Le renforcement des liens avec la Belgique est dans l’intérêt de la Chine

Ajouté au 28/03/2011 par SHI Lei

Renforcer les liens avec la Belgique est dans l’intérêt de la Chine, a déclaré Fadila Laanan, ministre de la Culture, de l’Audiovisuel, de la Santé et de l’Egalité des chances de la communauté française de Belgique, pendant son séjour à Beijing.

La ville de Bruxelles, est la capitale de l’Europe. “Quand il se passe quelque chose à Bruxelles, tout le monde peut le voir”, a indiqué Mme Laanan, lors d’une interview exclusive accordée jeudi à Xinhua (Chine Nouvelle).

Selon la ministre belge, la Chine est un pays extraordinaire, “très riche de par son histoire et sa mémoire”. La culture chinoise est une culture magnifique, mais elle est “souvent méconnue”.

Europalia Chine, un festival qui s’est tenu à Bruxelles d’octobre 2009 à février 2010, était un moment important qui a “permis notamment à la Belgique, aux Belges et aux personnes qui passent par la Belgique de découvrir la culture chinoise”, a précisé Mme Laanan.

“Europalia était un moment extraordinaire, et on ne va pas s’arrêter là. Il faut continuer à renforcer nos liens”, a-t-elle ajouté.

Invitée par son homologue chinois de la Culture Cai Wu, la ministre belge devrait renouveler l’accord de coopération culturelle et d’essayer d’inscrire des propositions concrètes de travail entre la Belgique et la Chine.

“Nous voulons un accord bien clair, qui permette des échanges d’artistes dans le but de renforcer nos liens. Et la culture permet justement de renforcer les liens entre les pays”, a-t-elle précisé.

“M. Cai Wu et moi, nous partageons la même idée de travailler ensemble au renouvellement de l’accord de coopération. Vers la fin de l’année, une commission entre des fonctionnaires chinois et belges permettra d’élaborer le nouvel accord pour aboutir à des actions concrètes”, a-t-elle révélé.

Mme Laanan a également mis l’accent sur le rôle important de la culture, notant que la culture “rapporte de l’argent”. Selon elle, la culture participe à l’économie de manière importante. En Europe, l’industrie culturelle représente 2,7% du PIB.

Le plus important est que “la culture est un outil formidable pour transformer les mentalités”. Elle permet aux gens de rêver, de s’évader de leurs vies et des problèmes quotidiens.

“La culture est pour tout le monde. Tout le monde a le droit de partager la culture. Avec la culture, on peut vraiment imaginer que tout est possible, qu’un meilleur monde existe”, a-t-elle confirmé.

Parlant de cinéma, elle a exprimé ses goûts pour les films américains, et elle a souligné que le cinéma européen permet de montrer une diversité culturelle, “qui touche les gens”.

Durant son séjour en Chine, la ministre belge a également visité un parc de l’industrie culturelle à Hong Kong et un institut à Xi’an, dans la province du Shaanxi (nord-est).

Fin 2011 marquera le 40e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et la Belgique. Pour célébrer cet anniversaire, il y aura certainement des expositions d’artistes belges à Xi’an et à Beijing en 2012, a avoué Mme Laanan.

Aucune radiation détectée en mer de Chine orientale après le séisme au Japon

Ajouté au 22/03/2011 par SHI Lei

Un groupe chinois de surveillance environnementale n’a détecté aucune matière radioactive sur les échantillons prélevés en mer de Chine orientale immédiatement après l’explosion d’une centrale nucléaire dans la côte est au Japon.

Les résultats des premiers tests sur l’eau prélevée n’ont montré aucun signe anormal, a déclaré Xu Ren, directeur du Centre de surveillance environnementale affilié à l’Administration océanique d’Etat.

De nouveaux tests seront menés, quand un deuxième détachement de bateaux de surveillance partira mardi pour prélever des nouveaux échantillons en mer de Chine orientale, a ajouté M. Xu.

Les points de prélèvement de ces échantillons se situent à une distance comprise entre 1 500 et 2 500 km de la centrale nucléaire de Fukushima au Japon. Au moins deux explosions d’hydrogène se sont produites dans la centrale, suite à un séisme de magnitude 9 sur l’échelle de Richter dans le nord-est du Japon vendredi dernier et à un violent tsunami (raz-de-marée) déclenché par ce séisme.

