Tenue du premier Conseil d’Administration de l’Institut Français.

Ajouté au 11/07/2011 par SHI Lei

Le conseil d’administration de l’Institut français, créé aux termes de la loi sur l’Action extérieure de l’Etat du 27 juillet 2010, s’est tenu à Paris, le 17 juin, sous la présidence de Xavier Darcos, ancien ministre. Ce premier conseil d’administration a été essentiellement consacré à la présentation générale de la mise en place et de l’actualité de l’établissement public; la présentation du budget modifié 2011; la présentation de l’organigramme et l’état des effectifs et la création et l’expérimentation en cours de bureaux de l’Institut français. Le budget modifié 2011 est en équilibre et s’élève à 52 642 262, 99  euros.

Il est en hausse de 10 097 408,49 millions d’ euros en produits par rapport au budget primitif. Les charges de structures, personnel et fonctionnement, s’élèvent à 14 690 000 euros.

L’organigramme de l’Institut français s’articule autour de huit départements: Ressources humaines et Réseau ; Affaires administratives et financières; Communication et nouveaux médias; Echanges et Coopérations artistiques; Développement et Partenariats ; Langue française ; Livre et Promotion des savoirs ; Cinéma.Treize pays ont été retenus en février dernier dans le cadre de “l’expérimentation de rattachement  du réseau culturel à l’Institut français” : Cambodge, Chili, Danemark, Emirats Arabes Unis, Géorgie, Ghana, Inde, Koweït, Royaume-Uni, Sénégal, Serbie, Singapour et Syrie.

Note du Sénateur Louis Duvernois.

Après le rapatriement des VIE/VIA de Syrie, l’Institut français s’interroge sur la légitimité du maintien de la Syrie en raison de sa situation politique actuelle. Le périmètre d’emplois dans les pays expérimentateurs est d’environ 200  personnes, statut d’expatriés et recrutés locaux et le périmètre maximal prévu à terme pour le réseau Institut français est de 8 000 personnes.Sur les treize pays retenus, neuf disposent d’un établissement à autonomie financière qui évoluera naturellement vers un bureau de représentation de l’Institut français, quatre en revanche ne disposent pas de ce type d’établissement et la création ex nihilo d’un bureau de l’Institut français est prévue.

Ce bureau local est dirigé par un directeur “qui a par ailleurs un rôle de conseiller de l’ambassadeur”. Durant la période d’expérimentation, le COCAC cumulera sa fonction avec celle de directeur du “bureau” de l’Institut français. La mise en place de ces bureaux se révèle assez complexe pour ce qui est de  la définition d’un statut juridique en fonction des contraintes locales et des éventuelles conventions bilatérales conclues en matière de coopération culturelle et de statuts des établissements déjà existants.

Un premier rapport d’évaluation prospective des résultats administratifs de l’expérimentation a été présenté au CA. Un vaste chantier se met en place pour atteindre les objectifs fixés par la loi constitutive. D’ores et déjà, nonobstant la convention de partenariat entre la Fondation de l’Alliance française et de l’Institut français, des incompréhensions et autres tensions opérationnelles se font jour. La tutelle des Affaires étrangères et européennes en est consciente et s’emploie à rechercher des synergies nécessaires.Le deuxième CA se tiendra à l’automne 2011, après la tenue du premier conseil d’orientation stratégique co-présidé par Alain Juppé, ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et européennes et Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication. Le COS, selon le président exécutif de l’Institut français, Xavier Darcos, “alimentera la réflexion et sera un lieu où l’impulsion ministérielle pourra s’exprimer.”

 

Réunion du groupe de travail R&D de la CCIFC de Pékin et du Service pour la Science et la Technologie

Ajouté au 11/07/2011 par SHI Lei

Le 23 juin 2011 a eu lieu une nouvelle réunion du groupe de travail R&D de la CCIFC de Pékin et du Service pour la Science et la Technologie (SST) après une longue interruption, due au changement de fonction des précédents co-animateurs. Le groupe est désormais co-animé par Christian Roux (Orange Labs), Patrick Plante (Thales) et Xavier Baillard (Attaché scientifique à l’Ambassade).
Le groupe de travail R&D a pour but de réunir des acteurs de la R&D française en Chine et des institutionnels autour de thématiques choisies. Ces réunions permettent non seulement un partage d’expériences entre les entreprises mais elles permettent également à celles-ci de bénéficier d’un accès privilégié aux informations de veille produites par le Service pour la Science et la Technologie de l’Ambassade, ainsi qu’aux outils de coopération, de promotion et de mobilité mis en place par l’Ambassade.

