La France cherche un autre pays fournisseur de vêtements pour remplacer la Chine

Ajouté au 27/02/2012 par SHI Lei

A l’avenir, les vêtements français ne seront plus un monopole des produits « made in China ». Actuellement, la Chine est toujours le premier pays exportateur des vêtements du monde et le premier fournisseur de la France, mais en raison de la hausse du coût de la main d’œuvre en Chine, de la longue distance et des frais de transports élevés, le pays tricolore est maintenant en train de chercher d’autres pays pour limiter les coûts de production.

Le chiffre d’affaires de l’importation des vêtements textiles chinois en France a augmenté de 7% pendant les 11 premiers mois de l’année dernière. Cependant, après la déduction de la hausse du coût, l’augmentation de ce chiffre d’affaires n’est que de 4%. Pourtant, les croissances de l’importation depuis le Bangladesh et le Pakistan sont respectivement de 26% et de 29%.

Le salaire des ouvriers chinois dans le secteur du vêtement est passé de 180 euros à 300 euros par mois. Pour comparaison avec d’autres pays en Biélorussie et en Tunisie, un ouvrier ne touche que 160 euros de salaire mensuel et à Madagascar, simplement 50 euros. C’est pourquoi, de plus en plus de marques de vêtements françaises, dont Etam et Celio, ont créé des usines sur l’île malgache.

En plus du salaire, l’efficacité de transport est un autre facteur auquel la France attache de l’importance. Les marques françaises ont donc commencé à prospecter pour trouver des lieux de fabrication plus proches : en Europe de l’est, dans la région méditerranéenne ou à Madagascar. La Croatie, appelée « l’Europe chinoise», est déjà devenue le plus grand fournisseur de vêtements pour la France en Europe.

Par ailleurs, suite à la croissance continue des demandes du marché intérieur en Chine, et au manque de main d’œuvre, les entreprises chinoises ne veulent plus trop signer des contrats à long terme avec les petites et moyennes marques de vêtements européennes.