Les autorités japonaises ont recommandé aux habitants vivant à proximité de la centrale de Fukushima de rester chez eux, et d’éviter les expositions aux substances radioactives potentielles.

Le célèbre pavillon de l’Arabie saoudite rouvrira ses portes en avril

Ajouté au 22/03/2011 par SHI Lei

Le pavillon de l’Arabie Saoudite, l’un des plus populaires de l’Exposition universelle 2010 de Shanghai, rouvrira ses portes au public dès le mois prochain.

« Le réaménagement des 57 000 m² incluant le pavillon et des espaces de restauration et de loisirs dans le nouveau quartier de Pudong vient d’être terminé », a annoncé Lin Xuanquan, l’architecte en chef du domaine public responsable du site.

Le pavillon d’Arabie Saoudite, qui gardera son apparence initiale, est situé entre les rues Shangnan, Puming, Gaoke Ouest et Bocheng.

Le pavillon voisin de l’Inde a été transformé en un restaurant et le pavillon du Népal en un centre commercial. À la place du pavillon de Taiwan sera aménagé un parking de stationnement.

L’entrée, les passages piétons et les voies de bus de la zone ont été repensés. Les visiteurs feront la queue, non plus dans la rue Bocheng, mais sur la place de l’Asie.

Des numéros de cirque et autres représentations divertiront le public pendant son attente.

Lu Zengde, résidente locale, se dit très excitée par la réouverture du pavillon de l’Arabie Saoudite. « Je le visiterai sans aucun doute », dit-elle. Visiteuse assidue de l’Expo l’année dernière, elle n’avait pas eu la chance d’entrer dans le pavillon en raison des longues heures d’attente.

Des dizaines de milliers de personnes avaient attendu pendant parfois neuf heures pour visiter le pavillon et la queue avait atteint jusqu’à 4 km de long au cours des six mois qu’avait duré l’Expo.

Avec un budget de plus d’un milliard de yuans (152 millions de dollars), ce fut le pavillon étranger le plus cher de l’exposition.

Les pavillons présentés par la France, l’Espagne, l’Italie et la Russie verront leur aménagement intérieur amélioré et enrichi d’éléments culturels et techniques avant leur réouverture.

La Chine n’est pas affectée par les fuites de la centrale nucléaire frappée par le séisme au Japon

Ajouté au 22/03/2011 par SHI Lei

La Chine n’est pas touchées par les fuites radioactives après une autre explosion dans la centrale nucléaire de Fukushima au Japon, a annoncé mardi l’Administration nationale de la sécurité nucléaire, relevant du ministère chinois de la Protection de l’environnement.

L’administration a fait cette annonce lors d’une conférence de presse, en se basant sur les résultats de prélèvements dans l’environnement effectués mardi à 10H00.

L’explosion, qui s’est produite mardi matin dans le réacteur N°2 de la centrale, est la troisième dans la centrale endommagée suite au séisme dévastateur survenu vendredi dernier et au tsunami qui lui a succédé.

Le ministère chinois de la Protection de l’environnement a affirmé qu’il allait suivre de près la situation et intensifier la surveillance.

Le 12 mars, le ministère a commencé la surveillance des niveaux de radiation à travers le pays, et les résultats seront publiés sur son site Internet officiel.

Début de pénuries de produits japonais dans certaines villes chinoises à cause du séisme

Ajouté au 22/03/2011 par SHI Lei

Selon des constats de la douane de Xiamen, plusieurs entreprises japonaises installées dans la ville ont dû repousser ou Selon des constats de la douane de Xiamen, plusieurs entreprises japonaises installées dans la ville ont dû repousser ou suspendre leurs productions et des contrats d’exportation à cause de la forte perturbation des transports à Narita, notamment aux alentours des aéroports de la ville, et de la rupture d’approvisionnement de matières premières commandées au Japon. Il est en réalité difficile pour les entreprises concernées de trouver rapidement des alternatives.

