Interview écrite de Laurent Fabius avec Xinhua avant sa visite en Chine

Ajouté au 22/07/2012 par SHI Lei

La relation avec la Chine est une priorité pour le nouveau gouvernement français. Nous sommes animés par une ambition nouvelle pour notre relation bilatérale, ambition d’ailleurs soulignée par les Présidents Hu et Hollande lors de […]

1. M. le Ministre, en tant que puissance occidentale traditionnelle, la France entretient des relations amicales de longue date avec la Chine, quelle est la stratégie du nouveau gouvernement français concernant les relations franco-chinoises ?

La relation avec la Chine est une priorité pour le nouveau gouvernement français. Nous sommes animés par une ambition nouvelle pour notre relation bilatérale, ambition d’ailleurs soulignée par les Présidents Hu et Hollande lors de leur premier entretien, au Mexique lors du G20 en juin. C’est dans cet esprit que j’ai souhaité me rendre rapidement à Pékin.

Comme vous le soulignez, nos relations d’amitié sont anciennes et reposent sur des fondamentaux solides. Nous sommes deux pays membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, les deuxième et cinquième puissances économiques mondiales, et très attachés à nos cultures exceptionnelles. Ces statuts nous donnent des responsabilités communes pour apporter notre contribution à la résolution des défis mondiaux.

Sur cette base solide, le gouvernement français entend s’investir activement dans la promotion du partenariat franco-chinois, afin de lui faire franchir une nouvelle étape.

2. Après son élection à la présidence de la République, M. François Hollande a montré son attachement aux relations franco-chinoises : il a d’abord rencontré M. Kong Quan, qui est l’un des premiers ambassadeurs étrangers qu’il ait reçus ; puis il a eu de bons échanges amicaux au Mexique, durant le G20, avec le président Hu Jintao. Dans l’avenir, comment la France pense maintenir ce partenariat stratégique global avec la Chine ?

Les premiers contacts au plus haut niveau ont été très positifs et ils ont montré l’importance que nous accordons à notre relation avec la Chine. Le Président de la République Française et le Président Hu Jintao ont eu un entretien chaleureux au G20. Ils ont posé en commun les bases sur lesquelles nous entendons écrire une nouvelle page des relations franco-chinoises. Ils ont affirmé leur volonté commune de faire franchir un nouveau palier à notre partenariat global stratégique.

L’objectif de ma visite, la première d’un ministre français en Chine depuis la formation du nouveau gouvernement, est d’établir un bon dialogue avec les autorités chinoises, de les écouter et de fixer avec eux les perspectives de notre relation dans les années à venir. Nous abordons la relation franco-chinoise avec une vision stratégique et de long terme.

Notre partenariat stratégique doit s’adapter car le monde a changé. Les équilibres politiques et économiques mondiaux ont été redistribués en quelques années, faisant apparaître de nouveaux défis qui constituent une préoccupation majeure pour les Européens en général et les Français en particulier. La Chine, par sa taille et en raison même de ses succès, a un rôle central à jouer dans la promotion d’un nouvel équilibre et d’une nouvelle stabilité. C’est l’objectif majeur auquel nous devons travailler dans le cadre de notre partenariat.

Dans ce cadre, je vois trois priorités :

le rééquilibrage par le haut de nos relations économiques et commerciales ;
le renforcement de notre partenariat politique auquel il faut donner des traductions concrètes ;
la promotion des échanges entre nos deux peuples, entre nos deux sociétés civiles.

3. Au cours de ces dernières années, les relations franco-chinoises ont fait des progrès à tous les égards. Dans quels domaines pensez-vous continuer à les renforcer davantage ?

Je souhaite que se renforcent les principaux axes de coopération qui constituent la réalité concrète et vivante du partenariat franco-chinois, par exemple dans les domaines du nucléaire civil et de l’aéronautique. Dans ces deux domaines, les industriels de nos deux pays travaillent étroitement ensemble. Nous souhaitons aussi ouvrir de nouvelles voies de coopération, par exemple dans le secteur de l’environnement, de l’urbanisme et du développement durable, ou encore dans le secteur financier. La France a beaucoup d’atouts et d’expérience à partager avec la Chine dans ces domaines, dans le cadre de partenariats mutuellement profitables.

Le renforcement des liens entre nos peuples est aussi un axe de coopération que je souhaite développer. Nous organisons ensemble depuis 2011 les années linguistiques croisées, qui visent à promouvoir l’apprentissage du français en Chine et du chinois en France. Cet événement a été un succès. Nous sommes également prêts à accueillir davantage d’étudiants chinois en France. Ils sont aujourd’hui près de 35 000, soit la première communauté étudiante de France. Le renforcement des échanges entre jeunes, ne particulier, est la clé de notre relation future.

4. Les relations économiques et commerciales franco-chinoises ont fait des progrès ces dernières années, mais il reste un grand potentiel à exploiter. Comment pensez-vous faire jouer pleinement nos intérêts respectifs et continuer à élargir notre commerce bilatéral ?

Une relation économique et commerciale intense et équilibrée avec la Chine est l’une de nos priorités. Vous le savez, nous avons une relation économique déséquilibrée avec la Chine, comme la plupart des pays européens. Nous enregistrons un déficit de 27 milliards d’euros en 2011, ce qui n’est pas soutenable. Cela préoccupe les Français, surtout dans la période de difficultés économiques que nous connaissons en Europe. Nous pouvons sortir de cette situation par le haut, c’est-à-dire par le renforcement et le rééquilibrage de nos échanges. Les exportations françaises vers la Chine sont dynamiques. C’est un signe encourageant et il faut continuer dans cette voie.

