Miss Chine sacrée Miss Monde 2012

Ajouté au 01/09/2012 par SHI Lei

Miss Chine est Miss Monde. Wenxia Yu, 23 ans, 1m77, a été élue samedi après-midi à Ordos (Chine) au terme d’un concours qui a réuni pas moins de 116 reines de beauté. Les jeunes femmes ont défilé samedi après-midi pour convaincre les juges. Miss France, Delphine Wespiser, ne faisait pas partie des favorites. Le Mexique, le Sud Soudan et l’Inde ont mené une bataille au sommet.

Les résultats des concours intermédiaires ont également été dévoilés. « Miss avec une cause », le titre le plus important de ce concours, a été remporté par l’Indienne Vasuki Sunkavalli. Pendant son règne, elle s’est investie dans la promotion de l’éducation auprès des enfants de son pays. La jeune femme, âgée de 20 ans, est étudiante en électronique et rêve de faire carrière à Bollywood, l’industrie cinématographique indienne.

En Chine, verdict dans le procès de Gu Kailai

Ajouté au 01/09/2012 par SHI Lei

Jugée pour le meurtre du consultant anglais Neil Heywood en 2011 à Chongqing, Gu Kailai, l’épouse du dirigeant communiste déchu Bo Xilai, a été condamnée, lundi 20 août, à une peine spécifique au système judiciaire chinois : la peine de mort avec deux ans de sursis – ce qui sous-entend qu’elle sera commuée en prison à vie si le détenu ne commet pas d’autre crime.

Ce verdict démontre une relative clémence de la cour qui peut s’expliquer par le fait que Gu Kailai a “dénoncé d’autres crimes” – comme il a été expliqué durant le procès – et qu’elle “craignait pour la sécurité de son fils”. Neil Heywood aurait menacé celui-ci afin de récupérer 13 millions de livres sterling (environ 16 millions d’euros) promises et jamais touchées. Selon un célèbre avocat, Mo Xiaoping, ce verdict était “prévisible”.

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Il se peut aussi que la prise de position des autorités britanniques ait pesé sur la décision. Dans un communiqué, l’ambassade du Royaume-Uni à Pékin disait avoir “transmis aux autorités chinoises [son] souhait que les procès sur cette affaire soient conformes aux normes internationales des droits de l’homme et que la peine de mort ne soit pas appliquée”.

Zhang Xiaojun, un employé de la famille Bo jugé pour complicité de meurtre, a écopé de neuf ans de prison. M. Zhang, un ancien militaire, était employé par le comité du Parti communiste de Chongqing, dont Bo Xilai était le numéro un. Quatre officiers de police qui ont maquillé le crime ont été condamnés à des peines de 5 à 11 ans de prison.

SOUPÇON DE CORRUPTION

Gu Kailai condamnée, des zones d’ombres demeurent. La nature des menaces proférées par l’Anglais contre le fils des Bo alors que celui-ci était en Angleterre n’a jamais été éclaircie. “Dans un Etat de droit comme l’Angleterre, si Bo Guagua était menacé, il aurait pu porter plainte à la police, et sa mère n’avait pas besoin de tuer elle-même Heywood”, réagit l’avocat Pu Zhiqiang, qui n’a pas de rôle dans le procès mais s’exprime fréquemment sur la question du respect du droit en Chine. “Ce procès n’est pas conforme aux lois, car Gu Kailai a conçu ce crime du début à la fin. C’est un homicide, et il n’y a pas de raison que la peine soit réduite”, poursuit-il.

Dans l’un des rares éditoriaux indépendants sur l’affaire, Hu Shuli, la rédactrice en chef du groupe Caixin Media, avait mis le doigt le 15 août sur certains points sensibles du cas Neil Heywood : “les faits concernant le désaccord entre Gu Kailai et Heywood sont difficiles à cerner. Ce qui est connu ne suffit pas à excuser ses crimes. L’histoire d’une mère qui se sacrifie pour les siens a du mal à tromper qui que ce soit”. En outre, “son incroyable sentiment d’impunité, disait-elle au sujet de l’ancienne avocate d’affaires, s’explique par le soutien que lui apportait tout un réseau d’officiels de haut rang au sein du gouvernement de Chongqing”. Par ailleurs, souligne Hu Shuli, “les sommes d’argent importantes qui [semblent] impliquées soulèvent la question de la corruption”.

