhejiang), a ouvert ses portes. Le musée occupe une surface de 12 470 m2 et permet aux visiteurs de découvrir et faire la cuisine de Hangzhou.

Pas de fouilles pour une mystérieuse tombe près du mausolée Qinshihuang

Ajouté au 02/03/2012 par SHI Lei

Une mystérieuse tombe qui pourrait être celle du dernier empereur de la dynastie Qin (221 av. J.-C. à 206 av. J.-C.) ne sera pas fouillée avant des études approfondies pour établir un plan de protection approprié, a-t-on appris auprès des autorités du patrimoine culturel de Chine.

L’Administration d’Etat du patrimoine culturel (AEPC) a rejeté une demande pour mener des fouilles de la tombe supposée de Ziying, le petit-fils de Ying Zheng, l’empereur Qinshihuang (259 av. J.-C. à 210 av. J.-C.) et la première personne à avoir unifié la Chine.

Selon des sources auprès du bureau du patrimoine culturel de la province du Shaanxi, l’AEPC a rejeté la demande principalement en raison de la proximité géographique de la tombe avec le célèbre mausolée Qinshihuang.

La tombe, découverte en 2003, se situe à environ 500 mètres au nord-ouest du mausolée Qinshihuang, dont la fouille est interdite par les autorités de peur de l’endommager.

Les autorités archéologiques du Shaanxi avaient proposé de fouiller la tombe, dont le site mesure 109 mètres de long et 26 mètres de large, dans le cadre de leurs enquêtes autour du mausolée du premier empereur chinois, connu pour son armée de terre cuite, à Xi’an, capitale du Shaanxi.

Dans sa réponse officielle, l’AEPC indique que compte tenu de la proximité avec le mausolée Qinshihuang, des études et évaluations approfondies doivent être réalisées afin d’établir un plan de protection approprié.

L’emplacement de la tombe et sa structure de rang impérial portent à croire qu’elle appartiendrait à Ziying, le troisième et dernier empereur de la dynastie Qin.

Les documents historiques montrent que le jeune empereur n’a porté son titre que 46 jours avant que l’empire ne soit renversé par les rebelles et qu’il ne soit tué. L’emplacement de sa sépulture reste depuis un mystère.

Les chats sur les billets de 100 yuans proviennent des motifs des Royaumes Combattants

Ajouté au 10/02/2012 par SHI Lei

Récemment, des internautes ont découvert des chats se prosternant sur le billet de 100 yuans de la cinquième génération. Selon les photos agrandies fournies par ces internautes, sur la face du billet de 100 yuans, des deux côtés de la tête du président Mao, il y a trois chats. L’un a de grands yeux, il se dresse avec la bouche ouverte et les membres antérieurs étendus. Les deux autres chats à ses côtés lèvent leurs pattes antérieures et se prosternent.

Les chats proviennent des Royaumes Combattants(475 – 221 av. J.-C.)

Est-ce que ces chats se prosternant existent vraiment ? Que signifie ce motif ? Hier, la Banque populaire de Chine a répondu après des vérifications que les chats étaient en fait un motif sur un objet laqué des Royaumes Combattants déterré dans le district de Jiangling de la province du Hubei. Ce motif fait partie du fond du billet de 100 yuans. Il ne s’agit pas de chats, ni d’éléments anti-fraude. « Selon les experts, c’est peut-être un motif géométrique de nuages. Mais on a besoin de l’avis des archéologues. »

D’après les experts, c’est peut-être un motif artistique

Hier, Zhang Yang, collectionneur d’antiquités, a révélé que sur les objets laqués, en bronze et en poterie des Royaumes Combattants, on voyait souvent des motifs d’oiseau, de bêtes et de dragons et que l’on avait mis l’accent sur la symétrie. « Le motif des chats se prosternant sur le billet de 100 yuans est symétrique, ce qui correspond à la norme des objets des Royaumes Combattants. Mais sur les objets de cette période, on n’a jamais trouvé de motifs de chat. »

Dans l’analyse de Zhang Yang, c’est peut-être le concepteur qui a refait ce motif après avoir utilisé des éléments des objets des Royaumes Combattants, « du point de vue intuitif, le motif reste indistinct. »

 

La danse du Dragon célèbre la nouvelle année lunaire

Ajouté au 10/02/2012 par SHI Lei

Autres célébrations de la Fête des lanternes. Une éclatante danse du dragon, comprenant 30 dragons, s’est déroulée dans la ville en bord de rivière de Wuhan, le chef-lieu de la province chinoise centrale du Hubei. Le spectacle présentait d’exquis costumes et performances dansées.