C’est pourquoi nous attendons de la Chine davantage de réciprocité. C’est une attente européenne, qui s’adresse à tous nos partenaires stratégiques. Cela ne veut pas dire agiter la menace d’un protectionnisme systématique, que nous refusons car il serait contraire aux intérêts de tous. Il s’agit au contraire d’adopter une attitude positive et de mettre les problèmes sur la table pour trouver ensemble des solutions.

Un autre domaine dans lequel nous devons aussi avoir des échanges plus équilibrés : les investissements croisés. Les entreprises françaises sont déjà fortement présentes en Chine avec plus de 13 milliards d’euros d’investissements en 2011. La France est déjà une destination privilégiée pour les investisseurs internationaux et je me réjouis que de plus en plus d’entreprises chinoises fassent le choix de la France pour y installer leurs activités, voire dans de certains cas leur siège européen. Nous sommes favorables aux investissements chinois en France, dès lors qu’ils sont créateurs d’emplois et de croissance. Je compte aussi beaucoup sur le développement du tourisme en France.

5. Que pensez-vous de la montée en puissance des pays émergents dans le monde, y compris la Chine ? Que pensez-vous de la coopération entre la Chine et la France ainsi que entre l’Europe et la Chine dans les affaires internationales ?

La France a la conviction que la montée en puissance des pays émergents est une chance pour le monde à condition qu’elle soit équilibrée. Cette évolution correspond à notre conception d’un monde multipolaire. La conséquence sur le plan politique est que les pays émergents doivent assumer davantage de responsabilités et prendre toute leur part dans la gestion des affaires du monde et la résolution des crises. La France est prête, avec ses partenaires européens, à donner toute leur place aux pays émergents. Nous l’avons déjà montré en accordant une place plus importante aux pays émergents au sein du FMI. Dans le même esprit, nous plaidons pour un élargissement du Conseil de Sécurité qui permette notamment l’entrée des pays émergents.

La montée en puissance des émergents signifie également que nous devons maintenir un contact étroit avec eux pour la résolution des principaux dossiers internationaux. La Chine joue un rôle majeur dans ce domaine. Notre coordination sur les grandes questions internationales est particulièrement nécessaire face aux enjeux actuels. Je pense par exemple au dossier iranien et à la situation au Moyen-Orient. Bien sûr, nous pouvons avoir des divergences sur la manière de résoudre les crises. Mais dans la plupart des cas, je remarque que nous avons des objectifs communs.

6. Au cours de l’Histoire, les relations franco-chinoises ont connu des hauts et des bas. Que pensez-vous des divergences entre la Chine et la France ? Comment éviter les malentendus dans nos relations bilatérales ?

Dans une relation comme celle de la France et de la Chine, il peut se produire épisodiquement des divergences. Pour éviter les malentendus, le gouvernement auquel j’appartiens entend aborder ces sujets sans tabou mais avec un souci de constance, de sérieux et de franchise.

C’est ce que nous entendons faire avec la Chine. Cela s’applique par exemple à la question des droits de l’Homme. Nous pensons qu’il existe des principes et des droits qui sont universels et dont tous doivent pouvoir bénéficier, partout dans le monde. Nous ne cherchons pas à imposer nos vues à la Chine ou à d’autres pays, mais nous souhaitons avoir avec votre pays un dialogue substantiel et respectueux.

Nous avons une amitié forte et des convergences sur de nombreux sujets. Je crois aux vertus du dialogue sur tous les sujets pour approfondir encore davantage ces convergences./.

La Chine et l’UE s’engagent à montrer le bon exemple en matière de coopération internationale

Ajouté au 22/07/2012 par SHI Lei

La Chine et l’Union européenne (UE) se sont engagées mardi à montrer le bon exemple en matière de coopération internationale au 21e siècle.

Les deux parties ont fait part de leur engagement dans un communiqué conjoint publié à l’issue du 3e cycle du dialogue stratégique de haut niveau Chine-UE. Le dialogue, présidé par le conseiller d’État chinois Dai Bingguo et Catherine Ashton, la haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et vice-présidente de la Commission européenne, s’est tenu lundi et mardi à Beijing.

La Chine et l’UE partagent de larges intérêts communs et sont de plus en plus interdépendantes dans un monde en mutation, selon le communiqué.

Les deux parties ont convenu d’être “ouvertes aux nouvelles idées pour travailler ensemble efficacement et de rester déterminées à être un bon exemple de la coopération internationale au 21e siècle”, indique le communiqué.

“La Chine a réaffirmé son soutien à l’intégration européenne, aux efforts européens pour résoudre la crise de la dette et à la stabilité de la zone euro”, selon le communiqué, précisant que l’UE a réaffirmé son soutien au développement pacifique de la Chine et son respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du pays.

Les deux parties ont également convenu de traiter leurs différends et préoccupations de manière constructive.

Au cours du dialogue, les deux parties ont également décidé de tenir un dialogue régulier sur la défense et la sécurité, tout en soulignant leur volonté de renforcer leur coopération en matière d’escorte navale.

Laurent Fabius : La Chine joue un rôle important dans la solution de la crise de l’euro

Ajouté au 22/07/2012 par SHI Lei

« La Chine est très attachée à la construction européenne. Le rôle de la Chine pour la stabilisation et développement de la zone euro est très important », a déclaré le 10 juillet le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius.

