Xi Jinping : homme du peuple, homme d’Etat de vision

Ajouté au 26/12/2012 par SHI Lei

C ‘était un beau matin de décembre dans un parc vert de la ville de Shenzhen, dans la province méridionale du Guangdong. Les lève-tôt, pratiquant comme à leur habitude leurs exercices physiques quotidiens dans le parc, ne s’attendaient certainement pas à rencontrer une personnalité.

Aucun cordon de sécurité n’avait été placé autour du parc. Il n’y avait ni tapis rouge ni foule brandissant des bannières d’accueil.

Un homme grand, dans la cinquantaine, vêtu d’un costume foncé et d’une chemise blanche sans cravate, a déposé une couronne de fleurs devant la statue de l’ancien dirigeant chinois Deng Xiaoping, dressée dans le parc, puis s’est mêlé à la foule alentour et a commencé à discuter de façon détendue.

Cet homme, c’était Xi Jinping, secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) nouvellement élu.

Lors de sa visite au Guangdong, M. Xi a appelé l’ensemble du Parti ainsi que le peuple chinois de tous les groupes ethniques à adhérer inébranlablement à la voie de la réforme et de l’ouverture et à se concentrer sur la poursuite de cette voie de manière plus systématique, globale et coordonnée. Il a promis qu’il n’y aurait ni arrêt de la réforme, ni arrêt de l’ouverture.

Pour sa première tournée hors de Beijing en tant que Numéro 1 du PCC, Xi Jinping s’est rendu au Guangdong, province en première ligne de la réforme et de l’ouverture du pays, dans les pas de la visite de Deng Xiaoping 20 ans plus tôt, alors que la Chine se trouvait à un carrefour.

Les médias ont remarqué que le nouveau secrétaire général était un dirigeant qui apportait un vent de fraîcheur dans la vie politique chinoise, poussant sans relâche la réforme et l’ouverture, et dirigeant la nation vers la réalisation du rêve chinois.

Xi Jinping, âgé de 59 ans et élu le 15 novembre à son nouveau poste lors de la première session plénière du 18e Comité central du PCC, est le premier dirigeant chinois né après la fondation de la République populaire de Chine (RPC) en 1949.

Il dirige désormais le PCC, fondé il y a 91 ans, le plus grand parti politique du monde avec 82 millions de membres. Le PCC dirige la Chine, deuxième puissance économique mondiale.

Tout le pays ainsi que le reste du monde ont les yeux fixés sur Xi Jinping:

– Que va-t-il faire pour diriger le Parti afin de mieux servir le peuple chinois?

– Que va-t-il faire pour diriger les 1,3 milliard de Chinois dans la construction d’une société de moyenne aisance sur tous les plans avant le centenaire du PCC en 2021? En outre, que va-t-il faire pour diriger le peuple afin qu’il accomplisse l’objectif de la construction d’un pays socialiste riche, puissant, civilisé et harmonieux avant le centenaire de la RPC en 2049?

– Que va-t-il faire pour que le pays contribue davantage à la paix et au développement du monde?

Alors qu’il rencontrait les médias le jour où la nouvelle direction du PCC a été formée, M. Xi a résumé les missions du PCC comme comprenant trois responsabilités- envers la nation, le peuple et le Parti.

PARTISAN DU REVE CHINOIS

“L’aspiration du peuple à une bonne qualité de vie est ce pour quoi nous nous battons”, a déclaré le 15 novembre M. Xi dans sa première allocution publique en tant que secrétaire général du Comité central du PCC.

Peu après leur prise de fonction, Xi Jinping et les six autres membres du Comité permanent du Bureau politique du Comité central du PCC ont visité l’exposition intitulée “la Route vers le Renouveau” au Musée national de Chine, qui illustrait les grands défis que la Chine avait surmonté sur le chemin du renouveau national depuis 1840.

“Aujourd’hui, tout le monde parle du rêve chinois”, a-t-il indiqué, “De mon point de vue, réaliser le grand renouveau de la nation chinoise est le plus grand rêve de la nation chinoise depuis le début de l’histoire moderne.”

Pour accomplir cet objectif, M. Xi a clarifié ses positions vis-à-vis de divers aspects du développement national.

Sur le plan économique, il s’oppose à une course aveugle à la croissance et soutient le principe du développement scientifique, qui cible un développement durable en termes de ressources et d’environnement.

Sur le plan politique, il met l’accent sur l’idée que le pouvoir appartient au peuple, et appelle à une réforme politique active et stable tout en adhérant à la voie du socialisme à la chinoise. Le secrétaire général a également insisté sur le rôle du droit et l’exercice du pouvoir d’Etat selon les règles de la Constitution.

Sur le plan culturel, il souligne l’importance du développement du talent humain et d’un esprit national chinois, comme inscrit dans l’hymne national “Nous utiliserons notre chair et notre sang pour construire notre nouvelle Grande Muraille”.

Sur le plan social, M. Xi propose des efforts continus pour protéger et améliorer la vie du peuple grâce au développement économique, et de s’appuyer sur les réalités du pays pour parvenir à un bon niveau de vie et à la construction d’une société harmonieuse par le biais d’un travail assidu.

Sur la question du progrès écologique, Xi Jinping met l’emphase sur une stratégie nationale de préservation des ressources et de protection de l’environnement, ainsi que sur un mode de développement durable.

Du plateau de Loess à la côte du sud-est, des postes territoriaux au pouvoir central, Xi Jinping a eu une carrière politique polyvalente et a développé une compréhension profonde de son pays et du peuple chinois.

En 2007, il a été promu à l’un des neuf postes de membre du Comité permanent du Bureau politique du Comité central du PCC, après avoir travaillé de longues années dans divers endroits, dont les municipalités de Beijing et de Shanghai, les provinces du Shaanxi (nord-ouest), du Hebei (nord), du Fujian (sud-est) et du Zhejiang (est).

Sur une même période, il a servi en tant que membre du secrétariat du Comité central du PCC et président de l’Ecole du Comité central du PCC. En 2008, il a été élu vice-président du pays.

Au cours des cinq dernières années, il a participé à la création de politiques majeures pour le Parti et le pays, et a gagné une riche expérience de la direction politique sur tous les plans.

Chargé des affaires du Parti, Xi Jinping a attaché une importance particulière à l’édification du PCC. Il a souligné à plusieurs reprises que le Parti devait s’autodiscipliner avec des standards stricts, de même qu’écouter l’appel des personnes ordinaires.

Début 2008, il a travaillé assidûment sur la campagne pour l’étude et la mise en oeuvre du Concept du Développement scientifique. La campagne qui a duré un an et demi a fait de ce concept un consensus de l’ensemble du Parti et du pays, et une force motrice pour le développement socio-économique du pays.

Il a également dirigé un groupe de responsables chargés de l’élaboration du rapport du 17e Comité central du PCC soumis au 18e Congrès national du PCC, et de l’amendement aux Statuts du PCC adopté lors de ce congrès, qui est devenu une ligne directrice importante pour le futur de la Chine.

M. Xi a eu des contacts avec l’armée depuis le début de sa carrière. Après avoir terminé ses études universitaires, il a travaillé au Bureau général de la Commission militaire centrale (CMC) pendant trois ans, un travail qui a renforcé son sentiment d’affection envers l’armée.

Pendant les années suivantes, il a simultanément assumé les fonctions de responsable du Parti pour des sous-régions militaires en plus de ses fonctions au sein du Parti et du gouvernement. Sa familiarité avec les affaires militaires de base et son soutien à l’armée lui ont valu une grande estime.

En 2010, il est devenu vice-président de la CMC, puis a été nommé président de la CMC lors de la première session plénière du 18e Comité central du PCC.

