9 films français bientôt projetés à Xi’an

Ajouté au 28/04/2012 par SHI Lei

Le 1er mai, le 9e Panorama du cinéma français arrivera à Xi’an, chef-lieu de la province du Shaanxi (centre de la Chine). Neuf nouveaux films français seront projetés au public chinois. Cet événement durera jusqu’au 11 mai.

Le Panorama du cinéma français a pour objet de proposer au public chinois le meilleur de la culture cinématographique française et de l’esprit français. C’est pourquoi la sélection englobe des films de différents genres. En tête du casting, on retrouve une des plus grandes comédiennes française, Isabelle Huppert. Son nouveau film, Mon pire cauchemar, raconte l’histoire de deux personnages complètement décalés dans la vie mais inévitablement rapprochés par le destin. La Guerre est déclarée, film primé de nombreuses fois et qui représentait la France aux Oscars, saura à la fois faire pleurer et réjouir le public chinois avec une histoire d’amour très personnelle.

Cette année, le Panorama rendra aussi hommage à l’un des grands maîtres du cinéma français. Le Voyage dans la lune de Georges Méliès sera ainsi projeté pour la première fois en Chine, tout juste 110 ans après sa sortie en France.

Apple multiplie par 4 son revenu en Chine

Ajouté au 28/04/2012 par SHI Lei

Le quadruplement du chiffre d’affaires d’Apple Inc en Chine au premier trimestre a contribué à environ 20 % du revenu total de la société n °1 de la technologie dans le monde.

Son chiffre d’affaires en Chine a atteint 7,9 milliards de dollars en raison de l’explosion des ventes de l’iPhone, de l’iPad et des ordinateurs Mac sur le plus grand marché mondial de la téléphonie, a déclaré l’entreprise hier.

Les ventes de l’iPhone étaient cinq fois supérieures à leur niveau de l’an dernier après le lancement de l’iPhone 4S dans la partie continentale de Chine en janvier, tandis que l’addition de China Telecom en tant que partenaire officiel de l’iPhone en mars a également poussé les ventes. Le premier partenaire de l’iPhone dans le pays était China Unicom.

« Apple est en pleine croissance dans la partie continentale de Chine grâce aux ventes d’iPhones », a déclaré Wang Ying, un analyste d’Analysys International à Beijing.

Le directeur financier d’Apple Peter Oppenheimer a déclaré lors d’une conférence téléphonique que l’entreprise a continué à voir un énorme élan sur le marché chinois.

Les ventes mondiales de l’iPhone ont grimpé de 88 % au cours du trimestre, tandis que les ventes globales de smartphones ont progressé de 42 % sur la même période, affirme l’institut de recherche IDC.

À la fin de l’année dernière, la part d’Apple dans le marché des smartphones de la partie continentale de Chine était de 5,7 %, toujours derrière Samsung qui détenait 22 % et Nokia avec 15,3 %, indique Analysys.

Au niveau mondial, les revenus d’Apple pour le trimestre s’élevaient à 39,2 milliards de dollars, soit une hausse annuelle de 59 %.

Les médias ont récemment rapporté qu’Apple pourrait lancer son nouvel iPad le mois prochain dans la partie continentale de Chine.

Lafayette ouvrira son premier magasin d’Asie en Chine en mai 2013

Ajouté au 28/04/2012 par SHI Lei

Dans un centre d’achat de très haut de gamme, le groupe les Galeries Lafayette va ouvrir son premier magasin d’Asie à Beijing en Chine. Une ouverture prévue en mai 2013, dans le quartier commercial de Xidan de la capitale chinoise, a-t-on appris le 23 avril lors de la conférence de presse du festival international de la mode de Xidan 2012.

Le magasin Lafayette de Beijing deviendra le lieu fashion qui combinera mode occidentale et orientale. Actuellement, la construction du bâtiment principal du magasin s’est déjà achevée et est prêt à accueillir ses premiers clients en mai 2013.