Selon le ministre, la Chine a acheté beaucoup d’obligations européennes et possède des réserves importantes en euros. Sur le plan financier, la Chine est un des pays qui contribuent le plus à résoudre la crise.

« Le partenariat stratégique entre la France et la Chine était d’intérêt mutuel, fondé sur l’amitié franco-chinoise, sur la stabilité, et bénéfique à la fois aux deux pays et à l’ensemble du monde », a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse avant la fin de sa visite en Chine.

Il s’agit de la première visite en Chine d’un membre du nouveau gouvernement français depuis l’élection du président François Hollande.

Cette visite a été précédée par un entretien positif entre les présidents chinois et français au Mexique au mois de juin, qui avait fourni la direction de notre action dans l’avenir, a annoncé M. Fabius lors d’un point presse à l’ambassade de France à Beijing.

Quant à la coopération tous azimuts entre les deux pays, M. Fabius a mentionné le partenariat politique, économique et culturel entre la France et la Chine.

Sur le plan politique, les deux pays ont « énormément d’analyses en commun, même si sur quelques points nous pouvons avoir des différences ». Il faut donc résoudre ces dernières à travers des dialogues et des échanges amicaux, a-t-il souligné.

À propos de la coopération économique entre la France et la Chine, il a en particulier souligné les domaines de l’aéronautique et du nucléaire civil.

« En même temps, il faut renforcer la coopération dans les domaines de la finance, de la santé, de l’alimentation, de la consommation de haute qualité, de l’urbanisation, du développement durable et du traitement de l’eau », a-t-il ajouté.

« Les investissements chinois doivent se développer plus en France. Ils demeurent à un niveau insuffisant. J’espère voir davantage d’entreprises chinoises implanter des filiales en France », a-t-il déclaré en réponse à la question de China.org sur les déséquilibres commerciaux entre la Chine et la France.

Avec l’entrée dans une saison de vacances en France, de plus en plus de Chinois visitent le pays. Le ministre a dit qu’il a proposé de discuter avec ses collègues du gouvernement français pour prendre des mesures afin de faciliter les procédures de visa touristique des Chinois.

« Notre partenariat doit être à la fois politique, économique et culturel pour lier les deux sociétés. Je ferai tout mon possible pour que ce partenariat entre la France et la Chine atteigne son meilleur niveau », a-t-il conclu.

Les pourparlers Chine-UE vont intensifier les relations en matière d’affaires étrangères

Ajouté au 22/07/2012 par SHI Lei

Catherine Ashton, haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, participera au troisième cycle du Dialogue stratégique de haut niveau China-UE, lundi, pour stimuler la coopération et la coordination en matière d’affaires étrangères.

Au cours de la réunion de deux jours qui se tient Beijing, on s’attend à ce que Mme Ashton rencontre le premier ministre Wen Jiabao, le conseiller d’État Dai Bingguo et le ministre de la Défense Liang Guanglie. Le dialogue aidera également à faire le travail de base en vue du prochain sommet Chine-UE à Bruxelles, un peu plus tard cette année, a indiqué l’AFP.

L’actuelle crise de la dette européenne et le développement économique seront la priorité de l’ordre du jour, selon les analystes.

La Chine attache une grande importance au dialogue et compte cimenter davantage la compréhension mutuelle et la confiance entre les deux parties, a déclaré, vendredi, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Liu Weimin.

Au cours des deux cycles précédents de Dialogue stratégique, la Chine et l’UE ont échangé des vues en profondeur sur la situation mondiale et sur les relations bilatérales, ce qui a aidé à édifier la compréhension mutuelle et la confiance, a déclaré Yu Sui, expert en études européennes du Centre chinois d’études du monde contemporain. « On s’attend à ce que le nouveau cycle de dialogue soit conduit d’une manière plus solide », a indiqué M. Yu.

Au dernier sommet Chine-UE, qui avait été reporté d’octobre 2011 à février 2012 en raison de la crise européenne de la dette souveraine, la Chine a réitéré son soutien à l’euro.

Il est probable que les deux parties vont discuter de la manière de mettre en application les accords qui ont été conclus, selon Wu Baiyi, expert en études européennes de l’Académie des sciences sociales de Chine.

Le redressement et la solidarité de l’UE ne peuvent pas accomplir de grands progrès du jour au lendemain, et la Chine tente de continuer son aide par l’entremise d’organismes économiques internationaux comme le FMI, a-t-il dit.

La Chine et l’UE sont profondément interdépendantes l’une de l’autre, a déclaré jeudi l’ambassadeur Markus Ederer, chef de la délégation de l’UE en Chine. La Chine aide les pays européens à traverser la crise en cours, alors que l’UE peut aider la Chine à gérer son urbanisation, a-t-il déclaré.

L’UE est le plus gros marché pour les exportateurs chinois qui ont été affectés par la crise de la dette. Le volume du commerce bilatéral a atteint 567 milliards $ en 2011.

Selon M. Ederer, la relation Chine-UE a été témoin d’un vif essor ces derniers mois, et les deux parties cherchent une coopération dans des domaines comme la conservation de l’eau, la sécurité alimentaire et la sûreté nucléaire.

Des questions mondiales, notamment les troubles en Syrie, au Soudan et au Sud-Soudan, seront également traitées pendant le prochain dialogue, a déclaré Ederer.