Des Jeux Olympiques et de leur influence sur l’image de la Chine à l’étranger

Ajouté au 01/09/2012 par SHI Lei

Enfin, les Jeux Olympiques sont terminés, l’hystérie sportive collective est retombée, les vociférations ridicules et parfois quasi-bestiales de certains commentateurs face à une médaille d’or (franchement, quand on y réfléchit un peu froidement, au delà de certains exploits sportifs réels, ces hurlements grotesques pour ce qui n’est jamais que du sport, il y a de quoi vous laisser perplexe sur la nature humaine…) vont faire les délices des bêtisiers sur internet et à la télévision. Et on va enfin pouvoir réfléchir à tête reposée sur cette gigantesque fiesta « médiatico-sportivo-friquée ». Premier constat, la Grande-Bretagne a réussi ces -on pourrait aussi dire ses- jeux. Sur le plan organisation, bien sûr, mais y a t-il de quoi s’en étonner, le Royaume-Uni n’est tout de même pas un pays sous-développé et il a l’habitude d’organiser des compétitions de niveau mondial depuis des décennies ; c’est le contraire qui eût été étonnant. Sur le plan sportif aussi, puisque ce pays figure à la troisième place du tableau des médailles –il y a toujours la prime au pays organisateur, sans compter quelques juges d’une complaisance parfois « étonnante »- place qu’il n’aura sans doute pas dans quatre ans à Rio. Deuxième constat, qui sort vraiment gagnant de ces Jeux ? Le sport ? Pour un temps peut-être. Le pays organisateur ? A l’évidence oui aussi, mais pour un temps également. L’esprit olympique ? Après quinze jours de compétition, entre les diverses disqualifications, tricheries et arbitrages douteux, on peut légitimement se demander si cette expression a encore un sens. Mais chacun aura compris que le vrai, le seul vainqueur de ces Jeux, c’est l’argent, et les bénéficiaires essentiellement le Comité International Olympique et les sponsors officiels. Tout le reste n’est que littérature, et pas des meilleures, loin s’en faut.

Il n’empêche, presque tous les pays du monde sont avides, sinon d’organiser les Jeux Olympiques -ce n’est pas à la portée de tout le monde- du moins d’y être présents, pour donner une bonne image de leur nation au monde entier et un petit coup de fierté à leurs citoyens en cas de médailles, bien utiles pour faire oublier la grisaille quotidienne voire une situation intérieure morose. Donner une bonne image de soi à l’étranger par le biais d’une compétition sportive d’envergure mondiale, c’est ce que l’on peut appeler la « puissance douce », le fameux soft power des anglo-saxons. Même avant l’invention -récente- de ce terme, les Jeux Olympiques ont très souvent servi à cela, et permis d’améliorer -pas toujours d’ailleurs quand on se souvient par exemple des « performances » des fameuses nageuses Est-allemandes, qui ne trompaient personne- l’image parfois ternie de certains pays sur la scène internationale. En bref, si vous préférez, certains pays se servent des Jeux Olympiques plus qu’ils ne les servent.

Et la Chine alors ? Eh bien on peut dire que sur le plan sportif, la Chine s’en est bien tirée, et que dans ce domaine comme dans d’autres, elle a une fois de plus montré au monde les progrès immenses qu’elle a accomplis. Depuis son grand retour aux Jeux Olympiques en 1984 à Los Angeles, à part la mauvaise passe de Séoul en 1988, les progrès ont été constants et la Chine, qui par ailleurs est devenue une grande puissance commerciale, est incontestablement devenue aussi une grande puissance sportive. Elle était même première au classement des Jeux de Beijing de 2008, avant de retrouver -à mon avis- un rang plus conforme à sa puissance lors de ces Jeux de Londres, au grand dam, je le sais, de très nombreux Chinois, qui espéraient sans doute encore une première place. Mais n’oublions pas, une fois encore, que le pays organisteur fait toujours mieux que lorsqu’il concourt dans un autre pays. Une fois de plus, ce sont donc les Etats-Unis qui sont arrivés en tête, il n’y a rien de très étonnant à cela, et ce n’est sans doute pas près de finir. Car au delà du sport pur, il faut bien savoir que la supériorité technique et éducative d’un pays a presque toujours des conséquences aussi sur les résultats sportifs ; ce serait trop long pour en expliquer les détails, mais c’est un fait, et il est aussi évident que, pour l’heure, les Etats-Unis ont encore une bonne longueur d’avance sur la plupart des pays du monde, Chine y compris.

Alors certes, la Chine a obtenu beaucoup de médailles, elle compte beaucoup de médailles d’or. Les Chinois peuvent donc être légitimement fiers de leurs athlètes, mais est-ce que ces résultats -en apparence brillants- vont contribuer à améliorer l’image de la Chine dans le monde, est-ce qu’ils vont réhausser sa popularité, sa réputation ? Je ne vais sans doute pas faire plaisir à mes amis chinois, ni aux lecteurs chinois qui me feront l’honneur de lire ces lignes, mais je crains bien que non. Je vais vous expliquer pourquoi, et après vous serez juges.