Un responsable d’un fabricant d’écrans a indiqué avoir un stock suffisant pour deux semaines, mais que la production serait inévitablement touchée. L’entreprise a déjà repoussé la livraison de certaines commandes. L’approvisionnement en pièces détachées commence également à manquer chez un fabricant d’automobile. Les difficultés qu’ont leurs fournisseurs au Japon à fournir ces produits sont bien sûr dues au séisme.

Le Japon représente la deuxième origine des importations ainsi que le plus important marché d’exportation de la province du Zhejiang. Le séisme a paralysé le transport aérien et maritime entre le Japon et le Zhejiang, et des marchandises sont actuellement bloquées dans les ports.

Les entreprises japonaises sont nombreuses dans la ZIE de Hangzhou, capitale du Zhejiang. La douane de Hangzhou a déclenché son plan d’urgence de dédouanement pour assurer l’ordre normal des transactions avec le Japon, et a adopté plusieurs mesures pour répondre aux demandes des entreprises et accélérer la circulation des marchandises bloquées.

Dans le plus grand supermarché japonais de Shanghai, les étalages sont encore remplis de produits, et la semaine des aliments japonais est maintenue.

Selon des employés du supermarché, la vente des produits importés du Japon reste normale, et n’a pas encore souffert des effets du séisme.

« Il nous reste trois pots de Meiji (marque de lait en poudre). L’approvisionnement est stoppé », a annoncé le patron d’un magasin de produits pour bébés de Guangzhou, même si l’offre de lait en poudre était déjà insuffisante depuis un certain temps avant même le séisme. Les importations de pommes japonaises sont également interrompues. Dans le supermarché TASTE de la place Zhonghua, à Guangzhou, les pommes japonaises sont déjà absentes des rayons.

La Chine n’est pour le moment pas menacée par la fuite radioactive du Japon

Ajouté au 22/03/2011 par SHI Lei

L’environnement et la santé des citoyens de la Chine ne sont pour le moment pas menacés par la fuite radioactive qui a suivi les explosions dans la centrale nucléaire de Daiichi à Fukushima au Japon, selon les dernières analyses publiées vendredi.

Le Comité national de la coordination d’urgence nucléaire de Chine a indiqué, dans un communiqué, que la population n’avait pas besoin de prendre des comprimés d’iode ou d’autres mesures préventives contre la radioactivité.

La conclusion a été fondée sur trois analyses de la surveillance environnementale, météorologique et océanique.

Vendredi à 16h00, les résultats des contrôles de l’air dans 41 villes chinoises se sont avérés normaux, a annoncé le comité.

La dernière analyse météorologique réalisée par un centre de réponse d’urgence à Beijing, affilié à l’Organisation météorologique mondiale et à l’Agence internationale de l’énergie atomique, a indiqué que la Chine ne serait pas affectée dans les trois jours à venir.

Alerte au tsunami suite à un séisme au Japon, mais la Chine est en sécurité

Ajouté au 14/03/2011 par SHI Lei

Un violent séisme, qui a secoué mercredi le nord-est du Japon, a conduit au lancement d’une alerte au tsunami. Mais celui-ci ne devrait provoquer aucun dégât en Chine, selon le Centre des prévisions de l’environnement maritime de Chine.

L’intensité du tsunami est relativement modérée, a estimé le centre.

De source japonaise, les vagues atteignaient une hauteur de seulement 54 cm.

Un séisme de magnitude 7,3 sur l’échelle ouverte de Richter a secoué la côte est de l’île de Honshu au Japon, mercredi vers 10h45 (heure de Beijing), selon le Centre sismique de Beijing.

L’épicentre du séisme a été localisé à 38,5 degrés de latitude nord et à 142,8 degrés de longitude est, à une profondeur de 10 kilomètres.

Arrivée prochaine du tsunami déclenché par le tremblement de terre au Japon sur les côtes chinoises, des faibles dommages attendus

Ajouté au 14/03/2011 par SHI Lei

Le tsunami (raz-de-marée) déclenché par un puissant tremblement de terre au Japon va atteindre les côtes Sud et Est de la Chine tard vendredi. Il ne devrait cependant pas causer de dégâts graves selon les océanologues.