La célébration a débuté avec un dragon rose fait de fleurs de lotus. Avec son élégante danse et ses couleurs douces, il était le plus discret des dragons.

Puis un autre dragon joué par des habitants locaux incorporait des techniques de diabolo. Il fut d’ailleurs largement considéré comme le plus créatif du programme. Après, ce fut au tour de deux dragons d’apparaître, joués par 18 soldats, qui offrirent une danse pleine d’énergie, signifiant inmanquablement la puissance du dragon. Cependant parmi tous ces dragons, Gao Long, qui signifie Grand Dragon, fut véritablement unique en son genre. D’apparence petite et élevée, sa tête mesurait quelque 3 mètres de hauteur, et pesait 24 kilogrammes. Les artistes utilisent leur front, mains, coudes et bras pour transporter ces têtes de dragon. Soutenir la lourde tête de dragon et faire bouger bouche et yeux est considéré comme le plus difficile, avec la technique de respiration, de la danse du dragon.

Wang Zhiwu

Directeur

Bureau de la culture de Wuhan

“Chaque année, la danse du dragon est une composante indispensable des célébrations du Nouvel An lunaire. Cette année, nous sommes heureux de voir que les numéros sont pratiqués par de plus en plus de personnes. Il ne s’gait que de participants traditionnels, jeunes et seniors, mais aussi des gens ordinaires et même des soldats.”

30 dragons joués par des gens de tous les milieux sociaux, et de couleurs et de formes variées ont présenté de sublimes danses afin d’exprimer leurs meilleurs voeux pour la nouvelle année, placée sous le signe du dragon.

 

Les Chinois se préparent pour la Fête des Lanternes

Ajouté au 06/02/2012 par SHI Lei

La Fête des Lanternes est une fête traditionnelle chinoise célébrée le 15ème jour du premier mois selon le calendrier lunaire chinois. Elle met officiellement fin aux célébrations du Nouvel An Chinois. Au cours de cette fête, les gens ont l’habitude de manger des Yuanxiao ou boulettes de riz glutineux farcies et d’apprécier les lanternes accrochées. Rendons-nous dans différentes provinces pour voir comment les locaux passent cette fête.

Chaque année, les habitants de la province du Fujian et de l’île de Mazu administrée par Taïwan partagent les traditions et l’esprit de la Fête de Lanternes. A l’approche de la fête, la ville de Mawei se prépare déjà. En centre-ville, diverses lanternes ont déjà été installées, parmi lesquelles des lanternes en forme du dragon et celles du phénix attirent les yeux.

Jiang Bin

Directrice de la section

Bureau de la Culture et de Sports de Mawei

“Ce groupe de lanternes est unique. Le dragon fait plus de cent mètres de long. Le phénix uni au dragon signifient la bonne chance et le bonheur, ce qui cadre parfaitement avec l’atmosphère festive.”

Les lanternes se sont apprêtées à la présentation, et jeudi soir elles seront allumées des 2 côtés du Détroit de Taïwan.

A Fuzhou, le chef-lieu de la province du Fujian, les lanternes sont très demandées. Dans la rue de Nanhou, chaque stand présente différentes sortes de lanternes. Outre les formes traditionnelles, telles que le litchi ou la floraison du lotus, il y en a représentant des personnages de dessin animé faîtes spécialement pour les enfants.

Yuanxiao ou les boulettes de riz gluttineux farcies sont un mets favori des Chinois pendant la Fête des Lanternes. Dans la province du Jiangsu, les Yuanxiao connaissent un grand succès parmi les plats congelés des supermarchés. Sa forme ronde symbolise la réunion et le bonheur de la famille , et les Chinois croient que cette nourriture leur apportera une bonne vie.

Les coutumes de la fête des lanternes

Ajouté au 06/02/2012 par SHI Lei

Admirer les lanternes est l’une des principales activités de cette fête. Toutes les régions organisent une exposition : de belles lanternes en papier ou en soie, dont la fabrication variée fait preuve de beaucoup de créativité. Les enfants s’amusent dans la rue tenant à la main une lanterne fabriquée par leur famille ou par eux-mêmes à l’école avec des bouteilles de Sprite ou de Coca-Cola en plastique, ou achetée toute faite.

