Le PCC s’engage à renforcer ses relations avec la France

Ajouté au 13/02/2012 par SHI Lei

He Guoqiang, membre du Comité permanent du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois (PCC), s’est engagé vendredi à renforcer les échanges et la coopération avec les partis politiques français afin de promouvoir les relations Chine-France.

Il s’est ainsi exprimé lors d’une rencontre avec une délégation de l’Union pour un mouvement populaire (UMP), parti français actuellement au pouvoir et mené par son secrétaire général Jean-François Copé.

Également chef de la Commission centrale de contrôle de la discipline, M. He a salué la coopération amicale entre le PCC et l’UMP et exprimé le souhait que les deux parties continuent à renforcer le dialogue et les échanges afin de consolider les bases politiques du développement global des relations sino-françaises.

Il a appelé les deux pays à renforcer leur coordination stratégique sur les affaires mondiales dans des cadres multilatéraux, et à oeuvrer de concert pour faire face aux risques financiers internationaux et à la crise de la dette européenne, afin de maintenir la stabilité financière et d’encourager la reprise économique mondiale.

M. Copé, en sa sixième visite en Chine, a déclaré souhaiter que les deux pays maintiennent leur coopération dans tous les domaines, dont les échanges de haut niveau et le dialogue. Il s’est engagé à faire de son mieux pour promouvoir la coopération bilatérale dans les domaines de la politique, de l’économie et de la culture.

M. Copé et sa délégation sont en visite en Chine sur invitation du Département international du Comité central du PCC.

JF Copé: il est absolument indispensable d’avoir des relations soutenues et construites dans tous les domaines avec la Chine

Ajouté au 13/02/2012 par SHI Lei

“Il est absolument indispensable d’avoir des relations suivies, soutenues, construites dans tous les domaines” avec la Chine, a déclaré Jean François Copé, secrétaire général du parti UMP (Union pour le mouvement populaire, parti au pouvoir), qui va se rendre en Chine à partir de mercredi.

Selon M. Copé, il s’agit son sixième voyage en Chine depuis des années. Avant son départ, le secrétaire général de l’UMP a donné une interview exclusive à l’Agence Xinhua.

“Il y a une histoire entre la France et la Chine qui est très singulière et qui est magnifique en même temps. Depuis le Général De Gaulle en 1964 qui reconnaît la Chine jusqu’au partenariat stratégique initié par le Président Chirac, sans oublier le fait que la Chine a certainement été un des pays les plus visités par Nicolas Sarkozy au long de son quinquennat. C’est tout autant de messages qui montrent l’ intérêt très grand de la France pour la Chine”, a fait remarquer M. Copé.

Lors de sa visite de près d’une semaine en Chine, M. Copé rencontrera des responsables du Parti communiste chinois (PCC), participera à une conférence au Centre de recherche sur le monde contemporain, à Beijing.?Il se rendra également à Tianjin (100 km à l’est de Beijing) pour y visiter des installations d’EADS et pour rencontrer encore des responsables politiques locales.

“C’est très important qu’on inscrive dans la durée des relations, qu’on se dise les choses avec sincérité. Je pense que quand les hommes se parlent, se reparlent, il se créé un climat de confiance”, a dit M. Copé.

Sur le développement de la Chine, le secrétaire général de l’UMP a noté que la Chine a un taux de croissance remarquable, que son commerce extérieur se développe bien, qu’il a besoin aussi des autres régions du monde et en particulier de l’Europe.

“Mon analyse est que la Chine continuera à connaître un développement fort même si elle doit effectivement relever les défis que je viens d’évoquer. Mais en clair, je suis plutôt confiant dans la capacité des dirigeants chinois à porter cette dynamique”, a souligné M. Copé.

Sur les relations entre la Chine et l’Europe, M. Copé a indiqué que l’Europe a d’excellentes raisons de continuer à développer ses relations avec la Chine. “Je le pense aussi bien du point de vu des pays européens par des relations bilatérales avec la Chine que du point de vu de l’Union européenne elle-même”, a-t-il ajouté.