 

Le dessin animé Xiyangyang interdit en France ?

Ajouté au 28/04/2012 par SHI Lei

D’après le site www.french.china.org.cn, le dessin animé Xiyangyang (Pleasant Goat and Big Big Wolf en anglais) est le préféré des enfants chinois. Les produits dérivés tels que les vêtements, les chaussures, les ballons et les sacs à dos sont très aimés de ces enfants et leurs parents. Le 22 avril, on pouvait lire sur un microblog que la diffusion de Xiyangyang était interdite en France, et que selon les études d’un scientifique iranien, les enfants seraient entravés dans leur développement intellectuel après avoir regardé ces dessins animés. Hier, après la vérification d’un journaliste, cette rumeur a été confirmée comme fausse.

La source de la rumeur est incertaine

La nouvelle sur Internet a conclu les « dix accusations » pesant sur Xiyangyang : la violence contre le méchant loup, les taquineries irrespectueuses infligées au chef de village, l’amour très jeune, la louve prônant la violence à son mari, l’accent mis sur le maquillage, etc. Bien sûr, cela pourrait causer l’interdiction d’un dessin animé en France.

Hier, lorsqu’un journaliste a vérifié la source de cette rumeur sur Internet, il a trouvé que sur Wikipédia, on ne trouve aucun journal de Singapour appelé Sciences de la santé. En ce qui concerne John Abraham, le scientifique iranien susmentionné, le journaliste n’a trouvé aucune information, à l’exception d’un acteur indien de 40 ans, qui n’a publié aucun ouvrage scientifique. Le journaliste a fait ensuite une recherche sur Xiyangyang en France, sans rien trouver de concluant.

Le producteur indique que le dessin animé n’est pas exporté en France

M. Wu, superviseur général de distribution de la Société Creative Power Entertaining, producteur de Xiyangyang, a déclaré : « Nous avons lu cette nouvelle sur Internet. Les internautes sont pleins d’humour. Ils n’ont pas besoin de faire la publicité de Xiyangyang, même s’ils l’aiment bien. Ce dessin animé n’est pas exporté en France, comment sa diffusion pourrait-elle être interdite ? Cette nouvelle n’a pas causé de tort à la marque pour le moment, nous attendons de voir la suite des événements. »

 

Présidentielle : Les Français de Chine votent (toujours) Sarkozy

Ajouté au 28/04/2012 par SHI Lei

Le candidat de l’UMP arrive en tête dans tous les bureaux de vote de Chine, mais avec moins d’avance qu’en 2007. François Bayrou perd sa deuxième place au profit de François Hollande, qui fait bien mieux que Ségolène Royal il y a 5 ans.

27% au niveau national, 56 à Hong-kong : Nicolas Sarkozy ne connaît pas les même difficultés en Chine qu’en métropole. Et pourtant, malgré une nette victoire dans la plupart des bureaux du pays, les résultats du candidat de l’UMP sont en recul de quelques points par rapport au premier tour de l’élection présidentielle de 2007 : 56% à Hong-kong (62 en 2007), 50 à Shanghai (53 en 2007), 37 à Pékin (41).

François Hollande, le candidat du PS est finalement la surprise du vote des Français en Chine, puisqu’il a beaucoup plus convaincu que Ségolène Royal il y a 5 ans. 29,5%, 21,8%, 17,5% à Pékin, Shanghai et Hong-Kong, contre 22%, 16% et 12% pour son ancienne compagne, à qui les Français de Chine avaient préféré François Bayrou. Le candidat du Modem, en net recul, est tout de même le troisième homme à Pékin, Wuhan, Shanghai ou Hong-kong, suivis de Jean-Luc Mélenchon et Eva Joly, qui n’atteignent pas les 5% des votes exprimés.

Marine Le Pen, qui a crée la surprise en France dimanche soir avec 18% des votes, ne convainc pas les Français de Chine, avec un score de 2,9% à Hong-Kong, 2,8% à Shanghai et 4,5% à Pékin.