Inauguration de l’exposition « Yu Xi et la France » à Wuhan

Ajouté au 22/07/2012 par SHI Lei

Le 12 juillet, l’inauguration de l’exposition « Yu Xi et la France » s’est déroulée à Wuhan. Plusieurs gouverneurs locaux y ont assisté. M. Serge Lavroff, Consul général de Wuhan, a donné un discours en disant : « M. Yu Xi est un personnage significatif pour la relation sino-française, il a enregistré un grand nombre d’événements entre la Chine et la France ».

L’exposition est divisée en plusieurs parties : « Yu Xi et les chefs d’État français », « Yu Xi et les politiciens français », « Yu Xi, l’influence des échanges culturels entre la Chine et la France ». Cette exposition a été présentée selon divers angles comme la littérature et la photographie.

Fête nationale française : célébration dans la nouvelle ambassade de France en Chine

Ajouté au 22/07/2012 par SHI Lei

À la veille de la fête nationale française, une réception s’est tenue le 13 juillet à l’ambassade de France en Chine. C’est la première fois que la communauté française célèbre la fête nationale dans les nouveaux locaux de l’ambassade, situés dans la rue Tianze, dans l’arrondissement de Chaoyang à Beijing.
Dans son discours, Mme Sylvie Bermann, ambassadeur de France en Chine, a présenté les fruits de la dernière visite en Chine de M. Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères, et exprimé ses meilleurs vœux pour les relations sino-françaises.
M. Song Tao, vice-ministre chinois des Affaires étrangères, également présent à la réception, s’est entretenu avec Mme Bermann avant la cérémonie.

Beijing: première destination chinoise des groupes professionnels français de caravaning

Ajouté au 22/07/2012 par SHI Lei

Le 14 juillet, lors de la fête nationale française, la cérémonie de départ du « caravaning vers la Chine 2012 », organisée par le comité du développement touristique de Beijing, le groupe de voyages chinois Kanghui et la Fédération Française de Camping et de Caravaning (FFCC), a eu lieu à Beijing.

Le directeur adjoint du comité du développement touristique de Beijing, Sun Weijia,, le PDG adjoint du groupe de voyages de Beijing, Gao Fei, le président de la FFCC, Gérard Couté, le président du Raid des Baroudeurs, Jean Paul Debroise et le PDG du groupe de voyages Kanghui, Li Jilie, ont assisté activement à la cérémonie. À la cérémonie, au nom du comité du développement touristique de Beijing, Sun Weijia a décerné le « certificat d’honneur du tourisme de Beijing » à la FFCC et au Raid des Baroudeurs. Lors de la cérémonie, les trois parties ont annoncé leurs efforts pour faire de la ville de Beijing la première destination chinoise des groupes professionnels français, voire même européens, de camping, de caravaning et de voitures de collection.

Cet événement reliant Paris à Beijing se divise en deux groupes et rassemble au total 41 camping-cars et plus de 80 participants. Le voyage de 30 000 km durera 3 mois.

Parmi les 80 amateurs français de caravaning, onze ont plus de 70 ans, et c’est leur premier voyage en Chine. Ces personnes âgées veulent diffuser un nouveau concept de tourisme et un nouveau mode de « voyage avec sa maison ».

Les groupes sont partis le 1er juin de Paris. Ils ont voyagé vers l’est en passant par l’Allemagne, la Pologne, la Lituanie, la Russie, la Mongolie, etc. Les deux groupes sont arrivés à Beijing respectivement le 11 et le 12 juillet. Après des visites à la Grande Muraille, à la Cité interdite et un repos de trois jours, les groupes quitteront Beijing pour commencer leur voyage en Chine.

Ces camping-cars sont fabriqués par de célèbres constructeurs européens, dont le groupe Rapido. Ils passeront par Xi’an, Lanzhou, Xining, Zhangye, le passage de Jiayuguan, Dunhuang, Hami et Turpan afin de reprendre la route de la soie,candidate pour être inscrite sur la Liste du patrimoine mondial. Après être sortis de la Chine par Kashi, ils continueront vers l’ouest en direction de Londres.

Ces dernières années, le caravaning s’est également développé en Chine. Avec l’augmentation du niveau de vie des Chinois, il y a une demande de plus en plus importante pour les voyages individualisés. Le voyage en caravane offre de larges perspectives d’avenir.

Situation et perspectives économiques de Shanghai : la ville poursuit sa transformation vers une métropole de services

Ajouté au 22/07/2012 par SHI Lei

L’économie de Shanghai a maintenu sa croissance en 2011 à 8,2 %, à un rythme plus lent que la moyenne nationale (+ 9,2 %), ce qui traduit un certain degré de maturité économique. Le dynamisme du secteur tertiaire (+ 9,5 %) et de la consommation (+ 12,3 %) ont contribué à la croissance, alors que le secteur secondaire a été moins vigoureux, et que l’investissement et le commerce ont pesé négativement.

2012 verra sans doute cette tendance se poursuivre, à l’instar de l’ensemble de la Chine. C’est à long terme que Shanghai doit faire face à l’enjeu principal de son développement : transformer un centre de production industrielle en une métropole de services et de valeur ajoutée, ouverte sur sa proche région comme à l’international. Or, si la ville a été capable de développer ses infrastructures de manière massive, son aptitude à s’intégrer au delta du Yangtsé et à s’ouvrir à l’international reste à confirmer. Des réformes restent encore nécessaires pour répondre pleinement à sa vocation de métropole internationale, notamment en matière d’attractivité et d’intégration des populations migrantes, pour réduire les pénuries actuelles et à venir de main d’œuvre.