Alors que l’Europe subit la crise de la dette sans précédent, le secrétaire général de l’UMP a insisté que cette crise n’est pas celle de l’Euro et que elle est liée “à des erreurs de gestion qui ont été commises en matière de finances publiques ou à une insuffisante compétitivité de certains pays”, tout en ajoutant que “l’Europe est une terre d’ attractivité, c’est une terre d’investissement”.

Pour M. Copé, l’ Europe a en réalité les outils pour se sortir de cette crise. “Il lui faut maintenant renforcer la gouvernance européenne qui est insuffisante”.

Parlant de l’élection présidentielle qui aura lieu dans plus de 80 jours, M. Copé a révélé que le projet de l’UMP a un titre qui est : “Préparer et protéger l’avenir des enfants de France”.

” L’idée est de construire dans cette période de crise et d’incertitudes un chemin qui invite les Français à donner le meilleur d’eux-mêmes…la France doit être ouverte au monde”, a dit M. Copé.

“Je pense qu’elle ne doit pas craindre de regarder ce qu’il se passe de mieux dans les autres pays, de comprendre les autres cultures. C’est quelque chose d’essentielle et c’est une manière très positive de voir l’avenir”, a-t-il ajouté.

Le rêve parisien de la mode Wuhanaise

Ajouté au 13/02/2012 par SHI Lei

La ville de Paris, souvent qualifiée de « Capitale de la mode ou du romantisme », laisse rêveur plus d’un artiste. L’Université du textile de Wuhan, qui compte de très talentueux designers, fonde de grands espoirs sur l’avenir de la mode wuhanaise et a rencontré des spécialistes de cette filière et du secteur culturel…

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 Visite de l’Institut de stylisme et modélisme de l’Université de Wuhan
Créée en 1958, l’Université du textile de Wuhan (??????) est conjointement dirigée par le Ministère chinois de l’Éducation et le Département de l’Éducation de la province du Hubei. Elle dispose de trois campus universitaires aux abords des Lacs de l’Est et du Sud, et propose plus de cinquante programmes diplômant dispensés au sein d’une vingtaine d’instituts et départements. L’établissement compte environ 30 000 étudiants chinois et a déjà formé près de 200 étudiants étrangers.

Profondément tournée vers l’international, l’Université du textile de Wuhan entretient des relations étroites avec des établissements d’enseignement supérieur étrangers, dont certains en France, notamment dans les filières artistiques et culturelles. Pour exemple, un accord de coopération a été signé avec l’école de mode parisienne Mod’Art International, et se trouve actuellement en phase de développement.

Dans cette optique d’internationalisation, l’Université conserve des contacts réguliers avec des personnalités des milieux artistiques, de la mode et culturels, à l’image de l’invitation formulée par l’Institut de stylisme et modélisme de l’Université du textile de Wuhan en décembre 2011 auprès de Mme Caroline Loba-Hodjo, compagne du Consul général de France à Wuhan M. Serge Lavroff, et Mme Pascale Vacher, Attachée d’action et de coopération culturelle au Consulat général de France à Wuhan.

 
Mme LIN Li, Directrice adjointe du Bureau des relations internationales de l’Université du textile de Wuhan, Mme Caroline Loba-Hodjo, compagne du Consul général de France à Wuhan, et Mme Pascale Vacher, Attachée d’action et de coopération culturelle au Consulat général de France à Wuhan.Accueillies par la Directrice adjointe de l’Université, Mme LIN Li, les deux hôtes ont ensuite été guidées à travers les différents ateliers de l’Institut de stylisme et modélisme, et ont eut l’honneur de découvrir des œuvres de designers et professeurs de renom.

 
Mesdames Caroline Loba-Hodjo et Pascale Vacher, en compagnie du styliste ZHANG Wenhui.Le célèbre styliste et professeur ZHANG Wenhui, ancien Chef designer pour femme au sein d’une luxueuse maison de couture shanghaienne, leur a présenté quelques réalisations de sa collection intitulée « La nuit de la Cité Interdite ».