Oui, c’est l’évidence, le nombre de médailles compte, et surtout le nombre des médailles d’or. La Chine en a obtenu 38, contre 46 aux Etats-Unis. Mais ce qui est tout aussi évident, c’est que toutes les médailles d’or ne se valent pas, en termes de réputation. Vouloir prétendre qu’une médaille d’or en badminton a la même valeur qu’une médaille d’or en athlétisme en termes de médiatisation et de réputation serait faire preuve d’une sacrée mauvaise foi. Il n’y a qu’à voir la célébrité d’Usain Bolt, même s’il n’est pas Américain, pour d’en convaincre… et les résultats parlent d’eux-mêmes : une médaille d’or pour la Chine en athlétisme, neuf pour les Etats-Unis. De quoi réfléchir, non ? En dehors de la natation ou du tir, voir de l’althérophilie, les médailles d’or de la Chine ont presque toutes été obtenues dans des sports relativement peu médiatisés, quand ils ne sont pas, même, considérés plus comme des passe-temps de plage ou des jeux dans une grande partie du monde, comme le badminton, que j’évoquais à l’instant. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, cela ne retire rien au mérite et aux efforts des champions chinois de badminton, mais faites le test autour de vous auprès d’amis ou de collègues étrangers, ou regardez tout simplement des sites étrangers consacrés aux jeux, et vous verrez que non, décidément, toutes les médailles ne se valent pas. Et en ce sens, je reste pour ma part persuadé que les fameuses quatre médailles d’or de la Jamaïque ont eu plus de retentissement au niveau mondial que la plupart des médailles d’or remportées par la Chine. C’est injuste, j’en conviens, mais c’est un fait. Ce qui me fait dire que, plus que la quantité, la Chine, comme dans d’autres domaines -tiens tiens- devrait peut-être plus miser sur la qualité, si tant est que l’on puisse utiliser ce mot. Il n’y a qu’à se souvenir de la médaille d’or de Liu Xiang aux 100 mètres haies à Athènes et du retentissement mondial qu’elle a eue alors pour s’en convaincre… cela ne veut pas dire bien sûr que la Chine doit abandonner les sports qui lui donnent tant de médailles, ce serait folie, mais qu’elle devrait aussi investir dans des sports plus « médiatiques » si elle souhaite que les Jeux Olympiques contribuent aussi à renforcer son image et sa popularité dans le monde.

Pour le reste, j’ai longuement parcouru les sites internet, français ou étrangers, parlant des Jeux Olympiques, et regardé de près ce qu’on disait de la Chine et des sportifs chinois. Et force est de reconnaître que cela n’a pas toujours été positif, hélas. Car, presque toujours, ce ne sont que trois noms et un scandale qui reviennent : le scandale, c’est celui d’une des équipes de double féminin de badminton, exclues pour « non combativité » ; leur franchise, leur honnêteté après leur faute ne leur ont été hélas d’aucune utilité, mais on peut au moins mettre cela à leur crédit. Les trois noms qui reviennent le plus souvent, ce sont ceux de Ye Shiwen, cette extraordinaire gamine dont les performances ont étonné le monde, a un point tel que certains ont exprimé des doutes sur leur nature –mais en tout cas, elle a fait parler d’elle et de la Chine dans le monde entier, fût-ce parfois à mon avis de manière injuste- et qui a fait que certains se posent des questions sur les méthodes d’entraînement chinoises ; Liu Xiang, dont la dramatique chute a ému les spectateurs du monde entier, y compris en Occident, où nombreux sont ceux qui l’ont plaint, pris en compassion et admiré son courage ; Wu Minxia, médaillée d’or certes, mais dont on a appris à quel point le prix en a été amer, son entraînement acharné ayant fait qu’elle n’a même pas pu apprendre la disparition de ses grands-parents et la maladie de sa mère. Des autres champions chinois, rien ou presque, en grande partie du fait que les sports concernés n’intéressent guère le grand public.

Bref, l’impression que la Chine a laissé après ces jeux est pour le moins mitigée ; beaucoup de médailles certes, mais très peu dans des sports qui « comptent » médiatiquement et financièrement au niveau international ; des athlètes que les grands médias étrangers -occidentaux en l’occurrence, car qu’on le veuille ou non, ce sont eux qui ont encore le plus d’influence- plaignent ou suspectent plus qu’ils ne les fêtent. Les temps ne sont décidément pas faciles pour les sportifs chinois… mais que la Chine en tire les leçons -elle a souvent montré au monde qu’elle savait fort bien le faire- et que lors des Jeux de Rio en 2016 éclose un nouveau Liu Xiang ou qu’un autre athlète chinois monte sur la plus haute marche du podium des épreuves reines, et alors, même si la Chine obtient moins de médailles d’or qu’à Londres, vous pouvez être sûrs que sa gloire sportive et son image dans le monde brilleront d’un éclat encore plus fort.