Pour cette session de relance, qui a compté une trentaine de participants, Norbert Paluch, Conseiller pour la Science et la Technologie, et Xavier Baillard ont présenté le SST, ses moyens, et un état des lieux de la coopération scientifique et technologique franco-chinoise, notamment après la XIIème réunion de la Commission mixte franco-chinoise scientifique et technologique, qui s’est déroulée à Paris le 30 mai dernier. Des documents portant sur les institutions chinoises de science et technologie, les programmes scientifiques chinois et les programmes de soutien à la coopération du SST ont été remis à tous les participants. Les discussions qui ont suivi ont permis de dégager des problématiques qui pourront être développées lors des prochaines sessions, notamment sur les partenariats public-privé en Chine.

La prochaine réunion du groupe devrait avoir lieu à la rentrée, en septembre.

He Guoqiang assiste au Dîner industriel et commercial franco-chinois

Ajouté au 11/07/2011 par SHI Lei

Le 4 juillet, He Guoqiang, membre du Comité permanent du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) et secrétaire de la Commission centrale de contrôle disciplinaire du PCC, a assisté au Dîner industriel et commercial franco-chinois lors de son séjour en France.

M. He est arrivé le 2 juillet dans l’après-midi à Nice, une ville située à 26 km au nord-est de Cannes. Dimanche, il a visité un vignoble familial et une entreprise de production de parfum. Après son séjour à Nice et à Cannes, le responsable chinois s’est rendu dimanche après-midi à Paris, où il doit rencontrer le président Nicolas Sarkozy et d’autres dirigeants français.

L’Europe à Shanghai : la présidence polonaise

Ajouté au 11/07/2011 par SHI Lei

Tous les 6 mois, un nouveau pays membre de l’Union européenne prend les rênes du Conseil de l’Union européenne. Ce mois-ci, honneur à la Pologne : la Lettre de Shanghai ouvre ses colonnes à M. Andrzej ?YSIAK, Consul général de ce pays à Shanghai.
 
Shanghai, le 1er Juillet 2011
Chers amis !

Aujourd’hui, 1er Juillet 2011, la Pologne prend le relais de la présidence du Conseil de l’Union européenne comme le premier pays du Trio Pologne-Danemark-Chypre. Bien que soit la première fois qu’une telle responsabilité repose sur les épaules de notre nation, nous sommes plein de confiance face à cette nouvelle tâche qui nous incombe. La présidence polonaise arrive à un moment très difficile pour l’UE : le spectre de la crise économique dans la zone euro plane toujours et les turbulences à proximité de ses frontières méridionales menace sa sécurité. Conscients de tous les défis à venir, nous nous y sommes préparés tout au long des deux dernières années. Nous sommes prêts désormais à jouer le rôle exigeant de médiateur et de modérateur, à collecter la voix des États membres de l’Union pour les faire résonner à l’unisson.

Les trois principales priorités de la présidence polonaise seront : l’intégration européenne comme source de croissance, une Europe plus sûre, et une Europe profitant de l’ouverture. A l’heure où le futur de l’UE se décide, la Pologne tient à rappeler à tous ses États membres que l’intégration figure au cœur de ce grand projet et que son approfondissement constitue le meilleur moyen pour l’Europe de faire face au monde moderne. Cet objectif ne peut être atteint que par la création d’un environnement sûr et d’un climat d’ouverture vis-à-vis de tous nos voisins et de tous nos partenaires.

La Pologne est préparée au rôle de « présidence de soutien » du Haut Représentant de l’Union pour les affaires étrangères et de sécurité. Cela n’implique pas une attitude passive envers la réalisation de la politique étrangère et de sécurité commune, mais une coopération étroite avec la Délégation de l’UE à Pékin.