Les vagues -d’une hauteur comprise entre 0,3 et 0,6 mètres soit moins que le niveau considéré dangereux- vont atteindre les provinces côtières du Guangdong (Est) du Fujian (Est) et du Zhejiang vers 22 heure selon Bai Yiping, le directeur d’un bureau de prévision dépendant de l’administration d’état océanique.

De plus, le bureau des affaires maritimes du Guangdong a suspendu les services de ferry dans sa région côtière orientale et ordonné des patrouilles pendant 24 heures.

Un séisme de magnitude 8,8 sur l’échelle de Richter a frappé l’île de Honshu au Japon vendredi après-midi, déclenchant un puissant tsunami.

Les vagues, d’une hauteur pouvant atteindre 0,3 mètres, vont aussi atteindre la côte du Jiangsu (Est) et la municipalité de Shanghai vers minuit.

Comment promouvoir les relations Chine–Union européenne?

Ajouté au 28/02/2011 par SHI Lei

A l’heure où la Chine est souvent perçue comme une menace et non comme un partenaire, ce texte fait le point sur les relations entre deux entités incontournables sur l’échiquier mondial.

APRÈS une longue période d’ajustements, les relations Chine–Union européenne (UE) affichent une tendance de développement encourageant.

En octobre 2010, le premier ministre Wen Jiabao a entamé une visite officielle en Grèce, en Belgique, en Italie et en Turquie. Dans son discours prononcé devant le Parlement grec, il a indiqué que les relations Chine-UE ont atteint une profondeur et une ampleur sans précédent.

Lors de l’ASEM8 (huitième sommet Asie-Europe) et du XIIIe Sommet Chine-UE, qui se sont tenus à Bruxelles en octobre dernier, les dirigeants chinois et belge ont exprimé leur satisfaction concernant le renforcement de leurs relations bilatérales dans la lutte contre la crise financière mondiale. D’après eux, les deux parties devraient viser à réaliser un plus large développement de leurs relations bilatérales dans le contexte où l’économie mondiale sort peu à peu de la crise financière mondiale et où la Chine et l’UE se sont engagées dans une étape de développement important. Le premier ministre Wen s’est également rendu en Allemagne pour s’entretenir avec la chancelière Angela Merkel.

Concernant ce voyage du premier ministre, le ministre des Affaires étrangères Yang Jiechi croit que l’Europe et l’Asie affrontent les mêmes défis et assument les mêmes responsabilités, au moment où il y a une reprise de l’économie mondiale, mais où la base est instable et où l’impact profond de la crise financière se fait encore sentir. D’après lui, l’objectif du voyage du premier ministre consiste à renforcer la confiance mutuelle à travers le dialogue et à promouvoir le développement commun par la coopération.

Un mois après le voyage du premier ministre, le président Hu Jintao a effectué deux visites d’État, l’une en France et l’autre au Portugal. Celle en France, la première depuis six ans, présagent des relations plus mûres et harmonieuses entre les deux pays. C’était la première fois qu’en tant que président de la France, Nicolas Sarkozy accueillait un dirigeant étranger à l’aéroport. Lors de son interview accordée au Figaro, le président Hu Jintao a exprimé : « L’important, c’est de dépasser, dans notre coopération, le simple commerce-investissement pour créer un partenariat d’égal à égal, de valoriser nos atouts culturels en vue d’échanges intellectuels et humains accrus, et de renforcer la coopération stratégique face aux défis planétaires. » Pour ce qui est de la visite d’État au Portugal, c’était sa première en tant que président de la Chine et la première visite d’État de la Chine au Portugal depuis onze ans.

Juste après le retour d’Europe du président Hu Jintao, David Cameron, premier ministre du Royaume-Uni, est venu en Chine en compagnie de la plus importante délégation commerciale britannique de l’histoire. Durant deux jours intenses de rencontres, les deux pays ont signé plusieurs contrats dans le domaine de l’économie et de l’éducation; ils ont aussi signé des lettres d’intention pour des coopérations dans de nouveaux secteurs comme la fabrication de médicaments, l’économie d’énergie et la protection de l’environnement. La valeur du commerce entre les deux pays s’est élevée à 35,7 milliards $US durant les trois premiers trimestres de 2010, soit 30 % de plus que durant la même période de 2009. De cette valeur, l’exportation des produits britanniques vers la Chine a connu une croissance de 43 %. Pour l’instant, les entreprises de la partie continentale de Chine ont déjà investi plus de 300 millions de livres sterling, créant ou permettant de conserver plus de 1 200 emplois au Royaume-Uni.