Côté participation, pas beaucoup d’évolution depuis 2007. La tendance est à la baisse, mais le nombre de Français inscrits sur les listes électorales chinoises a beaucoup augmenté depuis 5 ans. Environ 55% des inscrits se sont déplacés au bureau de vote. (voir résultats détaillés ci-dessous)

Longue journée pour les présidents de bureaux

On vient voter en famille avant d’aller à la plage sous le soleil de Hong-Kong, ou entre collègues à Canton. Peugeot SA avait affrêté un bus spécial depuis Shenzhen pour ses employés, 400 km de route que certains ont préféré parcourir en covoiturage. A l’arrivée devant les bureaux, beaucoup sont étonnés par la queue : peu de votants certes, mais des locaux parfois exigus, et des organisateurs qui préfèrent une présidentielle sans couac à un rythme soutenu. Le personnel consulaire n’est pas spécialisé dans la gestion des urnes, et les présidents de bureaux ont assumé leur tâche avec une prudence toute particulière.

Une prudence qui a parfois viré à l’excès : à Hong-Kong des journalistes se sont plaints d’être interdits de photos à l’intérieur des bureaux. A Pékin, c’est un groupe d’une quinzaine d’électeurs, venus assister au dépouillement, qui a dû patienter une heure et demie en dehors de l’ambassade. Les organisateurs avaient préféré limiter le nombre d’observateurs autour des tables pendant la préparation de la salle et la répartition des enveloppes. Quitte à faire jaser à l’extérieur du bâtiment : “C’est scandaleux”, “ils deviennent de plus en plus Chinois”, blague-t-on.

Yves, professeur à l’Ecole Normale de Pékin, 45 ans de dépouillement à son actif, n’a “jamais vu ça”, et explique au président de bureau qu’il convient de laisser l’accès libre pendant tout l’exercice. L’incident est oublié par presque tout le monde – deux jeunes gens épluchent le code électoral à la recherche d’une infraction – et le dépouillement commence, le sérieux des scrutateurs à peine troublé par les commentaires des militants locaux.

“Ca s’est passé convenablement” témoigne Yves après la lecture du procès verbal. Le Français repart tout sourire, son calepin plein de calculs dans la poche – il avait fait les comptes bien avant les assesseurs – et assure qu’il sera là dans deux semaines, pour le second tour.

Longue soirée pour les votants

Quand les bureaux de vote se vident, les bars se remplissent, car la soirée va être longue. Il faudra théoriquement attendre 2h du matin pour avoir des estimations de résultats. Tout le monde connaît ceux des bureaux de Chine, que l’on juge “sans surprise”, et on commence à s’échanger des informations suisses ou belges à partir de 23h. Mais qu’importe, dans les bars décorés en bleu blanc rouge règne une ambiance de 14 juillet plus que de débat politique, et personne ne veut rater l’annonce des résultats sur France Télévision.

Dans le quartier de la tour de la cloche, à Pékin, les Français ont fait la navette en groupe entre les bars décorés en bleu-blanc-rouge. Un sondage “sortie d’urne – rentrée de bar” avait été organisé au Café de la Poste, pour faire patienter le public. Résultat : François Hollande devant J-L Mélenchon et Eva Joly… Dominique Strauss-Kahn et Mao sont devancés de quelques voix.

 

Au Salud, un bar de Pékin où beaucoup de Français s’étaient rassemblés devant un écran géant qui a diffusé TV5 Monde pour l’occasionC.R

Résultats provisoire ville par ville, avant validation par le Conseil Constitutionnel et publication par l’ambassade.
Ces résultats seront mis à jour dans la journée (notamment pour Shenyang et Chengdu)

Pékin : 3199 inscrits, 1746 votants (55% de participation)
Nicolas Sarkozy 37 ; François Hollande 29,5 ; François Bayrou 14,1; Jean-Luc Mélenchon 6,9 ; Marine Le Pen 4,5 ; Eva Joly 4,5 ; Philippe Poutou 0,6 Nicolas Dupont-Aignan 0,6 ; Nathalie Arthaud 0,3 ; Jacques Cheminade 0,3