La Chine transmet ses meilleurs vœux aux JO de Londres en cerf-volant

Ajouté au 05/08/2012 par SHI Lei

Une ville du Shandong, renommée pour sa production artisanale de cerfs-volants.Afin de mieux exprimer les éléments chinois, l’organisateur a choisi le cerf-volant , symbole de la culture chinoise. Pour cela, une société locale a reçu une commande importante, et ces cerfs-volants fabriqués avec une grande finesse ont été chargés d’envoyer les meilleurs vœux de la Chine aux JO de Londres.

La Chine et l’UE s’engagent à montrer le bon exemple en matière de coopération internationale

Ajouté au 22/07/2012 par SHI Lei

La Chine et l’Union européenne (UE) se sont engagées mardi à montrer le bon exemple en matière de coopération internationale au 21e siècle.

Les deux parties ont fait part de leur engagement dans un communiqué conjoint publié à l’issue du 3e cycle du dialogue stratégique de haut niveau Chine-UE. Le dialogue, présidé par le conseiller d’État chinois Dai Bingguo et Catherine Ashton, la haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et vice-présidente de la Commission européenne, s’est tenu lundi et mardi à Beijing.

La Chine et l’UE partagent de larges intérêts communs et sont de plus en plus interdépendantes dans un monde en mutation, selon le communiqué.

Les deux parties ont convenu d’être “ouvertes aux nouvelles idées pour travailler ensemble efficacement et de rester déterminées à être un bon exemple de la coopération internationale au 21e siècle”, indique le communiqué.

“La Chine a réaffirmé son soutien à l’intégration européenne, aux efforts européens pour résoudre la crise de la dette et à la stabilité de la zone euro”, selon le communiqué, précisant que l’UE a réaffirmé son soutien au développement pacifique de la Chine et son respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du pays.

Les deux parties ont également convenu de traiter leurs différends et préoccupations de manière constructive.

Au cours du dialogue, les deux parties ont également décidé de tenir un dialogue régulier sur la défense et la sécurité, tout en soulignant leur volonté de renforcer leur coopération en matière d’escorte navale.

Les pourparlers Chine-UE vont intensifier les relations en matière d’affaires étrangères

Ajouté au 22/07/2012 par SHI Lei

Catherine Ashton, haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, participera au troisième cycle du Dialogue stratégique de haut niveau China-UE, lundi, pour stimuler la coopération et la coordination en matière d’affaires étrangères.

Au cours de la réunion de deux jours qui se tient Beijing, on s’attend à ce que Mme Ashton rencontre le premier ministre Wen Jiabao, le conseiller d’État Dai Bingguo et le ministre de la Défense Liang Guanglie. Le dialogue aidera également à faire le travail de base en vue du prochain sommet Chine-UE à Bruxelles, un peu plus tard cette année, a indiqué l’AFP.

L’actuelle crise de la dette européenne et le développement économique seront la priorité de l’ordre du jour, selon les analystes.

La Chine attache une grande importance au dialogue et compte cimenter davantage la compréhension mutuelle et la confiance entre les deux parties, a déclaré, vendredi, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Liu Weimin.

Au cours des deux cycles précédents de Dialogue stratégique, la Chine et l’UE ont échangé des vues en profondeur sur la situation mondiale et sur les relations bilatérales, ce qui a aidé à édifier la compréhension mutuelle et la confiance, a déclaré Yu Sui, expert en études européennes du Centre chinois d’études du monde contemporain. « On s’attend à ce que le nouveau cycle de dialogue soit conduit d’une manière plus solide », a indiqué M. Yu.

Au dernier sommet Chine-UE, qui avait été reporté d’octobre 2011 à février 2012 en raison de la crise européenne de la dette souveraine, la Chine a réitéré son soutien à l’euro.

Il est probable que les deux parties vont discuter de la manière de mettre en application les accords qui ont été conclus, selon Wu Baiyi, expert en études européennes de l’Académie des sciences sociales de Chine.

Le redressement et la solidarité de l’UE ne peuvent pas accomplir de grands progrès du jour au lendemain, et la Chine tente de continuer son aide par l’entremise d’organismes économiques internationaux comme le FMI, a-t-il dit.

La Chine et l’UE sont profondément interdépendantes l’une de l’autre, a déclaré jeudi l’ambassadeur Markus Ederer, chef de la délégation de l’UE en Chine. La Chine aide les pays européens à traverser la crise en cours, alors que l’UE peut aider la Chine à gérer son urbanisation, a-t-il déclaré.

