Elections du 18e Comité central du Parti communiste chinois

Ajouté au 03/12/2012 par SHI Lei

Wang Qishan, Liu Yunshan, Liu Yandong, Li Yuanchao, Wang Yang, Zhang Gaoli, Zhang Dejiang et Yu Zhengsheng ont été élus membres du 18e Comité central du Parti communiste chinois (PCC) mercredi matin lors de la clôture du 18e Congrès national du PCC.

Wang Qishan, âgé de 64 ans, était membre du Bureau politique du 17e Comité central du PCC et vice-Premier ministre.

Liu Yunshan, âgé de 65 ans, était membre du Bureau politique du 17e Comité central du PCC, membre du Secrétariat du 17e Comité central du PCC et chef du Département de l’Information du Comité central du PCC.

Liu Yandong, âgée de 67 ans, était membre du Bureau politique du 17e Comité central du PCC et est conseillère d’Etat.

Li Yuanchao, âgé de 62 ans, était membre du Bureau politique du 17e Comité central du PCC, membre du Secrétariat du 17e Comité central du PCC et chef du Département de l’Organisation du Comité central du PCC.

Wang Yang, âgé de 57 ans, était membre du Bureau politique du 17e Comité central du PCC et est secrétaire du Comité du PCC pour la province du Guangdong.

Zhang Gaoli, âgé de 66 ans, était membre du Bureau politique du 17e Comité central du PCC et est secrétaire du Comité du PCC pour la municipalité de Tianjin.

Zhang Dejiang, âgé de 66 ans, était membre du Bureau politique du 17e Comité central du PCC et est secrétaire du Comité du PCC pour la municipalité de Chongqing.

Yu Zhengsheng, âgé de 67 ans, était membre du Bureau politique du 17e Comité central du PCC et est secrétaire du Comité du PCC pour la municipalité de Shanghai.

Chine-Europe : un partenariat étroit à l’influence mondiale (REPORTAGE SPECIAL)

Ajouté au 03/12/2012 par SHI Lei

Le monde traverse actuellement une période de changements, notamment dans les relations internationales. Dans ce contexte évolutif, la Chine et l’Europe, bien qu’éloignées géographiquement, maintiennent toutefois un partenariat étroit, qui ne cesse d’ailleurs de se renforcer.

La réussite de la Chine correspond à l’intérêt fondamental de l’Europe, a indiqué récemment le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, lors d’une conférence de presse commune avec le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, au terme d’un sommet d’automne de l’UE (Union européenne) à Bruxelles, au cours duquel les dirigeants de l’UE ont eu une discussion très importante sur leur relation stratégique avec la Chine.

UN PARTENARIAT STRATEGIQUE FRUCTUEUX

Depuis que la Chine et l’UE ont établi un partenariat stratégique global en 2003, leurs relations ont connu un développement régulier et fécond, marqué par des connexions enrichies.

Cette année, le président chinois Hu Jintao, le Premier ministre Wen Jiabao et d’autres responsables politiques chinois ont effectué des visites en Europe, tandis que le président du Conseil européen Herman Van Rompuy, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso et d’autres dirigeants des pays européens se sont rendus en Chine. Les visites de haut niveau entre les deux parties ont été fréquentes en 2012.

Le 14e sommet Chine-UE à Pékin, la troisième édition du Dialogue stratégique Chine-UE, le 15e sommet Chine-UE à Bruxelles, ainsi que les dialogues à divers niveaux dans des sphères variées se sont déroulés avec succès. La fréquence des échanges diplomatiques manifeste la forte volonté des deux parties d’approfondir leur confiance mutuelle et de renforcer leur coopération pragmatique.

Les deux parties ont établi plus de 60 dispositifs de dialogue pour maintenir d’étroites communications et une coopération rapprochée sur les sujets internationaux. Le mécanisme des réunions régulières entre les dirigeants chinois et européens a joué un rôle stratégique dans le développement des relations bilatérales.

Le commerce bilatéral constitue le volet le plus fructueux de la relation Chine-UE, avec une valeur des échanges commerciaux qui a atteint 567,2 milliards de dollars en 2011, soit quatre fois plus qu’il y a dix ans. Parallèlement, l’UE est devenue le premier partenaire commercial de la Chine tandis que la Chine s’est hissée au rang de deuxième partenaire commercial de l’UE. Par ailleurs, l’UE représente également pour la Chine sa plus importante source d’importation de technologies, la valeur des contrats concernés s’élevant à 150 milliards de dollars.

Par ailleurs, les échanges entre les peuples sont également devenus de plus en plus fréquents. A noter que près de 2 millions de Chinois se sont rendus en Europe en 2011 pour faire du tourisme ou poursuivre des études, un chiffre qui a quintuplé depuis 2003. Une série d’événements culturels ont également rencontré un vif succès, en particulier les années linguistiques croisées avec certains pays européens, qui ont permis de part et d’autre, notamment pour les jeunes, de mieux se connaître.