Le nom de fête Yuanxiao provient de la spécialité alimentaire de cette fête. Les yuanxiao sont des boulettes de farine de riz glutineux farcies de fruits, noix, sucre et autres bonnes choses. On les appelle également tangyuan, surtout dans le sud où ils sont plus petits et raffinés et se consomment bouillis dans l’eau. On boit aussi ce bouillon sucré, auquel on ajoute parfois des fleurs d’osmanthe et des œufs.

Le nom Yuanxiao était celui d’une jeune fille de la dynastie des Han (25-220). Elle songeait au suicide tant sa famille lui manquait pendant la fête. Aussi, un officier conçut-il un plan afin de sauver sa vie et de dissiper sa mélancolie ; il l’impliqua dans une mission de « paix », à Chang’an (aujourd’hui Xi’an), où l’on parlait de mettre le feu à la ville, et finalement un compromis fut proposé : on allumerait tellement de lanternes que la ville semblerait en flammes. Sur une lanterne, le nom de Yuanxiao était inscrit. Ses sœurs le virent, et surent qu’elle était dans la ville. Ainsi Yuanxiao retrouva-t-elle les siens. Elle excellait dans la préparation des tangyuan. Voilà pourquoi les tangyuan sucrés et parfumés symbolisent la réunion de la famille et le bonheur.

Dans la version écrite du mot yuanxiao, le caractère yuan signifie « premier mois lunaire » et symbolise aussi la « rondeur », tandis que xiao réfère à la nuit.

Les lanternes décoratives remontent à deux mille ans en Chine. De nos jours les lanternes ont un caractère social et représentent une occasion de fête. Elles font le bonheur des enfants. Carrées auparavant et maintenant plus souvent rondes, confectionnées en papier fin (souvent rouge), ou en tissu et maintenant d’autres matières, elles représente celui des douze animaux du zodiaque chinois qui gouverne la nouvelle année, des événements ou des personnages historiques, ou des caractères symboliques de vœux. Mais les plus jolies sont à mon avis les lanternes taillées en forme de lotus, celles qui représentent un carrousel avec des chevaux qui tournent, et la classique boule rouge légèrement aplatie, avec ses glands et franges jaune doré.

Pendant cette période, auront lieu la cérémonie d’allumage, les jeux de lanternes et les défilés. Une décoration au thème des signes Zodiaques chinoises sera déployée depuis Dajiang Hutong jusqu’à la sortie du sud de l’Avenue, avec des lanternes et des décorations aux signes Zodiaques chinoises, et sur les lanternes seront écrits des rébus à déchiffrer par les touristes.

Dans cette jour,l’on peut admirer les spectacles comme la cérémonie de prière de bonne fortune, la danse des dragons et des lions, l’adoration des lanternes par l’empereur, les chants de l’opéra, les magies, les acrobaties, et les chants des commerçants.

 

 

 

La fête du Printemps est de plus en plus internationale

Ajouté au 03/02/2012 par SHI Lei

On achète des papiers ornés du caractère Fu (?, bonheur) que l’on colle en sens inverse comme porte-bonheur.

La fête du Printemps était à l’origine une fête régionale, mais elle est de plus en plus internationale aujourd’hui.

Actuellement, la fête du Printemps est décrétée jour férié non seulement en Chine, mais aussi dans les pays influencés par la civilisation chinoise, notamment la Corée du Sud, le Vietnam, les Philippines, Singapour, la Malaisie et l’Indonésie. Dans certaines villes du monde, à New York par exemple, la fête du Printemps est déjà reconnue comme une fête publique.

L’événement n’est pas seulement célébré dans les pays et régions où elle est décrétée comme jour férié, on le fête dans le monde entier. En Europe, la fête du Printemps est à la mode. Depuis la première émission en 2005 du timbre de l’année du coq grâce à une coopération entre Li Zhongyao et des artistes français, la Poste française a émis des timbres pour les années du chien, du cochon, du rat, du bœuf, du tigre et du lapin. Elle a émis depuis le 6 janvier le timbre de l’année du dragon d’une valeur de 0,6 euro. Dans les supermarchés français tels que Carrefour, afin de satisfaire la demande des personnes qui souhaitent déguster des spécialités chinoises durant la fête, des rayons spéciaux ont été établis. Et beaucoup de Français choisissent de passer ce réveillon au restaurant chinois. Au Royaume-Uni, durant la fête du Printemps, on trouve beaucoup d’éléments sur le Nouvel an chinois dans les rues. Le 6 février 2011, environ 300 000 Anglais se sont réunis à Trafalgar Square au centre de Londres pour célébrer ensemble l’année du lapin.