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L’économie de Shanghai a crû de 8,2 % en 2011, soit moins que la moyenne chinoise (+ 9,9 %), tirée par les provinces de l’intérieur. A moyen terme, la ville va continuer à se repositionner comme un centre de services, à la fois aux niveaux international (centre financier), national (centre d’affaires) et régional (« tête du Dragon » du Delta du Yangtsé). Pour cela, une accélération des réformes est nécessaire, alors que celles-ci – au niveau financier notamment – semblent en panne.

1. Une croissance qui ralentit et force à une évolution du modèle économique

Shanghai a connu comme l’ensemble de la Chine, un ralentissement en 2011, plaidant pour l’évolution de son modèle de développement et l’accélération des réformes. La croissance a été pénalisée par un investissement en baisse (507 milliards RMB, – 4,7 %), handicapé par le recul de l’immobilier et, sans doute, « l’effet post-Expo ». Shanghai a pourtant bénéficié de budgets publics importants puisque les recettes (343 milliards RMB, + 19,4 %) et les dépenses (391,4 milliards RMB, + 18,5 %) ont progressé, en phase avec le budget national (respectivement, + 20,8 % et + 16,8 %). De même, le commerce extérieur, tiré par les provinces de l’intérieur, a progressé moins vite que la moyenne nationale pour les exportations (209 milliards USD, + 16 %, vs. + 20,4 %) et les importations (228 milliards USD, + 21 %, vs. + 25,1%). La part de Shanghai dans les échanges chinois (12 %) s’est donc à nouveau réduite. La consommation s’est montrée plus dynamique (ventes de détail de 678 milliards RMB, + 12,3 %), mais à un rythme moindre qu’en 2010 (+ 17,5%).

Le secteur des services (1 112 milliards RMB, + 9,5 %) a rebondi par rapport à 2010 (+ 5 %). Les services ont été portés par le commerce national de gros et de détail (+ 12,6 %) et le secteur financier (+ 17,7 %). Au-delà du ralentissement du secteur manufacturier, cette reprise souligne – et relance – la vocation de la ville à devenir une métropole de services. La part du secteur tertiaire dans le PIB s’est accrue (57,9 % vs 57 % en 2010) et reprend sa progression (52,6 % en 2007, 53,7 % en 2008 et jusqu’à 59,4 % en 2009) vers l’objectif d’atteindre 65 % en 2015 – qui semble désormais trop ambitieux – et 70 % en 2020. Les services emploient environ 60 % de la population active et génèrent près de 70 % des recettes fiscales de la ville.

En matière d’investissements étrangers, Shanghai reste la première destination en Chine. Ainsi, le nombre de sièges régionaux de sociétés étrangères est passé de 260 en 2009 à 305 en 2010, puis 353 en 2011 ; et le nombre de centres de R&D est passé de 304 à 319, puis 334. En revanche, au niveau industriel, la hausse des coûts de production incite les investisseurs à privilégier l’hinterland industriel que constituent les provinces du Jiangsu et du Zhejiang, voire les provinces de l’intérieur. Ainsi, si les investissements directs étrangers réalisés sont passés de 10,5 milliards USD en 2009 à 11 milliards USD en 2010, puis 12,6 milliards USD en 2011 (+ 13,3 %), une progression plus rapide qu’au niveau national, c’est le tertiaire qui attire l’essentiel des nouveaux investissements.

2. Une politique ambitieuse, notamment en matière d’infrastructures, pour se positionner sur les activités à valeur ajoutée, mais des réformes qui restent à effectuer

La municipalité ne cesse, depuis 25 ans, de programmer de nouveaux projets d’infrastructures. L’effort est particulièrement important en matière de transports urbains, avec une priorité accordée aux transports en commun. Ainsi, le réseau de métro est passé de 350 km en 2009 à 453 km en 2010 (soit plus que le réseau parisien), avec des objectifs fixés à 510 km en 2012 et à 780 km en 2020. L’effort porte particulièrement sur les infrastructures de transport, avec le port international, qui est passé en 2010 au 1er rang mondial pour le trafic de containers (passé à 31,7 M. EVP (équivalent vingt pieds), + 9,3 % en 2011, malgré le ralentissement du commerce), et les deux aéroports (l’aéroport international de Pudong qui verra sa capacité accrue de 30 à 80 M. de passagers en 2015, et le hub de Hongqiao, ouvert en 2010, qui illustre la vocation de Shanghai à relier le pays à l’international via ses connexions intermodales). Au total, le trafic passager a atteint 74,6 M. de personnes en 2010 (+ 3,6 % 3ème rang mondial ; 41,5 M. à Pudong et 33,1 M. à Hongqiao).

Shanghai fonde son avenir économique sur les industries à forte valeur ajoutée, dont le développement est appuyé par la R&D et l’innovation, et les services à haute qualification : en premier lieu, la finance, groupée dans le centre d’affaires de Pudong, mais aussi la logistique, le consulting et le tourisme.

Au regard de cet objectif, les résultats apparaissent mitigés : peu d’innovations financières de fond sont survenues, ces années : 2009 s’était close par l’ouverture du Chinext (le Nasdaq chinois) à Shenzhen ; le développement du marché du RMB offshore sur la place financière rivale de Hong Kong a constitué l’évolution majeure de 2010 et de 2011. En revanche, le lancement de la cotation d’entreprises internationales à Shanghai est reporté sine die et au moins à 2013. De même, la possibilité pour les entreprises étrangères d’émettre des obligations en RMB à Shanghai (“panda bonds”), très attendue pour financer leurs investissements en Chine, devra attendre des conjonctures économique et notamment financière plus porteuses.