L’UE est le plus gros marché pour les exportateurs chinois qui ont été affectés par la crise de la dette. Le volume du commerce bilatéral a atteint 567 milliards $ en 2011.

Selon M. Ederer, la relation Chine-UE a été témoin d’un vif essor ces derniers mois, et les deux parties cherchent une coopération dans des domaines comme la conservation de l’eau, la sécurité alimentaire et la sûreté nucléaire.

Des questions mondiales, notamment les troubles en Syrie, au Soudan et au Sud-Soudan, seront également traitées pendant le prochain dialogue, a déclaré Ederer.

Publication de la Déclaration de Beijing de la 5e Conférence ministérielle du Forum sur la Coopération sino-africaine

Ajouté au 22/07/2012 par SHI Lei

La Chine a publié la Déclaration de Beijing de la 5e Conférence ministérielle du Forum sur la Coopération sino-africaine, qui s’est clôturée vendredi dans la capitale chinoise.

Voici le texte intégrale:

1. Nous, Ministres des Affaires étrangères et Ministres chargés de la coopération économiques de la République populaire de Chine et de 50 pays africains ainsi que Président de la Commission de l’Union africaine (UA), nous sommes réunis les 19 et 20 juillet 2012 à Beijing pour la 5e Conférence ministérielle du Forum sur la Coopération sino-africaine (FCSA).

2. Nous exprimons notre gratitude à Son Excellence Monsieur Hu Jintao, Président de la République populaire de Chine, à Son Excellence Monsieur Jacob Gedleyihlekisa Zuma, Président de la République d’Afrique du Sud, à Son Excellence Monsieur Thomas Boni Yayi, Président en exercice de l’Union africaine et Président de la République du Bénin, à Son Excellence Monsieur Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, Président de la République de Guinée équatoriale, à Son Excellence Monsieur Ismail Omar Guelleh, Président de la République de Djibouti, à Son Excellence Monsieur Mahamadou Issoufou, Président de la République du Niger, à Son Excellence Monsieur Alassane Dramane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire, à Son Excellence Monsieur José Maria Pereira Neves, Premier Ministre de la République du Kenya, et à Son Excellence Monsieur Mohamed Kamel Amr, Envoyé spécial du Président de la République arabe d’Egypte, pour leur présence à la cérémonie d’ouverture de la Conférence et saluons la République du Soudan du Sud et la Commission de l’UA qui participent pour la première fois à la Conférence ministérielle en tant que membre du FCSA.

3. Réunis autour du thème “Consolider les acquis et ouvrir de nouvelles perspectives pour le nouveau partenariat stratégique sino-africain”, nous avons passé en revue avec satisfaction le chemin parcouru dans le développement des relations sino-africaines et évalué la mise en oeuvre du suivi de la 4e Conférence ministérielle tenue à Charm El-Cheikh, en Egypte, en novembre 2009, estimant que les objectifs fixés par cette dernière ont réalisés et que cela a jeté une base plus solide et ouvert des perspectives plus prometteuses au développement des relations sino-africaines. Nous avons discuté des voies et moyens pour approfondir davantage les relations sino-africaines et sommes parvenus à d’importants consensus.

4. Nous sommes d’avis que le développement du nouveau partenariat stratégique entre la Chine et l’Afrique, respectivement le plus grand pays en développement et le plus grand groupement de pays en développement du monde, revêt une signification importante pour la promotion de la paix, de la stabilité et du développement dans le monde et correspond aux intérêts fondamentaux et stratégiques des deux parties. Plate-forme importante de dialogue collectif et mécanisme efficace de coopération pragmatique entre la Chine et l’Afrique, le FCSA joue un rôle croissant et irremplaçable dans la promotion des relations sino-africaines. La Chine et l’Afrique sont prêtes à renforcer davantage la construction du Forum pour qu’il continue à jouer un rôle leader dans le développement des relations sino-africaines.

5. Nous constatons que la situation internationale connaît actuellement des changements profonds et complexes, que la paix, le développement et la coopération constituent désormais la tendance générale de notre époque, que les rapports de force internationaux évoluent vers un équilibre relatif et que les pays en développement jouent un rôle croissant dans les affaires internationales. Nous préconisons la réforme du système et de l’ordre internationaux pour les rendre justes, rationnels et adaptés à la réalité politique internationale et nous soulignons que l’Afrique doit posséder une place qui lui convient sur la scène internationale.