En Amérique, depuis 1997, le Canada émet un timbre à chaque fête du Printemps. A New York, l’arrivée du Nouvel an chinois est présentée à l’Empire State Building, bâtiment emblématique de la ville. Au lieu du motif du drapeau national américain en rouge, blanc et bleu, les 1 327 lampes de couleur sont en rouge et or pour fêter le Nouvel an chinois. Au Brésil, on achète des papiers ornés du caractère Fu (?, bonheur) que l’on colle en sens inverse comme porte-bonheur. A Melbourne, en Australie, plus de 200 Australiens et Chinois robustes portent le plus long dragon centenaire du monde en traversant les rues pour fêter le Nouvel An chinois.

A chaque fête du printemps, le secrétaire général de l’ONU, les chefs d’États et les hommes politiques donnent des discours pour souhaiter la bonne année à tout le monde. David Cameron, le Premier ministre anglais, a adressé ses vœux à toutes les populations qui célébraient cette fête dans son discours lors de la fête du Printemps 2011.

L’internationalisation de la fête du Printemps est due à l’augmentation de la position et de l’influence internationales de Chine et à la sensibilisation des Chinois à l’étranger. Une cause non négligeable est aussi la tolérance des pays multiculturels dans le contexte de la mondialisation. Le président français Nicolas Sarkozy a dit dans son discours pour l’année du tigre en 2010 : « Grâce à vous, on peut dire bonne année même au mois de février ! Voilà un apport symbolique de l’Asie à la culture française ! » Dans le domaine des fêtes, beaucoup de Chinois commencent à fêter Noël, tandis que plus d’étrangers commencent à célébrer la fête du Printemps.

La fête du Printemps, venue de Chine, relie le monde. Maintenant que l’année du dragon approche, amis étrangers, êtes-vous prêts pour la fête du Printemps ?

Début du festival de la Fête du printemps 2012

Ajouté au 16/01/2012 par SHI Lei

Le festival de la fête du printemps 2012 a débuté mardi dans 82 pays et régions, dont 144 villes. L’événement est principalement financé par le ministère chinois de la Culture. Plus de 300 activités sont organisées, avec des expositions de photos et des performances. Il est donc certain que chacun y trouvera son bonheur.

A Lilongwe, la capitale du Malawi en Afrique, des artistes provenant des deux pays mettent en scène des performances pour accueillir l’arrivée de la fête.

Le président du Malawi, Bingu wa Mutharika a assisté au spectacle et exprimé ses meilleurs voeux au peuple chinois. En même temps, il a remercié le peuple chinois pour son aide généreuse offerte au peuple du Malawi.

Les célébrités Ni Ping, Yang Lan et Lang Lang ont été invitées pour être les ambassadeurs de cette édition du festival. Ils ont pris part à la cérémonie d’ouverture à Beijing et participeront à des activités à Paris et à Tokyo. L’événement vise à permettre aux gens du monde entier de mieux connaître la culture chinoise.

Lang Lang

Pianiste

“Je suis si honoré de participer à ce festival et d’être l’ambassadeur de l’image. Cela m’encourage à mieux jouer et à apporter ma contribution à la culture chinoise. ”

C’est la 3ème fois que le ministère de la Culture organise ce genre de festivals. En comparaison des deux précédentes années, cette édition 2012 présente davantage d’activités. Les ambassades chinoises ainsi que les instituts Confucius à travers le monde organiseront des activités locales pour célébrer l’année du dragon.

Le timbre de l’Année du Dragon suscite le débat

Ajouté au 09/01/2012 par SHI Lei

Une série de timbres destinée à marquer l’Année du Dragon, et qui devrait être en vente dès jeudi, a suscité un débat animé sur l’illustration de la créature légendaire, après que le China Post ait publié le dessin du timbre.

« Dès que, dans les journaux, j’ai vu l’image du dragon conçue pour le timbre, j’ai failli mourir de peur », a expliqué, mardi 3 janvier 2012, l’illustre écrivain Zhang Yihe dans un message posté sur weibo.com, un réseau social chinois à l’image de Twitter et un prestataire de service de micro-blogging.

« Le dragon représenté sur le timbre a l’air beaucoup trop féroce », relève un post publié sur le Web.

« Il rugit et il est intimidant », ajoute un autre.

