Président de l’Université des langues étrangères de Xi’an: établir un système éducatif pluraliste

Ajouté au 19/09/2011 par SHI Lei

M. Hu Sishe, député de l’APN en provenance du Shaanxi (nord-ouest) et le président de l’Université des langues étrangères de Xi’an

China.org a récemment interviwé M. Hu Sishe, député de l’APN en provenance du Shaanxi (nord-ouest) et le président de l’Université des langues étrangères de Xi’an, au sujet du développement de l’éducation en Chine.

Un système éducatif pluraliste

Selon M. Hu, un système éducatif idéal doit, d’une part, permettre aux élèves de développer tous leurs talents uniques. D’autre part, ce système doit satisfaire aux exigences du développement économique et social de l’Etat. « J’ai remarqué que l’éducation dans les écoles secondaires anéantit, très souvent, l’imagination et la créativité des élèves. C’est pour cette raison qu’il est urgent de créer plus d’écoles spéciales pour ces élèves aux talents particuliers, tels que la musique, la peinture, l’architecture ou bien le sport ».

Problème d’emploi des étudiants

Depuis l’année dernière, les étudiants sont confrontés au problème du chômage. « Les étudiants en recherche d’emploi sont notre plus grande préoccupation », souligne le président de l’Université des langues étrangères de Xi’an. « Heureusement, nous, les universités de langues étrangères, nous portons mieux que d’autres universités. Cette année, la situation de l’emploi s’est améliorée et il est plus facile pour les étudiants de trouver des emplois correspondant à leurs exigences », poursuit-il.

M. Hu indique que le problème du manque d’emplois constitue en effet un défi non seulement pour les étudiants, mais également pour les universités. Selon lui, ces dernières doivent s’engager à transformer leur mode de développement, en modifiant l’arrangement des cours et en fournissant aux étudiants des guides de planification de carrière, etc.

 

Des étudiants nés dans les années 80 et 90

« Il est normal que la jeune génération, ces étudiants nés dans les années 80 ou 90, soient parfois incompris des plus âgés. Au lieu de les critiquer, nous devons leur offrir un environnemnt plus libre », affirme M. Hu.

Six suggestions du président de l’Université des langues étrangères de Xi’an

Cette année, M. Hu a formulé six suggestions au sujet du développement économique et éducatif dans l’ouest de la Chine :

– Inclure les trois villes de l’Ouest, à savoir, Xi’an, Chongqing et Chengdu, dans le onzième plan quinquennal de l’Etat afin d’assurer un développement différencié en mettant en valeur les atouts des trois villes.

– Accorder un soutien aux universités de l’Ouest, en termes de politiques, de projets ainsi que de capitaux.

– Les finances centrales et locales doivent prendre en charge une partie des dettes des universités.

– Développer des programmes de formation pour les enseignants de langues étrangères des écoles de l’Ouest.

– Corriger toutes les informations mal traduites dans les lieux publics.

– Etablir une banque de données multilingue des œuvres littéraires.

 

