18e Congrès du PCC et perspectives d’avenir

Ajouté au 03/12/2012 par SHI Lei

Alors que s’est clôturé aujourd’hui le 18e Congrès du Parti Communiste Chinois (PCC), l’heure est au bilan. Dans le domaine économique, le Congrès a souligné un bilan positif et encourageant, tout en définissant la politique a mener dans les dix prochaines années.

Les nouveaux dirigeants de l’Empire du Milieu auront pour rude tâche de maintenir une croissance élevée, gage de stabilité intérieure et de poids extérieur. A l’heure où l’économie chinoise ralentit, et que la répartition des richesses est de moins en moins équitable, le nouveau gouvernement devra prendre en compte les aspirations des Chinois à plus de pouvoir d’achat et une inflation maîtrisée.

On l’a vu avec le chiffre d’affaires astronomique réalisé par Taobao le 11/11, les ventes sur Internet sont une des clés pour assurer à la Chine une hausse des ventes sur son marché intérieur. Il faut aussi noter que la classe aisée chinoise va doubler d’ici l’horizon 2020, favorisant les ventes de produits de luxes, aussi bien chinois qu’importés. Cette classe sociale assurera à elle seule 75% des ventes du marché du luxe en Chine. Ce marché du luxe est une mine d’or pour les entreprises étrangères, qui ont de plus en plus à écouler leurs marchandises dans leurs pays d’origine.

La classe aisée chinoise, qui se situe entre la classe moyenne et les grosses fortunes, représente actuellement 6% de la population en Chine. D’ici 2020, ce chiffre devrait augmenter à 21% ! Sur les marchés émergents, comme l’Inde, la Russie ou le Brésil, c’est en Chine que cette classe sociale est la plus nombreuse, et la plus dépensière. Ils représentent 120 millions de Chinois, qui gagnent en 40 000 et 200 000$ à l’année, ce qui représente un pouvoir d’achat immense en Chine. Les contraintes socio-culturelles les poussant à “garder la face” et à assurer leur statut, ils dépensent donc beaucoup dans l’industrie du luxe, pour être à la pointe de la mode et des tendances, aussi bien vestimentaires que technologiques ou automobiles, sans compter les cosmétiques. Leur nombre atteindra 280 millions en 2020, qui assureront à eux seuls 35% de la consommation chinoise et 5% de la consommation mondiale. La Chine, à elle seule, représentera dans dix ans 40% des ventes de l’industrie du luxe.