 
Mesdames SUN Juxiang, Caroline Loba-Hodjo et CHENG Jing.Au sein des ateliers de l’Institut de stylisme et modélisme de l’Université du textile de Wuhan, les designers et professeurs, Mesdames SUN Juxiang et CHENG Jing, ont ensuite présenté des pièces en cours de confection et différentes techniques utilisées.

 Une série de parures et accessoires a enfin été présentée à Mme Caroline Loba-Hodjo et Mme Pascale Vacher.
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  Interview
Suite à la visite de l’Institut du textile, une interview commune a été organisée par le journal Changjiang Ribao dans le cadre prestigieux du restaurant français « La Chanson », en présence notamment du Consul général de France à Wuhan, M. Serge Lavroff, ainsi que de son Attachée d’action et de coopération culturelle, Mme Pascale Vacher.

 
M. ZHANG Wenhui, Mme Caroline Loba-Hodjo, M. Serge Lavroff, M. XIONG Zhaofei et Mme ZHU Wen.Mme Caroline Loba-Hodjo, compagne du Consul général de France à Wuhan M. Serge Lavroff, M. XIONG Zhaofei, le Directeur de l’Institut de stylisme et modélisme de l’Université de Wuhan, ainsi que Mme ZHU Wen et M. ZHANG Wenhui, deux designers et professeurs de renom de cet établissement, ont été conviés à participer à cette entrevue.

 
Mme Caroline Loba-Hodjo, compagne du Consul général de France à Wuhan.A cette occasion, Mme Caroline Loba-Hodjo a salué le talent et la finesse des œuvres découvertes lors de sa visite à l’Institut de stylisme et modélisme de l’Université du textile de Wuhan. Elle a souligné le subtil équilibre entre les styles orientaux et occidentaux des pièces conçues par les deux talentueux designers ZHU Wen et ZHANG Wenhui, et a exprimé son appréciation du design développé à Wuhan.

Mme Loba-Hodjo a par ailleurs indiqué qu’avec la prochaine ouverture de la ligne aérienne directe entre Paris et Wuhan, et le nombre croissant de touristes européens attendu, la capitale provinciale du Hubei pourrait bénéficier d’un apport culturel propice à une création pluriculturelle. En tant que ville chinoise la plus francophone et francophile, Wuhan saurait devenir la « Capitale chinoise du romantisme ».

Mme Loba-Hodjo s’est enfin déclarée confiante en l’avenir de la filière de mode de Wuhan et a fait part de ses vœux de réussite les meilleurs.

 
M. XIONG Zhaofei, Directeur de l’Institut de stylisme et modélisme de l’Université du textile de Wuhan.M. XIONG Zhaofei, Directeur de l’Institut de stylisme et modélisme de l’Université du textile de Wuhan, a également exprimé son admiration pour les réalisations des deux artistes, dont les œuvres mélangent élégamment le charme de la culture traditionnelle chinoise aux techniques modernes.

Il a ensuite annoncé que l’Institut de stylisme et de modélisme organisera en mai 2012 un grand « Forum international de la mode ». Il se déroulera au sein de l’Université du textile de Wuhan, et permettra aux stylistes présélectionnés de présenter leurs créations devant un jury composé d’experts et de professionnels du secteur, parmi lesquels Mme Caroline Loba-Hodjo, compagne du Consul général de France à Wuhan, M. Serge Lavroff. Ce forum sera suivi d’une « Semaine de la mode » au cours de laquelle le travail des étudiants sera exposé.