Peu d’autres créatures mythologiques que le Dragon pourraient susciter un débat national de cette ampleur en Chine, les Chinois croyant en effet descendre de cette créature légendaire.

L’illustration du timbre de l’Année du Dragon, la troisième série de ce genre issue par le China Post depuis 1949, est proche du premier timbre chinois émis en 1878, quand la dynastie des Qing et ses empereurs régnaient encore sur le pays.

Depuis des milliers d’années, les Chinois nomment, sur une période cyclique de 12 ans, chaque année d’après un animal. Dans ce cycle, le dragon est en cinquième position, après la souris, le bœuf, le tigre et le lapin, et avant le serpent, le cheval, la chèvre, le singe, le coq, le chien et le cochon. 2012 est l’Année du Dragon.

Traditionnellement, les dragons sont considérés en Chine comme de puissants symboles d’une bonne augure et ils contrôlent l’eau, les pluies, les cyclones et les inondations. Les empereurs de la Chine ancienne utilisaient le dragon comme un totem de puissance impériale.

Chen Shaohua, qui a conçu le nouveau timbre, a soutenu son travail en soulignant que le dragon ne devait pas avoir l’air trop doux afin de correspondre à l’image que se faisaient la plupart des Chinois des dragons.

« Le Dragon est dans le zodiaque chinois la divinité des 12 animaux et vous ne pouvez pas moderniser la créature comme un dessin animé », a expliqué Chen, qui a auparavant conçu l’emblème de la candidature de Beijing aux Jeux Olympiques de 2008.

« Dans l’esprit de la population, le dragon peut exorciser les mauvais esprits, éviter les catastrophes et bénir les gens, il faut donc que l’illustration soit dure », a ajouté Chen.

Feng Shula, directeur du service de distribution du China Post, a défendu l’illustration de Chen, affirmant que l’illustration du dragon était exactement ce qu’elle devrait être, en référence à la robe dragon portée par les empereurs de la Chine ancienne et au Mur aux neuf dragons de la Cité Interdite à Beijing.

« De ce point de vue, le nouveau timbre dragon est une combinaison parfaite d’histoire et de modernité », a précisé Feng.

Pour Zhou Zhihua, président de la Fédération philatélique de Chine, la gêne qu’occasionne le timbre dragon pour 2012 chez certaines personnes est compréhensible, l’illustration étant très différente des deux dernières séries de timbres dragon.

La première série de timbres dragon, émise en 1988, avait abandonné l’aspect impressionnant de la créature légendaire et utilisé l’art chinois traditionnel du papier découpé pour adoucir son apparence. Un autre timbre dragon émis en 2000 alliait la calligraphie traditionnelle chinoise et le motif de dragon des dynasties Qin (221 avant J.-C. – 206 avant J.-C.) et Han (206 avant J.-C. -220 après J.-C.) et avait conféré au dragon un aspect gracieux.

Malgré la controverse, le nouveau timbre dragon devrait apporter la bonne fortune à certaines personnes dans le pays.

A Madian, un marché philatélique situé dans le centre de Pékin, la nouvelle série de timbres dragon a été réservée à des prix beaucoup plus élevés que sa valeur nominale, estimée à 24 yuans (3,8 dollars).

« Tous mes quotas de réservation ont été atteint et certains collectionneurs ont même demandé une série de timbres dragon à 180 yuans pièce », a déclaré Li Wei, un vendeur de timbres et de pièces de monnaie du marché.

« J’espère que cette dynamique laisse présager de bonnes choses pour l’ensemble de l’année 2012 », a-t-il espéré.

 

Charles-Etienne Lagasse : la culture peut être un élément pour faire tomber les clichés entre l’Europe et la Chine

Ajouté au 04/01/2012 par SHI Lei

« Le rôle que j’ai envie de jouer avec EUNIC (European Union National Institutes for Culture), c’est de créer un pont et des espaces de dialogue [entre l’Europe et la Chine]. Mais quantitativement, il y a beaucoup de choses qui se passent. Je voudrais travailler sur le qualitatif, c’est-à-dire le dialogue », a récemment déclaré M. Charles-Etienne Lagasse, Inspecteur général de la Wallonie-Bruxelles International (WBI) et vice-président de l’EUNIC, lors d’une interview exclusive accordée à China.org.cn.

Exposition de peintures belges prévue pour début février 2013 à Beijing

La Belgique est connue pour ses bandes dessinées qui lient le texte et l’image. Selon M. Lagasse, une exposition d’œuvres de peintres belges sera organisée au Musée national d’art de Chine de début février à mars 2013.