Shanghai : 3668 votants
Nicolas Sarkozy 50 ; François Hollande 21,8 ; François Bayrou 14,6 ; Jean-Luc Mélenchon 4,8 ; Eva Joly 4,4 ; Marine Le Pen 2,8 ; Nicolas Dupont-Aignan 0,9 ; Philippe Poutou 0,4 ; Jacques Cheminade 0,24 ; Nathalie Arthaud 0,1

Hong-Kong : 6173 inscrits, 3316 votants (participation 53%)
Nicolas Sarkozy 56 ; François Hollande 17,5 ; François Bayrou 13 ; Eva Joly 4,2 ; Jean-Luc Mélenchon 3,4 ; Marine Le Pen 2,9 ; Nicolas Dupont-Aignan 0,9 ; Philippe Poutou 0,2 ; Jacques Cheminade 0,2 ; Nathalie Arthaud 0,03

Canton : 509 votants
Nicolas Sarkozy 38,7 ; François Hollande 29,7 ; François Bayrou 14,4 ; J6L Mélenchon 5,7 ; Marine Le Pen 5,7 ; Eva Joly 5,4 ; Nicolas Dupont-Aignan 0,9 ; Philippe Poutou 0,17 ; Jacques Cheminade 0,17 ; Nathalie Arthaud 0

Wuhan : (environ 220 votants)
Nicolas Sarkozy 42 ; François Hollande 35,5 ; François Bayrou 16,1 ; Marine Le Pen 6,1 …

 

Le mode chinois favorise le développement agricole de l’Afrique

Ajouté au 28/04/2012 par SHI Lei

Le président indépendant du conseil de l’Organisation des Nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), Luc Guyau, a fait part mercredi qu’il s’intéresse au mode chinois qui favorise le développement de l’agriculutre en Afrique, après une visite sur le Centre de Démonstration des Techniques agricoles (CDTA) établi avec le financement du gouvernement chinois, siuté à environ 17 km au sud de Brazzaville.

“Ce centre est une approche très intéressante pour le devéloppement des nouvelles techniques agricoles dont les pays africains ont bésoin”, a-t-il déclaré.

Le centre fait partie d’un programme de devéloppement de l’ assistance agricole du gouvernement chinois aux Etats africains.

M. Guyau a visité plusieurs structures du centre, dont les serres d’expérimentation des variétés de légumes congolaise, chinoises et africaines; les espaces de cultures expériemntales des variétés de manioc congolaises etchinoises et le centre de vulgarisation des techniques d’élévages au sein de cecentre.

“Il faut qu’il y ait un suivi auprès des différents satgeurs à leur sortie de ce centre, pour pérénniser tous les enseignements et les applications apprises”, a souhaité M. Guyau.

Selon les responsables du CDTA, lors du sommet de Chine-Afrique en 2006 organisé à Beijing, le gouvernement chinois a annoncé un programme qui prévoit la construction d’une vingtaine de centre à travers le continent noir, en vue d’aider les pays africains à asseoir un secteur agroicole solide.

Après une série de préparatifs, le gouvernement congolais a réceptionné fin 2011 le CDTA qui vise entre autres, la formation dans plusieurs secteurs, la récherche dans les domaines agronomiques et la vulgarisation des techniques peu connues des agriculteurs congolais.

Le centre compte spet experts chinois, quatre techniciens supérieurs congolais et près d’une vingtaine d’ouvriers locaux. En tant que fruit de la coopération entre le Congo et la Chine, le CDTA va durer pendant 15 ans.

