Les Chinois se ruent vers les produits de luxe sans même être devenus riches

Ajouté au 10/02/2012 par SHI Lei

Au cours de ces trente dernières années, les Chinois ont accumulé avec assiduité des richesses sociales et personnelles. Cependant, eviter la consommation excessive de produits de luxe (rapide et intensive), pour que ces richesses deviennent des capitaux à long terme destinés au développement durable, reste un grand problème.

Pendant la fête du printemps de l’année du dragon et selon les dernières données rendues publiques le 1er février par la fédération mondiale des produits de luxe, la consommation des produits de luxe des Chinois à l’étranger a augmenté de 30% par rapport à la même période de l’année dernière. Le montant dépensé par les Chinois a représenté 2/3 du montant total des produits de luxe dépensé en Europe, à Hongkong, à Macao et à Taiwan, et a représenté 1/3 du montant dépensé sur le marché de l’Amérique du Nord.

Grâce à la croissance rapide et continue de l’économie chinoise de ces trente dernières années, le pouvoir d’achat du pays et du peuple a augmenté à grande échelle. Les touristes chinois, ont formé des groupes pour se rendre à Londres, Paris et New York, et ont bondé les magasins pour acheter généreusement les produits de luxe comme de vulgaires légumes à tres bon marché, et ainsi montrer au monde la « richesse chinoise ».

Les Chinois, qui manquaient de viande lors de précédentes fêtes, ont commencé à apprécier et à rechercher les produits de haute qualité, du beau design qui porte le sens culturel, et savent de plus en plus chérir et jouir de la belle vie. Stimulation de l’économie mondiale, leur comportement de consommation est le processus inévitable du développement social dont ils peuvent être fiers.

Les Japonais ont connu pendant plus vingt ans, une frénésie pour les produits de luxe. Les Chinois auront eux aussi besoin d’une période similaire. Ce n’est pas nécessaire de trop s’inquiéter pour la tendance irraisonnable de certains pour la consommation des produits de luxe, dont « on ne cherche pas ce qui est bon, mais que ce qui est le plus cher. »

Ce qui nous préoccupe, c’est la mentalité sociale anormale derrière cette fureur sur les produits de luxe. Les consommateurs de produits de luxe chinois sont très nombreux et très jeunes, ils ont au moins dix ans de moins que les consommateurs en Europe et aux Etats-Unis. Les produits de luxe, qui ne devraient intéressés que les riches, sont pourtant devenus les objets préférés de tous les jeunes Chinois métropolitains. Leurs propos : « je préfère pleurer dans une BMW que de rire en vélo », les jeunes filles qui font de l’épate sur internet avec leurs voitures ou sacs de grandes marques, des employés qui achètent des sacs de plus de 10 000 yuans avec un salaire de quelques milliers de yuans. Tout cela est l’interprétation d’une chute dans l’aspiration matérielle.

De toute façon, la plupart des 1,3 milliards de la population chinoise ne sont pas riches, et leur principal objectif est simplement de pouvoir mener une vie aisée. D’une part, on a besoin d’une éducation sociale plus planifiée et d’autre part, un engouement exagéré pour les produits de luxe reflète un manque de foi et une vacuité d’esprit.