« Plusieurs artistes belges ont travaillé sur la calligraphe chinoise et sur le rapport entre les arts visuels et l’écrit. C’est un thème privilégié pour travailler avec la Chine », a révélé M. Lagasse. Avant cela, une tournée sera organisée dans les musées de Suzhou dans la province du Jiangsu (est de la Chine) et de Xi’an dans le Shaanxi (ouest).

Il s’agit d’un grand projet artistique commun bilatéral avec Wallonie-Bruxelles. Les œuvres combinent les styles de calligraphie et de peinture. Cela reflète la vieille tradition de l’image, très forte en Belgique.

Créer un pont et faire tomber les clichés entre l’Europe et la Chine

Le Dialogue culturel Europe-Chine a eu lieu en octobre dernier au Luxembourg. C’est un événement annuel organisé une fois en Europe et une fois en Chine. La cinquième édition sera donc organisée par la Chine.

« Des artistes européens et chinois ont travaillé ensemble sur le graphisme, sur les logos, le pictogramme. On a eu un travail en commun sur le design graphique », a indiqué M. Lagasse.

En ce qui concerne les activités culturelles chinoises en Belgique, M. Lagasse a souligné que la Chine était devenue un acteur de plus en plus présent. « En Belgique, nous avons Europalia, un festival de 500 événements culturels chinois à Bruxelles. Il y a vraiment une très grande présence ».

Il a admis qu’il existe des clichés entre l’Europe et la Chine. « Comment les Chinois voient-ils les Européens ? Il ne faut pas considérer l’Europe comme un grand vaste musée du passé, avec de beaux monuments. Il ne faut pas oublier la créativité artistique et économique, les nouvelles technologies. On peut poser la question dans l’autre sens aux Européens. Comment voyez-vous la Chine? Vous n’avez pas de clichés sur la Chine comme une énorme usine du monde où il n’y pas de valeur ? Il y a effectivement des valeurs fondamentales en Chine. Il y a une culture millénaire, pas seulement le passé, mais aussi tout ce qui bouge, la créativité et l’ouverture au monde, etc. »

« La culture est peut-être un élément pour faire tomber ces clichés-là », a-t-il dit. « C’est le rôle que j’ai envie de jouer avec EUNIC, de créer un pont et des espaces de dialogue […] Le dialogue se fait sur les intérêts communs, mais pas seulement. J’ai une phrase en tête. Comme l’a dit le ministre chinois de la Culture Cai Wu, dans la croissance économique, la part de la culture augmente plus vite que l’économie globale. Nous sommes dans un secteur où on peut avoir des bénéfices mutuels, parce que nous avons des approches qui ne sont pas toujours les mêmes, et qui peuvent être complémentaires, avec des concepts qui viennent d’un pays et qui sont traduits dans l’autre, avec des entreprises conjointes ».

Bureau d’accueil en Wallonie pour les investissements chinois

A l’occasion du 40e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques sino-belges, le prince héritier Philippe de Belgique a effectué en octobre une visite en Chine, avec une délégation commerciale composée de 400 personnes. « Le commerce bilatéral a connu une croissance annuelle de 30 % ces trois dernières années », a révélé le 22 novembre M. Liao Liqiang, ambassadeur de Chine en Belgique, lors du forum d’Anvers.

En ce qui concerne les raisons de cette grande croissance, M. Lagasse a mis en relief l’importance des accords avec les universités, les pôles de compétitivité, les missions économiques, ainsi qu’une déduction fiscale sur le capital propre des investisseurs. Il a également souligné la mise en triangle d’or de la recherche, de l’enseignement et des entreprises. « Le gouvernement belge a investi énormément d’argent pour développer six pôles de compétitivité dans les domaines forts de la Wallonie : les sciences de la vie (la biotechnologie), l’agroalimentaire, le transport et la logistique, la mécanique (y compris la nanotechnologie), l’aérospatial et les technologies de l’environnement », a-t-il fait remarquer.

« Il y a un Bureau d’accueil ouvert en Wallonie pour les investissements chinois, avec toutes des démarches pour qu’ils puissent investir sur place », a-t-il fait savoir.

Avec un réseau de 50 lecteurs belges dans les universités chinoises et diverses activités culturelles dans le cadre de la journée de la francophonie en 2012, dont le festival du cinéma francophone et une tournée musicale, les échanges entre les deux pays continuent à se multiplier.

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