 
M. ZHANG Wenhui, Designer, Directeur adjoint du Département Design de mode de la Faculté du textile et de l’habillement, ainsi que professeur de l’Institut de stylisme et modélisme de l’Université du textile de Wuhan.M. ZHANG Wenhui, artiste reconnu à travers le monde, a déjà exposé en 2011 ses œuvres dans les showrooms de la Semaine de la mode à Paris et a travaillé pour de grandes célébrités. Son style original mêlant la culture traditionnelle chinoise et la mode urbaine moderne, lui a octroyé une reconnaissance dans le milieu au sein duquel il évolue avec brio.

 

La Chine conforte sa place de leader sur le marché de l’art

Ajouté au 10/02/2012 par SHI Lei

Le produit des ventes aux enchères d’œuvres d’art dans le monde a bondi de 21 % en 2011, atteignant le niveau inégalé de 11,54 milliards de dollars, la Chine caracolant en tête avec une part de marché de plus de 41 %, indique la société Artprice, première base de données sur le marché de l’art dans le monde, qui publie mercredi 8 février son bilan annuel du secteur.
Pour la première fois, les ventes de “fine art” (peintures, installations, sculptures, dessins, estampes, photographies) ont dépassé les 10 milliards de dollars, souligne cette société française qui recense les données sur le marché de l’art depuis 1987. “Cette croissance exceptionnelle du marché de l’art ne s’est pas estompée durant l’année, relève Thierry Ehrmann, fondateur et directeur d’Artprice. Après un premier semestre record (6,45 milliards de dollars), le second semestre affiche 5,09 milliards de dollars, soit le meilleur second semestre de tous les temps” (après le deuxième semestre 2007), dit-il.

La Chine, qui avait pris la première place du marché de l’art en 2010, conforte son avance. Avec des ventes aux enchères de 4,79 milliards de dollars, elle affiche une part de marché de 41,43 %. Les Etats-Unis arrivent à la seconde place mais déjà loin derrière avec 23,57 % de parts de marché. La Grand-Bretagne est troisième avec 19,36 % du marché. La France occupe, comme l’an dernier, la quatrième place, avec une part de marché de 4,50 %.

DES COLLECTIONNEURS AUX “ART CONSUMERS”

Par villes, la place de marché parisienne n’arrive qu’à la cinquième place derrière Londres, New York, Pékin, Hongkong, et elle se trouve désormais au coude-à-coude avec Shanghai. Au total, la part de marché de l’Asie se monte à 43 % en 2011. Et ce n’est pas fini. “Pour 2012, nous prévoyons que la part de marché de l’Asie sera au minimum de 54 %”, annonce M. Ehrmann.
Avec la crise financière, “l’art est devenu une valeur refuge”, analyse-t-il. Depuis quelques mois, les banques ont multiplié les achats d’œuvres d’art à des fins de placement. “A partir de 15 000 euros pour une œuvre d’art, l’acheteur ne prend pas de risque à la baisse. Au pire il fera une opération neutre, assure M. Ehrmann. Et à partir de 150 000 euros, l’acheteur est assuré d’avoir une progression annuelle de 12 à 15 % de son investissement dans les années à venir”, ajoute-t-il. “Dans les années 1950 il y avait 500 000 collectionneurs. Maintenant il y a 300 millions d”art consumers’.

Ventes aux enchères Les faits Les ventes aux enchères flambent, dopées par les achats de Chine
 Eclairage Artprice amène l’art sur le terrain des enchères en ligne
Point de vue Les enjeux et l’avenir des ventes aux enchères dans notre pays
Le monde édition abonnésDans , édition du 17 mai 2007
Compte rendu Marché de l’art : les garanties dopent les ventes d’oeuvres aux enchères

INTERVIEW Le marché de l’art a battu un nouveau record en 2011 avec 11,5 milliards de dollars de ventes. Thierry Ehrmann, le fondateur d’Artprice, numéro 1 mondial des bases de données sur l’art, décrypte la suprématie de la Chine tout en soulignant que la France est en chute libre.

Comment expliquer la percée des pays émergents sur le marché de l’art ?