Notre Consulat général à Shanghai sera chargé de coordonner l’activité des représentations de l’UE dans cette ville, de convoquer et présider les réunions régulières des chefs de mission, ainsi que de leurs adjoints responsables des questions de Visas / Schengen, d’affaires consulaires, de promotion culturelle ou de relations économiques et de promotion commerciale. Nous souhaitons lancer le débat sur des questions aussi importantes que le développement du secteur énergétique en Chine et les domaines de coopération future avec les entreprises de l’UE, ainsi que la protection des droits de propriété intellectuelle. Au cours de cette année UE-Chine 2011 de la jeunesse, nous aimerions également faire le suivi, en collaboration avec nos partenaires de l’UE, de plusieurs projets destinés aux jeunes générations chinoises. Le plus significatif d’entre eux sera le projet Smile, mené conjointement avec le Consulat général d’Autriche à Shanghai, dont le but est d’apporter de la joie et du courage à des enfants chinois malades par l’organisation d’ateliers joyeux les plus divers et en leur permettant de rencontrer certains de leurs héros.

Les préparatifs pour mener à bien ces activités et bien d’autres entrent dans leur phase décisive. Je suis convaincu qu’il s’agira d’un semestre mémorable, non seulement à Bruxelles, mais aussi en Chine et en particulier à Shanghai.

M. Andrzej ?YSIAK
Consul général de Pologne à Shanghai

Traduit par Perle ARTETA,
Service de presse et de communication

Plusieurs organismes tiennent un séminaire sur la relation sino-française en France

Ajouté au 11/07/2011 par SHI Lei

Organisé par quatre associations de la Chine en France, un séminaire sur la relation sino-française a eu lieu le 30 juin au palais du Luxembourg, le siège du Sénat français. Plus de 90 personnalités chinoises et françaises ont discuté de la relation sino-française dans le cadre du G20.

L’événement s’inscrivait dans le forum « Chine et France, le partenariat stratégique global ». La sénatrice Catherine Dumas y était présente.

Les discussions ont porté sur la présidence française du G20 et sur les opportunités et défis de la relation bilatérale. Les responsables des organismes concernés ont pris la parole pour présenter leurs points de vue.

Selon Ni Jincheng, participant au séminaire, au début de l’ère de réforme et d’ouverture, le processus de la mondialisation s’est engrangé. Trente ans après, le phénomène s’accélère, et la Chine est devenue un pays important sur la scène économique mondiale. Cet environnement comporte des opportunités ainsi que des défis pour la Chine et pour le monde.

Un haut responsable du PCC appelle à renforcer la coopération sino-française

Ajouté au 11/07/2011 par SHI Lei

He Guoqiang, un haut responsable du Parti communiste chinois (PCC) et en visite en France, a appelé samedi à renforcer la coopération entre les gouvernements locaux chinois et français pour faire avancer toutes les facettes des relations bilatérales.

M. He, qui est membre du Comité permanent du Bureau politique du Comité central du PCC et secrétaire de la Commission centrale pour l’inspection disciplinaire du PCC, effectue actuellement une visite officielle de quatre jours en France, dont l’objectif est de promouvoir les relations politiques, économiques et culturelles.

Lors de sa rencontre avec le maire de Cannes, Bernard Brochand, le responsable chinois a indiqué qu’il espérait que la Chine et la France pourraient tirer pleinement parti des réseaux de coopération existants entre les gouvernementaux locaux et donner ainsi un nouvel élan au partenariat stratégique global entre les deux pays.

De son côté, M. Brochand a présenté au responsable chinois certaines des initiatives de coopération lancées par Cannes et sa ville jumelée chinoise Sanya, une ville côtière de la province de Hainan dans le sud de la Chine. Il a souhaité que la coopération entre Cannes et Sanya puisse être davantage renforcée à l’avenir.

M. He Guoqiang est arrivé samedi après-midi à Nice, ville située à 26 km au nord-est de Cannes. Dimanche, il a visité un vignoble familial et une entreprise de production de parfum. Après son séjour à Nice et à Cannes, le responsable chinois s’est rendu dimanche après-midi à Paris, où il doit rencontrer le président français Nicolas Sarkozy et d’autres dirigeants français.

La France est la première étape de la tournée de M. He dans cinq pays, qui le conduira encore en Pologne, en Serbie, aux Emirats arabes unis et en Iran. Il fera une escale en Turquie après sa visite en Pologne.