M. Xi est familier avec le travail concernant Hong Kong, Macao et Taiwan. Ses 17 années passées dans la province du Fujian lui ont apporté une connaissance profonde de Taiwan et des entreprises venues de Taiwan. La première chambre de commerce de Taiwan sur la partie continentale chinoise a été ouverte à Xiamen alors qu’il servait au Fujian. Il a résolu de nombreux problèmes pour les compatriotes de Taiwan, et est considéré comme un bon ami par nombre d’entre eux.

En tant que l’un des haut responsables chargé des affaires de Hong Kong et de Macao, M. Xi a contribué à l’élaboration de nombreuses politiques importantes pour la stabilité et la prospérité à long terme des deux régions.

Entre 2008 et 2009, quand les régions de Hong Kong et Macao ont été sérieusement touchées par la crise financière internationale, M. Xi s’y est rendu en visite afin de leur manifester son soutien.

En 2008, M. Xi a pris en charge la direction des préparatifs pour les Jeux Olympiques et Paralympiques 2008 et a joué un rôle clé dans l’organisation par la Chine de cet événement avec beaucoup de caractère et de haut niveau.

L’HOMME DU PEUPLE

M. Xi a exprimé sa profonde affection pour le peuple à de nombreuses occasions, par exemple “pour le peuple, la valeur d’un fonctionnaire dépend de la valeur que ce dernier lui accorde”. Son affection pour le peuple prend racine dans son éducation.

Fils de Xi Zhongxun, un héros révolutionnaire communiste et ancien vice-Premier ministre, Xi Jinping n’a pas mené une vie aisée pendant son enfance.

Après 1962, quand son père a été injustement accusé et est tombé en disgrâce, Xi Jinping est passé par des moments difficiles. Pendant la Révolution Culturelle (1966-1976), il a souffert d’humiliation publique, de faim, a fait l’expérience d’une vie de sans-abri, et a même été placé en garde à vue.

A l’âge de 16 ans, il s’est porté volontaire pour vivre dans un petit village dans la province du Shaanxi (nord-ouest) en tant que “jeune instruit”.

Cette région, faisant partie du Plateau de Loess, est celle où les révolutionnaires communistes, dont son père, se sont levés pour fonder la Chine Nouvelle.

La vie là-bas était dure pour un garçon des villes. Au début, les puces le harcelaient tellement qu’il ne pouvait pas dormir. Dans la campagne au Shaanxi, il a dû accomplir divers travaux harassants, dont le transport d’engrais, le trait de charettes de charbon, des travaux agricoles et la construction de réservoirs d’eau

Au fil du temps, les travaux durs sont graduellement devenus plus faciles. M. Xi est devenu un jeune homme capable et dur à la tâche aux yeux des villageois. En gagnant la confiance de ces derniers, Xi Jinping a été élu chef du Parti pour ce village.

Il a dirigé les paysans dans la consolidation de digues le long de rivières pour éviter l’érosion, créé une petite coopérative de forgerons dans le village et fait construire une cuve de méthane, la première dans la province du Shaanxi.

Il a reçu un tricycle à moteur comme récompense en faveur des “jeunes instruits modèles”. Cependant, il a échangé ce tricycle pour un motoculteur, un moulin à farine et d’autres instruments agricoles pour les villageois.

Bien que n’étant plus scolarisé, Xi Jinping n’a jamais cessé de lire. Il a acheté une caisse de livres pour les villageois et a souvent lu “des livres épais chacun comme une brique”, se rappellent les villageois de Liangjiahe.

Il a noué des liens étroits avec les villageois durant ses sept années dans la province. Après qu’il eut été admis à l’Université Tsinghua en 1975, tous les villageois sont rassemblés pour lui dire adieu et une douzaine de jeunes ont parcouru plus de 30 kilomètres à pieds pour l’accompagner jusqu’au siège du district d’où Xi Jinping a poursuivi son trajet vers Beijing.

Xi Jinping n’a jamais oublié les personnes de ce village du Shaanxi après son départ. Grâce à son aide, les villageois ont eu l’accès à l’électricité, un pont a été construit et une école primaire rénovée. Alors qu’il était chef du Parti pour la ville de Fuzhou, il est retourné dans ce village et a rendu visite aux villageois de porte en porte. Il a donné de l’argent de poche à des villageois âgés, et des cartables, articles de papeterie et réveils-matin aux élèves. Quand un paysan est tombé malade, M. Xi l’a amené au Fujian, à ses propres frais, pour lui assurer un meilleur traitement médical.

Plusieurs années de travail au côté des villageois lui ont permis de bien connaître les régions rurales et les paysans. M. Xi a déclaré que les deux groupes de personnes qui l’avaient le plus soutenu étaient l’ancienne génération de révolutionnaires et les paysans de ce village du Shaanxi où il a vécu.

Il était arrivé dans ce village comme un adolescent un peu perdu et en est reparti comme un homme de 22 ans déterminé à faire des choses pour le peuple.

L’affection qu’il a envers le peuple du commun a influencé de nombreuses décisions critiques prises par M. Xi. Pendant les années 1980, alors que beaucoup de ses contemporains s’engageaient dans le commerce ou se rendaient à l’étranger pour faire des études, Xi Jinping a renoncé à un confortable travail de bureau à Beijing et a décidé de travailler en tant que chef adjoint du Parti dans un petit district de la province du Hebei (nord). Il est devenu plus tard chef du Parti pour la préfecture de Ningde de la province du Fujian (sud-est), qui était alors l’une des régions les plus déshéritées du pays.

Au cours de sa carrière politique, Xi Jinping a collaboré étroitement avec les habitants locaux partout où il a travaillé, consacrant un tiers de son temps aux inspections et voyages d’enquêtes.

A Ningde, il a parfois parcouru des chemins montagneux sur plusieurs jours pour visiter les foyers les plus reculés. Les chemins étaient si cahoteux qu’il devait prendre un moment de repos pour apaiser les douleurs de son dos avant de pouvoir sortir du véhicule. Une fois, il a marché sur un chemin de montagne pendant cinq heures pour atteindre un village nommé Xiadang, qui n’était à l’époque pas desservi par une route. M. Xi a été chaleureusement accueilli par les résidents locaux, qui ont déclaré qu’il était “le responsable du niveau le plus élevé ayant jamais rendu visite à ce village”.

Il a également aidé des milliers d’agriculteurs de Ningde à rénover des maisons délabrées et a guidé les pêcheurs pour qu’ils mènent une meilleure vie sur les terres.

FAIRE PARTIE DES PIONNIERS NECESSITE UN TRAVAIL SERIEUX

“Les discours vides de sens nuisent à la nation, alors que le travail pratique peut l’aider à prospérer”, a indiqué M. Xi lors d’une visite à l’exposition “la Route vers le Renouveau” à Beijing le 15e jour ayant suivi son élection à la tête du PCC.

Pour mettre en oeuvre les “travaux pratiques”, Xi Jinping a présidé une réunion du Bureau politique du Comité central du PCC qui a adopté huit mesures visant à améliorer le style de travail du parti et resserrer les liens avec le peuple. Les mesures comprennent davantage de rencontres avec les gens, des voyages avec seulement un petit entourage, le raccourcissement des réunions et des discours ainsi qu’une limitation du blocage du trafic routier pour l’accueil des cortèges officiels. Les nouvelles mesures ont été saluées en Chine et à l’étranger.

“Seul un travail sérieux permet à une personne de prendre un jour la tête”, a-t-il déclaré. Il a demandé des efforts concrets pour s’attaquer aux problèmes qui intéressent le plus le peuple. Il est persuadé que sans une mise en oeuvre sérieuse, le meilleur des plans ne sera jamais rien d’autre qu’un “château en Espagne”.

