Développer une relation commerciale saine et régulière entre la Chine et la France

Ajouté au 04/02/2013 par SHI Lei

Le ministre de l’Economie Pierre Moscovici se trouvera en visite à Beijing les 7 et 8 janvier, où il aura des entretiens politiques avec des responsables chinois et donnera une allocution à l’université du Peuple, mardi dans l’après-midi.

Sa visite intervient à moins de deux mois après la conclusion du 18e Congrès national du Parti communiste chinois à l’occasion duquel, une nouvelle direction du Parti a été élue pour diriger le pays durant les dix années à venir.

“Ce déplacement vient ouvrir un dialogue économique étroit et régulier souhaité par Pierre Moscovici avec les actuelles, mais aussi, pour la première fois, avec les futures autorités chinoises “, a indiqué le ministère de l’Economie et des Finances dans un communiqué.

La France et la Chine ont une responsabilité commune en matière de gouvernance économique, de lutte contre les déséquilibres mondiaux, de régulation financière et de respect des standards internationaux évoqués au sein du G20, du Fonds monétaire international (FMI) ou de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), a rappelé le ministère français, laissant entendre que ces sujets seront abordés lors des rencontres de M. Moscovici avec les dirigeants chinois.

Le président français François Hollande a indiqué après sa victoire à l’élection présidentielle de 2012 que la France attache une grande importance à ses relations économiques et politiques avec la Chine, ajoutant que le nouveau gouvernement français s’était engagé à promouvoir le partenariat stratégique global.

Une grande quantité d’échanges commerciaux se sont effectués depuis l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays il y a presque 50 ans. Au cours des dernières années, les échanges commerciaux sont très instables.

Actuellement, la Chine est la 2e puissance économique mondiale. En 2011, sur un déficit commercial français total de 70 milliards d’euros, la Chine en a représenté 27 milliards, soit 38 pour cent, tandis que les exportations françaises vers la Chine ne représentent qu’une part très modeste.

Dans l’ensemble, les importations chinoises en France se concentrent toujours sur les secteurs des biens de consommation, alors que les produits français couvrent les secteurs scientifiques et technologiques.

Certes, la Chine, à titre de pays en voie de développement, est un partenaire précieux pour la France, mais est loin d’être considérée comme une puissance égale, surtout dans les secteurs hautement techniques, mais cette étiquette sans raison pourrait nuire à la coopération entre les deux parties.

Par exemple, ces derniers jours, certains médias français ont nourri des spéculations au sujet de la coopération sino-française dans le secteur de l’énergie nucléaire. Mais en effet, ces craintes et ces spéculations sur le fait que la Chine “volerait” à la France des technologies nucléaires sont sans fondement.

Pour établir une relation commerciale stable, il faut créer un partenariat “d’égal à égal” entre la France et la Chine et assurer un développement sain et régulier des relations.