6. Profondément préoccupés par les instabilités dans certaines régions du monde, nous réaffirmons notre attachement commun aux buts et principes de la Charte des Nations Unies et aux normes fondamentales régissant les relations internationales, préconisons le règlement politique et pacifique des crises et des différends et le concept de sécurité marqué par la confiance mutuelle, les avantages réciproques, l’égalité et la concertation, et rejetons toute ingérence dans les affaires intérieures d’autrui et le recours arbitraire à la force ou à la menace par la force dans les affaires internationales.

7. Nous nous prononçons pour la préservation de la place et du rôle centraux des Nations Unies dans les affaires internationales, et nous réaffirmons la nécessité de réformer l’ONU et de corriger l’injustice historique faite aux pays africains en augmentant en priorité la représentation des pays africains au sein du Conseil de Sécurité des Nations Unies et des autres institutions onusiennes.

8. Préoccupés par la propagation et l’approfondissement de la crise financière internationale et la gravité de la situation économique mondiale, nous préconisons que les différents pays fassent preuve de solidarité et travaillent la main dans la main pour réaliser la paix, promouvoir le développement et résoudre les divergences par la coopération et pour réaliser ensemble la stabilisation et la reprise de l’économie mondiale.

9. Conscients que le déséquilibre de développement Nord-Sud est un facteur important entravant la réalisation d’une croissance forte, durable et équilibrée de l’économie mondiale, nous réaffirmons que le développement de l’Afrique est d’une importance prioritaire dans le processus de réduction de l’écart Nord-Sud et appelons la communauté internationale à accroître effectivement son engagement pour soutenir et aider les pays africains dans la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement.

10. Nous apprécions le fait que la Conférence des Nations unies sur le Développement durable, tenue en juin 2012, s’est penchée sur le développement durable en Afrique et attendons de la part de la communauté internationale des actes concrets pour mettre en oeuvre les acquis de la conférence dans le respect du principe des “responsablités communes mais différentes”. Nous appelons la communauté internationale, sous la conduite de l’ONU, à accorder une haute attention à l’insuffisance des capacités d’exécution dans le domaine du développement durable, à montrer sa volonté politique et son engagement de trouver des consensus et à se mettre d’accord sur le plan d’application du cadre de développement durable post-OMD, et exhortons les pays développés à honorer leurs engagements en matière d’aide aux pays en développement, notamment aux pays africains.

11. Nous sommes d’avis qu’un système commercial multilatéral juste, rationnel et non discriminatoire est d’une importance capitale pour la consolidation de la reprise et le développement durable de l’économie mondiale, et nous appelons les différentes parties concernées à faire preuve de volonté politique et à surmonter les difficultés et obstacles afin de faire avancer rapidement les négociations du cycle de Doha pour le développement de l’Organisation mondiale du Commerce en tenant pleinement compte des intérêts de préoccupations des pays en développement, notamment des pays africains, et en respectant le mandat de Doha et les acquis obtenus jusqu’ici. Nous appelons les pays développés à ne pas recourir au protectionnisme commercial.

12. Nous préconisons une réforme nécessaire du système financier international pour le rendre juste, équitable, inclusif et ordonné, accroître effectivement le droit à la parole et la représentation des pays en développement dans les institutions financières interantionales et le système monétaire international et renforcer la compétence des institutions financières interantionales en matière de développement et de lutte contre la pauvreté afin de réduire le fossé Nord-Sud. La prtie africaine soutient la discussion des pays du BRICS sur la possibilité de créer une nouvelle banque de développement pour le financement des projets d’infrastructures et de développement durable des pays du BRICS et des autres pays émergents et pays en développement, en complément des effrots des institutions financères multilatérales et régionales existantes pour favoriser la croissance et le développement dans le monde.

13. Nous suivons de près le problème de la multiplication des menaces et des défis planétaires tels que le changement climatique, la dégradation de l’environnement, la sécurité en matière d’énergie et de ressources naturelles, les grandes pandémies et les catastrophes naturelles majeures. Nous félicitons l’Afrique du Sud pour le succès de la Conférence de Durban sur les changements climatiques et estimons que les différentes parties concernées doivent mettre effectivement en oeuvre les consensus sur la plate-forme de Durban pour une action renforcée, la deuxième période d’engagement du Protocole de Kyoto, le Fonds vert pour le climat, le mécanisme de technologies et l’adaptation conformément aux principes et aux dispositions de la Convention-Cadre des Nations-Unies sur les Changements climatiques (CCNUCC). Nous entendons travailler ensemble à renforcer l’application intégrale, efficace et continuelle de la CCNUCC et de son Protocole de Kyoto, et à faire avancer la coopération internationale en matière de changement climatique, conformément aux principes de l’équité et des “responsabilités communes mais différenciées”.