Lorsqu’il travaillait au district de Zhengding, dans la province du Hebei, M. Xi a mis l’accent sur le développement des ressources humaines, considérant qu’il s’agissait de la clé pour éliminer la pauvreté et stimuler le développement du district. Il s’est voué à cette cause en invitant des professionnels dans le district et en élaborant des annonces de recrutement pour attirer les talents aux quatre coins du pays.

En hiver 1983, il s’est rendu dans la capitale de la province, Shijiazhuang, pour inviter un expert local en cosmétique à travailler à Zhengding. Ne disposant pas de l’adresse précise de son domicile, M. Xi a tenté sa chance de porte en porte, demandant où habitait cet expert, et l’a finalement trouvé dans la nuit en criant son nom près de sa maison. Les deux hommes se sont entretenus jusqu’à minuit, et M. Xi a persuadé l’expert de venir travailler à Zhengding. Cet expert a rapporté plus de 300.000 yuans de revenus au district au cours de la première année.

La même année, M. Xi a décidé de publier neuf manières de recruter des professionnels qualifiés, un fait rare à l’époque et qui a fait les grands titres du Quotidien du Hebei. Il a écrit plus de cent lettres à des experts et spécialistes, ainsi qu’à des écoles et instituts de recherche. Il a également rendu visite à des douzaines d’experts. En deux ans, Zhengding a attiré 683 professionnels qualifiés et embauché 53 experts renommés en tant que conseillers économiques.

Xi Jinping et son collègue Lü Yulan, qui était alors secrétaire adjoint du Comité du PCC pour Zhengding, ont bravé d’intenses pressions pour faire part aux autorités supérieures du lourd fardeau auquel était confronté le district en raison des achats unifiés de céréales par l’Etat. Ce problème a été finalement résolu.

A Ningde, dans la province du Fujian, Xi Jinping était également pragmatique et réaliste. Il a notamment mis en commun les ressources pour développer l’aquaculture de sciène, un poisson reconnu comme spécialité locale. Les revenus des agriculteurs locaux ont ainsi connu une forte croissance.

Il a ordonné aux organes du PCC et du gouvernement de tout faire pour faciliter la vie du peuple. Lorsqu’il travaillait à Fuzhou, capitale du Fujian, il a soutenu le principe ” d’action immédiate et de procédures spéciales pour des questions spéciales ” afin d’améliorer l’efficacité du gouvernement. La mise en place de ce principe a attiré de nombreuses entreprises taiwanaises et a contribué au développement de l’économie locale. Il a également proposé l’élaboration de deux manuels sur les procédures gouvernementales à l’attention des habitants et des hommes d’affaires étrangers.

En 2000, Xi Jinping a lancé une démarche dans tout le Fujian pour rendre plus efficace le travail du gouvernement. Il a proposé de transformer les fonctions du gouvernement et d’adopter des mesures pour réduire le nombre d’affaires nécessitant l’approbation gouvernementale. A la fin de 2001, ce nombre avait été réduit de 40,4%, soit 606 types d’affaires.

En 2001, le Fujian est devenu la première province chinoise à mettre en place une politique pour rendre publiques les affaires gouvernementales.

En août 2002, Xi Jinping a publié un article dans un grand journal à propos de ” L’Expérience de Jinjiang “, mettant l’accent sur l’importance de l’économie privée dans le développement de ce district. Toujours en 2002, il a publié un article concernant les efforts de la ville de Nanping pour envoyer des fonctionnaires travailler dans les villages. Les pratiques de Nanping ont ensuite été introduites dans toute la province, renforçant ainsi les liens entre fonctionnaires et paysans et orientant davantage les fonctionnaires vers les unités de base.

Au Zhejiang, Xi Jinping a accordé la priorité du développement provincial aux domaines de la sécurité publique, de l’environnement, de la culture, de la gouvernance en vertu de la loi et de l’économie maritime.

Pour atteindre ces objectifs, il a pris en considération la situation dans son ensemble et étudié des exemples types. Pour comprendre comment les localités sont affectées par les politiques provinciales, il s’est rendu cinq fois en moins de deux ans à Xiajiang, un village montagneux reculé.

Il a prêté une attention particulière à l’économie maritime. En décembre 2002, il s’est fixé comme objectif de faire du Zhejiang une province possédant une forte économie maritime en mettant en place des lignes directrices et des plans. L’économie maritime du Zhejiang a depuis connu un essor important, enregistrant une croissance annuelle de 19,3% et représentant en 2005 environ 8% de l’économie de la province.

Xi Jinping a encouragé l’intégration des ports de Ningbo et de Zhoushan. En 2006, la capacité de transbordement du port Ningbo-Zhoushan a atteint 420 millions de tonnes, occupant la deuxième place nationale et la quatrième place mondiale.

Il a également soutenu la construction du pont de la baie de Hangzhou, la référence des ponts transocéaniques en Chine, qui fut le plus long du genre au monde à l’époque.

En 2003, Xi Jinping a proposé que les communautés rurales deviennent davantage comme les communautés urbaines, appelant à des efforts pour réduire l’écart entre les habitants urbains et ruraux en termes de qualité de vie.

Les autorités provinciales ont décidé en 2004 de construire un ” Zhejiang pacifique “, montrant l’exemple au reste du pays en matière de construction d’une société socialiste harmonieuse. En 2006, 94,77% des habitants locaux se sont déclarés satisfaits de la sécurité publique de la province, faisant du Zhejiang l’une des provinces les plus sûres du pays.

Durant le mandat de Xi Jinping au Zhejiang, le PIB de la province a dépassé les 1.000 milliards de yuans en 2004. Le PIB par habitant a pour sa part franchi la barre des 3.000 dollars en 2005 et avait presque atteint 4.000 dollars en 2006. La province occupait également la deuxième place en termes d’écologie et d’environnement parmi les régions de niveau provincial en 2005. Elle était en outre la quatrième province du pays en matière de développement durable et la troisième en termes d’indice des ressources et d’efficacité énergétique.

De plus, la pauvreté a été éliminée dans tous les districts et bourgs du Zhejiang pendant cette période.

En 2007, Xi Jinping a été nommé secrétaire du Comité du PCC pour la municipalité de Shanghai, après la chute de Chen Liangyu à la suite de graves violations disciplinaires.

Un mois après sa nomination, M. Xi avait déjà mené des recherches sur les conditions de vie de la population, le développement de Shanghai, l’Exposition universelle et la lutte contre la corruption. Le 9e Congrès municipal du PCC de Shanghai s’est également déroulé avec succès, redonnant confiance aux fonctionnaires locaux, redorant l’image de la ville et dressant un plan de développement quinquennal pour Shanghai.

Selon M. Xi, le secrétaire du Parti pour un district doit visiter tous les villages de celui-ci, le secrétaire du Parti pour une ville doit se rendre dans tous les bourgs de cette dernière, et le secrétaire du Parti pour une province doit en parcourir l’ensemble des districts et des villes, a déclaré M. Xi.

M. Xi a ainsi visité tous les villages de Zhengding. A Ningde, il a parcouru neuf districts au cours des trois premiers mois et s’est rendu ensuite dans la plupart des bourgs. Après sa mutation au Zhejiang, en 2002, il s’est déplacé dans l’ensemble des 90 districts de la province en à peine un peu plus d’un an. Durant son mandat à Shanghai, il a visité les 19 arrondissements et districts en sept mois. Depuis qu’il travaille pour les autorités centrales, il a parcouru les 31 provinces, régions et municipalités de la partie continentale.