UNE INTERDEPENDANCE CROISSANTE

La Chine et l’UE sont de plus en plus interdépendantes et, encore plus qu’auparavant, ont besoin l’une de l’autre pour assurer leur développement. “Aujourd’hui, nos intérêts économiques convergent plus que jamais”, a déclaré M. Van Rompuy lors du 8e sommet commercial UE-Chine. Dans ce contexte, “une relation mutuellement bénéfique avec la Chine est cruciale pour l’UE et la prospérité de la Chine”, a souligné de son côté M. Barroso lors du sommet d’automne de l’UE.

Les relations sino-européennes sont fondées sur la compréhension de l’autre, le respect mutuel et la recherche de bénéfices réciproques. Les Chinois partagent avec les Européens le souhait de bâtir “un monde organisé avec des échanges équilibrés et négociés”, a déclaré le responsable politique français Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de Gauche et candidat du Front de gauche lors des dernières présidentielles, dans une récente interview accordée en exclusivité à l’agence Xinhua.

Dans la conjoncture internationale actuelle de plus en plus délicate, plombée par le ralentissement de la croissance économique mondiale, les deux parties reconnaissent qu’il est indispensable de poursuivre le renforcement du partenariat stratégique Chine-UE pour surmonter ces moments difficiles, pouvait-on lire dans un communiqué de presse de l’UE publié à la veille du 15e sommet Chine-UE. La partie européenne a déclaré que le soutien de la Chine et la coopération UE-Chine étaient d’une importance cruciale pour la reprise et la croissance économique de l’Europe.

Récemment, M. Van Rompuy a déclaré que la réussite de la Chine correspondait à l’intérêt fondamental de l’Europe. A cela, dans une interview accordée à l’agence Xinhua, le président de la Chambre des Représentants de Belgique et ministre d’Etat André Flahaut a ajouté : “Ce n’est pas uniquement dans l’intérêt de l’Europe, mais aussi dans l’intérêt du monde entier que la Chine réussisse. La Chine joue le rôle d’un moteur, en vertu de son importance géographique et démographique, de son expérience et de son potentiel. Que la Chine réussisse est donc une nécessité pour l’Europe, et une nécessité pour le monde.”

Lors du 15e sommet Chine-UE, le Premier ministre chinois Wen Jiabao a également souligné l’importance stratégique et l’influence mondiale de la coopération sino-européenne, les relations entre la deuxième puissance économique et le plus grand bloc commercial dépassant largement le cadre bilatéral pour revêtir une importance planétaire.

M. Barroso a de son côté indiqué qu’une relation mutuellement bénéfique avec la Chine serait également bénéfique pour le monde entier. “La coopération UE-Chine est indispensable dans le monde d’aujourd’hui, comme le montre la présence croissante de questions internationales au rang de nos préoccupations communes – qui vont des questions économiques et commerciales au changement climatique et au développement durable”, a fait observer le président de la Commission européenne, dont les propos ont été repris dans le communiqué de presse de l’UE publié à la veille du 15e sommet.

DES DIFFICULTES A SURMONTER

Participant au sommet Chine-UE pour la 10e année consécutive, le Premier ministre chinois Wen Jiabao a présenté un programme visant à approfondir la coopération bilatérale dans les domaines de l’économie et du commerce, de la technologie, des infrastructures et des services financiers. Il a proposé de mettre en place un dispositif de coopération à moyen et long termes entre les deux parties pour donner de la vitalité et de l’élan, sur la durée, au développement des relations bilatérales.

De son côté, l’UE a salué la proposition de M. Wen et a déclaré espérer que les deux parties pourraient élaborer un plan de coopération de longue durée pour définir les orientations stratégiques et poser les fondements du futur développement de leurs relations.

Concernant le problème des dettes souveraines dans la zone euro, M. Wen a assuré que la Chine, en tant qu’investisseur responsable de long terme, continuerait à participer aux efforts pour régler cette crise par des moyens appropriés, et il s’est dit confiant sur le fait que l’UE aurait la capacité et la sagesse de résoudre correctement la question de la dette.

Au cours du sommet, les dirigeants des deux parties n’ont pas dissimulé leurs différends en matière de commerce. M. Wen s’est déclaré convaincu que la Chine et l’UE pourraient régler de façon adéquate leurs litiges par la négociation, et a estimé que leurs relations conservaient de belles perspectives d’avenir. En tant qu’importants partenaires commerciaux, la Chine et l’UE doivent donner l’exemple pour ce qui est du règlement des conflits commerciaux.

La partie européenne s’est elle aussi déclarée prête à résoudre comme il se doit les différends par le biais des discussions et des négociations. A ce sujet, le président de la Chambre des Représentants belge André Flahaut a indiqué : “Je crois que c’est une question qui doit trouver une solution dans une approche pragmatique, de bon sens, équilibrée et sans que l’une des parties veuille imposer à l’autre ce qu’il faut faire parce qu’on ne peut pas imposer de modèle”. Lors du 8e sommet commercial UE-Chine, M. Van Rompuy a également exhorté l’UE et la Chine à surmonter les difficultés actuelles.