Chine : plus de 30 000 personnes ont assisté au levée du drapeau sur la place Tian’anmen le 1er juillet

Ajouté au 04/07/2011 par SHI Lei

Plus de 30 000 personnes venues de toute la Chine se sont réunies vendredi matin sur la place Tian’anmen pour assister à la cérémonie du levée du drapeau pour célébrer le 90e anniversaire de la fondation du Parti communiste chinois (PCC).

A 4h48, le drapeau national a été hissé, la foule entière chantant l’hymne national.

Des étudiants et enfants tibétains restés handicapés suite au séisme meurtrier de Wenchuan en mai 2008 étaient présents à la cérémonie.

“Les habitants du Sichuan ont repris confiance au cours des trois années qui ont suivi le séisme dévastateur de Wenchuan. Nous avons reçu un grand soutien du Parti communiste chinois et de notre patrie”, a déclaré Zhang Wei, qui conduisait un groupe de 30 enfants handicapés assistant à la cérémonie.

“Nous nous sommes levés à 1 heure du matin pour assister à la cérémonie”, a indiqué Padma Yangzom, un élève de l’école primaire venu du district de Nedong de la région autonome du Tibet (nord-ouest).

Gyezang, un enseignant qui conduisait un groupe d’étudiants tibétains, a indiqué que c’était la première fois que ces étudiants assistaient au levée du drapeau sur la place Tian’anmen, en ajoutant qu’ils étaient “très excités”.

“Le PCC a rencontré des difficultés au cours des 90 dernières années. J’espère que sous la direction du PCC, notre pays continuera à devenir plus grand,” a indiqué Gyezang.

La Chine demeure le plus grand pays en voie de développement du monde : Hu Jintao

Ajouté au 04/07/2011 par SHI Lei

La Chine demeure le plus grand pays en voie de développement du monde et le développement reste la clé du règlement de tous les problèmes auxquels le pays doit faire face, a déclaré vendredi le président chinois Hu Jintao, qui est également secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois (PCC).

Les conditions fondamentales du pays demeurent également inchangées, a ajouté M. Hu lors d’un grand rassemblement célébrant le 90e anniversaire de la fondation du PCC.

La Chine reste et restera pendant longtemps au stade primaire du socialisme, et le principal problème dans la société reste de répondre aux besoins matériels et culturels toujours croissants du peuple tout en améliorant le retard de la production sociale, a-t-il indiqué.

90 ans déjà… ou les réflexions d’un Français de Chine sur l’anniversaire du Parti Communiste Chinois

Ajouté au 04/07/2011 par SHI Lei

Pour beaucoup de Chinois, vendredi 1er juillet sera un jour important : c’est en effet ce jour-là que le Parti Communiste Chinois (PCC) fêtera son 90e anniversaire, et de ce fait les préparations vont bon train un peu partout, il n’y a qu’à regarder la télévision ou se ballader sur Chang’an à Beijing pour en être convaincu. Il n’est pas sûr en revanche que ce soit le cas à l’étranger où je gage que la plupart des télévisions en parleront certes un peu le jour venu, mais guère plus. Il est vrai que pour nombre d’étrangers, il y a à propos de la Chine bien plus de choses importantes que le 90e anniversaire du PCC, sans compter que, notamment en Europe, les partis communistes, ou je devrais plutôt dire prétendus tels, ont laissé plus de mauvais souvenirs qu’autre chose. La Chine n’a pas été, en effet, le premier pays à voir le parti communiste prendre le pouvoir, tout le monde sait que cela a eu lieu d’abord en Union Soviétique puis dans ce que nous nommions à l’époque les « Pays de l’Est », qui étaient pour nous, Européens de l’Ouest, lointains, fermés et inquiétants, et pourtant si proches par bien des aspects (n’oublions pas de dire en passant que les partis communistes sont aussi arrivés au pouvoir par la suite dans d’autres pays d’Afrique ou d’Amérique Centrale). En France même, au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, le Parti Communiste Français, plus ancien que le PCC, était même le parti politique le plus puissant du pays, il jouissait d’un très grand prestige et comptait dans ses rangs des intellectuels et savants de premier plan. Aujourd’hui, il est marginalisé, « ringardisé » même, et en passe peut-être de finir un jour dans les poubelles de l’histoire, malgré quelques bastions qu’il détient encore de ci de là. Comme ses frères d’Italie, d’Espagne ou du Portugal, ou des anciens Pays de l’Est. L’histoire les a condamnés, alors que le PCC, lui, est un vaillant nonagénaire, encore très vert, si je puis m’exprimer ainsi. Mais pourquoi alors ?