UN HOMME D’ETAT OEUVRANT POUR UNE MEILLEURE PLANETE

Durant une récente rencontre avec des experts étrangers travaillant dans le pays, Xi Jinping a souligné que la Chine, en tant que pays responsable, ne se préoccupera pas seulement de ses propres affaires, mais traitera également de façon appropriée ses relations avec le reste du monde, afin de promouvoir un environnement extérieur plus favorable à son propre développement et de contribuer davantage à la paix et au développement du monde.

” La Chine a besoin de mieux connaître le reste du monde, et le monde a également besoin de mieux connaître la Chine “, a indiqué M. Xi. Qu’il travaille au niveau local ou à un poste dans la direction centrale, M. Xi attache toujours une grande importance aux échanges internationaux et à ses rencontres avec des amis étrangers. Il a profité de chaque opportunité pour rencontrer les invités étrangers en visite en Chine.

Au cours des cinq dernières années, il a voyagé dans plus de 40 pays et régions à travers cinq continents et a eu des contacts étroits avec des gens de tous les milieux sociaux. Il présente de manière franche et sincère aux étrangers la manière dont les Chinois voient leur propre pays et le reste du monde et est toujours disposé à écouter les points de vue des amis étrangers. Pour de nombreux dignitaires étrangers, Xi Jinping est un dirigeant confiant, pragmatique, sagace et aimable.

Il répète souvent aux étrangers que la communauté internationale est de plus en plus intégrée et partage un destin commun. Le développement rapide de la Chine dépend de la paix et du développement du monde. Il offre en outre des opportunités et de la marge aux autres pays pour obtenir ensemble des résultats gagnant-gagnant et réaliser un développement commun en travaillant dans le respect mutuel et en coopérant de manière pragmatique.

Lors du Forum sur la paix mondiale organisé par l’Université Tsinghua en juillet 2012, Xi Jinping a souligné qu’un pays doit laisser les autres se développer alors qu’il oeuvre pour son propre développement, laisser les autres pays se sentir en sécurité alors qu’il recherche sa propre sécurité, et laisser les autres avoir une meilleure vie alors qu’il cherche lui-même à mieux vivre. A l’occasion d’une rencontre avec Lee Kuan Yew, lors de sa visite à Singapour, Xi Jinping a fait savoir que tous les pays forts ne recherchent pas l’hégémonie. La Chine adhérera toujours à une voie de développement pacifique, à une stratégie d’ouverture mutuellement bénéfique et à l’engagement de ne jamais rechercher l’hégémonie, ni aujourd’hui ni à l’avenir.

Les visites à l’étranger de Xi Jinping montrent que les pays doivent oeuvrer ensemble pour établir un partenariat mondial plus équitable et équilibré, afin de sauvegarder les intérêts communs de tous les êtres humains et de faire de la Terre une meilleure planète.

Durant sa visite de cinq jours aux Etats-Unis, Xi Jinping a participé à 27 événements et s’est engagé dans des échanges avec le public et les hommes politiques américains. ” Tant que la Chine et les Etats-Unis appliquent le principe d’intérêt commun, ils peuvent développer un partenariat de type nouveau permettant aux grandes puissances de vivre en harmonie, de s’engager dans des interactions positives et de réaliser une coopération mutuellement bénéfique “. Ses remarques ont été positivement accueillies par tous les milieux aux Etats-Unis.

Lors d’une récente rencontre avec l’ancien président américain Jimmy Carter, Xi Jinping a appelé à plus d'”énergie positive” dans le partenariat sino-américain.

A l’occasion de sa visite en Russie, Xi Jinping a manifesté la grande importance accordée par la Chine au développement des relations bilatérales. Le partenariat stratégique de coordination est devenu le plus étroit, le plus dynamique et le plus approfondi entre grandes puissances, et le développement des relations avec la Russie reste une grande priorité des relations extérieures de la Chine. Xi Jinping a assisté à la deuxième réunion du mécanisme de dialogue entre les partis au pouvoir en Chine et en Russie. Il a également eu des discussions approfondies sur un large éventail de questions avec les dirigeants de divers partis russes, contribuant à enrichir les relations entre les deux pays.

Xi Jinping accorde une grande importance aux relations avec les pays en développement. Selon lui, consolider et développer ces relations est à la fois le point de départ et l’objectif de la politique étrangère de la Chine.

En Afrique du Sud, Xi Jinping a assisté à la 4e session plénière de la Commission bilatérale Chine-Afrique du Sud, se tournant avec la partie sud-africaine vers un avenir prometteur pour la coopération bilatérale.

Dans son discours prononcé au séminaire marquant le 10e anniversaire du Forum de la coopération sino-africaine, M. Xi a souligné l’amitié entre la Chine et l’Afrique, expliquant que “c’est dans le besoin que l’on reconnaît ses vrais amis”.

En Arabie saoudite, il a déclaré qu’une Chine plus prospère et ouverte apporterait de grandes opportunités de développement au Moyen-Orient et aux pays du Golfe.

Au Chili, M. Xi a encouragé la Chine et l’Amérique latine à nouer un partenariat étroit dans les domaines de la politique, de l’économie, de la culture et des affaires internationales, alors qu’il évoquait les relations entre ces deux parties au cours de la prochaine décennie.

Xi Jinping est pragmatique et efficace sur la scène internationale. Au cours d’une seule journée, en marge des célébrations du 150e anniversaire de la réunification de l’Italie, il a échangé ses points de vue avec les dirigeants d’une vingtaine de pays et d’organisations internationales. Lors de sa tournée en Allemagne et dans quatre autres pays européens, M. Xi a participé à cinq cérémonies de signature d’accords économiques et commerciaux, assisté à six forums sur l’économie et le commerce et a encouragé la conclusion de 93 accords de coopération d’une valeur de 7,4 milliards de dollars.

Xi Jinping a mis l’accent sur les échanges culturels dans la construction d’un monde harmonieux. Dans son discours prononcé à l’édition 2009 de la Foire du livre de Francfort, il a indiqué qu’à travers les échanges entre les cultures, les peuples de différents pays connaissent désormais le Chinois Confucius, l’Allemand Goethe et le Britannique Shakespeare. La promotion des échanges culturels mondiaux génère un élan important favorisant les progrès humains et le développement pacifique du monde.

Au cours de sa visite en Russie, il a lancé avec Vladimir Poutine l'”Année de la langue chinoise” en Russie au palais du Kremlin. “La culture est enrichie, les coeurs se rapprochent, et l’amitié est approfondie à travers les échanges”, a-t-il conclu à cette occasion.

M. Xi est doué pour puiser la sagesse de la culture chinoise et illustrer ses idées de façon claire, directe et humoristique. Au cours de son passage aux Etats-Unis, il a cité une chanson du feuilleton télévisé chinois populaire ” Le Roi singe” – “Le chemin est juste sous nos pieds” – pour décrire les relations sans précédent entre la Chine et les Etats-Unis, manifestant la confiance et le courage des dirigeants chinois.

En réponse aux questions portant sur les droits de l’homme en Chine, il a indiqué qu’une situation idéale n’existait pas et qu’il était toujours possible de mieux faire. D’après Xi Jinping, les conditions de chaque pays sont différentes, et la voie à suivre l’est tout autant. “Personne d’autre que le porteur n’est mieux placé pour dire si ses chaussures lui vont”, a-t-il ainsi expliqué.

L’amitié entre les peuples est la clé de relations solides entre les pays. M. Xi estime que le niveau d’amitié entre Etats dépend des relations entre les peuples. Il a indiqué avec humour aux diplomates chinois qui l’ont accompagné lors de ses voyages à l’étranger que la vie repose sur le mouvement, et la diplomatie sur l’activité. Autrement dit, les diplomates doivent beaucoup voyager et tisser un grand nombre d’amitiés profondes.