14. Nous nous réjouissons des progrès obtenus ces dernières années par la Chine et l’Afrique dans les domaines politique, économique et social et nous sommes pleinement confiants dans les perspectives de développement de par et d’autre. La partie africaine salue l’attachement de la Chine à la voie du développement pacifique et sa contribution à la paix, à la stabilité et à la croissance mondiales. La Chine apprécie hautement les efforts fructueux de la partie africaine dans la préservation de la paix et de la stabilité régionales, la réalisation d’une croissance plus rapide et la contribution d’une Afrique unie et forte.

15. Nous estimons que la coopération sino-africaine, incarnant la solidarité et l’entraide entre les pays en développement et marquée par l’égalité, les avantages réciproques, l’ouverture et l’inclusivité, mérite la compréhension et le soutien de la communauté internationale. Nous appelons les partenaires de développement internationaux à mettre en valeur leur complémentarité et à travailler dans une interaction positive en Afrique pour contribuer ensemble à la paix et au développement du continent.

16. Nous réaffirmons que la Chine et l’Afrique continueront à approfondir le nouveau partenariat stratégique sion-africain marqué par l’égalité et la confiance mutuelle sur le plan politique, la coopération et le gagnant-gagnant sur le plan économqieu et les échanges et l’inspiration mutuelle sur le plan culturel. Pour ce faire, nous entendons :

Intensifier davantage les consultations politiques et le dialogue stratégique, multiplier les échanges de haut niveau, renforcer le partage d’expériences en matière de gouvernance, respecter et soutenir les intérêts essentiels de part et d’autre en matière de souveraineté, d’indépendance, de sécurité, d’unité, d’intégrité territoriale et de développement national, pour accroître la confiance politique mutuelle et le consensus stratégique entre les deux parties.

— Renforcer les échanges et la coopération entre les deux parties pour favoriser le fonctionnement de l’Architecture africaine de Paix et de Sécurité et continuer à soutenir et à aider l’Afrique dans le renforcement de ses capacités de préservation de la paix et de la sécurité, intensifier les concertations et la coordination au Conseil de Sécurité des Nations Unies comme dans les autres enceintes multilatérales, et appeler la communauté internationale à soutenir les efforts des pays et organisations régionales africains pour résoudre par eux-mêmes les problèmes du continent.

— Accroître la coopération entre la Chine et l’UA ainsi que les organisations sous-régionales africaines, et prendre ensemble des mesures afin de promouvoir la solidarité et la bonne entente entre Africains et la construction d’une Afrique unie et forte et de soutenir les efforts d’intégration et de développement durable dans les cadres de l’UA et du NEPAD.

— Rechercher activement et mettre pleinement en valeur les avantages comparatifs de par et d’autre pour?élargir la coopération économique mutuellement avantageuses et le commerce équilibré, innover les modalités de coopération, en améliorer l’environnement et gérer adéquatement les problèmes et difficultés apparus dans la coopération afin que la coopération sino-africaine puisse devenir plus riche et plus fructueuse, nous permettre de mieux faire face aux impacts négatifs de la crise financière internationale et apporter des bénéfices aux peuples chinois et africains. Sur la base existante, approfondir et élever le niveau de la coopération dans les domaines du Commerce, de l’investissement, de la réduction de la pauvreté, de la construction d’infrastructures, du renforcement des capacités, du développement des ressources humaines, de la sécurité alimentaire et des industries de hautes et nouvelles technologies.

— Renforcer les échanges et la coopération culturels et humains. Promouvoir énergiquement le dialogue entre les civilisations chinoise et africaines,?lancer une nouvelles série d’échanges dans les domaines de la culture, de l’éducation, du sport et du tourisme, multiplier davantage les contacts entre les jeunes, les femmes, les associations populaires, les médias et les institutions académiques afin d’approfondir la connaissance mutuelle et l’amitié ente les peuples chinois et africains et de contribuer à la diversité culturelle dans le monde.

Intensifier davantage la coopération dans les affaires internationales en tenant pleinement compte des préoccupations et revendications légitimes de par et d’autre, et multiplier les concertations et les soutiens réciproques pour contribuer ensemble à la démocratisation des relations internationales et à l’avènement d’un monde harmonieux de paix durable et de prospérité commune.

17. Dans l’esprit de la présente Déclaration, nous avons élaboré et adopté le Plan d’Action de Beijing (2013-2015) de la 5e Conférence ministérielle du Forum sur la Coopération sino-africaine.

18. Nous remercions l’Egypte pour sa contribution au développement du FCSA et des relations sino-africaines depuis la création du Forum, surtout durant la période 2006-2009 en tant que Président et la période 2019-2012 en tant que Coprésident du Forum.