Thierry Ehrmann : Il y a clairement eu une mondialisation du marché de l’art. Nous avons également un éveil du monde arabe et de l’Inde, même si les chiffres ne sont pas encore significatifs. Mais c’est surtout en Chine que tout se joue. Ce qui est assez logique puisque l’art a toujours progressé en parallèle avec le développement économique des pays. La Chine, qui pèse désormais 41% du marché mondial, préparait depuis longtemps son entrée sur le marché. Les artistes chinois sont dans l’air du temps. Ils ont une fabuleuse capacité d’adaptation. Ils ont réussi par exemple à prendre le meilleur du pop art européen et américain. Ils sont à l’écoute des clients et adoptent quand il le faut pour leurs peintures le format à l’italienne, en paysage, afin qu’elles rentrent sans problème dans les appartements new-yorkais. Les Chinois sont ainsi à la fois très présents sur leur marché intérieur et à l’international.

Qu’a changé la nouvelle suprématie de la Chine sur le marché de l’art ?

La Chine est devenue un marché incontournable. Hong Kong est la première place mondiale. Pour vous donner une idée, Artprice a traduit près de 21 millions de pages en mandarin. Ce qui change aussi, c’est la mentalité des acheteurs. Les Chinois peuvent réfléchir sur cinq ou six générations, contre seulement une ou deux en Europe. La Chine a également parfaitement compris le pouvoir de l’art. Vous savez, vous ne gagnez une guerre que lorsque vous vous emparez de l’art de l’autre.

Les Chinois privilégient-ils d’abord les artistes de leur pays ?

Non, le marché de l’art chinois est universel. Ils achètent de tout. Et en parallèle, l’art chinois s’implante partout dans le monde. Pratiquement la moitié des 500 premiers artistes mondiaux sont désormais chinois. Et nous avons déjà repéré quatre ou cinq artistes qui ont l’envergure d’un Andy Warhol, comme Baishi Qi, qui a fait la plus belle enchère de l’année dernière avec une œuvre adjugée à 57,2 millions de dollars.

Les artistes chinois ne sont-ils pas surcotés ?

Non. Ils ont d’ailleurs passé l’épreuve du feu de la crise de façon très spectaculaire. Depuis 2007, ils ont ainsi continué à progresser en ventes et en volumes.

En 2011, la France semble à nouveau avoir reculé…

La France est en chute libre. La ville de Paris est aujourd’hui reléguée à la cinquième place du marché de l’art derrière Londres, New York, Pékin et Hong Kong. Cela n’a pas toujours été le cas. En 1955, la seule étude Ader-Tajan située à Paris représentait près de 54% du marché mondial de l’art. Aujourd’hui, la France n’a plus qu’une part de marché de 4,5%.

Comment expliquer ce déclin ?

Les commissaires-priseurs ont été incapables de se moderniser. Ils n’ont pas compris qu’avec la mondialisation, il fallait s’ouvrir au marché. En France, nous n’avons développé aucune capacité à exporter. La France ne fait rien pour ses artistes. Notre pays n’a pas compris l’impact géostratégique de l’art. Les artistes français sont “exportés” par le biais du Quai d’Orsay. On ne voit cela nulle part ailleurs et ce n’est pas efficace. En outre, les riches hommes d’affaires ne soutiennent pas la création artistique hexagonale. Une partie des grandes fortunes françaises devraient alimenter les galeries françaises. Enfin, de nombreuses œuvres d’art françaises sont achetées par des institutions qui les laissent à la cave ou au grenier, en les exposant très rarement.

La France peut-elle reconquérir des parts de marché ?

L’entrée en vigueur de la loi libéralisant les ventes aux enchères votée en juillet 2011 peut considérablement changer la donne. La France pourrait remonter d’un ou deux crans dans le classement mondial. Le 18 janvier, lorsqu’Artprice a lancé son nouveau service en tant qu’opérateur de courtage aux enchères réalisées à distance par voie électronique (NDLR : ventes aux enchères en ligne), nous avons proposé plus de 4.000 lots pour un montant de 820 millions d’euros. Ce qui est énorme. Rien qu’avec Artprice, nous avons ainsi une marge de progression sur le marché français de l’ordre de 1,8 milliard d’euros.