Chine : les trois défis de Xi Jinping

Ajouté au 03/12/2012 par SHI Lei

La Chine que vont diriger Xi Jinping, le nouveau numéro un chinois, et son futur Premier ministre, Li Keqiang, désignés sans surprise mercredi à la clôture du XVIIIe Congrès du Parti communiste chinois, est très différente de celle dont avait hérité Hu Jintao une décennie plus tôt.

En 2002, la Chine, tout juste admise au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), se transformait à peine en « usine du monde », connaissait à peine Internet – utilisé désormais par 500 millions de Chinois –, et n’avait pas encore déployé ses ailes sur l’ensemble de la planète, Afrique, Asie, Amérique latine…

Xi Jinping, 59 ans, va devoir faire face à trois défis majeurs.
1
Les réformes politiques

C’est la « fuite » du moment : les dirigeants chinois auraient comme livre de chevet « L’Ancien régime et la Révolution » d’Alexis de Tocqueville, une analyse des causes de la Révolution de 1789. Les caciques du PCC redoutent-ils à ce point d’être balayés par une vague populaire révolutionnaire comme Louis XVI et la monarchie française ?

La comparaison est excessive, et jusqu’ici, au sein du Parti communiste chinois, on étudiait plutôt la Perestroïka et la Glasnost de Mikhaïl Gorbatchev et l’implosion du système soviétique, comme antimodèle à éviter…

Le « doigt d’honneur » à Mao : « Etude de perspective : Tiananmen, 1995-2003 » (AI Weiwei)

Le fait est que la Chine d’aujourd’hui est bien plus difficile à gouverner, avec une société bien plus frondeuse que celle dont avait hérité Hu Jintao, pour toute une série de facteurs :

le fossé social n’a cessé de se creuser entre une petite élite devenue milliardaire en dollars en quelques années, une classe moyenne qui a peur de perdre ce qu’elle vient de gagner et veut se protéger des risques environnementaux et sociaux, et les exclus du miracle chinois– quelques centaines de millions de personnes, exclues ou exploitées conscientes du décalage. L’indice Gini, qui calcule les écarts de richesse dans une société, a dépassé depuis longtemps la cote d’alerte en Chine ;

la corruption a elle aussi dépassé la cote d’alerte. En 2002, dans son discours d’adieu en tant que leader du parti, Jiang Zemin avait déclaré que si le PCC ne parvenait pas à endiguer la corruption, il risquait d’être balayé. Hu Jintao a fait le même constat dans son propre discours la semaine dernière. Le phénomène ne cesse de s’amplifier, grâce notamment aux centaines de millions de dollars injectés dans l’économie dans les plans de relance de 2009 et 2012. Symbole de ce fléau, l’enquête du New York Times sur la fortune de l’entourage du premier ministre sortant, Wen Jiabao, que ce dernier conteste ;

Han Han, le blogueur le plus lu au monde, joue avec la censure (Mike Clarke/AFP)

Internet a changé la face de la Chine. Avec plus d’un demi-milliard d’utilisateurs, plus de 200 millions d’inscrits sur Weibo, l’équivalent chinois de Twitter, l’information circule comme jamais auparavant dans l’histoire chinoise. Avec ses bons et ses mauvais côtés, la transparence accrue sur les affaires publiques, mais aussi, en l’absence de médias crédibles, la propagation de sentiments nationalistes, de la rumeur et du dénigrement.

Le mot de réforme politique a longtemps été un gros mot en Chine. Zhao Ziyang, secrétaire général du PCC limogé au moment du massacre de Tiananmen en 1989, a été le dernier leader réformiste.

« La Philosophie du porc », de Liu Xiaobo (Pierre Haski/Rue89)

Mais les voix sont nombreuses, aujourd’hui, pour dire que le système chinois doit évoluer, et que le décalage entre des réformes économiques qui ont transformé le pays, et l’absence d’évolution politique est intenable.

A commencer par un Etat de droit qui fait encore défaut, une tolérance pour la contradiction (Liu Xiaobo, prix Nobel de la paix, est en prison pour douze ans pour, de fait, un délit d’opinion), des candidatures multiples pour les fonctions électives, et pas seulement au sein du PCC.

Xi Jinping sera-t-il l’homme de la réforme politique vers plus de liberté, ou de la poursuite du « capitalisme autoritaire » à la chinoise devenu un modèle de référence ? C’est la question à 100 milliards de yuans ! Les experts sont partagés, et les Chinois dubitatifs. La crainte de perdre le pouvoir « à la Gorbatchev » reste le principal frein aux réformes politiques.

Seule certitude, la société chinoise est réveillée, et mènera la vie dure à un pouvoir dont la légitimité est de plus en plus contestée.
2
Un nouveau modèle économique

Pendant la décennie écoulée, la Chine est devenue, selon un cliché déjà en passe d’être dépassé, l’« usine du monde ».

Son entrée dans l’OMC en 2002 a consacré ce statut et a fait de l’empire du Milieu la destination numéro un des investissements étrangers directs dans le monde, objet de désir de toutes les délocalisations en quête de main d’œuvre bon marché.