Lors de sa visite au Laos, il a spécialement organisé une rencontre avec des enfants de l’ancien dirigeant laotien Quinim Pholsena. M. Xi et plusieurs enfants de M. Pholsena qui ont vécu et fait des études à Beijing se sont ensemble remémoré l’époque où ils étudiaient à l’Ecole Bayi de Beijing. M. Xi s’est même souvenu du surnom de “petit lard” donné au deuxième enfant de M. Pholsena.

Lors de son déplacement aux Etats-Unis, il a rendu visite à des vieux amis dans l’Iowa pour prendre le thé et s’entretenir avec eux dans une maison d’une communauté agricole. La plupart des personnes participant à ce rendez-vous étaient des amis dont M. Xi avait fait connaissance lors de sa visite en 1985 dans l’Iowa en tant que membre d’une délégation de recherche agricole.

En Russie, il a visité un centre de convalescence qui a accueilli des élèves chinois ayant survécu au séisme dévastateur de Wenchuan en 2008 et a exprimé sa gratitude envers les professionnels de santé.

Il a frappé un ballon de football gaélique au Croke Park de Dublin lors de sa visite en Irlande et a assisté à un match de la NBA aux Etats-Unis. Pour les médias, ces deux activités illustrent l’image amicale de Xi Jinping.

“Il est parvenu à montrer non seulement son attitude et son allure personnelles, mais également le charme du développement économique et des progrès sociaux de la Chine”, a commenté un média étranger.

FILS D’UNE FAMILLE REVOLUTIONNAIRE ET MARI ATTENTIONNE

Le père de Xi Jinping, Xi Zhongxun, était un dirigeant du Parti et de l’Etat. Xi Zhongxun a servi en tant que président de la Région frontalière Shaan-Gan, une base révolutionnaire du PCC pendant les années 1930, et a été qualifié par Mao Zedong de “leader du peuple”.

Xi Zhongxun fut confronté à 16 ans de persécutions politiques à partir de 1962. Cependant, il n’a jamais capitulé face à l’adversité et a contribué à réhabiliter d’autres personnes persécutées. A la fin de la Révolution culturelle (1966-1976), il fut secrétaire du Parti pour la province du Guangdong, région pionnière de la réforme et de l’ouverture, contribuant de manière importante à l’établissement et au développement rapide des Zones économiques spéciales dans cette province.

La mère de Xi Jinping, Qi Xin, âgée de près de 90 ans, est également cadre et membre vétéran du Parti. Quand il parvient à trouver le temps de dîner avec sa mère, Xi Jinping se promène et parle avec elle avec dévotion en lui tenant la main.

La famille Xi est traditionnellement stricte avec ses enfants et mène une vie simple. Xi Zhongxun estimait que si un haut responsable du Parti voulait imposer la discipline aux autres, il devait s’assurer que sa famille et lui-même la respectaient. Lorsqu’ils étaient enfants, Xi Jinping et son frère cadet héritaient des vêtements et chaussures de leurs soeurs aînées. Lorsque Xi Jinping a commencé à assumer des postes de direction, sa mère a convoqué une réunion familiale pour demander à ses frères et soeurs de ne pas s’engager dans des activités commerciales dans les sphères ayant trait à ses fonctions.

Xi Jinping a hérité de cette tradition familiale et a été strict envers les membres de sa famille. Dans tous les domaines où il a travaillé, il a demandé aux membres de sa famille de ne pas faire d’affaires, ou quoi que ce soit en son nom, indiquant sinon qu’il se montrerait “impitoyable”. Que ce soit dans le Fujian, le Zhejiang ou à Shanghai, il indiquait lors des réunions que personne n’était autorisé à tirer des bénéfices personnels en profitant de son titre et qu’il était prêt à être supervisé à cet égard.

M. Xi a épousé Peng Liyuan, une chanteuse célèbre et très aimée du public. Mme Peng est stricte envers elle-même et tolérante envers autrui. Elle a produit et joué le rôle principal dans l’opéra “Mulan” qui a été présenté au Lincoln Center for the Performing Arts, à New York, et à l’Opéra national de Vienne, en Autriche.

Mme Peng est très attachée au travail caritatif. Elle est ambassadrice itinérante de l’OMS pour la tuberculose et le VIH/SIDA, milite pour la prévention du sida et est ambassadrice pour la prévention de la délinquance juvénile et pour la lutte anti-tabac.

Lors d’une récente activité organisée pour la Journée mondiale du sida, elle a été appelée “Maman Peng” par les orphelins du sida.

Xi Jinping et Peng Liyuan sont tombés amoureux dès leur première rencontre en 1986 et se sont mariés la même année. Malgré les fréquentes séparations en raison du travail, ils se comprennent et se soutiennent mutuellement et ont toujours fait l’effort de se témoigner de l’attention.

Depuis de nombreuses années, M. Xi appelle son épouse au moins une fois chaque jour avant de s’endormir, peu importe l’heure.

A la veille du Nouvel An lunaire chinois, Mme Peng présentait souvent des spectacles pour le Gala de la Fête du printemps organisé par la Télévision centrale de Chine (CCTV). Xi Jinping préparait quant à lui des raviolis en regardant des spectacles et attendait le retour de son épouse pour cuisiner le repas familial.

Aux yeux de Mme Peng, M. Xi est un bon mari et un bon père. Elle lui témoigne toujours de l’attention et de la considération. Peng Liyuan saisit chaque occasion de se réunir avec son mari et lui prépare des repas délicieux de différents styles.

D’après elle, Xi Jinping est à la fois différent des autres et une personne ordinaire. Il préfère les cuisines du Shaanxi et du Shandong et boit en compagnie de ses amis lors des soirées. Il aime la natation, l’alpinisme et les matchs de basketball et de football ainsi que les combats de boxe. Parfois, il se couche tard juste pour regarder un programme sportif à la télévision.

Le couple a une fille, Xi Mingze. “Mingze”, en chinois, signifie “vivre une vie honnête et être une personne utile à la société”, un nom qui reflète leurs attentes la concernant et symbolise le style simple de leur famille.

Lors de sa visite au Laos, il a spécialement organisé une rencontre avec des enfants de l’ancien dirigeant laotien Quinim Pholsena. M. Xi et plusieurs enfants de M. Pholsena qui ont vécu et fait des études à Beijing se sont ensemble remémoré l’époque où ils étudiaient à l’Ecole Bayi de Beijing. M. Xi s’est même souvenu du surnom de “petit lard” donné au deuxième enfant de M. Pholsena.

Lors de son déplacement aux Etats-Unis, il a rendu visite à des vieux amis dans l’Iowa pour prendre le thé et s’entretenir avec eux dans une maison d’une communauté agricole. La plupart des personnes participant à ce rendez-vous étaient des amis dont M. Xi avait fait connaissance lors de sa visite en 1985 dans l’Iowa en tant que membre d’une délégation de recherche agricole.

En Russie, il a visité un centre de convalescence qui a accueilli des élèves chinois ayant survécu au séisme dévastateur de Wenchuan en 2008 et a exprimé sa gratitude envers les professionnels de santé.

Il a frappé un ballon de football gaélique au Croke Park de Dublin lors de sa visite en Irlande et a assisté à un match de la NBA aux Etats-Unis. Pour les médias, ces deux activités illustrent l’image amicale de Xi Jinping.

“Il est parvenu à montrer non seulement son attitude et son allure personnelles, mais également le charme du développement économique et des progrès sociaux de la Chine”, a commenté un média étranger.