L’intégration des non-Shanghaiens reste lente, notamment des ouvriers migrants (mingong), qui sont sous un régime de passeport intérieur (hukou) strictement contrôlé. Les autorités avaient annoncé en 2009 que l’accès au hukou de Shanghai serait facilité pour les personnes très qualifiées ; cette ouverture a été marginale.

Shanghai est engagée dans un effort de grande ampleur pour développer son attractivité. Outre les considérations de coûts, l’évolution démographique rend nécessaire l’attraction d’une main d’œuvre, qualifiée ou moins qualifiée (pour les services à la personne). Le nombre de résidents devrait atteindre 30 millions à l’horizon 2020. A réglementation inchangée, près du tiers de la population aurait alors plus de 60 ans, alors que la proportion est déjà de 20 %, deux fois plus élevée que la moyenne nationale. Accroître son attractivité, sur le plan national comme international, apparaît donc comme une obligation pour Shanghai.

Publication de la Déclaration de Beijing de la 5e Conférence ministérielle du Forum sur la Coopération sino-africaine

Ajouté au 22/07/2012 par SHI Lei

La Chine a publié la Déclaration de Beijing de la 5e Conférence ministérielle du Forum sur la Coopération sino-africaine, qui s’est clôturée vendredi dans la capitale chinoise.

Voici le texte intégrale:

1. Nous, Ministres des Affaires étrangères et Ministres chargés de la coopération économiques de la République populaire de Chine et de 50 pays africains ainsi que Président de la Commission de l’Union africaine (UA), nous sommes réunis les 19 et 20 juillet 2012 à Beijing pour la 5e Conférence ministérielle du Forum sur la Coopération sino-africaine (FCSA).

2. Nous exprimons notre gratitude à Son Excellence Monsieur Hu Jintao, Président de la République populaire de Chine, à Son Excellence Monsieur Jacob Gedleyihlekisa Zuma, Président de la République d’Afrique du Sud, à Son Excellence Monsieur Thomas Boni Yayi, Président en exercice de l’Union africaine et Président de la République du Bénin, à Son Excellence Monsieur Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, Président de la République de Guinée équatoriale, à Son Excellence Monsieur Ismail Omar Guelleh, Président de la République de Djibouti, à Son Excellence Monsieur Mahamadou Issoufou, Président de la République du Niger, à Son Excellence Monsieur Alassane Dramane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire, à Son Excellence Monsieur José Maria Pereira Neves, Premier Ministre de la République du Kenya, et à Son Excellence Monsieur Mohamed Kamel Amr, Envoyé spécial du Président de la République arabe d’Egypte, pour leur présence à la cérémonie d’ouverture de la Conférence et saluons la République du Soudan du Sud et la Commission de l’UA qui participent pour la première fois à la Conférence ministérielle en tant que membre du FCSA.

3. Réunis autour du thème “Consolider les acquis et ouvrir de nouvelles perspectives pour le nouveau partenariat stratégique sino-africain”, nous avons passé en revue avec satisfaction le chemin parcouru dans le développement des relations sino-africaines et évalué la mise en oeuvre du suivi de la 4e Conférence ministérielle tenue à Charm El-Cheikh, en Egypte, en novembre 2009, estimant que les objectifs fixés par cette dernière ont réalisés et que cela a jeté une base plus solide et ouvert des perspectives plus prometteuses au développement des relations sino-africaines. Nous avons discuté des voies et moyens pour approfondir davantage les relations sino-africaines et sommes parvenus à d’importants consensus.

4. Nous sommes d’avis que le développement du nouveau partenariat stratégique entre la Chine et l’Afrique, respectivement le plus grand pays en développement et le plus grand groupement de pays en développement du monde, revêt une signification importante pour la promotion de la paix, de la stabilité et du développement dans le monde et correspond aux intérêts fondamentaux et stratégiques des deux parties. Plate-forme importante de dialogue collectif et mécanisme efficace de coopération pragmatique entre la Chine et l’Afrique, le FCSA joue un rôle croissant et irremplaçable dans la promotion des relations sino-africaines. La Chine et l’Afrique sont prêtes à renforcer davantage la construction du Forum pour qu’il continue à jouer un rôle leader dans le développement des relations sino-africaines.

5. Nous constatons que la situation internationale connaît actuellement des changements profonds et complexes, que la paix, le développement et la coopération constituent désormais la tendance générale de notre époque, que les rapports de force internationaux évoluent vers un équilibre relatif et que les pays en développement jouent un rôle croissant dans les affaires internationales. Nous préconisons la réforme du système et de l’ordre internationaux pour les rendre justes, rationnels et adaptés à la réalité politique internationale et nous soulignons que l’Afrique doit posséder une place qui lui convient sur la scène internationale.

6. Profondément préoccupés par les instabilités dans certaines régions du monde, nous réaffirmons notre attachement commun aux buts et principes de la Charte des Nations Unies et aux normes fondamentales régissant les relations internationales, préconisons le règlement politique et pacifique des crises et des différends et le concept de sécurité marqué par la confiance mutuelle, les avantages réciproques, l’égalité et la concertation, et rejetons toute ingérence dans les affaires intérieures d’autrui et le recours arbitraire à la force ou à la menace par la force dans les affaires internationales.