Comment voyez-vous évoluer le marché de l’art dans les années à venir ?

La Chine devrait peser 50% du marché de l’art dès 2012. Tout se joue là-bas désormais. Je vous rappelle qu’au début des années 2000, ils n’étaient qu’à la neuvième place. Dans les années à venir, ils vont continuer à dominer le marché. Mais je vois bien également Singapour et l’Inde émerger fortement.

Les chats sur les billets de 100 yuans proviennent des motifs des Royaumes Combattants

Ajouté au 10/02/2012 par SHI Lei

Récemment, des internautes ont découvert des chats se prosternant sur le billet de 100 yuans de la cinquième génération. Selon les photos agrandies fournies par ces internautes, sur la face du billet de 100 yuans, des deux côtés de la tête du président Mao, il y a trois chats. L’un a de grands yeux, il se dresse avec la bouche ouverte et les membres antérieurs étendus. Les deux autres chats à ses côtés lèvent leurs pattes antérieures et se prosternent.

Les chats proviennent des Royaumes Combattants(475 – 221 av. J.-C.)

Est-ce que ces chats se prosternant existent vraiment ? Que signifie ce motif ? Hier, la Banque populaire de Chine a répondu après des vérifications que les chats étaient en fait un motif sur un objet laqué des Royaumes Combattants déterré dans le district de Jiangling de la province du Hubei. Ce motif fait partie du fond du billet de 100 yuans. Il ne s’agit pas de chats, ni d’éléments anti-fraude. « Selon les experts, c’est peut-être un motif géométrique de nuages. Mais on a besoin de l’avis des archéologues. »

D’après les experts, c’est peut-être un motif artistique

Hier, Zhang Yang, collectionneur d’antiquités, a révélé que sur les objets laqués, en bronze et en poterie des Royaumes Combattants, on voyait souvent des motifs d’oiseau, de bêtes et de dragons et que l’on avait mis l’accent sur la symétrie. « Le motif des chats se prosternant sur le billet de 100 yuans est symétrique, ce qui correspond à la norme des objets des Royaumes Combattants. Mais sur les objets de cette période, on n’a jamais trouvé de motifs de chat. »

Dans l’analyse de Zhang Yang, c’est peut-être le concepteur qui a refait ce motif après avoir utilisé des éléments des objets des Royaumes Combattants, « du point de vue intuitif, le motif reste indistinct. »

 

Une marque chinoise de produits de luxe à Paris

Ajouté au 10/02/2012 par SHI Lei

Récemment, un nouveau magasin a fait son apparition sans bruit dans la rue Sèvres à Paris. Voilà une boutique qu’Hermès a récemment achetée, et qui se trouve juste en face de la boutique exclusive d’Hermès, pour introduire une nouvelle marque chinoise du groupe « Shang Xia ».

Destinée à la vente des produits de la marque « Shang Xia », elle deviendra la deuxième boutique de cette marque. La première boutique se trouvant à Shanghai, et cette dernière s’ouvrira au printemps de cette année.

Bien que la boutique n’occupe qu’une surface de 70m2, elle se trouve dans une belle place et un grand quartier commercial de Paris.

Selon Florian Craen, directeur général de la section Asie du Nord du groupe Hermès, la marque « Shang Xia » sera isolée des autres produits d’Hermès pour éviter la confusion des clients. Bien qu’Hermès soit une société parisienne, la marque « Shang Xia » sera tout à fait différente. « Ce sera une marque chinoise, qui sera développée et fabriquée principalement au pays de Milieu par une équipe chinoise à la base de techniques chinoises. » Lorsqu’on lui a demandé la raison de la naissance de cette marque, Florian Craen a simplement répondu que c’était pour saluer les techniques chinoises existantes depuis longtemps.