La visite à Pékin de M.Gilles de Robien les 16 et 17 avril

Ajouté au 28/04/2012 par SHI Lei

M. Gilles de Robien, candidat à l’élection de directeur général du BIT, est venu à Pékin les 16 et 17 avril pour présenter sa candidature.
M. Gilles de Robien, ancien maire et ancien ministre, depuis 2007 délégué du gouvernement français auprès du Conseil d’administration du Bureau International du travail (BIT) à Genève, qui a présidé la conférence internationale du travail en juin 2010 et a représenté la France en 2011 lors des négociations du volet social du G20, est candidat à l’élection de directeur général du BIT. L’élection par le conseil d’administration (CA) a lieu le 28 mai. Il est venu à Pékin les 16 et 17 avril pour présenter sa candidature.

A ce titre, il a été reçu par le vice ministre, M.Wang Xiao Chu, au ministère des ressources humaines et de la sécurité sociale, et par M. Qian Bo, directeur général adjoint des organisations et conférences internationales au ministère des affaires étrangères. Il a également rencontré M. Li Binsheng, secrétaire de la fédération des syndicats de Chine (ACFTU) et M. Li Mingxing, directeur général adjoint de la confédération des entreprises & Association des entrepreneurs.

 

5ème Congrès franco-chinois de sénologie

Ajouté au 28/04/2012 par SHI Lei

Allocution du Consul Général de France, M. Emmanuel Rousseau

(Chongqing, le 20 avril 2012)

C’est toujours un grand plaisir et un honneur que de venir participer aux congrès de médecine organisés par le professeur Ren Guosheng. Son enthousiasme et son énergie à animer et à développer la filière francophone de Chongqing forcent à chaque fois l’admiration et la France lui en est extrêmement reconnaissante : je suis heureux de pouvoir venir porter personnellement devant vous ce témoignage.

Je suis heureux également de saluer tous les participants, venus de près ou de loin, à ce 5ème congrès franco-chinois de sénologie.

Votre congrès est une réunion de spécialistes, ce que je ne suis pas ; aussi, je me bornerai à souligner trois points d’ordre général :

1/ le premier, c’est le dynamisme du professeur Ren en faveur de la francophonie dans le champ médical, à la recherche de l’excellence dans la pratique médicale et dans les derniers progrès en cancérologie, au service des personnes malades et dans un objectif de qualité des soins.

2/ le second, c’est celui de l’attachement des autorités françaises à la filière de formation médicale francophone de Chongqing, au même titre que celles de Shanghai, Wuhan ou Kunming, qui constitue un point très fort de la coopération franco-chinoise dans le domaine de la santé et que le professeur Ren Guosheng, avec son équipe et bien sûr ses étudiants, sait faire vivre et animer dans un souci, là aussi, d’excellence.

3/ Enfin, et ce sera mon dernier point, ce séminaire a pour principal thème la cancérologie : c’est un domaine de santé publique qui nous préoccupe tous et qui touche malheureusement tous les pays développés et, de plus en plus ceux en transition comme la Chine, avec la multiplication des facteurs de risques liés au développement (urbanisation et pollution, tabac, alcool), au changement des habitudes alimentaires (mauvaise nutrition et obésité), au vieillissement de la population. Ce fléau nécessite des mobilisations d’envergure et un engagement sans relâche, dans tous les pays concernés.

Je voudrais ainsi rappeler qu’en France, les autorités, les organisations et les administrations, les spécialistes, les associations de malades, tous, sont mobilisés dans la lutte contre le cancer, en particulier grâce à trois plans quinquennaux de lutte qui se sont succédés depuis plus de 10 ans. Il y a eu de grands investissements, non seulement dans les équipements, mais aussi dans la recherche, la prévention, les soins et la formation. Cette mobilisation sans précédent dans la durée a contribué à faire des progrès avec par exemple la création d’équipes pluridisciplinaires pour prendre les meilleures décisions thérapeutiques, la mise en œuvre de consultations d’annonce, la prise en charge psychologique des personnes malades, etc. Les échanges scientifiques à vocation internationale comme ce Congrès de Chongqing permettent de partager les savoirs. Nul doute que notre réunion, à laquelle je souhaite un plein succès va contribuer, à Chongqing aussi, à faire avancer ces connaissances et les bonnes pratiques dans ce domaine. Je vous remercie de votre attention./.