7. Nous nous prononçons pour la préservation de la place et du rôle centraux des Nations Unies dans les affaires internationales, et nous réaffirmons la nécessité de réformer l’ONU et de corriger l’injustice historique faite aux pays africains en augmentant en priorité la représentation des pays africains au sein du Conseil de Sécurité des Nations Unies et des autres institutions onusiennes.

8. Préoccupés par la propagation et l’approfondissement de la crise financière internationale et la gravité de la situation économique mondiale, nous préconisons que les différents pays fassent preuve de solidarité et travaillent la main dans la main pour réaliser la paix, promouvoir le développement et résoudre les divergences par la coopération et pour réaliser ensemble la stabilisation et la reprise de l’économie mondiale.

9. Conscients que le déséquilibre de développement Nord-Sud est un facteur important entravant la réalisation d’une croissance forte, durable et équilibrée de l’économie mondiale, nous réaffirmons que le développement de l’Afrique est d’une importance prioritaire dans le processus de réduction de l’écart Nord-Sud et appelons la communauté internationale à accroître effectivement son engagement pour soutenir et aider les pays africains dans la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement.

10. Nous apprécions le fait que la Conférence des Nations unies sur le Développement durable, tenue en juin 2012, s’est penchée sur le développement durable en Afrique et attendons de la part de la communauté internationale des actes concrets pour mettre en oeuvre les acquis de la conférence dans le respect du principe des “responsablités communes mais différentes”. Nous appelons la communauté internationale, sous la conduite de l’ONU, à accorder une haute attention à l’insuffisance des capacités d’exécution dans le domaine du développement durable, à montrer sa volonté politique et son engagement de trouver des consensus et à se mettre d’accord sur le plan d’application du cadre de développement durable post-OMD, et exhortons les pays développés à honorer leurs engagements en matière d’aide aux pays en développement, notamment aux pays africains.

11. Nous sommes d’avis qu’un système commercial multilatéral juste, rationnel et non discriminatoire est d’une importance capitale pour la consolidation de la reprise et le développement durable de l’économie mondiale, et nous appelons les différentes parties concernées à faire preuve de volonté politique et à surmonter les difficultés et obstacles afin de faire avancer rapidement les négociations du cycle de Doha pour le développement de l’Organisation mondiale du Commerce en tenant pleinement compte des intérêts de préoccupations des pays en développement, notamment des pays africains, et en respectant le mandat de Doha et les acquis obtenus jusqu’ici. Nous appelons les pays développés à ne pas recourir au protectionnisme commercial.

12. Nous préconisons une réforme nécessaire du système financier international pour le rendre juste, équitable, inclusif et ordonné, accroître effectivement le droit à la parole et la représentation des pays en développement dans les institutions financières interantionales et le système monétaire international et renforcer la compétence des institutions financières interantionales en matière de développement et de lutte contre la pauvreté afin de réduire le fossé Nord-Sud. La prtie africaine soutient la discussion des pays du BRICS sur la possibilité de créer une nouvelle banque de développement pour le financement des projets d’infrastructures et de développement durable des pays du BRICS et des autres pays émergents et pays en développement, en complément des effrots des institutions financères multilatérales et régionales existantes pour favoriser la croissance et le développement dans le monde.

13. Nous suivons de près le problème de la multiplication des menaces et des défis planétaires tels que le changement climatique, la dégradation de l’environnement, la sécurité en matière d’énergie et de ressources naturelles, les grandes pandémies et les catastrophes naturelles majeures. Nous félicitons l’Afrique du Sud pour le succès de la Conférence de Durban sur les changements climatiques et estimons que les différentes parties concernées doivent mettre effectivement en oeuvre les consensus sur la plate-forme de Durban pour une action renforcée, la deuxième période d’engagement du Protocole de Kyoto, le Fonds vert pour le climat, le mécanisme de technologies et l’adaptation conformément aux principes et aux dispositions de la Convention-Cadre des Nations-Unies sur les Changements climatiques (CCNUCC). Nous entendons travailler ensemble à renforcer l’application intégrale, efficace et continuelle de la CCNUCC et de son Protocole de Kyoto, et à faire avancer la coopération internationale en matière de changement climatique, conformément aux principes de l’équité et des “responsabilités communes mais différenciées”.

14. Nous nous réjouissons des progrès obtenus ces dernières années par la Chine et l’Afrique dans les domaines politique, économique et social et nous sommes pleinement confiants dans les perspectives de développement de par et d’autre. La partie africaine salue l’attachement de la Chine à la voie du développement pacifique et sa contribution à la paix, à la stabilité et à la croissance mondiales. La Chine apprécie hautement les efforts fructueux de la partie africaine dans la préservation de la paix et de la stabilité régionales, la réalisation d’une croissance plus rapide et la contribution d’une Afrique unie et forte.

15. Nous estimons que la coopération sino-africaine, incarnant la solidarité et l’entraide entre les pays en développement et marquée par l’égalité, les avantages réciproques, l’ouverture et l’inclusivité, mérite la compréhension et le soutien de la communauté internationale. Nous appelons les partenaires de développement internationaux à mettre en valeur leur complémentarité et à travailler dans une interaction positive en Afrique pour contribuer ensemble à la paix et au développement du continent.

16. Nous réaffirmons que la Chine et l’Afrique continueront à approfondir le nouveau partenariat stratégique sion-africain marqué par l’égalité et la confiance mutuelle sur le plan politique, la coopération et le gagnant-gagnant sur le plan économqieu et les échanges et l’inspiration mutuelle sur le plan culturel. Pour ce faire, nous entendons :

Intensifier davantage les consultations politiques et le dialogue stratégique, multiplier les échanges de haut niveau, renforcer le partage d’expériences en matière de gouvernance, respecter et soutenir les intérêts essentiels de part et d’autre en matière de souveraineté, d’indépendance, de sécurité, d’unité, d’intégrité territoriale et de développement national, pour accroître la confiance politique mutuelle et le consensus stratégique entre les deux parties.