FILS D’UNE FAMILLE REVOLUTIONNAIRE ET MARI ATTENTIONNE

Le père de Xi Jinping, Xi Zhongxun, était un dirigeant du Parti et de l’Etat. Xi Zhongxun a servi en tant que président de la Région frontalière Shaan-Gan, une base révolutionnaire du PCC pendant les années 1930, et a été qualifié par Mao Zedong de “leader du peuple”.

Xi Zhongxun fut confronté à 16 ans de persécutions politiques à partir de 1962. Cependant, il n’a jamais capitulé face à l’adversité et a contribué à réhabiliter d’autres personnes persécutées. A la fin de la Révolution culturelle (1966-1976), il fut secrétaire du Parti pour la province du Guangdong, région pionnière de la réforme et de l’ouverture, contribuant de manière importante à l’établissement et au développement rapide des Zones économiques spéciales dans cette province.

La mère de Xi Jinping, Qi Xin, âgée de près de 90 ans, est également cadre et membre vétéran du Parti. Quand il parvient à trouver le temps de dîner avec sa mère, Xi Jinping se promène et parle avec elle avec dévotion en lui tenant la main.

La famille Xi est traditionnellement stricte avec ses enfants et mène une vie simple. Xi Zhongxun estimait que si un haut responsable du Parti voulait imposer la discipline aux autres, il devait s’assurer que sa famille et lui-même la respectaient. Lorsqu’ils étaient enfants, Xi Jinping et son frère cadet héritaient des vêtements et chaussures de leurs soeurs aînées. Lorsque Xi Jinping a commencé à assumer des postes de direction, sa mère a convoqué une réunion familiale pour demander à ses frères et soeurs de ne pas s’engager dans des activités commerciales dans les sphères ayant trait à ses fonctions.

Xi Jinping a hérité de cette tradition familiale et a été strict envers les membres de sa famille. Dans tous les domaines où il a travaillé, il a demandé aux membres de sa famille de ne pas faire d’affaires, ou quoi que ce soit en son nom, indiquant sinon qu’il se montrerait “impitoyable”. Que ce soit dans le Fujian, le Zhejiang ou à Shanghai, il indiquait lors des réunions que personne n’était autorisé à tirer des bénéfices personnels en profitant de son titre et qu’il était prêt à être supervisé à cet égard.

M. Xi a épousé Peng Liyuan, une chanteuse célèbre et très aimée du public. Mme Peng est stricte envers elle-même et tolérante envers autrui. Elle a produit et joué le rôle principal dans l’opéra “Mulan” qui a été présenté au Lincoln Center for the Performing Arts, à New York, et à l’Opéra national de Vienne, en Autriche.

Mme Peng est très attachée au travail caritatif. Elle est ambassadrice itinérante de l’OMS pour la tuberculose et le VIH/SIDA, milite pour la prévention du sida et est ambassadrice pour la prévention de la délinquance juvénile et pour la lutte anti-tabac.

Lors d’une récente activité organisée pour la Journée mondiale du sida, elle a été appelée “Maman Peng” par les orphelins du sida.

Xi Jinping et Peng Liyuan sont tombés amoureux dès leur première rencontre en 1986 et se sont mariés la même année. Malgré les fréquentes séparations en raison du travail, ils se comprennent et se soutiennent mutuellement et ont toujours fait l’effort de se témoigner de l’attention.

Depuis de nombreuses années, M. Xi appelle son épouse au moins une fois chaque jour avant de s’endormir, peu importe l’heure.

A la veille du Nouvel An lunaire chinois, Mme Peng présentait souvent des spectacles pour le Gala de la Fête du printemps organisé par la Télévision centrale de Chine (CCTV). Xi Jinping préparait quant à lui des raviolis en regardant des spectacles et attendait le retour de son épouse pour cuisiner le repas familial.

Aux yeux de Mme Peng, M. Xi est un bon mari et un bon père. Elle lui témoigne toujours de l’attention et de la considération. Peng Liyuan saisit chaque occasion de se réunir avec son mari et lui prépare des repas délicieux de différents styles.

D’après elle, Xi Jinping est à la fois différent des autres et une personne ordinaire. Il préfère les cuisines du Shaanxi et du Shandong et boit en compagnie de ses amis lors des soirées. Il aime la natation, l’alpinisme et les matchs de basketball et de football ainsi que les combats de boxe. Parfois, il se couche tard juste pour regarder un programme sportif à la télévision.

Le couple a une fille, Xi Mingze. “Mingze”, en chinois, signifie “vivre une vie honnête et être une personne utile à la société”, un nom qui reflète leurs attentes la concernant et symbolise le style simple de leur famille.

Les Chinois trouvent leurs propres façons de célébrer Noël

Ajouté au 26/12/2012 par SHI Lei

À Noël, les jeunes Chinois ont le cœur à la fête comme les Occidentaux, mais pas pour des raisons religieuses ou à cause des réunions de famille.

Les jeunes ont trouvé une « façon chinoise » de célébrer. Pour eux, Noël est plutôt un prétexte pour marquer un temps d’arrêt dans leur vie occupée.

Liu Ping, étudiante de deuxième cycle de l’Université des finances et de l’économie du Shanxi, a passé Noël, l’année dernière, à profiter des ventes et a ensuite dîné avec son ami.

« J’ai passé du bon temps, et j’envisage de faire la même chose cette année », confie Mlle Liu, en se rappelant qu’elle avait dépensé 10 000 yuans (1 604 $) ce jour-là.

Dans beaucoup de grands magasins du pays, il y a des décorations et des arbres de Noël, des pères Noël et des cloches, ce qui attire les clients en leur promettant des rabais de saison.

La veille de Noël, le volume des ventes est le plus élevé de l’année, a déclaré Kang Wei, directeur des ventes du magasin Guidu à Taiyuan, dans la province du Shanxi (Chine du Nord).

Certains experts croient que plus de jeunes Chinois ont commencé à célébrer Noël à cause du stress de la vie et qu’ils saisissent toutes les occasions de s’amuser.

« Ayant à subir beaucoup de pression, les jeunes cherchent à se détendre, ce qui fournit des occasions de faire de l’argent aux commerçants », a déclaré Ma Zhichao, de l’Académie des sciences sociales du Shanxi.

Alors que certains célèbrent Noël d’une manière commerciale, d’autres célèbrent la fête d’une façon originale.

Dimanche, Chen Kejia a été baptisée et est devenue chrétienne.

« J’ai choisi d’être baptisée ce jour-là pour passer un vrai Noël avec d’autres chrétiens », a confié Mme Chen, infirmière dans un hôpital de Beijing.

À la cathédrale du Sud, à Beijing, les catholiques assistaient à la messe la nuit dernière.

L’un d’entre eux, du nom de Yang, a indiqué : « Noël est un jour pour se rappeler la naissance de Jésus. Cela m’émeut et me donne du pouvoir. » Selon lui, Noël a été commercialisé en Chine, ce qui n’a rien à voir avec la croyance religieuse.

« C’est complètement différent de notre vrai Noël », a-t-il affirmé.

Xi Jinping: les politiques concernant Hong Kong et Macao restent inchangées

Ajouté au 26/12/2012 par SHI Lei

Le dirigeant chinois Xi Jinping a souligné jeudi que les politiques du gouvernement central concernant Hong Kong et Macao resteraient inchangées après la transition du pouvoir.

M. Xi, secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois (PCC), a fait ces remarques lors de sa rencontre à Beijing avec CY Leung, chef de l’exécutif de la Région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong.