Premières rencontres littéraires franco-chinoises de Xian

Ajouté au 19/09/2011 par SHI Lei

Le 27 octobre 2011 à l’Université XISU, l’Alliance Française de Xian organise une rencontre littéraire franco-chinoise avec les écrivains Philippe Claudel (Le rapport de Brodeck) et Shan Sa (La joueuse de Go), tous deux lauréats de nombreux prix littéraires.
Philippe Claudel est un célèbre écrivain et réalisateur français. Il a réalisé en 2008 le film “Il y a longtemps que je t’aime » qui a remporté en 2009 le BAFTA du meilleur film étranger. En 2011, il réalise « Tous les soleils », qui obtient un gros succès public et critique. Après ses études à Nancy, il décide d’y rester et enseigne pendant 11 ans dans des prisons, ce qui lui inspire des nouvelles et des scénarios. Il raconte que son expérience lui a appris à porter des jugements simples sur les gens, sur la culpabilité, sur les besoins de juger autrui. « C’est clair pour moi que je n’aurais jamais pu écrire des textes comme « Le rapport de Brodeck », « Les âmes grises », ou tourner des films comme « Il y a longtemps que je t’aime » si je n’avais pas connu l’univers carcéral. Son plus grand succès est “les âmes grises », prix Renaudot en France, et également primé dans plusieurs autres festivals internationaux. Il remporte en 2003 le Prix Goncourt de la nouvelle pour « Les petites mécaniques » et son ouvrage « Le rapport de Brodeck », une histoire hallucinante prochainement publiée en Chine, est également lauréat de plusieurs prix célèbres. Shan Sa est née à Pékin, en Chine, dans une famille d’enseignants. Nommée Yan Ni, elle décide d’adopter le pseudonyme de Shan Sa en hommage à un texte du poète Bai Juyi, de la dynastie Tang. A 8 ans, elle publie son premier recueil de poèmes, qui obtient le premier prix d’un concours national de poésie pour enfants de moins de 12 ans. Après avoir terminé ses études secondaires à Pékin, elle s’installe à Paris en août 1990 grâce à une bourse du gouvernement français. Installée avec son père, un professeur de l’Université de la Sorbonne, elle apprend rapidement la langue française. En 1994 elle termine ses études de philosophie et de 1994 à1996 elle travaille comme secrétaire du peintre Balthus. Elle publie ensuite ses deux premières nouvelles et un recueil de poésie, très remarqués de la critique, et se voit décerner le prix Goncourt de la première nouvelle pour « La porte de la paix céleste ». En 2001 elle remporte son plus grand succès avec « la joueuse de Go », qui plaît énormément au public et reçoit de nombreux prix littéraires, notamment le prix Goncourt 2001 des lycéens, et sera publié en 32 langues.

Visite d’Alain Juppé en Chine

Ajouté au 19/09/2011 par SHI Lei

Le ministre d’État, ministre des affaires étrangères et européennes, est venu en visite officielle en Chine les 13 et 14 septembre, à l’invitation de son homologue chinois.
A Pékin, il s’est entretenu avec M. WEN Jiabao, Premier ministre, M. DAI Bingguo, Conseiller d’État, et M. YANG Jiechi, ministre des Affaires étrangères. Il a prononcé un discours à l’université de Tsinghua et s’est enfin adressé aux représentants de la communauté française de Pékin.
Il a inauguré l’année de la langue française en Chine, dans le cadre des années linguistiques croisées décidées par le Président de la République et son homologue chinois en novembre 2010.
Le ministre d’État s’est ensuite rendu dans la province du Guangdong, afin d’inaugurer l’Institut franco-chinois de l’énergie nucléaire à Zhuhai, établissement de formation entrant dans le cadre de la coopération bilatérale dans le domaine du nucléaire civil.
Il s’est également adressé aux représentants de la communauté française de Canton. Enfin, il s’est entretenu avec M. WANG Yang, principal dirigeant de la province du Guangdong.
Cette visite a permis la poursuite de l’approfondissement du partenariat global stratégique franco-chinois dans toutes ses composantes. La coordination sur les grands dossiers internationaux et la coopération sur les enjeux globaux, au premier rang desquels les sujets du G20, ont été au cœur des entretiens du ministre d’État.

L’Année de la langue française en Chine Pendant un an, le français à l’honneur dans toute la Chine !

Ajouté au 19/09/2011 par SHI Lei

En novembre 2010, le Président de la République française, M. Nicolas Sarkozy, et le Président de la République populaire de Chine, M. Hu Jintao, sont convenus de la mise en œuvre d’une année linguistique croisée entre la France et la Chine. De nombreux événements, se dérouleront de septembre 2011 à juin 2012, tant en France qu’en Chine.
Placée sous le parrainage de M. François Cheng, Membre de l’Académie française, l’Année de la langue française en Chine a été inaugurée à Pékin le 13 septembre 2011 par M. Alain Juppé, Ministre d’Etat, Ministre français des Affaires étrangères et européennes.

 Pendant presque un an, 200 événements culturels et éducatifs seront à l’affiche dans toute la Chine : conférences et colloques, projections, concours, expositions, ateliers, spectacles, rencontres, etc.