 

France / présidentielle : grandes propositions des principaux candidats en matière de politique étrangère

Ajouté au 23/04/2012 par SHI Lei

Le premier tour de l’élection présidentielle française 2012 se tiendra le dimanche 22 avril, alors que les opérations de vote débutent en fait samedi dans une partie de l’outre-mer ainsi que pour les Français vivant sur le continent américain. Dix candidats sont en lice pour le scrutin.

Nous proposons ci-dessous les principales propositions en matière de politique étrangère des cinq candidats en tête dans les intentions de vote, à savoir Nicolas Sarkozy (Union pour un mouvement populaire, UMP), François Hollande (Parti socialiste, PS) , Marine Le Pen (Front National, FN), Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche), et François Bayrou (Mouvement démocratique, MoDem).

Nicolas Sarkozy est opposé à la remise en cause du statut de membre permanent au Conseil de sécurité des Nations unies de la France et de son droit de veto. Il est par ailleurs attaché à la poursuite de l’aide aux pays en développement et à la création d’une agence de coopération technique internationale. Il prône également la fusion du G8 et du G20 en une nouvelle instance formelle ainsi que la création d’une organisation mondiale de l’environnement.

Le Parti socialiste est favorable à une réforme de l’ONU et à un élargissement du Conseil de sécurité, en y préservant le siège et le droit de veto de la France. Il défend également une aide accrue aux pays en développement et de la rive sud de la Méditerranée et prône la relance de la francophonie. Il se déclare aussi en faveur de nouvelles négociations entre Israël et la Palestine, avec un soutien à la reconnaissance internationale de la Palestine. Enfin, il souhaite la mise en place d’une véritable gouvernance de la mondialisation autour du G20, des organisations régionales et des Nations unies ainsi que la création d’une organisation mondiale de l’environnement.

Marine Le Pen défend quant à elle la formation d’une Union paneuropéenne incluant la Russie et la Suisse et respectant le statut de neutralité, le droit national et la fiscalité nationale, pour que les Etats retrouvent la maitrise de leurs frontières. Elle se dit favorable à la formation d’un Etat palestinien, tout en assurant à la sécurité d’Israël. Enfin, elle souhaite la sortie du commandement intégré de l’OTAN.

Au Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon défend une réforme de l’ONU et l’établissement d’une nouvelle hiérarchie des normes internationales, fondée sur la primauté des normes sociales et environnementales et est favorable à la création d’un Tribunal international de justice climatique sous l’égide de l’ONU. Le candidat prône une Europe laïque, indépendante, de paix et de solidarité internationale qui s’engage pour défendre le droit des peuples, notamment palestinien, et mettre fin aux ingérences impérialistes. Enfin, il souhaite la reconnaissance de l’État de Palestine par la France et par l’UE ainsi que le retrait de la France de l’OTAN.

Le MoDem de François Bayrou veut quant à lui l’organisation d’un sommet UE-Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) pour aider les pays émergents à sortir de la pauvreté. En ce qui concerne l’Europe, François Bayrou prône une répartition équilibrée des compétences entre les institutions communautaires et les Etats membres avec un mécanisme de coresponsabilité, notamment sur les sujets économiques et budgétaire. Il se dit également opposée à l’abandon du droit de veto au Conseil de sécurité des Nations Unies.

Les Chinois et les autres pays dans l’élection présidentielle en France

Ajouté au 23/04/2012 par SHI Lei

La présidentielle française a un écho qui va bien au delà de nos frontières. Même la Chine se laisse gagner par la fièvre électorale française. Et dans l’Empire du milieu, on affiche ses favoris.