Un policier passe à vélo devant un panneau marquant l’adhésion de la Chine à l’OMC, à Pékin (Wilson Chu/Reuters)

Résultat : la province du Guangdong, dans le sud de la Chine, limitrophe de Hong Kong par laquelle est arrivée la modernité, a vu émerger des villes-champignons de plusieurs millions d’ouvriers, alignements d’usines toutes entières tournées vers l’exportation.

Cette Chine exportatrice produit 90% des jouets du monde, la majorité des ordinateurs, les iPhone et iPad d’Apple, 80% des chaussettes du globe, et tant d’autres choses encore, grâce à une armée de millions de « mingongs », ces « paysans ouvriers » venus de la campagne, corvéables à merci.

Les échanges entre la Chine et le reste du monde décollent après 2001 (New York Times)

Ce cycle est déjà essoufflé. Des revendications sociales et une montée des coûts ont affaibli l’attractivité de la Chine comme base de production, et certaines entreprises chinoises elles-mêmes se sont mises à délocaliser vers plus pauvre encore, Vietnam, Bangladesh…

Et la baisse drastique de la demande aux Etats-Unis et surtout en Europe frappée par la crise financière ont mis à mal la vitalité d’une économie qui reposait trop sur les exportations. De nombreuses usines ont fermé et ne rouvriront sans doute pas.

La Chine, dopée à la croissance à deux chiffres, ne connaît plus une progression cette année « que » de 7 à 8%, et certains experts pensent que ça peut descendre encore l’année prochaine si les tentatives de relance échouent. L’Europe s’en contenterait, mais pas la Chine avec ses besoins en développement colossaux, et sa population d’1,3 milliard d’habitants.

Développer le marché intérieur, réorienter l’économie d’un modèle exportateur vers une demande poussée par la consommation, c’est le nouveau défi d’un mastodonte parti trop vite dans une direction aujourd’hui bouchée. Le tout en limitant la casse environnementale et sociale, en formant mieux sa population, en garantissant à la classe moyenne qu’elle peut dépenser son épargne colossale dans un cadre sécurisé.

Ce défi-là n’est pas gagné, et la nouvelle équipe avancera sans véritables références, sans précédents.
3
Quel rôle dans le monde ?

Au début des années 2000, la Chine restait un acteur modeste sur la scène internationale, autocentrée sur son développement économique.

Dix ans après, elle en était devenue un acteur incontournable, avec une présence économique conséquente sur tous les continents, un « soft power » en devenir, et une posture diplomatique ambigüe sur les grands conflits du moment.

Je me souviens, au milieu des années 2000, avoir assisté au premier Forum sino-africain à Pékin, avec des délégations venues de tout le continent, sans réaliser qu’il s’agissait des premiers pas de ce qu’on appelle aujourd’hui la « Chinafrique ».

Entrepreneur chinois au Nigéria, symbole de la « Chinafrique » (Paolo Woods)

La Chine est devenue le partenaire-clé d’un continent noir qui regorge des matières premières dont l’économie chinoise a grandement besoin. Elle accorde des crédits généreux sans trop regarder aux dessous de table ni au respect des droits de l’homme, pas mieux ni pire que les Occidentaux avant elle…

Des casques bleus chinois ont commencé à faire leur apparition dans le monde, au Congo, en Haïti, au Liban… Les « Instituts Confucius », écoles de langues et centres culturels, fleurissent un peu partout, et la Chine investit des milliards dans des médias destinés à concurrencer, avec un prisme pékinois, les CNN et France 24 de ce monde.

Nicolas Sarkozy serre la main de Hu Jintao le 28 avril 2010 à Pékin (Michel Euler/Reuters)

A partir de 2007-2008, on a vu une Chine plus sûre d’elle, plus « arrogante » diront ses détracteurs, émerger sur la scène internationale. La France de Nicolas Sarkozy en a fait les frais, « punie » par Pékin pour avoir flirté avec le dalaï-lama tibétain, bête noire de la Chine. La leçon a porté sur le plan international.

La Chine, membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, se trouve désormais en première ligne sur les grands conflits. Pékin a laissé faire l’Otan en Libye pour le regretter ensuite, et choisir, de concert avec la Russie de Poutine, de bloquer toute tentation interventionniste en Syrie, au risque d’apparaître complice d’un massacre à grande échelle.

A ce rôle critiquable, la Chine ajoute son propre activisme en Asie, qui met ses voisins mal à l’aise. Poussée nationaliste et tension avec le Japon autour de la possession d’îlots, même chose avec le Vietnam ou les Philippines sur le sort d’autres îles de mer de Chine, ou « protection » de la Corée du Nord nucléaire de peur de voir s’effondrer un voisin qui sert à tenir les Américains à distance.

La Chine n’a pas encore trouvé sa place et sa voix dans le monde. Xi Jinping et sa génération politique héritent d’un pays devenu la deuxième puissance mondiale, qui a commencé à se déployer à l’échelle planétaire (et même au-delà avec l’épopée spatiale) sans avoir encore réellement fixé sa doctrine, au-delà du slogan rassurant de l’« émergence pacifique ».