L’Année de la langue française en Chine est marquée par plusieurs temps forts, autant d’occasions pour le public chinois de découvrir la richesse et la diversité la langue française. Parmi eux :

•Le Festival Off d’Avignon invité au Beijing Fringe Festival, du 5 au 25 septembre 2011 : Des compagnies de théâtre françaises qui se sont produites dans le cadre du festival Off d’Avignon seront invitées par le Beijing Fringe Festival dans le cadre d’un partenariat pluriannuel entre les deux festivals.
•La Semaine franco-chinoise de la forêt, du 18 au 25 septembre 2011 : Afin de sensibiliser les citoyens chinois sur la nécessité de préserver la forêt et de favoriser les échanges d’expérience, plusieurs événements seront organisés à l’Institut français de Chine à Pékin et dans plusieurs villes de Chine (Changsha, Canton, Chengdu, Shanghai) : conférences scientifiques et littéraires, projection de films, exposition de photographies et d’œuvres d’art.
•L’exposition sur l’Ecrit, l’Homme et le Droit, du 18 au 31 octobre 2011 : Cette exposition, présentée d’abord à Paris, sera à Shanghai pour célébrer le 10ème anniversaire de la création du Centre franco-chinois de formation et d’échanges notariaux et juridiques. Elle illustre la relation entre l’écrit et le droit avec sa fonction civilisatrice et pacifique ainsi que les similitudes des perceptions françaises et chinoises.
•La Comédie française présente en Chine Le Malade imaginaire de Molière, du 27 au 29 octobre 2011 : La Comédie française est la plus ancienne compagnie de théâtre du monde, mais également parmi l’une des plus prestigieuses. Elle joue Le Malade imaginaire, au Centre national des arts du spectacle à Pékin.
•Le séminaire pédagogique de Wuhan et le colloque scientifique de Kunming, novembre 2011 : L’Ambassade de France en Chine et l’association chinoise des professeurs de français organisent un séminaire pédagogique et un colloque scientifique réunissant chacun plus de 150 enseignants de français, autour des problématiques de l’enseignement de la langue française en Chine.
•Le 20ème anniversaire du programme Fu Lei et la remise du Prix Fu Lei 2011, 3 décembre 2011 : Décerné pour la première fois en 2009, le Prix Fu Lei récompense le meilleur ouvrage traduit du français et publié en Chine. A cette occasion sera célébré le 20ème anniversaire du programme d’aide à la publication Fu Lei.
L’Année de la langue chinoise en France a été inaugurée le 4 juillet à Paris par M. He Guoqiang, membre du Comité permanent du Bureau politique du Parti communiste chinois, et M. Valéry Giscard d’Estaing, ancien Président de la République française. L’objectif de l’année linguistique France-Chine est de célébrer les langues française et chinoise dans nos pays respectifs par l’organisation d’événements culturels et éducatifs. Elle vise à développer les échanges entre la France et la Chine, impliquant en particulier les jeunes de nos deux pays.

La France se réjouit de la coopération avec la Chine dans la reconstruction de la Libye

Ajouté au 19/09/2011 par SHI Lei

« L’intervention militaire en Libye est quasiment terminée. Il faut tourner la page vers la reconstruction. Nous sommes heureux de nous retrouver dans cette phase de reconstruction côte à côte avec la Chine », a déclaré hier à Beijing M. Alain Juppé, ministre d’État, ministre français des Affaires étrangères et européennes, lors d’une conférence de presse tenue dans le cadre de sa visite en Chine du 13 au 14 septembre.

M. Juppé a souligné que l’intervention en Libye n’était pas l’action de la France, mais celle des Nations unies dans le cadre des résolutions 1970 et 1973 qui ont fixé très précisément la légalité de l’intervention internationale.

La Chine a reconnu lundi le Conseil national de transition (CNT) libyen comme l’autorité au pouvoir et le représentant du peuple libyen. M. Juppé s’en est réjoui en indiquant que « la France est le premier pays qui a reconnu le CNT il y a plusieurs mois. Nous souhaitons travailler avec l’ensemble des partenaires dans le cadre des Nations unies pour aider la Libye à se reconstruire ».

D’après lui, la Libye est un pays riche, avec de grandes ressources naturelles. Il faut mettre en oeuvre ces ressources pour consolider l’État de droit et restaurer l’économie.