La raison pour laquelle les relations Chine-UE peuvent surmonter les obstacles et se développer de manière continue, c’est que leur développement convient au désir des peuples des deux parties et correspond également à l’intérêt commun de ces deux parties. Bien que la Chine et l’UE ne soient pas à la même étape de développement et aient une culture et un système politique différents, les deux parties peuvent bien se compléter en matière économique. De plus, elles n’ont pas de conflits d’intérêts fondamentaux, mais quantité de points communs, dont les suivants : les deux poursuivent le multilatéralisme et préconisent la préservation d’un monde multiculturel, et ils sont des participants et des bâtisseurs actifs du système international.

En vue de promouvoir davantage les relations Chine-UE, il faut que les deux parties réfléchissent sérieusement aux points suivants :

Comment renforcer la compréhension mutuelle?

Sur la base des Cinq principes de coexistence pacifique, seul le renforcement de la compréhension mutuelle permet aux deux parties de se traiter d’égal à égal et d’élargir le consensus, afin qu’elles puissent bien se comprendre et se soutenir mutuellement dans les questions touchant leurs intérêts essentiels et les questions importantes de préoccupation commune.

Le manque de compréhension mutuelle est un problème dans les relations Chine-UE, et c’est la source de l’impossibilité à régler divers problèmes qui perdurent dans leurs relations. Par conséquent, les deux parties doivent prendre des mesures efficaces pour renforcer cette compréhension.

Maintenir des échanges soutenus de haut niveau est sans aucun doute un moyen nécessaire pour accroître la compréhension mutuelle.
Cependant, les deux parties doivent également prendre d’autres mesures, dont les plus importantes touchent deux domaines. Premièrement, il faut resserrer les échanges scientifiques bilatéraux. La Chine et l’UE attachent une grande importance au rôle que jouent les milieux scientifiques. Dans ce contexte et dans l’intention de fournir des informations et propositions justes aux décideurs, il est nécessaire de développer les échanges sous diverses formes. Deuxièmement, il faut multiplier les échanges entre les médias. Chaque fois que les relations entre la Chine et l’UE ont connu des hauts et des bas, les médias se sont efforcés de les couvrir. En conséquence, tout en renforçant la communication et en relatant ce qui se passe chez l’autre partie de manière objective, les médias des deux parties doivent apprendre l’un de l’autre pour que le public et les décideurs puissent avoir des informations exactes.

Étant donné les différences entre la Chine et l’UE en matière de système politique, de niveau de développement économique, de culture et de conception des valeurs, il existe des différends non négligeables sur des questions comme la démocratie et les droits de l’homme. Certes, la Chine doit continuer ses efforts dans ces domaines, pour que la supériorité du régime socialiste se concrétise mieux. Néanmoins, pour que les relations entre les deux parties soient un modèle de coopération Sud-Nord, l’UE doit respecter la souveraineté de la Chine, tenir pleinement compte des conditions nationales de la Chine et dissiper ses préjugés à son égard.

Comment diminuer les frictions commerciales?

L’abondance de la main-d’œuvre constitue l’avantage comparatif de la Chine. Voilà pourquoi exporter des produits à forte intensité de main-d’œuvre est son meilleur choix au cours de la réforme et de l’ouverture. Cependant, face aux produits chinois de bonne qualité et à bas prix, l’UE ne cesse de recourir à des mesures antidumping pour protéger son marché.

Bien qu’il n’y ait qu’une proportion limitée des exportations de produits chinois vers cette région qui subissent l’impact de ces mesures imposées par l’UE, les secteurs chinois touchés sont victimes de ce protectionnisme. Des données de l’OMC ont révélé que depuis 1979, année où l’UE a commencé à appliquer ce type de mesures contre des exportations chinoises comme la saccharine, L’UE est devenue le partenaire commercial qui impose le plus grand nombre de mesures antidumping contre les produits chinois.