Elle a cru, sans doute trop vite, que les Etats-Unis, affaiblis par les guerres de Bush et la crise des subprimes, étaient hors course, et s’est crue trop rapidement maître du monde.

En septembre, le Premier ministre de Singapour, Lee Hsien Loong, un ami de Pékin, mettait en garde les dirigeants chinois, dans un discours à l’école du Parti communiste, contre l’idée selon laquelle les Etats-Unis ne comptaient plus. Une piqûre de rappel utile.

Les nouveaux dirigeants devront faire face au contre-coup de l’émergence brutale de leur pays : le « China bashing », qui en fait le bouc émissaire des problèmes du monde, est en vogue aux Etats-Unis (Romney…) ou en France (Montebourg…).

Le XXIe siècle ne sera peut-être pas uniquement chinois, mais il le sera assurément en partie.

Face à ces trois défis, internes et externes, Xi Jinping doit encore révéler sa personnalité, ses ambitions. C’est peu dire que les grandes capitales de ce monde sont à l’affût de ses premiers pas.

Le monde observe plus le changement à Zhongnanhai (le siège du pouvoir à Pékin) que les simples citoyens chinois, mis devant le fait accompli, et que le changement d’« empereur » concerne peu. Mais peut-être Xi Jinping les surprendra-t-il ?

Chine : Hu Jintao appelle le PCC à mettre en oeuvre les arrangements du 18e congrès

Ajouté au 03/12/2012 par SHI Lei

Hu Jintao a déclaré vendredi que le rapport du 18e congrès national du Parti communiste chinois (PCC) était une déclaration politique et un programme d’action et a appelé le Parti à mettre en oeuvre les décisions du congrès.

Il a fait ces remarques lors de sa discussion avec la délégation du PCC de la province du Jiangsu (est).

Le rapport est à la fois une déclaration politique et un programme d’action pour réaliser de nouvelles victoires du socialisme à la chinoise dans la nouvelle conjoncture, a indiqué M.Hu.

“Nous allons étudier l’esprit du 18e congrès, et nous en servir de nouveau point de départ, assumer nos responsabilités et missions, et faire de nouveaux progrès sur le chemin du socialisme à la chinoise”, a-t-il ajouté.

Les Chinois doivent, sur la base d’une connaissance correcte de l’exigence du développement scientifique, s’efforcer d’explorer de nouvelles façons de mettre en place la stratégie du développement soutenu par l’innovation, de restructurer de manière stratégique l’économie nationale, d’équilibrer le développement urbain et rural, ainsi que de créer de nouveaux avantages dans la coopération et la compétition économique internationale.

De nouveaux progrès devront également être réalisés de sorte que tout le peuple ait accès à l’éducation, à l’emploi, à la santé, au logement, et aux soins à l’âge de retraite, a souligné M. Hu.

Il faut également encourager, selon Hu Jintao, les progrès écologiques, en soutenant un développement vert, renouvelable et à faibles émissions de carbone, sur la base d’une compréhension correcte de l’importance et de l’urgence d’une civilisation écologique.

Hu Jintao a salué le développement du Jiangsu depuis le 16e Congrès national du Parti.

Le rapport du 18e congrès encourage les régions développées à jouer un rôle pionnier dans la quête de la modernisation et à contribuer davantage à la réforme et au développement du pays.

Li Yuanchao a aussi assisté à la discussion.

18e Congrès national du PCC : réactions de la communauté internationale

Ajouté au 03/12/2012 par SHI Lei

La communauté internationale a accordé une grande importance au 18e Congrès national du Parti communiste chinois (PCC) qui a pris fin mercredi à Beijing, estimant que les politiques mis au point par le congrès pour le futur développement de la Chine contribueraient à la paix et au développement.

Thaba Moyo, maire de Bulawayo, deuxième ville du Zimbabwe, a déclaré à Xinhua que les résultats du congrès aura une grande influence sur le développement de la Chine et du monde entier. Selon lui, le congrès a développé un programme pratique pour la Chine dans la construction d’une société bien nantie avant 2020. Il a indiqué que la Chine a contribué à la construction de la paix durable et de la prospérité au monde et a insisté sur le développement de sa démocratie socialiste.

Sumathi Dharmawardena, secrétaire général de l’Association amicale du Sri Lanka et de la Chine, a indiqué que le Congrès du PCC, tenu sur fond de situation économique et politique mondial complexe, jette une base solide pour le développement socio- économique du pays, et doit contribuer à la stabilité et au développement de la région et du monde.

Ce congrès a abordé la question du développement économique déséquilibré en Chine et la recherche d’un équilibre entre le développement de l’économie et l’amélioration des conditions de vie du peuple chinois, a fait remarquer Dharmawardena.

Frans-Paul van der Putten, un chercheur de la cellue de réflexion neerlandaise Clingendael Institute, estime que le 18e Congrès du PCC apporterait de grands changements à la Chine. Il s’est déclaré convaincu que la Chine avancerait sur son propre chemin et que le développement aurait un impact significatif sur le monde.