— Renforcer les échanges et la coopération entre les deux parties pour favoriser le fonctionnement de l’Architecture africaine de Paix et de Sécurité et continuer à soutenir et à aider l’Afrique dans le renforcement de ses capacités de préservation de la paix et de la sécurité, intensifier les concertations et la coordination au Conseil de Sécurité des Nations Unies comme dans les autres enceintes multilatérales, et appeler la communauté internationale à soutenir les efforts des pays et organisations régionales africains pour résoudre par eux-mêmes les problèmes du continent.

— Accroître la coopération entre la Chine et l’UA ainsi que les organisations sous-régionales africaines, et prendre ensemble des mesures afin de promouvoir la solidarité et la bonne entente entre Africains et la construction d’une Afrique unie et forte et de soutenir les efforts d’intégration et de développement durable dans les cadres de l’UA et du NEPAD.

— Rechercher activement et mettre pleinement en valeur les avantages comparatifs de par et d’autre pour?élargir la coopération économique mutuellement avantageuses et le commerce équilibré, innover les modalités de coopération, en améliorer l’environnement et gérer adéquatement les problèmes et difficultés apparus dans la coopération afin que la coopération sino-africaine puisse devenir plus riche et plus fructueuse, nous permettre de mieux faire face aux impacts négatifs de la crise financière internationale et apporter des bénéfices aux peuples chinois et africains. Sur la base existante, approfondir et élever le niveau de la coopération dans les domaines du Commerce, de l’investissement, de la réduction de la pauvreté, de la construction d’infrastructures, du renforcement des capacités, du développement des ressources humaines, de la sécurité alimentaire et des industries de hautes et nouvelles technologies.

— Renforcer les échanges et la coopération culturels et humains. Promouvoir énergiquement le dialogue entre les civilisations chinoise et africaines,?lancer une nouvelles série d’échanges dans les domaines de la culture, de l’éducation, du sport et du tourisme, multiplier davantage les contacts entre les jeunes, les femmes, les associations populaires, les médias et les institutions académiques afin d’approfondir la connaissance mutuelle et l’amitié ente les peuples chinois et africains et de contribuer à la diversité culturelle dans le monde.

Intensifier davantage la coopération dans les affaires internationales en tenant pleinement compte des préoccupations et revendications légitimes de par et d’autre, et multiplier les concertations et les soutiens réciproques pour contribuer ensemble à la démocratisation des relations internationales et à l’avènement d’un monde harmonieux de paix durable et de prospérité commune.

17. Dans l’esprit de la présente Déclaration, nous avons élaboré et adopté le Plan d’Action de Beijing (2013-2015) de la 5e Conférence ministérielle du Forum sur la Coopération sino-africaine.

18. Nous remercions l’Egypte pour sa contribution au développement du FCSA et des relations sino-africaines depuis la création du Forum, surtout durant la période 2006-2009 en tant que Président et la période 2019-2012 en tant que Coprésident du Forum.

19. Nous remercions la Chine des dispositions minutieuses prises pour la préparation et l’organisation de cette conférence, exprimons nos félicitations pour les résultats fructueuses et le plein succès de celle-ci, et décidons de tenir la prochaine conférence ministérielle en 2015 en Afrique du Sud.

Yang Jiechi salue le succès de la conférence ministérielle Chine-Afrique

Ajouté au 22/07/2012 par SHI Lei

Le ministre chinois des Affaires étrangères Yang Jiechi a salué vendredi le succès de la 5e Conférence ministérielle du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA) qui vient de s’achever.

“Grâce aux efforts conjoints de la Chine et de l’Afrique, la conférence a été couronnée de succès, et nos objectifs ont été atteints”, a déclaré M. Yang lors d’une conférence de presse conjointe.

La conférence de deux jours, organisée à Beijing, a permis de forger des consensus et de renforcer la confiance mutuelle, a indiqué M. Yang. Le ministre a également mis en avant les près de 20 rencontres entre dirigeants chinois et africains et la participation active des délégués venus de Chine et d’Afrique.

“Une telle conférence illustre la détermination de la Chine et de l’Afrique d’approfondir leur nouveau partenariat stratégique et de consolider inlassablement l’unité entre les pays en développement”, a-t-il souligné.

La conférence permettra également de promouvoir la coopération sino-africaine grâce à l’innovation, a-t-il ajouté.

Le président chinois Hu Jintao a annoncé une nouvelle série de mesures pour soutenir la paix et la stabilité en Afrique et promouvoir les relations sino-africaines.

Ces nouvelles mesures, qui couvrent les investissements, l’aide, le développement social, l’intégration africaine, les contacts informels, la paix et la stabilité, sont beaucoup plus larges et riches qu’auparavant en matière de ressources”, a-t-il expliqué.

Il a mis en avant les deux documents sur lesquels les pays se sont accordés lors de la conférence, à savoir la Déclaration de Beijing et un plan d’action pour 2013-2015.

La prochaine Conférence ministérielle du FCSA sera organisée par l’Afrique du Sud. M. Yang a exprimé ses félicitations et s’est engagé à poursuivre les efforts avec la partie africaine pour promouvoir la coopération.

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