Comme l’UE ne veut pas reconnaître le statut d’économie de marché pour la Chine, au moment de juger si la Chine pratique le dumping, il arrive souvent à l’UE de se référer de manière inadéquate aux prix des produits d’exportation d’un pays tiers, et cette pratique place les produits chinois en situation défavorable.

Par conséquent, d’une part, la Chine doit s’efforcer d’améliorer la structure de son commerce extérieur pour diminuer autant que possible les occasions de s’exposer à des mesures prises par les autres, et, d’autre part, l’UE doit respecter les règles de l’OMC pour accroître les exportations de produits de technologies de pointe vers la Chine et donner d’exemple d’une entité qui combat le protectionnisme et préconise le libre échange.

Connaître adéquatement l’environnement d’investissement en Chine.

Le 22 novembre dernier, la Commission nationale pour le commerce italien et la Confindustria (Fédération générale de l’industrie italienne) ont envoyé en Chine une mission d’étude composée de 66 représentants du secteur automobile pour qu’ils y analysent la possibilité d’investir ou de créer des entreprises. Tel que le rapporte M. Mauro Ferrari, vice-président de l’ANFIA (l’Association nationale de l’industrie automobile italienne), cette association espère que, particulièrement après le succès de Fiat en Chine, davantage de PME italiennes de l’automobile pourront s’implanter au pays et partager les opportunités créées par l’essor rapide du marché automobile chinois.

Ces dernières années, malgré le vif intérêt affiché par les entreprises européennes pour investir dans le marché chinois, l’UE a maintes fois critiqué l’environnement d’investissement en Chine. Par exemple, dans la dixième édition de l’European Business in China Position Paper 2010-2011 (Exposé de position 2010-2011 sur les entreprises européennes en Chine), publié le 2 septembre dernier, l’EUCCC (Chambre de commerce de l’Union européenne en Chine) a déclaré que la Chine restait encore l’un des marchés ayant le contrôle le plus strict dans le monde et que les entreprises de l’UE y affrontaient encore bon nombre d’obstacles. Le rapport a également indiqué qu’une meilleure ouverture des conditions d’accès au marché et un environnement plus équitable en Chine favoriseraient non seulement les investissements européens, mais aussi entraîneraient l’économie chinoise vers un mode de développement plus équilibré. Toujours selon ce rapport, pour que les entreprises européennes puissent jouer un rôle encore plus important, il faut que la Chine leur accorde un traitement plus équitable et de meilleures conditions d’accès.

Ces jugements sont plutôt partiaux. Quel que soit le pays, le processus de développement économique et l’environnement du marché font l’objet de changements constants, et la Chine ne fait pas exception. Au début de la réforme et de l’ouverture, l’économie de marché n’était pas encore perfectionnée, et l’investissement international risquait de débourser des coûts de revient supplémentaires dans cette économie de marché naissante; la Chine a donc fourni des garanties politiques dites « supérieures au traitement national »; parmi elles, la réduction ou l’exonération d’impôts. Après une trentaine d’années, l’économie chinoise est dans une nouvelle phase de développement, et l’économie de marché s’est perfectionnée.

Le coût de revient supplémentaire des entreprises étrangères est maintenant nettement moindre, mais la concurrence que ces dernières se livrent entre elles s’est accentuée. Il est donc temps d’abolir progressivement les mesures préférentielles dont profitaient les entreprises étrangères. Pour ce qui est des entreprises européennes, elles doivent cesser de se plaindre du rajustement des politiques chinoises et de soupçonner les changements de l’environnement d’investissement du pays. Au moment où la Chine accélère la reconversion de son mode de développement économique, il est impératif que ces entreprises exploitent leur avantage comparatif et qu’elles réexaminent et réorientent leur mode d’investissement et d’exploitation pour saisir l’espace immense et les opportunités stratégiques qu’offrira le développement de la Chine.

Lors du Davos d’été qui a lieu à Tianjin en septembre dernier, une section spéciale a été consacrée aux discussions sur l’environnement d’investissement en Chine. Des cadres supérieurs de trois multinationales qui y ont participé ? GM, Coca Cola et la chaîne japonaise de magasins Lawson ? ont estimé que cet environnement ne s’était pas détérioré. Par la suite, l’animateur ayant posé aux 200 participants la question « Combien d’entre vous pensent que l’environnement d’investissement en Chine s’est détérioré? », moins de dix personnes ont levé la main.