« La Chine a participé il y a quelques jours à Paris à la conférence “des amis de la Libye” convoquée par la France et elle participera le 20 septembre prochain à New York à la deuxième réunion sous l’égide du secrétaire général des Nations Unies », a fait savoir M. Juppé, en déclarant qu’il était tombé d’accord mardi matin avec M. Yang Jiechi, ministre chinois des Affaires étrangères, pour une possible coopération sino-française dans la reconstruction sous l’égide des Nations Unies.

Alain Juppé a commencé sa visite par l’inauguration de l’Année de la langue française en Chine à l’université des Langues et Cultures de Beijing, dans le cadre des années linguistiques croisées décidées par le président chinois Hu Jintao et son homologue français Nicolas Sarkozy lors de leur rencontre en novembre 2010. M. Juppé s’est entretenu avec le Premier ministre chinois Wen Jiabao, le Conseiller d’État chinois Dai Bingguo, et le ministre chinois des Affaires étrangères Yang Jiechi.

Il se rendra mercredi dans la province du Guangdong afin d’inaugurer l’Institut franco-chinois de l’énergie nucléaire, établissement de formation entrant dans le cadre de la coopération bilatérale dans le domaine du nucléaire civil. A Guangzhou, il s’entretiendra avec le secrétaire du Parti de la province, M. Wang Yang.

A la recherche d’un nouveau chapitre dans les relations sino-libyennes (COMMENTAIRE)

Ajouté au 19/09/2011 par SHI Lei

La reconnaissance officielle du Conseil national de transition (CNT) libyen par la Chine comme autorité dirigeante et représentant du peuple libyen est une décision mature prise au bon moment par la partie chinoise.

La Chine et la Libye travaillent ensemble en faveur d’une transition douce et du développement des relations bilatérales.

A présent, la situation en Libye n’est pas stabilisée, et on ne sait toujours pas où se cache Mouammar Kadhafi. Mais ce qui est clair c’est que le CNT contrôle la majeure partie de la Libye et a commencé à prendre le pouvoir et à assumer les responsabilités administratives.

La décision de la Chine se base sur sa politique étrangère indépendante de paix et le principe de respect du choix des Libyens.

La politique chinoise sur la Libye ne cherche pas à satisfaire ses propres intérêts mais est entièrement consacrée aux intérêts des relations bilatérales ainsi qu’à la paix, la stabilité et au développement de la région dans son ensemble.

Depuis que les troubles ont éclaté en Libye, la Chine a tenté d’apaiser les conflits, a maintenu la communication et les contacts avec la communauté internationale et a appelé à une solution pacifique.

Les relations d’amitié et de coopération entre la Chine et la Libye doivent se développer sur la base de l’amitié entre les deux peuples et les intérêts communs des deux pays.

Quels que soient les changements au niveau des autorités libyennes au pouvoir, des efforts doivent être déployés pour faire en sorte que le vide ne s’installe pas dans les relations bilatérales et que la coopération amicale et les échanges continuent sans interruption.

La Chine soutient la reconstruction politique et économique de la Libye et est prête à jouer son rôle dans le processus de reconstruction.

De son côté, le leadership du CNT s’est dit “ravi” de la décision de la Chine de reconnaître son statut.

En réponse, le CNT a publié un communiqué en trois points: respecter strictement tous les traités et accords existants entre les deux pays; adhérer fermement à la politique d’une seule Chine; accueillir la participation de la Chine dans la reconstruction du pays et promouvoir de concert le développement stable et durable des relations bilatérales.

 

Wen Jiabao rencontre Alain Juppé

Ajouté au 19/09/2011 par SHI Lei

Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a rencontré,mardi à Beijing, Alain Juppé, ministre d’Etat et ministre français des Affaires étrangères et européennes, et s’est engagé à porter les relations stratégiques sino-françaises à un niveau supérieur.

Face à la nature complexe de la politique, de l’économie et de la sécurité mondiale, la communauté internationale doit s’en tenir à une politique d’unité et de coopération, a indiqué Wen Jiabao lors de la rencontre.