En septembre dernier, le président d’Hermès a remarqué à Shanghai que le succès de « Shang Xia » avait largement dépassé ce qui était prévu, bien qu’elle n’ait pas encore réalisé de profits pour le moment.

 

La danse du Dragon célèbre la nouvelle année lunaire

Ajouté au 10/02/2012 par SHI Lei

Autres célébrations de la Fête des lanternes. Une éclatante danse du dragon, comprenant 30 dragons, s’est déroulée dans la ville en bord de rivière de Wuhan, le chef-lieu de la province chinoise centrale du Hubei. Le spectacle présentait d’exquis costumes et performances dansées.

La célébration a débuté avec un dragon rose fait de fleurs de lotus. Avec son élégante danse et ses couleurs douces, il était le plus discret des dragons.

Puis un autre dragon joué par des habitants locaux incorporait des techniques de diabolo. Il fut d’ailleurs largement considéré comme le plus créatif du programme. Après, ce fut au tour de deux dragons d’apparaître, joués par 18 soldats, qui offrirent une danse pleine d’énergie, signifiant inmanquablement la puissance du dragon. Cependant parmi tous ces dragons, Gao Long, qui signifie Grand Dragon, fut véritablement unique en son genre. D’apparence petite et élevée, sa tête mesurait quelque 3 mètres de hauteur, et pesait 24 kilogrammes. Les artistes utilisent leur front, mains, coudes et bras pour transporter ces têtes de dragon. Soutenir la lourde tête de dragon et faire bouger bouche et yeux est considéré comme le plus difficile, avec la technique de respiration, de la danse du dragon.

Wang Zhiwu

Directeur

Bureau de la culture de Wuhan

“Chaque année, la danse du dragon est une composante indispensable des célébrations du Nouvel An lunaire. Cette année, nous sommes heureux de voir que les numéros sont pratiqués par de plus en plus de personnes. Il ne s’gait que de participants traditionnels, jeunes et seniors, mais aussi des gens ordinaires et même des soldats.”

30 dragons joués par des gens de tous les milieux sociaux, et de couleurs et de formes variées ont présenté de sublimes danses afin d’exprimer leurs meilleurs voeux pour la nouvelle année, placée sous le signe du dragon.

 

Les Chinois se ruent vers les produits de luxe sans même être devenus riches

Ajouté au 10/02/2012 par SHI Lei

Au cours de ces trente dernières années, les Chinois ont accumulé avec assiduité des richesses sociales et personnelles. Cependant, eviter la consommation excessive de produits de luxe (rapide et intensive), pour que ces richesses deviennent des capitaux à long terme destinés au développement durable, reste un grand problème.

Pendant la fête du printemps de l’année du dragon et selon les dernières données rendues publiques le 1er février par la fédération mondiale des produits de luxe, la consommation des produits de luxe des Chinois à l’étranger a augmenté de 30% par rapport à la même période de l’année dernière. Le montant dépensé par les Chinois a représenté 2/3 du montant total des produits de luxe dépensé en Europe, à Hongkong, à Macao et à Taiwan, et a représenté 1/3 du montant dépensé sur le marché de l’Amérique du Nord.

Grâce à la croissance rapide et continue de l’économie chinoise de ces trente dernières années, le pouvoir d’achat du pays et du peuple a augmenté à grande échelle. Les touristes chinois, ont formé des groupes pour se rendre à Londres, Paris et New York, et ont bondé les magasins pour acheter généreusement les produits de luxe comme de vulgaires légumes à tres bon marché, et ainsi montrer au monde la « richesse chinoise ».

Les Chinois, qui manquaient de viande lors de précédentes fêtes, ont commencé à apprécier et à rechercher les produits de haute qualité, du beau design qui porte le sens culturel, et savent de plus en plus chérir et jouir de la belle vie. Stimulation de l’économie mondiale, leur comportement de consommation est le processus inévitable du développement social dont ils peuvent être fiers.