Comment envisager de façon juste la protection de la propriété intellectuelle?

L’UE se plaint souvent que la Chine n’attache pas d’importance à la protection de la propriété intellectuelle. Évidemment, en tant pays en développement, la Chine est confrontée à de nombreux défis importants pour renforcer cette protection. Mais l’UE doit réaliser que la Chine en fait grand cas et qu’elle a mis en place des mesures vigoureuses à cet égard. Le 19 octobre dernier, la réunion des membres permanents du Conseil des affaires d’État, présidée par le premier ministre Wen Jiabao, a décidé qu’à partir de la fin de ce mois-là, une campagne nationale spéciale de six mois serait menée pour combattre la violation de la propriété intellectuelle, de même que la fabrication et la vente de produits de contrefaçon et d’articles de mauvaise qualité. Visant à protéger, entre autres, les droits d’auteur et la propriété de marques de fabrique, de brevets et de nouvelles espèces de plantes, cette campagne touche essentiellement les secteurs comme la presse et la publication, la culture et les divertissements, les technologies de pointe et l’agriculture. Elle se passe principalement dans les lieux suivants : là où se concentre la fabrication des produits; là où ils sont échangés; et dans les zones où se passent fréquemment des affaires liées à ce type de problèmes. La campagne consiste à prendre des mesures sérieuses contre ce type d’affaires et à étaler au grand jour les entreprises qui violent les règles et les lois. Elle vise à sensibiliser les entrepreneurs sur l’honnêteté et la loyauté, à former un climat social marqué par le boycottage volontaire des produits de contrefaçons et des articles de mauvaise qualité, de même qu’à créer un bon environnement de protection de la propriété intellectuelle.

Comment percevoir la croissance rapide de la Chine?

La croissance rapide de la Chine a eu un impact important sur l’échiquier mondial. L’Europe doit réaliser que le développement de la Chine est indissociable de celui de l’ensemble du monde et vice versa. En tant que grand pays responsable, la Chine travaille toujours activement à sauvegarder la paix dans le monde et à promouvoir le développement en commun. Elle suivra toujours fermement la voie du développement pacifique, poursuivra la stratégie d’ouverture accompagnée de bénéfices mutuels et encouragera l’édification d’un monde harmonieux marqué par la paix durable et la prospérité commune. L’UE doit considérer la croissance rapide de la Chine comme une occasion extrêmement rare, plutôt qu’une menace.

D’ailleurs, la croissance rapide de la Chine procure de nouvelles chances à la coopération bilatérale dans de multiples domaines. Par exemple, étant donné que le G20 joue un rôle de plus en plus important dans le monde, la Chine et l’UE sont en mesure de coordonner leur position et de collaborer étroitement dans cette tribune multilatérale. Par l’intermédiaire de la communication et des négociations, les deux parties peuvent également trouver de bonnes solutions aux grands problèmes internationaux, dont le défi du changement climatique, la lutte contre le terrorisme et le cycle de Doha des négociations de l’OMC. Elles peuvent aussi agir en synergie pour économiser l’énergie et développer l’économie bas carbone.

Dans son discours prononcé à l’université de Beijing le 10 novembre dernier, David Cameron a indiqué : « Le succès de la Chine ? et son succès continu ? est une bonne chose pour la Grande-Bretagne et une bonne chose pour le monde. » Et d’ajouter : « Concernant le débat sur la manière d’évaluer la montée de la Chine, je dis que c’est une opportunité. J’ai choisi l’engagement et non le repli, le dialogue plutôt que l’impasse, les bénéfices réciproques et non le jeu à somme nulle, le partenariat plutôt que le protectionnisme. »

Somme toute, les perspectives des relations Chine-UE sont fort probablement prometteuses. Sur le plan politique, les dirigeants de la Chine et de l’UE ont établi un mécanisme de rencontre annuelle et 17 autres mécanismes de consultation politique. Les négociations sur l’Accord de coopération et de partenariat Chine-UE ont démarré. Les relations bilatérales sont passées d’un partenariat constructif à un partenariat global pour aboutir à un partenariat stratégique global. Dans le domaine économique, le volume du commerce bilatéral a été multiplié par 176 en 35 ans.