“La Chine est prête à coopérer étroitement avec la France pour améliorer la coordination sur les relations bilatérales et les relations sino-européennes et pour encourager le développement du partenariat stratégique Chine-France”, a fait remarquer le Premier ministre chinois.

M. Juppé a indiqué à Wen Jiabao que le gouvernement français attachait une grande importance au partenariat avec la Chine. Il a remercié la Chine pour son soutien et sa confiance dans l’économie de la zone euro et s’est engagé à oeuvrer avec la Chine pour faciliter le développement durable des relations France-Chine et Europe-Chine.

La France souhaite renforcer sa coordination et sa coopération avec la Chine afin de garantir le succès du prochain sommet du G20 qui aura lieu à Cannes en France en novembre, a ajouté le ministre français.

M. Juppé effectue une visite de trois jours en Chine à l’invitation de son homologue chinois Yang Jiechi. Il devrait se rendre en visite dans la province méridionale du Guangdong après son séjour à Beijing.

La crise de la dette offre une nouvelle opportunité pour l’interaction sino-européenne

Ajouté au 19/09/2011 par SHI Lei

Au moment où l’Europe s’efforce d’enrayer la crise de la dette, la Chine lui apporte son aide, ce qui pourrait offrir une nouvelle occasion pour que de nombreux Européens cessent de considérer la Chine comme une menace et commencent plutôt à la voir comme un partenaire économique responsable.

Dernier exemple en date qui reflète les bonnes intentions de la Chine, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Jiang Yu, en réponse à la question de savoir si la Chine achèterait des obligations italiennes, a réaffirmé mardi que l’Europe demeurerait l’un des plus grands marchés pour les investissements chinois.

Seulement douze jours auparavant, le Premier ministre chinois Wen Jiabao, lors d’une conversation téléphonique avec le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, a fermement soutenu le marché européen en affirmant que la Chine avait toujours confiance en l’économie européenne et l’euro, et qu’elle continuerait à faire de l’Europe l’un de ses principaux marchés pour les investissements.

La crise de la dette européenne a d’abord éclaté en Grèce en 2009, puis s’est étendue au reste du continent. La Grèce, criblée de dettes, aspirant à un sauvetage efficace, est confrontée à un risque inquiétant mais bien réel de défaut de paiement, tandis que de nombreux pays européens sont également enlisés dans une grave crise des dettes souveraines.

Dès le début, afin d’aider les pays européens à surmonter la crise, le gouvernement chinois a adopté une série de mesures positives telles que l’augmentation de ses avoirs sous forme d’obligations libellées en euros, ou encore la promotion de sa coopération économique et de ses investissements en Europe.

La Chine, en tant que le plus gros détenteur étranger d’obligations du Trésor américain (elle en détient désormais pour un montant de plus de 1 100 milliards de dollars), cherche à diversifier ses réserves en devises étrangères par un ensemble de mesures, dont celle qui consiste à se tourner vers les obligations en euros.

Cela permettra de rendre le monde moins dépendant du dollar américain, actuellement considéré comme la seule monnaie de réserve mondiale, et de commencer à évoluer vers un système multipolaire de monnaies de réserve.

Cela profitera aussi bien à l’Europe qu’à la Chine, et aidera à établir un ordre financier international plus stable et plus rationnel.

Aujourd’hui, l’Union europénne (UE) est le plus grand partenaire commecial de la Chine, tandis que la Chine est le deuxième plus grand partenaire commercial de l’UE. Au cours de sa visite en Europe en juin dernier, le Premier ministre Wen Jiabao et ses homologues britannique et allemand ont exprimé leur ambition de faire passer le commerce entre la Chine et le Royaume-Uni de 60 milliards de dollars en 2010 à 100 milliards en 2015, et de presque doubler le commerce entre la Chine et l’Allemagne durant la même période pour atteindre 280 milliards de dollars en 2015.

L’Europe, qui bénéficie du soutien crucial de la Chine dans la crise de la dette, pourrait de son côté aider à renforcer les relations sino-européennes en prenant certaines mesures pragmatiques et substantielles pour montrer sa sincérité et sa bonne volonté dans son interaction avec la Chine.

Par exemple, l’UE n’a pas encore reconnu le statut d’économie de marché de la Chine et impose encore un embargo sur les armes à son encontre. La Chine considère qu’il s’agit là de mesures discriminatoires.