J’ai bien ma petite idée là dessus, même si je ne prétends par avoir raison… en Europe de l’Ouest, les partis communistes ont commencé à décliner dans les années 1960, pour, entre autres, ne pas avoir su évoluer avec leur temps, être inféodés au parti communiste soviétique et cautionné sa politique, ses errements et même parfois ses crimes. En France, le premier vrai coup a été porté par l’intervention soviétique en Hongrie en 1956 contre un peuple qui se révoltait contre un parti qui n’avait de communiste que le nom, puis par l’autre intervention soviétique en Tchécoslovaquie en 1968, et enfin la guerre en Afghanistan en 1979. Toutes des interventions extérieures justifiées par la volonté de maintenir des peuples sous le joug d’une forme dévoyée et totalitaire du communisme. Ce qui a fait que de nombreux communistes sincères, attachés à l’idéal communiste, le vrai, empreint à la base de générosité et de fraternité, ont été ébranlés dans leurs convictions, se disant que le communisme, ce n’était pas cette caricature. La chute du Mur de Berlin en 1989 a fini le travail ; elle a permis de se rendre compte que dans tous ces pays d’Europe, où le « communisme » (je pense que les guillemets s’imposent ici) a été installé de gré ou de force (et plus souvent de force d’ailleurs, contre la volonté majoritaire des peuples), plusieurs dizaines d’années de ce régime n’ont abouti qu’à une chose : asservir des peuples et retarder le développement de nombreux pays, quand cela ne les a même pas fait reculer. Tout cela du fait et au nom d’une caricature de communisme appliquée de manière dogmatique et imbécile. Et on s’est rendu compte que même les pays les plus « ouverts » sur ce plan, comme le furent la République Démocratique Allemande ou la Hongrie, se sont avérés être très en retard par rapport aux pays de l’Ouest après la chute du Mur. Il n’y a qu’à voir les difficultés rencontrées par l’Allemagne après sa réunification ; plus de vingt ans après, il reste encore des problèmes. Dans tous ces pays donc, l’arrivée au pouvoir de partis « communistes » a eu donc un résultat étonnant, celui de rendre les populations moins libres, moins heureuses et de retarder le développement économique, quand bien même les régimes auxquels ils ont succédé dans les années 1940 n’étaient pas toujours, loin s’en faut, des modèles. Autant dire qu’ils étaient condamnés à disparaître un jour ou l’autre, et que ceux qui à l’Ouest les avaient soutenu becs et ongles et en dépit des évidences n’ont pu que suivre leurs traces. Sic transit gloria mundi…

Mais ce n’est pas le cas du PCC, qui lui se porte plutôt bien, je vous remercie pour lui, et peut se targuer d’avoir plutôt réussi, quand bien même tout n’est pas parfait en Chine, le Parti le reconnaît lui-même, notamment du fait des problèmes de corruption et du fossé grandissant entre les riches et les pauvres. La différence avec les partis « communistes » d’Europe étant que le PCC n’a pas, lui, nié ces problèmes et pratiqué la Méthode Coué, et qu’au contraire il affirme qu’ils existent et qu’il faut les combattre. Il en va de sa survie, et de l’avenir de la Chine. En ce sens, le PCC s’est donc montré infiniment plus intelligent –et responsable- que ces partis européens, qui n’ont cessé jusqu’au bout de cumuler erreur sur erreur et d’opprimer leurs peuples, tout en nous chantant « Tout va très bien Madame la Marquise », alors que leur monde était en train de s’effondrer. Et alors même que la Chine, qui s’était engagée dans des réformes depuis 1978, leur montrait peut-être la voie de leur salut. Ils ne l’ont pas compris ou n’ont pas voulu, ou pas pu, le comprendre, et ils en ont payé le prix. L’Histoire est sans pitié pour les vaincus.