M. Xi a également réaffirmé son “soutien inchangé” aux chefs de l’exécutif et aux gouvernements des deux RASs dans l’exercice de leurs fonctions, ainsi que son soutien aux politiques des RAS consacrées à la promotion de la croissance économique, de la protection sociale, de la démocratie et de l’harmonie.

Les politiques adoptées lors du 18e Congrès national du PCC qui s’est clôturé le mois dernier s’inscrivent dans la continuité des politiques à long terme centrées sur la mise en oeuvre du principe d'”un pays, deux systèmes”, et sur le respect et le maintien de l’autorité des lois fondamentales, a indiqué M. Xi.

Il a apprécié le travail de M. Leung et du gouvernement de la RAS, et s’est engagé à leur offrir un soutien ferme et constant.

M. Xi a rappelé que la réalisation du grand renouveau de la Nation chinoise était le plus important rêve de la Chine moderne, ajoutant qu’il était convaincu que les compatriotes de Hong Kong partageaient ce rêve.

“Je suis convaincu que les compatriotes de Hong Kong contribueront à ce grand renouveau,” a noté M. Xi.

La Chine bloque les VPN pour controler l’information

Ajouté au 26/12/2012 par SHI Lei

La Chine vient de renforcer le contrôle des connexions web de ses citoyens et sont dorénavant capable de bloquer les accès VPN.
La Chine a récemment renforcé le contrôle de sa « grande muraille numérique », utilisée par les fournisseurs d’accès locaux. Ce pare-feu permet de contrôler les sites auxquels accèdent les internautes.
Jusqu’à présent, les utilisateurs pouvaient recourir à des VPN, des réseaux privés virtuels, pour contourner ces limitations et ainsi surfer sur des sites sans restrictions ou même normalement inaccessibles.

Il semblerait toutefois que China Unicom, un des plus gros fournisseurs d’accès chinois, ait trouvé une solution (ou en tout cas l’applique). Cette dernière semble détecter les connexions VPN et les ferme, purement et simplement. Plusieurs sociétés qui fournissent des VPN aux utilisateurs suspectaient depuis mai 2011 que les autorités chinoises s’essayaient à un contrôle renforcé de ces réseaux virtuels. Pour certains, il s’agit désormais de trouver un moyen de contourner ces nouveaux verrous. Un nouveau jeu du chat et de la souris vient donc de débuter entre les autorités et les fournisseurs de VPN…

Les artistes chinois et belges s’exposent à Beijing

Ajouté au 26/12/2012 par SHI Lei

Le 21 décembre, l’exposition « Images et Mots : depuis Magritte » s’est ouverte au Musée national des Beaux-Arts de Chine à Beijing.

Cette exposition montre différents mouvements ou tendances artistiques, picturales ou autres, qui ont pris leur source principalement en Belgique francophone, croisant pensée esthétique et pensée littéraire, regards sur le signifié et lecture du signifiant, poésie visuelle et concept théorique, langage et art, texte et geste.

Selon Michel Baudson, commissaire de l’exposition, cette exposition met en évidence une des spécificités de l’art moderne et contemporain : les développements et les évolutions des rencontres ou des relations entre d’une part les mots et l’écriture, et d’autre part les différentes recherches artistiques qui s’en inspirent.

21 décembre : la Chine réprime les rumeurs apocalyptiques

Ajouté au 21/12/2012 par SHI Lei

Plus de 600 membres de la secte “Dieu tout-puissant” ont été arrêtés à travers toute la Chine pour avoir répandu des rumeurs d’une apocalypse imminente le 21 Décembre.

La secte, créé en 1990, dans la province du Henan, dans le centre de la Chine, a promis le salut à ceux qui se joindront à eux avant “fin du monde”.

La plupart des membres de la secte arrêtés par la police ont été détenus pendant cinq à dix jours pour avoir troublé l’ordre social, en conformité avec les règlements de la République populaire de Chine sur les sanctions administratives concernant la sécurité publique.

La police a arrêté plus de 400 membres de la secte «Dieu tout-puissant” dans la province du Qinhai au nord-ouest de la Chine. Un grand nombre de tracts, banderoles, disques informatiques, slogans, livres et imprimantes ont été saisis par la police.

«Conseils avant la catastrophe : Les hommes de Satan disparaîtront. Seul le “Dieu tout-puissant” peut sauver l’homme. Quiconque résistera à Dieu ira en enfer», pouvait-on lire sur un dépliant.

Dans la province du Zhejiang (est de la Chine), la police a arrêté 58 adeptes de la secte dans la ville de Lanxi. Ces personnes, âgés de 18 à 58 ans, ont été appréhendées pour avoir propagé des rumeurs de prosélytisme.

«La secte est différente des autres religions. Ils ont répandu des rumeurs alarmistes”, a déclaré Cao Wei, un agent de la station de police de Shanghua dans la ville de Lanxi.

Les membres de la secte ont demander à de nouveaux croyants d’écrire des lettres afin de montrer leur fidélité au «Dieu tout-puissant» et à évangéliser, a indiqué Cao.

“Je dois prêcher auprès d’une centaine de personnes aujourd’hui, ou je serai maudit”, selon une lettre écrite par un membre.

Un total de 42 membres de la secte “Dieu Tout-Puissant” dans dans la ville de Luzhou, dans la province du Sichuan (sud-ouest) et 27 dans la ville de Foshan, la province du Guangdong (sud) ont été interpellés par la police ce mois-ci pour semer des rumeurs alarmistes, selon les départements locaux de la sécurité publique.

Le département de la sécurité publique de la province du Guizhou dans le sud-ouest de la Chine a annoncé mercredi avoir arrêté 141 adeptes de la secte “Dieu tout-puissant” depuis mardi.

Zhang Xue a prêché auprès des membres de sa famille afin de les “sauver”.

Elle leur a expliqué que les catastrophes comme les tremblements de terre, les tsunamis, la peste, les accidents d’avion et de la dégradation de l’environnement sont les punitions du «Dieu tout-puissant” infligées aux êtres humains.

Le gouvernement rappelle que les VPN étrangers sont illégaux en Chine

Ajouté au 18/12/2012 par SHI Lei

Les internautes de Chine ont eu de plus en plus de difficultés à accéder à leurs comptes Facebook et Twitter ces dernier jours, depuis que plusieurs fournisseurs de réseaux privés virtuels (VPN) ont déclaré que Grand Firewall de Chine avait été mis à jour. D’autre part, fonctionnaires et experts du secteur de l’Internet chinois ont rappelé qu’il était illégal pour les entreprises étrangères d’exploiter un service VPN en Chine.

Trois fournisseurs de réseaux privés virtuels, à savoir Astrill, Witopia et Strong VPN, se sont excusés auprès de leurs clients dès lors que les services destinés aux résidents de la partie continentale de la Chine ont été bloqués en raison d’une récente mise à niveau du grand pare-feu chinois. Astrill affirme que la plupart des protocoles VPN ont été bloqués et que cette mesure a affecté l’activité de nombreuses sociétés.

Fan Binxing, le concepteur du Grand Firewall, a expliqué jeudi qu’il n’avait pas été mis au courant d’une quelconque mise à jour du pare-feu.

« Pour peu que je sache, les sociétés qui fournissent des services VPN en Chine doivent s’enregistrer au ministère de l’Industrie et des Technologies de l’information. Or, je n’ai jamais entendu qu’une entreprise étrangère s’était enregistrée auprès du ministère », explique Fang.

Les fournisseurs de services VPN qui ne sont pas enregistrés ne sont dès lors pas protégés par le droit chinois et toute entreprise de ce genre doit comprendre qu’elle a la responsabilité de s’enregistrer, ajoute le père du grand pare-feu chinois.