En marge de l’élection présidentielle française, se trame un drôle de ballet diplomatique transfrontalier. Plus ou moins discrètement, certains chefs d’Etat ou de gouvernement étrangers s’immiscent dans la campagne, exprimant espoir ou crainte de voir l’un ou l’autre devenir le prochain président de la République française. Des soutiens qui traversent les frontières en raison notamment de l’existence de coalitions politiques internationales. L’enjeu pour une élection présidentielle ? Donner du poids à une candidature, un gage de crédibilité, prouver que tel ou tel est en mesure de représenter la France à l’étranger.

La première à être entrée dans la danse des “amitiés” de circonstances a été la chancelière Angela Merkel, qui avait annoncé fin janvier se tenir prête à participer aux meetings de Nicolas Sarkozy alors même que celui-ci ne s’était pas encore déclaré candidat ! Au match du plus grand nombre de soutiens publics étrangers, la défaite est cuisante pour François Hollande. Il n’a engrangé d’un seul chef de gouvernement : Elio di Rupo, le Premier ministre socialiste belge qui a assisté au meeting du candidat à Lille. Snobé par la plupart des dirigeants conservateurs d’Europe, François Hollande peine à convaincre, à moins que…

Depuis quelques jours, le vent semble tourner en sa faveur. Dans le même sens que les sondages ? Revenons un peu en arrière.

Solidarité entre dirigeants
Nicolas Sarkozy, président-candidat, affiche ostensiblement ses têtes d’affiches : Barack Obama, David Cameron, Angela Merkel… Oublié les mots vaches avec le président américain, les froids avec la chancelière allemande ou les désaccords profonds sur le traité européen avec le Premier ministre britannique. Prime au président sortant qui jouit de la solidarité de fait entre dirigeants.

Côté allemand, ce n’est pas vraiment une surprise. Dès le 6 février, Angela Merkel déclarait son affection inconditionnelle à Nicolas Sarkozy : “Je le soutiens car nous appartenons à des partis politiques amis […] Je le soutiendrais quoi qu’il fasse”. Nicolas Sarkozy avait alors sorti les grands moyens en convoquant les télévisions française, France 2, et allemande, la ZDF, à l’Elysée, pour une interview commune aux deux leaders.
Inquiète de voir François Hollande renégocier le pacte budgétaire européen, Angela Merkel s’engage ouvertement. Pour elle, la victoire de Nicolas Sarkozy est impérative. Règle d’or, politique fiscale, comportement à l’encontre de la Grèce… de nombreux points communs ont rapproché les deux personnes malgré des débuts difficiles. Selon le quotidien allemand “Der Spiegel”, elle serait même à l’origine d’un boycott de ses homologues britannique, italien et espagnol de François Hollande pendant la campagne.

Nicolas Sarkozy s’attire aussi les bonnes grâces de David Cameron. De passage à Paris le 17 février, il se prête au jeu de la déclaration d’amitié. “J’ai la chance de pouvoir souhaiter bonne chance à mon ami dans la bataille qu’il va livrer […] J’admire son courage, le leadership du président Sarkozy. Je pense qu’il a fait énormément de choses pour son pays”. Plus sage, il ne va pas jusqu’à faire un choix, mais l’intention est là.

“Sarko l’Americain” encore ?
De l’autre côté de l’Atlantique, le soutien est aussi implicite. Mais, l’aura flatteuse de Barack Obama est bien présente autour de Nicolas Sarkozy. En novembre 2011, lors du sommet du G8 organisé à Cannes, l’apparition des deux hommes pour une interview commune avait déjà des allures de pré-campagne. Les deux chefs d’Etat affichaient leur détermination commune pour trouver des solutions à la crise européenne mais l’opération de communication n’est pas passée inaperçue. Cela a été l’occasion pour l’un et l’autre de se complimenter s’appelant par leur prénom respectif, et concluant l’entretien par une franche poignée de main, comme Barack Obama sait le faire.
Depuis, c’est une affaire qui roule. Malgré quelques ombres au tableau, Nicolas Sarkozy a fait du “Sarko l’Américain”. Ultime show transatlantique, le président-candidat a autorisé des caméras à filmer une visio-conférence avec l’hôte de la Maison Blanche. Et les journalistes ont pu ainsi saisir un rare moment de sincérité. Répondant à un Barack Obama se disant admiratif du “combat” que le président français “mène” pendant sa campagne électorale, Nicolas Sarkozy lui a répondu : “You will win Mr Obama, you and me together”.