L’UE est le plus important partenaire commercial de la Chine depuis six années consécutives, alors que la Chine est devenue le deuxième partenaire commercial de l’UE. Celle-ci est la première source des technologies de la Chine et sa quatrième source d’investissement. En ce qui concerne la culture, les échanges bilatéraux se font toujours plus fréquents. Si la Chine et l’UE peuvent régler correctement les problèmes qu’elles affrontent, les relations bilatérales connaîtront sûrement un développement plus rapide.

Par JIANG SHIXUE

*JIANG SHIXUE est vice-directeur de l’Institut de recherche sur l’Europe, relevant de l’Académie des sciences sociales de Chine.

Sondage : les Chinois privilégient les liens avec l’UE

Ajouté au 21/02/2011 par SHI Lei

Les Chinois voient plus favorablement les relations Chine-UE que les relations de leur pays avec les États-Unis ou tout autre pays, selon un sondage conduit dans six grandes villes de Chine.

Parmi les personnes ayant répondu, 74,1 % ont une vision positive de l’Union européenne, tandis que 73,6 % ont cité la Russie et 59,9 % les États-Unis.

Wang Zhengxu, coordinateur du projet « Vision chinoise de l’Union européenne » et directeur et chercheur membre de l’Institut de la politique chinoise de l’université de Nottingham, a révélé hier à Londres ces résultats.

Conduit à Beijing, Shanghai, Guangzhou, Xi’an, Chengdu et Nanning, ce sondage a sélectionné au hasard 3 019 personnes.

L’UE était toujours le partenaire commercial essentiel de la Chine en 2010, tandis que la Chine est l’un des marchés essentiels de l’UE. En Europe, de nombreuses personnes sont intéressées par le rapide développement et la culture colorée de la Chine.

En revanche, les relations Chine-UE ont récemment connu des hauts et des bas. En 2008, la Chine a annulé un sommet Chine-UE à la dernière minute, suite à la décision du Président français Nicolas Sarkozy de rencontrer le Dalaï-Lama

Ne connaissant pas bien la Chine, certains Européens sont sceptiques à l’égard de son système politique et de la situation des droits de l’homme dans le pays et soucieux de l’impact de la Chine sur l’environnement à l’échelle planétaire.

Afin de promouvoir la communication et la coopération et de dépasser les malentendus, les dirigeants chinois et européens ont multiplié les échanges de visites ces dernières années. Les deux parties ont accru leur coopération, non seulement dans le domaine commercial, mais aussi dans le secteur culturel et de l’éducation.

Wang a noté que la Chine et l’Europe étaient dans un contexte favorable pour approfondir la confiance mutuelle et leur coopération dans le futur.

« La perception d’un autre pays ou puissance joue un rôle important au niveau des souhaits exprimés par la population en termes de politique étrangère », ajoute Wang.

La Chine a signé de nombreux accords de coopération technologique avec le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Espagne et récemment la France, soulignant le rôle important de la haute technologie européenne dans le développement d’une industrie bas-carbone et durable en Chine.

L’analyse de Wang est partagée par des experts européens. « Plus l’attitude des gens est positive, plus la volonté de coopération politique est forte », a déclaré Henk Dekker, professeur de socialisation politique et d’intégration à l’université Leiden des Pays-Bas.

Selon Jan Delhey, professeur de sociologie à l’université Jacobs de Brème, en Allemagne, « il a été prouvé que la confiance internationale avait un effet certain sur l’opinion du public en matière d’affaires étrangères. »

Évoquant le sondage, Dekker a noté que 88 % des personnes interrogées souhaitaient que la Chine et l’UE accroissent leur coopération.

« Ce projet aidera les Européens à mieux comprendre ce que les Chinois pensent et pourquoi et fournira la base d’un développement plus profond des politiques UE-Chine », a expliqué Richard Pascoe, directeur de l’Institut sur la politique chinoise à l’université de Nottingham.

Le sondage, financé par le 7ème Programme-cadre européen de recherche pour un coût de 1,4 million d’euros (1,9 million de dollars), visait à étudier en détail la perception de l’UE en Chine et à analyser la portée des résultats.

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