Mme Li, une employée du ministère de l’Industrie et des Technologies de l’information, a confirmé cette information. Selon elle, seules les sociétés chinoises et les coentreprises sino-étrangères ont le droit d’introduire une demande pour devenir fournisseur VPN.

Bien que la plupart des utilisateurs de réseaux privés en Chine aient recours à un tel service pour accéder à certains sites en particulier, des multinationales se servent d’une connexion VPN pour leur activité commerciale.

Un cadre supérieur d’une entreprise multinationale étrangère spécialisée dans les technologies et installée en Chine, qui est également un utilisateur des services VPN, a dit que la plupart des gens peuvent survivre sans Facebook, mais que l’absence d’accès à un réseau privé virtuel peut sérieusement porter atteinte aux activités commerciales d’une entreprise.

« Vous ne pouvez pas bloquer tous les réseaux VPN sans entraver par la même occasion l’activité des sociétés, notamment des sociétés chinoises. La Chine désire que les sociétés installent des sièges sociaux régionaux sur son territoire. Or, nombre d’objectifs économiques et commerciaux sont dépendants d’une infrastructure de commerce moderne », précise-t-il.

Mme Li suggère que les sociétés multinationales coopèrent avec les sociétés locales pour mettre en place leur réseau privé virtuel et obtiennent ainsi leur propre réseau de communication mondiale.

Et cette dernière d’ajouter que « ces entreprises doivent obéir aux lois chinoises et faire appel à des sociétés locales homologuées pour leur fournir une connexion VPN chinoise. »

Martin Johnson, le créateur de GreatFire.org, un site qui observe les évolutions de l’Internet en Chine, a expliqué ue les internautes peuvent encore recourir à d’autres moyens pour accéder à leurs sites favoris.

« Même si les services VPN sont bloqués, les étrangers et les citoyens chinois peuvent toujours avoir recours à toute une gamme d’outils pour contourner ce blocage », ajoute-t-il.

Liste des 45 pays bénéficiant des conditions de transit de 72 heures sans visa à Shanghai et Beijing

Ajouté au 18/12/2012 par SHI Lei

Les citoyens de 45 pays pourront désormais séjourner à Shanghai sans visa pour une durée de 72 heures, après qu’une politique similaire a été mise en place à Beijing.

Les passagers en transit pourront entrer à Shanghai sans visa par deux aéroport, Hongqiao et Pudong, à partir du 1er janvier 2013, selon la mairie de Shanghai.

Les 45 pays bénéficiant de ce transit sans visa à Shanghai et à Beijing sont :

— L’Autriche;

— La Belgique;

— La République Tchèque;

— Le Danemark;

— L’Estonie;

— La Finlande;

— La France;

— L’Allemagne;

— La Grèce;

— La Hongrie;

— L’Islande;

— L’Italie;

— La Lettonie

— La Lituanie;

— Le Luxembourg;

— Malte;

— Les Pays-Bas;

— La Pologne;

— Le Portugal;

— La Slovaquie;

— La Slovénie;

— L’Espagne;

— La Suède;

— La Suisse;

— La Russie;

— Le Royaume-Uni;

— L’Irlande;

— Chypre;

— La Bulgarie;

— La Roumanie;

— L’Ukraine;

— Les Etats-Unis;

— Le Canada;

— Le Brésil;

— Le Mexique;

— L’Argentine;

— Le Chili;

— L’Australie;

— La Nouvelle-Zélande;

— La République de Corée;

— Le Japon;

— Singapour;

— Brunei;

— Les Emirats arabes unis;

— Le Qatar.

Mo Yan prononce un discours devant l’Académie Nobel

Ajouté au 18/12/2012 par SHI Lei

Le 7 décembre, à Stockholm, le lauréat du prix Nobel de littérature 2012, l’écrivain chinois Mo Yan a prononcé un discours devant les membres du comité Nobel, qui lui ont attribué leur prix en octobre dernier.

Huang Youyi : Le secteur de la traduction doit être protégé au plus vite par la loi, et son accès réglementé

Ajouté au 18/12/2012 par SHI Lei

Le 6 décembre, un congrès consacré à la traduction professionnelle en Chine et célébrant le 30e anniversaire de la fondation de l’Associations des traducteurs de Chine (ATC) a été organisé conjointement à Beijing par le Groupe de publication internationale de Chine (CIPG) et l’ATC. Au cours de la réunion, l’ATC et l’Institut de recherche sur le développement de la traduction professionnelle ont publié leur Rapport sur le développement de l’industrie de service de la langue chinoise en 2012. Selon Guo Xiaoyong, vice-directeur permanent du CIPG et premier vice-directeur permanent de l’ATC, il s’agit de la première fois depuis la l’édification de la nouvelle Chine que le secteur de la traduction publie un tel rapport faisant autorité.

Le rapport indique que l’industrie nationale de la langue chinoise a produit en 2011 une valeur de 125 milliards de yuans (15,5 milliards d’euros), soit 26 % de plus qu’en 2010. Fin 2011, le secteur comptait 1,19 million de professionnels à plein temps, dont 53,8 % de traducteurs, ou 640 000 personnes. En près de dix ans de développement au niveau national et international, le chiffre d’affaires de cette industrie a connu une croissance annuelle moyenne de 15 % durant le 12e plan quinquennal du pays, et devrait représenter en 2015 plus de 260 milliards de yuans, avec 2 millions de professionnels.

Le rapport souligne cependant que l’accès à la profession est peu réglementé et manque de protection légale, et évoque divers problèmes comme son échelle globale relativement petite, ainsi que sa faible concentration industrielle et sa présence internationale limitée.

China.org.cn s’est entretenu avec Huang Youyi, vice-président du CIPG et de l’ATC. M. Huang a rappelé que l’ATC accorde une grande importance aux questions de normes et de réglementation de la profession, et qu’il a lui-même déposé une motion à la Conférence consultative politique du peuple chinois en tant que représentant de l’ATC. Il a appelé à des normes plus strictes pour l’accès à la profession, et à empêcher les entreprises sans aucune expertise dans le domaine de pénétrer sur le marché. L’ATC mène actuellement des discussions avec l’Administration d’État du commerce et de l’industrie pour l’établissement de règlements, mais toute norme sur l’accès à la profession nécessite un appui légal, qui fait pour l’instant défaut au secteur de la traduction. Le secteur ne peut actuellement compter que sur l’autodiscipline.

« Afin d’assurer le développement sain et ordonné de la traduction professionnelle en Chine, il fait accélérer le travail juridique. Tang Jiaxuan, membre du Conseil d’État et président honoraire de l’ATC, a indiqué que puisque le processus législatif prend un certain temps, l’ATC doit tenter d’attirer sans relâche une attention et un soutien accrus de la société dans son ensemble pour la mise en œuvre graduelle des règles nécessaires, et ce n’est qu’à ce moment que nous obtiendrons un marché mature où le respect de la loi est assuré », a déclaré M. Huang.

En évoquant la dispersion des acteurs du secteur et le manque de grandes entreprises puissantes, Huang Youyi a noté que l’ATC œuvre depuis sa fondation pour l’établissement de normes et d’un secteur plus regroupé, ainsi que pour le développement de l’internationalisation. L’ATC organise régulièrement des échanges entre les entreprises de traduction, tout en encourageant l’établissement de normes. Dans le contexte de la stratégie nationale d’exportation de la culture chinoise, le secteur de la traduction doit saisir les nouvelles opportunités, renforcer la compétence de son vivier de talents, tenter d’obtenir davantage de fonds de développement, et promouvoir sans cesse le développement et l’expansion du secteur entier.

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