Kastorius Sinaga, chargé des affaires extérieures du Parti démocratique indonésien de lutte, a indiqué que tous les mouvements de la Chine, deuxième grande économie mondiale, exerce une influence déterminante sur l’économie mondiale. Le monde a prêté une grande attention aux résultats du Congrès du PCC et au futur développement de la Chine, a-t-il déclaré.

Chaudhry Shujaat Hussain, responsable de la Ligue des musulmans du Pakistan (PML-Q), a déclaré à Xinhua que la politique extérieure de la Chine déterminée par le congrès permettrait le renforcement des relations entre la Chine et ses partenaires et que le développement de la Chine et les politiques adoptées par le gouvernement chinois seraient bénéfiques pour les pays africains, américains, européens et asiatiques.

Le ministre péruvien de l’Economie et des Finances, Luis Miguel Castilla, estime que le congrès du PCC aurait un impact significatif sur le développement économique de la Chine. Selon lui, la Chine adoptera un nouveau modèle de croissance et poursuivra l’ajustement et la réforme économique après avoir réalisé une croissance rapide pendant les dix ans passés.

Pour Jérôme Guedj, président du Conseil général d’Essonne ( France), la Chine, le pays le plus peuplé du monde, a joué un rôle essentiel dans l’économie mondiale. Le pays devrait prendre des mesures cruciales pour parvenir à une économie équlibrée et réaliser l’utilisation durable de l’énergie, ce qui va contribuer à la protection de l’environnement mondial, a-t-il dit.

Severino Cabral, directeur de l’Institut de recherche sur la Chine et l’Asie-Pacifique du Brésil, a affirmé que le Congrès du PCC s’est tenu à un moment crucial pour le futur développement de la Chine, le plus grand pays en développement du monde, le pays pays le plus peuple du monde et la deuxième grande économie du monde. Selon lui, aussi bien les pays dévéloppés que les pays en développement vont bénéficier de la croissance soutenue de l’économie chinoise.

Il a exprimé sa conviction qu’avec ses progrès, la Chine va jouer un rôle important dans la promotion de la stabilité et de la démocratisation de l’ordre international et renforcer son influence sur l’économie et la politique du monde.

Mehari Taddele Maru, spécialiste international sur l’Union africaine et la paix et la sécurité de l’Afrique, a indiqué que le développement incroyable de la Chine au cours des trois dernières decennies et le 18e congrès du PCC avaient attiré l’attention des médias et des chercheurs du monde entier. Le fait que la Chine a réussi à se faire la deuxième grande économie du monde est très inspirant, a-t-il dit, affirmant que de nombreux intellectuels, économistes et hommes politiques sont intéressés par le succès de la Chine.

Le président de l’Université de Lomé, le Pr Ahadzi-Nonou Koffi a qualifié le 18e congrès du PCC d'”événement majeur” pour la Chine comme pour le reste du monde, tout en se disant “optimiste” sur l’avenir du socialisme à la chinoise. Il a fait état de la reconnaissance du “rôle majeur” que le PCC joue en Chine, sur le plan politique, économique et social.

Il s’est dit convaincu que le PCC “permettra à la Chine de poursuivre son développement conformément au modèle choisi”. “Je demeure optimiste sur l’avenir du socialisme à la chinoise”, a-t- il dit. F

18e Congrès du PCC : messages de félicitations des dirigeants et groupes étrangers

Ajouté au 03/12/2012 par SHI Lei

Des dirigeants et groupes étrangers se sont félicités de la tenue du 18e Congrès national du Parti communiste chinois (PCC).

Le président de l’Internationale socialiste grecque et l’ancien Premier ministre, George A. Papandreou, estime que sous la direction du PCC, la Chine a pu réalisé d’importants progrès dans le développement socio-économique et de la prospérité, ce qui contribue à l’harmonie de la société en Chine. “Je suis certain que les décisions importantes qui seront prises au 18e Congrès national va ouvrir la voie à une nouvelle ère de développement, stabilité et succès pour le partie, pour la Chine et le peuple chinois”, affirme-t-il.

Pour le vice-président du Parti socialiste belge André Flahaut, qui est également président de la Chambre des représentants, le Congrès du PCC constitue une bonne opportunitié pour réfléchir et prendre des décisions appropriées en vue d’un impact positif sur le PCC et le peuple chinois.

Moustapha Niasse, président de l’Assemblée nationale sénégalaise et président de l’Alliance des forces de progrès (AFP), indique pour sa part que ce Congrès du PCC a une grande signification pour la Chine.

Karl Erjavec, ministre des Affaires étrangères de la Slovénie et président du Parti démocratique des pensionnaires, pense que le congrès en cours est un événement significatif pour le futur rôle du PCC dans le développement de la Chine ainsi que du monde entier. Les décisions qui seront prises par le Congrès, estime-t-il, vont ouvrir la voie à de nouveaux exploits économiques, sociaux et politiques en Chine. Il fait voeu que son parti et le PCC maintiennent des relations sincères et approfondissent leur coopération.