Si des mesures positives sont adoptées par l’UE sur ces questions, cela permettra de renforcer la confiance entre la Chine et l’Europe.

Ce faisant, l’UE montrerait aux Chinois qu’elle reconnaît le fait que la Chine a fait de grands progrès dans ses réformes en faveur d’une économie de marché au cours de ces 30 dernières années et qu’elle est une force constructive pour le maintien de la paix et de la stabilité au niveau régional et mondial.

Les PME françaises en Chine : Yes, they can … !

Ajouté au 19/09/2011 par SHI Lei

L’implantation des PME françaises en Chine a été très dynamique dans la décennie 2000, à la suite de l’adhésion de la Chine à l’OMC. Leur objectif premier est de servir le marché chinois : la production en Chine est essentiellement destinée au marché local, où se réalise l’essentiel des ventes. Leur installation est fréquemment couronnée de succès, même s’ils sont ardus à obtenir, et le développement de ses PME en Chine entraîne pour la France des effets positifs. Les solutions pour appuyer leur développement consistent à les sortir de l’isolement dans lequel elles se trouvent.
L’étude des petites et moyennes entreprises (PME) françaises en Chine se doit de retenir une approche large de ce concept : son champ doit en effet inclure non seulement les micro-entreprises et les Très petites entreprises (TPE) (plus petites), mais également les entreprises de taille intermédiaire (ETI) (plus grandes) ; elle doit aussi inclure les sociétés de droit chinois, créées par des Français expatriés en Chine et ayant gardé un lien avec la France (notamment, par des exportations de biens et de services). Cette approche élargie permet de servir l’ensemble des intérêts économiques français liés à l’installation dans ce pays.

L’arrivée des PME françaises (et étrangères) en Chine ne démarre significativement qu’à partir de 2001, lorsque les concessions faites par la Chine pour son entrée à l’OMC entraînent une libéralisation des conditions d’installation, notamment en élargissant les possibilités d’utiliser le statut d’entreprise à capitaux 100 % étrangers. Ce statut sera alors celui privilégié par les PME (comme par les grandes entreprises) pour leur implantation, qu’il va permettre d’accélérer. Tous les domaines d’activité autorisés par la loi chinoise sont concernés, des services à l’industrie, même si la structure de l’économie de la Chine, qui reste majoritairement industrielle, tend à faciliter ce secteur.

 
Les zones de prédilection sont en premier lieu Shanghai, puis le Guangdong et enfin Pékin. Le centre et l’ouest restent très peu couverts par les PME, hormis certaines villes de présence française, comme Wuhan et Tianjin, du fait de difficultés accrues d’opérer dans ces provinces et bien qu’elles présentent de fortes opportunités commerciales pour les années à venir.

L’installation des PME françaises en Chine procède de plusieurs causes : recherche d’un surcroît de compétitivité ; prolongation d’une approche entamée avec des échanges commerciaux ; besoin d’amortir les fluctuations du taux de change de l’euro. Quoi qu’il en soit, leur objectif premier en s’implantant en Chine est de servir le marché chinois : la production en Chine est essentiellement destinée au marché local, où se réalisera l’essentiel des ventes, et secondairement aux pays de la périphérie. La Chine peut toutefois aussi permettre l’élaboration d’une offre pour les marchés émergents, voire constituer une plateforme de sourcing. Les activités de R&D s’y développent depuis quelques années.

Pour les PME, l’installation est fréquemment couronnée de succès, même s’ils sont ardus à obtenir ; pour la France, l’installation et le développement de ses PME en Chine entraînent des effets en majorité positifs, en termes d’exportations, d’emplois, plus rarement de rapatriement de flux financiers (le plus souvent réinvestis sur place) ainsi que de gains d’efficacité tirés de cette expérience.