 

 

 
Dernier ralliement de poids en date : la Chine. Le pays communiste ne cache plus sa préférence pour Nicolas Sarkozy, jugeant François Hollande beaucoup trop anti-Pékin. Ce dernier ne s’est jamais rendu en Chine et Laurent Fabius dépêché sur son sol n’a été reçu par aucun haut responsable.

Officiellement Pékin n’a fait aucun commentaire. Mais le quotidien “Les Echos” rapporte que le vice Premier ministre, Wang Qishan, a confié à des patrons français qu’il souhaitait la réélection de Nicolas Sarkozy compte tenu de la gravité de la crise européenne. Interrogé par le “Nouvel Observateur”, le spécialiste de la Chine Jean-Luc Domenach estime que Nicolas Sarkozy est “le meilleur candidat possible parce qu’il est le plus faible” avant de continuer “il n’inspire que du mépris”.

Les Chinois ont fini par l’apprécier, alors que ce n’était pas gagné. La position de la France sur le Tibet notamment avait provoqué des incidents diplomatiques. Depuis, Nicolas Sarkozy a arrondi les angles. Paris a déroulé le tapis rouge pour Hu Jin Tao en 2010, le président de la république s’est rendu en terres chinoises 6 fois et ses ministres ont visité 19 fois Pékin.

Se préparer à Hollande ?
Mais, ce souffle en faveur de Nicolas Sarkozy semble retomber à l’approche du scrutin. Se rendant peut-être compte, qu’électoralement ces soutiens ne paient pas, le président-candidat s’est livré à différentes déclarations qui n’ont pas été du goût de tout le monde, à commencer par Angela Merkel. Le 15 avril dernier, Nicolas Sarkozy lance, au grand   étonnementde la chancelière, qu’il propose de modifier le mandat de la Banque centrale européenne. Si la Merkel n’a pas réagi, le gouvernement allemand a fait savoir le lendemain qu’il avait la “conviction profonde” que la BCE devait exercer son mandat de manière “indépendante”, ajoutant que sa position était “connu à Paris”.

Côté espagnol, la presse assure que les dirigeants, bien que conservateurs, ne verraient pas d’un mauvais œil l’arrivée de François Hollande. Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy aurait très mal pris les critiques de Nicolas Sarkozy à l’encontre de sa politique. Le quotidien “La Vanguardia” écrivait le 29 mars : “Mariano Rajov a gagné les élections générales sans aucun appui étranger. Il ne participera pas à la campagne en France.”

Selon les “Echos”, le dirigeant n’apprécierait pas Nicolas Sarkozy qui aurait un jour “publiquement douté que la droite espagnole puisse gagner avec un tel leader, en raison de la relative absence de charisme de l’actuel occupant de la Moncloa”. Le 5 avril, le chef d’Etat français enfonce le clou en évoquant la “crise de confiance” dont souffre l’Espagne.

Autre argument : et si l’arrivée de François Hollande pouvait convaincre l’Europe de desserrer l’étau de la rigueur imposée par Bruxelles ?

En Italie, aussi, la réserve est de mise. Mario Monti évite de prendre position. Le Parti démocrate, qui soutient ce dernier au Parlement, a publiquement soutenu François Hollande.

Les dirigeants étrangers vont-ils retenir leur souffle au soir du 6 mai prochain ? In fine, le prochain président quelle que soit sa volonté de rupture ou de continuité, recevra les traditionnels messages de félicitations. Celui qui investira l’Elysée se prêtera au jeu diplomatique et à celui des rapports de force. Et les critiques ou soutiens de campagne seront sans doute vite oubliés au profit de la realpolitik.

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