Dans son message de félicitations, Vasile Blaga, chef du Parti démocrate-libéral de la Roumanie, salue les accomplissements réalisés par le PCC et le peuple chinois dans les efforts de la modernisation nationale. Selon Blaga, son parti et le PCC cherchent tous deux à améliorer les conditions de vie des peuples, approfondir les réformes intérieures et promouvoir le développement soutenu de l’économie. Il affirme que le Parti démocrate-libéral est prêt à établir d’étroites relations de coopération entre la Chine et la Roumanie.

Igor Karpenko, premier secrétaire du Comité centrale du Parti communiste de la Biélorussie, affirme que le Congrès du PCC est un événement historique et un nouveau japon déterminant pour le développement de la Chine. Il souhaite voir un approfondissement des relations entre les deux partis et les deux peuples.

Pascal Nyabenda, président du Conseil national pour la défense de la démocratie – Forces pour la défense de la démocratie (CNDD- FDD), parti au pouvoir au Burundi, exprime son appréciation sur le rôle irremplaçable du PCC dans le développement de la Chine et l’amélioration des conditions de vie du peuple chinois. Il se déclare convaincu que la coopération et l’amitié entre les deux partis et les deux peuples serait davantage renforcé.

Redwan Hussien, chef du secrétariat du Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien, indique la transformation économique de la Chine est bénéfique aussi bien pour son propre peuple que pour la communauté mondiale, notamment le peuple africain. “Je suis convaincu que le 18e Congrès national du Parti communiste chinois adopte des décisions significatives tant pour la Chine que pour l’économie mondiale”, dit-il.

Le leader du Parti communiste brésilien, Jose Renato Rabelo, déclare dans son message que le 18e Congrès national du PCC attire l’attention du monde entier du fait que la Chine a fait des progrès remarquables et acquis un statut plus élevé sur la scène mondiale. Sous la direction du PCC, dit-il, le peuple chinois apporte d’importantes contributions à la paix et au développement mondial.

Selon Chheang Vannarith, directeur exécutif de l’Institut cambodgien pour la coopération et la paix, le Congrès du PCC est un événement historique aussi bien pour le peuple chinois que la communauté internationale. “Nous sommes convaincus que dans la prochaine décennie, sous la direction du Parti communiste chinois, le peuple chinois continue à bénéficier des fruits des réformes économiques et politiques et de l’ouverture, avec une approche de développement scientifique”, affirme-il.

Pinit Jarusombat, ancien vice-Premier ministre et président de l’Association culturelle et économique sino-thaïlandaise, estime que le 18e Congrès du PCC a une importance vitale pour la sauvegarde de la paix mondiale et l’élargissement de la coopération entre les deux pays.

Nobuaki Koga, président de la Confédération des syndicats du Japon, adresse ses félicitations, rappelant que cette année marque le 40e anniversaire de la normalisation des relations nippo- chinoises. il souligne que les relations entre le Japon et la Chine ont une importance cruciale.

Florea Dumitrescu, président de l’Association roumaine pour les relations amicales avec la Chine, pense que le Congrès du PCC est un événement important pour chaque citoyen chinois. Il exprime sa conviction de voir des changements profondes et historiques avec les politiques définies par le congrès. F

18e congrès du PCC : félicitations de dirigeants politiques et de partis

Ajouté au 03/12/2012 par SHI Lei

Plusieurs dirigeants politiques et partis politiques ont adressé des messages de félicitations à la Chine à l’occasion du 18e Congrès national du Parti communiste chinois (PCC) en cours à Beijing.

Donald Ramotar, président et secrétaire général du Parti progressif du peuple, indique dans son message que les conditions économiques et sociales du peuple chinois ne cessent de s’améliorer grâce à la direction correcte du PCC. Face à la crise financière internationale, la Chine a réussi à maintenir ses progrès économiques et sociaux, ce qui alimente l’espoir du peuple du monde, affirme-t-il.

Il se déclare convaincu que le 18e Congrès du PCC déterminera les futures politiques que la Chine va suivre pour maintenir la croissance et le développement du pays, ajoutant que son pays souhaite renforcer ses relations avec le PCC.

Istvan Ujhelyi, porte-parole adjoint de l’Assemblé nationale hongroies et fondateur de la Wordl Bridge Foundation, estime que le Congrès en cours a une grande importance pour le PCC et que la nouvelle équipe de direction issue de ce congrès continuera à promouvoir le développement, la réforme et l’ouverture de la Chine.

L’ancien Premier ministre japonais Tsutomu Hata et le député japonais Banri Kaieda, président de la Commission de promotion de la communication internationale nippo-chinoise, expriment dans leur message leur voeu de voir la poursuite des réformes économiques et sociales et de la croissance stable de la Chine.

Satsuki Eda, ancien président de la Chambre des conseillers du Japon et président du Centre amical nippo-chinois, déclaré que le Congrès du PCC attire la grande attention de la communauté internationale. Le peuple japonais attend la nouvelle équipe centrale chinoise et les politiques mises au point par le congrès.