Les PME font face, encore plus que les grandes entreprises, à des difficultés d’installation : leur situation et leurs difficultés sont souvent mal comprises par leur siège en France ; de nombreux secteurs du marché chinois ne sont pas encore arrivés à maturité, alors que la concurrence s’accroît de la part des entreprises chinoises. Par ailleurs, le développement de la Chine ne va pas toujours de pair avec son ouverture et les PME souffrent, encore plus que les grands groupes, du resserrement des conditions d’investissement dans ce pays : abrogation des avantages fiscaux dont bénéficiaient les entreprises étrangères ; conditions resserrées d’autorisation des IDE ; protection de la propriété intellectuelle qui s’améliore, mais reste insuffisante, dans un contexte où la Chine cherche à faciliter les transferts technologiques au bénéfice des entreprises nationales ; autres contraintes propres à la Chine…

En outre, en Chine comme ailleurs – mais plus qu’ailleurs – les PME se heurtent à des difficultés d’accès au crédit de la part des banques chinoises ou étrangères ; cette pénurie de capitaux pénalise leur activité, notamment en phase de démarrage. Par ailleurs les relations avec leurs clients, leurs fournisseurs, leurs distributeurs, leurs partenaires de co-entreprise et les autorités s’avèrent souvent difficiles. De même, la gestion des ressources humaines pose des difficultés croissantes : recrutement et rétention du personnel ; capitalisation du savoir technique et instauration d’une culture d’entreprise ; judiciarisation des relations de travail, du fait du renforcement de la réglementation du travail, dont le contrôle semble peser avec une attention particulière sur les entreprises étrangères.

Les solutions à mettre en place pour appuyer le développement des PME françaises en Chine consistent toutes à sortir de l’isolement dans lequel se retrouve souvent enfermé le dirigeant de PME : d’un point de vue financier, mobiliser des crédits ; d’un point de vue des services d’expertise, dont manquent les PME en interne, mobiliser cette expertise de manière coordonnée et élaborer un parcours à leur installation et à leur développement en Chine ; encourager les échanges d’expérience entre les PME et développer l’accompagnement de celles-ci par les grands groupes, sur le modèle allemand, au lieu d’une arrivée en ordre dispersé. Enfin – dans le même état d’esprit – mettre en place des centres d’entreprise, soit pour l’accueil de structures administratives, soit pour l’installation de sites de production.

En définitive, les PME françaises réussissent bien en Chine, à l’instar des grandes entreprises, mais dans des conditions encore plus ardues. Il est nécessaire et possible de faciliter leur développement, en abaissant les barrières qui se dressent sur leur parcours : l’ouverture du marché chinois se fera de manière progressive, au gré de la volonté des autorités, sur laquelle les demandes étrangères ont un poids tout relatif. Dans ce contexte, il apparaît pertinent de mieux mobiliser les ressources dont disposent les PME, en faisant une utilisation plus efficace et mieux coordonnées de celles-là : en quelque sorte, les barrières ne s’abaisseront pas, mais l’aptitude des PME à les franchir s’en trouvera accrue.

Wen Jiabao : la Chine prête à aider une Europe endettée

Ajouté au 19/09/2011 par SHI Lei

Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a annoncé mercredi que la Chine était prête à aider une Europe rongée par la dette grâce à l’augmentation de ses investissements dans la région.

“Nous nous inquiétons depuis longtemps des difficultés rencontrées par l’économie européenne, et nous avons réaffirmé notre volonté d’apporter notre soutien amical et d’y augmenter nos investissements”, a indiqué M. Wen lors de la cérémonie d’ouverture de la Conférence annuelle du Forum économique mondial des “Nouveaux champions 2011”, un événement d’une durée de trois jours qui s’est tenu cette année à Dalian dans la province du Liaoning (nord-est).

Wen Jiabao a également exhorté l’Union européenne à reconnaître le statut de la Chine en tant qu’économie de marché, en espérant que les dirigeants européens pouvaient considérer les relations sino-européennes d’un point de vue plus audacieux et stratégique.

“Basé sur les règlements de l’Organisation mondiale du commerce, le statut à part entière de la Chine en tant qu’économie de marché sera reconnu d’ici 2016. Si les pays européens faisaient montre de leur sincérité quelques années à l’avance, cela reflèterai notre amitié existante”, a-t-il indiqué, souhaitant que ses prochaines rencontres prévues avec les dirigeants européens puissent conduire à une avancée en la matière.

 

« Précédent Suivant »