Mais ce n’est pas la seule différence. Les Occidentaux oublient un peu trop souvent que, contrairement à ces partis d’Europe, le PCC ne s’est pas installé par le biais d’élections truquées organisées sous la surveillance menaçante d’un pays voisin, mais que son arrivée au pouvoir a été une libération pour le peuple chinois, qui s’est ainsi débarrassé d’un régime corrompu, inefficace et inféodé à l’étranger. L’arrivée au pouvoir du PCC a permis à la Chine de retrouver sa fierté, sa dignité et son indépendance, malgré tous les problèmes qui ont pu suivre et certaines erreurs qui ont coûté cher en vies humaines et en termes de développement. Mais là encore, la Chine, avec le PCC, l’a compris et en a tiré les leçons. Qui oserait décemment prétendre qu’en 2011, la situation de la Chine est moins bonne qu’en 1949 ? Certes, tout n’est pas parfait, comme je l’ai dit plus haut, les problèmes de corruption sont encore trop présents, le fossé entre les riches et le pauvres s’élargit (mais en étant un peu cynique, cela veut dire au moins qu’il y a des riches en Chine, et que donc le pays s’enrichit, fût-ce de manière inégale), la démocratie a encore des progrès à faire. Mais de tout cela le PCC est conscient, et cherche à y apporter remède.

Autre différence, jamais la Chine n’a essayé d’imposer son modèle à un pays étranger, ni par la force ou la menace, ni par aucun autre moyen. Là où la force de l’Union Soviétique résidait dans une puissance militaire démesurée et des interventions à l’étranger pour défendre des régimes inféodés en péril, la force du modèle chinois réside dans sa réussite économique, même imparfaite, et sa coopération pacifique à l’étranger. Jamais la Chine n’a essayé de s’imposer à l’étranger ou de se construire des vassaux, par la force, et je suis persuadé qu’elle ne le fera jamais. La Chine peut inquiéter certains, mais c’est par sa puissance économique et sa réussite. Pas par la menace et la crainte, comme nous l’avons vécu pendant des dizaines d’années en Europe.

De toute façon, les chiffres parlent : la Chine est aujourd’hui la deuxième puissance commerciale du monde, et rien ne semble pouvoir entraver sa route vers la première place. On pourra dire ce qu’on voudra, tout cela, la Chine le doit au PCC. Personne n’aurait osé y penser ou l’imaginer en 1978, et moins encore en 1949. Ne parlons pas de 1921…

Tout cela fait que, cette semaine, le PCC va fêter son 90e anniversaire avec éclat, dans une Chine qui a retrouvé puissance, fierté, éclat et prestige. Ce n’est pas rien, et il est donc tout à fait légitime de dire « Joyeux 90e anniversaire » au Parti Communiste Chinois… et d’attendre le centenaire, qui sera, souhaitons le, plus glorieux encore !

Laurent Devaux

Une nouvelle ère dans les relations Chine-Europe

Ajouté au 04/07/2011 par SHI Lei

La visite de Wen Jiabao va renforcer les relations et élargir la coopération, bien que quelques sujets de contentieux demeurent.

La tournée européenne réussie du Premier Ministre chinois est le signal que les relations Chine-UE sont entrées dans une nouvelle période de développement.

Le voyage a maintenu l’élan de visites de haut niveau entre la Chine et l’Union Européenne, ce qui dans les relations internationales contemporaines sont l’une des façons les plus efficaces de renforcer les relations bilatérales.

M. Wen a exprimé explicitement le désir de la Chine de renforcer les relations économiques et commerciales bilatérales avec les pays d’europe Centrale et Orientale. Peu après sa fondation, la République Populaire de Chine a été reconnue par la plupart des pays d’Europe Centrale et Orientale, et des relations diplomatiques ont été établies. L’expérience a montré que la Chine et ces pays peuvent non seulement être des bons amis qui se tiennent l’un à côté de l’autre dans les bons et mauvais moments, mais être aussi de bons partenaires faisant appel aux forces de l’autre et recherchent une coopération gagnant-gagnant.