19. Nous remercions la Chine des dispositions minutieuses prises pour la préparation et l’organisation de cette conférence, exprimons nos félicitations pour les résultats fructueuses et le plein succès de celle-ci, et décidons de tenir la prochaine conférence ministérielle en 2015 en Afrique du Sud.

Yang Jiechi salue le succès de la conférence ministérielle Chine-Afrique

Ajouté au 22/07/2012 par SHI Lei

Le ministre chinois des Affaires étrangères Yang Jiechi a salué vendredi le succès de la 5e Conférence ministérielle du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA) qui vient de s’achever.

“Grâce aux efforts conjoints de la Chine et de l’Afrique, la conférence a été couronnée de succès, et nos objectifs ont été atteints”, a déclaré M. Yang lors d’une conférence de presse conjointe.

La conférence de deux jours, organisée à Beijing, a permis de forger des consensus et de renforcer la confiance mutuelle, a indiqué M. Yang. Le ministre a également mis en avant les près de 20 rencontres entre dirigeants chinois et africains et la participation active des délégués venus de Chine et d’Afrique.

“Une telle conférence illustre la détermination de la Chine et de l’Afrique d’approfondir leur nouveau partenariat stratégique et de consolider inlassablement l’unité entre les pays en développement”, a-t-il souligné.

La conférence permettra également de promouvoir la coopération sino-africaine grâce à l’innovation, a-t-il ajouté.

Le président chinois Hu Jintao a annoncé une nouvelle série de mesures pour soutenir la paix et la stabilité en Afrique et promouvoir les relations sino-africaines.

Ces nouvelles mesures, qui couvrent les investissements, l’aide, le développement social, l’intégration africaine, les contacts informels, la paix et la stabilité, sont beaucoup plus larges et riches qu’auparavant en matière de ressources”, a-t-il expliqué.

Il a mis en avant les deux documents sur lesquels les pays se sont accordés lors de la conférence, à savoir la Déclaration de Beijing et un plan d’action pour 2013-2015.

La prochaine Conférence ministérielle du FCSA sera organisée par l’Afrique du Sud. M. Yang a exprimé ses félicitations et s’est engagé à poursuivre les efforts avec la partie africaine pour promouvoir la coopération.

Dai Bingguo : on ne peut attendre des Chinois qu’ils quittent leur propre voie

Ajouté au 07/05/2012 par SHI Lei

Le conseiller d’Etat chinois Dai Bingguo a indiqué que l’on ne pouvait attendre du peuple chinois qu’il quitte sa propre voie.

M. Dai s’est exprimé ainsi à l’occasion de la session d’ouverture du 4e tour du Dialogue stratégique et économique sino-américain.

Il a souligné que la méthode fondamentale pour gérer les relations d’Etat à Etat est de suivre les normes de base des relations internationales, notamment le respect mutuel de la souveraineté, des intérêts fondamentaux et du choix du système social et du modèle de développement.

“Ceci est particulièrement important dans les relations entre deux grands pays”, a noté M. Dai.

“Les 1,3 milliard de Chinois ont le droit d’adopter un modèle de développement différent de celui des Etats-Unis et des autres pays occidentaux. Un modèle qui soit réellement adapté aux conditions nationales et qui bénéficie non seulement au peuple chinois mais également au reste du monde”, a-t-il ajouté.

Le 4e tour du Dialogue stratégique et économique sino-américain a débuté jeudi matin à Beijing.

Le dialogue est coprésidé par le vice-Premier ministre Wang Qishan et Dai Bingguo, représentant spécial du président chinois Hu Jintao, ainsi que par la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton et le secrétaire au Trésor Timothy Geithner, représentant spécial du président américain Barack Obama.

Li Keqiang appelle à l’intensification de la coopération Chine-UE dans l’urbanisation

Ajouté au 07/05/2012 par SHI Lei

Le vice-Premier ministre chinois Li Keqiang, en visite à Bruxelles, a appelé jeudi à une collaboration plus étroite entre la Chine et l’Europe dans le domaine de l’urbanisation.

M. Li a fait ces remarques lors du Forum de coopération UE-Chine sur l’urbanisation qui s’est tenu à Bruxelles.

Qualifiant l’urbanisation comme étant le stimulus interne le plus important pour l’économie chinoise, M. Li a dit que cela avait aussi donné à l’Europe une occasion de règler l’actuelle crise de la dette.

Il espère que l’Europe pourra trouver des moyens pour contribuer au processus d’urbanisation de la Chine.

Le forum a réuni de hauts fonctionnaires chinois et européens, dont le vice-président de la Commission européenne et commissaire chargé de la Concurrence, Joaquin Almunia, le président du Comité des régions Mercedes BRESSO et le président du Comité économique et social européen Staffan Nilsson.

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