Les Japonais ont connu pendant plus vingt ans, une frénésie pour les produits de luxe. Les Chinois auront eux aussi besoin d’une période similaire. Ce n’est pas nécessaire de trop s’inquiéter pour la tendance irraisonnable de certains pour la consommation des produits de luxe, dont « on ne cherche pas ce qui est bon, mais que ce qui est le plus cher. »

Ce qui nous préoccupe, c’est la mentalité sociale anormale derrière cette fureur sur les produits de luxe. Les consommateurs de produits de luxe chinois sont très nombreux et très jeunes, ils ont au moins dix ans de moins que les consommateurs en Europe et aux Etats-Unis. Les produits de luxe, qui ne devraient intéressés que les riches, sont pourtant devenus les objets préférés de tous les jeunes Chinois métropolitains. Leurs propos : « je préfère pleurer dans une BMW que de rire en vélo », les jeunes filles qui font de l’épate sur internet avec leurs voitures ou sacs de grandes marques, des employés qui achètent des sacs de plus de 10 000 yuans avec un salaire de quelques milliers de yuans. Tout cela est l’interprétation d’une chute dans l’aspiration matérielle.

De toute façon, la plupart des 1,3 milliards de la population chinoise ne sont pas riches, et leur principal objectif est simplement de pouvoir mener une vie aisée. D’une part, on a besoin d’une éducation sociale plus planifiée et d’autre part, un engouement exagéré pour les produits de luxe reflète un manque de foi et une vacuité d’esprit.

 

La Chine exporte des porcelaines pour le soixantième anniversaire du règne de la reine d’Angleterre

Ajouté au 10/02/2012 par SHI Lei

Un total de 55 100 articles en porcelaine ont été récemment exportés de la province du Hebei dans le nord de la Chine vers la Grande-Bretagne pour le soixantième anniversaire du règne de la reine d’Angleterre.

Conçus sur mesure par la famille royale britannique, les articles en porcelaine, comprenant des assiettes en porcelaine sur lesquelles figure le portrait de la reine et des tasses en porcelaine blanche, ont été produits dans la ville de Tangshan et ont une valeur totale de 337 500 dollars, a indiqué lundi le Bureau de l’inspection et de la quarantaine d’import-export de la province du Hebei.

La ville de Tangshan, connue comme la “capitale de la porcelaine du nord de la Chine”, est réputée pour sa porcelaine de haute qualité. Les porcelaines fabriquées dans la ville sont exportées vers les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l’Australie.

 

Chine : une semaine française de courses hippiques devrait avoir lieu cette année à Wuhan

Ajouté au 10/02/2012 par SHI Lei

La France envisage d’organiser une semaine française de courses hippiques cette année en Chine, à l’occasion du 10e Festival international de courses de chevaux de Wuhan, capitale de la province du Hubei (centre-sud), ont révélé des organisateurs du festival lors de la première course de l’année.

La première course hippique de 2012 à Wuhan a attiré de nombreux spectateurs, dont Guy de Fontaines, responsable de France Galop, société organisatrice des courses nationales françaises de plat et d’obstacles.

Le festival international de courses hippiques de Wuhan, qui verra sa 10e édition cette année, a acquis une bonne réputation à l’étranger, a indiqué Guy de Fontaines, ajoutant qu’il avait confiance dans les perspectives de développement de ce secteur en Chine.

“J’ai la volonté de promouvoir les échanges culturels liés au domaine des courses hippiques entre la France et la Chine, et d’introduire en Chine l’expérience, les aptitudes et les chevaux de course de mon pays”, a-t-il promis.

Il s’est ainsi engagé à faciliter l’organisation de la semaine française de courses hippiques en Chine, afin de permettre aux spectateurs d’admirer la culture française en la matière.

Les courses de chevaux, surtout la course de plat, font en effet partie de la tradition française. Elles constituent l’un de ses secteurs clés des sports équestres, et les recettes fiscales qu’elles engendrent atteignent une dizaine de milliards d’euros chaque année.

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