Milo Djukanovic, président du Parti démocratique des socialistes du Monténégro, estime dans son message que le congrès devrait définir un plan de développement social pour l’avenir de la Chine. Le Congrès du PCC va certainement ouvrir une voie plus large au développement économique et social de la Chine, dit-il.

Pierre Ngolo, secrétaire général du Parti congolais du travail, saisit cette occasion pour faire l’éloge des efforts que le PCC a déployés pour amélioer les conditions de vie du peuple chinois et se dit encouragé par le jugement juste sur les problèmes stratégiques d’aujourd’hui. Selon lui, la Chine devient une force importante sur la scène internationale et l’expérience du succès chinois attire l’attention du monde.

Le Mouvement populaire pour la libération de l’Angola (MPLA) affirme dans son message de félicitation que le PCC réussit à faire de la Chine un pays respecté par le monde, déclarant sa volonté de renforcer davantage ses relations de coopération entre les deux partis.

Le premier vice-président du Parti socialiste brésilien (PSB), Robert Amaral, indique dans un message que le PCC a non seulement conduit le peuple chinois à créer une nouvelle Chine mais a aussi fait de la Chine la deuxième plus grande économie du monde. Le PSB, dit-il, se félicite des accomplissements de la Chine et suit de près ses réformes.

Congrès du PCC : les journalistes étrangers s’intéressent à de nombreux sujets

Ajouté au 05/11/2012 par SHI Lei

Peu de temps après sa visite du chantier d’une zone industrielle de la ville de Dongguan, dans la province du Guangdong, la journaliste américaine Mary Kay Magistad s’est rendue samedi sur le site d’un projet de zone dédiée à l’animation dans la banlieue ouest de Beijing.

Sur l’ancien site d’une usine du groupe sidérurgique Shougang, Mme Magistad, qui fait partie des plus de 1.000 journalistes étrangers ayant déposé une demande d’accréditation pour couvrir le 18e Congrès national du Parti communiste chinois (PCC) qui s’ouvrira prochainement, s’est fortement intéressée à la transformation de l’ancien complexe en projet d’innovation.

“Il est intéressant de voir combien ce projet contribuera au souhait de la Chine de s’engager dans davantage de secteurs d’innovation, ce dont le gouvernement parle depuis longtemps”, explique cette correspondante à Beijing de Public Radio International.

A l’approche du congrès quinquennal du PCC, les journalistes venus des quatre coins du monde affluent à Beijing pour couvrir le plus important événement de la vie politique chinoise. Vendredi, plus de 1 000 journalistes étrangers et 400 autres venus de Taiwan, Hong Kong et Macao avaient déposé une demande pour couvrir l’événement, soit bien plus qu’il y a cinq ans.

Au delà du changement de dirigeants, ils s’intéressent à un large éventail de sujets allant de la protection de l’environnement à la restructuration économique, en passant par la réforme culturelle et la sécurité des aliments, illustrant l’intérêt grandissant et plus diversifié qu’ils portent à la Chine.

Outre l’innovation culturelle, Mme Magistad cherche également à décrypter le plan de développement de la deuxième économie mondiale pour les cinq prochaines années à l’occasion du congrès qui devrait s’ouvrir jeudi.

“La grande question est de savoir comment la Chine se transformera en une économie davantage orientée vers les services sociaux et l’innovation”, a-t-elle indiqué. “Je pense que c’est le défi que la Chine doit aujourd’hui relever”.

Le journaliste finlandais Petri Saraste espère pour sa part interviewer un délégué d’ethnie minoritaire au congrès et souhaite écouter la voix des Chinois ordinaires quant au développement du pays et aux défis auxquels celui-ci est confronté.

Ce correspondant en Asie de la chaîne de télévision privée finlandaise MTV3 projette également de réaliser des reportages sur l’environnement et la sécurité des aliments en Chine.

“Le nombre grandissant de journalistes montre l’importance de cette réunion et l’intérêt croissant du monde à l’égard de la Chine”, a affirmé M. Saraste.

Chine : ouverture le 1er novembre du centre de presse du 18e Congrès national du PCC

Ajouté au 05/11/2012 par SHI Lei

Le centre de presse du 18e Congrès national du Parti communiste chinois (PCC) entrera en service jeudi pour la presse nationale et étrangère.

Le centre de presse, basé au Media Center Hotel de Beijing, gérera les accréditations des journalistes étrangers et des correspondants des régions administratives spéciales de Hong Kong et de Macao, ainsi que de Taiwan.

Le centre organisera également la couverture médiatique des événements liés au Congrès et fournira les informations nécessaires et des services techniques.

Lors d’une réunion tenue le 28 septembre, le Bureau politique du Comité central du PCC a proposé de convoquer le 18e Congrès national du PCC le 8 novembre à Beijing.

Bo Xilai mis en examen par le Parquet populaire suprême

Ajouté au 05/11/2012 par SHI Lei

Le Parquet populaire suprême a décidé de mettre en examen Bo Xilai pour des infractions pénales et de lui imposer des mesures coercitives conformément à la loi.

L’enquête est en cours, selon un communiqué publié vendredi.

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