Alors qu’il était en Hongrie, Wen Jiabao a participé au Forum Economique et Commercial Chine-Pays de l’Europe Centrale et Orientale, et fait une proposition en cinq points pour développer de nouvelles manières de coopérer de pousser les relations commerciales à un niveau plus élevé en étendant leur taille et en élargissant leur spectre.

Les cinq propositions sont l’augmentation du commerce bilatéral, l’encouragement des investissements bilatéraux, le renforcement de la coopération dans la construction d’infrastructures, le renforcement de la coopération fiscale et financière et l’élargissement des échanges en matière d’éducation, de culture, de santé, de sports, de tourisme et d’autres domaines.

Saisissant l’occasion de la rencontre avec les dirigeants de la Hongrie, du Royaume-Uni et de l’Allemagne, ainsi qu’avec des personnages importants de tous les secteurs, Wen Jiabao a expliqué la position du Gouvernement chinois sur les problèmes internationaux et régionaux majeurs, comme la crise de la dette européenne, la crise lybienne, le Round de Doha des négociation commerciales mondiales, le changement climatique, la réforme du système monétaire international et le statut des économies de marché émergentes. Les dirigeants européens sont en effet très désireux de connaître la position de la Chine sur ces sujets.

Ce qui a été particulièrement intéressant, c’est le fait que Wen Jiabao n’a pas éludé les sujets « sensibles », comme la démocratie et les droits de l’homme. Lors d’une conférence de presse conjointe au Royaume-Uni avec le Premier Ministre britannique David Cameron, M. Wen a dit aux journalistes que la Chine que connaissait pas seulement la prospérité économique, mais qu’elle bâtissait aussi un pays fondé sur la force de la loi.

L’article écrit par Wen Jiabao « Comment la Chine envisage de renforcer la reprise mondiale », publié dans le Financial Times du 23 juin, ne se contente pas seulement de décrire les effets de la réponse chinoise à la crise financière, mais il analyse aussi plusieurs problèmes de l’économie chinoise qui concernent la communauté internationale, entre autres comment accélérer le développement social, accroître la demande intérieure et gérer une inflation grandissante.

Lors de ses discussions avec la Chancelière allemande Angela Merkel, le Premier Ministre Wen a informé son homologue allemande sur les measures que la Chine a prises pour contrer l’inflation, maintenir une croissance économique soutenue et rapide, et pour favoriser l’harmonie et la stabilité sociales.

Cependant, les relations entre la Chine et l’UE font encore face à des facteurs défavorables.

Par exemple, l’UE n’a toujours pas reconnu le statut d’économie de marché à la Chine, ce qui a pour résultat de fréquentes measures anti-dumping contre les produits chinois sur les marches européens ; l’embargo sur les armes à destination de la Chine n’a toujours pas été levé ; certains médias européens ferment toujours les yeux sur les résultats de la Chine dans la promotion des droits de l’homme et de la démocratie, et ils ont tendance à exagérer les erreurs et les problèmes du Gouvernement chinois à tous les niveaux, quand ils ne vont pas même, parfois, jusqu’à fabriquer ou déformer des faits.

De plus, les relations sino-européennes sont toujours affectées par le « facteur américain ».
Il n’y a rien d’étonnant à voir ces facteurs négatifs existant dans les relations sino-européennes, car les deux parties sont assez différentes, s’agissant de leurs systèmes politiques, de leurs traditions culturelles et de leurs niveaux de développement économique. Qui plus est, ces facteurs négatifs ne s’effaceront pas d’un coup.

Cependant, l’approche constante et sincère de Wen Jiabao peut tout de même renforcer la compréhension de l’Europe des politiques poursuivies par le Gouvernement chinois.

S’adressant à la Royal Society au Royaume-Uni, le Premier Ministre chinois a cité le grand penseur britannique Francis Bacon, disant : « Un home sage aura plus d’occasions qu’il ne le pense ».

Afin de pousser la coopération Chine-UE vers un nouveau niveau, mes deux parties devraient continuer à faire des efforts concertés pour renforcer la compréhension mutuelle et le consensus politique afin de créer davantage d’occasions.

L’auteur, Jiang Shixue, est Directeur adjoint de l’Institut d’Etudes Européennes, affilié à l’Académie Chinoise des Sciences Sociales.

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